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 Il faut exploiter le gaz de schiste.

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Ven 06 Jan 2012, 23:07

On pourrait aussi commencer à exploiter les (au bas mot) 400 milliards de dollars de gaz de schiste de la région montpelliéraine. Cela nous permettrait d'économiser plusieurs dizaines de milliards de dollars par an d'importations énergétiques (sans parler des probables réserves du bassin parisien).

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Ven 06 Jan 2012, 23:13

Ce serait faisable sans polluer ? (ou ça le sera un jour ?).
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Ven 06 Jan 2012, 23:46

Petit messager a écrit:
Ce serait faisable sans polluer ? (ou ça le sera un jour ?).

Les risques de pollution ne sont pas supérieurs à ceux de l'extraction du pétrole, contrairement à ce qu'ont réussi à faire croire les écologistes chez nous. Résultat, on se prive d'une importante source de revenu et d'emploi (on estime à 100 000 le nombre d'emplois qui seraient créés par l'exploitation des gisements).

Et en plus on se rendrait moins dépendants pour notre approvisionnement de tout un tas de kleptocraties comme la Russie ou des pays du Moyen-Orient. Notre politique étrangère pourrait être plus éthique.

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Géraud



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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Sam 07 Jan 2012, 10:45

Plutôt que d'abîmer le Languedoc (par une exploitation minière insensée),dont la vocation touristique est évidente,on pourrait peut-être essayer de pourvoir les 250 000 offres d'emplois qui ne trouvent pas preneurs en France!
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Sam 07 Jan 2012, 11:15

Géraud a écrit:
Plutôt que d'abîmer le Languedoc (par une exploitation minière insensée),dont la vocation touristique est évidente,on pourrait peut-être essayer de pourvoir les 250 000 offres d'emplois qui ne trouvent pas preneurs en France!

On peut aussi revenir à la lampe à huile et à la marine à voiles : que d'emplois créaient ces navires qui nécessitaient pour avancer des dizaines de gabiers.

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Géraud



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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Sam 07 Jan 2012, 13:03

Le progrès ne consiste pas à exploiter la nature de manière aveugle et irresponsable quant à l'avenir!
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Sam 07 Jan 2012, 13:11

Géraud a écrit:
Le progrès ne consiste pas à exploiter la nature de manière aveugle et irresponsable quant à l'avenir!

Ce qui est irresponsable c'est de refuser d'exploiter des ressources qui amélioreraient la qualité de vie, assainirait nos finances (la France détient 100 ans de consommation de gaz du pays, sa production actuelle ne couvre que 2% de la production annuelle du pays, économiser 98% de la facture vaudrait le coup) et nous permettrait de mener une politique plus saine vis-à-vis de pays tels que l'Algérie ou la Russie, auxquels on doit faire des courbettes.

L'exploitation du gaz de schiste n'est nullement une folie aveugle ; ce n'est pas plus dangereux que l'exploitation du pétrole.

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MessageSujet: Crise économique:ALERTE!!   Sam 07 Jan 2012, 13:22

sunny Salut, si vous avez fait un peu d'histoire de nos présidents depuis la grande guerre, vous devriez savoir qu'ils nous parlent toujours d'une crise telle quel soit.
Ces "crises" sont faites pour que l'on se détourne de nos convictions spirituelles et religieuses engrangeant ainsi de la peur et toutes sortes de travers(jalousie,vengeance...) en notre âme Ces crises sont faîtes afin que nous nous amenions progressivement à"une guerre de tous contre tous" ou "les uns contre les autres" comme l'a dit notre frère Jean dans son Apocalypse.
Sachez que les grands de ce monde spéculent avec l'argent qui est une illusion vous amenant dans l'erreur et dans la révolte.
N'oubliez pas que les grands de ce monde feraient pareil comme ils l'ont fait au temps de Jésus ou il a été vendu pour 30 deniers.
Les deniers sont maintenant le Dollar, l'Euro ...
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Sam 07 Jan 2012, 13:31

Philippe il n'est pas question de revenir à la lampe à huile. Seulement, de deux maux il faut choisir le moindre. Je me suis renseigné sur l'exploitation du gaz de schiste, ses tenants et ses aboutissnts, et quand on pèse le pour et le contre, le contre à mon avis l'emporte de loin sur le pour. Tu as écrit :

"Les risques de pollution ne sont pas supérieurs à ceux de l'extraction du pétrole, contrairement à ce qu'ont réussi à faire croire les écologistes chez nous."

Tu crois que le France aurait refusé cette exploitation juste parce que les écologistes l'auraient demandé, alors que certains affirment péremptoirement qu'elle serait une recette quasi magique à notre indépendance énergétique, à la raréfication des ressources énergétiques, etc. ? Faut pas rêver.

De nombreuses données déjà prouvent le contraire. Voir entre autres

http://schiste.owni.fr/2011/06/28/gaz-de-schiste-les-nouveaux-subprimes-ponzi-arnaqu/

http://www.lepoint.fr/actu-science/le-gaz-de-schiste-ennemi-public-numero-un-11-04-2011-1317850_59.php

Etc.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Sam 07 Jan 2012, 15:18

Petit messager a écrit:
Philippe il n'est pas question de revenir à la lampe à huile. Seulement, de deux maux il faut choisir le moindre. Je me suis renseigné sur l'exploitation du gaz de schiste, ses tenants et ses aboutissnts, et quand on pèse le pour et le contre, le contre à mon avis l'emporte de loin sur le pour. Tu as écrit :

"Les risques de pollution ne sont pas supérieurs à ceux de l'extraction du pétrole, contrairement à ce qu'ont réussi à faire croire les écologistes chez nous."

Tu crois que le France aurait refusé cette exploitation juste parce que les écologistes l'auraient demandé, alors que certains affirment péremptoirement qu'elle serait une recette quasi magique à notre indépendance énergétique, à la raréfication des ressources énergétiques, etc. ? Faut pas rêver.

De nombreuses données déjà prouvent le contraire. Voir entre autres

http://schiste.owni.fr/2011/06/28/gaz-de-schiste-les-nouveaux-subprimes-ponzi-arnaqu/

http://www.lepoint.fr/actu-science/le-gaz-de-schiste-ennemi-public-numero-un-11-04-2011-1317850_59.php

Etc.

Donc pour me dire que ce n'est pas à cause des écolos que l'exploitation a été bloquée, vous me citez... des textes d'écolos ou parlant des écolos ?

Quant au film Gasland, c'est un film de propagande écologiste. Les écolos peuvent bien raconter n'importe quoi à propos du gaz de schiste : comme les gens n'y connaissent rien, ils sont prêts à tout gober.

Sauf que l'exploitation du gaz de schiste se porte très bien, merci :

Citation :
Les succès de l’exploitation du gaz de schiste

Publié le 17/11/2011

Alors qu’aux États-Unis, l’exploitation du gaz de schiste selon les techniques développées par George P. Mitchell est un franc succès, en France, on a du gaz de schiste mais on n’a pas de bonnes idées.

Par Georges Kaplan

Dans un rapport spécial publié en 2010 [1], le Conseil Mondial de l’Énergie estimait la ressource mondiale de gaz de schiste à 456 trillions [2] mètres cubes tandis que les réserves de gaz naturel conventionnel étaient évaluées à 187 trillion m3. Le moins que l’on puisse dire c’est donc que le gaz de schiste, c’est tout sauf une ressource d’appoint. En revanche, l’extraction du fameux gaz pose quelques problèmes pratiques et financiers qui sont loin d’être négligeables : primo, il est emprisonné dans des roches (des schistes argileux sédimentaires [3]) peu perméables qui ne permettent pas d’obtenir un débit suffisant pour rentabiliser un forage et ce, d’autant plus que, secundo les fameuses roches se trouvent en général à bonne profondeur et sur des surface relativement étendues. Bref, il y a encore une dizaine d’années, peu de gens croyaient à une exploitation industrielle rentable du gaz de schiste.

Mais George P. Mitchell, lui, y a cru dur comme fer. Né en 1919 d’un couple d’immigrants grecs, c’est l’homme qui va changer la donne. Diplômé de l’université Texas A&M avec une spécialisation en géologie et en ingénierie pétrolière, Mitchell se lance dans l’industrie et, en 1946, fonde la Mitchell Energy & Development. Quand, dans les années 1970, les deux premiers chocs pétroliers propulsent le prix du baril au-delà des 20 dollars (en dollars courants), Mitchell commence à étudier la possibilité d’exploiter les gaz de schistes. Au cours des années 1980-90, il va tester des combinaisons de techniques connues de longue date mais qui n’avaient, jusqu’à ce jour, jamais été combinées ensembles sur la formation géologique de Barnett Shale (Texas).

La première de ces techniques, connue depuis le XIXème siècle, c’est celle du forage horizontal qui permet, à partir d’un seul puits de chercher du gaz ou du pétrole sur une zone plus large. Le seconde, c’est la fracturation hydraulique (ou « fracking ») ; une méthode qui consiste à injecter du liquide dans la roche pour la fracturer et permettre ainsi au gaz ou au pétrole emprisonné à l’intérieur de s’écouler plus facilement. Mitchell l’améliorera en ajoutant du sable à l’eau pour maintenir les fissures ouvertes. Mais son véritable coup de génie c’est de combiner ces deux techniques dans le but de rentabiliser l’extraction du gaz de schiste. Et après deux décennies d’effort, il va y parvenir.

Nous sommes donc au tournant du millénaire et les prix du gaz naturel font de nouveau une embardée spectaculaire. Fortes du succès de la méthode Mitchell à Barnett Shale, qui a par ailleurs été confirmé par des résultats similaires dans la formation de Fayetteville Shale (Arkansas), plusieurs entreprises se lancent dans l’aventure si bien qu’entre 2000 à 2006, la production de gaz de schiste étasunienne progresse de 17% par an pour atteindre un volume d’environ 28 milliards de mètres cubes en 2006 – soit 6% de la production totale de gaz naturel des États-Unis. Mais ce sont surtout les envolées des prix du gaz naturel aux seconds semestres 2005 et 2008 qui vont servir de véritable déclencheur à une petite révolution de l’industrie.

À chaque fois que le prix de quelque chose monte, on voit invariablement ressortir les mêmes théoriciens malthusiens qui viennent nous expliquer que nous allons bientôt manquer de tout, qu’il y a trop de gens sur terre, qu’il faut décroître de notre plein grès sans quoi Mère Nature nous y forcera bientôt. On assiste à un ballet de géologues, de sociologues, de physiciens, de mathématiciens et – bien sûr – de politiciens trop heureux d’avoir une gigantesque catastrophe à nous vendre pour justifier une intervention massive de l’État dans nos vies. Ces gens sont, en général, tout à fait compétents dans leurs domaines respectifs [4] mais en matière d’économie, ils sont en général parfaitement analphabètes. Ce qu’un économiste sait c’est que quand le prix d’une ressource augmente les consommateurs de cette ressource sont incités à consommer moins ou autre chose tandis que les producteurs reçoivent une très forte incitation à investir pour trouver de nouveaux gisements, améliorer leurs productivité ou – à défaut – développer une ressource alternative.

Et c’est exactement ce qu’il va se passer au début des années 2000 dans l’industrie du gaz naturel aux États-Unis. Avec des prix historiquement élevés, c’est toute une industrie qui va soudain trouver très profitable d’investir dans la méthode de Mitchell pour exploiter du gaz de schiste. En quelques années, les exploitations vont se multiplier comme des petits pains dans les gisements de Haynesville, de Marcellus, de Woodford, de Eagle Ford et d’ailleurs si bien qu’entre 2006 et 2010, la production de gaz de schistes étatsunienne progressera de 48% par an en moyenne. En 2010, ce sont ainsi près de 136 milliards de mètres cubes qui sont extraits du sous-sol ; soit 23% de la production totales des États-Unis.

Bien sûr, cette augmentation de la production s’est traduite par une baisse des prix : depuis 2009, les futures gaz naturel du CME se négocient aux alentours des 4 dollars, leur niveau le plus bas depuis dix ans (ajusté de l’inflation). Et pendant ce temps, alors que le gouvernement des États-Unis continue à brûler des milliards de dollars en subventions [5] pour les énergies dites « renouvelables », « durables » ou « vertes » et autres lubies de politiciens biens nourris par les lobbies, les entreprises minières embauchent à tour de bras et, par ricochet, relancent les aciéries, les transports ferroviaires et – d’une manière générale – l’économie d’États comme la Louisiane, le Dakota du nord, le Texas, la Virginie occidentale ou la Pennsylvanie. Dans le cas de cette dernière, par exemple, on estime le nombre d’emplois créés par cette nouvelle activité quelque part entre 44 000 et 72 000 ; dans le conté de Bradford, le taux de chômage qui était de 10% en 2009 a été divisé par deux depuis grâce à l’exploitation du gisement de Marcellus Shale.

Selon les plus récentes projections de la Energy Information Administration (EIA), avec un volume de production de près de 150 milliards de mètres cubes, le gaz de schiste pourrait représenter dès cette année un quart de la production américaine. Et c’est probablement loin d’être fini puisque dans son rapport 2001 [6], la même EIA réévaluait les réserves de gaz de schiste techniquement exploitables aux États-Unis de 9,8 trillions de m3 à – tenez vous bien – 23,4 trillions. À horizon 2035, l’EIA estime que le gaz de schiste pourrait bien compter pour la moitié de la production US. Les prix du gaz naturel se sont d’ores et déjà désolidarisés de ceux du pétrole et on voit déjà fleurir les premiers rapports qui cherchent à évaluer les conséquences géopolitiques d’un monde ou les États-Unis sont non seulement autosuffisants mais même peut-être exportateurs ; on pense naturellement à la Russie et l’Iran.

Un petit graphique vaut mieux qu’un long discours (NB: Shale gas = gaz de schiste) :

Source: EIA, Annual Energy Outlook 2011 (page 3)

Épilogue : encore selon l’EIA, la France détiendrait – avec la Pologne – les plus importantes ressources de gaz de schiste techniquement recouvrables en Europe ; un total estimé à 5 trillions de mètres cubes (sans compter les réserves d’huile de schiste qui vont avec) soit un bon siècle de consommation au rythme actuel. Malheureusement, en France, on a du gaz de schiste mais on n’a pas de bonnes idées : non seulement vous n’êtes propriétaire de votre sous-sol que s’il est vide [7] mais en plus, le 30 juin 2011, alors que les polonais se frottaient les mains, nous sommes le premier pays à avoir interdit la fracturation hydraulique jugée trop polluante par l’habituel quarteron de bobos-écolos adeptes du principe de précaution à outrance [8]. La machine à perdre est en marche, rien ne saurait l’arrêter…

http://www.contrepoints.org/2011/11/17/56056-les-succes-de-lexploitation-du-gaz-de-schiste

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adamev



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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Sam 07 Jan 2012, 15:38

Géraud a écrit:
Plutôt que d'abîmer le Languedoc (par une exploitation minière insensée),dont la vocation touristique est évidente,on pourrait peut-être essayer de pourvoir les 250 000 offres d'emplois qui ne trouvent pas preneurs en France!

Allez donc voir ce lien : http://www.cadremploi.fr/edito/actu-et-conseils/actualites/l-edito/d/1/la-fabuleuse-legende-des-emplois-vacants.html
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Sam 07 Jan 2012, 16:38

Fabrice, vos êtes jeune, vous êtes en admiration devant la création de Dieu – rassurez-vous je vous suis complètement ! – et sûrement vous souhaiteriez admirer cette Terre pendant de très, très, longues décennies en espérant que l’énergie qu’elle renferme ne sera tarie que dans… des siècles ! Dieu par Son projet nous a donné la possibilité d’accéder à la connaissance du bien et du mal (Genèse). Nous avons utilisé la science, la technologie, certes pour faire beaucoup de belles choses, mais souvent aussi nous avons dérapé (voir encore très récemment en génie génétique).

Vous avez l’air d’en avoir après les écolos. J’étais persuadé comme eux, et comme beaucoup d’autres, que cette course folle au nucléaire (pour une consommation de plus en plus grande – à tous les niveaux – si chère à notre société hyper-libérale), sans prendre suffisamment de précautions, en négligeant excessivement la sécurité – avec privatisation de certaines activités (…..), sous-traitance, et donc non maîtrise totale – et les impondérables dans une activité pourtant si dangereuse – le cœur de la matière), nous amènerait à des catastrophes.

Ont-ils eu tort les écolos ne nous avoir prévenus ?

Voyez l’apocalypse de saint Jean :
Ap 8:10- Et le troisième Ange sonna... Alors tomba du ciel un grand astre, brûlant comme une torche. Il tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources ;
Ap 8:11- l'astre se nomme "Absinthe" : le tiers des eaux se changea en absinthe, et bien des gens moururent de ces eaux devenues amères.
Savez-vous comment se traduit le mot absinthe ? Je vous laisse chercher.

Je ne suis pas contre le nucléaire, j’ai un esprit scientifique et je sais qu’il est très utile, mais il nous faut tirer les leçons de l’expérience et ne pas nous prendre pour des dieux en pensant qu’on peut tout faire et n’importe comment, a fortiori dans une société basée sur le profit.

Sur l’exploitation du gaz de schiste vous avez votre avis et j’ai le mien. Et d’après moi en France, dans un si petit territoire, il ne faut pas se lancer là-dedans tête baissée sans y avoir au préalable mûrement réfléchi. Voilà, c’est ce que je pense. J’ajoute que je le pense fortement et je voulais donner mon opinion. Après, heureusement, chacun a la sienne.
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Sam 07 Jan 2012, 17:15

Ap 8:10- Et le troisième Ange sonna... Alors tomba du ciel un grand astre, brûlant comme une torche. Il tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources ;
Ap 8:11- l'astre se nomme "Absinthe" : le tiers des eaux se changea en absinthe, et bien des gens moururent de ces eaux devenues amères.

Artemisia absinthium

Absinthe, ou Aluine, ou Armoise Absinthe ou Armoise amère ou Herbe aux vers ou Herbe sainte.

Je voulais dire : comment traduit-on le mot absinthe en ukrainien ? Tout simplement par tchernobyl.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Sam 07 Jan 2012, 17:18

Je partage l'avis de Philippe, Pétrole, gaz de schiste, c'est blanc bonnet / bonnet blanc pour ce qui est de l'empreinte CO².

Seul le Nucléaire a un impact contre cet effet.


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Arnaud
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Sam 07 Jan 2012, 17:41

adamev a écrit:
Géraud a écrit:
Plutôt que d'abîmer le Languedoc (par une exploitation minière insensée),dont la vocation touristique est évidente,on pourrait peut-être essayer de pourvoir les 250 000 offres d'emplois qui ne trouvent pas preneurs en France!

Allez donc voir ce lien : http://www.cadremploi.fr/edito/actu-et-conseils/actualites/l-edito/d/1/la-fabuleuse-legende-des-emplois-vacants.html

Exactement. Moi qui vit la précarité depuis longtemps, je confirme, notamment par rapport à la restauration : c'est le turn-over continu et voulu...
Je cite :
Enfin, les chercheurs du CEE se sont penchés sur les
fameux secteurs pénuriques et notamment les plus célèbres d’entre eux :
l’hôtellerie-restauration et le BTP. Et de s’apercevoir que les
problèmes de recrutement du bâtiment ont été résolus et, ce, pour une
raison toute simple : sans main d’œuvre, les entreprises auraient
périclité. Du coup, les conditions de travail ont été améliorées, les
avantages sociaux augmentés, les salaires gonflés, et les candidats ont
afflué. CQFD. Quant à la restauration, elle propose toujours des
horaires pas possibles, pour des rémunérations pas possibles non plus.
Peut-être parce que son souci d’emplois non pourvus n’est pas si
critique qu’on le dit.


Que celui qui n'a jamais chômé me jette la première pierre... Il le fera parce qu'il ne sait pas ce que c'est...
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Sam 07 Jan 2012, 17:51

Ce débat fait jaser ici, au Québec. Beaucoup sont contre. Moi, je n'ai pas d'opinion, ne connaissant pas vraiment le sujet... Confused
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Pierre75



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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 02:18

Bonsoir Philippe,
j'ai vu quelques reportages sur les gaz de schistes, qui semblent très voraces en eau ; on y voit des lacs entiers d'eaux polluées au Canada par les gaz et leurs résidus...
Y a-t-il des solutions pour éviter cette pollution de l'eau?
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denis



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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 03:19

Petit messager a écrit:
Fabrice, vos êtes jeune, vous êtes en admiration devant la création de Dieu – rassurez-vous je vous suis complètement ! – et sûrement vous souhaiteriez admirer cette Terre pendant de très, très, longues décennies en espérant que l’énergie qu’elle renferme ne sera tarie que dans… des siècles ! Dieu par Son projet nous a donné la possibilité d’accéder à la connaissance du bien et du mal (Genèse). Nous avons utilisé la science, la technologie, certes pour faire beaucoup de belles choses, mais souvent aussi nous avons dérapé (voir encore très récemment en génie génétique).

Vous avez l’air d’en avoir après les écolos. J’étais persuadé comme eux, et comme beaucoup d’autres, que cette course folle au nucléaire (pour une consommation de plus en plus grande – à tous les niveaux – si chère à notre société hyper-libérale), sans prendre suffisamment de précautions, en négligeant excessivement la sécurité – avec privatisation de certaines activités (…..), sous-traitance, et donc non maîtrise totale – et les impondérables dans une activité pourtant si dangereuse – le cœur de la matière), nous amènerait à des catastrophes.

Ont-ils eu tort les écolos ne nous avoir prévenus ?

Voyez l’apocalypse de saint Jean :
Ap 8:10- Et le troisième Ange sonna... Alors tomba du ciel un grand astre, brûlant comme une torche. Il tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources ;
Ap 8:11- l'astre se nomme "Absinthe" : le tiers des eaux se changea en absinthe, et bien des gens moururent de ces eaux devenues amères.
Savez-vous comment se traduit le mot absinthe ? Je vous laisse chercher.

Je ne suis pas contre le nucléaire, j’ai un esprit scientifique et je sais qu’il est très utile, mais il nous faut tirer les leçons de l’expérience et ne pas nous prendre pour des dieux en pensant qu’on peut tout faire et n’importe comment, a fortiori dans une société basée sur le profit.

Sur l’exploitation du gaz de schiste vous avez votre avis et j’ai le mien. Et d’après moi en France, dans un si petit territoire, il ne faut pas se lancer là-dedans tête baissée sans y avoir au préalable mûrement réfléchi.

Ha nous les jeunes... incorrigibles ^^
On est fougueux, espiègle... c'est rigolo ^^


Petit messager a écrit:
Voilà, c’est ce que je pense. J’ajoute que je le pense fortement et je voulais donner mon opinion. Après, heureusement, chacun a la sienne.

Je n'aurai pas dit mieux Petit messager ;)
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 10:32

Pierre75 a écrit:
Bonsoir Philippe,
j'ai vu quelques reportages sur les gaz de schistes, qui semblent très voraces en eau ; on y voit des lacs entiers d'eaux polluées au Canada par les gaz et leurs résidus...
Y a-t-il des solutions pour éviter cette pollution de l'eau?

Des reportages comme Gasland ? Si c'est le cas, c'est de la propagande écologiste.

En fait l'exploitation d'un puits de gaz de schiste n'est pas plus vorace en eau que l'entretien d'un terrain de golf ou l'irrigation d'une exploitation de maïs.

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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 10:43

Philippe Fabry a écrit:
On pourrait aussi commencer à exploiter les (au bas mot) 400 milliards de dollars de gaz de schiste de la région montpelliéraine. Cela nous permettrait d'économiser plusieurs dizaines de milliards de dollars par an d'importations énergétiques (sans parler des probables réserves du bassin parisien).

Le problème c'est que la région Languedoc Roussillon est en train les mains de la gauche qui est proche des écolo-coco...
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 12:42

« Gardez par la sagesse ce que vous avez acquis par l'enthousiasme. » ;) (Condorcet).

« Prudence est mère de sureté. »



http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_de_schiste#Bilan_en_termes_d.27.C3.A9missions_de_gaz_.C3.A0_effet_de_serre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_de_schiste#Controverses_sur_les_impacts_et_le_bilan_environnemental

http://fr.wikipedia.org/wiki/Controverses_sur_le_gaz_de_schiste#Impacts_av.C3.A9r.C3.A9s_ou_suspect.C3.A9s

http://fr.wikipedia.org/wiki/Controverses_sur_le_gaz_de_schiste#Demandes_et_injonctions_de_l.27agence_am.C3.A9ricaine_de_protection_de_l.27environnement

http://fr.wikipedia.org/wiki/Controverses_sur_le_gaz_de_schiste#Controverse_au_Qu.C3.A9bec

http://www.20minutes.fr/article/679692/planete-des-documents-confidentiels-dangers-gaz-schiste-publies-new-york-times

http://www.bape.gouv.qc.ca/sections/mandats/Gaz_de_schiste/documents/DM87.pdf

http://water.epa.gov/type/groundwater/uic/class2/hydraulicfracturing/upload/hydrofrac_halliburton_cover_letter_11-9-2010.pdf

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Scrogneugneu



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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 14:58

Philippe Fabry a écrit:
On pourrait aussi commencer à exploiter les (au bas mot) 400 milliards de dollars de gaz de schiste de la région montpelliéraine. Cela nous permettrait d'économiser plusieurs dizaines de milliards de dollars par an d'importations énergétiques (sans parler des probables réserves du bassin parisien).
au pire on conserve une excellente réserve stratégique pour plus tard, quand bc moins de pétrole, avec peut-être des nouvelles techniques d'extraction encore meilleures.

pétrole et gaz sont-il chers à l'heure actuel ? bc disent que non.

je pense que l'on peut "se sortir" de la situation actuelle sans faire appel à une manne providentielle.
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Raphaël



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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 15:25

Scrogneugneu a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
On pourrait aussi commencer à exploiter les (au bas mot) 400 milliards de dollars de gaz de schiste de la région montpelliéraine. Cela nous permettrait d'économiser plusieurs dizaines de milliards de dollars par an d'importations énergétiques (sans parler des probables réserves du bassin parisien).
au pire on conserve une excellente réserve stratégique pour plus tard, quand bc moins de pétrole, avec peut-être des nouvelles techniques d'extraction encore meilleures.

pétrole et gaz sont-il chers à l'heure actuel ? bc disent que non.

je pense que l'on peut "se sortir" de la situation actuelle sans faire appel à une manne providentielle.

salut C'est exactement mon opinion là-dessus !
On exploitera le gaz de schiste lorsque la situation deviendra vraiment critique. En attendant, l'homme doit régner avec tempérance sur la création. Les réserves nous serviront d'autant plus la veille d'un embargo ou que sais-je, plutôt que de l'extraire avec des moyens destructeurs comme c'est la cas actuellement, mettant en péril ce qui fait de la France le pays le plus touristique au monde.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 15:32

Scrogneugneu a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
On pourrait aussi commencer à exploiter les (au bas mot) 400 milliards de dollars de gaz de schiste de la région montpelliéraine. Cela nous permettrait d'économiser plusieurs dizaines de milliards de dollars par an d'importations énergétiques (sans parler des probables réserves du bassin parisien).
au pire on conserve une excellente réserve stratégique pour plus tard, quand bc moins de pétrole, avec peut-être des nouvelles techniques d'extraction encore meilleures.

On ne peut pas raisonner comme cela. En exploitant le gaz de schiste et en nourrissant ainsi l'économie pendant des années, il est fort probable que chez les autres apparaîtront des progrès techniques, jusqu'au jour où le gaz de schiste sera dépassé parce que l'on aura découvert encore d'autres sources d'énergie.
Résultat on aura l'air bien nouilles avec notre gaz de schiste qui ne servira plus à rien : certes nous bénéficierons nous aussi des nouvelles technologies, mais en attendant nous aurons eu, côté gaz de schiste, un considérable manque à gagner.

_________________
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Raphaël



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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 15:58

Ou on peut raisonner différemment : lorsqu'on aura épuisé tout notre gaz de schiste, et qu'on aura trouvé d'autres sources d'énergies, on aura l'air bien nouilles avec nos nappes phréatiques polluées, le bétail malade, les campings et villages-vacance désertés, etc. Votre texte est assez intéressant, mais il a aussi son côté propagande : il tait tout revers écologique des démarches, si ce n'est qu'une allusion culpabilisante à la fin d'une interdiction d'état, forcée par des "bobo-écolos". Pas très objectif.

Pour en revenir à la souche du sujet, tout dépend de ce qu'on recherche, personnellement, j'estime l'économie comme un moyen et non une fin; si la situation est désespérée au point que l'ultime solution soit le recours au gaz de schiste; d'accord. Mais tant qu'on peut faire sans, alors faisons sans.
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 16:59

Je suis entièrement de ton avis, Raphaël.

Fabrice, désolé, mais moi aussi j'avais pensé à cela : je pense que c'est plutôt vous qui faites de la propagande et non tous ceux qui sont opposés à votre thèse et que vous regroupez sous l’appellation d'écolos propagandistes.

C'est drôle mais j'ai l'impression qu'on raisonne comme si la durée de vie de la Terre était éternelle, comme si elle pouvait se régénérer à chaque fois qu’on l’abîme « un peu » plus Si c'était le cas ça se saurait, et tous les dégâts qu'on peut déjà y voir n’existeraient pas. Vous mettez pourtant en signature : "Les désastres nous enseignent l'humilité" non ?
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 17:50

Interdiction du gaz de schiste ?

Publié le 18/04/2011



Sous la pression médiatique de quelques figures écologistes en vue, le gouvernement s’apprête à soutenir une loi proposée par un député UMP, Christian Jacob, qui vise à prohiber toute exploration et exploitation de gaz de schistes en France par utilisation des techniques de fracturation hydraulique (voir le projet de loi). Dès le mois de février, Nathalie Kosciusko Morizet avait fait prononcer un moratoire sur les forages. Le projet de loi sera discuté par l’assemblée le 10 mai 2011.

Naturellement, José Bové et quelques autres représentants de la mouvance éco-régressiste se félicitent de ces reculades, évidemment qualifiées d’ « avancées ». Les gaz de schistes, voilà le nouvel ennemi que certains ont décidé d’abattre. Une véritable campagne visant à effrayer les populations sur « les dangers du gaz de schiste » a été lancée par diverses associations écologistes, opération de communication dont le point d’orgue est un film documentaire appelé « Gasland », dont nous reparlerons.

Résultat, après quelques manifestations de colère d’activistes anti-schistes et de riverains des gisements, le gouvernement se réfugie derrère le principe de précaution et baisse sa culotte devant les revendications prohibitionnistes.

Un préjudice de plusieurs centaines de milliards

Ainsi sont prises les décisions en République Pétocharde de France.

Les réserves de gaz de schistes sous notre sol sont pour l’instant estimées « prudemment », faute d’exploration complémentaires, à 2400 milliards de m3 de gaz naturel extractibles selon les technologies connues, autour de Montpellier. D’autres réserves non encore chiffrées mais possiblement considérables seraient enfermées dans le sous-sol du bassin parisien. Par analogie avec des gisements de taille inférieure, tel que celui découvert à Tamar en Israel (et que les entreprises de l’État Hébreu vont exploiter, elles), ont peut estimer très prudemment la valeur plancher du gisement de Montpellier-Montélimar à 400 milliards de dollars. En fait, la valeur estimée est beaucoup plus élevée aux cours actuels (800 milliards), mais comme on découvre de ces gaz un peu partout, le cours devrait tendre à baisser à monnaie constante. Mais cela reste une somme tout à fait considérable.

Puisque l’État Français s’arroge la propriété du sous-sol dès qu’une ressource exploitable s’y trouve, interdire l’exploitation de ce gaz revient à stériliser un patrimoine de 400 milliards au bas mot. C’est un peu comme si le gouvernement décidait de fermer autoritairement environ 2 millions de logements pour en empêcher toute exploitation commerciale, ou de prononcer la fermeture administrative de toutes les entreprises artisanales du pays : une spoliation pure et simple, et un atterrant gaspillage d’opportunités.

Selon la DGEMP (Direction Générale de l’Énergie et des Matières Premières), la France a importé 44 Milliards de mètres cubes en 2006, devrait en importer 66 en 2020, et 78 en 2030. Les réserves estimées pour le seul bassin du Roussillon représentent donc une grosse quarantaine d’années d’importations.

Certes, le texte de loi n’interdira pas formellement l’exploitation, mais il prohibe l’usage de la seule technologie aujourd’hui capable d’extraire ces gaz, à savoir, je cite : « l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux non conventionnels, par des forages verticaux comme par des forages horizontaux suivis de fracturation hydraulique de la roche, sont interdites sur le territoire national. » – Par conséquent, l’exploitation de ces richesses est subordonnée à une rupture technologique dont on ne sait absolument pas si elle a une chance de se produire demain ou dans 20 ans. Il ne faut donc pas s’y tromper, en l’état actuel, l’adoption de cette loi constituerait un arrêt de mort de la filière des gaz de schistes en France, puisqu’aucun exploitant sur notre sol n’aurait les moyens de financer la R&D nécessaire à l’éclosion de nouvelles technologies d’exploration.

Quelles sont les raisons qui motivent une telle stérilisation de richesses de la part de nos politiciens ?

Vous vous en doutez : c’est la crainte de conséquences environnementales néfastes qui pousse nos édiles à appliquer le principe de précaution. Ces craintes sont elles fondées ?

La fracturation hydraulique des roches profondes : coupable ?

Le présumé problème provient de la technologie employée, la fracturation hydraulique des roches profondes, indispensable pour séparer le gaz emprisonné dans des micropores de schistes, de sa roche « hôtesse » et le faire remonter à la surface. Il faut noter que cette technique, constamment perfectionnée depuis les années 40, est utilisée couramment depuis 40 ans dans le domaine de l’extraction pétrolière, dans certains types de gisements, sans que personne ne s’en émeuve.

Cette technologie utilise de l’eau, du sable, et des adjuvants chimiques (environ 0.5% de la solution – Liste PDF ici), dont la plupart ont de nombreux usages grand public, comme la gomme de Guar, que l’on trouve dans… les crèmes glacées. Mais je ne puis être certain que toutes les substances indiquées soient totalement sans risque dans les conditions d’emploi considérées.

Plutôt que de vous infliger un long papier sur les méthodes de fracturation hydraulique des roches, j’invite les lecteurs qui le désirent à visionner cette vidéo pédagogique du gazier canadien EnCana, certes en anglais, mais très facile à suivre.

La crainte agitée par les adversaires de l’exploitation des gaz de schistes est que tant le gaz que les adjuvants chimiques remontent par capillarité des couches profondes vers les nappes aquifères plus élevées, plutôt que par le tuyau de forage qui est, lui, sécurisé. En outre, la fracturation des roches utiliserait d’immenses quantités d’eau, et la création des puits gaspillerait des ressources fossiles importantes.

Naturellement, écologistes et industriels se rendent coup pour coup, les premiers accusant les seconds de sacrifier la nature pour du profit à court terme, les seconds traitant les premiers de menteurs défendant un agenda politique anti-capitaliste. Je schématise, bien sûr.

Ainsi, le documentaire « GasLand », produit par un certain Josh Fox, a été nominé aux oscars, et montre une vision apocalyptique de notre monde lorsque les roches fracturées auront libéré de véritables poisons vers nos nappes phréatiques, condamnant des générations entières à boire une eau durablement polluée.

Ce à quoi une association américaine des producteurs d’hydrocarbures, l’EID, (qui comprend surtout des PME, pas des « too big to fail ») répond par une traditionnelle séance de « debunking », c’est à dire de recensement de tous les mensonges ou omissions contenus dans le documentaire, sources à l’appui. Et il semblerait qu’effectivement, Josh Fox n’ait pas grand chose à envier à Michael Moore ou Al Gore, dès qu’il s’agit de déformer la réalité.

Naturellement, les écologistes affirment qu’ils ont eux mêmes « démystifié la démystification« , et le match continue par blogs interposés. Alors qui croire ?

Quand le débat rationnel cède la place aux attaques ad hominem

Naturellement, le réfutation de l’EID par les écologistes n’attaque pas uniquement le message mais aussi le messager : la réfutation de GasLand, selon eux, provient d’une organisation professionnelle de pétroliers et gaziers, donc ces gens-là sont intéressés donc il ne faut pas les écouter.

Cet argument, fréquemment utilisé, est pernicieux. En effet, ce sont justement chez ces professionnels que l’on trouve la plus forte concentration d’ingénieurs et de chercheurs compétents sur les techniques de fracturation de roches. Leur faire en toute occasion un procès d’intention pour « biais d’intéressement », afin de pouvoir refuser la prise en compte de leurs arguments sans contre-argumenter, relève donc d’une forme de terrorisme intellectuel visant à empêcher tout débat sur des bases saines et à éliminer de la discussion un des rares points de vue réellement scientifiquement informé.

Voici un exemple emblématique de ce terrorisme.

Un géologue de l’État de New York, Langhorne « Taury » Smith, professeur de géologie de haut niveau aux multiples publications et distinctions, a osé déclarer à la presse qu’après trois années d’études approfondies, il concluait que les dangers imputés à la fracturation hydraulique des roches étaient très exagérés. Pour ces propos, il se voit sanctionné par le département de l’éducation de l’État de New York, et interdit de déclarations à la presse par son employeur suite à une campagne de dénigrement de diverses organisations écologistes.

Ce monsieur Taury Smith est-il un suppôt d’Exxon Mobil ? Non. Smith se définit lui-même comme un « gauchiste très inquieté par le changement climatique », et estime que la fracturation des roches doit être fortement encadrée par le département de la conservation de l’environnement, parce que « ni les industriels, ni les organisations écologistes, ne peuvent être objectives ».

Pas vraiment le portrait type du lobbyste à la solde d’Halliburton… Et que dit-il, ce monsieur ? Extraits d’un article du Times Union :

« (T. Smith) a examiné la science de la fracturation des schistes pendant 3 ans et n’a pas trouvé de cas dans lesquels le processus a engendré une contamination des nappes, (contrairement aux) affirmations des groupes opposés à la fracturation. Les problèmes de contamination relevés près de forages n’ont pas été causés par les forages eux mêmes mais par des incidents comme il s’en produit souvent »

« (les opposants) font comme si les pires scénarios des pires incidents allaient devenir la norme »

« (la fracturation) est un sujet porteur pour les organisations écologistes pour lever des fonds »

« La consommation d’eau d’un complexe d’exploration est 2 à 3 fois moins élevée que la quantité d’eau qui sert à arroser les terrains de golf »

Parmi les arguments des opposants à la libre expression du Pr. Smith, on retrouve une fois encore en bonne place le fait qu’il ait été engagé comme consultant occasionnel pour des compagnies pétrolières : eh oui, les pétroliers, lorsqu’ils cherchent des gens compétents, ne s’adressent pas aux débutants endoctrinés généralement recrutés par les organisations écologistes mais à des gens expérimentés, de haut niveau qui s’intéressent d’abord aux faits et à la science, et ensuite à la politique.

Sinon, les critiques envers Smith relèvent essentiellement de l’émotionnel et manquent cruellement d’arguments de fond. Le comble du ridicule est atteint par une certaine Stéphanie Low, manager musicale de profession, et activiste au sein du groupe « anti-fracturation » du Sierra Club, une des plus puissantes ONG vertes des USA, qui a déclaré à propos de T. Smith, que « travaillant pour l’industrie gazière, il lui est difficile de se rendre compte que la plupart de ses constats ne sont pas supportés par les faits. Peut-être ne lit-il pas le New York Times ? ».

C’est à pleurer : pour ces gens-là, un géologue professionnel devrait apprendre son métier dans un organe de presse généraliste naturellement orienté à gauche, et faire fi de tout ce que ses travaux de recherche lui ont apporté… Pathétique.

En face, M. Hobbs, le président de l’American Geological Institute, fédération forte de 120 000 membres, excusez du peu, a défendu Taury Smith, condamnant une « diffamation » (le terme employé, « character assassination », est nettement plus fort que sa traduction automatique) de la part de ses nouveaux adversaires idéologues, en estimant que le département de l’éducation de New York devrait être fier de compter un homme de la valeur dans ses rangs, qualifiant son savoir et son travail d’ « extraordinaires », et louant son objectivité et son a-politisme.

Comme le conclut le Times Union, qui a couvert l’affaire, « une politique publique basée sur une bonne information ne naîtra pas en réduisant au silence les opinions divergentes » …

Bref, on retrouve dans cette affaire le même type de comportement hargneux ad hominem des organisations éco-régressistes vis-à-vis des « dissidents » qu’en matière de changement climatique. Le traitement infligé à Taury Smith ne diffère guère de celui qu’a dû subir Richard Lindzen, un éminent climatologue aux multiples palmes académiques qui a claqué la porte du GIEC, considérant que cette organisation n’avait plus rien de scientifique.

Voilà le type de procédés auxquels les gens qui n’adhèreront pas à la doxa intégriste verte doivent s’attendre à être confrontés*…

Mais à choisir entre des scientifiques confirmés qui tiennent un discours raisonnable et équilibré, et des activistes prompts à se lancer à la chasse à l’homme dès que l’argumentation rationnelle et scientifique contredit leurs outrances, le bon sens commande d’être plus méfiant vis-à-vis des seconds que des premiers !

Quels sont les risques ?

Cela veut-il dire que les forages ne comportent aucun risque ? Non, le risque zéro n’existe pas. Ainsi, dans un cas célèbre repris par Gas Land, celui de Dimmock, en Pennsylvanie, une nappe phréatique a été contaminée par des gaz s’échappant d’un puits dont le scellement extérieur de ciment avait été très mal fait. La technique d’hydrofracturation n’est pas en cause ici, cela aurait pu se produire dans n’importe quel puits de gisement traditionnel. La compagnie responsable du dommage a été condamnée à payer deux fois la valeur de leur maison aux propriétaires lésés, soit 4 millions de dollars au total.

De même, dans certains puits, la réglementation (exprimée en termes de moyens et non de résultats… toujours le même problème) permettait aux foreurs de limiter la profondeur de la protection en ciment du tuyau de forage peu en dessous des aquifères. Il est évident que certaines compagnies pourraient privilégier le rendement à court terme et se retrancher derrière une réglementation mal faite pour échapper à leurs obligations environnementales. D’où la nécessité que les réglementations se focalisent sur les résultats, et que certaines compagnies ne puissent exciper de leur bonne entente avec les régulateurs pour échapper à d’éventuelles poursuites en cas de manquements. Ces craintes-là, compte tenu de certaines dérives oligarchiques de nos sociétés, sont légitimes. Mais elles sont un problème institutionnel, pas un problème technique lié à la fracturation des schistes proprement dite.

Il faut savoir que les couches de gaz de schistes sont situées plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de mètres en dessous des aquifères, et qu’une partie des couches situées au dessus des poches de gaz sont généralement imperméables, sans quoi la poche de gaz n’aurait pu se former. Il est donc infiniment peu probable que des contaminations puissent se produire par remontée capillaire des gaz ou des produits de fracturation.

Et dans tous les cas, ces contaminations, déjà rares, ne seront pas la norme. Les technologies progressent, et rien n’interdit aux services de contrôle environnemental de surveiller la qualité des nappes proches des puits et de fermer d’urgence un puits si le moindre risque de contamination apparait.

Les compagnies qui extraient le gaz d’un puits auront à coeur de ne pas avoir à payer trop souvent 4 millions de dommages à des riverains, car la rentabilité du puits concerné se trouvera alors réduite à néant. Il est donc probable que des incidents tels que ceux de Dimmock provoquent une amélioration des processus de sécurisation des forages, et rien n’interdit, là encore, des services compétents d’exercer un contrôle.

D’une façon générale, les USA exploitent les gaz de schistes depuis plusieurs années, et les rares incidents qui se sont produits n’ont pas provoqué de catastrophe sanitaire ou écologique, et ont donné lieu, comme il se doit, à des réparations assorties de dommages.

Interdire l’exploitation des gaz de schistes, une hérésie économique

L’interdiction d’exploitation que projettent les députés français, dans ces conditions, apparait comme une sur-réaction fondée sur la peur et non sur la science, qui aboutirait, si la loi était votée, et elle devrait l’être, à stériliser dans notre sol une richesse immense, richesse qui nous permettrait, en outre, de nous affranchir d’importations de certains pays avec lesquels se trouver en situation de dépendance énergétique n’est pas réellement confortable.

Barricader l’accès à 400 milliards de richesses par peur d’incidents rares dont les coûts se chiffreraient, s’ils se produisaient, au pire, en millions, voilà bien la preuve de la faillite intellectuelle et morale de nos élites. Le raisonnement est aussi stupide que si le gouvernement prétendait nous interdire de prendre une automobile parce qu’il y a 4000 morts par an sur les routes. Continuons à importer le gaz sous le contrôle de MM. Poutine et consorts, puisque dépendre de ce régime primesautier et très à cheval sur les droits de l’homme pour notre approvisionnement énergétique est sans doute bien moins risqué que l’usage des dernières technologies de fracturation en cours de développement, si j’ai bien compris…

Les promoteurs politiques de l’interdiction, les éco-activistes de la régression, agissent une fois de plus de façon criminelle en la matière, utilisant tour à tour mensonge, déformations, et intimidations si nécessaires pour tenter de faire taire les opinions de bon sens.

La propriété, solution de bon sens

Ceci dit, la législation minière française et l’organisation sociale de notre pays donnent un sérieux coup de main à ces malfaisants, pour leur permettre de recruter des légions d’opposants à bon compte.

En effet, comme le souligne Max Falque, aux USA, les propriétaires du sol sont aussi propriétaires du sous-sol, et les propriétaires fonciers bénéficient donc, par la perception de loyers, des produits financiers de l’extraction des richesses du sous-sol, laquelle est souvent opérée par des petites entreprises, des « wildcatters », et pas uniquement par des géants côtés en bourse. Par conséquent, les propriétaires sont en position de force pour imposer des résultats environnementaux respectueux des aquifères aux Wildcatters. En cas de dégâts comme à Dimmock, la justice peut facilement évaluer les torts et imposer, en outre de la juste réparation, des dommages punitifs. Enfin, tout porte à croire que l’impact paysager des puits sera fortement diminué dans les années à venir, parce que la préservation paysagère est devenue une revendication puissante des propriétaires de terrains pour autoriser les wildcatters à opérer.

En France, rien de tout cela. L’État donne des permis d’exploiter, de préférence à des grandes entreprises amies, car la bureaucratie française n’est guère avenante vis-à-vis des petits intervenants du secteur. Ces grandes entreprises feront tout, en cas de problème, pour jouer sur leurs connexions avec l’État pour s’exonérer de leurs fautes, et cela, les riverains ne le savent que trop bien. L’État touche directement les royalties d’exploitation, et la réforme de la taxe professionnelle, certes fort souhaitable, n’en a pas moins comme effet collatéral de couper tout lien entre une implantation industrielle et le budget de la collectivité voisine. Or, dieu sait que les perspectives offertes par les recettes d’une centrale nucléaire ont beaucoup fait pour aplanir les oppositions parfois violentes des activistes les plus virulents.

Les propriétaires voisins des forages de gaz de schistes en subiront tous les inconvénients, réels (vue sur les derricks, activité bruyante) ou supputés (risques phréatiques), sans aucun avantage : pourquoi accepteraient-ils que ces forages aient lieu à côté de chez eux ?

Il va de soit que rendre la propriété du sous-sol aux propriétaires du sol, et laisser aux associations de propriétaires fonciers le soin de gérer les relations contractuelles et conflictuelles le cas échéant avec les exploitants gaziers, et redonner confiance dans l’impartialité d’une justice dont nombre de français doutent, parfois à juste titre, en coupant les liens entre grands groupes et État, améliorerait considérablement l’acceptabilité des forages de gaz de schistes, et serait de nature à en accélérer grandement la fiabilisation complète.

Dans ce domaine comme dans bien d’autres, la primauté du droit de propriété sur les jeux politiques est plus que jamais une nécessité.

Que faire à court terme ?

A court terme, un tel changement paradigmatique du droit du sol ne se produira pas en France. Or, c’est le 10 mai que des décisions importantes et lourdes de conséquence doivent être examinées.

Les pouvoirs publics ne doivent pas céder à la manipulation des activistes. Des forages exploratoires visant à estimer la taille précise des gisements et à évaluer la composition et l’épaisseur des couches séparant les schistes gaziers des aquifères, et leur imperméabilité, doivent pouvoir être conduits dès à présent.

Quant à l’exploitation, qui ne commencera pas dès demain, pourquoi ne pas demander à l’académie des sciences de conduire un travail de synthèse de 6 mois visant à faire un état des lieux objectif de l’état de la technologie, et à établir un cahier de recommandations visant à réduire au maximum les risques environnementaux imputés aux techniques de fracturation hydraulique ? Ces recommandations, issues d’un organe à la légitimité scientifique peu contestable et à la composition suffisamment diverse pour que son indépendance soit garantie, viseraient à la fois les caractéristiques minimales du substratum révélées par le forage exploratoire pour autoriser l’exploitation, ainsi que les spécifications en matière de protection des tuyaux de forage et de composition chimique des solutions de fracturation.

Les éventuelles taxes minières auxquelles les exploitants ne manqueraient pas d’être assujettis (on est en France, tout de même) devraient être perçues par les communes concernées, ce qui recréerait un lien entre l’exploitation du gaz et le bassin de vie concerné.

Enfin, il conviendrait de rappeler, quand bien même cela ne devrait pas être nécessaire si notre construction juridique avait bien vieilli, que même si un forage respecte des normes législatives, cela n’exonère en rien les foreurs d’assumer les coûts des réparations éventuelles aux riverains si un préjudice environnemental venait à se matérialiser.

Voilà qui serait plus constructif que l’application pavlovienne de l’insoutenable principe de couardise, pardon, de précaution, que l’on prétend nous imposer le 10 mai prochain, au mépris de toute forme de bon sens.

http://www.contrepoints.org/2011/04/18/21559-interdiction-du-gaz-de-schiste

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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 17:51

Oui, l'interdiction de toute recherche, même concernant des technologies plus propres est incompréhensible !

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 17:52

Petit messager a écrit:

Fabrice, désolé

Ce qui devrait vous désoler d'abord, c'est de n'être pas foutu d'appeler correctement quelqu'un qui a son nom intégralement écrit en tête de chacun de ses messages : Philippe Fabry

Où avez-vous vu que je m'appelais Fabrice ? Si vous lisez tout avec les mêmes lunettes, pas étonnant que vous en restiez à de vieilles lunes comme le partage du travail.

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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 18:15

J'ai voulu de la propagande, j'ai été servi :




"Naturellement, José Bové et quelques autres représentants de la mouvance éco-régressiste se félicitent de ces reculades..."

"...le gouvernement se réfugie derrière le principe de précaution et baisse sa culotte devant les revendications prohibitionnistes."

"Ainsi sont prises les décisions en République Pétocharde de France"

Vous êtes de ceux qui ne croient pas en l'objectivité journalistique, pas vrai... Laughing

Le gouvernement est prudent, et a raison de l'être.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 18:19


Je vois que vous évitez soigneusement les arguments avancés.

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Raphaël



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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 18:23

J'ai pas trop le temps de tout lire tout de suite, mais le début me plait assez. Je le ferais plus tard.
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 18:27

Voilà un débat qui ne devrait même pas exister, le gouvernement n'a rien à faire là dedans. Idea
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 18:37

Citation :

Sous la pression médiatique de quelques figures écologistes en vue, le gouvernement s’apprête à soutenir une loi proposée par un député UMP, Christian Jacob, qui vise à prohiber toute exploration et exploitation de gaz de schistes en France par utilisation des techniques de fracturation hydraulique (voir le projet de loi). Dès le mois de février, Nathalie Kosciusko Morizet avait fait prononcer un moratoire sur les forages. Le projet de loi sera discuté par l’assemblée le 10 mai 2011.

Naturellement, José Bové et quelques autres représentants de la mouvance éco-régressiste se félicitent de ces reculades, évidemment qualifiées d’ « avancées ». Les gaz de schistes, voilà le nouvel ennemi que certains ont décidé d’abattre. Une véritable campagne visant à effrayer les populations sur « les dangers du gaz de schiste » a été lancée par diverses associations écologistes, opération de communication dont le point d’orgue est un film documentaire appelé « Gasland », dont nous reparlerons.

Résultat, après quelques manifestations de colère d’activistes anti-schistes et de riverains des gisements, le gouvernement se réfugie derrère le principe de précaution et baisse sa culotte devant les revendications prohibitionnistes.

Un préjudice de plusieurs centaines de milliards

Ainsi sont prises les décisions en République Pétocharde de France.

lol!
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Lun 09 Jan 2012, 18:46

Philippe Fabry a écrit:
Petit messager a écrit:

Fabrice, désolé

Ce qui devrait vous désoler d'abord, c'est de n'être pas foutu d'appeler correctement quelqu'un qui a son nom intégralement écrit en tête de chacun de ses messages : Philippe Fabry

Où avez-vous vu que je m'appelais Fabrice ? Si vous lisez tout avec les mêmes lunettes, pas étonnant que vous en restiez à de vieilles lunes comme le partage du travail.

Encore désolé Philippe, ce n'était pas volontaire, j'ai fait comme un mot-valise sans m'en apercevoir. Que voulez-vous, ce doit être l'âge, Alzeimer qui approche. Bon je vous laisse sur ce sujet et sur vos arguments et retourne à mes vielles lunes et mes vieilles lunettes, ça devient fatiguant.
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 00:10

Petit messager a écrit:
Ce serait faisable sans polluer ? (ou ça le sera un jour ?).
Non.
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Fée Violine



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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 00:13

Petit messager a écrit:
je pense que c'est plutôt vous qui faites de la propagande et non tous ceux qui sont opposés à votre thèse et que vous regroupez sous l’appellation d'écolos propagandistes.

C'est drôle mais j'ai l'impression qu'on raisonne comme si la durée de vie de la Terre était éternelle, comme si elle pouvait se régénérer à chaque fois qu’on l’abîme « un peu » plus Si c'était le cas ça se saurait, et tous les dégâts qu'on peut déjà y voir n’existeraient pas. Vous mettez pourtant en signature : "Les désastres nous enseignent l'humilité" non ?
Je souscris.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 00:14

Fée Violine a écrit:
Petit messager a écrit:
Ce serait faisable sans polluer ? (ou ça le sera un jour ?).
Non.

Citation :
Quels sont les risques ?

Cela veut-il dire que les forages ne comportent aucun risque ? Non, le risque zéro n’existe pas. Ainsi, dans un cas célèbre repris par Gas Land, celui de Dimmock, en Pennsylvanie, une nappe phréatique a été contaminée par des gaz s’échappant d’un puits dont le scellement extérieur de ciment avait été très mal fait. La technique d’hydrofracturation n’est pas en cause ici, cela aurait pu se produire dans n’importe quel puits de gisement traditionnel. La compagnie responsable du dommage a été condamnée à payer deux fois la valeur de leur maison aux propriétaires lésés, soit 4 millions de dollars au total.

De même, dans certains puits, la réglementation (exprimée en termes de moyens et non de résultats… toujours le même problème) permettait aux foreurs de limiter la profondeur de la protection en ciment du tuyau de forage peu en dessous des aquifères. Il est évident que certaines compagnies pourraient privilégier le rendement à court terme et se retrancher derrière une réglementation mal faite pour échapper à leurs obligations environnementales. D’où la nécessité que les réglementations se focalisent sur les résultats, et que certaines compagnies ne puissent exciper de leur bonne entente avec les régulateurs pour échapper à d’éventuelles poursuites en cas de manquements. Ces craintes-là, compte tenu de certaines dérives oligarchiques de nos sociétés, sont légitimes. Mais elles sont un problème institutionnel, pas un problème technique lié à la fracturation des schistes proprement dite.

Il faut savoir que les couches de gaz de schistes sont situées plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de mètres en dessous des aquifères, et qu’une partie des couches situées au dessus des poches de gaz sont généralement imperméables, sans quoi la poche de gaz n’aurait pu se former. Il est donc infiniment peu probable que des contaminations puissent se produire par remontée capillaire des gaz ou des produits de fracturation.

Et dans tous les cas, ces contaminations, déjà rares, ne seront pas la norme. Les technologies progressent, et rien n’interdit aux services de contrôle environnemental de surveiller la qualité des nappes proches des puits et de fermer d’urgence un puits si le moindre risque de contamination apparait.

Les compagnies qui extraient le gaz d’un puits auront à coeur de ne pas avoir à payer trop souvent 4 millions de dommages à des riverains, car la rentabilité du puits concerné se trouvera alors réduite à néant. Il est donc probable que des incidents tels que ceux de Dimmock provoquent une amélioration des processus de sécurisation des forages, et rien n’interdit, là encore, des services compétents d’exercer un contrôle.

D’une façon générale, les USA exploitent les gaz de schistes depuis plusieurs années, et les rares incidents qui se sont produits n’ont pas provoqué de catastrophe sanitaire ou écologique, et ont donné lieu, comme il se doit, à des réparations assorties de dommages.


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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 08:45

Je peux élargir le débat à toutes les énergies Philippe ?

Allez, j'y vais tout en provoc' :Les éoliennes sont-elles moins écolos que le Nucléaire ?


Citation :
Les éoliennes accroissent-elles les émissions de CO2 ?

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/01/10/les-eoliennes-accroissent-elles-les-emissions-de-co2/#xtor=RSS-3208?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

Un vent de tempête souffle sur l'éolien outre-Manche. Lundi 9 janvier, un rapport publié par le think tank britannique Civitas a relancé le débat entre les pro et anti-turbines. L’objet du litige : cette énergie censée être propre et renouvelable se révèlerait en réalité chère et inefficace en termes de réduction des émissions de CO2 comparée au nucléaire ou au gaz. Pire, elle entraînerait davantage de rejets de gaz à effet de serre en faisant appel aux centrales à gaz ou à charbon, par à-coups, en cas de manque ou d’excès de vent.

"Il n'existe pas de justification économique à l'énergie éolienne", conclut sans ambages l’étude du cercle de réflexion indépendant, qui recommande au gouvernement britannique d’abandonner son projet de construire 32 000 turbines d’ici 2020, faute de quoi le pays serait incapable de remplir ses objectifs de réduction des émissions de CO2.

Le rapport, rédigé par l’économiste et ancien conseiller du gouvernement britannique Ruth Lea, et non-soumis à l’évaluation des pairs, se base essentiellement sur deux travaux : une étude des consultants en ingénierie Mott MacDonald (juin 2010), qui suggère que les conditions météorologiques britanniques en hiver conduisent souvent à une combinaison de temps froid avec très peu de vent, rendant les parcs éoliens incapables de rivaliser avec d'autres formes d'énergie lorsque la demande est à son plus haut ; et le rapport (octobre 2011) du physicien retraité hollandais Kees Le Pair, qui pointe une consommation accrue de carbone par l'éolien, lorsque les coûts de l'intermittence et de la construction sont pris en compte.

Trois rapports menés par des experts notoirement anti-éolien, note le journaliste du Guardian Leo Hickman, qui a décrypté l’étude de Civitas avec l’aide des internautes. Si le cercle de réflexion maintient ses assertions, les ONG contre-attaquent. Alors, quels sont les arguments économiques pour et contre ?

Les arguments contre l’énergie éolienne.

- Le problème de l'intermittence. Comme le vent est une source d’énergie ni fiable ni régulière, les turbines doivent être couplées avec une source d’électricité disponible immédiatement. Quand le vent ne souffle pas - ou souffle trop fort lors des tempêtes – le gaz, le charbon ou le nucléaire prennent ainsi le relais pour assurer un approvisionnement en électricité continu du pays. Au final, les éoliennes ne produisent de l'énergie qu'environ 30 % du temps ce qui implique des coûts économiques et écologiques élevés pour cette énergie d’appoint, estime Civitas. "En fonctionnant seules, les centrales à gaz les plus efficaces émettent moins de dioxyde de carbone que l’éolien couplé au gaz. Sans compter qu'avec l'éolien, les consommateurs payent deux fois : pour l'énergie renouvelable, et pour les combustibles fossiles qu'ils continuent à consommer", accuse le rapport.

- Les coûts additionnels. Construire des turbines produit du dioxyde de carbone, surtout pour l’offshore qui nécessite des structures massives. Il faut environ dix-huit mois de fonctionnement pour compenser ces coûts énergétiques, estime le rapport de Kees Le Pair. Et chaque éolienne doit être remplacée tous les 12 à 30 ans. Leur réparation a aussi un coût, de même que leur connexion au réseau électrique. Les turbines dépendent par ailleurs de l'électricité pour démarrer et réchauffer leurs composants.

- En intégrant tous ces coûts supplémentaires, Ruth Lea conclut que l’éolien est de loin l’énergie la plus chère : 177 euros le mégawatt-heure pour l’onshore (dont 73 euros de coûts additionnels) et 217 euros par MWh pour l’offshore (81 euros de surcoûts) contre 82 euros pour le nucléaire, 117 pour le gaz et 135 pour le charbon.

- Le coût est aussi écologique, estime quant à lui Klees le Pair. Le chercheur hollandais a estimé qu’un parc éolien de 300 MW, fonctionnant pendant 21,5 heures lors d’une journée normale en termes de vent, a nécessité la consommation de 47 150 m3 de gaz naturel, provoquant une émission supplémentaire de 117,9 tonnes de CO2 dans l'atmosphère.

Les arguments pour l’énergie éolienne.

- Une compétitivité accrue. Un rapport établi par l'agence économique Bloomberg en novembre 2011 soutient que la performance des parcs éoliens s’est améliorée tandis que leurs coûts ont baissé. "Le coût de l'énergie produite par les éoliennes onshore a chuté de 14 % à chaque doublement de la capacité installée entre 1984 et 2011. Aujourd’hui, les parcs les plus performants dans le monde produisent une énergie compétitive avec celle des centrales à charbon, à gaz ou du nucléaire. La moyenne des fermes atteindra ce niveau en 2016", indique le rapport. En prenant en compte le coût du carbone émis, l’éolien serait déjà aussi rentable que le gaz.

- Une interconnexion positive. Le rapport pour 2050 de la Fondation européenne pour le climat prouve qu’une plus grande interconnexion des parcs éoliens en Europe réduirait l’utilisation de gaz de 35 % à 40 %. Plus les pays connectent des éoliennes sur le réseau électrique, et moins ils ont besoin de faire appel à d’autres énergies en cas d’absence de vent puisqu'ils peuvent faire appel aux productions renouvelables étrangères. Ce que le rapport de Civitas semble massivement sous-estimer.

- Une intermittence minime. Lorsque moins de 20 % de la production électrique provient de l’éolien, l'intermittence représente moins de 10 % des coûts de production, soit 11 euros de surcoût (et non les 73 euros cités par Civitas), assure, études à l'appui, Robert Gross, directeur du Centre de recherche britannique sur l’énergie. Par ailleurs, Gordon Edge, directeur des études au sein du groupe pro-énergies renouvelables RenewableUK, cité par le Telegraph, note que l’étude de cas de Kees Le Pair se base sur une seule ferme éolienne, et non sur plusieurs à l’échelle d’un pays, augmentant donc artificiellement les effets négatifs de l’intermittence.

- Des énergies non renouvelables coûteuses. "Les émissions de carbone liées à la construction et au maintien des parcs éoliens sont faibles comparées à celles entraînées par le fonctionnement des centrales de combustibles fossiles", poursuit Robert Gross. Ainsi, les prix imbattables du nucléaire font fi du démantèlement des centrales ou de leur amélioration ainsi que de la gestion des déchets. Des coûts additionnels que le rapport de Civitas a omis de calculer pour les énergies fossiles.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 09:25

Scrogneugneu a écrit:
Je peux élargir le débat à toutes les énergies Philippe ?

Fais-toi plaisir, ce n'est même pas moi qui ait ouvert ce sujet.

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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 09:31

Pas besoin d'être un scientifique pour le savoir... suffit d'voir vu une éolienne dans un champ à vaches... Ce n'est pas tellement le coût de production qui est prohibitif c'est le coût de maintenance. On est très loin du taux (relativement) standard de 6%.

Et qui a vu le parc éolien espagnol de Torres el Molinos... comprend tout de suite la folie de ce truc.
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 10:38

Gaz, éoliennes, pétrole etc ça fait longtemps que c'est périmé...

Nicolas Tesla avait inventé une tour (prototype) pour capter l’énergie de la ionosphère...une énergie inépuisable !
Renseignez vous sur Tesla.



Nikola Tesla 1/3


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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 10:55

Alexis232 a écrit:
Gaz, éoliennes, pétrole etc ça fait longtemps que c'est périmé...

Nicolas Tesla avait inventé une tour (prototype) pour capter l’énergie de la ionosphère...une énergie inépuisable !
Renseignez vous sur Tesla.

Tesla est en effet un personnage fascinant.

Néanmoins, même si j'aimerais y croire (on ne dirait pas comme ça, mais je suis un gros rêveur, fasciné par les histoires de civilisations disparues et les technologies secrètes), je suis dubitatif sur toutes les histoires qui courent sur ses inventions miraculeuses.

En outre la photo que vous montrez était semble-t-il une tour de télécommunications, pas de captation d'énergie.

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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 11:04


Il y a maintenant quelques années je m’étais intéressé au personnage (biographie) et inventions,le documentaire en français est bien fait (objectif) et exhaustif sur la vie extraordinaire de Tesla...
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 11:08

Alexis232 a écrit:


Il y a maintenant quelques années je m’étais intéressé au personnage (biographie) et inventions,le documentaire en français est bien fait (objectif) et exhaustif sur la vie extraordinaire de Tesla...

Si vous êtes fasciné par Tesla, je vous recommande (peut-être l'avez-vous déjà vu) l'excellentissime Le Prestige, avec Christian Bale et Hugh Jackman, où apparaît Tesla et ses technologies mystérieuses, interprété par David Bowie.


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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 11:14

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Gaz, éoliennes, pétrole etc ça fait longtemps que c'est périmé...

Nicolas Tesla avait inventé une tour (prototype) pour capter l’énergie de la ionosphère...une énergie inépuisable !
Renseignez vous sur Tesla.


En outre la photo que vous montrez était semble-t-il une tour de télécommunications, pas de captation d'énergie.

Lisez:

Wardenclyffe Tower

World Wireless System

The transmission of electrical energy


http://en.wikipedia.org/wiki/Wardenclyffe_Tower
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Paco



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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 11:16

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:


Il y a maintenant quelques années je m’étais intéressé au personnage (biographie) et inventions,le documentaire en français est bien fait (objectif) et exhaustif sur la vie extraordinaire de Tesla...

Si vous êtes fasciné par Tesla, je vous recommande (peut-être l'avez-vous déjà vu) l'excellentissime Le Prestige, avec Christian Bale et Hugh Jackman, où apparaît Tesla et ses technologies mystérieuses, interprété par David Bowie.


Excellent film ! Cela pourrait être pas mal d'ouvrir un fil consacré à la critique des films et autres œuvres d'arts ?
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 11:27

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Gaz, éoliennes, pétrole etc ça fait longtemps que c'est périmé...

Nicolas Tesla avait inventé une tour (prototype) pour capter l’énergie de la ionosphère...une énergie inépuisable !
Renseignez vous sur Tesla.


En outre la photo que vous montrez était semble-t-il une tour de télécommunications, pas de captation d'énergie.

Lisez:

Wardenclyffe Tower

World Wireless System

The transmission of electrical energy


http://en.wikipedia.org/wiki/Wardenclyffe_Tower


Oui, je connais.

Mais d'après mon souvenir, la tour permettait de transmettre l'énergie sans fil (ex : allumer des ampoules à distance sans les brancher) mais pas de la produire. Or c'est bien de la production d'énergie dont nous nous soucions.

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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 11:33

Lisez tous les chapitres...

Electrical transmission and reception

Ionospheric conduction

A Variant Receiver



autrement regardez le documentaire
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MessageSujet: Re: Il faut exploiter le gaz de schiste.   Mar 10 Jan 2012, 11:44

Je souscrit à l'article de Phillipe si ce qu'il y est dit est vrai. Je suis cependant très étonné que notre gouvernement ne profite pas d'une telle aubaine, si vraiment cette méthode d'exploitation ne pollue que très peu.
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