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 Le "vrai communisme" est-il possible ?

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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 22:07

[quote="Ecossais"]
Alain Rioux a écrit:


Code:
Bon loup chrétien, ça veut dire quoi?" Bon" loup catholique romain?Bon domin-canes, dominicains, chiens du Seigneur??? No Way! :puker:

1 mauvais point. Tu veux être français et tu parle en rosbeef. Gentil toutou du Seigneur, pas chien du Seigneur.

J'avoue que je viens de commettre une indélicatesse. Il est temps que je songe à aller roupiller. Car, je n'ai pas dormi depuis minuit. Je souffre d'insomnie et je me suis dit que je devais lutter aussi longtemps que possible pour reprendre un rythme normal de jour. J'admets que je commence à être pas mal éméché de fatigue! drunken drunken drunken
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 22:12

Citation :
Bon, revenons au sujet initial :

Pour revenir au sujet du départ, comment ces premiers communistes chrétiens ont-ils pu oublier si vite le Pardon?
Pas de pardon = pas de Charité = pas d'Esprit-saint
Mais qu'est devenue cette communauté ensuite? était-ce l'Eglise de jérusalem?

Cher Lagaillette,

La mort d'Ananie et de Saphire ne vient pas des Apôtres mais de Dieu et leur mort physique et immédiate après leur mensonge était sans doute un avertissement contre cette tentation qui viendrait sans cesse dans l'Eglise d'établir sur terre les utolie faites pour le Ciel.

C'est prophétique: 100 millions de morts. C'est plus que les habitants de tout le monde conu à cette époque...

Ces chiffres laissent stupéfaits. Et tout cela à cause d'une fausse bonne idée.
Ces chrétiens sont certainement devenus l'Eglise apostolique de Jérusalem ou de Damas.
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 22:22

lagaillette a écrit:
8)
Code:
Mon socialisme n'émane pas du marxisme
J’ai appris dans l’histoire du XIXe siècle la naissance de deux types de socialisme : le « proudhonien » et le « marxiste ».
Je ne sais pas, Alain, si nous nous retrouvons dans cette distinction.
La confrontation entre ces deux types de socialisme continue. Et ce n’est pas parce que je me rattache au « marxiste » que je dénie toute valeur au socialisme de type « proudhonien »

Mon socialisme est contractualiste, il émane surtout de Kant et du fondement de la métaphysique des moeurs. J'y ajoute quelques emprunts de Marx, pour l'économie politique,et de Rawls, pour l'époque contemporaine. Je m'inscris dans la grande tradition déontologique où l'impératif catégorique et la notion de justice jouent un rôle central. Voilà!
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Laurent
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 22:29

Citation :
QUESTION: pourquoi cette sélectivité des morts?

Parce que le marxisme n'est pas mort chez nous et continue de tout pourrir, voilà pourquoi.

Cette gangrène n'a pas fini ses dégâts, il suffit de regarder l'état de la France (pour ne prendre que cet exemple-là) pour s'en convaincre...

nombre de nos élites ( Rolling Eyes ) ayant bâti toute leur carrière et toute leur vie (déjà dit dans un autre fil) sur cette idée de société ne reconnaîtront jamais tous ces crimes, car le faire reviendrait à accepter le caractère criminogène du marxisme, au même titre que le nazisme.

Surtout, cela voudrait dire aussi que l'on a été complice de tous ces crimes, puisque l'on savait et qu'on a laissé faire...

Alors, on déclare que tous ces crimes ne sont pas le fait du "vrai" communisme, mais le fait de dévoyés, on insinue aux rares courageux qui osent dénoncer toute cette horreur qu'ils se trompent sur certains points, les chiffres, par exemple, ou qu'ils ne savent pas ce qu'ils disent, histoire de décridibiliser leur discours, quand on ne les traite pas carrément de menteurs ou de sbires de JMLP (la fameuse lepénisation des esprits), on ressort l'éternel argument des crimes capitalistes, histoire de banaliser ces crimes...

Liste non exhaustive...
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 22:43

Lagaillette, vous n'allez pas aimer ce message de Laurent ...
:DD

_________________
Arnaud
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lagaillette



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 22:44

8)

Code:
Mon socialisme est contractualiste, il émane surtout de Kant et du fondement de la métaphysique des moeurs. J'y ajoute quelques emprunts de Marx, pour l'économie politique,et de Rawls, pour l'époque contemporaine. Je m'inscris dans la grande tradition déontologique où l'impératif catégorique et la notion de justice jouent un rôle central. Voilà!

Bien enregistré, Alain. Mais pourriez-vous dire comment vous vous situez par rapport au socialisme de type "proudhonien", qui, à ce qu'il me semble, a influencé et influence encore le socialisme français ?
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Laurent
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 22:46

M'enfin, Arnaud, il est évident que ce message émane d'un extrémiste de droite haineux...

Mr. Green
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lagaillette



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 22:48

Arnaud Dumouch a écrit:
Lagaillette, vous n'allez pas aimer ce message de Laurent ...
:DD

Ce n'est pas une question d'aimer ou de ne pas aimer.

Je m'interroge simplement sur ce qui, dans la carrière de Laurent, a bien pu l'amener à une telle allergie à ce qu'il appelle le marxisme et le communisme.

Pour Krystyna, je comprends ; mais, pour Laurent, je ne vois pas.
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Krystyna
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 22:50

Si tu réponds ça, c'est que tu n'as pas compris. C'est que tu considères que je ne peux pas être objective et que Laurent le peut. Donc que tu n'as pas compris.
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Laurent
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 22:53

Citation :
Je m'interroge simplement sur ce qui, dans la carrière de Laurent, a bien pu l'amener à une telle allergie à ce qu'il appelle le marxisme et le communisme.

Encore et toujours ce déni de la réalité...

La réponse est simple, Lagaillette : cent millions de victimes.

Je n'ai rien d'autre à dire.


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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 22:53

Lagaillette, vous n'allez pas aimer ce message de Krystyna ...

Bon j'arrête. Je me sens un peu dans l'essence du roquet qui donne le petit coup de dent final. Mr. Green

_________________
Arnaud
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lagaillette



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 23:17

Krystyna a écrit:
Si tu réponds ça, c'est que tu n'as pas compris. C'est que tu considères que je ne peux pas être objective et que Laurent le peut. Donc que tu n'as pas compris.

Non, Krystyna. Je pense que personne n'est "objectif" ; moi-même, je reconnais que mes convictions, mes analyses, sont conditionnées par un certain "vécu" qui a été le mien.

Tu nous as fait connaître ton vécu ; je connais le mien ; je ne connais pas celui de Laurent. C'est tout.
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Laurent
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 23:25

Tu t'interroge sur ce qui, dans mon vécu, m'amème à ce type de jugement, mais, bizarrement, tu ne le fais pas quand je condamne le national-socialisme, peux-tu me dire pourquoi ???

Je vois où tu veux en venir (la tactique est connue) et je te réponds donc de suite, non, je n'ai pas été victime d'un quelconque traumatisme dans ma vie lié à cette idéologie, à la différence de notre Krystyna, qui, elle, parle en parfaite connaissance de cause :|


Dernière édition par le Ven 27 Jan 2006, 23:28, édité 1 fois
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 23:28

lagaillette a écrit:


Je m'interroge simplement sur ce qui, dans la carrière de Laurent, a bien pu l'amener à une telle allergie à ce qu'il appelle le marxisme et le communisme.


Cher Lagaillette,

Laurent est tout simplement lucide. Et croyez-moi que je le suis aussi.
C'est facile d'être généreux avec l'argent des autres. Pour autant qu'il m'en souvienne, Marx et son acolyte n'étaient pas des permanents de la soupe populaire. Ils étaient riches, très riches.

D'autre part, sa vision de la religion ne l'honore pas davantage. Bref, Il n'y a rien à retenir de ces cyniques personnages, sinon qu'ils ont véhiculé une idéologie qui a conduit au désastre que l'on connaît.

On en a oublié un dans le lot. Lev Davidovitch Bronstein alias "Trotsky". Il n'a rien à envier aux deux autres.
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Laurent
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 23:31

Citation :
C'est facile de d'être généreux avec l'argent des autres.

Thumright

Tout est dit.
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lagaillette



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 23:35

8)

Code:
Tu t'interroge sur ce qui, dans mon vécu, m'amème à ce type de jugement, mais, bizarrement, tu ne le fais pas quand je condamne le national-socialisme, peux-tu me dire pourquoi ???

- Eh bien, je me pose la même question à propos de ton rejet du national-socialisme, parce que je ne sais rien de ton vécu.

Moi, je sais ce qui, dans mon vécu, m'a amené à distinguer entre l'idéal communiste trahi par les régimes dits communistes et le régime nazi fidèle à son idéologie.
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Louis



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 23:41

Ceci dit, le communisme français n'est pas comparable au communisme soviétique. Et nous leur devons, grace au front populaire des années 30, la semaine de 40 heures et les congès payés, entre autres.

Merci Lagaillette d'être présent sur le forum. Very Happy
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Laurent
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 23:42

"Le bilan rouge sang du communisme", Stéphane Courtois, Le Livre de Poche, 824 p.

Notant l'émergence de plus en plus marquée d'un gout pour le révisionnisme pro-communiste sur ce forum, un ouvrage de qualité est à conseiller pour éradiquer des consciences ces tentations scandaleuses. A ranger au coté du nazisme dans la catégorie des totalitarismes, le communisme est responsable de 100 millions de morts.

Le bilan rouge sang du communisme
Citation :



Quatre-vingts cinq ans après la révolution d’octobre (novembre 1917), et onze ans après l’implosion de l’Union soviétique (décembre 1991), le communisme n’échappe plus au jugement de l’Histoire

L'Histoire semble aller plus vite à Moscou qu'à Paris. En réalité, avec l'ouverture des archives, la multiplication des témoignages et des contacts, le bilan est de plus en plus précis et accablant pour le communisme. Un ouvrage événement (I) dont Stéphane Courtois est le maître d'oeuvre en recense ainsi les crimes, continent par continent, pays par pays. Cette comptabilité macabre est un réquisitoire terrifiant. Sans atténuer en rien l'abomination du national-socialisme, il faut rappeler que le communisme, phénomène majeur du XX e siècle, est antérieur au nazisme, lui a survécu, et a touché les quatre grands continents.

Selon Stéphane Courtois, "les régimes communistes ont commis des crimes concernant environ cent millions de personnes, contre environ vingt-cinq millions de personnes au nazisme". Les régimes communistes sont criminels depuis le début, et partout dans le monde. "Dépassant les crimes individuels, les massacres ponctuels, circonstanciels, les régimes communistes ont, pour asseoir leur pouvoir, érigé le crime de masse en véritable système de gouvernement."C'est ainsi qu'aucune "des expériences communistes un moment populaires en Occident n'a échappé à cette loi: ni la Chine du "Grand Timonier", ni la Corée de Kim II Sung, ni même le Viêt-nam du "gentil Oncle Hô" ou le Cuba du flamboyant Fidel, flanqué du pur Che Guevara, sans oublier l'Ethiopie de Mengistu, l'Angola de Neto et l'Afghanistan de Najiboullah".

Partout, le même arbre produit les mêmes fruits abominables. Loin d'être accidentelle ou conjoncturelle, la terreur est bien l'une des dimensions fondamentales du communisme moderne. Elle peut certes s'atténuer avec le temps ; mais pour que le système puisse tenir sans s'écrouler, la menace de la terreur doit être omniprésente. Quelques jours après la condamnation du nazisme dans l'encyclique Mit Brennender Sorge. l'Eglise catholique, par la voix du pape Pie XI, condamna sans appel le communisme, qualifié d'intrinsèquement pervers" (encyclique Divini Redemptoris, 19 mars 1937). "On ne peut pas dire que de telles atrocités soient de ces phénomènes passagers qui accompagnent d'ordinaire toute grande révolution, des excès isolés d'exaspération comme il s'en trouve dans toutes les guerres, écrivait le Pape ; non, ce sont les fruits naturels d'un système qui est dépourvu de tout frein intérieur." Un frein est nécessaire à l'homme pris individuellement, comme à l'homme vivant en société.

Même les peuples barbares trouvèrent ce frein dans la loi naturelle gravée par Dieu dans l'âme humaine... Mais lorsque du ca:ur des hommes l'idée même de Dieu s'efface, leurs passions débridées les poussent à la barbarie la plus sauvage."

Dès le début de l'expérience communiste, c'est le crime systématisé, à grande échelle. Longtemps, pour préserver la pureté des origines, a prévalu la légende d'une Révolution d'Octobre trahie par Staline. Mais la grande terreur stalinienne est inscrite dans les gènes du léninisme.Ainsi, entre 1918 et 1922, des dizaines de milliers d'otages ou de personnes emprisonnées sont fusillés sans jugement, des centaines de milliers d'ouvriers et de paysans révoltés massacrés (avec usage de gaz asphyxiants et recours aux armes incendiaires) ; en 1922, une famine programmée extermine cinq millions de personnes; dès 1918, des camps de concentration sont mis en place qui, jusqu'en 1930, feront disparaître des dizaines de millions de personnes.

Ces techniques de violence de masse inventées par Lénine et ses camarades, et systématisées par Staline, inspireront les nazis. Et dès les premiers temps de la Révolution, les camps de concen-tration, la déportation collective, la répression des ouvriers et des paysans, atteignent un degré de cruauté et de violence systématique jamais atteint par l'autorité tsariste. De 1825 à 1917, ce sont ainsi 6' 360 personnes qui avaient été condamnées à mort en Russie pour leur opinion ou leur action politique (3 932 furent effectivement exécutées). Un chiffre que les bolcheviks dépassèrent après seulement quatre mois d'exercice du pouvoir. .Les méthodes de terreur sont tous azimuts: la fusillade, la pendaison, la noyade, la bastonnade. . .

l' empoisonnement, 'accident automobile, l'asphyxie par gaz de combat. . . la déportation de masse...Mais surtout, une des spécificités des régimes communistes est l'utilisation systématique de l' "arme de la faim" . C'est à la suite d'une famine provoquée et non secourue que six millions d'Ukrainiens succombèrent en 1932-1933 : ils n'avaient que le tort de résister à la collectivisation forcée.Staline suivait en cela l'exemple de Lénine. Plus récemment, l'Ethiopie et le Mozambique, pays d'Afrique se réclamant du marxisme-léninisme, ont eux aussi subi ces famines meurtrières.Comme le nazisme, le communisme n'échappe pas à la qualification la plus ignominieuse, celle de crime contre l'humanité.En voici la définition, selon le nouveau Code pénal français de 1992 :

"La déportation, la réduction en esclavage ou la pratique massive et systématique d'exécutions sommaires, d'enlèvements de personnes suivis de leur disparition, de la torture ou d'actes inhumains, inspirées par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux, et organisées en exécution d'un plan concerté à l'encontre d'un groupe de population civile".Or, selon Stéphane Courtois, les "archives internes du système de répression de l'ex-Union soviétique, des ex-démocraties populaires, du Cambodge, mettent en lumière une réalité terrifiante : le caractère massif et systématique de la terreur, qui, dans nombre de cas, a abouti au crime contre l'humanité".

Car c'est bien au nom d'une doctrine, et parce qu'appartenant à un groupe, et non pour des motifs proprement personnels, sauf d'être cosaque, propriétaire, koulak, ukrainien. . . que furent massacrés des dizaines de millions d'innocents. Ici, selon l 'historien, "le génocide "de classe" rejoint le génocide "de race"", ce qui d'ailleurs ne met nullement en cause la "singularité d'Auschwitz" et la spécificité du nazisme. Ce qui suscite une douloureuse interrogation, c'est de savoir que l'Occident savait. Dès 1917, les témoignages abondent. Il y a les plus connus, comme ceux de Boris Souvarine, d'Alexandre Soljé- ;; nitsyne, de Jean Pasqualini (pour le goulag chinois).

Il y en a des milliers d'autres, comme ce récit concernant l'Ukraine: "Jusqu'à maintenant, trois mille personnes y ont été assassinées par la Tchéka (police politique) . Aucune n'a été tuée autrement qu'en subissant d'atroces souffrances. Victimes crucifiées, étouffées dans des anneaux de fil de fer barbelé, empalées, écorchées, brûlées. . . Lorsqu'un jour le monde apprendra tout cela, lorsqu'on dira ce martyrologe, l'Europe ne voudra pas le croire pour ne pas être saisie d'un éternel remords que de tels crimes étaient commis impunément, alors que depuis six mois il était facile de les empêcher.Si nazisme et communisme sont également criminels, comment se fait-il qu'aujourd'hui, en 1997, le nazisme est justement voué aux gémonies alors que le communisme a droit à d'étonnantes révérences ?

Anecdote révélatrice: il y a quelques mois, un organisme d'Etat, le Loto, a eu l'idée inepte d'associer Staline et Mao à l'une de ses campagnes publicitaires. Comme si cent millions de morts n'étaient qu'une rigolade! Qui aurait l'idée d'utiliser Hitler ou Goering pour une telle opération ?Les raisons de cette occultation de la mémoire à l'égard du communisme sont multiples. Tout d'abord, le nazisme a été vaincu par les Alliés, le placard aux cadavres a été grand ouvert, ses horribles méfaits - notamment sur le peuple juif- sont connus de tous et hyper-médiatisés.

Il n'en n'est pas de même des régimes communistes, qui se sont désagrégés sans être vaincus ( et il reste la Chine, Cuba, la Corée du Nord. . .). Ainsi, les bourreaux se sont efforcés d'effacer les traces de leurs crimes: nous n'avons aucune photo sur la dékoulakisation ou la famine du Grand Bond en avant, et très peu sur le Goulag ou le Laogaï. Et même devant l'évidence des faits, la justification par la perversion du langage et la puissance de l'intimidation a joué à plein (Sartre traitant de "chien" tout anticommuniste ). La participation de l'Union soviétique à la victoire des Alliés sur le nazisme lui conféra un immense prestige moral, et lui permit d'imposer sa propre classification idéologique: la fixation du national-socialisme à droite, la droite se trouvant dès lors "contaminée" à son corps défendant par ce monstre repoussant ; la lutte contre le "fascisme", ce vocable recouvrant des réalités aussi disparates que le nazisme, le fascisme mussolinien, des régimes autoritaires divers (franquisme, salazarisme. . . ), les droites ex-trêmes des régimes libéraux. Mais il y a une raison plus profonde à cette hésitation complaisante de l'Occident devant le communisme : l'angoisse d'être orphelin de tous les messianismes révolutionnaires, de toutes les utopies issues des Lumières.

, Le Livre de Poche, 824 p

Cent millions de mortsApproximation minimale des crimes communistes dans le monde :URSS : 20 millions de morts; Chine: 65 millions ; Viêt-nam : 1 million; Corée du Nord: 2 millions ; Cambodge: 2 millions; Europe de l'Est: 1 million ; Amérique Latine: 150 000 ; Afrique: 1, 7 million ; Afghanistan : 1,5 million; mouvement communiste international et partis communistes non au pouvoir: une dizaine de milliers.Le total approche la barre des cent millions de morts.
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 23:47

Louis a écrit:
Ceci dit, le communisme français n'est pas comparable au communisme soviétique. Et nous leur devons, grace au front populaire des années 30, la semaine de 40 heures et les congès payés, entre autres.

Merci Lagaillette d'être présent sur le forum. Very Happy

Cher Louis, permets-moi de rappeler à ton bon souvenir, que les congés payés ont été accordés, non pas spontanément comme tu sembles vouloir le dire, mais par des luttes sur les barricades.

Quant au communisme "dit français", je ne crois pas que Guimolet ou Marchais étaient des partisans d'un communisme soft. Ils étaient cul et chemise avec les bolchéviques de la Russie Soviétique.

Cela dit, je ne conteste pas l'investissement des communistes dans la résistance. C'était des vrais. Mais derrière tout cela il y avait déjà l'ombre de Yalta qui planait. Et les objectifs étaient loin d'êtres pacifiques.
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Louis



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 23:55

Ecossais a écrit:
[color=blue]Cher Louis, permets-moi de rappeler à ton bon souvenir, que les congés payés ont été accordés, non pas spontanément comme tu sembles vouloir le dire, mais par des luttes sur les barricades.
Oui oui, c'est bien à ça que je pensais. Il faut respecter un minimum ceux qui se sont battus pour nous et pour les générations futures.
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Laurent
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Ven 27 Jan 2006, 23:55

Louis, le PCF a été financé par Moscou jusqu'à la fin, c'est-à-dire la chute du mur de Berlin...

Belle indépendance :|

...et surtout exemple éclatant de haute trahison...
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 00:02

L'existence de pays communistes et l'enracinement de cette idéologie à notre époque sont un anachronisme.

J'espère que les derniers bastions finiront par tomber. Mais sans doute y a-t-il quelqu'intérêt à les maintenir pour l'instant.


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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 01:04

lagaillette a écrit:
8)

Code:
Mon socialisme est contractualiste, il émane surtout de Kant et du fondement de la métaphysique des moeurs. J'y ajoute quelques emprunts de Marx, pour l'économie politique,et de Rawls, pour l'époque contemporaine. Je m'inscris dans la grande tradition déontologique où l'impératif catégorique et la notion de justice jouent un rôle central. Voilà!

Bien enregistré, Alain. Mais pourriez-vous dire comment vous vous situez par rapport au socialisme de type "proudhonien", qui, à ce qu'il me semble, a influencé et influence encore le socialisme français ?


Mon socialisme n'est pas proudhonien, car il croit à l'État comme contrat social unique et n'a pas comme prémisse que la propriété soit du vol, du moment où elle demeure relative aux bornes de l'État.

D'autre part,je réprouve le marxisme, le matérialisme et tout forme de panthéisme. Sa critique de l'économie politique demeure valable mais ne me conduit que tès indirectement et, en dernier recours, à songer à la lutte des classes.

Mon humble opinion est que le juste et la liberté sont au coeur du contrat et, par ce biais, que tous, étant égaux, nul ne doit être négligé par l'État. C'est pourquoi, je suis contraint de défendre certaines mesures politiques impopulaires, sur ce forum,pour rendre possible l'exercice du contrat:comme le bannissement à vie des entrepreneurs qui croient, en délocalisant, que la propriété est plus absolue que la dignité humaine défendue par le contrat! Rolling Eyes
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Laurent
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 01:11

Citation :
On en a oublié un dans le lot. Lev Davidovitch Bronstein alias "Trotsky". Il n'a rien à envier aux deux autres.

Parlons-en de trotsky :

Citation :
Trotsky dans le texte
Libérus, le 14 novembre 2003



Puisque 10 % des électeurs au moins sont prêts à voter pour un parti trotskyste, il serait bon que chacun sache qui était Trotsky. Malheureusement, l'âpre société néo-libérale ne leur laisse pas le temps de lire ses ouvrages. Aussi tenterons nous en quelques citations, par un choix forcément subjectif, de leur donner un aperçu de ce que fut sa pensée. Nos sources sont “ Terrorisme et Communisme ”, écrit en 1920, et “ Littérature et Révolution ” écrit en 1923, publiés l'un et l'autre en 10/18. Nous nous abstiendrons de tout commentaire. Seuls les sous-titres sont de nous.

Une journée de démocratie

“ Notre parti ne se refusait pas à conduire le prolétariat à la dictature en passant par la démocratie; il se rendait un compte exact des avantages offerts à la propagande et à l'action politique par une semblable transition “légalisée ” à l'ordre nouveau. De là notre tentative de convoquer l'Assemblée constituante. Elle a échoué. Le paysan russe que la révolution venait d'éveiller à la vie politique se retrouva en présence d'une douzaine de partis dont chacun semblait se donner pour but de lui brouiller les idées. L'Assemblée constituante se mit en travers de la révolution et fut balayée. ” (Terrorisme et Communisme, p.76)

Qui ne travaille pas ne mange pas

“ Le principe même de l'obligation du travail est pour les communistes indiscutable : “Qui ne travaille pas ne mange pas ”. Et comme tous doivent manger, tous sont par conséquent, obligés de travailler. L'obligation du travail est mentionnée dans notre Constitution et dans le Code du Travail ”. (Ibidem, p.205)

“ L'Etat ouvrier se considère en droit d'envoyer tout travailleur là où son travail est nécessaire. Et pas un socialiste sérieux ne viendra dénier au gouvernement le droit de mettre la main sur le travailleur qui refusera d'exécuter la tâche qu'on lui a dévolue ” (Ibidem, p. 215)

La militarisation du travail...

“ L'obligation du travail serait impossible sans l'application - dans une certaine mesure - des méthodes de militarisation du travail. ” (Ibidem, p.208)

“ Sans les formes de coercition gouvernementale qui constituent le fondement de la militarisation du travail, le remplacement de l'économie capitaliste par l'économie socialiste ne serait qu'un mot creux. Pourquoi parlons nous de militarisation ? Il va de soi que c'est une uniquement par analogie, mais par une analogie très significative. Aucune autre organisation sociale, excepté l'armée, ne s'est cru le droit de se subordonner aussi complètement les citoyens, de les dominer aussi totalement par sa volonté, que ne le fait le gouvernement de la dictature prolétarienne. ” (Ibidem, p.213)

...pis-aller transitoire ou développement durable ?

“ Si une organisation systématique de l'économie publique est impossible sans l'obligation du travail, cette dernière est par contre irréalisable sans l'abolition de la fiction de la liberté du travail, sans son remplacement par le principe de l'obligation, que complète la réalité de la coercition.” (Ibidem, p.215)

La place des spécialistes

“ Et Kautsky d'ironiser : “ De sorte que la bonne manière d'appeler les intellectuels au travail consiste à les malmener d'abord impitoyablement ”. Précisément. Avec la permission de tous les philistins, la dictature du prolétariat commence précisément par “ malmener ” les classes autrefois dominantes pour les obliger à reconnaître l'ordre nouveau et à s'y soumettre.” (Ibidem, p.180).

Le rôle des syndicats

“ Au début, les tendances trade-unionistes relèvent plus d'une fois la tête dans les syndicats, excitant ceux-ci à marchander, à mettre des conditions, à exiger des garanties. Mais plus on va, plus les unions comprennent qu'elles sont les organes producteurs de l'Etat soviétique ; elles se chargent alors de répondre de son sort, elles ne s'opposent pas à lui, elles se confondent avec lui. Les unions se chargent d'établir la discipline du travail. Elles exigent des ouvriers un travail intensif dans les conditions les plus pénibles, en attendant que l'Etat ouvrier ait les ressources nécessaires pour modifier ces conditions .”(Ibidem, p.173)

L'avant-garde culturelle et la culture millénaire.

“ Dire que le futurisme a libéré l'art de ses liens millénaires avec la bourgeoisie, comme l'a fait le camarade Tchoujak, c'est estimer très bon marché ces millénaires ” (Littérature et Révolution, p. 151)

“ En fait, tout au long de l'histoire, l'esprit n'a fait que clopiner derrière le réel, et il est inutile de démontrer, après l'expérience de la révolution russe, la stupidité rétrograde de l'intelligentsia professionnelle. ”(Ibidem, p.31)

Tchékov au rancart

“ Les “ Insulaires ” les plus avouables sont les membres du groupe du Théâtre d'Art de Moscou. Ils ne savent que faire de leur haute technicité ni d'eux mêmes. Ils considèrent tout ce qui se passe autour d'eux comme hostile, ou au moins étrange. Pensez donc : ces gens vivent dans l'esprit du théâtre de Tchékov, Les Trois Sœurs et Oncle Vania, aujourd'hui ! ”
(Ibidem, p. 44)

Dieu gynécologue

“On est atterré par la plupart de ces recueils poétiques, surtout ceux des femmes. Ici, vraiment, on ne peut pas faire un pas sans Dieu. Le monde lyrique d'Akhmatova, de Zvetaeva (2), de Radlova et autres poétesses, authentiques ou prétendues, est extrêmement réduit. Il embrasse la poétesse elle-même, un inconnu en chapeau ou porteur d'éperons, et inévitablement Dieu, sans aucune caractéristique spéciale. Dieu est une tierce personne, très commode et très transportable, à usage domestique, un ami de la famille qui remplit de temps à autre les devoirs d'un gynécologue ” (Ibidem, p.54)

Ecrasons les poux

“ Lorsque quelque esthète K.D. (2) fait un long voyage dans un wagon à bestiaux et vient nous raconter, en grommelant entre ses dents, comment lui, un Européen si bien élevé, avec le meilleur dentier du monde et une connaissance détaillée de la technique du ballet égyptien, est contraint par cette révolution de rustres de voyager avec des besaciers pouilleux, on éprouve un haut-le-cœur pour les fausses dents, pour les techniques du ballet, et pour toute cette culture volée aux boutiques de l'Europe. La conviction commence à grandir que le moindre pou de ce besacier en haillons est plus important, plus nécessaire pour ainsi dire, dans le mécanisme de l'histoire, que cet égoïste soigneusement cultivé et totalement stérile ” (Ibidem, p. 48)

“ Les pauvres homéopathes mystiques se sentent comme des chats domestiques choyés, puis tout à coup jetés sur la glace qui se brise à l'heure de la crue ” (Ibidem, p. 52)


Notes
(1) Anna Akmatova et Marina Zvetaeva sont les deux plus grandes poétesses russes du 20ème siècle.
(2) proche du parti constitutionnel-démocrate

http://www.liberte-cherie.com/article.php?id=169

Citation :
"Interdisons les grèves qui s’assimilent à de la désertion, interdisons aux ouvriers de quitter leur poste de travail, subordonnons les syndicats au parti.Léon Trotski"

"Lénine a eu raison de s’étonner que le sabotage des cheminots grévistes de 1920 n’ait pas été puni d’exécutions massives. Léon Trotski"

(citations extraites d'un article d'occidentalis)
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 01:23

Très intéressant Laurent. Thumright
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Laurent
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 01:30

D'autres citations en vrac :


Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution.

Salvador ALLENDE


Je conviens sans nulle difficulté que la politique de l'Etat soviétique est conduite par un homme extraordinaire. Staline est un homme de génie. Il est génial par ses dimensions, par sa puissance intérieure d'efficacité comme par la profondeur de ses desseins.


Léon BLUM


L'humanisme de Staline était profond, lucide, réaliste, et avant tout imprégné de véritable bonté, au sens plein de ce mot.


Marcel CACHIN


Le marxisme ne peut fabriquer que des esclaves.


Albert CAMUS


Le multipartisme est une multicochonnerie.


Fidel CASTRO


Et Staline dissipe le malheur. La confiance est le fruit de son cerveau d'amour.


Paul Eluard (1950)







Pas de révolution sans bain de sang. Nous ne faisons pas la guerre contre les personnes en particulier, nous exterminons la bourgeoisie comme classe. Ne cherchez pas ce que l'accusé a fait contre l'autorité soviétique. La première question que vous devez lui poser, c'est à quelle classe il appartient, quelles sont ses origines, son éducation, sa profession"



La liberté de critique est la liberté de l'opportunisme, c'est la liberté de transformer le parti en un parti démocratique réformiste, la liberté de faire pénétrer dans le socialisme les idées bourgeoises et les éléments bourgeois. La fameuse liberté de critique signifie éclectisme et absence de principes.



LENINE, Que faire ?


(concernant les paysans russes) "Pendez les, pendez-les jusqu'a ce qu'ils tombent d'eux mêmes pour que la terreur rouge règne".

LENINE

Observons le Juif de tous les jours, le Juif ordinaire et non celui du sabbat. Ne cherchons point le mystère du Juif dans sa religion, mais le mystère de sa religion dans le Juif réel. Quelle est donc la base mondaine du judaïsme ? C'est le besoin pratique, l'égoïsme. Quel est le culte mondain du Juif ? C'est le trafic. Quelle est la divinité mondaine du Juif ? C'est l'argent.

Cette ordure de correspondant berlinois [...] est un youpin du nom de Meier...

Cette demoiselle [...] est la créature la plus laide [...], une affreuse tête de juive.

Il y a ici [à Ramsgate] beaucoup de juifs et de puces.

Ce négro-juif de Lassalle [...] ses cheveux le prouvent, il descend de nègres...


Karl MARX


A la question: "Les ouvriers peuvent-ils gouverner l'État ?", Lénine répondit un jour: "Tous les gens pratiques savent que ce sont des fables." Il affirme respecter la volonté des masses et la démocratie, mais dissout par un coup de force l'Assemblée constituante, en janvier 1918, parce que les masses n'y ont élu qu'un quart de députés bolcheviques.

Tout gouvernement révolutionnaire exerce la tyrannie en se prétendant dépositaire d'une volonté générale qui, si elle pouvait se manifester, le renverserait, et qui le fait, d'ailleurs, dès qu'elle le peut.

Les révolutionnaires sont toujours contre l'État jusqu'à ce qu'ils s'en soient emparés, puis pour l'État total après leur conquête du pouvoir. S'ils échouent dans cette conquête, ce qui fut le cas, ils se réfugient souvent dans le terrorisme, qui procède de la logique jacobino-bolchevique: une minorité se conçoit et se sacre majorité par l'imagination, et entend imposer par la violence ses vues à la vrai majorité. Comme celle-ci n'en veut nullement, la majorité imaginaire croit alors devoir agir par la terreur sur la majorité réelle. La seule différence est que les communistes agissent contre la démocratie du dedans de l'appareil d'État, et les terroristes en dehors de lui. Mais les uns et les autres sont des totalitaires parce que des révolutionnaires (cf. dictature).



Jean-François REVEL



Nous ne souhaitons pas nier que le 19 juillet (1936) ait apporté une explosions de passions et de violences, mais c'est là un phénomène naturel dans le cadre du transfert de pouvoir des mains d'une élite de privilégiés au peuple. Il est possible que notre victoire ait pour conséquence la mort violente de quatre ou cinq mille Catalans répertoriés de droite ou liés à la réaction politique et ecclésiastique. Mais une telle effusion de sang n'est rien d'autre que l'inévitable conséquence de la Révolution, laquelle en dépit de toutes les barrières se répandra comme un flot indompté en dévastant tout sur son passage jusqu'à ce qu'elle perde progressivement son impulsion.

Diego Abad de Santillan, cité par Burnett Bolloten in The Spanish Civil War (1991)



Tout anti-communiste est un chien !

La première chose que vous avez à faire, c'est de supprimer la presse contre-révolutionnaire.


Jean-Paul SARTRE



La pauvreté et les souffrances ne sont pas les conséquences de la libéralisation mais l'héritage de la gestion communiste qui a ruiné l'économie, endetté la nation, détruit l'esprit d'entreprise. L'absurdité des accusations portées contre la libéralisation se nourrit d'une comparaison entre le Libéralisme réel et un socialisme idéal. L'ouverture au marché ne va-t-elle pas conduire au déferlement des inégalités ? Comme si les régimes antérieurs avaient été véritablement démocratiques, socialistes et justes. En réalité, ils n'étaient pas démocratiques mais policiers, cela chacun le sait, et ils étaient profondément injustes, ce qui se dit moins. L'une des injustices les plus choquantes était l'accès inégal aux soins médicaux, aux médicaments, aux hôpitaux. Combien de Polonais ont vu mourir un enfant, un proche parent, faute de soins élémentaires et de médicaments simples, ceux-ci étant réservés aux dignitaires du Parti dans des hôpitaux spéciaux gardés comme des bases militaires ? Une infranchissable frontière a toujours séparé dans le monde socialiste la nomenklatura et le peuple.

Pourtant, si misérable fut-il, le Welfare State polonais donnait à la plus grande partie de la population un emploi et une apparence de sécurité. Mais c'est parce qu'il les enfermait dans la misère: un "travailleur" polonais percevait moins de l'État employeur qu'un chômeur occidental ne reçoit de l'État garant de la protection sociale. Même les acquis les mieux reconnus du socialisme n'existent pas, les locaux scolaires sont si insuffisants que les enfants fréquentaient l'école quatre heures par jour, à tour de rôle. Après 70 ans de socialisme.

Guy SORMAN



Dans un pays ou l'Etat est le seul employeur, toute opposition signifie mort par inanition. L'ancien principe : qui ne travaille pas ne mange pas, est remplacé par un nouveau: qui n'obéit pas ne mange pas.


Léon TROTSKI (1937)


La loi n'est pas faite pour protéger l'individu contre l'Etat, mais pour protéger l'Etat contre l'individu.


VYCHINSKI, maréchal et ministre soviétique



Des quelques cent millions d'hommes que compte la population de la Russie soviétique, il nous faut en gagner quatre-ving-dix à notre cause. Nous n'avons pas à parler avec les autres, nous devons les exterminer.


ZINOVIEV (17 septembre 1918)

Et caetera, et caetera...
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Laurent
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 01:33

Retour à trotski :

Citation :
L'opinion publique sait-elle qui fut Trotski ?


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Chez les intellectuels français Léon Trotski est à la mode.
Comme Staline le fut, et Mao. Depuis que la réalité des crimes commis par le "génial petit père des peuples" et par le "Grand timonier" ont pénétré dans les esprits, une partie de la famille marxiste s'est réfugiée dans le trotskisme parce que Trotski combattit Staline, avant d'être liquidé par lui.


Peut-on lui accorder plus de considération qu'à Staline ou à Mao?

Il s'appelait Lev Davidovitch Bronstein. Il était né à Ianovka, en Ukraine, l'an 1879, dans une famille de la bourgeoisie juive. Très intelligent, il fit d'excellentes études de droit à Odessa. Très tôt, il fut séduit par l'idéologie marxiste ; en 1902, à Bruxelles, il prit part au congrès de la Social démocratie.
Ses activités révolutionnaires lui valurent plusieurs déportations en Sibérie.
Chaque fois, il s'évada. Il gagna l'étranger, vivant dans plusieurs pays : Angleterre, Belgique, Autriche, Suisse, Irlande, Cuba, États Unis, Canada. C'est lui qui fonda la Pravda, à Vienne.

Trotski est un communiste des plus autoritaires

En 1917, il rentre en Russie et, à Petrograd, rallie le parti bolchevique de Lénine. Il est élu au comité central, prend part à la Révolution d'octobre, est nommé commissaire aux Affaires étrangères, conduit les négociations de Brest-Litovsk, signe la paix avec le IIème Reich, devient président du Conseil révolutionnaire, commissaire à la Guerre, fonde l'Armée rouge qui joue un rôle décisif dans la victoire des Soviets et devient, avec Lénine, le chef des Soviets victorieux.
Il prône les méthodes des autoritaires et s'oppose à la N.E.P. (nouvelle politique économique) dont l'échec le conduit, au XIIème congrès du Parti Communiste, à proposer un plan général de production. Déjà , il est en but à l'hostilité des camarades Staline, Zinoviev et Kamenev, les principaux chefs de la Révolution, qui dénoncent sa "dictature économique."

En janvier 1924, Lénine meurt. Trotski, qui se soignait sur la Riviera caucasienne, n'assiste pas aux obsèques. Son absence prolongée lui sera reprochée, mais surtout permettra à Staline de se saisir des leviers de commande. Trotski est son principal rival. En décembre 1925, il est relevé de ses fonctions de commissaire du peuple à la Guerre ; en décembre 1927, il est exclu du Parti et en 1929, il est expulsé du territoire soviétique.


Réfugié près de Constantine, il écrit L' Histoire de la Révolution russe (3 volumes). Puis il revient en France : à Royan et à Barbizon.
En 1935, il est expulsé à cause de ses activités antistaliniennes. Il se réfugie en Norvège où il publie la Révolution trahie et l'École stalinienne de falsification (1937). La Norvège refuse de renouveler son permis de résidence ; il gagne le Mexique et s'installe dans une villa près de Mexico. Il dénonce la politique de Staline dans son Bulletin de l'opposition. Il soutient la nécessité de la "révolution permanente" et en 1938, fonde la IVème internationale qui regroupe les "bolchevistes-léninistes" et qui préconise la révolution communiste mondiale avec le soutien de l'U.R.S.S.



Le théoricien du terrorisme moderne, le pourfendeur des libertés


En 1936, il a publié Défense du terrorisme. La terreur doit être l'arme principale de la révolution permanente qui doit se transformer en guerre civile permanente. Pour Trotski, "la guerre civile, c'est la lutte pour le pain." On sait qu'elle fut la cause, en U.R.S.S., d'une des plus grandes famines de tous les temps qui fit des millions de morts.
Le 20 août 194O, Trotski est mortellement blessé par un agent de Staline. Il disparaît mais laisse des disciples.

La rivalité qui opposa Staline à Trotski eut-elle des causes idéologiques ou fut-elle une simple lutte d'influence dans la course au pouvoir ?

D'après les témoignages de nombreux historiens, marxistes léninistes pour la plupart, ou anciens marxistes-léninistes, ce fut une lutte d'influence, non idéologique.
Voici, par exemple, l'opinion de l'écrivain Maxime Gorki, qui fut le fondateur de la littérature réaliste et sociale de l'U.R.S.S. Ce texte fut publié en novembre 1917 par le journal Novatajizn. Gorki condamne "Lénine, Trotski et leurs compagnons de route, déjà intoxiqués par l'infect poison du pouvoir comme le montre leur honteuse attitude à l'égard de la liberté de parole, de la liberté de la personne et de tous les droits pour lesquels la démocratie a combattu... Les travailleurs ne doivent pas laisser des aventuriers et des fous entasser sur la tête du prolétariat des crimes éhontés, insensés et sanglants, des crimes pour lesquels ce ne sera pas Lénine mais le prolétariat lui-même qui paiera».
En novembre I917, quelle prophétie!...

En 1944, l'historien Dimitri Volkogonov examine les rôles respectifs des trois principaux leaders de la Révolution d'octobre. Général soviétique,
il fut successivement adjoint à la propagande de l'Armée Rouge, directeur de l'Institut d'histoire militaire de l'U.R.S.S. et enfin chargé de superviser l'ensemble des archives du Parti et de l'État ( y compris des archives secrètes). Voici son témoignage : «Des trois leaders bolcheviks Lénine, Trotski, et Staline, il a plu à l'Histoire que ce fût Staline, après Lénine, qui ait joué le rôle le plus sinistre dans les événements de ce XXème siècle. Chacun des trois a eu sa partie à tenir.
Lénine fut l'inspirateur, Trotski, l'agitateur et Staline l'exécutant... et c'est Staline qui a mené à son terme le projet léniniste de dictature du prolétariat...
Trotski rêvait d'étendre le projet au monde entier mais sous une forme perfectionnée."


Et Lénine, que pensait-il de Trotski ? Il pensa tout et son contraire. Pendant une période, après la révolution de 1905, Lénine et Trotski furent d'âpres rivaux, et Lénine qualifia Trotski de "personnage fuyant, tricheur, arrogant adonné aux méthodes brutalement administratives." De son côté, Trotski affirmait : "Tout l'édifice léniniste est actuellement bâti sur le mensonge, la falsification et porte en lui la source empoisonnée de sa propre dégénérescence."
Mais cette rivalité se transforma en une collaboration confiante. Le 22 décembre 1922, Lénine parle de Trotski comme "l'homme le plus capable du comité central" (oeuvres complètes, vol. 45 p. 345). Il vante son énergie volcanique et ses dons extraordinaires d'organisateur.
Trotski croyait bien succéder à Lénine, mais il avait suscité la sourde aversion de ses collègues en faisant étalage de sa supériorité intellectuelle.

Quelles sont les idées-force qui inspirèrent l'engagement politique et l'action révolutionnaire de Léon Trotski ? Sa doctrine fut celle de Karl Marx qu'il accepta dans son ensemble, comme Lénine. Il la marqua de son style, expression de sa personnalité, comme Lénine.
Marx était resté un théoricien. Lénine, Trotski et Staline furent des praticiens. Ils bâtirent, à partir et autour de l'Union des Républiques socialistes soviétiques (U.R.S.S.) un empire qui suscita l'admiration ou inspira l'horreur dans le monde entier puisqu'il essaima sur les cinq continents. Empire à la fois temporel, incarné par les "démocraties populaires" et idéologique.
Si la puissance temporelle de l'U.R.S.S, se détruisit d'elle-même, de l'intérieur, par l'effet de sa perversion intrinsèque, son rayonnement idéologique subsista et subsistera sans doute longtemps encore car l'utopie n'a pas besoin d'une base concrète pour se développer.
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Laurent
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 01:35

Citation :

Un fonctionnaire qui n'a rien à voir avec la classe laborieuse


Le rêve, même matérialiste, ignore superbement les contraintes matérielles. Les trois chefs et fondateurs de la Révolution d'octobre en Russie : Lénine, Trotski et Staline ont ceci en commun "qu'aucun d'eux n'a jamais travaillé pour vivre; aucun d'eux n'a eu quoi que ce fût en commun avec la classe laborieuse" note le général soviétique Dimitri Volkogonov, auteur du Vrai Lénine (Robert Laffont,1994).
Rappelons que ce général fut un militant communiste convaincu, directeur adjoint à la propagande de l'Armée rouge fondée par Trotski, directeur de l'Institut de l'histoire militaire de l'U.R.S.S. et chargé de superviser les archives du Parti et de l'État. Il eut accès aux archives secrètes.

Cette caractéristique des trois leaders qui vécurent uniquement de leur activité politique, en qualité de "fonctionnaires du Parti communiste" pourrait-on dire, explique leur méconnaissance et leur incompréhension des phénomènes économiques et sociaux. Quand Trotski affirme, par exemple, que "la guerre civile, c'est la lutte pour le pain", les évènements démontrent qu'au contraire, la guerre civile détruit la production des biens de consommation et engendre la famine.



La terreur la plus vicieuse, la plus sauvage érigée en mode de gouvernement


Or, la révolution permanente et sa transformation en guerre civile permanente fut au cœur de l'idée qui inspira l'action de Trotski. Il publia, en 1936, Défense du terrorisme : "La question de savoir à qui appartiendra le pouvoir dans le pays... se résoudra par le recours à toutes les formes de violence" écrit-il. Et aussi : "La terreur rouge est l'arme employée contre une classe destinée à périr et qui ne s'y résigne pas." Et encore : "La dictature est indispensable parce qu'il s'agit, non pas de changements partiels mais de l'existence même de la bourgeoisie... la force seule peut décider. Qui veut la fin ne peut répudier les moyens."

S'adressant, en décembre 1917, aux délégués du comité exécutif central des Soviets, Trotski, commissaire du peuple à la Guerre, prévient : "Dans moins d'un mois, la terreur va prendre des formes très violentes à l'instar de ce qui s'est passé lors de la Grande Révolution française. Ce ne sera plus seulement la prison mais la guillotine, cette remarquable invention de la Grande Révolution française qui a pour avantage reconnu celui de raccourcir un homme d'une tête, qui sera prête pour nos ennemis." Le régime communiste ne devait pas se contenter d'utiliser la guillotine qui tue vite et proprement. Les camps de concentration dispensèrent une mort lente infligeant à leurs victimes un interminable martyre.

C'était indispensable, dans l'esprit de Trotski, pour distiller la peur au sein de la population. Car la peur fut l'arme de choix des révolutionnaires : au cours de l'été 1920, Trotski écrivit au camarade Kautsky : "La Révolution exige de la classe révolutionnaire qu'elle atteigne son but par tous les moyens à sa disposition : si nécessaire, par l'insurrection armée, si nécessaire par la terreur. La terreur peut être très efficace... la peur peut être un puissant recours en politique intérieure et aussi étrangère. Comme la Révolution, la guerre est fondée sur la peur" (extrait de Terrorisme et Communisme, Oeuvres, vol. 12, Moscou p. 59).

Trotski suivait en cela, fidèlement, les consignes de Lénine qui, au lendemain de la Révolution, avait proposé aux Bolcheviks d'organiser la terreur. Trotski était considéré comme le "commissaire de fer" de Lénine qui applaudissait sa nature impitoyable, note encore Volkgonov.
Lorsque le commissaire à la justice Steinberg protesta contre le recours à la violence et à la répression comme moyen de régler les problèmes sociaux, Lénine s'exclama : "Tu ne penses quand même pas que nous serons les vainqueurs si nous ne recourons pas à la terreur révolutionnaire la plus dure?"
La conséquence de cette politique fondée sur la violence et la peur qu'elle inspire, fut une attitude impitoyable à l'égard de ceux qui refusaient le combat révolutionnaire.

Trotski, ancien militant pacifiste, écrit dans son journal : "Nous devons constituer des détachements de sécurité fiables qui n'hésiteront pas à fusiller les déserteurs..., placer un commissaire armé d'un revolver derrière chaque officier, instituer des tribunaux militaires révolutionnaires et créer des décorations pour récompenser la bravoure individuelle au combat." Lénine et Trotski communiaient dans la conviction que seules la terreur et la violence illimitées sauveraient le régime bolchevique.
Autre conséquence, l'instauration d'une discipline de fer dans tous les actes de la vie sociale, en matière d'hygiène par exemple : avant d'entrer au Kremlin, on devait prendre un bain et faire désinfecter ses vêtements sous peine d'être traduit en justice pour perturbation de l'ordre public.



Les premiers camps de concentration de l'histoire, la mort le plus souvent comme seule issue


Dès les premiers mois de 1918, Trotski avait recommandé l'enfermement d'otages dans des camps de concentration, que Lénine réalisa le 9 août 1918 pour des paysans, des prêtres, des gardes blancs et autres éléments douteux (Oeuvres complètes, vol. 511 p. 143).

N'oublions pas la "militarisation du travail" que Trotski recommanda au IXème congrès (mars 1921) : le travailleur doit obéir, tel un soldat, à l'État ouvrier. Cela signifie l'interdiction des grèves assimilées à une désertion en temps de guerre, la subordination complète des syndicats dont le rôle se borne à mettre en oeuvre la politique productiviste, l'interdiction pour les ouvriers de quitter leur poste de travail. Il est écrit dans la Pravda du 12 février 1920 : "La meilleure place, pour un gréviste, ce moustique jaune et nuisible, c'est le camp de concentration."

Contrairement à la tragédie qui, depuis Sophocle et Euripide, repose sur la terreur et la pitié, la Révolution, c'est la terreur sans la pitié. Ce qui explique le nombre de ses victimes dans le monde entier, évalué par une équipe de six historiens, pour la plupart anciens militants communistes, entre 80 et 100 millions (Le livre noir du communisme, Robert Laffont 1997).
Ce ne sont pas des chiffres lancés au hasard, ils s'appuient sur les archives de l'U.R.S.S. On y lit, par exemple, que des ordres avaient été donnés le 23 octobre 1919, pour la destruction de villages dans le cadre de la lutte contre la paysannerie et l'élimination des cosaques du Don et du Kouban en tant que groupe social. Trois semaines plus tard, un rapport décrivait le déroulement des opérations : "Kalinovskaïa, bourg entièrement brûlé, toute la population (4.220) déportée ou expulsée ; Ermolovskaïa : nettoyée de tous ses habitants (3.218) ; Romanovskaïa : déportés 1.600, reste à déporter 1.661..." et cela continue... tant de villages anéantis !... Tel est le vrai visage du Trotskisme dont se réclament nos braves et ignorants intellectuels qui n'ont jamais fait l'effort de s'informer.

Ce ne sont pourtant pas les témoignages qui manquent. L'historien français Stéphane Courtois, communiste repenti, dénonce "l'incurable naïveté du révo1utionnaire qui s'imagine, grâce à sa dialectique, favoriser l'émergence d'une société plus juste et plus humaine en employant des méthodes criminelles."

L'historien ex-soviétique Volkogonov estime de même que Lénine et Trotski avaient cru que la dictature, par eux instituée, serait capable d'apporter au peuple le bonheur... ni l'un ni l'autre ne comprenaient que le danger, pour le régime, pour eux-mêmes et pour l'avenir, résidait dans le système lui-même, le système qu'ils avaient conçu."
En effet, le régime soviétique est le seul au monde à s'être autodétruit sans effusion de sang. Ses adversaires n'ont même pas cherché à se venger de leurs bourreaux. L'aspiration à la paix civile et à la liberté a été plus forte que l'esprit de revanche et même l'esprit de justice.

Ce qui permet à d'anciens bourreaux et à leurs complices de parader sans vergogne sur les scènes publiques et de bombarder leurs anciennes victimes de leçons de morale.




Michel VINCENT, in "Arts Gazette International", le 14/09/2001

http://pageperso.aol.fr/_ht_a/pregentil/trotski.htm
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 02:05

Ecossais a écrit:
Très intéressant Laurent. Thumright


Le méchant loup, aux grands yeux profonds et au pelage soyeux, congratule son semblable:le vorace coyote très brun et agité. On comprend qu'ils s'entendent bien! ;)
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 06:47

L'article sur les crimes du communisme est bouleversant...

Merci Laurent.

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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 08:13

Le pape PieXI , dans l'encyclique Divini Redemptoris , avait déclaré le communisme " intrinsèquement pervers "

Léon XIII a qualifié le socialisme de " reméde pire que le mal"

Ce que l'Eglise enseigne est de retrouver une science économique considérée comme une science morale , dirigée vers le bien de l'homme .
D'où son opposition au libéralisme intégral également


Sauveur
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Krystyna
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 08:44

Alain Rioux a écrit:
Ecossais a écrit:
Très intéressant Laurent. Thumright


Le méchant loup, aux grands yeux profonds et au pelage soyeux, congratule son semblable:le vorace coyote très brun et agité. On comprend qu'ils s'entendent bien! ;)
C'est pas un argument, ça. Qu'en pensez-vous, de ces textes ? S'ils vous parlent, c'est normal qu'Ecossais félicite Laurent, non ?
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 09:01

Krystyna a écrit:
Alain Rioux a écrit:
Ecossais a écrit:
Très intéressant Laurent. Thumright


Le méchant loup, aux grands yeux profonds et au pelage soyeux, congratule son semblable:le vorace coyote très brun et agité. On comprend qu'ils s'entendent bien! ;)
C'est pas un argument, ça. Qu'en pensez-vous, de ces textes ? S'ils vous parlent, c'est normal qu'Ecossais félicite Laurent, non ?

Le communisme est abject et mon socialisme n'est pas du tout visé par Léon XIII. Le capitalisme et le libéralisme ne sont pas absous par les crimes des autres. Relisez mes courriels à cet effet. :|
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 09:33

sauveur a écrit:
Le pape PieXI , dans l'encyclique Divini Redemptoris , avait déclaré le communisme " intrinsèquement pervers "

Léon XIII a qualifié le socialisme de " reméde pire que le mal"

Ce que l'Eglise enseigne est de retrouver une science économique considérée comme une science morale , dirigée vers le bien de l'homme .
D'où son opposition au libéralisme intégral également
Sauveur

Comme quoi, l'Eglise a toujours eu une lucidité certaine sur les phénomènes de société.
Et je suis outré par les déclarations de certaines associations qui condamnent le message du St Père sur la sexualité. L'Eglise n'a jamais eu pour vocation de prêcher la débauche.
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 10:12

Ecossais a écrit:
sauveur a écrit:
Le pape PieXI , dans l'encyclique Divini Redemptoris , avait déclaré le communisme " intrinsèquement pervers "

Léon XIII a qualifié le socialisme de " reméde pire que le mal"

Ce que l'Eglise enseigne est de retrouver une science économique considérée comme une science morale , dirigée vers le bien de l'homme .
D'où son opposition au libéralisme intégral également
Sauveur

Comme quoi, l'Eglise a toujours eu une lucidité certaine sur les phénomènes de société.
Et je suis outré par les déclarations de certaines associations qui condamnent le message du St Père sur la sexualité. L'Eglise n'a jamais eu pour vocation de prêcher la débauche.

Tout à fait d'accord avec toi, cher Lupus eringis! ;)
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 10:27

Alain Rioux a écrit:


Tout à fait d'accord avec toi, cher Lupus eringis! ;)

Very Happy Mr. Green :DD
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Louis



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 11:42

sauveur a écrit:
Léon XIII a qualifié le socialisme de " reméde pire que le mal"
Cher sauveur

Attention il ne faut pas se tromper sur le vocabulaire employé.

Le socialisme dont Leon XIII faisait référence est ce qu'on appelle communisme en France.
Selon les pays, "socialisme" signifie des politiques complètement différentes. Même Hitler employait ce terme avec son "national socialisme".

Le socialisme français d'aujourd'hui a peu de rapport avec le communisme.
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 12:49

Cher Louis

Non je ne me trompe pas sur le vocabulaire employé par Léon XIII .
A cette époque le socialisme dont il fait référence est celui qui recherchait une économie matérialiste considérée comme science physique ayant pour finalité les seuls résultats matériels ; en recherche d'une puissance collective.

Sauveur
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Louis



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 13:08

Cher sauveur

Nous ne sommes plus au XIXème siècle, et le socialisme de cette époque n'a rien à voir avec celui d'aujourd'hui.

Vous devez parler de l'encyclique Rerum Novarum, du 15 mai 1891.
Est-ce qu'une encyclique engage l'infaillibilité papale?
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 13:20

Cher Louis

Citation :
Nous ne sommes plus au XIXème siècle, et le socialisme de cette époque n'a rien à voir avec celui d'aujourd'hui

Oui je sais bien tout cela , et vous avez raison :

Je rapportai uniquement des propos du pape , sans pour cela entrer dans l'infaillibité papale etc...

Je cite le pape parceque nous sommes sur un forum catholique uniquement .

Sauuveur
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Louis



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 13:26

Oui, mais les personnes qui lisent peuvent le comprendre ainsi:
L'Eglise nous demande de ne pas voter pour les socialistes. Votez pour Devillier! Very Happy

J'ai retrouvé le sujet lancé par Pierre-Nicolas à propos des encycliques:
http://docteurangelique.forumactif.com/viewtopic.forum?t=728&highlight=encyclique
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 13:36

Louis a écrit:
Cher sauveur

Nous ne sommes plus au XIXème siècle, et le socialisme de cette époque n'a rien à voir avec celui d'aujourd'hui.

Vous devez parler de l'encyclique Rerum Novarum, du 15 mai 1891.
Est-ce qu'une encyclique engage l'infaillibilité papale?

Cher Louis,

L'encyclique "Rerum Novarum " n'engage pas l'infaillibilité pontificale puisqu'elle ne porte pas sur le dogme ou la morale, mais sur les pratiques économique du monde contemporain, ce qui ne l'empêche pas de s'appuyer sur des bases doctrinales.

Le socialisme du PS actuel est-il condamné? Non bien sûr.

Ce qui est montré du doigt, c'est le caractère strictement matérialiste de nos sociétés occidentales, aussi bien à droite qu'à gauche.

Bref, "
Citation :
L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu."

Il y a un autre problème actuel en Occident: Les Partis et leur position sur l'avortement. Sur ce point, il ne faut pas se tromper: c'est un sujet essentiel. Il devance tous nos débat économiques puisqu'il touche à un géno-infanticide...

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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 13:37

Louis a écrit:

L'Eglise nous demande de ne pas voter pour les socialistes. Votez pour Devillier! Very Happy

L'Eglise a raison.

Mr. Green :DD
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Laurent
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 13:42

Une des choses qui ressort là-dedans, et c'est vraiment frappant, est que le point de départ de toute cette horreur semble être...la Révolution française :|
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 13:47

Laurent a écrit:
Une des choses qui ressort là-dedans, et c'est vraiment frappant, est que le point de départ de toute cette horreur semble être...la Révolution française :|


C'est une réflexion un peu rapide:n'oubliez pas les albigeois, l'inquisition, la saint-Barthélémy, les dragonnades, la révocation de l'Édit de Nantes, les Calas, Sirven, de la Barre etc... Valait mieux que l'ancien régime s'effondre et qu'on aboutisse, enfin, aux Droits de l'Homme! cheers
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Krystyna
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 13:49

Reconnaissez que la Révolution française et la Révolution russe ont bien des points communs.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 13:49

Ecossais a écrit:
Louis a écrit:

L'Eglise nous demande de ne pas voter pour les socialistes. Votez pour Devillier! Very Happy

L'Eglise a raison.

Mr. Green :DD

L'Eglise ne se prononce pas, bien sûr sur le PS (sauf sur la question IVG !)

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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 13:55

Krystyna a écrit:
Reconnaissez que la Révolution française et la Révolution russe ont bien des points communs.


La Révolution française a survécu ,elle!Vous êtes bien en Ve République, n'est-ce pas?
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Krystyna
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 13:57

Justement, on voit le résultat... :DD Tongue
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 13:59

Krystyna a écrit:
Justement, on voit le résultat... :DD Tongue


Hélàs, oui:vous mangez à votre faim! Sad Sad Sad
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 14:01

Alain Rioux a écrit:
Krystyna a écrit:
Justement, on voit le résultat... :DD Tongue


Hélàs, oui:vous mangez à votre faim! Sad Sad Sad

affraid affraid

Alain, t'as pas bientôt fini de nous casser le moral?

Laughing Laughing
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sauveur



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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 14:26

dans l'encyclique Mater et magistra (doctrine sociale de l'Eglise )de Jean XXIII il est dit :
Citation :
" Au stade de l'application concréte des principes des divergences de vues peuvent surgir même entre catholiques droits et sincères.Lorsque cela se produit , que jamais ne fassent défaut la considération réciproque , le repect mutuel et la bonne volonté qui recherche les points de contact en vue d'une action opportune et efficace
"

Sauveur
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Krystyna
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MessageSujet: Re: Le "vrai communisme" est-il possible ?   Sam 28 Jan 2006, 15:11

Au sujet des grèves, je trouve en revanche que les enseignants de Seine Saint Denis quei se sont mis en grève cette semaine ont sainement réagi. Mais il ne s'agit pas d'une question d'argent, il s'agit d'affirmer qu'il y a des situations extrêmes de violence en milieu scolaire que l'on ne doit pas accepter.
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Le "vrai communisme" est-il possible ?
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