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 La Chine pourrait s'écrouler en 2013

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Jeu 21 Juin 2012, 12:54

Activité manufacturière au plus bas depuis 7 mois en Chine

Publié le 21/06/2012

L'activité manufacturière en Chine a atteint en juin son plus bas niveau en sept mois, suite à une baisse des commandes pour l'exportation et à la faiblesse de la croissance de la demande intérieure.

Selon la banque HSBC, l'indice PMI des directeurs d'achat est tombé à 48,1 contre 48,4 en mai. Pour le huitième mois consécutif, la production manufacturière en Chine enregistre une contraction. Un chiffre supérieur à 50 indique une expansion, et un chiffre inférieur à ce seuil une contraction. À cause d'un environnement externe défavorable, les exportations vont probablement ralentir au cours des prochains mois. Les nouvelles commandes à l'exportation, qui sont une composante de l'indice PMI, enregistrent leur chute la plus importante depuis mars 2009.

Le ministre chinois du Commerce a déclaré début juin que son pays était confronté à une situation grave sur le plan de ses échanges extérieurs, alors que la croissance des exportations chinoises a fortement ralenti, à cause notamment de la faiblesse de la demande en Europe, premier débouché des produits chinois. La diminution des prix à la production et la contraction des nouvelles commandes reflètent aussi une faiblesse de la demande intérieure.

Pour tenter de stimuler l'économie, la banque centrale chinoise a baissé début juin les taux d'intérêt de référence, pour la première fois depuis fin 2008. La croissance de l'économie chinoise est passée de 10,4% en 2010 à 9,2% l'an dernier, avant de tomber à 8,1% au premier trimestre de cette année. Le gouvernement a réduit à 7,5% son objectif de croissance pour 2012, contre 8% les années précédentes.

http://www.contrepoints.org/2012/06/21/87910-activite-manufacturiere-au-plus-bas-depuis-7-mois-en-chine#comment-134649
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mer 04 Juil 2012, 00:24

Délocaliser en Chine, une décision de moins en moins rentable selon une nouvelle étude

Publié le 3/07/2012

Une étude du think tank Civitas souligne que de plus en plus d'entreprises britanniques ayant délocalisé en Chine envisagent de relocaliser leur production au Royaume-Uni.

Par Alexis Vintray.

Selon une nouvelle étude du think tank britannique Civitas, de nombreuses industries britanniques qui avaient délocalisé en Chine sont déçues des résultats et relocalisent leur production au Royaume-Uni. Une conclusion en ligne avec ce que vous annonçait Contrepoints dès l'an dernier dans un article "vers la fin du Made in China".

Dans cette étude, The Boomerang Economy, David Merlin-Jones s'intéresse uniquement au cas britannique, et à étudié les entreprises, nombreuses, qui ont franchis le pas de la relocalisation.

Le made in China n'est plus intéressant

Alors que les "experts" estimaient que la perte de l'industrie était une fatalité pour le Royaume-Uni qui devait se spécialiser dans les services financiers, la situation évolue nettement. Comme l'écrit David Merlin-Jones, "When labour costs were so low that Chinese goods were being sold for less than the production cost of UK manufacturers, our producers outsourced, offshored and some simply shut down. Now, this is no longer the case."

Cela tient en bonne partie aux problèmes causés par le Made in China. En premier lieu, la hausse très rapide des salaires causée par le développement économique handicape la compétitivité coût du pays. Entre 2005 et 2010, les salaires chinois ont cru en moyenne de 19% par an, contre une baisse de 0,2% par an au Royaume-Uni. En particulier, sur le littoral oriental chinois, les salaires sont de 10 à 15% supérieurs au reste de la Chine.

En outre, la part des coûts salariaux dans les coûts de production ne cesse de baisser, ce qui réduit mécaniquement l'avantage des pays à bas coûts salariaux. Selon l'auteur de l'étude, ils ne représentent désormais plus que 22% des coûts de production dans le cas britannique. Alors que les problèmes de la délocalisation sont nombreux, l'économie devient de plus en plus mince et discutable.

Parmi les problèmes autres causés par les délocalisations selon les entreprises interrogées, figurent :

des problèmes récurrents de qualité, avec des impacts négatifs sur les ventes et des coûts de refabrication très conséquents.
une main d'oeuvre insuffisante en Chine, qui impacte négativement la production et les coûts salariaux. Guangzhou manquerait ainsi de 150 000 travailleurs. Caldeira UK, une entreprise interrogée par l'auteur, explique par exemple que ses salariés en Chine ont refusé une hausse de 30% des salaires et exigé 50% de hausse
des taux de changes défavorables, avec l'appréciation du Yuan/Renminbi et la dépréciation de la livre sterling

Les coûts cachés de la délocalisation

Outre ces problèmes, délocaliser impose des coûts conséquents :

les frais de transports, en hausse nette avec le renchérissement du baril de pétrole, pèsent très négativement contre la délocalisation
la faible productivité des usines chinoises est incomparable avec celle des usines britanniques, qui bénéficient des gros investissements en capital et d'une main d'oeuvre mieux formée
le vol de propriété intellectuelle récurrent dans les usines des groupes occidentaux en Chine, avec de nombreux exemples cités par l'auteur

Enseignements

Il s'agit d'une nouvelle pierre blanche dans le jardin des antimondialisation, qui estimaient que les industries occidentales doivent être protégées par des barrières douanières pour survivre, au détriment du consommateur. Comme les conclusions de l'étude le soulignent, les "vieilles industries" ont des atours sur lesquels s'appuyer : proximité, qualité, stabilité.

Cela ne signifie pas pour autant que le Royaume-Uni devient le choix par défaut mais qu'il peut retrouver la faveur des investisseurs, si les conditions fiscales et réglementaires favorables sont présentes: "It is clear that China is no longer the default option when a British company is looking for a location from which to produce goods, but it would be wrong to think this means Britain is now the default choice instead: it is not. Businesses still need to be motivated into retaining British production or repatriating it. "

Malheureusement, ce contexte fiscal ou réglementaire est loin d'être favorable en France actuellement, ce qui incite à la prudence avant d'imaginer une duplication du cas britannique chez nous. Mais parions que notre ministre du redressement productif national saura tirer à son profit la vague de relocalisation des industries qui pourrait avoir lieu, alors qu'il n'y est pour rien et aura plutôt un effet dommageable sur cette vague...

http://www.contrepoints.org/2012/07/03/88706-delocaliser-en-chine-une-decision-de-moins-en-moins-rentable-selon-une-nouvelle-etude
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Dim 15 Juil 2012, 10:22

Croissance chinoise en baisse : le dragon en panne de flammes ?

La Chine s'est réveillée ce vendredi avec le mal de crâne d'une croissance à son plus bas niveau depuis trois ans. Entre la récession européenne et une politique monétaire restrictive, quoiqu'un peu assouplie aujourd'hui, la troisième puissance mondiale est-elle en manque de solutions ? Le gouvernement chinois sera-t-il obligé de nourrir à nouveau les bulles spéculatives -immobilier, banque, industrie ?

Selon les chiffres officiels du Bureau national des statistiques donnés vendredi pour le second trimestre de l’année 2012, la croissance du PIB en Chine a atteint son plus bas niveau depuis 3 ans à 7,6% en glissement annuel. Les prophéties d’un scénario noir pour la seconde économie mondiale, déjà évoquées en octobre dernier ici même, reprennent corps.
La tête dans le ruisseau, la faute à l’Euro

Bien que la part de la consommation intérieure ait progressé sur la première partie de l’année, représentant 58% de la hausse du PIB contre 48% un an plus tôt, le pays reste encore extrêmement dépendant de ses exportations qui, en forte baisse, contribuent à une baisse de 7% du PIB.

L’Europe, qui représentait encore au premier semestre 2012, le premier partenaire commercial pour les exportations chinoises, est sur le point d’entrer en récession, ce qui provoque un important ralentissement des échanges que la très légère hausse des exportations en direction des Etats-Unis ne parvient pas à compenser.

Le reste de la croissance provient de l’investissement dans les grands projets d’infrastructures et immobiliers qui génèrent 49% de la croissance du PIB contre 53% un an plus tôt. Il s’agit pour partie des effets du gigantesque plan de relance de 586 milliards de dollars de novembre 2008.
Quelles marges de manœuvre ?

Le gouvernement avait annoncé une prévision de croissance très prudente de 7,5% pour l’année 2012. Il s’agit d’un chiffre qui doit être dépassé car il représente le plancher à partir duquel la croissance économique ne crée plus suffisamment de richesses pour intégrer les classes les plus modestes rurales comme urbaines, provoquant un vif mécontentement social.

Pour favoriser la croissance, les autorités chinoises ont déjà assoupli la politique monétaire restrictive qui visait à supprimer les créances douteuses accumulées dans les banques du pays. Depuis le début du mois de juin, la Banque centrale chinoise a mené deux baisses du taux directeur. Conséquence directe, les conditions d’emprunt se sont nettement améliorées, le taux d’emprunt moyens pour les emprunteurs institutionnels a baissé de plus de 1,5% depuis le 1er juin. Et les banques ont accordé 15,8% de crédits supplémentaires, soit pas moins de 126 milliards de dollars, en juin par rapport au mois de mai. D’ailleurs avec une inflation inférieure à 2%, la Banque central devrait être amenée à poursuivre sa baisse de taux au second semestre 2012.

Pourtant il s’agit majoritairement de crédits à court terme que souscrivent les emprunteurs pour bénéficier des taux plus favorables, les prêts à moyen et long terme restant faibles



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Oser l’impensable, nourrir les bulles

La question est de savoir jusqu’où le gouvernement sera-t-il prêt à aller pour obtenir le chiffre salvateur de 8% sur l’année.

Le point central est le marché immobilier. Terrain d’une bulle spéculative sans précédent, le gouvernement n’a eu d’autre choix que de le réglementer très fermement depuis 2 ans afin de limiter la hausse des prix. Mais le secteur immobilier est aussi un levier économique très puissant qui influence directement plus de 12% du PIB chinois. Les autorités auraient donc déjà levé les freins posés depuis 2 ans, et immédiatement les prix de l’immobilier ont de nouveau augmenté en juin marquant une rupture avec 9 mois de baisse consécutive.

Un deuxième axe de relance, à savoir de nouvelles autorisations pour des projets industriels dans l’acier, l’énergie ou les infrastructures, a également évoqué cette semaine par le premier ministre chinois Wen Jiabao. Pari pour le moins risqué quand on sait que de nombreux secteurs présentent des surcapacités, qui poussent les prix à la baisse et que la production industrielle a même diminué entre mai et juin de cette année, passant de 9,6% à 9,5%.

Pour atteindre leurs objectifs de croissance, les autorités chinoises n’ont d’autres moyens que de nourrir de nouveau des bulles – immobilières, bancaires, industrielles – dont elles avaient senti tout le danger au cours de l’année 2010. Sans un véritable plan de développement de la consommation intérieure avec l’ouverture d’une réflexion sur la création d’un système, même minimal, de protection sociale, cet exercice d’équilibriste a toutes les chances de se conclure par une chute vertigineuse.

http://www.atlantico.fr/decryptage/croissance-chinoise-en-baisse-dragon-en-panne-flammes-robin-rivaton-419526.html?page=0,1
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Sam 29 Sep 2012, 10:54

Quand la Chine se libéralise

Publié le 29/09/2012

La Chine nous a donné pendant 15 ans l’exemple du parfait pays mercantiliste. L’ennui pour les autorités chinoises est que ce modèle est cassé, et qu’elles le savent, et qu’il va falloir donc changer de modèle, ce qui n’est jamais simple.

Par Charles Gave.
Publié en collaboration avec l'Institut des Libertés.

La ChineDepuis des mois, je parle soit des États-Unis, soit de l’Europe comme si le monde commençait et s’arrêtait aux "Guai los", gentil nom dont les Chinois affublent les occidentaux et qui veut dire paraît-il "long nez". Et ce n’est pas vrai : il existe un monde en dehors de Bernanke et de l’Euro et dans ce monde, il se passe beaucoup, beaucoup de choses qui valent la peine d’être mentionnées. Commençons par une analyse de la situation chinoise telle qu’elle est probablement perçue par les autorités de ce pays.

La Chine a ancré sa croissance depuis 20 ans sur un modèle tout simple où nous avions à la fois :

une répression financière (épargne sous-rémunérée) que l’État préemptait pour bâtir les infrastructures nécessaires à un pays moderne ;
un transfert massif de population de la campagne à la ville pour procurer de la main d’œuvre "bon marché" aux entreprises chinoises et transformer la Chine en atelier du monde (nulle entreprise ne pouvait résister à un pays qui avait une infrastructure de pays développé et des salaires de pays émergents) ;
une monnaie sous-évaluée pour favoriser les exportations, empêcher les importations, et non-convertible pour empêcher les capitaux de quitter la Chine et garder la mainmise sur les profits générés par le développement du pays.

Bref, la Chine nous a donné pendant 15 ans l’exemple du parfait pays mercantiliste. L’ennui pour les autorités chinoises est que ce modèle est cassé, et qu’elles le savent, et qu’il va donc falloir changer de modèle, ce qui n’est jamais simple.
Explications

Aujourd’hui, pour une société comme Foxconn (qui monte les Iphones ,Ipad etc… pour Apple), le coût d’un salarié chinois est en train de passer au-dessus du coût des robots industriels qui feraient le même travail, ce qui va entraîner deux conséquences :

La première est bien sûr que les robots vont remplacer soit les travailleurs existants soit les travailleurs futurs, ce qui amène à la question : d’où vont venir les emplois dans le futur ?
La deuxième est que plus de 50% des exportations chinoises vers les USA sont le fait de sociétés américaines installées en Chine qui vont s’empresser de fermer leurs usines à Shanghai ou ailleurs pour les installer aux USA. Tant qu’à employer des robots, autant les avoir près du consommateur final ce qui permet d’économiser sur toute la chaine logistique (transports, carburants, assurance, droits de douane…). Et en plus, l’usine aux USA va bénéficier d’une énergie meilleure marché qu’en Chine grâce à l’émergence des gaz de schistes qui vont rendre les États-Unis auto-suffisants énergétiquement d’ici dix ans…

Pour faire simple : la Chine vient de perdre tous ses avantages comparatifs dans le domaine de l’industrie… en faveur des USA, ce qui veut dire que le modèle mercantiliste chinois est cassé et bien cassé. Il faut donc changer de modèle.

Et en fait, il n’y a pas 36 modèles de rechange, il n’y en a que deux :

soit la Chine décide de se refermer sur elle même comme elle l’a fait à plusieurs reprises dans son histoire,
soit elle décide de déréglementer et de privatiser tous les secteurs qui ne le sont pas encore, transports, logistiques, distribution, banques, assurances, produits d’épargne.

La première branche de l’alternative était soutenue par Bo Xi Lai, dont la femme a eu les ennuis que l’on sait, ce qui ne serait jamais arrivé s'il n’avait pas perdu le combat politique, tandis que les partisans de la deuxième branche se retrouvent plutôt en compagnie de la Banque centrale. Si le deuxième scénario est bien celui qui est choisi, cela implique une perte d’influence gigantesque pour tous les grands conglomérats qui avaient été le fer de lance de la politique mercantiliste et dont les monopoles vont disparaître. Or, tous ces conglomérats sont sous le contrôle d’une espèce d’aristocratie remontant au début du parti communiste chinois qui va se battre comme des chiens pour garder ses privilèges. La lutte sera chaude et indécise, n’en doutons pas.

Mais les autorités n’ont pas le choix et les Chinois sont pragmatiques avant tout. Comme le disait Deng Xiao Ping, "Qu’importe la couleur du chat pour peu qu’il attrape les souris". La seule façon de créer des emplois en nombre suffisant pour empêcher des troubles politiques graves est donc de déréglementer massivement tous les secteurs des services et de stopper la répression financière pour que la consommation puisse -- enfin -- monter plus vite que le PNB et que les emplois ne dépendant pas des exportations soient enfin créés.

Et tout cela est en marche, et c’est bien pour ça que les actions de SOE cotées se cassent la figure depuis des mois tandis que le gouvernement refuse de "stimuler" l’économie. Pourquoi en effet relancer la demande dans des secteurs qui sont condamnés à disparaître ? La transition est et restera douloureuse, mais elle est absolument nécessaire. Comme je l’ai entendu en Chine, les Chinois se sont nourris de frites et de Big Mac depuis vingt ans. Il va falloir passer au poisson grillé accompagné d’épinards, ce qui est certainement bon à long terme, mais tend à rendre grognon les enfants...

Tout ceci est fort intéressant, mais en bon financier que je suis et qui cherche donc à gagner de l’argent sans travailler (comme le disait tout haut mon ancienne assistante), la question se pose : comment puis-je profiter de ce changement tectonique en Chine. Et la réponse est toute simple : tous les secteurs qui vont être libérés (transports, banques, assurances, santé, éducation, tourisme etc.) sont d’immenses consommateurs de services informatiques.

Et les sociétés chinoises n’ont pas les compétences pour fournir ces prestations. Il va donc falloir acheter tout cela à des sociétés étrangères, sans pouvoir leur voler puisque maintenant tous les produits informatiques complexes sont domiciliés dans le “nuage” et que le client n’a pas accès aux codes sources.

Il y a 15 ans, pour jouer la construction des infrastructures en Chine, il fallait acheter le dollar australien, et Vale, la société minière brésilienne. Aujourd’hui il faut acheter IBM, Oracle, Dassault Systems, SAP, etc...

Tant il est vrai que depuis 15 ans il faut toujours acheter ce que la Chine achète et vendre ce que la Chine vend…

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Jean Marie



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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Dim 30 Sep 2012, 00:10

le soussi c'est l'islame qui s'invite dans le débas labas aussi !
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 01 Oct 2012, 07:29

Chine: contraction de la production manufacturière en septembre (gouvernement)

Pékin (awp/afp) - La production manufacturière en Chine s'est contractée en septembre pour le deuxième mois consécutif, selon un indicateur publié lundi par le gouvernement, qui pourrait être amené à prendre prochainement de nouvelles mesures de soutien à l'activité, selon les analystes.

L'indice PMI des directeurs d'achat compilé par la Fédération chinoise de la logistique et des achats (CFLP) et publié par le Bureau national des statistiques (BNS) s'est élevé le mois dernier à 49,8, contre 49,2 en août.

Un chiffre inférieur à 50 indique une contraction de l'activité par rapport au mois précédent, un chiffre supérieur une expansion.

Le chiffre pour le mois d'août est inférieur à la prévision moyenne de 11 économistes interrogés par l'agence financière Dow Jones, qui tablaient sur 50,2.

Un autre indice PMI publié séparément samedi par la banque HSBC s'est pour sa part établi à 47,9 en septembre, en contraction pour le 11ème mois consécutif, avec un recul également plus faible qu'en août (47,6).

L'écart entre les deux indices PMI s'explique par une différence entre les échantillons des deux institutions, la CFLP mesurant un plus grand nombre de sociétés mais accordant aussi plus d'importance aux entreprises d'Etat, alors que la banque HSBC privilégie le secteur privé.

La Chine connaît un ralentissement de sa croissance, le Produit intérieur brut ayant crû de seulement 7,6% au deuxième trimestre. Il s'agit de la plus mauvaise performance depuis le début de la crise économique mondiale en 2008-2009, et du sixième trimestre d'affilée de décélération de la croissance.

La croissance devrait encore avoir ralenti au troisième trimestre, selon les analystes.

Après l'annonce vendredi de la tenue en novembre du 18ème congrès du Parti communiste (PCC) et de la décision de poursuivre en justice Bo Xilai, "les plus hauts dirigeants devraient se concentrer à nouveau sur des mesures économiques", estime Lu Ting, économiste chez Bank of America - Merrill Lynch, dans un note d'analyse.

"Concrètement, la probabilité de nouvelles réductions des réserves obligatoires de banques pourrait augmenter significativement" après la semaine de congés du 1er au 7 octobre et "l'offre de crédit pourrait encore être élargie grâce à une augmentation des émissions d'obligations des entreprises", poursuit cet analyste.

La Chine a déjà pris depuis la fin de l'année dernière diverses mesures pour soutenir l'activité, dont l'abaissement à deux reprises des taux d'intérêt directeurs, en juin et juillet. La banque centrale a par ailleurs réduit depuis décembre à plusieurs reprises les réserves obligatoires des banques pour leur permettre de prêter davantage.

Le gouvernement chinois a également annoncé récemment des mesures destinées à "stabiliser" les exportations, prévoyant notamment des baisses de taxes pour les exportateurs ainsi que des procédures douanières simplifiées.

La Chine a reconnu le mois dernier qu'elle aurait "d'énormes difficultés" à atteindre son objectif de 10% de croissance du commerce extérieur pour 2012, à cause d'une mauvaise conjoncture internationale qui pénalise ses exportateurs, dont l'Europe est le premier débouché.

mm


(AWP / 01.10.2012 06h30)

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 02 Oct 2012, 18:29

J'ai entendu sur BFM Business que Pascal Lamy (NDSJA : le socialiste) craignait un effondrement de l'activité en Chine.

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 08 Oct 2012, 07:54

Chine: la BM prévoit une croissance en forte baisse en 2012, à 7,7%

Singapour (awp/afp) - L'économie chinoise, deuxième de la planète, ne devrait croître que de 7,7% cette année, contre 9,3% l'an dernier, mais le risque d'un atterrissage brutal est "faible" et la croissance devrait s'accélérer en 2013, à 8,1%, a prédit lundi la Banque mondiale (BM).

"La croissance va ralentir cette année en Chine, à 7,7% contre 9,3% l'an dernier, en raison d'exportations plus faibles et d'une croissance des investissements moins rapide", a estimé la Banque dans son dernier rapport sur l'Asie de l'Est et le Pacifique publié à Singapour.

La BM s'attendait jusqu'à présent à une progression de 8,2% de l'économie chinoise pour cette année.

La croissance du Produit intérieur brut (PIB) chinois devrait cependant s'accélérer à nouveau en 2013, avec une progression de 8,1%, grâce notamment aux effets des mesures de relance gouvernementales et de la hausse attendue des investissements, précise la BM.

"Le ralentissement de la Chine cette année est significatif et certains craignent qu'il puisse encore s'aggraver", met en garde la BM, estimant cependant qu'il ne faut pas s'attendre à une chute vertigineuse de la croissance.

"Les mesures prises cette année en matière monétaire commencent à produire leurs effets sur le crédit et le tout-dernier indice PMI laisse entrevoir une certaine reprise de l'activité", souligne la Banque en référence à l'indice PMI des directeurs d'achat compilé par la Fédération chinoise de la logistique et des achats (CFLP) et qui s'est élevé le mois dernier à 49,8, contre 49,2 en août, se rapprochant ainsi du seuil des 50 points au-delà duquel l'activité est considérée comme en expansion.

La BM table également sur un futur effet positif des mesures du gouvernement chinois visant à relancer les investissements pour en conclure que "le risque d'un atterrissage forcé (de l'économie chinoise) reste faible".

Le ralentissement chinois devrait entraîner dans son sillage l'ensemble des pays en développement de l'Asie de l'Est et du Pacifique, dont la croissance plafonnera à 7,2% cette année, soit un point de moins que l'an dernier. Les pays dits "en développement" de la région ne comptent notamment pas le Japon et l'Australie, selon la définition de la Banque.

L'économie de la région devrait rebondir en 2013 pour atteindre 7,6%, alimentée par la demande intérieure, mais une aggravation de la crise de la zone euro, un renforcement des mesures d'austérité budgétaires aux Etats-Unis ainsi qu'un ralentissement prolongé de la croissance chinoise restent d'importants facteurs de risque, avertit la Banque.

"Aucune région en développement ne serait épargnée, si la situation en Europe venait à se détériorer de manière significative... Une crise +majeure+ pourrait entraîner une chute de plus de deux points de la croissance du PIB en 2013" dans la région, met en garde la BM.

Le PIB chinois n'a progressé que de 7,6% au deuxième trimestre, soit la plus mauvaise performance depuis le début de la crise économique mondiale en 2008-2009.

Pékin a déjà pris depuis la fin de l'année dernière diverses mesures pour soutenir l'activité, dont l'abaissement à deux reprises des taux d'intérêt directeurs, en juin et juillet. La banque centrale a par ailleurs réduit depuis décembre à plusieurs reprises les réserves obligatoires des banques pour leur permettre de prêter davantage.

Le gouvernement chinois a également annoncé récemment des mesures destinées à "stabiliser" les exportations, prévoyant notamment des baisses de taxes pour les exportateurs ainsi que des procédures douanières simplifiées.

La Chine a reconnu le mois dernier qu'elle aurait "d'énormes difficultés" à atteindre son objectif de 10% de croissance du commerce extérieur pour 2012, à cause d'une mauvaise conjoncture internationale qui pénalise ses exportateurs, dont l'Europe est le premier débouché.

mm


(AWP / 08.10.2012 06h31)

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Jeu 11 Oct 2012, 11:54

Ce qui explique vraiment l'intérêt soutenu de la Chine pour le duel Obama / Romney
Les yeux de la Chine sont braqués sur la campagne présidentielle américaine. S'il est élu, Mitt Romney accusera la Chine de "manipuler" le taux de change de sa monnaie. Il en résultera, quasi mécaniquement, une série de sanctions commerciales contre la Chine. Le début d'une guerre économique ?
http://www.atlantico.fr/decryptage/qui-explique-vraiment-interet-soutenu-chine-pour-duel-obama-romney-antoine-brunet-504537.html?page=0,0
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Jeu 18 Oct 2012, 11:45

Citation :
La croissance de la Chine poursuit son ralentissement

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 18.10.2012 à 05h16 • Mis à jour le 18.10.2012 à 10h04

La croissance de la Chine a ralenti entre juillet et septembre pour le septième trimestre consécutif, passant sous l'objectif du gouvernement pour la première fois depuis le début de la crise financière en 2009. La croissance est tombée à 7,4 % en rythme annuel au troisième trimestre, selon des chiffres officiels diffusés jeudi 18 octobre. Sur les trois premiers trimestres de 2012, la hausse du PIB a été de 7,7 %, par rapport à la même période de l'an passé, a souligné le Bureau national des Statistiques (BNS). Il s'agit tout de même du taux de croissance le plus bas depuis le premier trimestre 2009.

Le premier ministre Wen Jiabao a jugé que la croissance se stabilisait et s'est dit confiant que l'objectif de 7,5 % pour l'ensemble de l'année 2012, arrêté en mars, pourrait être atteint, ont rapporté les médias officiels. Ces chiffres de la croissance sont les derniers publiés avant un congrès crucial du Parti communiste en novembre, qui doit voir une nouvelle génération de dirigeants accéder au pouvoir.

REBOND DE L'ACTIVITÉ

L'économie chinoise a connu une croissance en moyenne supérieure à 10 % durant la première décennie du XXIe siècle, mais elle a ralenti depuis, notamment à cause des difficultés que connaissent les principaux marchés des exportateurs chinois, à savoir l'Europe et les Etats-Unis.

Pour éviter une chute brutale de la croissance, le gouvernement a pris depuis décembre des mesures d'assouplissement monétaire, baissant à plusieurs reprises les réserves obligatoires des banques pour leur permettre de prêter davantage, et réduisant par deux fois les taux d'intérêt des banques en juin et juillet.

D'autres indicateurs publiés jeudi reflètent un rebond de l'activité suite à ces mesures :

La production industrielle a progressé le mois dernier sur un an de 9,2 %, contre 8,9 % au mois d'août.

Les ventes de détail, jauge de la consommation des ménages, ont augmenté en septembre de 14,2 %, contre 13,2 % en août.

L'augmentation des investissements en capital fixe, qui ont pesé plus de la moitié du PIB en 2011, s'est légèrement accélérée à 20,5 % sur les neuf premiers mois de l'année, contre 20,2 % pour les huit premiers.

Notez bien que la Chine n'a pas une économie plus saine que l'Occident puisqu'elle pratique (j'ai souligné) le keynésianisme pour tenter de maintenir artificiellement son taux de croissance.

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Ven 30 Nov 2012, 14:50

http://www.lepoint.fr/economie/quand-la-chine-s-effondrera-06-06-2012-1470082_28.php

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Ven 30 Nov 2012, 14:57

CHINE

Citation :
La Chine est-elle en train de commettre un hold-up monumental sur l'or physique ?

Pékin adopte une stratégie visant à s'assurer le maximum d'or physique pour imposer le Yuan comme monnaie internationale.


Nous sommes obnubilés par nos élections, la dette, l’euro et la Grèce, le défaut …. A force d’avoir le « nez dans le guidon », nous ne voyons pas le monde changer profondément autour de nous.

Les cartes sont en train d’être rebattues, sans nous ; le monde de demain se réorganise… sans nous.

La Chine a cet immense avantage d’être capable de se projeter loin dans l’avenir, de se fixer des objectifs clairs et de mettre tous les moyens en œuvre pour les atteindre. La patience et la persévérance sont ses forces.

Or il se pourrait bien que l’un des objectifs majeurs de Pékin soit d’imposer le Yuan comme monnaie internationale en réalisant le plus grand holp up de tous les temps : un « hold up » sur l’or physique. Disons-le clairement : la Chine est en train de prendre le contrôle du marché physique de l’or au travers de quatre stratégies :

1 - La Chine préempte l’or qui sort de ses sous-sols


Le pays est de loin le 1er producteur mondial d’or (350 tonnes/an, 400 t d’ici trois ans). Où diable va tout cet or qui sort des sous-sols chinois ? Aucune trace sur les marchés internationaux… Dans les réserves de Pékin !

2 – La Chine pompe tout l’or qu’elle peut sur les marchés internationaux


Bloomberg a récemment annoncé que la Chine avait acheté dans le plus grand secret 3,6 millions d’onces d’or à Hong Kong sur les derniers mois. C’est extrêmement rare qu’on détecte ce type d’opérations et ce ne sont toujours que des rumeurs. Tous les achats d’or de la Chine se font dans le plus grand secret. Il est très difficile d’obtenir ne serait-ce que des ordres de grandeur. Une seule certitude : le mouvement est en marche depuis quelques années.

3 – La Chine rafle l’or jusque dans les sous-sols des autres

Non contente de capter l’or physique déjà extrait ainsi que l’or qui sort de ses sous-sols, la Chine met aussi la main sur les réserves d’or internationales à extraire dans les prochaines années :

En verrouillant des contrats d’approvisionnement de très long terme avec les minières
En faisant main basse sur les producteurs d’or. Dernière victime en date : Jaguar Mining. Les Chinois ont mis un milliard cash sur la table pour rafler la minière… avec une prime de 77% sur le dernier cours (77% !). Les Chinois ont les moyens de leurs ambitions.


4 – Pékin pousse les Chinois à acheter de l’or physique comme jamais

Et la, c’est un tournant majeur. N’oubliez pas que jusqu’à fin 2009 il était strictement interdit à tout Chinois de détenir de l’or physique sous peine de prison ! Aujourd’hui, non seulement l’interdiction est levée, mais en plus Pékin fait absolument tout ce qui en son pouvoir pour pousser ses citoyens à la consommation d’or physique. Campagnes de pub, ouvertures de boutiques vendant de l’or physique à tous les coins de rue... tout est fait pour inciter à la consommation.

L’inflation aidant, les Chinois font la queue pour acquérir des lingots dans les corners spécialisés comme nous faisons la queue pour acheter une baguette à la boulangerie. Des lingots de 5 grammes à 1 Kg, aussi purs que ceux vendus en Suisse et estampillés par le fondeur Heraeus… Les lingots de 10 et 50 grammes, plus accessibles, font « carton plein ».

A votre avis, pourquoi Pékin pousse-t-il ses citoyens à la consommation d’or physique avec autant d’empressement ?


Les Chinois sont très patriotes. Si comme en 1933 aux Etats-Unis, il venait à l’esprit de Pékin de réquisitionner l’or de ses citoyens « pour la bonne cause », les Chinois apporteraient leur or. Imaginez les volumes potentiels… Mais ce ne sont que des suppositions… bien entendu.
Pourquoi la Chine achète-t-elle tout cet or physique ?

Deux raisons probables :


1 - La Chine met en place un méga hedge (couverture) contre la chute inévitable du dollar. N’oubliez pas qu’elle détient des centaines de milliards de dollars. Et que ce dollar a déjà perdu la moitié de son pouvoir d’achat depuis 2001. L’or peut neutraliser ces pertes…

2 - La Chine pourrait bien avoir l’intention de faire du Yuan la monnaie de référence de demain, garantie par de l’or physique. Et cela passera par P.A.G.E. (Pan Asia Gold Exchange).

En effet, Pékin cherche à monter un marché de l’or asiatique, concurrent direct des marchés de Londres et de New York qui contrôlent le marché de l’or. Notons au passage que ces marchés anglo-saxons sont probablement un tantinet manipulés par « les grands de ce monde ». Pékin aurait donc décidé de mettre un terme à ce monopole anglo-saxon en donnant un grand coup de pied dans la fourmilière ? En montant un marché fortement adossé à du « physique » contrairement aux places anglo-saxones qui vendent jusqu’à 100 fois en papier, le peu d’or physique qu’ils détiennent effectivement dans leurs entrepôts !

De quoi faire migrer le marché spot de l’or vers l’Asie… la profondeur du « physique » attirant les capitaux. Quand on connait les énormes positions shorts sur l’or qui s’appliquent depuis toujours à « peser » sur le cours de l’once, les hautes sphères politico-financières US ont du souci à se faire.

On comprend mieux pourquoi New York s’appliquerait à faire capoter le projet PAGE par tous les moyens. Les rumeurs vont bon train, mais comme toujours, aucune preuve… Juste des dires d’insiders, invérifiables. Tout ceci n’empêchera pas la Chine d’arriver à ses fins.
Un Yuan adossé à l’or physique

L’ogre chinois cherche-t-il vraiment à faire de son yuan la future monnaie de référence et d’échange internationale ? Mettez-vous à sa place. Ne serait-ce pas ce que vous feriez pour assoir votre puissance politique et économique ? Assurément. D’où l’internationalisation et la libéralisation progressive de sa monnaie depuis des mois déjà. D’où aussi cette idée d’adosser le yuan à une gigantesque réserve d’or physique pour en garantir sa solidité et sa crédibilité. « Le Franc Suisse est mort, vive le Yuan »…

Le roi dollar et toutes les monnaies papier « qu’on imprime ex-nihilo» à grands coups de planche à billets seront détrônés par le Yuan. Et l’Empire Chinois retrouvera alors grandeur et hégémonie d’antan. Le yuan, investissement de la décennie ? Voilà un bon bout de temps que j’en suis convaincue…

http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-pourquoi-chine-main-basse-marche-physique-or-isabelle-mouilleseaux-310854.html?page=0,1

Citation :
LA CHINE ADOSSERA LE YUAN (元) A L'OR

Le fameux économiste Stephen Leeb se montre plutôt optimiste quant au marché de l’or sur le long terme grâce à la demande grandissante du Moyen-Orient, et d’après lui, la Chine prévoie bientôt d’adosser sa devise nationale : le Yuan (元) à l’or. À l’antenne de King World News, Leeb recommande aux investisseurs d’augmenter leurs actions axées sur l’or durant n’importe quelle future baisse tant que les perspectives du précieux métal seront soutenues/renforcées par la demande chinoise. D’après les récentes informations de M. Leeb indiquant que la Chine allait « d’année en année, tripler de manière stupéfiante leurs achats d’or », ce dernier y voit là un effort concerté de la part de la Chine pour acquérir « quelque chose de tangible avec lequel ils pourront commercer les produits ». Leeb pointe du doigt l’insuffisance de l’infrastructure existante chinoise malgré l’énorme amas de capital du pays dépensé durant la dernière décennie. Certains croient même que cela aurait mené au surprenant déséquilibre du PIB national’. Le renommé gourou de l’investissement affirme en outre que la Chine prévoit de faire revivre l’étalon or : La Chine veut de l’or pour qu’elle puisse ainsi poursuivre ses projets. Ils veulent que leur monnaie soit adossée à l’or et ils continueront d’en acheter. Ainsi, l’or peut fléchir, mais si c’est le cas, les gens devraient l’acheter. Une fois que l’or aura dépassé le très important seuil des 1,800$, vous n’aurez pas la moindre chance de rentrer sur le marché. Il ne vous en donnera pas l’opportunité. M. Leeb reste aussi optimiste quant à l’argent, affirmant que c’est le seul investissement rivalisant avec celui de l’or à l’heure actuelle, et qu’il projette une hausse des prix entre 150$ et 200$.

http://www.loretlargent.info/crise/la-chine-adossera-le-yuan-%E5%85%83-a-l%E2%80%99or/7762/

DES DISTRIBUTEURS AUTOMATIQUES D'OR EN CHINE


Des distributeurs automatiques d’or en Chine par NTDFrancais

Pendant ce temps-là, l'or en OCCIDENT a disparu.... Mais c'est un autre sujet...


Dernière édition par r. le Ven 30 Nov 2012, 15:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Ven 30 Nov 2012, 15:04

Rolling Eyes

Ai déjà expliqué en quoi tout ceci est parfaitement illusoire

Philippe Fabry a écrit:


En effet une grande partie de la production chinoise actuelle est compétitive parce que le yuan est sous-évalué. Or utiliser l'or pour garantir le yuan et laisser celui-ci devenir une devise de réserve internationale ferait grimper en flèche le cour du yuan, ce qui ferait perdre à la Chine toute compétitivité (c'est le problème d'un certain nombre de pays d'Europe avec l'euro trop fort).
Ce serait une catastrophe pour la Chine qui ne produit effectivement que des produits à peu de valeur ajoutée, étant technologiquement dépendante de ses investisseurs.

On voit depuis un an ce que le marasme économique occidental, THE client de la Chine, a coûté à celle-ci : 2,5 points de croissance.

Imaginez que la Chine opère sa manoeuvre du Yuan comme monnaie de réserve : non seulement elle accentuera le marasme économique occidental, ce qui pénalisera encore plus sa croissance, mais en plus sa perte de compétitivité monétaire pèsera encore sur sa croissance. Imaginez une Chine avec une croissance tombant à 2%, alors que déjà le fait de tomber à 7,6 % a entraîné des troubles dans plusieurs régions.

Autre point important que j'ai déjà un peu abordé : l'innovation. La Chine n'est pas une économie innovante, c'est essentiellement un atelier. Ce qu'elle produit aujourd'hui a été imaginé en Europe, aux USA, au Japon. Sans ces innovations des économies innovantes, la Chine n'aura plus de moteur économique, et entrera dans une stagnation très dangereuse, car la Chine n'est pas une démocratie et n'a donc pas de soupape de sécurité politique.

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Ven 30 Nov 2012, 15:23

.... Pendant ce temps-là, alors que la CHINE a capté l'or de la planète, en vue d'un retour du standard or, l'or en OCCIDENT a disparu.... Mais c'est un autre sujet...
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Ven 30 Nov 2012, 15:36

r. a écrit:
.... Pendant ce temps-là, alors que la CHINE a capté l'or de la planète, en vue d'un retour du standard or, l'or en OCCIDENT a disparu.... Mais c'est un autre sujet...

Je viens de vous expliquer que cette histoire d'or n'est pas le problème.

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Ven 30 Nov 2012, 15:39

LIRE :

https://secure.publications-agora.fr/LIM15/WLIMNB19/index.htm?pageNumber=1
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Ven 30 Nov 2012, 15:55

Si les chinois arrivent à accumuler assez d'or afin d'arrimer le Yuan à l'or c'est probablement la fin du dollar effectivement.

pour information Simone Wapler a contribué à pas mal d'articles sur Atlantico.
http://www.atlantico.fr/users/simone-wapler#contributions
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Ven 30 Nov 2012, 16:09

Alexis232 a écrit:
Si les chinois arrivent à accumuler assez d'or afin d'arrimer le Yuan à l'or c'est probablement la fin du dollar effectivement.

Et la fin de la Chine en même temps...

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 03 Déc 2012, 13:09

A propos de la réindustrialisation européano-américaine (sans avoir besoin de Montebourg) :

http://www.atlantico.fr/decryptage/et-dernieres-innovations-technologiques-permettaient-ramener-en-europe-et-aux-etats-unis-emplois-partis-en-chine-jean-yves-arche-562331.html

La question a émergé vers la fin du second débat de la campagne présidentielle américaine, il y a quelques semaines : la journaliste de CNN Candy Crowley a interrogé les deux candidats, Mitt Romney et Barack Obama : "Qu’est-ce qui pourrait convaincre une grande entreprise de technologie (comme Apple, ndlr), de rapatrier sa production aux Etats-Unis ?".

Une interrogation d’actualité, alors que l’usine Foxconn qui fabrique entre autres les iPhone envisage d’ouvrir des usines aux Etats-Unis, pour y fabriquer, non pas des iPhone, au coût du travail trop élevé, mais des écrans télé LCD. Et si la technologie offrait une opportunité de réindustrialisation aux pays occidentaux ?

Le correspondant de The Atlantic James Fallows a décidé de prendre le problème à bras le corps, lui qui arpente la Chine et ses usines depuis longtemps. Le journaliste a constaté un phénomène surprenant, un retournement de la situation industrielle. "Pour la première fois, j’ai entendu des "producteurs" optimistes au sujet de projets de hardware qu’ils souhaitent lancer et d’usines qu’ils souhaitent construire, non seulement en Asie mais aussi aux Etats-Unis."

Pourquoi ? Il explique que : si "c'est le besoin de réduire les coûts qui a fait sortir la production des Etats-Unis, la possibilité de gagner du temps pourrait la ramener aux Etats-Unis." La technologie de l'impression en 3D est en train de révolutionner le processus de décision pour choisir quoi construire et où le construire. L’ingénieur Adam Mack explique qu’à A Time Lab, petite firme de design industriel de San Francisco, la technologie de l'impression en 3-D est en train de révolutionner le processus de décision pour choisir quoi construire et où le construire.

Grâce à l’impression 3D et à la modélisation informatique, des objets tangibles peuvent être produits en quelques minutes ou heures, sur la base de designs créés sur un écran. Le processus de développement d’un prototype et d’opérer de légers ajustements par petites touches est incroyablement réduit. Plus besoin de s’assoir à une table pendant des jours et de discuter de la chose que l’on voudrait créer, en tentant avec peine de la visualiser. L'impression 3D ne cesse d'émerveiller : elle est maintenant capable d'imprimer de l’électronique véritable, et des chercheurs sont parvenus à imprimer rien ne moins... qu'une manette de jeux vidéos prête à l'emploi. La production devient plus attractive et faisable, les nouveaux outils vont créer plus d’emplois aux Etats-Unis que l’on s’y attendait il y a encore quelques années.

Une révolution est en marche. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le processus de mondialisation n’avait cessé de faire reculer la production aux Etats-Unis et en Europe : il est devenu de plus en plus difficile de garder en Occident les emplois manufacturiers. Mais le vent tourne : la dernière vague d’innovation technologique, les nouveaux systèmes de communication, et les outils de production innovants rendent la production manufacturière plus facile dans les pays les plus développés. En particulier, pour lancer sur le marché de nouveaux produits plus rapidement que la concurrence en les designant et en les construisant direction sur place, aux Etats-Unis ou en Europe.

Au même moment, la production en Chine de son côté se trouve dans une mauvaise passe : les changements sociaux et économiques rendent l’externalisation ne plus en plus couteux pour les firmes les plus expérimentées.

Aux Etats-Unis, un très vieux problème pourrait bien être résolu sous peu grâce à de nouveaux outils. La problématique éternelle est celle du coût, du délai, et de la difficulté de transformer une idée en un produit fini : car avant de pouvoir gagner le premier centime à partir d’une idée, il faut décider si le produit peut être fabriqué, à quel prix, et à quelle vitesse, afin d’espérer griller la priorité à tout concurrent qui aurait eu la même idée…

La Silicon Valley semble donc de nouveau en ébullition, et un grand intérêt s’y développe autour du "hardware", des outils technologiques, d’après le manager Linus Chung, qui n’hésite pas à affirmer "Je n’ai jamais connu de moment plus excitant dans le business du hardware".

"Je parierais gros sur San Francisco, pour son énergie et sa créativité", assure Liam Casey, entrepreneur d’origine irlandaise, installé en Chine et patron de la fructueuse PCH International, entreprise de gestion de la chaine logistique. A ses yeux, les économies nationales ne sont qu’une collection de villes à l’économie vibrante, et les villes prospèrent lorsqu’elles favorisent un écosystème diversifié de petites entreprises dont la croissance se renforce mutuellement. Si Shenzhen a été le modèle de la croissance à la Chinoise, San Francisco est celui de la nouvelle économie de production qui va selon lui se répandre aux Etats-Unis.

Dans cette optique, il a loué un immense bâtiment à San Francisco, afin d’y établir l’état major de PCH. "Nous espérons favoriser la communauté croissante de producteur de Bay Area qui veulent avoir un impact massif sur le monde à travers leur dévotion au design, à l’image de marque et à l’expérience du consommateur", a –t-il expliqué.

Et Liam Casey n’est pas le seul à être de cet avis, puisqu’une coalition baptisée SFMade s’est vouée entièrement à la promotion des start-up à San Francisco. Les 5 dernières années aux Etats-Unis ont été le théâtre d’une renaissance de la production à petite échelle. Bien sûr, elle reste incomparable à la Chine. Les 400 firmes qui possèdent des usines à San Francisco emploient au total plus de 3000 personnes, l’équivalent d’une semaine bien chargée à l’usine dortoir de Foxconn.

Qu'en est-il de l'Europe ? Atlantico a interrogé Jean-Yves Archer, économiste et spécialiste en conseil de haut de bilan.
Atlantico : Les innovations en matière de technologies haut de gamme offrent-elles une opportunité de réindustrialisation aux pays occidentaux ?

Jean-Yves Archer : Du fait de l’apparition de technologies de plus en plus pointues (robotique, biotechnologies, etc.) et de fréquence d'apparition de plus en plus rapprochée, la production d’un produit vraiment innovant ne nécessite que peu d’emplois par comparaison avec la décennie des années 80. Autrement dit, la fonction de production des économistes incorpore de plus en plus de capital financier et de capital immatériel (brevets, know-how) et proportionnellement moins de recours au facteur travail, aux opérateurs de fabrication.

Dès lors, l’Occident peut prétendre à redevenir compétitif face à des pays émergents majeurs comme le Brésil, l’Inde ou bien entendu la Chine.

Dans le droit fil de cette tendance, deux études du Boston Consulting Group (datant d’Août 2011 et de Février 2012) dont l’une était clairement intitulée : "Made in America Again – Why the manufacturing will return to the U.S" ont démontré que d’ici à 2020 le resserrement de l’écart salarial entre la Chine et les Etats-Unis permettra de remettre dans la compétition nombre de producteurs nord-américains.

L’irruption du fait technologique cher à Schumpeter et la diminution des écarts salariaux seront des atouts puissants pour l’Occident. Le "reshoring" (relocalisation) est donc une hypothèse crédible qui mérite d’être approfondie par une série de cinq points d’analyse.

1. Tout d’abord les coûts de logistique, notamment étudiés par l’éminent professeur Pierre Bauchet, ne sont plus à négliger et il est clair que produire près du lieu où réside le consommateur fait sens



2. Conformément aux enseignements de Michaël Porter, on réplique plus vite à un nouvel entrant sur le marché (un nouveau concurrent) si on est proche du marché. La célérité de réaction est un avantage concurrentiel qui relève de l’importante notion de compétitivité hors-prix.



3. Les technologies apparaissent de plus en plus fréquemment en grappes d’innovation : ainsi, une innovation technologique en entraîne une autre, etc. Dès lors, il est là encore essentiel d’assimiler la vitesse de la demande. Nombre d’exemples (smartphones) montrent l’attente des consommateurs en termes de nouveauté et de disponibilité rapide du produit.



4. Il reste toutefois la question de la propriété des nouvelles technologies. Il est établi que des groupes financiers issus des pays émergents vont être en capacité d’absorber des firmes du Nord, bureaux d’études inclus. Dans le cas d’Arcelor Mittal, il est patent de constater que les nouveaux propriétaires ont une logique de totale maîtrise des brevets et autres technologies d’ex-Arcelor pour ensuite faire « redescendre » la production physique au Sud dans des pays à moindres coûts salariaux. Ce point de la détention des firmes du Nord est une variable rarement prise en compte alors qu’elle vient nuancer les perspectives capitalistes de la relocalisation.



5. L’Occident est actuellement confronté à un chômage de masse du fait de la crise et il est établi que le plein-emploi est une gageure pour nombre de pays à horizon dix ans. Or, la réindutrialisation envisagée à partir de l’atout des hautes technologies ne sera pas « labour-intensive » puisque le process de production ne nécessite que peu de main d’œuvre.


En quoi les technologies de pointe américaine (et occidentales) permettent-elles de gagner du temps ?

S’agissant des technologies américaines, il faut être lucide : l’Amérique a réussi une symbiose rare et percutante entre le monde de l’université (celui du savoir et des découvertes) avec le monde de l’innovation et du prototypage (pré-industrialisation).

Par conséquent, elle fait dans bien des domaines la course en tête d’autant qu’elle est un pays attractif pour de nombreux chercheurs. Certains informaticiens indiens brillants et réputés ont accepté de quitter leur pays pour rejoindre, à des conditions inégalables, des centres de recherches nord-américains.

Le premier élément de gain de temps, pour l’Amérique, c’est donc sa capacité à attirer les meilleurs ("brain-drain") et à les fidéliser.

Le deuxième élément nous ramène à une phrase du rapport de François Dalle (ex-patron de L’Oréal) et de Jean Bounine : "Une entreprise ne se limite pas à la simple juxtaposition de capital et travail. Une entreprise, c’est du capital, du travail et une organisation, composante essentielle du "facteur résiduel" des économistes". (1987 : page 68, "Pour développer l’emploi").

Les technologies de pointe supposent une organisation en réseaux et en îlots de créativité qui nous éloigne des concepts matriciels. Ce que l’on nomme "time to market", c’est à dire le temps requis entre la découverte et la mise du produit sur le marché est souvent plus faible aux Etats-Unis par le truchement d’organisations performantes comme le furent les "Bell labs" il y a quelques dizaines d’années.

Pour notre part, nous estimons que la montée en gamme de la Chine sera inexorable mais que ce grand pays mettra quelque temps avant d’optimiser son facteur résiduel. Rappelons que cette notion de facteur "résiduel" était à l’origine de près de la moitié de la croissance française dans les années 70 selon Edmond Malinvaud alors directeur général de l’INSEE. Il inclut notamment les externalités positives.

Pour prendre un exemple concret, le cas de la dématérialisation de la monnaie grâce aux technologies NFC incorporées aux caisses des hypermarchés et à nos smartphones a tout intérêt à être physiquement proches des consommateurs (maintenance, etc.) d’autant qu’elles évoluent fréquemment.

Lors d’un débat assez récent (19 mars 2012 au collège des Bernardins, voir site "La Fabrique de l’industrie"), Jean-Louis Beffa (Président d’honneur de Saint-Gobain et président de Lazard Asie) déclarait : "Même si le déclin industriel est inquiétant dans tous les pays occidentaux, il n’enterrera jamais les Etats-Unis". Le même type de raisonnement peut probablement être tenu vis à vis des avantages concurrentiels du Japon qui ont toutefois deux défis fort pénalisants : le coût croissant de l’énergie, la pyramide des âges de leurs travailleurs dans une société vieillissante.


La France est-elle aussi avancée que les Etats-Unis en matière de technologies de pointe, de matériel susceptible de faire gagner du temps ?

On voudrait – pour bien des raisons pouvoir répondre un "oui" sans ambages – mais la lucidité conduit à plus de réserve.

Tout d’abord, comme l’a rappelé le rapport de Louis Gallois, il y a un fossé à combler entre le système éducatif et l’entreprise. Ceci ne favorise pas l’émergence d’esprits pionniers et créatifs. Nous sommes trop souvent des défenseurs de l’intelligence reproductive qui conduit à des innovations graduelles (de type incrémental) par opposition à des innovations de type "break-through" (de type radicalement nouvelles).

Qu’il s’agisse du Professeur Luc Montagné (virus VIH) ou de Roland Moreno (inventeur de la carte à puce), la France a du mal à reconnaître le talent de ces inventeurs et des hommes et des femmes dont le savoir engendre des sauts technologiques.

Loyalement, nous ne sommes pas dans la même configuration que les Etats-Unis pour plusieurs raisons :

1. Aversion au risque de notre système bancaire et financier.

2. Certaines réussites nous placent en tête : ICM (Institut du Cerveau et de la Moêlle épinière) et quelques autres biotechnologies.

3. D’autres réussites s’essoufflent faute de volonté politique commune comme Arianespace (voir déclarations de François Auque : Président d’Astrium, filiale espace d’EADS).

4. Poids excessif d’une approche cartésienne là où les Etats-Unis misent au moins autant sur la "serendipity" (sérendipité) qui correspond à la notion de découverte fortuite. Voir certains succès pharmaceutiques fondés sur ce principe.



Fort de ce constat, notre pays n’est pas aussi bien placé dans la compétition que les Etats-Unis mais détient toutefois des atouts, notamment la capacité à générer des "circuits courts", c’est à dire à compresser la logistique de distribution et à optimiser ces coûts.

Grâce à des initiatives comme France Clusters et autres incubateurs d’entreprises, notre pays compte des milliers de gens prêts à relever le défi de la réindustrialisation et selon la logique du BCG, nous devrions y parvenir sous dix ans. Encore faut-il que les yeux de certains soient rivés sur cette ligne d’horizon.

Un exemple ? L’hasardeux manque de synergies internes au CEA qui compte tout de même 1750 filiales dont certaines mériteraient de "chasser en meute" (terme cher au Président Beffa) au lieu de travailler intensément mais de manière disruptive donc déceptive pour la collectivité.
En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/et-dernieres-innovations-technologiques-permettaient-ramener-en-europe-et-aux-etats-unis-emplois-partis-en-chine-jean-yves-arche-562331.html#r7RPTq9o2jWmrKGj.99

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Jeu 06 Déc 2012, 00:22

L'industrie américaine quitte la Chine pour les États-Unis

Par Guillaume Guichard Mis à jour le 11/05/2011 à 15:11 | publié le 11/05/2011 à 15:15 Réactions (38)

Hausse des salaires et du yuan: il devient de plus en plus coûteux d'aller produire en Chine. En parallèle, les aides d'États et les concessions des syndicats américains favorisent les relocalisations industrielles.

La compétitivité chinoise s'érode au profit des États-Unis. Produire en Chine ne coûtera bientôt plus que 10 à 15% moins cher qu'aux États-Unis d'ici à 2015, rapporte dans une étude le Boston Consulting Group (BCG). En prenant en compte tous les coûts liés au transport et au stockage, l'avantage chinois sera réduit à moins de 10%, voire complètement annulé, estime la société de conseil américaine. Et ce, principalement à cause du rétrécissement progressif du fossé entre les salaires industriels des deux pays.

Comment le BCG arrive-t-il à cette conclusion aux antipodes des discours traditionnels des économistes? Le BCG a ajusté le coût salarial des deux pays en fonction de la productivité des travailleurs, les Américains étant plus efficaces - car notamment mieux formés - que les Chinois. Il a pris en compte également le fait que la monnaie chinoise, le yuan, ne cessera d'augmenter face au dollar ces prochaines années. Les analystes de BCG estiment, après ces ajustements, que les salaires industriels dans les villes très dynamiques comme Shanghai ou Tianjin ne seront inférieurs que de 30% à ceux pratiqués aux États-Unis.

«À cause du manque de main d'œuvre qualifiée en Chine, les salaires augmentent de 15% à 20% par an», ajoute Harold Sirkin, du Boston Consulting Group dans une étude publiée en fin de semaine dernière. «Nous nous attendons par conséquent à ce que les coûts du travail nets dans l'industrie en Chine et aux États-Unis convergent aux alentours de 2015». Avant de conclure: «Nous allons voir beaucoup plus de «made in USA» ces cinq prochaines années».
Les Américains plus productifs

Alors que la Chine voit ses coûts salariaux augmenter, les États-Unis gagnent en parallèle en productivité. Code du travail assoupli, subventions publiques et accords favorables négociés avec les syndicats: «Beaucoup d'États américains, comme le Mississipi, la Caroline du Sud ou l'Alabama, améliorent leur attractivité comme centres de production à bas coûts», explique le BCG. Quelques grands noms de l'industrie américaine ont récemment relocalisé leur production aux États-Unis. Caterpillar a ainsi annoncé récemment l'agrandissement d'une usine de production d'excavateurs hydrauliques au Texas. Près de 500 emplois seront créés. Auparavant, NRC avait rapatrié en 2009 sa production de distributeurs automatiques de billets en Géorgie.

Les grands industriels ne vont toutefois pas déserter la Chine pour autant. Les biens produits à grande échelle et qui nécessitent beaucoup de main d'œuvre continueront à être produits en Chine, reconnaît le BCG. Il faut dire que l'avantage chinois en termes de main d'œuvre bon marché et non qualifiée demeure incomparable. Selon une étude du département américain du Travail publiée en avril, le coût salarial horaire moyen d'un travailleur chinois représentait en 2008 seulement 4% de celui d'un salarié américain. Et seulement 3% du coût salarial moyen pratiqué en zone euro.

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Jeu 06 Déc 2012, 17:35

Chine: un appel à la réforme politique plébiscité sur le Web

Le cours a été donné en 2011 par Zhang Qianfan, un professeur de droit de Beida (la prestigieuse université de Pékin) connu pour ses positions réformistes. Le sujet: "La Révolution Xinhai et le gouvernement constitutionnel chinois". Un siècle après cette révolution, qui en 1911, avait renversé le régime impérial, M. Zhang en profitait pour dresser un état de la Chine actuelle, très critique, sans fard, appelant à des réformes politiques pour pouvoir traiter les maux chinois. "Aujourd'hui, la Chine semble calme en surface, mais elle est assise sur un baril de poudre", jugeait-il. Ce n'est que ces dernières semaines que la vidéo a connu un succès inattendu sur le Net.

Nous avons traduit quelques parties du début du cours:

"En 2011, un siècle après la révolution de Xinhai qui a renversé le régime impérial, la Chine est entrée dans une crise sociale et une corruption bureaucratique dont il est difficile de s’extraire. La mutinerie de Wuchang, en octobre 1911, a renversé la dynastie Qing qui était sur le point de tomber, mettant fin à plusieurs milliers d’années de régime impérial, mais la fin du pouvoir impérial n'a pas signifié le début de la République. Pendant un siècle, en Chine, les ravages de la guerre se sont répétés fréquemment et le peuple a été plongé dans un abysse de misère (...). Le gouvernement constitutionnel a rencontré une suite de problèmes et de malheurs. Même si la politique de réforme et d’ouverture a apporté à la Chine trente ans de paix relative, permettant à la Chine de se libérer des menaces de la famine et de la “Révolution culturelle” et de revenir au sein de la communauté internationale, les structures du pouvoir autocratique n’ont pas connu de changement essentiel.

(...) Pendant les 30 ans de réformes, les autorités centrales ont dérégulé, le peuple a eu l’occasion de s’enrichir grâce à son travail et amélioré son niveau de vie, mais cela a également créé des occasions et des sources de corruption pour les fonctionnaires à tous les niveaux. Les fruits des revenus du peuple ont été pillés et saisis par des cadres à tous les niveaux et par une petite minorité de groupes d’intérêts, l’augmentation des revenus du peuple n’a pas pu égaler l’augmentation des recettes fiscales, les inégalités sociales n’ont cessé de se creuser."

"La Chine, qui revendique plusieurs milliers d’années de civilisation, n’avait jamais connu une période sans la force de la croyance, du sens du bien et du mal, de la vertu et du courage, de l’introspection et de la pureté. Il n’y a jamais eu autant de fonctionnaires corrompus, l’air n’a jamais été aussi sale, les aliments si peu sûrs, les prairies et les lacs ne se sont jamais réduits aussi rapidement."

"Les responsables sont à la recherche d’une solution de rechange après la fin de l’orthodoxie idéologique, mais finalement ils se rendent compte que la seule solution sera une certaine fierté nationale des compatriotes. Si on ajoute la vision déformée de l’histoire qui a formé l’endoctrinement du gouvernement depuis longtemps, les dangers cachés du séparatisme de Taïwan et des minorités, les informations trompeuses et sélectives des médias contrôlés par le gouvernement... tout cela conduit à une situation où l’étatisme est semblable à une étincelle qui peut enflammer la prairie. (...) Aujourd'hui, la Chine semble calme en surface, mais elle est assise sur un baril de poudre. Qu'il s'agisse des cent ans qui ont été agités ou des dangers futurs, tout est dû à un despotisme qui asservit le peuple. Mais le despotisme est malin et rusé, et ce n’est pas la révolution qui peut le casser. La révolution a, au contraire, souvent fondé des tyrannies encore plus fortes.

La leçon qui peut être tirée de la chute des Mandchous, c’est que seule la mise en œuvre rapide de la réforme constitutionnelle peut permettre d’éviter la tragédie de la révolution. Si ceux qui exercent le pouvoir ne reviennent pas à la raison, refusent la réforme, non seulement ils joueront avec le feu, mais toute la société chinoise sera plongée dans la révolution – ce sera le cercle vicieux de la tyrannie, les ethnies chinoises seront abandonnées, la corruption sera généralisée, il y aura une catastrophe en ce qui concerne les ressources naturelles, l’environnement sera endommagé, les gens n’auront pas les moyens de vivre.

Les vicissitudes de cent ans d’histoire ont amplement démontré que seul un gouvernement constitutionnel peut sauver la Chine. Pour sortir de l'autoritarisme, il faut compter sur le peuple ; il faut établir un gouvernement constitutionnel, le peuple doit d'abord établir sa propre dignité. (...) La responsabilité du pays est de respecter et de protéger la dignité humaine à travers la constitution et le système juridique".

http://weibo.blog.lemonde.fr/2012/12/06/chine-un-appel-a-la-reforme-politique-plebiscite-sur-le-web/

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 10 Déc 2012, 12:37


Eric Zemmour sur RTL (chic il est de retour, et je ne le savais pas jusqu'à hier! Mr.Red ) est de l'avis de Philippe sur une conflagration USA-Chine; on prétend que les liens économiques sont trop forts? Mais on disait la même chose des liens germano-britanniques en 1913...

http://www.rtl.fr/emission/la-chronique-d-eric-zemmour/voir/la-chronique-d-eric-zemmour-chine-japon-la-guerre-se-prepare-7752941358
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 11 Déc 2012, 10:26

Citation :
Chine: les nouveaux prêts de la Banque centrale à la hausse en novembre

Shanghai (awp/afp) - Les nouveaux prêts accordés par les banques en Chine ont augmenté en novembre par rapport au mois précédent, a rapporté la banque centrale mardi alors que le gouvernement cherche à soutenir le rebond de la croissance dans la deuxième économie mondiale.

Le volume des nouveaux prêts s'est élevé le mois dernier à 522,9 milliards de yuans (64,7 milliards d'euros) contre 505,2 milliards en octobre (62,5 milliards d'euros), selon un communiqué de la banque centrale.

Le chiffre est toutefois en deçà de la moyenne des attentes de 15 économistes interrogés par l'agence Dow Jones, qui tablaient sur un chiffre de 550 milliards de yuans.

La Chine a assoupli sa politique monétaire depuis un an pour encourager l'activité, alors que la croissance du Produit intérieur brut (PIB) ralentit. Elle est tombée le trimestre dernier à 7,4%, son niveau le plus faible depuis le premier trimestre 2009.

La banque centrale a réduit par trois fois les réserves obligatoires des banques depuis décembre 2011, permettant aux banques de prêter davantage, tout en abaissant en juin et juillet les taux d'intérêt directeurs pour encourager les emprunteurs.

En octobre et novembre, la hausse de la production industrielle s'est accélérée, tandis que l'activité manufacturière mesurée par la banque HSBC a connu une expansion en novembre, pour la première fois en 13 mois.

Dans un tel contexte, "nous nous attendons à ce que le gouvernement poursuive sa politique actuelle qui peut être qualifiée de soutien modéré à la croissance, sans grandes mesures de relance", a réagi mardi Lu Ting, économiste pour la Chine de Bank of America Merrill Lynch, dans une note de recherche.

La masse monétaire M2 (agrégat large) a pour sa part augmenté fin novembre de 13,9% sur un an, a également rapporté la banque centrale sur son site internet.

Ce chiffre est presque en ligne avec l'objectif de 14% fixé en début d'année par le gouvernement chinois, et légèrement inférieur aux attentes des économistes cités par Dow Jones, qui avaient prédit 14,2%.

Fin octobre, la croissance de M2 avait été de 14,1%.

M2 regroupe la monnaie en circulation et les dépôts à vue (M1) plus les dépôts à court terme et les comptes d'épargne.

Voilà, donc pour les thuriféraires de la Chine, superpuissance émergente, je signale que la Chine fait massivement depuis 2008 ce que les USA font depuis 2000, sauf qu'elle n'a pas l'assise mondiale de puissance qu'ont les USA, ni le privilège du dollar. Donc elle va se casser la gueule et comme en plus ce n'est pas une démocratie, ça sera douloureux politiquement et socialement en plus de l'être économiquement.

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 17 Déc 2012, 15:09

Chine 1ère puissance mondiale dès 2016 : 5 000 ans de civilisation, quels sont les secrets de sa longévité ?

Depuis 5 000 ans, la Chine imprègne toute la culture de l'Asie de l'Est, aussi bien au niveau religieux que linguistique. Selon l'OCDE, le pays sera même la 1ère puissance mondiale en 2016. Premier volet de notre série consacrée à la Chine.

http://www.atlantico.fr/decryptage/chine-1ere-puissance-mondiale-2016-5000-ans-civilisation-quels-sont-secrets-longevite-cyrille-javary-541522.html
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 17 Déc 2012, 16:14

La réponse d'un lecteur à cet article est au moins aussi édifiante:
Quelle merveilleuse Chine

Quelle merveilleuse Chine éternelle qui voient ses ressortissants se marier déguisés en Ken et Barbie, pomper tous les brevets occidentaux sans les payer, utiliser au quotidien tous les bienfaits de la technologie occidentale depuis le moteur à explosion jusqu'à l'informatique en passant par l'électricité, esclavagiser ses population dans des usines sans protection sociale etc...
Finalement, ce qui semble être éternel en Chine c'est la cupidité, réputation qu'ont d'ailleurs les Chinois partout où ils s'établissent en colonies étrangères à leurs pays d'accueil.
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 17 Déc 2012, 16:45

Et je ne suis pas d'accord avec cet article: certes, la Chine est restée stable comme civilisation, mais elle a été conquise maintes fois (et la Grande Muraille c'était contre les chameaux du Gobi?), et elle a cherché aussi à conquérir...
Quant au PCC, le poser en héritier du "parti des lettrés", c'est un peu fort de fromage, d'en parler comme d'un exemple de pérennité d'une civilisation.
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 17 Déc 2012, 16:50

Et ceci me parait contradictoire:

En Chine, il n’y a pas de religion du Salut, pas de Paradis ni d’éternité pour aider à supporter le présent. La seule éternité qui soit est celle des saisons qui se suivent. Ce n’est pas un hasard si le livre de base de la pensée chinoise s’appelle le Yi Jing, c’est-à-dire le classique du changement, le livre des mutations. Celui-ci contient une phrase qui résume cette vision des choses : la seule chose qui ne change pas est le changement.


au contraire! cette vision de la vie me parait donner au bout du compte une assez bonne image de l'éternité...

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 18 Déc 2012, 08:36

D’accord, Karl. (c'est un autre débat)
Que pensez-vous des prévisions de l'OCDE qui contredisent l'idée d'effondrement de la Chine mais prévoit au contraire:

La Chine deviendra la première puissance mondiale en 2016 selon l'OCDE

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/09/la-chine-deviendra-la-premiere-puissance-mondiale-en-2016-selon-l-ocde_1788667_3234.html
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 18 Déc 2012, 09:25

[quote]
Alexis232 a écrit:
D’accord, Karl. (c'est un autre débat)
Que pensez-vous des prévisions de l'OCDE qui contredisent l'idée d'effondrement de la Chine mais prévoit au contraire:

La Chine deviendra la première puissance mondiale en 2016 selon l'OCDE


Je ne suis pas le moins du monde économiste ; j'y entrave que couic! c'est pourquoi je réponds à côté; mais la Chine pourrait bien être un Tigre de papier...
C'est quoi déjà l'OCDE? Je me méfie des prévisions de ce genre dont on nous abreuve, et qui présentent une évolution supposée à partir de facteurs momentanés présentés comme des constantes... Je sais bien que gouverner c'est prévoir, mais si on croit (c'est très subjectif en fait) ces prévisions, alors nous français pouvons nous faire hara-kiri dans l'honneur (Hollande y contribue... dans le déshonneur).

Bah je vais vous dire mon sentiment (ce n'est guère plus que cela) sur la Chine: elle s'est développée trop artificiellement, trop rapidement et trop autoritairement, trop inégalement aussi, pour que son ascension soit stable et durable; sauf changement politique, qu'on ne voit pas poindre à l'horizon; il n'y a pas d'exemple dans l'histoire du monde d'un véritable capitalisme apparu dans un contexte de contrainte politique; le capitalisme requiert la liberté; mais le capitalisme chinois n'en est pas vraiment un; en tous cas, pas libéral; peut-il en aller différemment parce que la Chine est un énorme cas particulier? C'est le pari du PCC... plus ou moins réussi pour l'instant; mais je ne saurais que poser la question...
Le développement économique est un ballon qui va péter dans les mains des communistes (qui n'ont de communiste que l'autoritarisme et la corruption): cela peut compromettre l'accession de la Chine au rang de première puissance économique, si par exemple elle éclatait en plusieurs entités politiques.
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 18 Déc 2012, 09:49

Alexis232 a écrit:
D’accord, Karl. (c'est un autre débat)
Que pensez-vous des prévisions de l'OCDE qui contredisent l'idée d'effondrement de la Chine mais prévoit au contraire:

La Chine deviendra la première puissance mondiale en 2016 selon l'OCDE

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/09/la-chine-deviendra-la-premiere-puissance-mondiale-en-2016-selon-l-ocde_1788667_3234.html

Je vous invite à relire les prévisions de l'OSCE en 2005.
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 18 Déc 2012, 14:35

Et quelles étaient-elles?
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 18 Déc 2012, 16:16

Auncun de ces organisme internationaux n'avait publiquementtiré le signal d'alarme sur le surrendettement des ménages occidentaux.

Il ne sont capable de prévoir que le temps de la veille.

De plus ils collectent des données apportées par les Etats eux même.


Sur la Chine si tout va si bien pourquoi la Bourse de Shangai est-elle structurellement en baisse ?


Citation :
Chine : l'Indice boursier connaît une baisse record

( le Quotidien du Peuple en ligne )

28.11.2012 à 12h21

Un investisseur surveille les prix des actions dans une société de courtage à Hangzhou, dans la province du Zhejiang. Mardi, L'indice composite de Shanghai clôturait à 1.991.17 points, soit son niveau le plus bas après environ 46 mois. [Photo/China Daily]

Selon les analystes, les actions chinoises ont peu de chances de rebondir rapidement après la fermeture mardi, terminant à son niveau le plus bas, depuis près de quatre ans.

L'indice de référence composite de Shanghai a chuté de 1.3%, soit de 26.29 points, à 1991.17, marquant pour la première fois une clôture en dessous du niveau psychologique important de 2000 points, depuis presque quatre ans.

Le niveau le plus bas avait été observé le 23 janvier 2009, lorsque l'indice avait clôturé à 1990.66 points.

Cette baisse a marqué un contraste vu sur la plupart des marchés asiatiques et est arrivée au milieu des chiffres les plus bas observés dans les échanges de la Bourse de Shanghai depuis début début 2009. Cette chute en dessous de 2000 a fait immédiatement réagir les analystes boursiers qui parlent de 1850 points, voire 1800 points comme devenant la prochains niveaux psychologiquement importants. La valeur du yuan, en revanche, a montré une force soutenue, battant un autre record mardi.
Wang Jianhui, économiste en chef chez Southwest Securities Co Ltd, a attribué la baisse au resserrement des conditions de liquidité.

«Tout cela est d'ordre technique et non basé sur les fondamentaux », a indiqué Wang. «Il n'y a tout simplement pas assez d'argent pour soutenir un indice plus élevé».

De nombreux investisseurs voient le niveau des 2000 points comme marquant un plancher sur le marché boursier. Pour eux, un chiffre inférieur pourrait être le signe qu'il n'y a pas de fin en vue pour résister au marché baissier actuel, qui a duré quatre ans.

Malgré tout, la réaction par rapport aux événements du marché a été tempérée par la reconnaissance du fait que le niveau avait déjà été en chute dans les opérations intra-day ce mois-ci.

«Le marché aurait pu être victime d'un traumatisme beaucoup plus important», a déclaré Zhang Qi, un analyste boursier chez Haitong Securities Co. Ltd à Shanghai.

Zhang ne pense pas qu’un net redressement se produira à court terme.
«La situation idéale pour amener un revirement serait un ratio de réserves obligatoires coupé par la banque centrale", a-t-il dit. "Mais je ne vois pas cela se produire maintenant que l'économie a touché le fond».

le Taux de croissance économique en Chine a atteint un creux de plus de trois ans de 7,4% au troisième trimestre de cette année.

«Il y a un pessimisme quant à la conjoncture économique de l'année prochaine», a fait remarquer Zhang. En ajoutant : «La Chine pourra maintenir sa position actuelle envers sa politique monétaire, qui ne pourra être considérablement assoupli, jusqu'au premier trimestre de l'année prochaine».

etc ...


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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 18 Déc 2012, 16:35

Oui, comme je l'écrivais plus haut, des "facteurs momentanés présentés comme des constantes..."; voilà les "prévisions" qui nous sont assenées comme des vérités, comme si dans une période donnée, il ne pouvait y avoir d'imprévus et de changements de cap!
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 18 Déc 2012, 16:44

Ce dernier moi, la bourse a remonté parce que le nouveau leader a dit qu'il relancerait l'économie par les infrastructure et les logements.

Alors qu'ils y a déjà 67 millions de logement vide en Chine (proportion plus élevée qu'en Espagne).

Faire de travail inutile voilà la devise des keynésiens.
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 18 Déc 2012, 16:57

SJA a écrit:
Ce dernier moi, la bourse a remonté parce que le nouveau leader a dit qu'il relancerait l'économie par les infrastructure et les logements.

Alors qu'ils y a déjà 67 millions de logement vide en Chine (proportion plus élevée qu'en Espagne).

Faire de travail inutile voilà la devise des keynésiens.


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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 18 Déc 2012, 16:58

Fausse manœuvre .

_________________
" Faux départ . Enquête sur les EMI/NDE " , par Sonia Barkallah , se trouve dans " Témoignages ... " . Dernière réponse le 31/12/2015 1h33 .


Dernière édition par boulo le Ven 02 Mai 2014, 19:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mer 02 Jan 2013, 12:12

Pourquoi la Chine pèsera plus que tout autre chose sur notre destin économique en 2013

Economistes et analystes financiers n'ont de cesse de répéter que la Chine sera la première puissance mondiale de demain. Mais ces mêmes spécialistes ne voient pas que le système chinois touche ses limites. La Chine est sur la mauvaise pente, et ce n'est pas nécessairement une bonne nouvelle (1/2).

Les prévisions économiques des professionnels de la banque et des gouvernements réunis sont décevantes ; rien de bon là dedans. Alors, la presse et les institutions les plus futées ont trouvé le moyen de publier des prévisions que l’on peut qualifier de délirantes; des prévisions qui, dès le départ, sont censées être improbables ou farfelues. Cela marche, il y a des reprises, cela fait parler, citer, et donc cela produit ce qui est le véritable objectif, des relations publiques.

L’avantage avec cette formule est que l’on peut se tromper en toute impunité et bonne conscience puisque, par construction, ces textes bizzares n’engagent à rien. Ils sont conçus comme cela, étonnants, mais sans garantie.

Nous sommes frappés par la situation des émérgents, singulierement celle de la Chine. Et personne n’en parle, sauf pour dire des âneries du genre « la Chine repart », çà y est.

Heureusement, il y a quand même des gens qui travaillent, qui connaissent le métier de l’économie, qui lisent le Chinois et en tirent de bons travaux.

Ces gens disent quoi ?

Ils disent que :

- Le modèle de croissance chinois des années passées est dans l’impasse ;

- Les autorités, le parti, les élites le savent ;

- Que la mutation vers un autre modèle sera risquée, douloureuse ;

- Qu’il faut donc donner la priorité à la prudence dans les réformes ;

- Que le probleme chinois se manifeste symptomatiquement par la situation de son secteur financier, bancaire et shadow bancaire avec bilans pourris, escroqueries, faillites silencieuses, de proportions gigantesques mais inconnues ;

- La Chine est une catastrophe financière en attente d’arriver, laquelle est encore masquée par la politique monetaire et le regain de soutien artificiel à l’économie ;


- Que les élites chinoises fuient le pays par l’émigration accélérée des compétences et des fortunes ; la Chine perd 450 milliards de dollars, sorties, évasion de capital par an en ce moment. Plus de 150.000 diplomés chinois de haut niveau partent à l’étranger chaque année, le mouvement, au lieu de ralentir, accélère.

Nous ajoutons un fait nouveau, récent. Les obsédés du deficit spending et de la printing press ont repris le contrôle du Japon.

C’est une catastrophe. Pour les Chinois, cela signifie une gestion du change de plus en plus délicate et périlleuse. Le système asiatique devient de plus en plus instable et fragile. Le rouge est mis.

En un mot comme en cent, ces bons analystes, ceux qui travaillent, nous disent que le mouvement de convergence du système chinois vers un modèle global est interrompu. Il a touché ses limites. Le grand arbitrage de la finance et des kleptos en faveur de la Chine et au détriment des vieux pays est terminé.

Nous pensons que cela doit faire tilt dans votre tête. Est-ce que cela ne vous rappelle rien ? Dans le cadre d’une analyse en terme de globalisation, centrée, hiérarchisée, comme la nôtre, cela fait tinter les cloches d’alarme.

Au niveau européen, quand la convergence s’est arrétée, en 2010, les pestiférés ont commencé à perdre des capitaux ; ils ont eu du mal à se refinancer, les taux ont explosé, ils ont été barrés d’accès aux marchés. La suite, on la connait, pour arrêter la déconvergence, la BCE, avec l’aide des swaps de la Fed, a inondé de liquidités, lesquelles, lorsqu’elles sont devenues certitude grâce au coup de force de Draghi, ont mis le couvercle sur les problèmes. On a fait taire la spéculation, maintenant au lieu d’anticiper les problèmes, on les dissimule ; mais ils creusent souterrainement bien sûr.

Le schéma chinois ne peut ètre la réplique des processus de détérioration globaux ou européens car, en Chine, tout est controlé, faux, bidonné. Le réel ne sort pas, il faut le reconstruire derrière les trompe l’oeil. Mais le réel gagne toujours, surtout lorsque les soi-disant remèdes, la création monétaire, ajoute au mal par la mauvaise allocation des ressources, la spéculation, les faux bilans, la corruption, etc. Un souverain, fut-il gigantesque, n’échappe pas aux lois fondamentales de l’économie. Il fait simplement des faillites plus grandes, plus tard, plus coûteuses.

Donc, voici notre prévision paradoxale : la Chine est sur la mauvaise pente et c’est là que les choses vont se passer.


En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-chine-pesera-plus-que-tout-autre-chose-notre-destin-economique-en-2013-bruno-bertez-593792.html#fqYBhDXFYt8dzG8K.99

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 28 Jan 2013, 10:51

Le déclin de l'Asie

Publié le 26/01/2013

Nombreux sont ceux qui considèrent que l'Occident est englué dans la crise et que le siècle appartient désormais à l'Asie. On envisagera ici le contraire.

Par Guy Sorman.

À trop se focaliser sur les statistiques économiques à court terme, on risque de perdre de vue les tendances longues de nos sociétés et les renversements du monde. Si l'on écoute les commentateurs du quotidien et les marchands de prophétie à bon marché, l'Occident – nous assure-t-on – serait en crise et le siècle appartiendrait à l'Asie. On envisagera ici le contraire, non par esprit de contradiction mais parce que l'avenir des nations nous semble reposer sur des fondements plus durables que les cours de la Bourse, le taux du Libor, voire le taux de croissance de l'année. Ce qui dans la longue durée est essentiel ? L’État de droit et la paix, résultats de siècles de culture et d'expérience.

Mais si on regarde vers l'Asie, en ce moment même, les risques de guerre sont réels, entre la Chine, le Japon, les deux Corée, Taïwan et le Vietnam. La guerre n'est pas certaine, mais elle paraît envisageable dans une civilisation où il n'est pas de tradition de négocier et où il convient, avant tout, de ne pas perdre la face : pareille situation n'est pas de nature à attirer les investisseurs à long terme. L’État de droit en Asie ne progresse pas plus : la corruption en Chine, mais en Inde aussi, décourage l'esprit d'entreprise, chez les entrepreneurs nationaux et plus encore internationaux. Quant aux salaires chinois qui ont contribué à désindustrialiser l'Occident, ils progressent vite et deviennent moins attractifs : le poids relatif du salaire dans les produits finis détermine de moins en moins la localisation d'une industrie.

Par contraste, les pays occidentaux retrouvent des couleurs : la paix y est ferme, la justice relativement équitable, les contrats respectés, la corruption pas inconnue mais minime. Et il se trouve, simultanément, que les innovations techniques récentes favorisent le regain de l'Occident. L'exploitation du gaz de schiste et le forage horizontal des réserves de pétrole, par exemple, restaurent l'indépendance énergétique de l'Occident, aux États-Unis, au Canada, en Europe : ils font baisser les prix de revient. La robotisation de la production industrielle, voire de certains services, et les avancées rapides de la reproduction en trois dimensions, réduisent la part salariale dans les coûts à telle enseigne que les délocalisations ne confèrent plus un avantage décisif. Pour toutes ces raisons, on envisagera une relocalisation et une ré-industrialisation en Occident : l'avantage relatif de la production de masse au loin décline chaque jour, ce dont Chinois et Indiens se rendent compte. Dans le sens de la relocalisation, militent aussi les exigences de qualité et de rapidité chez les consommateurs. S'y ajoutent les exigences des chercheurs en technologie industrielle qui constatent que l'on innove plus vite quand on contrôle toutes les étapes de la production plutôt que de s'en tenir éloignés.

Ce regain envisageable de l'Occident pourrait évidemment être brisé par des politiques économiques maladroites, de celles qui découragent les innovateurs et les entrepreneurs : une fiscalité excessive, des pesanteurs bureaucratiques insupportables, des normes idéologiques anti-progrès (comme le refus français d'exploiter le gaz de schiste) et des spéculations suicidaires comme celles qui ont failli détruire le système financier et bancaire mondial.

Mais, au total, la confiance devrait revenir en Occident parce que les tendances que nous avons recensées plus haut, ce que l'on appelle l'histoire longue, finiront par l'emporter sur les lubies politiciennes, les idéologies de circonstances et le catastrophisme. Parions donc, sans risque excessif, que le siècle à venir sera occidental et le restera aussi longtemps que l’État de droit et la paix y seront la norme ; les pays émergents, on le regrette, en restent encore fort éloignés.

http://www.contrepoints.org/2013/01/26/112617-le-declin-de-lasie

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 28 Jan 2013, 11:04

en attendant l'hypothétique déclin chinois, il est encore bien difficile d'acheter autre chose que "made in prc"...
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r.



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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 28 Jan 2013, 12:23

..... Ouai.... 2013 c'est maintenant..... et on attend toujours le déclin qu'on leur annonce. En attendant ce déclin qui rassure les européens, les chinois investissent en Afrique, en Europe... et en France
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 28 Jan 2013, 12:56

r. a écrit:
..... Ouai.... 2013 c'est maintenant..... et on attend toujours le déclin qu'on leur annonce. En attendant ce déclin qui rassure les européens, les chinois investissent en Afrique, en Europe... et en France

Le déclin a déjà commencé l'an dernier avec la perte de 2 points de croissance.

Les tendances économiques de fond conduisent, à terme, à des relocalisations en Occident et donc à la perte pour la Chine d'une partie du moteur de sa croissance.

L'effondrement ne sera peut-être pas brutal en 2013, mais il verra sans doute la confirmation de la tendance amorcée en 2012.

Si les Chinois investissent partout, n'oubliez pas que c'est aussi parce que... ce n'est pas sûr chez eux.

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r.



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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 28 Jan 2013, 18:22

..... Ben, je souhaiterais qu'on ait la capacité de jouer les écureuils comme eux et engranger nos noisettes pour les mauvais jour
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SJA



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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Lun 28 Jan 2013, 18:39

r. a écrit:
..... Ben, je souhaiterais qu'on ait la capacité de jouer les écureuils comme eux et engranger nos noisettes pour les mauvais jour

Vous parlez de noisettes !

Des dollars Us, des bons du Trésor US, une bulle immobilière avec des ratio pire que l'Espagne.

La Chine n'est prête à rien du tout.
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 19 Mar 2013, 12:35


La Chine fait tout en grand... même les dettes


Les mesures de relance en Chine sont spectaculaires... mais d'où provient l'argent pour les financer ?
Decod'Eco
Publié le 19 mars 2013


Les mesures de relance en Chine sont spectaculaires... mais d'où provient l'argent pour les financer ?

Les mesures de relance en Chine sont spectaculaires... mais d'où provient l'argent pour les financer ? Crédit Reuters

La Chine semble tout faire en grand. Elle possède la plus grande centrale électrique et la plus longue ligne TGV au monde. Elle possède également les plus grandes toilettes publiques (pouvant accueillir plus de 1 000 personnes) et la plus grande pyramide de la planète.

Par conséquent, lorsqu'il s'agit d'essayer de faire décoller leur économie vacillante, les Chinois voient les choses en grand. L'économiste Ben Simpfendorfer note ainsi que pour la quatrième année depuis 2009, les mesures de relance du crédit en Chine s'élèvent à 11 000 milliards de dollars. "Assez pour acheter toutes les réserves en pétrole du monde entier pendant trois années consécutives", écrit Simpfendorfer, "même avec des prix du pétrole supérieurs à 100 $ le baril".

Pas de problème en Chine ?

La plupart des gens ont tendance à croire que la Chine n'a pas de problème d'endettement. Cette vision est en contradiction avec les faits. Je cite à nouveau Ben Simpfendorfer, éditeur de l'excellent China Insider. Il a passé 15 ans à vivre et à investir en Asie et au Moyen-Orient.

Simpferdorfer s'est attelé à la tâche de calculer le niveau d'endettement de la Chine. Il s'est plongé dans les propres documents du gouvernement chinois. (Comme l'a autrefois observé le grand Izzy Stone, "tous les gouvernements mentent mais ils se mentent rarement à eux-mêmes"). Je n'entrerai pas dans les chiffres mais irai directement à la conclusion :

"L'économie chinoise est devenue de plus en plus dépendante de la dette au cours de la seconde moitié des années 2000. En outre, il y a encore plus de financements de dettes hors emprunts, ce qui rend difficile de mesurer avec précision l'augmentation de la dette nécessaire pour soutenir la croissance"...

Simpferdorfer fait référence ici aux prêts obscurs, effectués hors du système bancaire, et par conséquent plus difficiles à suivre. Toutefois, le résultat est un niveau élevé de la dette totale :

"Les niveaux d'endettement au total de la Chine sont encore beaucoup plus élevés que beaucoup d'autres pays d'Asie même s'ils sont inférieurs à ceux de Corée et des États-Unis. Toutefois, le niveau de dettes commerciales est le plus élevé au monde, même par rapport aux États-Unis".

En quoi cela est-il important ?

C'est important parce que si la croissance de la Chine est principalement due aux effets temporaires des mesures de stimulation des dépenses, alors cela jette le doute sur la capacité de l'économie à maintenir ce rythme. Cela signifie qu'à l'avenir, la croissance ralentira.

En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/chine-fait-tout-en-grand-meme-dettes-chris-mayer-672982.html#21OHt0Kd10SKkq3W.99

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 07 Mai 2013, 14:19


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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Jeu 23 Mai 2013, 10:34

Citation :
Chine : contraction inattendue de l'activité manufacturière en mai !




Il y a 2 heures




Chine : contraction inattendue de l'activité manufacturière en mai !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) -- L'activité manufacturière de la Chine s'est contractée en mai pour la première fois en sept mois... Selon l'indice "Flash" PMI manufacturier publié ce matin par la banque HSBC et l'institut Markit, cet indicateur s'est établi à 49,6 contre 50,4 en avril, alors que les économistes s'attendaient en moyenne à une stabilité autour de 50,4.

Rappelons qu'un passage sous la barre des 50 signale une contraction de l'activité, ce qui fait craindre que le PIB de la Chine ne ralentisse encore sa progression au 2ème trimestre, après une hausse de 7,7% au 1er trimestre, une mesure jugée faible à l'échelle de l'économie chinoise.

Les Bourses asiatiques, déjà ébranlés par la crainte d'un retrait des mesures de stimulation de la Fed, ont accusé le coup ce matin après la publication de ces chiffres. L'indice Nikkei reperd 2,8% en séance après avoir même pointé en recul de 4%, tandis que Hong Kong et Taiwan cèdent 1,6% et la Bourse de Sydney relâche 1,8%.

"Le refroidissement de l'activité manufacturière en mai reflète le ralentissement de la demande intérieure et la poursuite de vents contraires à l'extérieur", a commenté Qu Hongbin, principal économiste de HSBC pour la Chine, alors que les exportateurs chinois subissent notamment le contrecoup de la crise en Europe. Le nouveau pouvoir en place à Pékin semble donc pour l'instant peiner à réorienter son économie vers la consommation intérieure, dont la faiblesse ne permet pas encore de compenser le manque de dynamisme des exportations...


"Inattendue". Non mais quand même, ils se moquent du monde ces gens là.
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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Mar 30 Juil 2013, 10:33

Ce qui se passera si la croissance chinoise atterrit brutalement La Chine a vu sa croissance économique ralentir au deuxième trimestre, à 7,5%. Les économistes doutent de plus en plus de sa capacité à atteindre son objectif officiel d’une hausse de 7,5% du PIB en 2013. Une croissance de 7% du PIB cette année serait le niveau le plus faible depuis 1990.
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/qui-se-passera-croissance-chinoise-atterrit-brutalement-antoine-brunet-800140.html#52Zl3q6HEAMxSCsQ.99

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Dim 13 Oct 2013, 14:15

On y est : la Chine ne sera en 2013 qu'à 6.5 %. L'effondrement a commencé.

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/patrick-artus/et-si-la-chine-allait-tres-mal-13-10-2013-1743446_1448.php#xtor=CS1-31



Et si la Chine allait très mal ?

Le Point.fr - Publié le 13/10/2013 à 09:22
Patrick Artus, directeur de la recherche économique chez Natixis, explique comment la hausse vertigineuse des coûts salariaux menace l'économie chinoise.


Le Premier ministre chinois a admis en juillet 2013 que la croissance de la Chine ne serait pas de 7,5 %, mais se dirigeait sans doute vers 6,5 % cette année. En soi, le passage à une croissance plus faible dans un pays déjà aussi avancé que la Chine n'est pas choquant. Ce qui peut inquiéter en revanche est la transformation de l'économie chinoise qui aboutit à cet affaiblissement de la croissance.


L'industrie chinoise est en effet en difficulté. Le point de départ de ces problèmes est la forte hausse des coûts salariaux en Chine. Le coût salarial unitaire de l'industrie a progressé de 8 à 10 % par an depuis le début des années 2000. Ce qui a engendré des coûts unitaires de production nettement au-dessus de ceux des autres pays émergents. Au rythme présent, dans 3 ans, les coûts salariaux unitaires en Chine seront-ils les mêmes qu'aux États-Unis ?

On ignore parfois cette perte incroyable de compétitivité chinoise, qui conduit au recul de l'investissement industriel (les importations de biens d'équipement de la Chine qui sont un bon indicateur de l'investissement de l'industrie un peu sophistiquée ont reculé de plus de 20 % en 2 ans), aux délocalisations vers d'autres pays à salaires plus faibles (en Asie du Sud-Est et en Afrique du Nord). La production industrielle augmente encore d'un peu moins de 9 % par an en Chine (la moitié de sa croissance d'avant la crise), mais cela est dû aux acteurs industriels du secteur de la construction (ciment, acier, verre), le reste de l'industrie ayant une croissance faible.
Croissance de long terme faible

Que s'est-il donc passé en Chine ? Les gouvernements successifs augmentent très rapidement le salaire minimum (15 % par an en moyenne), avec l'objectif de stimuler la consommation qui ne représente que 36 % du produit intérieur brut, ce qui est incroyablement faible. Mais ces hausses de salaire ne soutiennent pas la consommation, car le taux d'épargne des ménages chinois continue à augmenter. À l'insuffisance de la protection sociale s'ajoute en effet l'épargne préalable à l'achat d'un bien immobilier, qui est considérable en raison du niveau très élevé des prix (le coût d'un appartement représente 15 années du revenu de celui qui l'achète). La consommation des ménages en volume progresse alors moins vite que le PIB : 5,5 % par an contre 7,5 % au premier semestre 2013.

Si la hausse des salaires n'a pas soutenu la consommation, elle a donc dégradé la compétitivité-coût de la Chine. D'autant plus que le niveau de sophistication de la production chinoise augmente très peu : on observe par exemple que le contenu des importations de produits sophistiqués (électronique, informatique, machines-outils complexes) reste très élevé (85 à 96 %) et ne diminue pas.

La Chine fait donc partie des pays où le coût du travail a augmenté nettement plus vite que le niveau de gamme de la production, ce qui est évidemment un problème majeur. D'autant que pour soutenir la croissance face au ralentissement de l'industrie, les autorités chinoises ont mis en place un nouveau programme de relance par l'immobilier et la construction. L'investissement en construction, au sens large, progresse de 25 % par an et représente 52 % du produit intérieur brut, ce qui est monstrueux (la moyenne internationale est de 6 à 10 % du PIB).
Risques économiques, financiers et sociaux

Les conséquences négatives de cette évolution sont multiples : baisse du niveau de gamme de l'économie chinoise, la construction (qui est peu sophistiquée) étant substituée à l'industrie manufacturière ; difficulté à financer cet investissement en construction de très grande taille. Avec le recul du niveau de gamme et le poids croissant de la construction, les gains de productivité ne sont plus que de 4 % par an en Chine, ce qui correspond aujourd'hui à une croissance de long terme de l'ordre de 6 %. Mais dans la prochaine décennie, avec le vieillissement démographique dû à la politique de l'enfant unique, elle ne sera que de 2,5 %.

Les banques chinoises ne veulent plus financer une hausse de l'endettement des collectivités locales, qui réalisent l'essentiel des projets d'immobilier et d'infrastructures. De plus, la Banque centrale ne souhaite pas qu'il y ait une reprise du crédit et de la liquidité, et maintient donc une politique de liquidité restrictive avec des taux d'intérêt interbancaires supérieurs à 7 %. L'investissement en construction est donc financé par des institutions non régulées (shadow banks, trusts), qui collectent des dépôts à des taux d'intérêt élevés (12 à 13 %), auprès des particuliers, mais aussi des banques régulières. Le shadow banking ("finance de l'ombre") ne représente que 10 % de l'encours de crédit en Chine, mais il croît très vite, puisqu'il représente 70 % des investisseurs.

Cette situation génère des risques économiques et financiers, mais aussi des risques sociaux : il n'y a pas assez d'emplois qualifiés pour les jeunes diplômés, le ralentissement de la croissance touche surtout la population la plus fragile (retraités, salariés peu qualifiés), victime de surcroît de l'inflation, qui est en réalité bien plus élevée que le niveau officiellement annoncé, probablement autour de 10 %, et non de 3 %. Le progrès ne concerne plus tous les Chinois. La Chine fait donc partie des pays émergents qui n'ont pas su faire progresser parallèlement leur niveau de gamme, les salaires, la capacité à financer l'économie.

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Dim 13 Oct 2013, 14:21

Tout cela va aboutir à un équilibre des niveaux de vie dans le monde et à terme, à une société de loisirs !

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Dim 13 Oct 2013, 17:25

Arnaud Dumouch a écrit:
Tout cela va aboutir à un équilibre des niveaux de vie dans le monde et à terme, à une société de loisirs !
Heu en Chine ça risque plutôt d'aboutir à une contestation très forte du régime communiste qui accouchera soit :
- d'une guerre panasiatique si le PC arrive à faire dévier la grogne vers des exaltations nationalistes
- d'une guerre civile dans le cas contraire.

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Dim 13 Oct 2013, 17:29

Oui, à moyen terme. Je visais plus tard, ultimement...

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MessageSujet: Re: La Chine pourrait s'écrouler en 2013   Dim 13 Oct 2013, 17:45

Arnaud Dumouch a écrit:
Oui, à moyen terme. Je visais plus tard, ultimement...
Plus tard, oui.

Ultimement ce qui nous attend, c'est l'URSS globale.

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MessageSujet: DÉCLIN DE L'EUROPE ET DE LA FRANCE VUS DE CHINE   Mar 18 Mar 2014, 20:35

DÉCLIN DE L'EUROPE ET DE LA FRANCE VUS DE CHINE

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