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 Crise économique : ALERTE !!

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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Mar 21 Fév 2012, 23:45

Philippe Fabry a écrit:


Je crois que c'est Guy Sorman qui faisait remarquer qu'aux USA la question du travail le dimanche ne se pose guère : ce jour-là les Américains sont massivement à l'office religieux, protestant ou catholique.

On devrait s'inspirer d'eux. salut

Malheureusement, nos gouvernements ne suivent guère les commandements de Dieu, dont celui de respecter le repos dominical... Sad
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Théodéric



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 23 Fév 2012, 00:03

Dromaeosaurus a écrit:
En 2006 l'investisseur « autrichien » Peter Schiff contre le pape de l'économie de l'offre Arthur Laffer :

« Les fondamentaux sont horribles. »


Il semble que ceux qui avaient vu venir la crise (Schiff, Rogers, Faber) pensent que le pire est à venir


Salut Dromaesaurus ,


oui croire que ça va s'arranger ici ou aux USA c'est croire au père Noel, ça ne s'arrangera (et encore !!) que quand nos tarifs de vente et horaires de travail seront aligné sur ceux des pays comme la Chine , mais est ce avec cela que l'on payera nos dettes ?

les USA en on pour 140ans a régler la dette au rythme ou ils sont et nous ben mis a part la faillite on vois mal comment faire , a moins que quand la Grèce aura repris du poil de la bête elle ne prête a la France , l'Angleterre, l'Espagne , l'Italie; le portugale , et autres pays de l'est et Nord !!

on va droit dedans mais personne ne veut reconnaitre !

j'ai de la famille qui a des entreprises et son au contact de grosses boites personne n'y croit et tous licencie, et crois bien que pour ma famille c'est un crève cœur de licencier une personne car ils sont proche de leurs employés , et quand ils entendent les bonne blagues dans le genre l'économie repart ils ont le pieds qui les démange pour le mettre ou je pense !

de toute façon sortir un pays de la mouise en augmentant les charge c'est comme surcharger de bidon d'eau un baudet qui n'arrive pas a avancer sous prétexte que bientôt il aura soif !

on a que des génies qui n'ont jamais bossé de leur vie et qui gagnent tellement qu'ils ignorent ce qu'est vraiment gérer un budget intelligemment, alors ils accouchent de pirouettes et jouent aux funambules tu crois que cela rassure quelqu’un de voir les clowns risquer la vie des pays ?
tu parles tout le monde se tire le plus loin possible pour éviter d'être pris sous les ruines !

de plus ce sont les mêmes qui ont laissé arriver la super bourse a gonfler les chiffres et a amasser des bénéfices sur des principes de mafiosos, donc je me dis que si de tels clowns n'ont pas réalisés cela n'ont rien fait pour l’empêcher , mais n'ont vu qu'en cela un truc formidable, c'est pas sur eux qu'ils faut compter pour nous sortir de là , le plus imbécile des smicars l'aurait compris , eux non y a que quand ça leurs a pété dans les gencives qu'ils se sont posés des questions , et ils se croient géniaux !!
ils sont surtout hyper dangereux et malhonnête !

le titanic continu de couler, mais comme pour le dernier bateaux on nous assure que ça va bien ! ben tiens donc !
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 16 Mar 2012, 02:25

Moi j'aime bien tous ces gens qui ne se résigneront jamais, "aide-toi, le ciel t'aidera".

Matthieu Pigasse (courte vidéo instructive) :

http://www.france24.com/fr/20120308-matthieu-pigasse-auteur-de-revolutions-invite-de-leconomie

Et bien d'autres gens aussi :

http://www.place-publique.fr/spip.php?article6486

http://www.lavie.fr/actualite/economie/roosevelt-2012-le-nouvel-appel-de-stephane-hessel-face-a-la-crise-06-03-2012-24905_6.php

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/roosevelt-2012-une-initiative-a-111340

Oui j'aime bien ; pas vous ? Et il y en a beaucoup comme ça. Mais c'est rarement sur TF1 ou France 2 que vous les entendrez.
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MIKAELE



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 16 Mar 2012, 06:36

Evidemment, ce n'est pas sur les chaînes publiques soporifiques que vous allez les trouver ces personnes là, qui vont à l'encontre de l'hypocrisie et de la bêtise ambiantes servies en masse pour les masses censées ne pas savoir réfléchir...
Emmanuel Todd a également des idées intéressantes sur ces sujets...
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 16 Mar 2012, 10:48

Bonjour Mikaele. Moi j'ai plusieurs petites idées – sur à peu près tous les sujets d'ailleurs – mais toutes très simples. En voici trois :

– Connais-toi toi-même (hors sujet).

– Essaie de connaître Dieu au mieux (acte de foi) et tu te connaîtras encore mieux (tjrs hors sujet).

– De Gaulle a dit : "Les Français sont des veaux". Il a de plus en plus raison car les Français n'ont pas suivi Dieu, mais écouté les hommes et les femmes politiques qui les endormaient (complètement dans le sujet).

Résultat : au lieu d'avoir écouté Delors, Rocard, et bien d'autres, ils passent maintenant tellement de temps à s'épuiser au travail (quand ils ne sont pas totalement désespérés d'être des laissés pour compte – chômeurs, précaires, ou définitivement exclus par la société), qu'ils n'ont plus le temps d'aller chercher les bonnes informations.

Souvent ils ne savent d'ailleurs même pas qu'elles existent, ou quand ils en prennent par hasard connaissance, ils ont été tellement intoxiqués par tout ce qu'ils ont déjà entendu qu'ils se disent : « si c'était possible on l'aurait déjà fait. » Quoi ? Croire en Dieu ? Ca leur était pourtant possible, mais ça leur était trop difficile. Maintenant c’est leur vie qui leur devient de plus en plus difficile. Et quelques uns d’entre eux (trop peu) commencent à penser à propos de toutes les intox qu’on leur a déjà servies :

« Tout ce qui est facile se paie un jour ou l’autre. »

Alors ils commencent un peu à réfléchir. Les autres, si De Gaulle était encore là, peut-être qu’il penserait maintenant : « Les Français sont des bœufs » (et même parfois des porcs).

Que pensez-vous de ma troisième petite idée ?

Bien à vous.

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 03:04

Le Gros Mot qui résume le mieux le quinquennat de Nicolas Sarkozy :

La « valeur travail » :

Savez-vous ce qu’ont fait, de la valeur travail, Nicolas Sarkozy et monsieur Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé ? Je viens d’écouter X. Bertrand (fils de banquiers, franc-maçon), sur la chaîne LCP ; cet homme intoxique tout son monde. Il suffit de l’écouter une minute, sa façon d’interrompre sans cesse ses interlocuteurs (je n’en dirai pas plus par courtoisie…).

Connaissez-vous le nombre réel de chômeurs en France ? Je viens d’aller sur le site de l’INSEE, le taux de chômage officiel répété en boucle sur les médias ne représente que la moitié du taux réel :

Au quatrième trimestre 2011 :

Chiffres officiels : 9,8 %, soit 2,7 millions de personnes.

Chiffres réels : 20 % au moins, soit 5,7 millions de personnes.

Explication : Pôle Emploi truque tous ses chiffres. Difficile à croire ? Voici le témoignage d’une employée qui a écrit un livre :











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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 12:36

Petit messager a écrit:
Le Gros Mot qui résume le mieux le quinquennat de Nicolas Sarkozy :

La « valeur travail » :



Il y a une solution très simple pour faire diminuer le chômage en France : la suppression du salaire minimum.

Vous êtes d'accord ?

_________________
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« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 13:03

Cher Philippe, au faut à ce moment la, supprimer aussi l'aide sociale minimale.

Et si vous poussez les choses à la serpe, vous aurez bientôt la misère de 1929 dans la rue, puis la haine, puis les votes sociaux (Roosevelt) ou meurtriers (Hitler).

Bref, je n'aime pas les solutions radicales. Il vaut mieux baisser le salaire minimum, et non le supprimer.

_________________
Arnaud
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 13:15

Moi je pense qu'il faut augmenter le salaire minimum baisser les charges des entreprise (charges salariales).
Augmenter la TVA (pas sur les produits de première nécessité)
Donc mécaniquement:
Salaires plus élevés compensé par la diminution des charges salariales,augmentation du pouvoir d'achat et donc de la consommations de biens (prospérité des entreprises De facto)-----> recettes via la TVA pour l'Etat
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 14:38

Philippe Fabry a écrit:
Petit messager a écrit:
Le Gros Mot qui résume le mieux le quinquennat de Nicolas Sarkozy :

La « valeur travail » :



Il y a une solution très simple pour faire diminuer le chômage en France : la suppression du salaire minimum.

Vous êtes d'accord ?
Evidemment non. Tant qu'à faire vous n'avez qu'à faire travailler les gens gratuitement et leur dire qu'il y a aussi plein de bénévolat à faire. Les financiers seraient très heureux et on pourra obstruer cette fois définitivement le trou... de l'intelligence > Finie la crise, vivons bêtes, esclaves et sans le sou > la durée de vie diminuera, plus de problème de surpopulation.
Mais là ce sont les requins qui seraient obligés d'aller au charbon. Et ils s’entredévoreraient pour ne pas le faire.
Ce délire est ma réponse à votre solution simpliste.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 15:22

Arnaud Dumouch a écrit:
Cher Philippe, au faut à ce moment la, supprimer aussi l'aide sociale minimale.

Cela n'a rien à voir.

Le salaire minimum est un problème de rentabilité pour l'employeur.

Créer un salaire minimum est économiquement aussi contre-productif que d'établir un contrôle du prix du lait, par exemple.

La force de travail est une marchandise. Elle a plus ou moins de valeur suivant sa sophistication: un ouvrier qualifié vaut plus cher qu'un ouvrier non qualifié, moins cher qu'un ingénieur de la même façon qu'une lampe de poche vaut moins cher qu'un lecteur DVD, qui vaut moins cher qu'un Ipad.
Elle a également plus ou moins de valeur suivant sa rareté relative, mais celle-ci est souvent liée à la sophistication : il est plus facile de devenir ouvrier qualifié qu'ingénieur, donc il y en a plus.

Or si l'on crée un salaire minimum, cela a un double effet :
- ceux dont la formation est nulle sont condamnés au chômage (donc à la pauvreté et à l'assistanat, sans faute de leur part), parce que le coût de leur main d'oeuvre au salaire minimum serait bien trop élevé par rapport à sa rentabilité.
- ceux dont la formation est faible pourront obtenir un travail au salaire minimum même si leur qualification n'est pas tout à fait de ce niveau, mais pour compenser il y aura une pression à la baisse sur les autres salaires des individus dont la qualification permet de prétendre à plus que le salaire minimum (phénomène de smicardisation).

Je rappelle qu'augmenter le SMIC de 10%, c'est détruire structurellement 290 000 emplois (chiffres INSEE).

Il ne faut pas confondre salaire minimum = ce que vous paye au minimum un employeur, et revenu minimum = ce que tout individu devrait avoir pour vivre chaque mois

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 15:26

Si vous avez des aides sociales au chômage supérieures au salaire du travailleur, que se passera-t-il ? What a Face

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 15:31

Petit messager a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Petit messager a écrit:
Le Gros Mot qui résume le mieux le quinquennat de Nicolas Sarkozy :

La « valeur travail » :



Il y a une solution très simple pour faire diminuer le chômage en France : la suppression du salaire minimum.

Vous êtes d'accord ?
Evidemment non. Tant qu'à faire vous n'avez qu'à faire travailler les gens gratuitement et leur dire qu'il y a aussi plein de bénévolat à faire. Les financiers seraient très heureux et on pourra obstruer cette fois définitivement le trou... de l'intelligence > Finie la crise, vivons bêtes, esclaves et sans le sou > la durée de vie diminuera, plus de problème de surpopulation.
Mais là ce sont les requins qui seraient obligés d'aller au charbon. Et ils s’entredévoreraient pour ne pas le faire.
Ce délire est ma réponse à votre solution simpliste.

Ma réponse n'est pas simpliste. Allez lire ce que j'ai dit là-dessus dans le fil sur capitalisme et socialisme.

Bien sûr il ne faut pas juste supprimer le salaire minimum. Il faudrait aussi supprimer toutes les aides diverses au logement, les allocations chômage, etc...

Et remplacer tout cela par une allocation universelle (perçue par tous de la naissance à la mort, sans condition de ressource) de 500 € par adulte et 250 € par enfant (soit plus que le RSA actuel ou les allocations familiales, tout en ne coûtant presque plus rien en bureaucratie de gestion).

Dans un tel système il serait possible à des individus de travailler pour la moitié du salaire minimum actuel. Les employeurs seraient ravis.
Mais quelqu'un qui gagnerait la moitié du smic actuel en travaillant, ceci étant cumulé avec son AU, gagnerait en fait autant qu'actuellement.
La différence étant qu'actuellement, quelqu'un dont la formation est nulle et ne vaudrait que la moitié du smic serait tout simplement au chômage ou travaillerait au noir. Alors que dans ce cas-là il aura un travail, gagnera au total l'équivalent du smic et sera déclaré.

J'ai donné des chiffres dans l'autre fil montrant que l'Etat économiserait ainsi des dizaines de milliards d'euros tout en libérant le marché du travail et sans dégrader la situation des plus pauvres, au contraire, puisque quelqu'un qui trouve un travail non qualifié peut espérer, en travaillant, obtenir une meilleure qualification et donc valoir plus cher sur le marché du travail.

Vous voyez, ce n'est pas moins généreux et humaniste qu'un autre projet.

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 15:33

Arnaud Dumouch a écrit:
Si vous avez des aides sociales au chômage supérieures au salaire du travailleur, que se passera-t-il ? What a Face

D'où l'idée de l'allocation universelle, sur laquelle j'étais d'accord avec Aroll sur l'autre fil : on supprime les aides sociales et on les remplace par une allocation sans conditions et cumulative avec tout revenu : 500 € par mois d'alloc, et si vous trouvez un job à 700 €, ça vous fait un total de 1200 €.

Aucune suppression d'incitation à travailler, puisque tout travail est un bonus intégral au plan financier.

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Dernière édition par Philippe Fabry le Sam 17 Mar 2012, 15:36, édité 1 fois
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 15:36

Alexis232 a écrit:
Moi je pense qu'il faut augmenter le salaire minimum baisser les charges des entreprise (charges salariales).
Augmenter la TVA (pas sur les produits de première nécessité)
Donc mécaniquement:
Salaires plus élevés compensé par la diminution des charges salariales,augmentation du pouvoir d'achat et donc de la consommations de biens (prospérité des entreprises De facto)-----> recettes via la TVA pour l'Etat

Cela ne sert à rien comme méthode, c'est du keynésianisme et ça ne marche pas. Toute méthode visant à accroître la consommation finit toujours dans le fossé. Il n'y a qu'à voir l'échec monumental des plans de relance.

Ce qu'il faut c'est cesser de prétendre régenter les marchés et agir en dehors du marché du travail.

Une AU n'agit pas dans le marché du travail, ne fausse pas l'information en trafiquant les prix. Elle agit en dehors et laisse le marché du travail fixer ses prix tranquille.

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 16:05

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Moi je pense qu'il faut augmenter le salaire minimum baisser les charges des entreprise (charges salariales).
Augmenter la TVA (pas sur les produits de première nécessité)
Donc mécaniquement:
Salaires plus élevés compensé par la diminution des charges salariales,augmentation du pouvoir d'achat et donc de la consommations de biens (prospérité des entreprises De facto)-----> recettes via la TVA pour l'Etat

Cela ne sert à rien comme méthode, c'est du keynésianisme et ça ne marche pas. Toute méthode visant à accroître la consommation finit toujours dans le fossé. Il n'y a qu'à voir l'échec monumental des plans de relance.

Ce qu'il faut c'est cesser de prétendre régenter les marchés et agir en dehors du marché du travail.

Une AU n'agit pas dans le marché du travail, ne fausse pas l'information en trafiquant les prix. Elle agit en dehors et laisse le marché du travail fixer ses prix tranquille.

Vous rigolez ou quoi? votre allocation universelle sera une pompe aspirante phénoménale de l'immigration,le monde entier parlera de cette allocation et comme le disait Rocard la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 16:45

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Moi je pense qu'il faut augmenter le salaire minimum baisser les charges des entreprise (charges salariales).
Augmenter la TVA (pas sur les produits de première nécessité)
Donc mécaniquement:
Salaires plus élevés compensé par la diminution des charges salariales,augmentation du pouvoir d'achat et donc de la consommations de biens (prospérité des entreprises De facto)-----> recettes via la TVA pour l'Etat

Cela ne sert à rien comme méthode, c'est du keynésianisme et ça ne marche pas. Toute méthode visant à accroître la consommation finit toujours dans le fossé. Il n'y a qu'à voir l'échec monumental des plans de relance.

Ce qu'il faut c'est cesser de prétendre régenter les marchés et agir en dehors du marché du travail.

Une AU n'agit pas dans le marché du travail, ne fausse pas l'information en trafiquant les prix. Elle agit en dehors et laisse le marché du travail fixer ses prix tranquille.

Vous rigolez ou quoi? votre allocation universelle sera une pompe aspirante phénoménale de l'immigration,le monde entier parlera de cette allocation et comme le disait Rocard la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde.

Tout dépend du critère d'attribution.

Si c'est la nationalité cela n'aura guère d'influence sur l'immigration, puisqu'être naturalisé est un processus long et certainement pas automatique.
Dans ce cas la question qui se pose est de ne pas décourager l'immigration de travail ; on peut alors ajouter un critère alternatif de soumission à l'impôt direct, ou quelque chose dans le genre.

Le principe d'une AU est de faire partie du contrat social national, et donc logiquement réservé aux citoyens.

En outre l'immigration, cela se surveille.
En France le système d'aides sociales est déjà une pompe aspirante à immigration. Le problème n'est pas cela, le problème il est dans le manque de contrôle de l'immigration.

Si le problème de l'immigration était seulement dans la générosité des prestations sociales, les américains n'auraient pas à déployer de tels moyens pour lutter contre l'immigration clandestine.

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 16:49

Arnaud Dumouch a écrit:
Cher Philippe, au faut à ce moment la, supprimer aussi l'aide sociale minimale.

Et si vous poussez les choses à la serpe, vous aurez bientôt la misère de 1929 dans la rue, puis la haine, puis les votes sociaux (Roosevelt) ou meurtriers (Hitler).

Bref, je n'aime pas les solutions radicales. Il vaut mieux baisser le salaire minimum, et non le supprimer.
Roosevelt a fait de très, très belles choses pour l’Amérique, et il aurait pu continuer s’il n’avait pas eu une opposition aussi bête et maso.
Ta phrase : « Bref, je n'aime pas les solutions radicales. » Notre système a évolué d’une façon radicale mais sur une très longue période, en gros depuis les années 70, soit une quarantaine d’années, dans un très mauvais sens, en laissant sans cesse de côté le problème de l’emploi – et du chômage – dont on sait pourtant qu’il est le problème numéro 1.

La solution radicale pour relancer l’emploi, elle existait et elle a très bien marché, elle avait déjà créé des milliers d’emplois dans des centaines d’entreprises, c’est la loi Robien, le dispositif a été inventé et expérimenté sur le terrain par l’économiste Pierre Larrouturou, soutenu par Rocard, Delors, etc. : la semaine de quatre jours A LA CARTE (A LA CARTE, je précise bien, renseignez-vous : articles « Semaine de quatre jours » de wikipédia, ainsi que « Pierre Larrouturou », sur lesquels j’ai travaillé).

Malheureusement les lois Aubry interdisent de poursuivre son application. La demi-mesure des 35 heures (qui ne pouvait marcher – entre autres parce que l’effet de « masse critique » n’était pas là) a beaucoup déçu, découragé > le sujet du partage du travail est devenu un gros TABOU (maintenant on préfère la « valeur travail » à la sauce Sarkozy : on donne beaucoup de travail aux travailleurs, et pas du tout aux chômeurs, c’est une autre forme de partage du travail, complètement idiote).

Des connaisseurs s’étaient montrés très favorables à la S4J :

– Des économistes comme Denis Clerc, fondateur d'Alternatives Economiques, Sandrine Rousseau et Richard Sobel, maîtres de conférence, Nicolas Postel (enseignant et chercheur) ;
– Des chefs d’Entreprise : Claude Bébéar (AXA), Antoine Riboud (Danone), Jean Peyrelevade, p.-d.g. du Crédit lyonnais entre 1993 et 2003 ;
– Des syndicalistes : Alain Deleu (CFTC), Marc Blondel (Force ouvrière) ;
– Des milliers d’employés , de cadres ;
– De nombreuses personnalités de tous pays, Elio Di Rupo (Premier ministre de Belgique – Parti socialiste), Stéphane Hessel, etc.
– Des femmes et hommes politiques (en ne parlant que des Français) : Gilles de Robien (UDF) évidemment, Jacques Delors, Michel Rocard, Michel Barnier (RPR, puis UMP), Cécile Duflot, Eva Joly, etc. … – et même Jacques Chirac ! (en visite chez "Brioches Pasquier").

Nicolas Sarkozy affirmait quant à lui en 2004 : « Le partage du temps de travail est inadapté. » Il préfère de plus en plus truquer les chiffres du chômage alors que nous sommes déjà à 20 % (par des changements de catégorie surtout – voir Fabienne Brutus et d’autres) et parler de la :evil: « valeur travail » – je m’étrangle.

Citation : « Pierre Larrouturou explique l'absence de soutien important au sein du Parti socialiste en affirmant que, pour ses responsables, le temps de travail est de nouveau un tabou. »

Je vous rappelle :
Si vous n’aviez pas eu le Front populaire en 1936, vous n’auriez jamais eu les congés payés, vous en seriez encore tous à la semaine de 48 heures ou plus – non car il y aurait eu des guerres – guerres qui ont eu lieu de toute façon, car Hitler pour lutter contre le chômage – entre autres – avait choisi une toute autre solution pour partager le travail – j’ai envie de vomir.

Front populaire : 5000 postes d’instituteurs en plus, 225 postes de professeurs, la SNCF embauche 80 000 cheminots.

Léon Blum déclare à la radio le 31 décembre 1936 :

« Il est revenu un espoir, un goût du travail, un goût de la vie. La France a une autre mine et un autre air (...) Tout fait sentir qu’en France la condition humaine s’est relevée. » Pas pour longtemps, Hitler est là.

Je ne me fais pas d’illusions sur l’avenir économique et politique de la France car la gauche a raté le coche en refusant de lever le voile sur l’emploi et le chômage. Je voterai quand-même à gauche, mais pour tenter d’éviter le pire – et je n’oublie pas non plus qu’il y a toujours le problème Le Pen – on a déjà oublié où nous amenaient les nationalismes, les Français sont des bœufs – et des moutons.


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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 18:09

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Moi je pense qu'il faut augmenter le salaire minimum baisser les charges des entreprise (charges salariales).
Augmenter la TVA (pas sur les produits de première nécessité)
Donc mécaniquement:
Salaires plus élevés compensé par la diminution des charges salariales,augmentation du pouvoir d'achat et donc de la consommations de biens (prospérité des entreprises De facto)-----> recettes via la TVA pour l'Etat

Cela ne sert à rien comme méthode, c'est du keynésianisme et ça ne marche pas. Toute méthode visant à accroître la consommation finit toujours dans le fossé. Il n'y a qu'à voir l'échec monumental des plans de relance.

Ce qu'il faut c'est cesser de prétendre régenter les marchés et agir en dehors du marché du travail.

Une AU n'agit pas dans le marché du travail, ne fausse pas l'information en trafiquant les prix. Elle agit en dehors et laisse le marché du travail fixer ses prix tranquille.

Vous rigolez ou quoi? votre allocation universelle sera une pompe aspirante phénoménale de l'immigration,le monde entier parlera de cette allocation et comme le disait Rocard la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde.

Tout dépend du critère d'attribution.

Si c'est la nationalité cela n'aura guère d'influence sur l'immigration, puisqu'être naturalisé est un processus long et certainement pas automatique.
Dans ce cas la question qui se pose est de ne pas décourager l'immigration de travail ; on peut alors ajouter un critère alternatif de soumission à l'impôt direct, ou quelque chose dans le genre.

Le principe d'une AU est de faire partie du contrat social national, et donc logiquement réservé aux citoyens.


En outre l'immigration, cela se surveille.
En France le système d'aides sociales est déjà une pompe aspirante à immigration. Le problème n'est pas cela, le problème il est dans le manque de contrôle de l'immigration.

Si le problème de l'immigration était seulement dans la générosité des prestations sociales, les américains n'auraient pas à déployer de tels moyens pour lutter contre l'immigration clandestine.


Avec le nombre de chômeurs que nous avons en France nous avons besoin d'une immigration de travail? ah bah oui bien entendu si l'on baisse les salaires seul les immigrés accepteront ces salaires...
Comprenez bien que l'immigration de travail est encouragée pour justement peser à la baisse sur les salaires
En France il existe le droit du sol et si votre AU est mis en place croyez moi que l'immigration explosera rien que pour pouvoir accoucher en France,regardez Mayotte alors imaginez avec une AU...
Ce principe d'AU & Impôt négatif me fait penser à du néocommunisme avec de nombreux effets pervers.


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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 20:53

Alexis232 a écrit:

Avec le nombre de chômeurs que nous avons en France nous avons besoin d'une immigration de travail? ah bah oui bien entendu si l'on baisse les salaires seul les immigrés accepteront ces salaires...

On a toujours besoin d'une certaine immigration de travail : il n'y a pas de grand pays développé qui n'en ait pas. Et elle concerne aussi les postes à haute qualification. Il y a une différence entre faire cette constatation et encourager l'immigration massive.


Comprenez bien que l'immigration de travail est encouragée pour justement peser à la baisse sur les salaires

Il y a effectivement un mouvement comme ça. Mais cela, encore une fois, c'est de la politique d'immigration. Rien à voir avec les prestation sociales.

En France il existe le droit du sol et si votre AU est mis en place croyez moi que l'immigration explosera rien que pour pouvoir accoucher en France,regardez Mayotte alors imaginez avec une AU...

Le droit du sol c'est plus compliqué que la caricature qu'on en fait d'habitude : il faut soit qu'un des parents soit français pour que l'enfant né le soit, soit que l'individu né en France en fasse la demande à sa majorité : un enfant né en France de parents étrangers n'est pas français avant sa majorité.
Et les prestations sociales les plus attirantes en France sont au contraire celles comme la CMU, qui ne requièrent aucune citoyenneté.


Ce principe d'AU & Impôt négatif me fait penser à du néocommunisme avec de nombreux effets pervers.

Je ne parle pas d'impôt négatif. L'impôt négatif est beaucoup moins intéressant puisqu'on en perd des effets dès que l'on travaille, alors que l'incitation à travailler est quasi-intacte avec l'AU.
Il y a probablement aussi des effets pervers, mais moins qu'avec le smic, déjà...




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MessageSujet: Crise économique: Alerte!!   Sam 17 Mar 2012, 22:40

D'après mes renseignements, on m' a déjà dit qu'après la grande guerre. Le général de Gaulle parlait déjà de crise.
Puis tous les présidents nous font la même scène,ils nous inventent une crise,puis une autre(pétrolière,industrielle,banquière,financière...c'est laquelle la prochaine ?).C'EST QUELLE CRISE ?
Y'a pas à dire, nous sommes passé par beaucoup de crise ... dwarf
Je trouve cela étrange et certes,pas très intelligent ni sensé pour des présidents.
A croire qu'ils sont soit incapable ou menteur nous amenant dans de fausses peur de perdre son travail ou le fait de jamais en trouver. shakng2

C'est comme pour les fins du monde qu'on nous raconte de ci de là, c'est quand la prochaine fin du monde !!! Wink
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 22:50

Philippe Fabry a écrit:
[...]Bien sûr il ne faut pas juste supprimer le salaire minimum. Il faudrait aussi supprimer toutes les aides diverses au logement, les allocations chômage, etc...

Et remplacer tout cela par une allocation universelle (perçue par tous de la naissance à la mort, sans condition de ressource) de 500 € par adulte et 250 € par enfant (soit plus que le RSA actuel ou les allocations familiales, tout en ne coûtant presque plus rien en bureaucratie de gestion).

Dans un tel système il serait possible à des individus de travailler pour la moitié du salaire minimum actuel. Les employeurs seraient ravis.
Mais quelqu'un qui gagnerait la moitié du smic actuel en travaillant, ceci étant cumulé avec son AU, gagnerait en fait autant qu'actuellement.
Cher Philippe, je n'entre pas dans les détails ça nous emmenerait trop loin - sans compter que la "solution" que vous rapportez ouvre la porte à toutes sortes de dérives.

Posons juste un regard global : non seulement l'homme est fait pour travailler, mais son travail doit être récompensé à sa juste valeur. La vraie valeur travail, c'est celle-là, pas celle actuellement à la mode, qui a produit 20 % de chômage et nous emmenène droit dans le mur.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 23:00

Petit messager a écrit:

Cher Philippe, je n'entre pas dans les détails ça nous emmenerait trop loin - sans compter que la "solution" que vous rapportez ouvre la porte à toutes sortes de dérives.

A beaucoup moins de dérives que la multiplication des aides sociales, qui ne font que multiplier les clientèles et rompre l'égalité des citoyens devant la loi et devant l'Etat.

Posons juste un regard global : non seulement l'homme est fait pour travailler, mais son travail doit être récompensé à sa juste valeur.

Il n'y a que l'offre et la demande pour fixer la juste valeur d'un travail.


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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 17 Mar 2012, 23:11

Philippe Fabry a écrit:
Petit messager a écrit:

Cher Philippe, je n'entre pas dans les détails ça nous emmenerait trop loin - sans compter que la "solution" que vous rapportez ouvre la porte à toutes sortes de dérives.

A beaucoup moins de dérives que la multiplication des aides sociales, qui ne font que multiplier les clientèles et rompre l'égalité des citoyens devant la loi et devant l'Etat.

Posons juste un regard global : non seulement l'homme est fait pour travailler, mais son travail doit être récompensé à sa juste valeur.

Il n'y a que l'offre et la demande pour fixer la juste valeur d'un travail.

Je ne vous parle pas de multiplier les aides sociales ad vitam eternam, je vous parle juste de donner du travail aux gens ! Et le travail, ce n'est pas ce qui manque.

Pour votre deuxième réponse j'ai déjà répondu sur "Que penser du partage du travail ?" Rocard, Larrouturou et quelques autres économistes, autres que ceux qu'on entend d'habitude, ont bien mieux répondu que moi.
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Théodéric



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Dim 18 Mar 2012, 05:11

Philippe Fabry a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Si vous avez des aides sociales au chômage supérieures au salaire du travailleur, que se passera-t-il ? What a Face

D'où l'idée de l'allocation universelle, sur laquelle j'étais d'accord avec Aroll sur l'autre fil : on supprime les aides sociales et on les remplace par une allocation sans conditions et cumulative avec tout revenu : 500 € par mois d'alloc, et si vous trouvez un job à 700 €, ça vous fait un total de 1200 €.

Aucune suppression d'incitation à travailler, puisque tout travail est un bonus intégral au plan financier.

Assez d'accord avec ta méthode Philippe , il faut amener tout le monde a bosser et gagner suffisamment, de toute façon , ceux qui touchent en cumulant diverses aides n'ont pas besoin d'aller travailler ils gagneraient moins.

j'avais une amie qui touchait l'aide aux parents isolées , l'aide au logement, et diverses autres aides, bref elle gagnait plus qu'un travailleur , elle voulait se marier avec le père de ses enfants, mais si ils le faisaient ils n'avaient presque plus aucune aide et alors ils ne pouvaient pas vivre même avec le salaire du gars !

quand l'administration devient une usine a gaz c'est toujours l'embrouille, il faut faire simple et bien tranchée, une aide c’est pour aider=secourir pas pour durer !
si on n'établis pas des règles simples et claires bien expliquées et fermement appliquées c'est impossible de gérer un principe sociale sans que cela tourne a la combine !

donc "on vous aide , mais faut bosser !" !!
tous les tricheurs il faut sévir , il faut appliquer l'esprit de la loi et non pas le légalisme idiot , où chacun va jouer sur les mots pour faire comme ci il ne comprenait pas le but !

autant permettre a des entreprises d'embaucher des personnes avec un stricte minimum de charges (sans aides) et avec des garantis minimes d'emplois fixe pour ne pas couler les boites par des mariages forcés auxquels elles se refusent et du coup n'embauche pas, c'est largement mieux que de taxer les entreprises et les salariés pour payer des caisses chômages toujours en faillites et qui forment des gars qui ne sauront jamais bosser !

quand on lis certaines personnes qui disent que la TVA c'est pas les employés qui la paye , ça fait mal au ventre qu'ils puissent croire encore cela ! Crying or Very sad car les entreprises intègrent la TVA quand elles vendent au final aux particuliers, donc c'est du baratin pour noyer le poisson !

nos états sont devenu des monstres qui parasite la nation, aujourd'hui on est ruiné par l'état qui se mêle de tout et emmêle tout !
si seulement le mot Fraternité prenait son sens humain , mais c'est loin d'être cela !

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Dim 18 Mar 2012, 10:33

Petit messager a écrit:

Je ne vous parle pas de multiplier les aides sociales ad vitam eternam, je vous parle juste de donner du travail aux gens ! Et le travail, ce n'est pas ce qui manque.

Le meilleur moyen de donner du travail aux gens c'est justement de libéraliser le marché du travail.

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Dim 18 Mar 2012, 23:32

Philippe Fabry a écrit:
Petit messager a écrit:

Je ne vous parle pas de multiplier les aides sociales ad vitam eternam, je vous parle juste de donner du travail aux gens ! Et le travail, ce n'est pas ce qui manque.

Le meilleur moyen de donner du travail aux gens c'est justement de libéraliser le marché du travail.
Vous pensez que notre société n'est pas déjà assez libérale comme ça ? Sur la question du travail en particulier, je préfèrerais des faits, aux paroles et aux promesses. Et les faits malheureusement sont là. Après, chacun apprécie à sa façon. Nul besoin d'être grand clerc cependant pour deviner que la politique actuelle – où sont de plus en plus bafoués les concepts de justice, de partage, de respect de l’autre –, si elle était reconduite, ne pourrait que continuer de générer des crises toujours plus graves (d'autant plus graves que les intervalles de temps qui les sépareront seront plus longs).

Au fil du temps ces crises se révèlent sous des aspects plus ou moins remarquables : social, spirituel, économique, politique. Dans les années 70 par exemple c’est la spiritualité qui a chuté d’un coup, avec la dégradation des mœurs. La dégradation de ce concept s’est répercutée petit à petit à tous les niveaux d’intelligence : social, économique… De Gaulle avait vu venir « la chienlit ».

PRÉAMBULE DE LA CONSTITUTION
27 OCTOBRE 1946


Article 26.
Tout homme a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi.[…]

La France compte déjà 5,7 millions de chômeurs.

Article 27.
La durée et les conditions du travail ne doivent porter atteinte ni à la santé, ni à la dignité, ni à la vie familiale du travailleur.[…]

Sans commentaire...

Article 28.
Hommes et femmes ont droit à une juste rémunération selon la qualité et la quantité de leur travail, en tout cas, aux ressources nécessaires pour vivre dignement, eux et leur famille.

La France compte déjà 3 millions d'exclus – au moins.

Article 29.
Chacun a droit au repos et aux loisirs.

De moins en moins de repos : temps de travail non partagé, donc de plus en plus long ; travail de plus en plus usant aussi ; heures supplémentaires souvent non payées ; on presse de plus en plus comme des citrons ceux qui ont du travail, la durée des trajets pour aller au travail est de plus en plus longue, etc.

Article 33.
Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence. […]

Il semble au contraire que les Français aient de plus en plus de devoirs, et de moins en moins de droits.
Cherchez l'erreur :sage:


Dernière édition par Petit messager le Mar 20 Mar 2012, 00:41, édité 1 fois
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Théodéric



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 19 Mar 2012, 00:49


Salut Petitmessager je me permet de passer dans ta conversation en rouge !


Petit messager a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Petit messager a écrit:

Je ne vous parle pas de multiplier les aides sociales ad vitam eternam, je vous parle juste de donner du travail aux gens ! Et le travail, ce n'est pas ce qui manque.

Le meilleur moyen de donner du travail aux gens c'est justement de libéraliser le marché du travail.
Vous pensez que notre société n'est pas déjà assez libérale comme ça ? Sur la question du travail en particulier, je préfèrerais des faits, aux paroles et aux promesses. Et les faits malheureusement sont là. Après, chacun apprécie à sa façon. Nul besoin d'être grand clerc cependant pour deviner que la politique actuelle – où sont de plus en plus bafoués les concepts de justice, de partage, de respect de l’autre –, si elle était reconduite, ne pourrait que continuer de générer des crises toujours plus graves (d'autant plus "visibles" qu'elles seront éloignées les unes de autres - mais pas moins graves pour autant).

Au fil du temps ces crises se révèlent sous des aspects plus ou moins remarquables : social, spirituel, économique, politique. Dans les années 70 par exemple c’est la spiritualité qui a chuté d’un coup, avec la dégradation des mœurs. La dégradation de ce concept s’est répercutée petit à petit à tous les niveaux d’intelligence : social, économique… De Gaulle avait vu venir « la chienlit ».

PRÉAMBULE DE LA CONSTITUTION
27 OCTOBRE 1946


Article 26.
Tout homme a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi.[…]

La France compte déjà 5,7 millions de chômeurs.

c'est bien beau les règles le droits les devoirs faut il encore que ceux qui sont dans le pays veuillent les respecter !! et cela ça se prépare quand les gens sont jeunes a l'école , ensuite t'apprend pas a être courageux a 20 ans c'est trop tard !
a force de tout codifier on a juste fait des assistés partout, le systéme sociale pense pour vous vous porte vous bichonne vous anesthésie , on a le résultats sous les yeux tous le monde veut des droits et de l'irresponsabilité et qu'on lui donne !
la vie est entrain de remettre les pendules a l'heure et elles s'embarrasse pas de nos valeurs bidon !
soit on se réveille soit on tombera douloureusement de la branche que l'on scie assis dessus !
:help:

Article 27.
La durée et les conditions du travail ne doivent porter atteinte ni à la santé, ni à la dignité, ni à la vie familiale du travailleur.[…]

Sans commentaire...

sa aussi c'est gentil , mais sincèrement le coup des 35 heures il fallait vraiment être a coté d ela plaque pour le mettre en place !!
tous les planeurs de gauche et autres syndiqués inconséquent et démagogues chantaient victoire , alors qu'ils ruinaient le pays (aussi stupide que les imbéciles partant la fleur au fusil se faire descendre en 1940) !
nos salaire mensuel sont 3à fois celui d'un Chinois donc s'handicaper de 5 heures de travail de moins par semaine c'était leurs faire un immense cadeau qu'ils ont franchement apprécié comme celui de gens stupide ( mon frère va souvent en Asie il me disait que c'était devenu une blague Chinoise le coup des 35h française !) !
ce qui aurait été sensé et intelligent c'était de pouvoir réfléchir ensemble a l'arriver d'un milliard de personnes comme concurrent de nos industrie (sans compter l'inde) et comment respecter le biens de chacun tout en réduisant notre train de vie et réduire nos frais nationaux !
mais voila aucune discutions n'est possible chacun étant persuadé que l'autre est un idiot un escroc ou un fainéant (bonjour la place du Christ entre Baptisé !!), alors voila des pans entiers se cassent la gu,,le partout et on va arriver a bosser au tarif Chinois de force , alors que l'on aurait pu s'éviter cela ! mais chacun veut du légalisme a croire que le mot Fraternité ne set absolument a rien dans les rapports humain de notre société !
je suis d'accord qu'il y a un abus qui n'a jamais été réglé, c'est celui du salaire du smig qui est le mépris et la bêtise affichée de notre société capable de mépriser des personnes qui se tapent le pire boulot que les autres ne veulent pas faire et tout cela pour un salaire misérable, il aurait fallu relever le salaire minimum sans indexer le reste des salaire dessus !
comme ci l'enfant d'un smicard était un sous être devant ne pouvoir avoir que le minimum en tout ! ce truc est une habération incroyable on voit que fondamentalement ceux qui pensent nos principes se donnent une valeur supérieure a eux et a ceux qui leurs apparaissent de leurs (niveau) c'est du royalisme inconscient !


Article 28.
Hommes et femmes ont droit à une juste rémunération selon la qualité et la quantité de leur travail, en tout cas, aux ressources nécessaires pour vivre dignement, eux et leur famille.

La France compte déjà 3 millions d'exclus – au moins.

oui mais les emplois cela ne ce décrète pas derrière un bureau !! c'est là où il nous manque une vraie réalité Spirituelle de Fraternité , mais la bâtir sur du nationalisme est impossible sinon a devenir un nouveau reisch , mis a part Celui Qui EST Père de toute Éternité je ne vois pas comment on pourrait Aimer vraiment et partager réellement !

Article 29.
Chacun a droit au repos et aux loisirs.

De moins en moins de repos : temps de travail non partagé, donc de plus en plus long ; travail de plus en plus usant aussi ; heures supplémentaires souvent non payées ; on presse de plus en plus comme des citrons ceux qui ont du travail, la durée des trajets pour aller au travail est de plus en plus longue, etc.

Article 33.
Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence. […]

Il semble au contraire que les Français aient de plus en plus de devoirs, et de moins en moins de droits.
Cherchez l'erreur :sage:

pour être devenu infirme suite a un accident du travail je ne dis pas comme toi, mais je reconnais que cela se ressert de plus en plus , mais c'est pareil on ne peut pas décider de partager si l'on a plus rien ?
Jésus nous a dit que tout reposer Sur l'Amour de Dieu et du Prochain comme nous même ! jamais un devoir d'état athée ne tiendra la distance , la vie n'est pas une loi par obligation c'est l'Amour Voulu ! le légalisme c'est quand y a rien, mais ça ne peut être définitif ! maintenant que l’Évangile a été annoncé les peuples on besoin d'avancer en cela Spirituellement ou ils périront !

c'est pas pour rien que Jésus Est Nommé LUMIÈRE DES NATIONS !! :jesus: sunny

on l'a rejeté , chacun veut suivre son chemin et tout mettre sous la loi , mais Jésus l'a bien exprimé " Je ne vous demande pas le sacrifice par obligation=devoir= légalisme, Je vous demande l'Amour !" !
tous les sous produit du socialisme et communisme ne répondent que par l'idéologie et le légalisme mort, le systéme de droite lui ne répond que par la survie et l'économie !
le communisme et le socialisme c'est l'évangile sans le Christ , c'est croire en l'homme mort et cloué sur terre !

la droite c'est prétendre croire a des valeurs morales mais les trahir pour de l'argent puisque c'est la survie organisée en régle , une sorte de faune sauvage perpétuelle du plus fort qui mange le faible ! c'est assez ce que Judas a fait pour de l'argent , parce que Dieu Est Faible puisqu'Il Aime !

on a pas d'autre solution que de S'aimer maintenant que l'on est là, soit on vit le Christ soit ce qui vient sera pire que tout !
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 19 Mar 2012, 10:21

Salut Théo ! Au moins y'a d'la couleur ! Je suis d'accord avec toi sur l’ensemble de tes remarques. Aucun des systèmes n'est bon puisque ni dans l'un ni dans l'autre on ne s'appuie sur Dieu et sur ses commandements. Je poursuis juste avec ta première remarque : "c'est bien beau les règles le droits les devoirs faut il encore que ceux qui sont dans le pays veuillent les respecter !! et cela ça se prépare quand les gens sont jeunes a l'école, ensuite t'apprend pas a être courageux a 20 ans c'est trop tard !"

Oui et ça devrait aussi se préparer par une bonne éducation des enfants par leurs parents – qui sont de moins en moins religieux et sont de plus en plus accaparés par leur travail – quand ils en ont. Quand ils n'en ont pas, bonjour la déprime ! Sur l'école : nos enseignants y font tout ce qu’ils peuvent, un travail souvent remarquable, énorme, mais il sont complètement débordés devant l’ampleur de la tâche, c’est mission impossible, ils ne peuvent que limiter les dégâts. Pareil pour de nombreux corps de métier, infirmières, mais bien d’autres. Ces deux là ont beaucoup de visibilité et on les remarque mieux avec leur côté social, humain.

Où je serais moins d’accord avec toi c’est qu’on pourrait faire beaucoup mieux sur la question du temps de travail : je prends par exemple d’un côté une employée d’un service juridique qui peut faire un tas d’heures sup non payées et qui se crève au boulot, et d’un autre un travailleur licencié - ou un jeune qui arrive dans la vie active - qui ne trouve pas de boulot et qui galère rien que pour nourrir sa famille, ou qui, seul, peut se retrouver un jour à la rue. C’est ça – entre autres bien sûr, mais ce problème de l’emploi, non assumé, ce chômage qui casse des millions de gens et qui désespère toutes les sociétés de la planète est vital – qui me révolte et où je vois un gros malaise social, et qui révèle concrètement la maladie de notre civilisation. Bien sûr s’y greffent d’autres problèmes.

En effet mieux vaut croire dans le Sauveur qu'en un hypothétique Président sauveur. Pour ma part, je pense, comme le pensait Pierre Mendès France, et comme le pense Michel Rocard maintenant (ils étaient opposés sur ce point), que l’élection au suffrage universel direct n’est pas le bon système – celui qui réussit très bien à accéder au pouvoir > n’est jamais celui qui est le plus qualifié pour diriger le pays, on le voit de plus en plus avec les années.

Je n'ai pas le temps de te répondre plus en détail - pour le moment en tout cas - mais le sujet est bien intéressant.

Comme toi, j’attends plus de ma foi en Dieu, de Son amour pour nous, que de nos dirigeants politiques. Nous en sommes au septième Jour, Dieu nous a chargés de poursuivre l’exécution de son Plan, c’est à nous de travailler maintenant en faisant de notre mieux, en lui faisant confiance, c’est seulement en lui que nous pouvons placer toute notre espérance. Son plan est parfait. Nous ne le sommes pas et avons donc tout intérêt à suivre Celui qui est « le chemin, la vérité et la vie ».

Bonne journée à toi, cher Théo.

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 22 Mar 2012, 10:35

La pauvreté recule dans le monde grâce à la liberté économique

Publié le 22/03/2012

Contrepoints vous l’annonçait il y a quelques semaines, la pauvreté dans le monde recule nettement. Grâce à la liberté économique nous explique cet article.

Par Jean-Yves Naudet.
Article publié en collaboration avec l’Aleps.

C’est une excellente nouvelle, qui va à l’encontre des idées reçues, que vient de publier la Banque mondiale : la pauvreté recule dans le monde, y compris l’extrême pauvreté, et cela en dépit de la crise actuelle. L’extrême pauvreté est d’autant plus révoltante qu’on sait parfaitement la combattre ; seul l’aveuglement idéologique a maintenu des peuples dans la misère. Pour l’idéologie socialiste, c’est l’intervention massive de l’État qui peut régler le problème, alors que la vérité saute aux yeux des observateurs de bonne foi : c’est la liberté économique, à commencer par celle du commerce, qui fait reculer la pauvreté.

Deux fois moins de personnes dans l’extrême pauvreté

D’abord les faits : la Banque Mondiale (qui ne passe pas pour une officine ultralibérale) vient de rendre publiques les données préliminaires pour l’année 2010. Le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté (soit avec moins de 1,25 dollar par jour, critère officiel) aurait été divisé par deux depuis 1990. Il s’agissait du premier Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) défini par l’ONU, ainsi atteint avec 5 ans d’avance sur l’échéance.

Plus généralement, entre 1981 et 2008, donc sur une période plus longue, le nombre d’individus vivant avec moins de 1,25 dollar par jour a diminué de 650 millions. Ces personnes représentent désormais 22% de la population des pays en voie de développement ; c’est toujours trop, mais le recul est spectaculaire. Et cela d’autant plus que le chiffre lui-même de 1,25 dollar n’est qu’indicatif, car il ne quantifie que ce qui est monétaire et mesurable et le niveau de vie réel est heureusement supérieur. Mais en toute hypothèse, ce qui compte, c’est la réduction de moitié en vingt ans.

C’est en Asie orientale et au Pacifique que la réduction est la plus sensible, le nombre de pauvres passant de 77% de la population en 1981 à 14% en 2008 ! C’est en Afrique subsaharienne que le nombre de pauvres est encore le plus élevé, mais même là, le nombre de pauvres recule et pour la première fois c’est désormais moins de la moitié de la population africaine qui est en dessous de ce seuil d’extrême pauvreté (47% en 2008). Commentaire de Martin Ravaillon, directeur du groupe de recherche sur le développement de la Banque mondiale « le monde en développement a fait des progrès considérables dans sa lutte contre la pauvreté extrême ».

Les inégalités entre pays se réduisent

Bien entendu, il y a toujours beaucoup trop de pauvres dans le monde et il faut aller plus loin dans la lutte pour le développement. Mais encore faut-il prendre la mesure précise du phénomène et examiner les causes de ce progrès. Car ceux qui dénoncent le nombre encore trop élevé de malheureux réclament plus de programmes publics d’aide sans avoir sérieusement examiné les raisons du progrès actuel. Et ce n’est pas avec une mauvaise analyse des succès que l’on progressera encore.

Il faut aussi cesser de répéter que les inégalités s’accroissent entre pays riches et pays pauvres. Depuis des années, la croissance économique est nettement plus rapide dans les pays en développement que dans les pays développés ; donc les écarts diminuent. Le journal Le Monde, qui reste encore si prisé des milieux tiers-mondistes, et même altermondialistes, a consacré un éditorial à la une à cette question et on y lit ceci : « le rééquilibrage de la croissance au profit du monde en développement, qui s’est singulièrement accéléré depuis l’an 2000, a permis cette avancée. Avec des progressions fortes et soutenues de leur produit intérieur brut, la Chine, l’Inde et même l’Afrique subsaharienne, que l’on disait perdue, ont commencé à surmonter leurs handicaps économiques, éducatifs, sanitaires ou démographiques pour apporter un peu de mieux-être à leurs populations les plus démunies ». M. Bové et ses amis vont-ils cesser de lire Le Monde en l’accusant d’ultra-libéralisme ?

Et ce n’est pas fini !

Pire : Le Monde ajoute « cette heureuse évolution promet de se poursuivre, si l’on en croit les augures, puisque les pays en développement devraient continuer de contribuer pour les deux tiers à la croissance planétaire, voire pour les trois-quarts ». Le Figaro confirme à son tour cette analyse tout particulièrement à propos des grands pays émergents, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du sud) « locomotives de la croissance » ; à eux cinq, ils représentent déjà 18% du PIB mondial, et 37% de la croissance en 2015 !

On ne sera pas surpris que Le Monde mette des bémols à cette analyse, expliquant que « le combat continue », dénonçant les inégalités intérieures à ces pays ou le fait que d’autres objectifs du millénaire ne soient pas atteints. Mais quand il dénonce la situation dramatique des pays en guerre, il ne fait en réalité que souligner l’importance d’un état de droit et d’un cadre institutionnel stable et reconnu par tous dans le développement. Et, miracle, il reconnaît même le rôle de la mondialisation dans le recul de la pauvreté, sans savoir si elle a joué un rôle plus ou moins grand que l’aide au développement.

La liberté économique, vrai moteur de la lutte contre la pauvreté

C’est là que l’analyse économique pourrait éclairer notre confrère, car les résultats sont sans appel : l’aide publique se perd et finit dans des poches privées ou des projets non productifs, alors que la liberté, à commencer par celle du commerce, a été le vrai facteur du progrès. Une nouvelle fois, nous devons renvoyer aux indices de liberté économique. Définition : « la forme la plus élevée de liberté économique assure un droit absolu à la propriété privée, permet une liberté totale de mouvement pour les salariés, capitaux et biens, et une absence totale de coercition ou de contraintes sur la liberté économique, sauf en cas de protection ou maintien de la liberté elle-même ».

Les pays ayant la meilleure note sont ceux qui se rapprochent le plus de cette définition. Pour cela, la Fondation Heritage et le Wall Street Journal retiennent dix critères, allant de la liberté d’entreprendre à la celle des échanges, en passant par le poids des impôts, les dépenses publiques, la dérèglementation, la libéralisation du travail, la protection de la propriété ou la stabilité monétaire. Les résultats sont sans appel. Plus la liberté économique est grande, plus le PIB par tête est élevé. Plus la libéralisation se développe, plus la croissance s’accélère. Le Cato Institute montre pour sa part que plus la liberté économique est grande, moins il y a de guerres, rejoignant ainsi le « doux commerce » de Montesquieu. N’en déplaise à tous les protectionnistes, la mondialisation et le commerce international représentent les premiers facteurs qui ont permis l’émergence des pays jusque-là les plus pauvres.

Depuis 1995 l’indice de liberté économique a progressé de 2,6 points (sur 10) dans le monde : voilà le vrai facteur du recul de la misère. Oui, la pauvreté est un scandale aujourd’hui, parce qu’on sait comment la combattre. Même des organismes comme la Banque Mondiale doivent le reconnaitre. Il n’y a pas de meilleur moteur du développement que la liberté. Ceux qui, par ignorance économique ou aveuglement idéologique, nient cette évidence ont une responsabilité écrasante vis-à-vis de la situation des plus démunis.


Sur le web

Lire également l’article de Contrepoints consacré à cette même question il y a deux semaines.
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boulo
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 23 Mar 2012, 08:26

Le problème , c'est que les plus tonitruants hérauts du libéralisme sont parfois ceux qui le freinent le plus efficacement .
Il y avait trois familles politiques traditionnellement en Belgique , avant la percée du communautarisme et des écolos : sociale-chrétienne , socialiste et libérale .
J'avais coutume de dire : le problème dans notre pays , c'est que les sociaux-chrétiens ne sont pas chrétiens , les socialistes ne sont pas socialistes et les libéraux ne sont pas libéraux ...

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" Faux départ . Enquête sur les EMI/NDE " , par Sonia Barkallah , se trouve dans " Témoignages ... " . Dernière réponse le 31/12/2015 1h33 .
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Lebob



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 23 Mar 2012, 09:00

boulo a écrit:
Le problème , c'est que les plus tonitruants hérauts du libéralisme sont parfois ceux qui le freinent le plus efficacement .
Il y avait trois familles politiques traditionnellement en Belgique , avant la percée du communautarisme et des écolos : sociale-chrétienne , socialiste et libérale .
J'avais coutume de dire : le problème dans notre pays , c'est que les sociaux-chrétiens ne sont pas chrétiens , les socialistes ne sont pas socialistes et les libéraux ne sont pas libéraux ...

Après le "spltising" des partis tradionnels sur une base linguistique et communautaire (l'impulsion fut donnée par les sociaux-chrétiens flamands, qu'on a déjà vu mieux inspirés; mais ils étaient tellement pressés de chasser sur les terres des extrémistes flamingants. On en voit le brillant résultat aujourd'hui), on en a désormais six (neuf si on compte les germanophones des Cantons de l'est) pour le prix de trois. Pourquoi se plaindre? Mr.Red

Vous allez me répondre que le pays n'est pas mieux géré pour autant et c'est parfaitement exact. Mais chacun des six présidents de partis a l'impression d'être très important et c'est bien l'essentiel. Enfin pour eux. Pour le citoyen, en revanche... :no
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 14 Avr 2012, 21:07

Les 15 propositions décentes de la néo Rousse Svelte

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/les-15-propositions-decentes-de-la-114633
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joker911



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 26 Avr 2012, 15:49

LE
MONDE




Par Clément Lacombe et Anne Michel
















La Commission européenne entend demander des comptes aux banques sur l'utilisation des 1 000 milliards d'euros que leur a octroyés la
Banque centrale européenne (BCE), en décembre 2011 puis février, à travers des prêts inédits à trois ans et à faible taux.


Selon les informations du Monde, Michel Barnier,
commissaire au marché intérieur, a demandé au président de l'Autorité bancaire européenne (EBA), Andrea Enria,
de s'intéresser à l'usage qu'ont fait les établissements financiers de
ces prêts bonifiés. Ils devaient éviter un assèchement du crédit dans la
zone euro, en
permettant aux banques d'accéder à une liquidité devenue
introuvable hors des guichets de la BCE, du fait de la crise de la
dette, et inciter aussi le secteur bancaire à continuer à financer les Etats.


"Qu'ont fait les banques de cet argent ? L'ont-elles redistribué à l'économie réelle en prêtant aux ménages et aux entreprises
? En ont-elles profité pour se recapitaliser, en mettant en réserve
l'argent ainsi gagné ? Ont-elles racheté des dettes d'Etat ?"
,
s'interroge une source à Bruxelles.


La démarche de M. Barnier fait écho aux questions de la classe politique européenne sur le
sens de ces prêts aux banques, quand les Etats, interdits d'accès au guichet de la BCE, continuent de se financer à un prix de marché, souvent élevé. Se pose aussi la question du financement de
l'économie.


RESSERREMENT DU CRÉDIT


Mercredi 25 avril, devant les parlementaires européens, Mario
Draghi, le président de la BCE, a reconnu que ces liquidités
n'irriguaient pas l'économie réelle aussi rapidement qu'espéré. Une
étude publiée mercredi par l'institut monétaire montre que 9
% des banques ont encore resserré les conditions de crédit aux
entreprises au premier trimestre, alors que 35 % d'entre elles l'avaient
déjà fait fin 2011. La situation se détériore donc
encore, même si le rythme est bien mois rapide... Parallèlement,
la demande de prêts des sociétés
a chuté de 30 %, tandis que
celle venant des particuliers s'est effondré de 43 %... Interrogé
par les eurodéputés, M.Draghi a assuré qu'il ferait le point
prochainement sur la façon dont les banques ont utilisé les prêts
de son institution.


Un engagement qui conforte
l'initiative de M. Barnier, laquelle pourrait déboucher sur des
résultats concrets. Les banquiers centraux siégeant à l'EBA devront
dire s'ils jugent sa demande recevable. Si tel était le cas, chaque banque
européenne pourrait se voir contrainte d'adresser à l'EBA un dossier complet sur l'emploi des prêts de la BCE. A ce jour, aucun contrôle n'était
prévu. Et hormis le montant des prêts obtenus par chaque établissement, aucune autre donnée n'est connue.


"Cette demande n'est pas aberrante, mais il ne faut pas espérer obtenir des résultats inattendus, juge un banquier. Il
n'y a pas de trou noir : les banques se
servent de ces prêts pour refinancer leur bilan et relâchent
l'argent au fil de l'eau, en fonction des besoins de financement de
l'économie."





Clément Lacombe et Anne Michel
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SJA



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 10 Mai 2012, 10:15

Crise de l'Euro : le fonds souverain chinois CIC n'achète plus de dette en Euros !


Il y a 14 minutes


(Boursier.com) -- C'est officiel ! Le fonds souverain chinois CIC a cessé d'acheter des obligations d'Etats européens, échaudé par la crise actuelle de la zone Euro... Son patron, Gao Xiqing, a fait cette annonce dans un entretien publié par l'agence 'Bloomberg'... "Ce qui se passe en Europe est bien sûr inquiétant... Nous cherchons encore des opportunités d'acquérir des actifs en Europe, mais nous ne voulons pas acheter des obligations d'Etat', a ainsi déclaré M. Gao.

Si elle a un impact psychologique important, la décision de CIC pourrait toutefois avoir un effet limité sur les marchés, dans la mesure où le principal acquéreur chinois de dette européen est.. l'Etat lui-même, à travers SAFE, l'administration qui gère les réserves de changes du pays.
Or, SAFE n'a pour l'instant pas signalé son intention de ne plus investir dans des titres de dette de la zone Euro.

Rappelons que la création de la monnaie unique européenne en 1999 a permis à Pékin de diversifier ses énormes réserves de change, essentiellement constituées jusque-là d'obligations d'Etat américaines. Sur un total de réserves de change estimé à environ 3.200 Mds$, à peu près un quart, soit 800 M$ (615 ME), seraient actuellement placés sur des titres libellés en Euros.

"Le CIC est un véhicule d'investissement chinois à l'étranger et ne représente pas forcément la position de l'Etat chinois", estime ainsi un stratégiste de la Société Générale basé à Hong Kong, interviewé par 'Bloomberg'. Il n'en demeure pas moins que la position de CIC reflète la méfiance croissante de nombreux investisseurs vis-à-vis de la zone Euro, au rythme des crises successives de ses pays membres... Ainsi, Pimco, le plus important fonds obligataire du monde, n'investit plus que dans des obligations des pays jugés solides, dont l'Allemagne et la France.

Le fonds CIC, qui gérait environ 410 Milliards d'actifs à fin 2010, s'était déjà montré très réservé en mars dernier sur l'avenir de la zone Euro, son vice-président Jesse Wang ayant alors affirmé que le fonds ne serait pas partie prenante dans l'apport promis par la Chine au fonds mis en place par le FMI pour soutenir l'Europe. Le gouvernement chinois s'est dit prêt a participer à cet effort, mais n'a pas chiffré son engagement, et négocie en échange des contreparties en termes d'accroissement de ses pouvoirs au sein du FMI...

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SJA



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 10 Mai 2012, 11:26

Ces 12 (très gros) problèmes qui devraient empêcher les Européens de dormir


Au lendemain des élections en France et en Grèce, le temps semble orageux. Au programme : une réunion de la Banque Centrale Européenne (BCE) et la "menace Moody's" qui pourrait déclasser 114 banques européennes. Le point de vue de l'économiste Nicolas Bouzou.



1 - Dégradations des notes souveraines
L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's (S&P) a une nouvelle fois abaissé la note de l'Espagne, s'inquiétant de la récession qui complique ses objectifs budgétaires. Elle a été abaissée de deux crans, passant de de "A" à "BBB+". Pire : la perspective associée à cette nouvelle note est "négative", ce qui signifie que l'agence envisage la possibilité d'un nouvel abaissement.

Des analystes de Citi prédisent que l'Italie, le Portugal et l'Irlande pourraient aussi voir leur note dégradée dans l'année. Ils pensent même que des pays comme les Etats-Unis ou le Japon subiront une dégradation encore plus abruptes dans les deux ou trois prochaines années. Si plusieurs agences dégradent une même note, cela pourrait se traduire par une plus grande défiance des investisseurs envers le secteur bancaire, et ajouter des inquiétudes relatives à la raréfaction des actifs sûrs.

Nicolas Bouzou : La révolution financière de ces derniers mois, c’est que ce que l’on appelait l’actif sans risque n’existe plus. Aujourd’hui, tous les placements sont risqués. Qu’il n’y ait quasiment plus aucun pays noté AAA l’illustre bien. Et tant que des Eurobonds n’auront pas été créés, cette situation très dérangeante pour le secteur financier perdurera.


2 - Le déclassement des banques européennes
Le sort de 114 banques européennes sera scellé début mai par l'agence de notation Moody's. Certaines sont menacées de dégradation en raison de l'instabilité financière dans la zone euro. Premières dans la collimateur : les banques italiennes. Viennent ensuite les banques espagnoles - 21 d'entre elles font partie de cette série d'entreprises examinées - puis autrichiennes, suédoise, norvégiennes, allemandes (notamment Deutsche Bank et Commerzbank), danoises et françaises (parmi elles BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, Natixis).

Nicolas Bouzou : Il faut bien voir que la politique monétaire menée par la BCE ces derniers mois (ce que l’on a appelé le LTRO) a permis d’éviter un credit crunch, mais a également fragilisé les bilans bancaires. En effet, les banques ont emprunté après de la BCE pour replacer en obligations d’Etat. Bien sûr, cela a détendu les taux obligataires, mais cela a aussi renforcé le poids des obligations espagnoles, italiennes et portugaises dans les bilans bancaires. Comme souvent en politique économique, on a déplacé et repoussé les problèmes, sans les régler.



3 - Le processus de feed-back entre les Etats souverains et les banques
La BCE commence tout juste a sentir le contrecoup des opérations de refinancement qui ont fourni de l'argent peu cher aux banques. Au départ, ces nouvelles liquidités ont augmenté la demande d'obligations souveraines, entrainant une diminution drastique des taux d'intérêt pour des pays comme l'Italie, l'Espagne ou le Portugal.

Les investisseurs se sont inquiétés du fait que les banques espagnoles et italiennes notamment détiennent des quantités élevées de dette souveraine, reliant ainsi plus étroitement la viabilité du pays à son secteur financier. Les analystes s'inquiètent de cette relation : si le secteur financier est menacé, il risque de mettre à mal la dette souveraine, et vice versa. Une sorte de spirale infernale.

Nicolas Bouzou : C’est typiquement le processus que je viens de décrire. C’est pourquoi les banques ont besoin de davantage de capitaux propres et de ratios de liquidité plus stricts. C’est l’objet de la mise en œuvre de Bâle 3. Mais là encore rien n’est simple, car Bâle 3 contraint aussi les banques à prêter moins, ce qui peut peser sur la croissance économique.


4 - Les querelles entre la BCE et la Bundesbank
Le patron de la Bundesbank allemande, Jens Weidmann, fait pression sur le président de la BCE Mario Draghi pour qu'il restreigne le rôle joué par l'institution européenne dans la crise. En résumé, l'Allemand souhaite que les pays fassent le ménage chez eux plutôt que d'avoir recourt à la banque centrale. "Un assainissement budgétaire pertinent et des réformes structurelles résolues constituent la meilleure politique de croissance parce que de cette manière on rétablit la confiance et la performance économique s'en trouve renforcée", a-t-il fait valoir dans une interview accordée à l'hebdomadaire Die Zeit.

Autre sujet de friction : Mario Draghi doit également tenir compte de l'opposition de la Bundesbank à toute nouvelle baisse des taux ou à la relance du programme de rachat d'obligations, lequel avait été mis sur pied pour alléger les coûts d'emprunt de pays tels que l'Italie et l'Espagne.

Nicolas Bouzou : La classe politique allemande (gauche comprise) reste très orthodoxe. Il me semble néanmoins qu’un compromis pourrait être trouvé. On pourrait parfaitement dire aux Allemands : vous êtes plus souples sur le rôle de la BCE, et en contrepartie nous réformons nos systèmes sociaux pour réduire les déficits. Problème : François Hollande n’a pas inscrit dans son programme de réforme de l’Etat et encore moins des systèmes sociaux.



5 - Le secteur bancaire espagnol sous pression
Le taux de prêts non performants des banques espagnoles a atteint 8,16% en février dernier : son plus haut niveau depuis 1994. Et les mesures d'austérité mises en place par le gouvernement en vue de contenir son déficit devraient faire empirer ce chiffre, dans la mesure où de moins en moins de foyers et d'entreprises peuvent rembourser leurs prêts. De plus en plus d'économistes s'accordent à dire que les banques espagnoles devront avoir recours à un plan de sauvetage dans un futur proche pour garder la tête hors de l'eau.

Pire : l'Espagne est devenue dépendante de ses banques pour payer la facture de leurs émissions de dette, ce qui signifie que le gouvernement est lui aussi sous le feu des marchés.

Nicolas Bouzou : Ce qui veut dire que l’Espagne aurait besoin de transferts financiers massifs venant d’un budget européen. En d’autres termes, les pays de la zone euro en difficulté devraient être mis sous tutelle comme une collectivité locale peut l’être dans un pays. La zone euro n’est donc viable que si ceux qui veulent en faire partie font le choix d’une Europe Fédérale ou, pour être plus précis, d’une « souveraineté partagée ».


6 - Les régions espagnoles doivent se serrer la ceinture
Régulièrement épinglées par les agences de notation, les régions espagnoles représentent environ 35 % des dépenses publiques espagnoles. En 2011, ce sont ces administrations qui ont provoqué en grande partie le dérapage du déficit public : 8,5% du PIB, bien au-dessus des 6% exigés par Bruxelles. Le gouvernement Rajoy multiplie les pressions pour qu'elles aussi se plient à la règle de l'austérité.

Nicolas Bouzou : L’Espagne recentralise les dépenses publiques mais attention à ne pas faire d’amalgame. En France, c’est l’inverse qu’il faut faire. Les collectivités locales sont globalement dans une situation financière bien plus saine que l’Etat et la Sécurité Sociale.



7 - La taille des plans de sauvetages européens
Alors que les dirigeants européens se sont finalement mis d'accord pour ajouter 500 milliards d'euros pour financer le Mécanisme européen de stabilité aux quelques 200 milliards promis pour refinancer la Grèce, le Portugal et l'Irlande, la plupart des analystes s'accordent à dire que ce montant est insuffisant pour être réellement efficace.

Nicolas Bouzou : Bien sûr, mais cela renvoie à la question de l’Europe Fédérale, qui doit être tranchée démocratiquement.


8 - La montée des eurosceptiques
Le score important réalisé par Marine Le Pen lors du premier tour de la présidentielle est venu confirmer l'importance grandissante prise par les eurosceptiques. Les Démocrates de Suède (SD), parti héritier d'une ex-formation néo-nazie, ont fait récemment leur entrée au Parlement. Aux Pays-Bas, le parti d'extrême droite islamophobe a fait tomber le gouvernement en s'opposant au "diktat" de Bruxelles sur la réduction du déficit public dans le pays.

La Commission européenne a donc exhorté lundi 2 avril les dirigeants européens "à ne pas céder" à la "menace" populiste. Le président de la Commission, José Manuel Barroso, et de nombreux commissaires "ont souvent appelé les leaders européens à ne pas céder à la tentation des discours populistes et continuer avec nous à faire avancer l'Europe de la paix et de la croissance", a dit Olivier Bailly, un porte-parole de José Manuel Barroso.

Nicolas Bouzou : J’avais analysé ce point dans mon ouvrage Le Chagrin des Classes Moyennes. La montée de l’extrême droite en Europe est liée au rejet du couple « mondialisation / progrès technique ». C’est un classique dans l’histoire économique. La solution, c’est la pédagogie. Il faut s’adapter à ce contexte et se positionner dans la chaîne de valeur de façon à en bénéficier, mais pas le rejeter. Une politique de démondialisation serait certes égalitaire mais aussi réactionnaire. Autrement-dit, le pays régresserait dans une égalité partagée !



9 - La Grèce peut-elle / veut-elle tenir ses promesses ?
Les Grecs étaient appelés à renouveler pour quatre ans les 300 sièges du Parlement lors d'élections anticipées. Les deux partis grecs pro-austérité, le Pasok (gauche) et "Nouvelle démocratie" (droite) ne rassemblent que 149 sièges sur 300 au Parlement, soit 32 % des voix à eux deux. Un score insuffisant pour obtenir ensemble une majorité absolue (fixée à 151 sièges) qui leur aurait permis de former un nouveau gouvernement de coalition. Les radicaux de gauche ont quant à eux fait une percée historique avec leur parti de coalition "Syriza". Avec 16,67 % des voix, il s'affirme comme la deuxième force politique du pays derrière Nouvelle démocratie (18,8 % des voix) tandis que le parti communiste grec (KKE) a recueilli 8,44% des suffrages.

La ND et le Pasok, pour former une coalition, devront donc courtiser les petits partis hostiles au plan de renflouement, condition du versement de l'aide financière internationale de 130 milliards d'euros, ce qui pourrait obliger Athènes à revenir sur ses promesses, voire à sortir de l'euro.

Nicolas Bouzou : La gauche radicale grecque veut rester dans la zone euro sans réduire les dépenses publiques. Elle veut donc le beurre et l’agent du beurre. Mon sentiment, c’est que la sortie de la Grèce de la zone euro devient une option plausible, ce que je regrette profondément.



10 - Le référendum irlandais inquiète les marchés
L'annonce du Premier ministre irlandais en février dernier d'organiser un référendum pour valider le nouveau pacte budgétaire européen, qui risque d'isoler l'Irlande en cas de refus et de jeter un froid sur la zone euro, se ressent sur les marchés. L'euro s'est affaibli et les taux à dix ans de la dette irlandaise, qui n'ont cessé de se détendre depuis fin novembre, sont repartis à la hausse. En moins d'une semaine après l'annonce, ils sont passés de 6,75% à 6,86%.

Dans une note, l'agence américaine Moody's insiste sur les risques que poserait un "non" irlandais pour l'économie du pays, ainsi qu'à l'échelle européenne : "Cela disqualifierait l'Irlande d'accéder au Mécanisme de stabilité européenne (MES), dont il devrait dépendre, au moins partiellement, une fois que le programme du FMI aura expiré l'année prochaine."

Nicolas Bouzou : Là encore, c’est la question de l’Europe Fédérale qui est posée.

11 - Le problème de la hausse de la dette au Portugal
Bien plus que l'Espagne ou l'Italie, le Portugal risque bien d'être mis en défaut de paiement. Sous assistance financière de l'UE et du FMI depuis mai 2011, le pays a emprunté la semaine passée 1,5 milliard d'euros en bons du Trésor à six et douze mois, soit le montant maximum visé, à des taux d'intérêt en légère hausse par rapport aux dernières opérations comparables.

L'économie devrait, selon les estimations officielles, se contracter de près de 3% cette année. Face à cette situation et à celle de la voisine Espagne, principal partenaire économique du Portugal entrée également en récession, bon nombre d'analystes estiment que le Portugal pourrait avoir besoin d'un nouveau plan d'aide.

Nicolas Bouzou : Même remarque que pour l’Espagne.


12 - Croissance VS austérité ?
Alors que les principaux dirigeants européens semblent encore une fois prêts à imposer des budgets drastiques aux pays dont la situation financière est la plus inquiétante, d'autres se demandent si cette stratégie est le plus efficace et la remettent en cause.

Nicolas Bouzou : J’ai toujours expliqué que l’austérité au sens des hausses d’impôts et des coupes aveugles dans les dépenses était une impasse, car elle conduit à des effets keynésiens négatifs : la demande globale baisse, la production et les recettes fiscales. Les pays européens doivent engager des réformes qui tout à la fois rehaussent leur potentiel de production et réduisent la part de la dépense publique dans le PIB : retraites, santé, fiscalité… Mais cela demande un effort préalable pédagogique que nous n’avons pas fourni en France.
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SJA



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 11 Mai 2012, 10:36

JP Morgan : la "baleine de Londres" fait perdre 2 Mds$ à la banque

Ce matin à 07h28


(Boursier.com) -- L'annonce fait désordre dans le contexte financier actuel ! Hier soir après la clôture de Wall Street, la banque américaine JP Morgan Chase a dévoilé aux marchés avoir subi une perte de courtage de... 2 Milliards de Dollars. Jamie Dimon, le directeur général de la banque américaine, s'est exprimé en personne lors d'une conférence téléphonique surprise, avouant que la branche dérivés de crédit avait commis "beaucoup d'erreurs, de manque de rigueur et de mauvais jugements"...

A Wall Street, l'action JP Morgan, a immédiatement décroché de près de 6% en cotations post-séance, entraînant l'ensemble du secteur bancaire dans son sillage. Ce matin en Asie, les principaux indices boursiers pointent en baisse, plombés par le secteur bancaire après cette annonce-choc de JP Morgan.

M. Dimon a admis que le problème avait été découvert par la banque à la suite d'un article du 'Wall Street Journal' qui a révélé début avril l'inquiétude de la City de Londres au sujet de positions massives et très risquées prises par un courtier français de JP Morgan, Bruno Michel Iksil, dans les CDS (Credit Default Swaps). Les banquiers de la City avaient surnommé le trader "la baleine de Londres"...

Dans un premier temps, Jamie Dimon avait qualifié l'affaire de "tempête dans une tasse de thé", mais hier, il a donc fait volte-face et admis que la banque était confrontée à de lourdes pertes qui pourraient dépasser, à terme, les 2 Mds$, dans la mesure où il faudra des mois pour dénouer les positions prises... La banque "espère que ce problème n'en sera plus un d'ici la fin de l'année" a ainsi indiqué M. Dimon, en ajoutant toutefois que cela dépendrait "des marchés et de nos positions".

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Ray



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Ven 11 Mai 2012, 11:17

Je vous fiche mon billet qu'avant 3 mois, Hollande aura un nouveau mot dans son vocabulaire. Vous savez, ce mot "crise" qu'il refusait à Sarko.
Il va en apprendre la signification le pauvre.

(PS : pardon, pauvres français plutôt...)
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SJA



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 14 Mai 2012, 10:24

SAUT DANS LE VIDE, par François Leclerc

14 mai 2012 par François Leclerc |

Les gouvernements européens sont suspendus aux négociations d’Athènes, où une solution de la dernière chance va continuer d’être tentée, afin d’éviter la convocation de nouvelles élections dans un mois qui accorderaient la victoire au Syriza d’après les sondages. Elle repose sur un accord avec le Dimar, un petit parti de gauche moins radical, opposé à l’austérité et favorable au maintien de la Grèce dans la zone euro. Avec Nouvelle Démocratie et le Pasok, une majorité parlementaire serait alors trouvée, donnant à un gouvernement un mandat de renégociation du plan de sauvetage, à des conditions qui dépendent du Dimar, en proie à des divisions internes.

Les dirigeants européens affichent de leur côté leur préférence pour une sortie de la Grèce de la zone euro à toute remise en cause des accords, en totale contradiction avec tout ce qu’ils ont fait et affirmé jusqu’à maintenant… Les ministres des finances des 17 vont se réunir demain, afin de tenter de sauver une situation proche de l’éclatement, sans autre arme que de réaliser une pression maximum sur les partis politiques grecs pour qu’ils s’entendent. Mais cela se soldera dans le meilleur des cas par l’exigence d’une renégociation sans délai du plan de sauvetage à laquelle ils prétendent ne pas vouloir se plier. Dans l’immédiat, la Grèce doit rembourser mardi prochain 435 millions d’euros de dette et pourrait faire défaut. La corde est tendue à son maximum et peut donc casser.

Parmi les conséquences identifiées qu’aurait une sortie de la Grèce de la zone euro figurent d’importantes pertes pour la BCE, l’Eurosystème et le FMI. 40 milliards d’euros pour la première – correspondant à ses achats d’obligations grecques sur le second marché – et on ne sait pas combien de dizaines de milliards disséminés dans les banques centrales nationales, après que les banques commerciales s’en sont délestées auprès d’elles, profitant de la bonne occasion qu’a représenté l’injection des liquidités de la BCE. Cette dernière avait jugé plus prudent de ne pas les prendre elle-même en garantie.

Luc Coene, le gouverneur belge de la BCE, n’en vient pas moins d’exprimer dans une interview au Financial Times sa conviction que cette sortie « serait possible », une première pour la banque centrale qui l’avait jusqu’à maintenant nié. En l’assimilant à l’expression d’un « droit démocratique », singulière présentation de la crise actuelle, également affirmée par Jens Weidmann, qui considère que « si Athènes ne tient pas parole, ce sera un choix démocratique »…

Cette fausse sérénité et fermeté pourraient être mises sur le compte de l’impatience dont les autorités européennes commencent à faire preuve, puisque c’est ainsi qu’il convient de faire état de leur exaspération et de l’impasse dans laquelle elles se trouvent plongées. Ainsi que le déclare désormais Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, « la zone euro peut supporter une sortie de la Grèce », effectuant une totale volte-face avec les propos tenus par Angela Merkel il y a deux mois. Elle affirmait alors qu’une sortie de la Grèce serait « catastrophique », car « les gens du monde entier se demanderaient : qui sera la suivant ? », pour conclure que « ce serait une énorme erreur politique de permettre à la Grèce d’abandonner l’euro ».

« Nous pouvons seulement gagner du temps, et il y a une limite au temps que nous pouvons gagner », explique Luc Coene dans son interview. « Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes fondamentaux », en tire-t-il comme leçon de portée générale. On ne pourrait qu’être sensible à cette nouvelle clairvoyance, si elle ne permettait au gouverneur de se laver les mains de responsabilités qui sont selon lui du ressort des gouvernements et des Etats : politique fiscale, croissance économique, solidité des banques… Le conduisant pour finir à reconnaître que « nous ne pouvons pas stimuler l’économie », contredisant ainsi Mario Draghi qui fondait sa politique et ses espoirs sur une relance du crédit s’appuyant sur les prêts de la BCE aux banques.

Tout cela ne fait toujours pas une politique, alors que la stratégie qui sous-tend le pacte budgétaire est en train de s’effondrer à la faveur du bras de fer avec les Grecs. Le calendrier selon lequel la Grèce va faire défaut est désormais la seule inconnue. On en viendrait presque à oublier la situation de l’Espagne, où toute stabilisation apparaît désormais illusoire, les engagements budgétaires du gouvernement ne pouvant pas être tenus et les finances publiques menaçant d’être mises à contribution pour recapitaliser les banques pour tout aggraver.

C’est un saut dans le vide qui se prépare.

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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 14 Mai 2012, 11:34

Espagne: nouveau record en avril de la dette des banques envers la BCE


La dette des banques espagnoles envers la Banque centrale
européenne a atteint en avril un record historique, à 263,5 milliards
d’euros, dopée notamment par les récents prêts à taux avantageux
accordés aux banques par la BCE.















Ce chiffre, qui est aussi un indice de la capacité ou non des banques
espagnoles à recourir au marché (au lieu de la BCE) pour se financer,
avait déjà atteint un sommet en mars, à 227,6 milliards d’euros, selon
la Banque d’Espagne qui publie ces données depuis 1999.

Le recours des banques espagnoles à la BCE, qui avait grimpé jusqu’à
131,9 milliards d’euros en juillet 2010, avait depuis régulièrement
baissé, descendant jusqu’à 42,23 milliards en avril 2011.

Mais depuis juillet, il est reparti à la hausse, selon les chiffres
de la Banque d’Espagne, et entre mars et avril, il a de nouveau grimpé
de 15,8%.

Ces emprunts ont été dopés par l’injection de liquidités par la BCE,
qui a réalisé en décembre et février deux opérations de prêt sur trois
ans, à des taux avantageux, aux banques commerciales de la zone euro. La
première a attiré plus de 500 banques pour un montant de 489 milliards
d’euros, la deuxième 800 banques pour 530 milliards euros.

Cette injection de liquidités visait à aider les banques, qui ont du
mal à se financer sur les marchés, dans un climat général de défiance.

Le secteur bancaire espagnol, en particulier, inquiète en raison de son exposition au secteur immobilier.

Pour tenter de l’assainir, le gouvernement a annoncé vendredi une
nouvelle réforme du secteur financier, qui obligera les banques à
provisionner dans leurs comptes 30 milliards d’euros supplémentaires en
2012.

Les quatre plus grands établissements financiers espagnols,
Santander, BBVA, CaixaBank et Bankia (en voie de nationalisation
partielle), devront à elles seules passer plus d’un tiers de ce montant
(11,3 milliards d’euros).

La nouvelle réforme s’ajoute aux précédentes mesures introduites en
février, qui imposaient déjà 53,8 milliards d’euros de provisions de
plus en 2012 aux banques.

Afp
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 14 Mai 2012, 11:39

« Faire des sacrifices » pour « rassurer les marchés ».
On se croirait dans la mythologie grecque, mais non, on est bien
dans l’Europe du troisième millénaire – et c’est la seule voie que
connaissent nos élites pour sortir de la crise.
Pourtant, dans l’histoire, bien d’autres solutions ont existé – et réussi.










Qu'on leur coupe la dette
1/3 : La saignée par fakirpresse






Ne pas payer les créanciers, c’est possible.



Déjà, en 1307, le roi de France Philippe Le Bel
a une lourde ardoise – notamment auprès des Templiers. Avec leurs
gigantesques fermes, leurs trésors, eux sont devenus les banquiers
de la chrétienté. Que faire, dès lors ? _ On les arrête, on les juge
avec des procès fantaisistes, on les envoie au bûcher.
Et les finances publiques sont aussitôt soulagées.


Et Louis XIV ?
Il opte, à peu près, pour le même remède : le roi Soleil doit
énormément à son
surintendant, Nicolas Fouquet. Qu’à cela ne tienne : il l’accuse de
préparer une rébellion, le condamne à l’exil, l’enferme dans une
forteresse, confisque ses biens. Le problème de la
dette est largement réglé.


Dans notre histoire, c’est devenu une tradition : « Entre 1500 et 1800, la France a répudié ses
dettes en huit occasions,
notent Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff. Comme les rois de France avaient pris l’habitude de mettre à mort les grands créanciers nationaux (une forme ancienne
et radicale de
"restructuration de la dette"), le peuple avait fini par appeler ces épisodes des "saignées". »





Ces deux économistes dédramatisent, en un sens, le défaut : ils en dénombrent « au moins 250 entre 1800 et 2009 ». Et surtout, d’après leurs
statistiques, les économies se relèvent assez vite d’un « défaut sur la dette extérieure » : trois ans après la crise, il n’y paraît plus. Le recul du PIB est effacé. Mais
pas le recul dans la fortune des créanciers…


C’est la solution qu’a ainsi choisie, plus près de nous, l’Argentine.
Début 2002, sous la pression du
peuple, le président a décidé de suspendre le paiement de la dette – et
de dévaluer massivement le peso par rapport au dollar. La
croissance économique est alors revenue, et le chômage a diminué.
Les créanciers ont perdu plus de 50% de leurs billes, mais l’Argentine
ne s’en porte que mieux !


Annuler la dette ? S’asseoir dessus ?
Cette mesure n’est pas à exclure de
notre arsenal. Bien sûr, les détenteurs de capitaux, eux, crient déjà à
« l’immoralité », à « l’injustice »,
au « suicide du système ». Mais les banquiers de BNP-Paribas, de la
Société Générale ou de HSBC pourront toujours se consoler : comme nous
sommes cléments, ils termineront mieux
que Fouquet ou les Templiers…


Source : Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, Cette fois, c’est différent, éditions Les Temps changent, 2010.




La rigueur, oui mais pour qui ?

La « rigueur » attaque jusqu’au plus vital. Pas seulement le « gel des salaires », le « non-remplacement d’un
fonctionnaire sur deux »
, mais jusqu’aux estomacs.
L’Europe avait diminué de 75 % ses
aides alimentaires aux plus démunis, de 480 millions à 113 millions
d’euros – avant d’accorder un
« sursis » pour deux ans. Pendant ce temps, mille fois
plus, 480 milliards d’euros ont été consacrés, entre 2008 et 2010, à
sauver les banques européennes.


Depuis la crise, le Programme
alimentaire mondial a été divisé par deux : de 6 milliards de dollars à 3
milliards. Pendant ce temps, la rémunération des
banquiers français a bondi de 44,8% en 2010.


La crise a entraîné, en Europe, une
hausse de 35 % du taux de chômage entre 2007 à 2009 – et une hausse
également des taux de suicide : + 13 % en
Irlande, + 17 % en Grèce. Parmi ces désespérés, pour l’instant, on
ne mentionne aucun banquier, aucun trader sautant dans le vide depuis
un gratte-ciel.






« Si nous sommes dépouillés, vous le serez à votre tour. » L’abbé Maury.



Qu’est-ce que la Révolution française ?
C’est, pour beaucoup, la résolution d’une crise de la dette.
Depuis une décennie, la France se débat dans le surendettement : de 1777
à 1783, le roi a envoyé ses soldats en Amérique, a
payé la guerre d’indépendance, a dépensé sans compter pour se
venger de son ennemi, l’Angleterre. Le pays en sort vainqueur, mais
ruiné : en 1788, plus de la moitié du budget est
consacré à payer la dette !
Comment se tirer de ce gouffre ? En réformant la fiscalité :
voilà pourquoi le roi convoque les États Généraux. Mais la noblesse et
le clergé refusent d’abolir leurs privilèges, les
« niches » fiscales d’alors – tandis que la bourgeoisie, devenue confiante, puissante, ne se laisse pas tondre comme espéré…


L’idée, radicale, germe alors dans les esprits. Et c’est un évêque, Talleyrand, qui l’évoque le premier au Parlement, en octobre 1789 :
« Le clergé n’est pas un propriétaire à l’instar des autres propriétaires. »
Quelques semaines plus tard, le patrimoine de l’Église est confisqué.
Et la vente de ces
propriétés sortira la France de la tourmente
financière, redonnera de l’oxygène monétaire : les assignats paieront
les guerres d’une Révolution qui doit affronter toute l’Europe.





C’était impensable, pourtant, encore un an plus tôt, en novembre 1788.
Personne ne songeait, ni en rêve pour les uns, ni en cauchemar
pour les autres, à cette solution. Il a suffi de quelques mois pour que
ces richesses accumulées paraissent illégitimes, pour
qu’il devienne acceptable de les exproprier.
Aujourd’hui, alors, qui pourrions-nous exproprier – et sous quels motifs ?
Sont-elles bien légitimes, au fond, les fortunes accumulées par
cette classe d’inspecteurs des finances, Pébereau, Minc, Messier,
Naouri, qui ont tout privatisé, tout libéralisé, avant de
passer au privé et de ramasser la mise ?
Sont-ils bien légitimes, les tas d’or amoncelés par les PDG des
sociétés d’autoroute, de télévision, de distribution d’eau, de gaz,
d’électricité – qui ne doivent leurs prébendes qu’à leur
connivence avec les dirigeants politiques ? C’est un travail que
de faire monter cette évidence, et d’imposer, par exemple, une
super-taxe sur les patrimoines.


En 1789, l’abbé Maury lançait un avertissement – qui peut devenir une prophétie : « Messieurs les bourgeois, nos propriétés garantissent les vôtres. Nous sommes attaqués
aujourd’hui, mais ne vous y trompez pas, si nous sommes dépouillés, vous le serez à votre tour. »










Ce
Tchio Fakir (petit, en picard) résume le dossier paru dans le (gros) Fakir n°53 « Ces solutions qui leur font peur » de décembre 2011.
Pour diffuser largement ce quatre pages (dans les manifs, au
bureau, dans les tournois de pétanque, etc.), pour lutter ensemble
contre la fatalité ambiante, on s’est joints à ATTAC – une association d’éducation populaire, dont le but premier est la
reconquête des espaces perdus par la démocratie au profit de la finance.


Voir le Tchio
Fakir en pdf.

À retrouver sur notre boutique.
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 14 Mai 2012, 13:07

L’impasse politique en Grèce fait plonger les Bourses….


Après une semaine difficile, les Bourses ont rouvert lundi en
nette baisse sur fond d’impasse politique prolongée en Grèce, épicentre
de la crise de la dette, alors que devait se tenir une réunion de
l’Eurogroupe.















Si vendredi elles avaient terminé la semaine en légère progression,
les places financières débutaient cette nouvelle semaine dans le rouge.
La Bourse de Tokyo a quelque surmonté ses inquiétudes en terminant en
petite hausse de 0,23% lundi.

En Europe, la tendance était en revanche à la baisse.

Vers 07H35 GMT Paris perdait plus de 2% dans les premiers échanges,
Londres 1,33%, Francfort 1,31%. A Milan (-2,02%) et à Madrid (-2,47%),
la baisse était plus prononcée, après que des banques ont annoncé
qu’elles allaient passer de nouvelles provisions en raison des crédits
immobiliers à risque qu’elles détiennent dans leur portefeuille.

La journée s’annonce délicate pour les Bourses européennes, alors que
les risques qui pèsent sur la zone euro sont encore bien réels, estime
Chris Weston d’IG Markets. De son côté Justin Harper chez IG Markets
pointe le risque de contagion aux autres membres de l’Union monétaire
d’une faillite de plus en plus évoquée de la Grèce.

Plus d’une semaine après la tenue des élections législatives, la
Grèce n’a toujours pas de gouvernement. Or l’absence prolongée de
solution politique fait craindre aux investisseurs un retard, voire une
suspension des aides financières promises à Athènes pour lui permettre
de faire face à des échéances de remboursement et assurer le paiement
d’arriérés.

Lundi, le président grec, Carolos Papoulias, va tenter d’arracher une
coalition gouvernementale lors de l’ultime réunion entre les dirigeants
politiques du pays.

Mais nombre d’observateurs estiment que le pays s’achemine vers de
nouvelles élections en juin tant les positions entre les pro et les
anti-austérité sont difficilement réconciliables.

Conscients de ces craintes, les ministres des Finances des 17 membres
de la zone euro, qui se réunissent en fin d’après-midi à Bruxelles,
devraient envoyer un message de fermeté à Athènes.

Signe de la frilosité ambiante, les taux d’emprunt à 10 ans de la
dette allemande (Bund), référence sur le marché de la dette européen,
tombaient lundi matin à leur plus bas niveau historique. Les titres de
dette allemands sont considérés comme particulièrement sûrs.

Sur le marché des changes, l’euro reculait face au dollar, à 1,2879 dollar contre 1,2917 dollar vendredi soir.

Afp



Ne vous faites pas trop de mouron,le gouverneur de la Banque de France,[u] Christian Noyer, nous explique qu’un scénario extrême en Grèce ne mettrait en difficulté aucun groupe financier français[/u]…. ben tiens,cette bonne blague!
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joker911



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Jeu 17 Mai 2012, 01:36

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SJA



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Mer 30 Mai 2012, 13:57


27/05/2012 - Le pire est-il à venir?


La hantise de l’Occident, depuis le démarrage de la crise en 2007, était que les pays émergents plongent eux aussi dans la récession. Le nouveau monde devait en effet aller à la rescousse du vieux monde – composé des Etats-Unis et de l’Europe – et lui permettre de graduellement renouer avec la croissance.

Sans cette locomotive des émergents, l’Union Européenne est vouée à l’auto destruction. Quant à la croissance américaine actuelle, elle sera condamnée à être maintenue sous une perfusion éternelle à la faveur d’injections de liquidités supplémentaires par le prestidigitateur en chef, Ben Bernanke, qui fait également office de Président de la Réserve Fédérale… C’est les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui nous ont sauvés en 2008. Et nous ne pouvons aujourd’hui strictement plus rien sans eux car notre marge de manœuvre est désormais nulle. Que pouvons-nous entreprendre en effet avec des taux d’intérêts à zéro et avec de tels déficits budgétaires ?

N’attendons pas le salut de la Chine qui, de son côté, s’embourbe dans la déflation avec des prix qui ont baissé de 3.5% en six mois pendant que ses exportations étaient réduites de 6.6% sur la même période. Et comment ne pas ressentir comme un début de panique de la part d’autorités chinoises ayant encore baissé il y a quelques jours de manière drastique – et pour la troisième fois en six mois – les réserves obligatoires des banques dans l’espoir que celles-ci consentent plus de crédits aux agents économiques ? En fait, c’est tout le moteur de croissance chinoise qui se grippe puisque sa production industrielle s’est effondrée en Avril dernier à son niveau le plus bas en dix ans ! Idem pour l’Inde dont la même production industrielle recule de 4% dans un contexte de stagflation rappelant la période cauchemardesque des années 70. Et que dire du Brésil où les ventes de voiture accusent un repli de plus de 15% et où les défauts de paiement des privés et des entreprises sur leurs crédits dépassent 10% ? Le bulle des BRICS semble donc bien à point et son implosion qui interviendra à la faveur de leur ralentissement économique se doit d’être prise très au sérieux.

La situation internationale actuelle ressemble étrangement à l’année 1931. A une différence près: à l’époque où régnait l’étalon or, les banques centrales ne pouvaient pas en imprimer tandis qu’elles peuvent aujourd’hui créer des Euros, des Dollars, des Yens, etc … Elles se doivent donc aujourd’hui d’activer frénétiquement leur planche à billets afin d’acheter tout ce qui est à vendre. Et tout rafler sans tarder car c’est la seule et unique façon qu’elles auraient de nous tirer de cette dépression absolue qui serait inéluctable sans leur détermination. Ne pas le faire serait une erreur d’autant moins pardonnable qu’elles sont armées à cet effet. Qu’elles oublient l’inflation et ne se préoccupent plus que de remettre un peu d’huile dans des rouages qui menacent de s’arrêter complètement.

Michel Santi - Gestion Suisse
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Mer 30 Mai 2012, 14:23

L'inflation ne règlera pas le problème.

Qu'on recoure à l'inflation ou à des défauts sur la dette, ou quoi que ce soit, il y a forcément devant nous une période de dépression. Elle viendra. On peut essayer de la retarder, mais il est illusoire de croire que l'on pourra en faire l'économie.

Comme je l'ai déjà dit maintes fois, elle donnera effectivement lieu à une réorganisation mondiale. D'aucun, ne comprenant rien, on prédit depuis des années la fin des USA.

En fait les USA vont évidemment accuser le coup, mais ils sont ceux qui se sortiront le mieux du chamboulement : ils ont la démocratie la plus efficace et la plus stable de tous les grands pays, et ils ont tous les grands secteurs d'innovation qui produiront, sont déjà en train de produire, l'offre qui tirera la croissance des prochaines décennies et nous sortira de la crise ; en outre des solutions économiques se mettent déjà en place aux USA qui sont de bons présages au sujet de la dette : future réduction des déficits commerciaux par réindustrialisation robotique et exploitation d'hydrocabures.

Les BRICS seront quant à eux les plus grandes victimes de ce chamboulement, car il va leur rappeler combien ils demeurent tributaires des pays historiquement développés. La Chine va être la plus durement frappée. Les USA en profiteront pour la mater et probablement feront-ils en sorte de la découper en entités concurrentes pour s'assurer la maîtrise de l'Asie. La Russie, perdant son seul soutien au Conseil de Sécurité de l'ONU sera irrémédiablement isolée au sein des institutions internationale, et obligée de se plier aux volontés des USA et de leurs alliés. L'ONU deviendra un pur instrument de gouvernement américain du monde.

L'Europe, quant à elle, demeurera le vassal américain, peut-être un peu renâclant dans le creux de la vague américaine mais très docile une fois que l'America sera back.

Néanmoins, à long terme, je crains qu'une faille ne sera apparue (est déjà apparue), à la faveur de la crise dans la société américaine que la crise suivante aggravera beaucoup.

Sans compter que tous ces bouleversements, liés à une dépression, ne seront pas faciles à vivre.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Mer 30 Mai 2012, 17:29

Philippe Fabry a écrit:
Les BRICS seront quant à eux les plus grandes victimes de ce chamboulement, car il va leur rappeler combien ils demeurent tributaires des pays historiquement développés. La Chine va être la plus durement frappée. Les USA en profiteront pour la mater et probablement feront-ils en sorte de la découper en entités concurrentes pour s'assurer la maîtrise de l'Asie. La Russie, perdant son seul soutien au Conseil de Sécurité de l'ONU sera irrémédiablement isolée au sein des institutions internationale, et obligée de se plier aux volontés des USA et de leurs alliés. L'ONU deviendra un pur instrument de gouvernement américain du monde.


Comme il est dit plus haut :

"La bulle des BRICS semble donc bien à point et son implosion qui interviendra à la faveur de leur ralentissement économique se doit d’être prise très au sérieux."

On se demande ce qu'il reste en ce bas monde qui ne soit pas une bulle.

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Mer 30 Mai 2012, 18:07

SJA a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Les BRICS seront quant à eux les plus grandes victimes de ce chamboulement, car il va leur rappeler combien ils demeurent tributaires des pays historiquement développés. La Chine va être la plus durement frappée. Les USA en profiteront pour la mater et probablement feront-ils en sorte de la découper en entités concurrentes pour s'assurer la maîtrise de l'Asie. La Russie, perdant son seul soutien au Conseil de Sécurité de l'ONU sera irrémédiablement isolée au sein des institutions internationale, et obligée de se plier aux volontés des USA et de leurs alliés. L'ONU deviendra un pur instrument de gouvernement américain du monde.


Comme il est dit plus haut :

"La bulle des BRICS semble donc bien à point et son implosion qui interviendra à la faveur de leur ralentissement économique se doit d’être prise très au sérieux."

On se demande ce qu'il reste en ce bas monde qui ne soit pas une bulle.


Vanitas vanitatis et omnia vanitas.

Néanmoins l'Amour ne passera jamais.

_________________
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Sam 02 Juin 2012, 11:58

Un point de vue plus général

Défions-nous des théories. Il faut sans cesse confronter les théories à la pratique. Le monde en effet n’est pas une théorie mais un projet en devenir.
Si les théories sont utiles c’est parce qu’elles sont destinées à évoluer, à se remettre sans cesse en question. Le théoricien/praticien est un équilibriste progressant sur le fil ténu du présent. Il se souvient des leçons du passé. Dans sa vision de l’avenir il considère le beau, le bon, le possible, le plus utile. Et, surtout, le moindre mal.
Un bon théoricien/praticien serait un humble optimiste. Le balancier de ce funambule de la vie terrestre pourrait s’appeler « rêve et réalisme ». Ses appuis : patience, concentration, efforts vers un bon jugement.
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 04 Juin 2012, 10:44

Fort recul à Tokyo, plus bas de près de 30 ans pour le Topix
Reuters - publié le 04/06/2012 à 08:26

Les valeurs japonaises ont clôturé en forte baisse lundi, l'indice Topix tombant à un plus bas de près de 30 ans, alors que la publication vendredi de chiffres décevants sur l'emploi aux Etats-Unis a ajouté aux craintes sur un ralentissement de l'économie chinoise et la crise de la dette en zone euro.
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SJA



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 04 Juin 2012, 10:59

Point Financier du 2 juin 2012
Posté par Charles Gave ⋅ juin 2, 2012
Chers amis Lecteurs,

Il n’est pas dans mon habitude de partager le fruit des recherches internes de Gavekal cependant il me semble que nous sommes aujourd’hui face à une des pires paniques financières de l’Histoire.Ainsi, et comme nous avons tissés des liens, voilà ce que je pense des positions à prendre pour ceux que cela intéresse.



Derrière cette panique, on trouve, la fin de l’Euro et la politique monétaire désastreuse des Etats-Unis ainsi que la résultante des capitaux fermés de la Chine . Nous sommes dans la dernière travées avant la panique totale.

De là, l’étape d’après devrait être:

1/ La chute des prix du pétrole et des matières premières (Enorme levier sur ces deux axes).

2/ C’est également le moment pour acheter des obligations de sociétés corporate comme ce fut le cas après la grande dépression, après Pearl Harbor, après Lehman sur la base de la valeur réelle.

3/ Des actions également, qui est le seul scenario apportant de la valeur si et seulment si nous n’entrons pas dans une dissolution compléte du monde financier tel que nous le connaissons.

4/ Des achats de Dollars US (bien répété par tous normalement)

5/ Quiconque conserverait des obligations d’Etats depuis les trois derniéres années ne devrait pas s’attendre à le moindre rémuneration et ce pour les années à venir.

Je crois sincerement, de toute mon expérience, que nous sommes à la veille d’une panique magistrale.

Charles Gave (Institut des Libertés)

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Paco



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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 04 Juin 2012, 11:02

SJA a écrit:


Je crois sincerement, de toute mon expérience, que nous sommes à la veille d’une panique magistrale.


Combien de temps cela durera ?
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 04 Juin 2012, 14:34

Pic de la civilisation: vers un effondrement économique et démographique

Des chercheurs travaillant pour un groupe de réflexion à la renommée internationale ont développé un programme capable de prédire les résultats catastrophiques qui découleront de notre mode de vie actuel et de notre consommation de plus en plus importante de pétrole, de nourriture et d’eau potable.

Selon une équipe de scientifiques travaillant au Massachussetts Institute of Technology, lorsque le point de rupture apparaîtra, d’ici à 2030, nous assisterons à une révolution conceptuelle telle que nous n’en avons encore jamais fait l’expérience au cours de notre histoire – et qui ne débouchera pas uniquement sur un effondrement total des économies du monde, mais également sur des pénuries de nourriture et d’énergie qui s’avèreront fatales pour plusieurs centaines de millions de personnes.



Cette étude récente, faite à la demande de l’organisation The Club of Rome, qui avait déjà publié dans les années 1970une recherche environnementale controversée à ce sujet, intitulée The Limits to Growth (vidéo). Elle présente, grâce à un simulateur informatique, les différents scénarios sur lesquels les développements globaux actuels pourraient éventuellement déboucher.

Voici l’extrait d’un article paru dans Smithsonian Magazine à ce sujet:

Une recherche publiée récemment a confirmé une étude ayant été faite il y a plus de 40 ans de cela. Son verdict : nous nous dirigeons tout droit vers la catastrophe. Ce sont les mots du physicien Australien Graham Turner, l’homme ayant revisité l’un des travaux les plus controversés des années 1970, intitulé The Limits to Growth.

Ecrite par les chercheurs du MIT en le nom de l’organisation Club of Rome, cette étude présente les simulations informatiques de différents scénarios auxquels nous pourrions assister dans le futur. Selon les résultats présentés par cette étude, si nous continuons de consommer plus que ce que la nature n’a à nous offrir, nous pourrions assister à un effondrement économique global et à des pénuries de nourriture d’ici à 2030.



Turner a utilisé ce même processus en entrant les données de 1970 dans son ordinateur. Les résultats prédits par l’ordinateur pour l’an 2000 se sont trouvés être extrêmement proches de la réalité. ‘C’est un signal d’alarme que j’essaie de sonner ici’, dit-il. ‘Nous n’avons pas choisi la bonne trajectoire’.

L’organisation Club of Rome compte aujourd’hui parmi ses adhérents des membres haut-placés de gouvernement...t d'entreprises venant des quatre coins du monde. Beaucoup ont autrefois suspecté cette organisation de n’être autre qu’un mécanisme visant à développer la gestion environnementale et sociale par le gouvernement, par le biais d’initiatives telles que l'Action 21 des Nations Unies, ainsi qu’à développer le système de taxes sur les émissions de gaz à effet de serre ; ce qui ne permettrait qu’à placer l’ensemble des richesses du monde entre les mains d’une poignée d’élites littéralement placés au sommet de la chaîne alimentaire.

Mais malgré les motivations ultérieures du Club of Rome, il n’en demeure pas moins qu’elle ne soit pas la seule association à nous avoir mis en garde de la catastrophe vers laquelle nous nous dirigerons si nous ne diminuons pas rapidement notre croissance démographique et notre niveau de consommation. Dans un récent documentaire d’History Channel intitulé Prophets Of Doom, Michael Ruppert de chez Collapsenet nous mettait en garde contre un scénario similaire, expliquant que même si nous disposions toujours de pétrole dans le futur, son prix serait si exorbitant qu’il serait impossible pour la civilisation humaine de maintenir son niveau de consommation. Selon Ruppert, la dernière grande bulle que nous verr...ulation humaine.

Parmi les problèmes de ressources ayant été mis en lumière ces dernières années, nous pouvons compter la disponibilité des réserves d’eau potable et la capacité de production de notre système agricole actuel. Dans la mesure où l’ensemble de nos ressources naturelles sont interdépendantes, si l’une venait à faiblir, comme par exemple la capacité de production de pétrole, alors il deviendrait impossible pour les fermiers de faire pousser de la nourriture, ou pour les camions de transporter cette nourriture vers les centres commerciaux. Le même scénario est applicable à une pénurie des réserves d’eau potable, non seulement indispensables à la vie humaine, mais également à la production pétrolière, à la production alimentaire et à bien d’autres industries nécessaires à la civilisation humaine.

Il est clair que nous ayons développé un système de consommation qui ne puisse être soutenu sur le long terme. Dans le même temps que Club of Rome et d’autres organisations du même type nous demandent d’agir dans l’intérêt du futur de l’Humanité, cinquante années de recherches n’ont fait qu’empirer les choses, nous rapprochant toujours plus d’un point de rupture capable d’emporter jusqu’à plusieurs milliards de personnes sur son passage.

Un autre point ayant été levé par l’étude menée par les chercheurs du MIT, qui ne soit quant à lui pas décrit comme étant une conséquence directe de notre consommation globale, est l’effondrement global de la société du fait d’un nombre trop important de machinations monétaires, financières et politiques.

Les trillions de dollars ayant été imprimés au cours de ces quelques dernières décennies, tout comme la situation pétrolière, deviendront rapidement impossible à surmonter. Dans la mesure où notre système de consommation est essentiellement basé sur la dette, cela pourrait avoir les mêmes conséquences qu’un pic pétrolier. La dette, même lorsqu’imprimée à partir de rien, représente essentiellement une promesse liée à une ressource. Elle se base sur l’idée que quelque chose finira par être créé par quelqu’un en échange d’un prêt. Nous, petites gens que nous sommes, représentons les collatéraux de toutes les dettes pesant sur notre système. Aujourd’hui, nous n’avons plus ni le temps ni l’énergie nécessaire au remboursement de toute cette dette – s’élevant à 200 trillions de dollars pour les Etats-Unis seuls.

Ainsi, ce ‘pic de la dette’ créé pour nous sauver du problème qu’est celui du manque de ressources nous a peu à peu menés vers un éventuel pic pétrolier et de futures pénuries d’eau. Lorsque notre dette atteindra finalement un niveau limite, ses collatéraux deviendront incapables de générer assez de rendements pour pouvoir la rembourser. Le terme ‘dommages collatéraux’ prendra un sens bien nouveau.

Avec sept milliards de personnes sur Terre, notre système actuel ne sera pas capable de supporter infiniment les besoins quotidiens de la population mondiale. Les solutions ayant été présentées au cours de ces 50 dernières années ne se sont jusqu’à présent pas prouvées efficaces, malgré les quantités de monnaie ayant été dépensées et le nombre de libertés ayant été bafouées.

Doucement mais sûrement, nous nous approchons du ‘Pic de la Civilisation’. Lorsque cette bulle explosera, le krach se manifestera sous la forme de famines, de maladies et de conflits globaux.

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-pic-de-la-civilisation-vers-un-effondrement-economique-et-demographique.aspx?article=3867483500G10020&redirect=false&contributor=Mac+Slavo.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Crise économique : ALERTE !!   Lun 04 Juin 2012, 15:21

Alexis232 a écrit:


Cette étude récente, faite à la demande de l’organisation The Club of Rome, qui avait déjà publié dans les années 1970une recherche environnementale controversée à ce sujet, intitulée The Limits to Growth (vidéo). Elle présente, grâce à un simulateur informatique, les différents scénarios sur lesquels les développements globaux actuels pourraient éventuellement déboucher.

Et à l'époque, ces gros débiles avaient prédit qu'en 2003, on n'aurait plus de pétrole...
Ces études n'ont aucun sens.

Citation :
Apocalypse 2.0, le retour de la vengeance

Publié le 20/05/2012

Au regard de l’histoire économique de l’énergie de ces quatre dernières décennies, on aurait pu penser que les prophètes de l’apocalypse en avaient profité pour comprendre leur erreur. Eh bien non : une fois encore les thèses malthusiennes vont faire la une des médias et le cœur du discours politique.

Par Georges Kaplan.

Souvenez-vous, c’était en 1972. Donnella Meadows, Jorgen Randers et Dennis Meadows, trois analystes du Massachussetts Institute of Technonoly soutenus par le Club de Rome publiaient The Limits to Growth (Halte à la croissance ? en français), probablement l’étude néo-malthusienne la plus célèbre de tous les temps. The Limits to Growth, c’était l’Apocalypse 1.0 : si rien n’était fait pour contrôler la croissance de la population mondiale (3,8 milliards d’individus à l’époque), nous allions bientôt assister à une gigantesque catastrophe économique, écologique et humaine ; les terres cultivables viendraient à manquer, les ressources naturelles seraient épuisées et la pollution rendrait toute vie sur terre pratiquement impossible.

Retour sur Apocalypse 1.0

L’idée clé de The Limits to Growth tient en deux constatations : nous vivons dans un monde fini où la plupart des ressources qui permettent la survie de l’espèce humaine – terres arables, énergies fossiles etc. – existent en quantité limitée et, surtout depuis la révolution industrielle, la population humaine ne cesse de s’accroître. Évidemment, l’idée selon laquelle les ressources naturelles à notre disposition sont limitées par la nature ne date pas de 1972 mais ce que le Club de Rome apporte de nouveau dans ses simulations, c’est l’idée d’une croissance exponentielle de notre consommation desdites ressources.

Prenons l’exemple du pétrole : à l’époque où le Club de Rome publie The Limits to Growth, on évaluait les réserves prouvées de pétrole à quelque chose comme 583 milliards de barils et la consommation annuelle tournait à environ 18,8 milliards de barils par an ; de là, en posant l’hypothèse d’une consommation stable de pétrole, on estimait que le stock serait épuisé 31 ans plus tard ; c’est-à-dire en 2003 [1].

Or, nous expliquent les auteurs du rapport, ne serait-ce que parce que la population mondiale augmente, il est tout à fait ridicule d’imaginer que nous puissions nous satisfaire de 18,8 milliards de barils indéfiniment. L’apport du Club de Rome consiste donc à introduire des estimations de croissance de notre consommation dans ses modèles et à en déduire que l’épuisement des réserves aura lieu beaucoup plus tôt que prévu. Typiquement, avec une croissance annuelle de la consommation de 3,9% – hypothèse retenue dans The Limits to Growth – ce n’est pas en 2003 que les puits de pétrole seront à sec mais au bout de 20 ans, soit en 1992.

Il ne vous aura pas échappé que la prédiction ne s’est pas précisément avérée exacte. Mieux encore : non seulement nous n’avons toujours pas pompé cette fameuse dernière goutte de pétrole mais, sur la base des dernières données disponibles [2], il semble qu’avec une hypothèse de consommation constante il nous reste du pétrole pour un peu plus de 43 années. Oui, vous avez bien lu : alors que la population mondiale a augmenté de 83% et que nous avons consommé la bagatelle de 958 milliards de barils depuis 1972, les réserves prouvées actuelles devraient, si nous en restons au même rythme de consommation, nous permettre de tenir non pas 31 ans, comme on le croyait en 1972, mais 83 ans [3]. Le Club de Rome s’est donc magistralement planté ; et pas qu’un peu.

Oh, bien sûr on nous explique depuis que les simulations de The Limits to Growth n’étaient pas des prédictions, que les chiffres donnés dans le rapport n’étaient que des illustrations, que dans le cas du pétrole, les auteurs avaient prévu la possibilité que les réserves se révèlent finalement plus importantes que prévues, que le technologie progresse etc. Dont acte mais il n’en reste pas moins que les résultats des simulations, contrairement à ce qu’on a pu lire ici et là ces quatre dernières décennies, ne collent pas à la réalité observée et qu’il y existe d’excellentes raisons de penser que ce n’est pas un problème de paramètres ou de scénarios mais quelque chose de beaucoup plus fondamental : leurs modèles ignorent le principal mécanisme de régulation de nos sociétés, le marché et le mécanisme des prix.

La main invisible a encore frappé…

Le fait est que si les auteurs de The Limits to Growth ont certainement de nombreuses qualités, ils n’en sont pas moins de piètres économistes. À vrai dire, ils ont même totalement évacué le phénomène économique et extrapolent des tendances comme si la rareté n’avait aucune incidence sur la consommation ni la production. Ce que n’importe quel étudiant en première année d’économie sait, et que les auteurs du Club de Rome ont superbement ignoré, c’est que quand une ressource recherchée se fait rare, son prix augmente et que cette augmentation du prix, sans qu’aucune planification centralisée ne soit nécessaire, va déclencher deux types de réactions. Là encore, l’exemple du pétrole est tout à fait symptomatique des failles des approches malthusiennes en général.

En effet, dès l’année qui suit la publication du rapport, le premier « choc pétrolier » va propulser pour la première fois le baril de brut au-delà des 40 dollars [4] et c’est à ce moment que joue le premier effet : la croissance de notre consommation, presque immédiatement, a ralenti. C’est la première réaction : quand le prix de quelque chose augmente, la consommation baisse ou, du moins, croît moins vite. De fait, cela fait maintenant quatre décennies que nous économisons cette ressource.

Prenez nos voitures par exemple : nous avons complètement changé nos habitudes de consommation pour intégrer cette contrainte de prix. La capacité d’une voiture à consommer peu est désormais un élément déterminant de nos actes d’achat et nous sommes même prêts à investir des montants conséquents dans l’acquisition des technologies les plus économes : moteurs plus performants, carburants plus efficaces, voitures hybrides, dispositifs start and go… La consommation moyenne des voitures vendues en France est passée de 8,55 litres en 1988 à moins de 7 litres actuellement, et pas plus tard qu’en février de cette année. Du coup, là où le Club de Rome tablait sur une augmentation de 3,9% par an, le rythme de progression de notre consommation de pétrole depuis 1972 n’a été que de 1,4% par an – deux fois moins vite que prévu. En quatre décennies, l’économie mondiale a réagi aux chocs pétroliers en organisant la gestion de cette ressource rare mieux que n’importe quel organisme de planification.

Mais ce n’est pas tout. Une erreur commune consiste à penser que les réserves prouvées constituent le stock de pétrole disponible sur terre : ce chiffre, personne ne le connait. Par réserves prouvées, il faut entendre la quantité de pétrole qui pourrait raisonnablement être extraite des gisements connus à ce jour si les conditions économiques et techniques restent inchangées. Et voici la deuxième règle : quand le prix d’une ressource augmente, les producteurs ont toutes les incitations du monde à investir dans la recherche de nouvelles sources d’approvisionnement, de nouvelles méthodes d’exploitation ou de ressources alternatives. Et ce, d’autant plus qu’un régime de prix élevé leur en donne les moyens. « À 200 dollars le baril de pétrole, disait un de mes professeurs, on en trouvera sous votre salon. »

Repassez-vous le film des quatre décennies en question : des gisements à bas coût du Moyen-Orient, nous sommes passés aux forages en haute mer, à la prospection en milieux extrêmes, puis aux sables bitumeux canadiens, aux pétroles de schiste et il existe même aujourd’hui quelques projets très sérieux de pétrole de synthèse [5] ! Résultat : en quarante ans, les réserves prouvées mondiales sont passées d’environ 583 milliards de barils en 1972 à plus de 1 383 milliards de barils au dernier pointage – c’est-à-dire qu’elles ont largement plus que doublé en quarante ans.

Et maintenant ? Apocalypse 2.0 !

On aurait, à bon droit, pu penser que les prophètes de l’apocalypse avaient profité de ces quatre décennies pour comprendre leur erreur. Eh bien non : figurez-vous que le Club de Rome a décidé de remettre le couvert pour les quatre décennies qui viennent en publiant ce mois-ci 2052: A Global Forecast for the Next Forty Years. Mêmes causes, mêmes effets : les auteurs n’ont manifestement toujours pas compris qu’ignorer les forces du marché revient tout simplement à raisonner en l’absence d’êtres humains, comme si nous pouvions être comparés à des branches de bois mort portés par le courant. Une fois encore, on verra des mathématiciens aux barbes vénérables nous expliquer ce que signifie une croissance exponentielle et nous rappeler que nous vivons sur le troisième caillou en partant du soleil ; une fois encore les thèses malthusiennes vont faire la une des médias et le cœur du discours politique.

Et dans 40 ans – ô surprise – on réalisera qu’ils se sont encore une fois trompés.

http://www.contrepoints.org/2012/05/20/83869-apocalypse-2-0-le-retour-de-la-vengeance

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