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 L'évangile de Saint Jean

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Enlui



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Jeu 07 Jan 2010, 18:29

Les jarres étaient vides ou pourquoi les remplir!

Ou les jarres furent pleines auparavant mais chacun y puisant l'eau necessaire au rituel de purification,les vidèrent,non ?

A elles toute cela fait environ 600 litres!

Pas mal pour des personnes dont il est écrit, Jean 2:10 et lui dit: Tout homme sert d’abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon.


Dernière édition par Enlui le Jeu 07 Jan 2010, 20:35, édité 1 fois
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Marc.



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Jeu 07 Jan 2010, 18:56

Jean 2, 6-7 Il y avait là six jarres de pierre destinées aux purifications des Juifs ; elles contenaient chacune de deux à trois mesures. Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau ces jarres »; et ils les emplirent jusqu’au bord.
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Enlui



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Jeu 07 Jan 2010, 20:42

Je vois, tu insiste sur "contenaient",tu as raison!

Il reste que chacun venait y puiser l'eau pour sa purification et qu'elle coulait à terre,d'où qu'elle ne sont plus pleines

Elles étaient donc encore emplies de 70 à à 110 litre chacune en gros...

Alors donc Jésus dit de les remplir....et ce fut fait jusqu'à raz bord...

En fin de compte c'est bien plus de 600 litres le tout qu'il changea en vin!

____________________________


L'eau y restant par contre... quelqu'un connait-il s'il y a un rite préalable la rendant purifiante?

Ou n'est-ce que de l'eau?


Dernière édition par Enlui le Jeu 07 Jan 2010, 20:57, édité 1 fois
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Marc.



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Jeu 07 Jan 2010, 20:52

Citation :
Il reste que chacun venait y puiser l'eau pour sa purification et qu'elle coulait à terre,d'où qu'elle ne sont plus pleines

Oui je crois que tu as raison.
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Marc.



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Jeu 07 Jan 2010, 20:56

Une exégèse historique sur cette pratique serait la bienvenue !
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Marc.



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Ven 08 Jan 2010, 04:13

Je viens de trouver un site super pour avoir une idée du contexte historique et voici ce qui y est dit sur les ablutions :

Avant de se mettre à table on se lavait les mains. Voici quel était l'usage aux repas de cérémonie : chaque convive, à son arrivée, lavait une de ses mains, celle qui lui servait ensuite à manger. Cette ablution avait, comme toujours en Orient, un caractère religieux. Quelques personnes se plongeaient entièrement dans l'eau, c'était le bain essénien ; nous en parlerons en traitant des purifications chez les Juifs du premier siècle, Le pharisien qui avait invité Jésus à manger chez lui s'étonne de ce qu'il ne se soit pas plongé dans l'eau avant le repas. Ce pharisien était donc un de ces esséniens séculiers très nombreux alors en Palestine.

Je me demande si une telle quantité d'eau ne servait pas à se baigner le corps tout entier !

Je vous laisse l'adresse de ce site que je vais faire connaitre tout partout autour de moi Very Happy

D'APRÈS
LE NOUVEAU TESTAMENT, L'HISTORIEN FLAVIUS JOSÈPHE
ET LES TALMUDS

http://www.regard.eu.org/Livres.6/Palestine.au.temps.de.JC/19.html#19

Lien qui va directement sur l'objet de notre petite recherche Very Happy


Donc l'argument très pertinent de Enlui peut être remis en cause ici. Les Esseniens avaient tous ce genre de pratiques et je crois que Sainte Thérèse d'Avilla (corrigez moi si je me trompe) avait vu que Marie était d'une famille essénienne. Ce qui nous conduit tout droit vers la possibilité d'une immersion totale avant le repas de noces et confirme l'interprétation spirituelle sus-mentionnée.
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Marc.



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Ven 08 Jan 2010, 10:01

J'ai trouvé un verset quoi pourrait bien compliquer les choses ou alors les simplifier à vous de voir.

Exode 7, 19 Le Seigneur dit encore à Moïse: Dis à ton frère Aaron: Prends à la main ta baguette, étends la main sur les eaux de l’Égypte, sur les bras du fleuve, sur les canaux, sur les marais, sur tout amas d’eau de la contrée; et les eaux seront changées en sang dans toute la terre d’Égypte, même dans les vases de bois et de pierre.

Nous ferons le bilan des recherches en fin de parcours Very Happy
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Enlui



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Ven 08 Jan 2010, 19:55

Vas te plonger après des dizaines de convives dans une jarre de cent litres!

Après tout ce n'est pas qu'ils soient allé qui va me gêner....(encore que...!) ,mais que je n'y entre pas!
Que ce n'est pas fait pour cela!

Oui il serait bien de connaitre exactement la pratique des purifications en la matière.
Je crois bien qu'il ne s'agit que des mains et à la rigueur du visage.
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Marc.



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Ven 08 Jan 2010, 21:26

Quelques textes que j'ai trouvé :

“ Le texte est l'un des plus difficiles du Quatrième Évangile ” (F.M. j Braun), et par conséquent des plus indéfiniment repris et commentés. Nous nous en tiendrons ici à F.M. Braun: La mère des fidèles, p. 49-74 et 88-94; I M.E. Boismard: Du Baptême à Cana, p. 133-165 et Syn b.J. ni; A. Feuillet (qui donne la bibliographie) : Et. Jo., p. 11-33, complété par: Signification fondamentale... (R. Th. 1965, p. 517-535); J.P. Charlier: Le signe de Cana; D. Mollat (Vie Chr. oct. 1964, p. 9-15).

Jn 2,1 // Ex 19,1-20 Lc 2,46 Lc 24,21 — Le troisième jour : La division des 6 Jours en 2 ternaires (§ 2828 bis *) permet à Saint-Jean d'ajouter au // avec la Genèse et la Semaine de la Passion, l'annonce de l'accomplissement de cette Création et Nouvelle Création par la Résurrection, qu'évoqué la mention du “Troisième Jour” (// Lc 24,21 — Sur le symbolisme de cette expression, cf. § 359 ) — Mt 28,1 *).

Jn 2,1-2) — Le cadre, historique. Il faut y insister d'autant plus que les prolongements symboliques sont plus évidents et importants : comme pour tout symbole en effet, leur force vient de la réalité qui les suggère, et c'est ce qu'elle a de plus concret qui est lui-même significatif.

Ici, Cana, la vie d'une bourgade entre tant d'autres ; des noces, comme tant d'autres. Marie est là, tout naturellement (comme parente?), tandis que Jésus et ses disciples (dont Nathanaël, originaire de Cana, mais nous ne l'apprendrons qu'au dernier chapitre de Saint-Jean, 21,2) semblent plutôt survenir (v.2). Dûment invités, pourtant. C'est un événement, mais ordinaire. Les noces duraient en principe 7 jours (cf. Samson, Jg 14,12, ou Tobie 11,21): le temps de boire toutes les réserves...

Jn 2,3 // Si 31,27 — Le vin venant à manquer (Var. retenue par BJ : “ Il n'y avait plus de vin car le vin des noces était épuisé ” — simple redondance ou avertissement que le vin miraculeux sera d'un autre ordre? La réponse sera suggérée au v.6 *). Il s'attache au vin, de par ses effets euphorisants, tout un symbolisme d'amitié (Si 9,10), d'amour (Ct 1,4 Ct 4,10) et de joie (Ps 104,15-cf. Vtb), si naturel qu'on le retrouve ailleurs, où il se charge tout aussi naturellement d'un sens religieux, par exemple dans le soufisme.

La Mère de Jésus, comme aux v. 1 et 5 : C'est son titre d'honneur; mais il tend aussi à ramener l'attention vers le héros principal de la scène, le Christ — et sa mère par rapport à Lui. Il ne faudra pas que les difficultés du v.4 nous fassent perdre de vue cette perspective générale, christologique, comme A. Feuillet y insiste à juste titre.

Ils n'ont plus de vin : À cette époque, de par leur service, les femmes étaient plus au courant de ces secrets domestiques. Est-ce à dire qu'à l'information ne se mêle pas un appel, discret et d'autant plus touchant, mais par conséquent aussi non précisé ? Nous en avons un autre exemple, lorsque Marthe et Marie mandent à Jésus, au sujet de leur frère Lazare: “ Celui que tu aimes est malade ” (Jn 11,3). Le recours est à Jésus lui-même, sans aller plus loin. Acte de confiance, qui s'en remet à Lui. À Lui, à son coeur de trouver la solution. N'oublions pas qu'en trente ans, Jésus n'a encore fait aucun miracle (Jn 2,11): “ Il paraît improbable qu'elle demande un Miracle ” (Mollat, p. 13).

Marie est ici dans l'attitude que nous avons admirée en Joseph comme étant celle du < Juste >: éveillée aux besoins des hommes, et toute disponible, mais n'empiétant pas sur ce qui est du ressort de Dieu (cf. § 13 ) — Mt 1,19 *).

Jn 2,4) — Qu'est-ce pour toi et pour moi ? : Litt. “ Quoi à toi et à moi ? ” Formule extrêmement souple, dont le sens est des plus variables, suivant les interlocuteurs et la circonstance présente, allant de: “ Qu'y a-t-il qui nous associe, qui nous soit commun ” à “ Qu'y a-t-il qui nous sépare ”? (A. Feuillet R. Th. p. 526). M.E. Boismard (Dw baptême... p. 144-149), qui donne l'analyse la plus claire des autres emplois de cette formule dans la Bible, lui trouve deux sens généraux: 1) “ Que t'ai-je fait? Qu'y a-t-il entre toi et moi que tu me veuilles ce mal ” — (Jg 11,12 2Ch 35,21 2S 16,10 et 2S 19,22-23 1R 17,18 — et 2) “ Qu'y a-t-il de commun entre nous! ” (Os 14,9 2R3,13; Jos 22,24).

Mais justement, la formule est trop souple pour être catégorique, ni réduite à des catégories. Elle dépend trop de la situation concrète pour que les cas antécédents, qui sont autres, puissent en rendre raison. Tous les exégètes en sont d'accord; celui qui en tient le mieux compte est H. van den Bussche, montrant que loin de signifier une rupture, la question peut être une façon de renouer (Jean, p. 142-145). Ce serait pourtant probablement excessif de l'adoucir jusqu'à en faire une ouverture purement positive : “ Que veux-tu par là ? Désires-tu quelque chose de moi? ” (Ibid. — autres exemples du même genre dans Braun, p. 51), ou encore: “ Laisse-moi faire ” (Weber). Osty, BJ et Tob ont opté pour un “ Que me veux-tu ”, qui a l'avantage d'être, suivant les cas, fin de non-recevoir ou offre de service. Mais il semble bien que, si divers qu'en soient les sens, le propre de cette formule est d'indiquer une certaine distanciation, soit entre les interlocuteurs, soit vis-à-vis de l'objet du débat: “ Elle formule une prise de position différente ” (Bussche), “ une divergence de points de vue ” (D. Mollat).

Saint Augustin explique cette < distance > de façon subtile mais profonde, qui vaut surtout par la relation établie entre Cana et le Calvaire, que renforcera toute la suite du récit: Au moment de faire cette oeuvre toute divine, c'est comme si Jésus disait à sa mère : le pouvoir défaire ce miracle, je ne le tiens pas de toi, qui n'as pas engendré ma divinité (tu ne peux y être associée); mais quand la faiblesse de ma nature humaine, que tu m'as donnée, sera clouée à la Croix, alors je te reconnaîtrai et t'associerai à mon sacrifice (Sur Jn 8,9 — Pl 35,1455 ; Vives 9,327-328. Braun, qui cite ce passage, réfère aussi au commentaire de Thomas d'Aquin, qui va dans le même sens — Mère des fidèles, p. 53et57. De même Isaac de l'Etoile :Sermo 10) — Pl 194,1724;sc 130,228).

Quoi qu'il en soit, cette < distance > marquée entre Jésus et sa parenté, nous l'avions déjà remarquée lorsqu'à douze ans il fut retrouvé au Temple (§ 18 -Lc 2,49 *). Et il en avait alors donné la raison : la priorité due à la volonté de son Père, sans préjudice par ailleurs de sa soumission quotidienne à Marie et à Joseph (Lc 2,51). Cette même < distance >, le Christ la maintiendra durant son ministère (§ 140 *).

Femme : S'expliquerait mal par la seule discrétion qui recommande, par exemple aux Arabes, de ne pas faire montre des liens de parenté en public. Car il s'agit précisément ici d'une conversation en a parte, entre Marie et son Fils. Par contre, ce titre — qui est celui dont le Christ usera encore dans l'épisode correspondant de ses aDieux sur la Croix (§ 354 *) — évoque à la fois la Femme, la Nouvelle Eve (Gn 2), la Femme du ch. 12 de l'Apocalypse, et “ l'Heure de la Femme ” de Jn 16,21 *. La perspective s'élargit donc, embrassant toute l'Histoire du Salut. Saint-Jean nous a préparés à le comprendre ainsi en situant Cana au Sixième Jour. Et D. Debuisson n'a sans doute pas tort d'estimer que le Christ propose à Marie d'approfondir la relation de mère à enfant en l'union spirituelle, mystique, dont les Noces sont l'image dans l'Ancienne comme dans la Nouvelle Alliance. Ce que confirmera la suite.

Mon Heure: A. Feuillet: Et. Jo. p. 13-14: “ Dans le IV° Évangile, l'heure de quelqu'un est le temps où il accomplit l'oeuvre à laquelle il est particulièrement destiné. L'heure de la femme qui va être mère est celle de son enfantement (16,21). L'heure des Juifs incrédules est le temps où Dieu leur laisse le loisir de perpétrer leur crime (16,3-4). L'heure de Jésus est le moment où se réalise définitivement l'oeuvre pour laquelle il a été envoyé en ce monde par le Père, à savoir la victoire sur Satan, sur le péché et sur la mort (cf. surWum 12,23-24.27.31-32) — Comparer avec Lc 22,53 ou Mt 8,29) ”.

Parler de < L'Heure > souligne que ce Mystère, accomplissement de l'Histoire du Salut, se situe dans le temps, comme le < Kaïros > (moment opportun, temps favorable) par excellence (cf. A. Feuillet, R. Th. 518-520, s'inspirant de O. Cullmann: Christ et le temps).

Dieu le Père, maître de l'Histoire, fixe < Kaïros > et < Heure > “ de sa seule autorité ” (Ac 1,7 Rm 5,6). Précipiter les choses, comme voudront le faire les “ parents ” de Jésus (§ 256 ) — Jn 7,3-10 *) serait folle prétention de substituer nos vues trop humaines à l'éternelle Sagesse de la Providence (Is 55,8). C'était déjà la seconde tentation du Démon (§ 27 ) — Mt 4,5-7 *).

À l'inverse, la réponse du Christ nous apprend à “ entrer dans la mesure et le temps de Dieu ” (Dostoïevski: Karamazov, p. 347). Mais par le fait même de cet acte de confiance, le Règne de Dieu se trouve rétabli en nous ; et donc, pour autant, l'Heure est arrivée jusqu'à nous. Il ne faudrait pas, en effet, prendre cette Heure au sens trop ponctuel du Vendredi Saint: “Aujourd'hui même...”! (§ 353 ) — Lc 23,43 *). C'est plutôt “ l'une fois pour toutes ” (He 10,10) délai Rédemption, à laquelle tous les temps et chacune de nos heures ont à se relier. On a vu qu'elle était sacramentellement inaugurée dès le baptême du Christ (§ 24 *), si bien qu'aussitôt, le Christ se met à prêcher: “ Le temps (< Kaïros>) est accompli (§ 28 *). Et “ ceux qui attendent le Jour de Dieu dans la prière et une sainte conduite hâtent son avènement ”, son Règne (2P 3,12). À Cana, Marie est la vivante démonstration que la foi avance l'Heure du Salut.

Jn 2,5) — “ Quoi qu'il vous dise, faites-le ” : C'est textuellement sa propre réponse à l’Annonciation : “Qu'il me soit fait comme tu l'as dit ” (§ 4 -Lc 1,38 *). À cette différence près que, dans son humilité, Marie se mettait au passif — ce qu'en mystique on appelle précisément < l'état passif >, tout de disponibilité attentive — alors qu'à ces serviteurs (comme elle-même s'est dite “ la servante ”), elle recommande d'agir suivant les directives du Maître (cf. plus bas: et ils les remplirent *). Sans préjuger de la solution, miraculeuse ou non, l'attitude reste celle du v. 3 *.

// Gn 41,55 — Le parallélisme entre Marie et le patriarche Joseph nous prépare non seulement au miracle, mais à y discerner l'accomplissement messianique de ce que préfigurait déjà l'histoire merveilleuse de Joseph.

Jn 2,6-10) — Toutes les précisions qu'apporte Saint-Jean visent en effet à souligner cette portée messianique du miracle — qui par conséquent, loin de rivaliser avec l'Heure désignée par le Père, nous réfère à elle.

Six urnes de pierre : rappel de cette < Pierre > d'où Yahvé fit jaillir l'eau salvatrice, elle-même annonciatrice du Christ qui nous abreuverait de l'eau et du sang de son côté (Jn 19,34 *; 1Co 10,4).

pour les purifications : Bien que créateur, le Verbe, incarné, a choisi de se situer dans l'Histoire du Salut, pour l'accomplir en se substituant, Lui le véritable Agneau, le vrai Pain et l'Eau vive, aux rites symboliques de l'Ancienne Alliance. Il part donc ici non de rien, mais de l'eau des ablutions : “ Les six jarres de pierre apparaissent comme un symbole du judaïsme, que Jésus s'apprête à recréer en lui infusant un Esprit nouveau et une vie nouvelle. Il ne semble pas douteux que saint Jean ait discerné dans le miracle de Cana le signe de l'alliance nouvelle, dont la gloire illumine et transfigure ces humbles noces de village ” (D. Mollat: “ Vie chrétienne ”, p. 13).

contenant chacune deux ou trois mesures : 600 à 700 litres. Or, sur la recommandation expresse du Christ, ces urnes sont “ remplies... jusqu'en haut ”. Surabondance qui est bien dans la manière et largesse du Créateur — mille glands pour un chêne — mais plus encore pour signifier le don de la grâce ou de l'Esprit Saint, en plénitude, au-delà de toute mesure, de la Nouvelle Alliance:

// Am 9,13-14 Jl 2,24 Jl 4,18 Is 25,6 — Trois exemples de l'abondance du vin comme caractéristique des temps messianiques.

Et ils les remplirent: “ C'est un des traits propres de l'évangile de saint Jean que le plus souvent le < signe > prend un point d'appui dans la réalité humaine. Pour nourrir toute une foule, Jésus utilisera les provisions d'un enfant, ses cinq pains et ses deux poissons ; pour guérir /' aveugle-né, il fera de la boue et exigera que l'infirme aille se laver avec l'eau de la fontaine de Siloé (etc.). Le miracle intervient toujours chez saint Jean à la limite de l'effort et des ressources humaines, qu'il assume en les transfigurant... ” (D. Mollat-. Ibid. p. 12).

Jn 2,8-9) — Portez au maître du festin: Comme Jésus enverra les lépreux guéris se montrer aux prêtres (§ 39 ), comme l'aveugle-né sera examiné par les autorités (Jn 9), comme on envoie maintenant les miraculés de Lourdes au Bureau médical: pour que, dûment constaté, le miracle soit officialisé et certifié. Ici, les servants surtout peuvent assurer du miracle : “ eux savaient... ” La foi s'appuie sur une connaissance directe, solide, des faits. Et ce sont les faits eux-mêmes qui obligent à passer du témoignage des sens — la couleur et surtout ici, la saveur du vin — à l'Intelligence * de la foi.

Ils ne savaient d'où venait ce vin: “ La question se retrouve sous des formes diverses tout au long de l'évangile : à propos de l'Esprit, dont on ne sait “ ni d'où il vient, ni où il va! ” — à propos de l'eau vive : “ D'où la tires-tu donc, l'eau vive ? ” — à propos du pain céleste ; à propos de Jésus lui-même : “ Nous ne savons pas d'où il est ” (9,29). Le signe pointe vers le mystère de Jésus ”

(D. MOLLAT; Ibid. p. 11).

Il appelle l'époux: première apparition, remarquablement tardive, du héros des noces: encore est-elle muette. C'est que, sur ce point encore, il nous faut comprendre que le Mystère de Cana va plus loin que son pittoresque. Comme le vin puisé dans les vieilles urnes emplies d'eau nous annonce la substitution messianique de la Nouvelle Alliance à l'Ancienne, de même ces mariés de Cana laissent présager symboliquement — donc avec tout le réalisme de leur situation de pauvres gens dont la boisson et la joie seraient bientôt taries — un plus haut, riche et durable mariage. Le Christ-Epoux est déjà là, en chair et en os. Il invite sa Mère - premier fruit préalablement gagné de son sacrifice encore à venir pourtant (“ mon Heure n'est pas encore venue ”) — aux épousailles de la foi, prémices de celles qu'il propose à tous ses disciples.

Il y a donc bien noces, en quatre sens complémentaires: 1) les mariés de Cana — 2) le Christ-Époux et sa Mère — 3) le Christ et l'Église — 4) fondement des trois précédentes, l'union de l'humanité à la divinité dans l'Être même du Christ, de par son Incarnation rédemptrice. Car les noces humaines elles-mêmes, sont, depuis Adam et Eve, à l'image et en recherche de cette unité qui a sa vraie source en Dieu, dans l'amour trinitaire du Père et du Fils.

// Ct 1,2 Ct 1,4 Ct 5,1 — Au début de l'Évangile, Cana est l'appel nuptial dont le Cantique s'était fait l'expression privilégiée, dès l'Ancienne Alliance.

Jn 2,10 // Dt 11,13-14 — Tu as gardé le bon vin jusqu' à présent : Si l'abondance du vin est signe de l'arrivée des temps messianiques, comment ne serait-il pas de grand cru, et survenant à la fin, “ à présent ” à la suite des longs siècles d'attente de l'Ancienne Alliance, aux vins moins généreux (// Dt 11 — Cf. Ex 24,11; 29,40 etc.).

Jn2,11) — Ce commencement, ou “Principe”: Comme à la création (Gn 1,1), comme à l'origine de l'Histoire du Salut (Jn 1,1), un mouvement est lancé, dont l'articulation est indiquée par la suite des 3 propositions de ce verset: Jésus fait des signes et (de ce fait), manifeste sa Gloire et (de ce fait encore), croient en Lui au moins ses disciples.

des signes: Un des mots de Saint-Jean. Cf. J.P. Charlier: La notion de < Sèméion > dans le IV° Évangile (rspt 1959, p. 434-448) et D. Mollat: Et. Jo. p. 91-101. “ Les signes constituent l'ossature et peut-être le noyau primitif ” du IV° Évangile. Ils jalonnent si bien les 12 premiers chapitres que C.H. Dodd les intitule: “ Le Livre des Signes ” (Jn 2,11 Jn 2,23 Jn 3,2 Jn 4,48 Jn 4,53-54 Jn 6,2 Jn 6,14 Jn 6,30 I Jn 7,31 Jn 9,16 Jn 10,41-42 Jn 11,47-48 Jn 12,37 — et 20,30-31 qui concernent les signes de ces 12 premiers chapitres). 3 verbes, qui reviennent constamment, indiquent l'origine et le but de ces signes: Ils sont faits (14 fois) — et ce sont donc des actions, généralement miraculeuses — pour qu'on les voie (6 fois) et que l'on croie (10 fois) : c'est précisément ce qui est dit dans les trois propositions de ce verset 2,11, sur le 1° des signes.

J.P. Charlier en donne donc cette première définition : < Le Sèméion > est un geste posé (fait) par le Christ, et dont la vue conduit à la. foi ”. C'est dire que le signe va plus loin que le miracle. De celui-ci, effet d'une < Puissance > * sur-humaine, on pouvait conclure seulement que le thaumaturge avait ainsi prouvé qu'il était accrédité par Dieu et agissant en jonction avec Lui (Jn 3,2 Jn 9,33). Mais la foi, c'est de croire dans le Christ, c'est-à-dire de le reconnaître lui-même comme Dieu, auquel on se fie — identification qui est un saut bien au-delà de ce que la seule raison aurait conclu du seul miracle. Dans le fait extraordinaire dépassant l'ordre naturel, il faut avoir discerné cette Gloire qui est propre à Dieu, manifestant que le Christ est Dieu. C'est cela, prendre le miracle lui-même comme un signe, révélateur de la divinité du Christ. Faute de quoi, tous les miracles du monde n'amèneront jamais à la foi. C'est clair lorsque après le miracle de la multiplication des pains, ceux qu'il a rassasiés ont le front de demander à Jésus : “ Quel signe fais-tu pour que nous le voyions et te croyions (Jn 6,30 — ici : encore, la succession des 3 verbes est bien indiquée). D'où la conclusion désabusée du “ Livre des Signes ” (12,37): “ Alors qu'il avait fait tant de miracles devant eux, ils ne croyaient pas en Lui ”.

Il manifesta sa Gloire: Pourquoi donc n'est-elle reconnue que de ses disciples ? — Parce que la glorification dont parle Saint-Jean n'est pas la Transfiguration mais La Croix, comme Jésus le déclare solennellement au début et à la fin de son Discours d'ADieu (Jn 13,31-32 Jn 17,1-5). C'est pourquoi aussi, Il l'annonce comme une “ élévation ”, qui en fera un étendard (Jn 3,14 // Is 11,12) qui attirera tout à Lui (12,32), en faisant “ connaître qui je suis ” (8,28).

Ce < Je suis > nous renvoie au Nom de Dieu révélé à Moïse lors de sa vocation (Ex 3,14 *); et J.P. Charlier (p. 436,438,445) comme D. Mollat | (p. 97-100) soulignent ce //, puisque Moïse lui aussi fera des signes, les Dix Plaies d'Egypte, mais qui se heurteront à “ l'endurcissement du coeur ” de Pharaon, puis d'Israël lui-même (// Nb 14,21-24). À Cana, il y a plus grand que I Moïse: il y a < Je suis > en personne. À sa mort, sur la Croix, sa Gloire divine éclatera si bien que le centurion de garde, un païen, reconnaîtra lui-même: “ Vraiment cet homme était Fils de Dieu ” (Mc 15,39). Et tous les signes que Jésus pose dès le commencement de son ministère le sont en référence au Signe total où se manifeste “ l'Amour accompli du Père ” (§ 24 ) — Mt 3,17 * et I Jn 13,1 ; 15,13). C'est dans la mesure même de cette référence que ces signes deviennent “ symboles révélateurs de la mission dont Jésus est chargé ” : vin de la Nouvelle Alliance, purification du Temple (Jn 2,18-22), puissance de la Parole (4,53-54) — miracle du centurion, à Cana encore), pain de vie, illumination (de l'aveugle-né), résurrection (de Lazare) — cf. D. Mollat. p. 94 ss.

Dans ces conditions, il n'est pas excessif de voir dans le changement de l'eau en vin, le symbole du vin eucharistique, qui devient sang du Christ, parle sacrement (A. Feuillet: Et. Jo. p. 29). C'est le même rebondissement d'un symbole à l'autre que des mariés de Cana au Christ-Époux et à sa Mère, figure elle-même de l'Église, épouse du Christ.

// Jn 11,40 — La résurrection de Lazare est l'ultime grand signe que fait le Christ pour annoncer la Gloire que manifestera son mystère pascal (ch. 12,23-36). Or la foi n'est pas nommée comme l'effet résultant de la manifestation de la Gloire de Dieu, mais comme sa condition: “ Si tu crois ”. De même, à Cana, la condition pour que le Christ laisse voir par le mystère de l'eau changée en vin de noces, quelque chose du mystère pascal et eucharistique, c'était la foi imperturbable et préalable de Marie. Car les disciples crurent à la suite du miracle, mais Marie, avant! “ Quoi qu'il vous dise, faites-le ”.

La Tradition commente ce Mystère sous ses trois aspects connexes :

- 1) littéral et historique : la présence du Christ à ces noces ordinaires confirme que le mariage accomplit le Dessein de Dieu sur sa création (Gn 1,28 et 2,24). La virginité religieuse elle-même ne doit pas en être exclue (Cyrille d’Alexandrie et Augustin).

— 2) anthropologique et mystique: Le mystère d'unité des noces (Gn 2,24) demande à s'accomplir non seulement entre l'homme et la femme, mais à l'intérieur de l'être humain lui-même, entre corps et âme ; et plus radicalement encore, entre l'homme et Dieu (Isaac de l’Etoile).

— 3) scripturaire enfin: L'enrichissement de l'eau en vin symbolise l'accomplissement du sens de l'Ancienne Alliance dans celle qu'instauré Jésus-Christ en son Sang (Augustin). Que le vin de Cana puisse être ainsi le signe du Mystère de l'Écriture non moins que de l'Eucharistie n'est pas si gratuit qu'il pourrait paraître : la preuve en est que dans son Discours sur le Pain de Vie, le Christ lui-même passera comme insensiblement de la Parole de Dieu au sacrement de son Corps, l'une et l'autre ayant valeur de nourriture, l'une et l'autre étant Lui-même, Jésus, Parole de Dieu puisqu'il est le Verbe, ayant pris corps pour devenir notre Pain :

Cyrille d’Alexandrie: Sur Jn 2,1-4 (PG 73,225): Il convenait que Celui qui venait rénover la nature même de l'homme, et l'appeler tout entier à un état meilleur, non seulement apportât sa bénédiction à ceux qui étaient déjà en ce monde mais instituât une grâce pour ceux-là aussi qui viendraient plus tard, et rendît sainte leur naissance. Et j'ai encore une troisième raison [= corriger la malédiction de la Genèse “ Tu enfanteras dans la douleur ” (Gn 3,16)].

Par sa présence, il honore les noces, lui qui est la joie de tout ce qui existe. Car “ si quelqu'un est dans le Christ, il est nouvelle créature ”, dit saint Paul... les choses anciennes sont passées, et le renouveau est là (2Co 5,17).

Augustin : Tr. 9,2 (PL 35, 1459): La virginité Consacrée à Dieu n'est pas frustrée des noces: elle est < épouse > avec toute l'Église, dans ces noces où le Christ est l'Époux. Le Seigneur invité aux noces de Cana s'y rendit donc, à la fois pour se manifester comme le garant de la chasteté conjugale, et pour mettre sur la voie du mystère nuptial. Car l'époux des noces de Cana était une figure du Seigneur. Le maître du festin lui dit en effet: “ Tu as gardé jusqu'à présent le bon vin. ” Or c'est le Christ qui avait jusqu'alors le bon vin, à savoir son Évangile.

Cyrille d’Alexandrie : Sur Jn 2,5-6 (PG 73,225) : [le Seigneur acquiesce au désir de sa mère] C'est une magnifique démonstration de l'honneur dû aux parents [Tes père et mère honoreras...], que le Christ se soit décidé à faire, par égard pour sa mère, ce qu'il ne voulait pas faire. Cette “Femme”, ayant grande autorité auprès du Seigneur son Fils, le persuade de faire le miracle. Elle commence d'y mettre la main quand elle ordonne aux servants de faire ce que le Seigneur va dans un instant leur commander.


Isaac de l’Etoile: Sermon (PL 194,1719-1721 ; SC 130 p. 204ss): Quand je pense à ces noces, le mystère caché m'intéresse plus encore que le miracle visible. Le miracle donne à la foi un appui; le mystère la fait monter plus haut. le miracle est un signe pour les infidèles, le mystère un sacrement pour les fidèles. L'un et l'autre sont utiles, sont grands, sont divins.

Le livre de la Sagesse divine [le Verbe] est écrit au-dedans et au-dehors, pour que ceux qui entrent et qui sortent y trouvent leur pâture (Jn 10,9). Au-dehors l'histoire, au-dedans le type. Le premier de ces deux livres est tout entier écrit à l'intérieur: en lui peuvent lire les bienheureux à qui est donné de voir et de lire, là où le Père a écrit toutes choses, en une seule fois et tout à la fois, de toute éternité ; c'est de là que sont transcrites toutes les choses qui se peuvent lire dans le second livre, c'est-à-dire dans l'esprit raisonnable.

Le premier livre, c'est le Verbe de Dieu en personne, la Sagesse en personne; le second, c'est l'esprit créé, qui est, lui aussi, écrit tout entier à l'intérieur. Dans le Verbe, toutes choses — dans l'esprit créé, la ressemblance de toutes choses: l'esprit créé est l'image de la Sagesse incréée.

Dans le livre extérieur des miracles, voyons ce que nous a dit extérieurement le Verbe de Dieu: car l'oeuvre même du Verbe est un verbe. Voyons-le dans son oeuvre comme dans son corps: son oeuvre, en effet, est un voile, elle aussi.

Il y a, me semble-t-il, trois noces différentes : la première est extérieure; la seconde, intérieure ; la troisième, supérieure... La première est entre les hommes, la seconde chez les hommes, la troisième au-dessus des hommes. La première est entre la chair et la chair; la seconde, entre la chair et l'esprit; la troisième, entre l'esprit et Dieu. La première rend un deux êtres différents qui m sont plus deux, dit l'Écriture, mais une seule chair (Mt 19,6); la seconde rend encore plus un deux êtres contraires : l'âme raisonnable, et le corps qui s'oppose à elle, ne font plus qu'une personne; la troisième rend un éminemment deux êtres qui n'ont aucune parité, puisque celui qui adhère à Dieu est un seul esprit avec lui (1Co 6,17).

Dans les premières noces, la chair adhère à la chair et cela fait une seule chair; dans les secondes, la chair adhère à l'esprit et l'esprit à la chair, et cela ne fait ni Une chair ni Un esprit, mais un homme ; dans les troisièmes, l'esprit adhérant à Dieu devient un avec lui, devient ce qu'il est Lui-même. C'est pourquoi le Fils dit au Père en faveur de ses frères : “ Je veux, Père, que comme Moi et Toi nous sommes un, ceux-ci soient un avec nous, eux aussi. ” (Jn 17,21).

O l'un avant toutes choses, /'un au-dessus de toutes choses, /'un après) toutes choses, /'un d'où viennent toutes choses, /'un pour qui existent toutes] choses! Unité vraie, là où deux ne sont plus qu'une seule chair ; unité plus vraie 1 encore, là où esprit et chair sont un seul homme ; unité la plus vraie, quand l'es-1 prit adhérant à Dieu n'est plus qu'UN avec Lui... Par les premières noces, l'homme commence d'exister ; dans les secondes, il est formé ; dans la troisième, il est consommé.

C'est pour la troisième qu'il existe et subsiste : par des hommes, un homme vient à l'existence, pour Dieu.

Mais pour qu'il puisse un jour parvenir par grâce à cette fin vers laquelle il tend par nature, des noces mystérieuses ont eu lieu, entre les secondes et les troisièmes : ces noces mystérieuses sont celles du Verbe et de la chair, du Christ et I de l'Église. Dieu était très loin de l'âme ; mais sans Dieu, l'âme ne pouvait être heureuse, ni être fécondée légitimement. “Nos péchés, dit l’Écriture, ont mis lai division entre nous et le Bien — c'est-à-dire Dieu — comme entre un homme et une femme ” (Jr 3,20). Alors s'est introduit par fraude l'adultère [le Démon]... Dieu a supprimé le mur du péché derrière lequel s'était glissé l'adultère: il a réconcilié en lui-même la femme à l'homme (Jr 31,22), l'homme à Dieu. Les vieilles inimitiés, il les a clouées à la Croix.

Tel est le mystère du Médiateur, qui pour intercéder valablement subsiste en deux natures : il a apporté tout ce qui est de Dieu, il a assumé tout ce qui est de l'homme, et n'a pas admis le troisième, l'intrus : car le Christ n'est que Dieu et homme, mais il l'est totalement. Par lui seul, l'épouse infidèle et répudiée est de nouveau admise. Plus haute et plus forte que la Loi, la grâce lui donne de revenir à son Époux. Le prophète l'avait jadis annoncé: “ Tu t'es prostituée à tous tes amants, et cependant reviens à moi, dit le Seigneur ” (Jr 3,1).

Telles sont les noces mystérieuses, célébrées après les secondes et les troisièmes, mais qui ont leur place logique entre les deuxièmes et les troisièmes, en ce sens qu'il y a d'abord les noces entre chair et chair, puis les noces entre esprit et chair, puis les noces entre le Verbe et l'homme, enfin les noces entre Dieu en l'esprit.

Jésus n'est pas passé par les premières noces : ni engendré par elles, ni engendrant par elles. Mais, invité, il y est venu pour les consacrer par sa présence, et afin de signifier mystiquement qu'il faisait partie, lui aussi, des noces, qu'il est même venu pour des noces...

Augustin: Tr 9,3 (PL 35,1459): Le mystère commence à se dévoiler. Les temps antiques avaient eu la prophétie — et jamais la prophétie n'avait manqué. Mais la prophétie, quand on n'y lisait pas le Christ, n'était que de l'eau. L'Apôtre nous suggère ce qu'il faut en penser : “ Jusqu'aujourd'hui, dit-il, chaque fois qu'on lit Moïse, un voile est posé sur leur coeur ” (2Co 3,14-16), et n'en est pas enlevé — car c'est dans le Christ qu' il passe. Et quand tu seras passé au Seigneur, ajoute-t-il, alors le voile sera enlevé (2Co 3,14-16 dans le texte biblique dont usait saint Augustin). Saint Paul appelle < voile > ce quelque chose d'obscur qui recouvre les prophéties et les rend difficiles à comprendre. Le voile est enlevé quand tu passes au Seigneur : alors, l'eau pour toi, est changée en vin. Parcours tous les livres des prophètes : si tu ne lis pas le Christ entre les lignes, quoi de plus insipide et de plus vain ? Mais, dans leurs discours, entrevois le Christ : alors, non seulement tu savoures ta lecture, mais elle t'enivre: ton esprit dépasse la lettre, tu oublies ce qui était en arrière, et tu es tendu vers ce qui t'appelle en avant (Ph 3,13). Sur ce thème, cf. Fauste de Riez : Homélie pour l'Epiphanie, dans “ Livre des Jours ”, p. 167-168.
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Enlui



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Sam 09 Jan 2010, 00:45

Le vin des hommes fut-il le meilleur,et quoique servi en abondance car jusqu'à la griserie,à jamais ne saura satisfaire les âmes,car elles n'atteignent qu'à des biens terrestres et des sensations d'ici-bas

Le vin de Jésus est le breuvage surabondant et goûteux qui ravit les âmes et les envoie vers le ciel...
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Marc.



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Sam 09 Jan 2010, 16:45

Pour en finir avec cette histoire de vases tu as raison Enlui, mais je trouve tout de même étrange qu'il y ai une telle masse d'eau. Vase "Hudria" en grec est un mot plutôt étrange puisqu'il signifie littéralement "eau" il n'est employé que deux vois dans le nouveau testament ici et pour désigner "la cruche" de la Samaritaine (cf. Jean 4, 4-26). Bien que tu ai raison cela n'enlève rien à l'interprétation spirituelle, puisque ces vases sont destinés à un usage vulgaire (2 Timothée 2, 20) et nous voyons ici comment, Jésus fait de ce qui est vulgaire, un miracle.
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Géraud



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Sam 09 Jan 2010, 21:56

(noces de Cana: suite de texte du 1-1-2010 / 17h31)

Il faut comprendre que Jésus a accepté cette invitation pour revoir Marie et lui présenter ses premiers disciples,dont Jean :c'est la première rencontre de Marie et de Jean,l'autre sera au pied de la Croix.

Les hommes mangeaient ensemble et les femmes de leur côté,proches des serviteurs,ainsi Marie a pu s'appercevoir que le vin venait à manquer!

Donc Marie va dire discrètement à Jésus:"Il n'ont plus de vin."Et Jésus répond:"Que me veux-tu,femme,mon heure n'est pas encore venue."Jésus appelle Marie: Femme,comme il l'appellera à la Croix,et comme elle est appelée dans l'Apocalypse au chapitre XII.


Pourquoi Jésus appelle-t'il soudain Marie:Femme? Pour faire comprendre que Marie est associée à l'oeuvre du Christ,à l'oeuvre du Salut par le Mystère de la Compassion qui réalisera la prophétie du vieillard siméon:"Un glaive te transpercera l'âme."C'est un nouveau regard de Jésus sur Marie qui accomplit le mystère de la Femme qui suit l'Agneau,et donc porte avec lui les misères de son Peuple,la misère des serviteurs d'abord:"Ils n'ont plus de vin."

Il faut comprendre aussi,le vin de la Sagesse de Dieu,c'est à dire le vin de la parole de Dieu:"Ta parole est pour moi un vin délicieux."(Cantique des cantiques).Marie a goûté à ce banquet de la Sagesse avec l'enseignement que lui a donné Jésus sur l'Ecriture.

Le peuple d'Israël,invité au festin de la Sagesse n'a plus le vin de la Parole,et Marie le sait!

Cette réponse de Jésus,plus littéralement:"Quoi entre toi et moi",est un idiotisme hébraïque employé pour repousser une proposition jugée inopportune.Littéralement Jésus refuse...
Mais cette expression peut avoir des significations opposées.Soit:"Il n'y a rien entre toi et moi." ou:"Ce qui est à toi est à moi,il n'y a pas de séparation de toi à moi."Donc,ce n'est pas forcément un refus.

Il faudrait savoir sur quel ton Jésus a parlé...et il y a eu certainement un silence après cette phrase de Jésus de la part de Marie.Le coeur de Marie ne reçoit pas la réponse de Jésus comme un refus:le texte n'est pas dans une continuité logique,ce qui prouve qu'il y a autre chose derrière à comprendre...

C'est Marie qui met soudain Jésus en pleine lumière,en disant aux serviteurs:"Faites tout ce qu'il vous dira."

(à suivre...)
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Marc.



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Dim 10 Jan 2010, 08:27

J'ai trouvé un commentaire de Saint Thomas sur ce passage. Smile

Les vases dans lesquels fut accompli le miracle sont au nombre de six. Les Juifs, en effet, comme le dit Marc 56, observaient de nombreuses ablutions corporelles et purifiaient de même les coupes et les vases: aussi, habitant la Palestine où l’eau est rare, ils avaient des vases pour conserver l’eau parfaitement pure afin de pouvoir souvent faire leurs ablutions et purifier leurs vases. C’est pourquoi l'Evangéliste dit: IL Y AVAIT LA SIX URNES DE PIERRE, récipients servant à conserver l’eau (en latin hydriae, du grec hydros, qui signifie "eau"), DESTINEES AUX PURIFICATIONS DES JUIFS, c’est-à-dire à l’usage de la purification, ET CONTENANT CHACUNE DEUX OU TROIS MESURES (en latin metretas, qui vient du mot grec metros, lequel signifie" mesure.

Comme le dit Chrysostome 57, l’Evangéliste rapporte ce qu’étaient ces urnes pour écarter tout doute sur la réalité du miracle; d’une part leur propreté empêche de soupçonner que l’eau avait pris le goût du vin à cause de la lie du vin qu’elles auraient contenu auparavant: en effet ces vases DESTINES AUX PURIFICATIONS devaient être parfaitement propres; d’autre part leur nombre montre à l’évidence qu’une si grande quantité d’eau ne pouvait être changée en vin que par l’effet de la puissance divine.
56. Mc 7, 3-4.
57. In Ioannem hom., 22, ch. 2, PG 59, col. 135.


357. Au sens mystique, les SIX URNES signifient les six époques de l’Ancien Testament durant lesquelles avaient été préparés et proposés en exemple de vie, comme le dit la Glose, les coeurs des hommes réceptifs aux Ecritures. Le terme même de MESURES, d’après Augustin 58, se rapporte à la Trinité des personnes. Et Jean dit DEUX OU TROIS, parce que la Sainte Ecriture nomme clairement tantôt trois Personnes, comme le fait Matthieu rapportant ces paroles du Christ: De toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, tantôt deux seulement, le Père et le Fils, avec lesquels est sous-entendue la Personne du Saint Esprit 59, qui est le lien des deux autres; c’est ainsi qu’il sera dit plus loin: Si quelqu’un garde ma parole, mon Père l’aimera et nous viendrons en lui et nous ferons chez lui notre demeure 60. On peut dire aussi: DEUX mesures, en raison des deux conditions des hommes, Juifs et Gentils, à partir desquelles fut construite l’Eglise; ou TROIS, à cause des fils de Noé par qui fut propagé le genre humain après le déluge.
58. Tract. in Ioann., 9, 7, BA 71, p. 521.
59. Mt 28, 19.
60. Jean 14, 23.

23.



£[7] JESUS DIT AUX SERVITEURS: "REMPLISSEZ D’EAU CES URNES".

358. Il s’agit ici de la matière du miracle. On peut à ce propos se demander pourquoi le Christ n’a pas opéré ce miracle à partir de rien, mais à partir d’une matière déjà existante. Nous répondrons en donnant trois raisons.

La première est de Chrysostome 61 et se rapporte au sens littéral: il est certes plus grand et plus admirable de faire quelque chose de rien, que de le faire à partir d’une matière préexistante; mais ce n’est pas aussi manifeste et croyable pour la plupart des hommes. C’est donc pour rendre son action plus digne de foi que Jésus fit le vin à partir de l’eau, s’adaptant ainsi à la capacité des hommes.

La deuxième raison, c’est l’intention de réfuter des doctrines perverses. Il s’est trouvé en effet des hommes, comme Marcion 62 et les Manichéens 63, pour dire que le Créateur du monde était un autre que Dieu et que cet autre, c’est-à-dire le diable, avait fait toutes les choses visibles. C’est ce qui explique également pourquoi le Seigneur a fait de nombreux miracles à partir des substances créées et visibles, afin de montrer qu’elles étaient bonnes et créées par Dieu.

Il y a une autre raison, qui est mystique: Jésus n’a pas voulu faire le vin à partir de rien, mais à partir de l’eau, pour montrer qu’Il ne voulait pas établir une doctrine entièrement nouvelle ni réprouver l’ancienne, mais l’accomplir 64 — Je ne suis pas venu abolir [la Loi et les Prophètes], mais accomplir. Ce que l’Ancienne Loi figurait et promettait, le Christ le manifesta et le révéla — Il leur ouvrit l’esprit à l’intelligence des Ecritures 65.

De plus, Jésus voulut que les urnes fussent remplies par les serviteurs, afin de les avoir comme témoins de ce qui s’accomplissait; d’où ce qui est dit plus loin: LES SERVITEURS LE SAVAIENT BIEN, EUX QUI AVAIENT PUISE L’EAU. "PUISEZ MAINTENANT, ET PORTEZ-EN A L’INTENDANT DU FESTIN".
61. In. Ioannem hom., 22, ch. 2, PG 59, col. 135.
62. Marcion est un hérétique du JJ0 siècle, venu à Rome vers dont la doctrine est une réaction contre les formes extrêmes du gnosticisme, mais qui en garde l’essentiel. En effet, il veut retrancher du christianisme tout lien avec les origines juives, ce qui lui fait supprimer l’Ancien Testament et ne garder du Nouveau que l’Evangile de Luc et dix Epîtres de Paul. On retrouve chez lui le dualisme gnostique opposant le Dieu cruel de l’Ancien Testament, créateur d’un univers imparfait et limité, et le Dieu du Nouveau Testa ment, tout-puissant et miséricordieux, dont nous ne saurions rien si Jésus n’était venu le révéler. On y retrouve aussi un modalisme (c’est le Père qui est présent en Jésus sous une enveloppe humaine) et un docétisme (l’Incarnation n’est qu’une apparence) strict. Il y eut une Eglise marcioniste séparée, mais elle eut plus de catéchumènes que de fidèles initiés, à cause des renoncements pénibles qui étaient demandés.
63. Voir ci-dessus n° 81, note 22.


359. Jean montre ici comment le miracle fut rendu public. Car au moment même où les urnes furent pleines [ILS LES REMPLIRENT JUSQU’AU BORD], l’eau fut changée en vin, et c’est pourquoi le Seigneur, aussitôt, rend public le miracle.

Jean rapporte en premier lieu l’ordre du Christ choisissant celui qui doit constater le miracle; puis la sentence de l’intendant, lorsqu’il eut goûté l’eau changée en vin [n° 362].

360. Jésus dit donc aux serviteurs: PUISEZ MAIN TENANT, c’est-à-dire du vin dans les urnes, ET PORTEZ-EN A L’INTENDANT DU FESTIN (en latin archi triclinus). A ce sujet, il faut savoir qu’on appelle triclinium un lieu où se trouvent trois rangs de tables, le mot triclinium désignant lui-même une rangée de trois lits (du grec clinè, qui signifie "lit"). Les anciens, en effet, avaient coutume de prendre leurs repas étendus sur des lits, comme le raconte Maxime Valère. C’est pourquoi l’Ecriture parle de ceux qui s’étendent ou sont couchés pour manger. On appelle donc architriclinus le premier des convives qui préside le repas. Ou encore, d’après Chrysostome 66, ce titre désignait l’ordonnateur et l’in tendant du festin. Parce que ce dernier, très occupé, n’avait encore goûté à rien, le Seigneur voulut qu’il jugeât lui-même ce qui avait été fait et non les convives, en sorte que nul ne puisse contester le miracle en disant qu’ils étaient ivres et que leur goût altéré par la nourriture ne leur permettait plus de discerner l’eau du vin. Augustin, lui, pense que l’architriclinus était le principal parmi ceux qui s’étendent pour le repas, comme on l’a dit plus haut, et que Jésus voulut recueillir de celui qui présidait le jugement sur ce qui avait été fait, pour que le jugement fût mieux accueilli.
64. Mt 5, 17.
65. Luc 24, 45.
66. In Ioannein hom., 22, ch. 2, PG 59, col. 135.
67. Isaïe 12, 3.


361. Au sens mystique, les serviteurs qui puisent l’eau sont les prédicateurs — Vous puiserez les eaux avec joie aux sources du Sauveur 67. Or l’intendant du festin représente celui qui est expert dans la Loi, comme Nicodème, Gamaliel ou Paul; lorsque la parole évangélique, qui était cachée sous la lettre de la Loi, est confiée à de tels hommes, c’est comme le vin fait avec l’eau et versé à l’intendant du festin: l’ayant goûté, celui-ci approuve la foi au Christ. (Thomas sur Jean 17)
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Géraud



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Dim 10 Jan 2010, 12:47

Marc,je pense qu'il serait préférable,au lieu de mettre des textes très longs que vous avez trouvés,de faire un travail de trie ou,mieux,de résumé dans ces textes.

Certains détails de ces textes peuvent être omis,on ne peut retenir que les passages essentiels,etc...Et cela permettrait que tout le monde les lise,car,je ne suis pas sûr,que lorsque c'est trop long,tout le monde s'en donne la peine!

Personnellement,je ne lis que les messages écrits par ceux qui les envois,et quand les citations sont brèves.

A la limite,il suffirait de donner les références du livre...


Dernière édition par Géraud le Dim 10 Jan 2010, 13:43, édité 1 fois
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Marc.



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Dim 10 Jan 2010, 12:53

Ok je ferais comme t dis Very Happy
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Arc-en-Ciel



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Dim 10 Jan 2010, 13:02

Cela me fait penser au coup de lance qui perça le côté de Jésus, où il en sortit aussitôt du sang et de l'eau.
Il me semble, mais celà remonte à un peu loin dans ma mémoire, que j'avais entendu ou lu qu'il aurait dû sortir en premier l'eau et le sang.????
Ce n'est peut-être pas le sujet ou rien à voir avec le miracle des noces de Cana, mille pardons. Embarassed
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Marc.



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Dim 10 Jan 2010, 13:09

Arc-en-Ciel a écrit:
Cela me fait penser au coup de lance qui perça le côté de Jésus, où il en sortit aussitôt du sang et de l'eau.
Il me semble, mais celà remonte à un peu loin dans ma mémoire, que j'avais entendu ou lu qu'il aurait dû sortir en premier l'eau et le sang.????
Ce n'est peut-être pas le sujet ou rien à voir avec le miracle des noces de Cana, mille pardons. Embarassed

Oui ! Bien sur que cela à à voir ;)
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Enlui



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Dim 10 Jan 2010, 14:26

Bon..saint Thomas est vraiment leger au début de ce que tu cites Marc

Après il y a vraiment des approches signifiantes

Voici une réflexion:

De:" Jésus voulut que les urnes fussent remplies par les serviteurs, afin de les avoir comme témoins de ce qui s’accomplissait (...) "PUISEZ MAINTENANT, ET PORTEZ-EN A L’INTENDANT DU FESTIN".

De:"Au sens mystique, les serviteurs qui puisent l’eau sont les prédicateurs"

et De:Marc 14:23 Il prit ensuite une coupe '(Jésus) et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous.

Je conclurai que Jésus figure là l'ordination des prêtres et l'eucharistie à venir et que l'intendant figure l'évèque
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Marc.



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Dim 10 Jan 2010, 18:19

Pour résumer, les jarres représente six ages mais nous avons une septième jarres semblable à celle-ci en grec "hudria" et il n'y à que deux fois dans tout l'évangile ou nous avons ce mot qui signifie "eau" ici et pour la Samaritaine en Jean 4, 4-26. La conversion de coeur est accepté donc comme interprétation mystique, "coeurs de pierre en coeurs de chair"et la tables de la loi gravées sur la pierre gravé dans notre coeur. La régénération par la grâce de Dieu et la révélation au dela que Jésus est le Fils de Dieu. comme l'atteste d'ailleurs :

Marc 15, 39 Le centurion qui se tenait devant lui, voyant qu’il avait ainsi expiré, dit : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu. »

Signe de conversion comme le souligne arc en ciel. Mais aussi Cana est le commencement du ministère que Jésus et donc le premier signe que Jésus est le Fils de Dieu (pour les hommes Israëlites) la septième cruche est justement l'épisode d'une autre conversion marquant un septième temps pour les samaritains Jean 4, 4-26. Voila pour faire court et concis en complément avec Enlui.
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Enlui



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Dim 10 Jan 2010, 18:44

sept jarres ?
J'aurais pensé que, si on entend les choses à ce niveau, la septième jarre est le corps de Jésus.

Par comparaison:Heb 9:4 (...) Il y avait dans l’arche un vase d’or contenant la manne, la verge d’Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l’alliance.

Un vase qui contient tout en lui!
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Marc.



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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Dim 10 Jan 2010, 19:34

Mais ce vase d'or tout comme l'arche peut être représenté par Marie. C'est vraiment bizare que tu donne ce passage maintenant. Tout à l'heure je réfléchissait justement à cela. Marie par laquelle le ministère (terrestre) Jésus (Manne<<>> pain de vie, Parole de Dieu<<>>tables d'alliance et résurrection<<>>bâton d'Aaron refleurit) est aussi la personne par lequel il termine. Et entre les deux nous avons la parole de Dieu (ministère terrestre de Jésus) Bref Marie à contenu la Parole de Dieu et elle a donné sa chair et son sang au pain de vie.

Mais pour en revenir à cette histoire de septième cruche la mot "hudria" en grec ou "hydrae" (eau) en latin n'est utilisé que deux fois dans tout le nouveau testament. et la deuxième fois c'est avec la cruche de la samaritaine. Jean voudrait il nous faire passer un message ? Rien n'est du au hasard dans la bible et on peut distinguer très nettement des correspondances entre les noces de Cana, la samaritaine et l'épisode du pain de vie (cf. Jean 6, 22-59) Mais ça ce complique très nettement. Et comme le disait F.M. j Braun “ Ce texte est l'un des plus difficiles du Quatrième Évangile ” dés que l'on commence à rechercher plus en profondeur. ça promet de longues nuit pour cet hiver. Very Happy cheers
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MessageSujet: Re: L'évangile de Saint Jean   Dim 10 Jan 2010, 21:26

De chaudes méditations dis-tu ...?

cheers
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L'évangile de Saint Jean
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