DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE

Théologie Spirituelle Catholique
Pour déposer une intention de prière:Agapé
ATTENTION : Les publicités ci-dessous sont indépendantes de notre volonté !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
Jonas et le signe



Messages : 12292
Inscription : 13/09/2006

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 20 Jan 2012, 08:51

[quote="Dromaeosaurus"]
Citation :
Aux Etats-Unis, vous avez une gouvernance commune, mais aussi une unité culturelle et linguistique, et des évolutions autour de cette unité comme la guerre d'Indépendance qui ont précédé la mise en place d'un état fédéral réduit dans ses attributions (principe de subsidiarité constitutionnel) et qui n'a commencé à se faire envahissant qu'au XXème siècle ; le but initial de l'état fédéral aux Etats-Unis n'était certainement pas ces inepties de bureaucrates européens que sont l'« harmonisation » de l'économie ou l'« organisation » de la concurrence.

Justement l'évolution "naturelle" de l'UE selon un Attali est, à terme, un fédéralisme à l'américaine, quoique sans l'unité culturelle et linguistique, et avec des disparités de développement économique, de traditions politique, etc. qui rendent pê nécessaire "ces inepties de bureaucrates européens que sont l'« harmonisation » de l'économie ou l'« organisation » de la concurrence"; en d'autres termes, l'Union européenne peut-elle fonctionner à 025 ou plus, avec une partie adoptant l'euro une autre en-dehors, sans une bureaucratie qui gère les disparités ou prétend les gérer?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 20 Jan 2012, 20:06

Citation :
Justement l'évolution "naturelle" de l'UE selon un Attali est, à terme, un fédéralisme à l'américaine, quoique sans l'unité culturelle et linguistique, et avec des disparités de développement économique, de traditions politique, etc. qui rendent pê nécessaire "ces inepties de bureaucrates européens que sont l'« harmonisation » de l'économie ou l'« organisation » de la concurrence"; en d'autres termes, l'Union européenne peut-elle fonctionner à 025 ou plus, avec une partie adoptant l'euro une autre en-dehors, sans une bureaucratie qui gère les disparités ou prétend les gérer?

Je crois que vous pouvez tout de suite oublier Attali, et tirer la chasse.

L'Union Européenne pourrait parfaitement fonctionner comme zone de libre échange, avec toute les formules monétaires que vous voulez. L'or est encore bien plus exigeant que l'euro. Le problème est l'aléa moral créée précisément par les institutions bureaucratiques. Les taux d'intérêts pratiqués sous l'euro étaient des faux taux d'intérêts, qui présupposaient qu'il y avait une « solidarité » dans la zone euro, et forcément la correction est douloureuse.

Mais ce n'est pas en continuant à faire croire qu'un pays de l'UE ne peut pas faire faillite que ça va arranger les choses, bien au contraire. Il faudrait plutôt réfléchir à des moyens d'organiser proprement la faillite des banques et des états au lieu de s'acharner à les sauver.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 20 Jan 2012, 20:08

J'ajouterais que l'embellie actuelle avec le reflatage du CAC et sur les taux des obligations est tout aussi bidon et ne résoud rien sur le long terme, en fait c'est juste l'effet des billets de Monopoly de Mario Draghi.
Revenir en haut Aller en bas
Jonas et le signe



Masculin Messages : 12292
Inscription : 13/09/2006

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Lun 23 Jan 2012, 08:43

Donc autant sortir de l'euro et mettre à plat les institutions européennes pour en adopter de plus légères (retour à la CEE?).
N'est-ce pas que l'euro a généré une grande partie des institutions bureaucratiques nocives de l'Europe?
Le problème c'est que tt le monde semble lier l'euro et l'UE, comme si l'euro avait été l'aboutissement de l'UE alors qu'il est apparu trop tôt et mal ficelé.
Un autre problème, en France du moins est que ceux qui veulent sortir de l'Europe, ne sont pas pour lui substituer le libre-échange...


De toute manière l'Europe fédérale ne peut fonctionner, sauf à attendre que l'immigration arabo-africaine ait nivelé, gommé, les différences linguistico-culturello-religieuses dans ses différents pays, ce à quoi je ne crois pas trop cependant, même si j'en redoute les effets pervers.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Lun 23 Jan 2012, 15:08

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Lun 23 Jan 2012, 20:20

@ Karl :

Citation :
Donc autant sortir de l'euro et mettre à plat les institutions européennes pour en adopter de plus légères (retour à la CEE?).

Les modalités techniques, je sais pas, disons que je suis pour des accord de libre échange multi-latéraux entre états nations (que je ne veux pas détruire bien que je sois libéral), tout comme des alliances militaires stratégiques avec les grands pays occidentaux (notamment Israël). Avec les pays de l'Union européenne, ça ne changerait pas grand chose, mais avec le conseil de l'Europe, la BCE et la Commission Européenne en moins.

Citation :
N'est-ce pas que l'euro a généré une grande partie des institutions bureaucratiques nocives de l'Europe?

C'est même le but plus ou moins avoué des concepteurs de l'euro : forcer les nations européennes à une intégration politico-bureaucratique qui doit se faire au dessus de la tête des peuples.

Citation :
Le problème c'est que tt le monde semble lier l'euro et l'UE, comme si l'euro avait été l'aboutissement de l'UE alors qu'il est apparu trop tôt et mal ficelé.

Dans la logique constructiviste des européistes, l'euro n'est qu'une étape vers la création d'un grand état bureaucratique. Donc en ce moment ils font croire que si un état d'Europe fait faillite, cela implique la dissolution de l'Europe, afin d'avancer leurs idées socialistes. Mais de toute façon cette aventure constructiviste est une fuite en avant qui finira par un échec.

Citation :
Un autre problème, en France du moins est que ceux qui veulent sortir de l'Europe, ne sont pas pour lui substituer le libre-échange...

Effectivement, mais la France est un cas à part. La cause libérale est perdue dans notre pays.

Citation :
De toute manière l'Europe fédérale ne peut fonctionner, sauf à attendre que l'immigration arabo-africaine ait nivelé, gommé, les différences linguistico-culturello-religieuses dans ses différents pays, ce à quoi je ne crois pas trop cependant, même si j'en redoute les effets pervers.

Il n'y a pas que l'immigration qui peut aboutir à une uniformisation par le bas, il y a aussi une uniformisation par le haut vers une culture gorbatchévienne soviétiforme qui est voulue. Outre l'immigration musulmane qui peut très bien être planifiée par certains bureaucrates par haine anti-chrétienne, il y a une conception anti-libérale de la concurrence (concurrence pure et parfaite) qui implique la planification et l'uniformisation, c'est à cela que sert la Commission. Dans ce cadre, la diversité des cultures et des langues en Europe peut être aussi ressentie par des hauts fonctionnaires européens (Kinnock, Wallström, Figeľ) comme un obstacle à aplanir.

A noter que dans une société libérale idéale (utopie libertarienne), l'immigration est libre (contractuelle), mais cela présuppose un monde structuré comme un ensemble de propriétés et de co-propriétés, sans état providence, pour qu'il n'y ait pas de phénomène de passager clandestin et que les droits de personne ne soient violés. La plupart des libéraux sont réalistes sur ce point.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Lun 23 Jan 2012, 21:07

En voici une qui avait bien compris les dangers de la construction européenne et pour les bonnes raisons.

Séquence nostalgie ...

Revenir en haut Aller en bas
Jonas et le signe



Masculin Messages : 12292
Inscription : 13/09/2006

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mar 24 Jan 2012, 10:39

[quote="Dromaeosaurus"]En voici une qui avait bien compris les dangers de la construction européenne et pour les bonnes raisons.

Séquence nostalgie ...

Vous voyez un homme de fer chez nous?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mer 25 Jan 2012, 19:35

Karl a écrit:
En voici une qui avait bien compris les dangers de la construction européenne et pour les bonnes raisons.

Séquence nostalgie ...

Vous voyez un homme de fer chez nous?

Oui : il y a Christophe Vincent qui se présente comme candidat libéral. Il devrait obtenir ses 12 signatures. Mr.Red
Revenir en haut Aller en bas
Jonas et le signe



Masculin Messages : 12292
Inscription : 13/09/2006

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Jeu 26 Jan 2012, 08:58

Citation :
Dromaeosaurus a écrit:
Karl a écrit:
En voici une qui avait bien compris les dangers de la construction européenne et pour les bonnes raisons.

Séquence nostalgie ...

Vous voyez un homme de fer chez nous?

Oui : il y a Christophe Vincent qui se présente comme candidat libéral. Il devrait obtenir ses 12 signatures. Mr.Red


alien
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mer 29 Fév 2012, 20:33

Condensé de 8 minutes seulement

L'histoire méconnue de la BANQUE DE FRANCE par l'historien Henri Guillemin (droit à l'essentiel)

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 13 Avr 2012, 13:00

Pourquoi la planche à billets ne crée pas d'inflation et pourquoi un tel article ? tout simplement parce que l'argent crée ne circule plus dans l'économie réelle, les banques reçoivent des milliards via la création monétaire mais mais ces milliards ne circulent plus.



La création monétaire a peu d'effets sur l'inflation






Une nouvelle idée reçue battue en brèche. L'Expansion démontre que le recours à la planche à billets ne joue pas sur les prix à la consommation, mais sur le cour des actions et l'immobilier. Au grand bénéfice des épargnants.



Un monétariste pris en défaut... par la monnaie. Et non des moindres : le chef de file de ce courant économique, Milton Friedman, Prix Nobel de surcroît, croyait mordicus que l'augmentation de la monnaie se traduisait par une hausse des prix généralisée. Eh bien non.

Depuis le début de la crise survenue en 2008, les banques centrales distribuent des liquidités aux établissements de crédit quasi gratuitement sans faire valser les étiquettes. "Dans la période récente, la politique monétaire des principaux pays industrialisés n'influence plus l'inflation", conclut même, en s'appuyant sur une minutieuse étude, Patrick Artus, responsable de la recherche économique de Natixis.

Un afflux de monnaie qui permet à l'Etat de s'endetter sans heurts
De 1990 à 2010, aux Etats-Unis, la masse de dollars sous forme de billets et de réserves dans les bilans des banques a grossi de 12 % par an, et pourtant les prix restent sages (+ 2,7 %). Même phénomène en France, sur la même période : le fleuve d'argent gonfle de 10 % chaque année sans faire déborder les prix (voir tableau ci-dessous).

Dans ces conditions, il n'y a plus qu'à faire tourner la planche à billets pour rembourser ses dettes ou pour augmenter les salaires. L'administration américaine vient de trouver une autre astuce, avec la bénédiction de la Fed, la banque centrale : le quantitative easing, ou QE pour les familiers de la chose monétaire. Le Trésor émet des emprunts d'Etat par milliards pour financer ses dépenses, et l'autorité monétaire les achète pour les mettre dans ses coffres. Les dollars se retrouvent en masse sur le marché, mais trouvent preneurs, et donc ne se dévalorisent pas, conformément à la théorie économique.




"Du déficit public se crée sans inflation ni augmentation des taux d'intérêt. Aujourd'hui, c'est plutôt la déflation qui menace. Dans un tel contexte, cette technique tient donc de la martingale. La Banque centrale européenne ferait bien de s'en inspirer", décrypte Jean-Pierre Petit, qui préside Les Cahiers verts de l'économie. Il y a belle lurette que les Japonais connaissent la manoeuvre, et les Britanniques se mettent aussi au QE - les initiales de Queen Elizabeth.

Mais, en économie comme en chimie, "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", ainsi que le suggérait Lavoisier. Si l'argent créé ne se retrouve pas dans le prix de la baguette de pain, il ne s'évapore pas pour autant. "Il passe dans les actions et l'immobilier. Les facilités de crédit sur fond de baisse des taux d'intérêt font gonfler deux bulles, au grand bénéfice des épargnants et des propriétaires", poursuit Jean-Pierre Petit.

La politique des banques centrales bénéficie aux rentiers
Dans les années 70, la planche à billets dopait les prix des biens et des services, mais aussi les salaires. Aujourd'hui, les politiques accommodantes des banques centrales font plutôt les affaires des rentiers. Sauf quand les bulles éclatent, mais elles se reconstituent très vite, comme l'atteste le regain de vigueur boursier depuis 2009.

Abusées par une trompeuse stabilité des prix, les sociétés occidentales font donc coexister deux surendettements : l'un public, l'autre, privé. Des Etats drogués aux déficits indolores - car sans inflation -, et des salariés à la fiche de paie désespérément stable forcés de prendre des crédits pour acquérir un logement devenu inabordable. Même l'inflation, c'était mieux avant.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-creation-monetaire-a-peu-d-effets-sur-l-inflation_248181.html
Revenir en haut Aller en bas
Anonymouss



Féminin Messages : 3319
Inscription : 25/06/2011

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 20 Avr 2012, 20:45

Depuis quand croyez-vous que les lois sont appliquées ?
Dans 48 heures je devrais allé voter, mais pour quel menteur ?
En France le vote blanc, (vote contestataire) n'est pas pris en compte, donc ???
Revenir en haut Aller en bas
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 16706
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 20 Avr 2012, 20:50

Dr house a écrit:
En France le vote blanc, (vote contestataire) n'est pas pris en compte, donc ???

donc ? tu voteras bien :|

_________________
Forum de prières de Docteur Angélique : http://agape.forumactif.com/
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 20 Avr 2012, 21:00

Dr house a écrit:
Depuis quand croyez-vous que les lois sont appliquées ?
Dans 48 heures je devrais allé voter, mais pour quel menteur ?
En France le vote blanc, (vote contestataire) n'est pas pris en compte, donc ???

Celle de 73 oui puis remplacée par l'article 123 du traité de Lisbonne. Sad
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Lun 07 Mai 2012, 23:44

Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l'Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ?
Par cette loi, il devenait interdit au Trésor français de s'adresser directement à la banque centrale. 2e numéro de notre série en 5 volets sur les 40 ans qui ont permis à l'industrie de la finance de prendre le contrôle du monde réel.


http://www.atlantico.fr/decryptage/loi-1973-prets-etats-banques-privees-interdiction-banques-centrales-argent-taux-zero-jeanluc-schaffhauser-269187.html?page=0,0


Comment sommes-nous passés, d’une société où, malgré toutes les imperfections humaines et sociales, l’économie travaillait pour l’homme, à une société où l’homme travaille pour l’économie et l’économie pour la finance ?

Au centre de ce changement de nature, il y a, en France, la loi du 3 janvier 1973. Cette loi à peu près inconnue du grand public a en effet bouleversé l’organisation de la finance, et ses rapports avec l’État, garant de l’intérêt général. En effet, cette loi, directement inspirée du système américain de la FED (réserve fédérale américaine), interdit à la Banque centrale de faire des avances au Trésor. Dit autrement, de prêter directement à l’État de l’argent à taux zéro ou à un taux équivalent à celui qui prévaut lorsque la Banque centrale prête de l’argent aux banques.

Dès lors, en vertu de cette loi, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement. Cette loi constitue en elle-même un véritable défi à la souveraineté étatique, puisqu’elle interdit au Souverain - l’État démocratique étant l’aboutissement politique et juridique du Peuple souverain - de se donner l’argent dont il est pourtant le seul garant et seul émetteur de monnaie de base. Et elle l’oblige, pour emprunter, à passer par des tiers privés (les banques) qui lui prêtent l’argent dont il est cependant le fournisseur en dernier ressort ! Une situation déjà ubuesque en elle-même, mais qui s’est encore aggravée depuis, puisque, en volant au secours des institutions financières lors de la crise de 2008, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui aujourd’hui lui reprochent son endettement, et lui appliquent en conséquence des taux usuraires…


Comment en est-on arrivé là ? Le cas français.

Il est tout à fait permis de croire à la bonne foi du législateur. Dans l’esprit de celui-ci et des hauts fonctionnaires de l'époque, il s’agissait avant tout, après la période de reconstruction de la France de l’après-guerre, d'instituer un garde-fou afin de préserver le pays des abus passés faits sur les épargnants et les rentiers par l’inflation et les dévaluations. Car en l'absence de limitation légale au pouvoir arbitraire de l'Etat de créer de la monnaie, l'équilibre du système repose uniquement sur la volonté des gouvernements de s'imposer une discipline budgétaire. Sans cette discipline, et s'il devient systématique, le financements des déficits par simple émission monétaire est un mauvais coup porté au reste de l'économie puisque cet argent "créé" l'est sans contrepartie réelle.

En 1973, près de 30 années "d'abus" étatiques en matière de création monétaire viennent de s'écouler dans le cadre de la remise à flot de l'économie française suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale. La France étant désormais reconstruite, il n’était plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s'étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels. D'autant qu'en plus de ces investissements lourds, ces mécanismes de création monétaire "facile" avaient souvent été utilisés pour financer le fonctionnement courant de l'Etat. Aux yeux des hauts fonctionnaires ou des législateurs de l'époque, il était à la fois utile d'encadrer les potentielles dérives de l'Etat en la matière et souhaitable de sortir d'une ère d'économie administrée.

Reste que ces bonnes intentions finirent par faire aussi le jeu du monde de la finance, celui-ci voyant bien l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système dans lequel l’État doit obligatoirement passer par lui pour emprunter. De ce point de vue, la loi de décembre 1973 fut également le fruit d'un habile lobbying bancaire visant à consolider ces "bonnes dispositions" politiques afin de "neutraliser" ceux qui auraient pu remettre en question l'argument d'un Etat trop dépensier et prompt à faire tourner la planche à billets pour continuer à s'endetter dans la mesure où en 1973, l'État français n'était quasiment pas endetté.

Au final, comme on le sait, le nouveau système n’a bien évidemment pas empêché l’État de s’endetter ! Contrairement à ce qu’escomptaient certains, la loi de 1973 n’aura donc pas rempli son rôle de garde-fou budgétaire : l’endettement public s’est poursuivi. Et - circonstance aggravante - il a été contracté auprès de créanciers financiers privés pratiquant des rentes sur la dette. Tant et si bien que l’État est progressivement devenu l’otage d’un système financier privé.

De la sorte, avec la loi de 1973, la France changeait en réalité de monde en mettant à mort le système qui pourtant avait permis sa reconstruction et son renouveau industriel. Il faut en effet en être bien conscient : sans les avances gratuites du Trésor, l’inflation et les dévaluations, la France d’après-guerre n’aurait pas pu se reconstruire. Si la France avait choisi la finance et le remboursement des dettes, à la sortie de la Seconde guerre mondiale, elle ne se serait jamais relevée, car elle aurait croulé sous le poids du passé. Si l’intérêt supérieur de la France n’avait pas été au-dessus, des épargnants, du rentier et du système financier pour privilégier l’économie réelle, la fabrication de véritables richesses industrielles, issues pour la plupart alors des grands programmes de l’État, n’aurait pas été possible. Jamais la France ne se serait hissée à la quatrième puissance économique mondiale avant 1970, si le Général de Gaulle n’avait pas mis la finance au service de l’économie du pays.

Quand la dérive se mondialise...

Toutefois, la France n’est pas la seule concernée par cette dérive. Ce système des nouvelles banques centrales, mettant le système privé au centre du financement public, va bientôt devenir mondial. Entre 1990 et 2001, 34 pays vont abandonner leur capacité à faire financer les excédents de dépenses publiques par leurs banques centrales pour la confier à l'industrie de la finance privée. Pour le plus grand profit de celle-ci : comme l’endettement public et privé a été croissant comme jamais, le bilan des banques privées dépasse désormais de plusieurs multiples le PIB des États. Il représente ainsi trois fois le PIB de la zone euro, rien que pour les banques travaillant au sein de la zone monétaire européenne unifiée. Rien que de très logique, puisque le système privé financier a fait de la dette - et en particulier de l’endettement public - son métier, avec une efficacité redoutable.

Désormais, cette logique est comme on le sait inscrite dans le marbre des Traités européens qui interdisent à la Banque centrale européenne de procéder à des avances au bénéfice des États, au même taux qu’elle prête pourtant aux banques. Les États perdent donc leur capacité d’utiliser la monnaie pour soutenir leur développement économique : rien n'est possible sans le soutien des banques privées ou des marchés, même pour investir de manière rentable dans le long terme. Cette rigueur a toutefois ses limites : il est en effet permis à la BCE, par la force des choses, de fausser le marché en achetant indirectement la dette aux banques et au système financier comme elle l’a fait pour un montant de 200 milliards d’euros, via une forme de monétisation. L’on découvre alors que la BCE s’autorise à créer de la monnaie à partir de rien, mais seulement pour sauver les banques et le système financier, tout en s’interdisant la même technique pour sauver les États… On ne saurait mieux souligner combien le nouveau système issu de la loi de 1973, et ses épigones, aboutissent à une véritable prise de pouvoir du monde financier aux dépens des États, pourtant instruments et garants de l’intérêt général.


Il ne peut y avoir deux souverains

Ou bien l’État met sous contrôle la finance ou bien la finance met l’État sous son contrôle. Soit c’est le peuple qui est le souverain (via ses élus), soit c’est le système financier (agences de notation, banques, institutions financières) qui est le souverain, dictant au peuple et à ses élus, la politique à suivre. Et comme conséquence, un pouvoir qu’on ne peut plus sanctionner, puisqu’il n’est pas élu et n’a même pas de "visage". La dépossession progressive de toute latitude monétaire des États ne pose donc pas seulement un problème économique. Elle représente aussi un effroyable déni de démocratie, la volonté et les intérêts des acteurs de la finance primant de facto sur ceux des peuples.
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mar 08 Mai 2012, 11:05

Alexis232 a écrit:
[b]Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l'Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ?

Pour que le gouvernement arrête de tripatouiller la monnaie et de payer les dettes de l'Etat avec l'argent du peuple français.

Parce que le peuple et l'Etat, ce n'est pas la même chose, contrairement à ce que pensent les totalitaires marinistes.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mar 08 Mai 2012, 13:34

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
[b]Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l'Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ?

Pour que le gouvernement arrête de tripatouiller la monnaie et de payer les dettes de l'Etat avec l'argent du peuple français.

Parce que le peuple et l'Etat, ce n'est pas la même chose, contrairement à ce que pensent les totalitaires marinistes.

Oui l'article parle de votre inquiétude mais parle aussi des autres conséquences,appliquer systématiquement la méthode Coué sur ce sujet de création monétaire en disant à chaque fois "arrêter de tripatouiller" c'est trop simpliste.
Lisez l'article intégralement...
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mar 08 Mai 2012, 15:06

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
[b]Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l'Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ?

Pour que le gouvernement arrête de tripatouiller la monnaie et de payer les dettes de l'Etat avec l'argent du peuple français.

Parce que le peuple et l'Etat, ce n'est pas la même chose, contrairement à ce que pensent les totalitaires marinistes.

Oui l'article parle de votre inquiétude mais parle aussi des autres conséquences,appliquer systématiquement la méthode Coué sur ce sujet de création monétaire en disant à chaque fois "arrêter de tripatouiller" c'est trop simpliste.
Lisez l'article intégralement...

Je l'ai lu intégralement. Et je répète que si l'on ne veut pas être à la merci de son banquier, on n'emprunte pas. Y a pas à réfléchir mille ans.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mar 08 Mai 2012, 15:44

Une entreprise,un ménage,tout comme un Etat ont besoin de faire des investissement, recherche,rénovation des infrastructures etc (acheter une maison)
L'emprunt est une très bonne chose et nécessaire si il est orienté vers des investissement intelligents.

----------------------------------------------------------------------------------------------

De la sorte, avec la loi de 1973, la France changeait en réalité de monde en mettant à mort le système qui pourtant avait permis sa reconstruction et son renouveau industriel. Il faut en effet en être bien conscient : sans les avances gratuites du Trésor, l’inflation et les dévaluations, la France d’après-guerre n’aurait pas pu se reconstruire. Si la France avait choisi la finance et le remboursement des dettes, à la sortie de la Seconde guerre mondiale, elle ne se serait jamais relevée, car elle aurait croulé sous le poids du passé. Si l’intérêt supérieur de la France n’avait pas été au-dessus, des épargnants, du rentier et du système financier pour privilégier l’économie réelle, la fabrication de véritables richesses industrielles, issues pour la plupart alors des grands programmes de l’État, n’aurait pas été possible. Jamais la France ne se serait hissée à la quatrième puissance économique mondiale avant 1970, si le Général de Gaulle n’avait pas mis la finance au service de l’économie du pays.

Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mar 08 Mai 2012, 16:02

Alexis232 a écrit:
Une entreprise,un ménage,tout comme un Etat ont besoin de faire des investissement, recherche,rénovation des infrastructures etc (acheter une maison)
L'emprunt est une très bonne chose et nécessaire si il est orienté vers des investissement intelligents.

Justement, le problème n'est pas d'avoir emprunté aux marchés financiers, le problème est d'avoir emprunté pour n'importe quoi.
Si l'on n'avait emprunté depuis 40 ans que pour faire de l'investissement, on en serait pas là.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mar 08 Mai 2012, 17:05

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Une entreprise,un ménage,tout comme un Etat ont besoin de faire des investissement, recherche,rénovation des infrastructures etc (acheter une maison)
L'emprunt est une très bonne chose et nécessaire si il est orienté vers des investissement intelligents.

Justement, le problème n'est pas d'avoir emprunté aux marchés financiers, le problème est d'avoir emprunté pour n'importe quoi.
Si l'on n'avait emprunté depuis 40 ans que pour faire de l'investissement, on en serait pas là.

Depuis quand il est plus intéressant et surtout dynamisant d'emprunter avec un supplément de service et charge de la dette? une charge qui peut exploser à tout moment voir le cas de la Grèce, de l'Espagne et de l'Italie...
Cette charge était quasiment inexistante avant 73, quand un emprunteur s'endette la première chose qu'il regarde ce sont les taux d’intérêts, variables ou pas.
L'Etat avait la possibilité d’investir sans cette charge, puis la maîtrise de la création monétaire permet d'adapter sa monnaie à l’économie du pays et l'optimiser au maximum.
Par exemple les grecs ont besoin du monnaie faible, les Allemands plutôt forte et la France moyennement forte.
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mar 08 Mai 2012, 17:08

Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Une entreprise,un ménage,tout comme un Etat ont besoin de faire des investissement, recherche,rénovation des infrastructures etc (acheter une maison)
L'emprunt est une très bonne chose et nécessaire si il est orienté vers des investissement intelligents.

Justement, le problème n'est pas d'avoir emprunté aux marchés financiers, le problème est d'avoir emprunté pour n'importe quoi.
Si l'on n'avait emprunté depuis 40 ans que pour faire de l'investissement, on en serait pas là.

Depuis quand il est plus intéressant et surtout dynamisant d'emprunter avec un supplément de service et charge de la dette?

C'est plus intéressant pour le peuple qui ne voit pas, ainsi, l'Etat payer ses dettes avec son épargne par l'inflation.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mar 08 Mai 2012, 17:14

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Une entreprise,un ménage,tout comme un Etat ont besoin de faire des investissement, recherche,rénovation des infrastructures etc (acheter une maison)
L'emprunt est une très bonne chose et nécessaire si il est orienté vers des investissement intelligents.

Justement, le problème n'est pas d'avoir emprunté aux marchés financiers, le problème est d'avoir emprunté pour n'importe quoi.
Si l'on n'avait emprunté depuis 40 ans que pour faire de l'investissement, on en serait pas là.

Depuis quand il est plus intéressant et surtout dynamisant d'emprunter avec un supplément de service et charge de la dette?

C'est plus intéressant pour le peuple qui ne voit pas, ainsi, l'Etat payer ses dettes avec son épargne par l'inflation.

Les chiffres montrent que justement l'inflation n'est pas forcément corrélée à la création monétaire,lisez l'article de l'express plus haut Ven 13 Avr 2012 - 13:00

Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mar 08 Mai 2012, 17:20

Alexis232 a écrit:
Spoiler:
 

Les chiffres montrent que justement l'inflation n'est pas forcément corrélée à la création monétaire,lisez l'article de l'express plus haut Ven 13 Avr 2012 - 13:00


Ce tableau ne veut rien dire. La création monétaire n'est pas le seul facteur provoquant de l'inflation. En outre en plein milieu de la période considérée par le tableau vous avec le passage à l'euro, la crise... bref aucunement significatif.

Et si vous cherchez à expliquer que la création monétaire ne provoque pas d'inflation, c'est une grôsse plaisanterie.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mar 08 Mai 2012, 17:28

Philippe Fabry a écrit:
Alexis232 a écrit:
Spoiler:
 

Les chiffres montrent que justement l'inflation n'est pas forcément corrélée à la création monétaire,lisez l'article de l'express plus haut Ven 13 Avr 2012 - 13:00


Ce tableau ne veut rien dire. La création monétaire n'est pas le seul facteur provoquant de l'inflation. En outre en plein milieu de la période considérée par le tableau vous avec le passage à l'euro, la crise... bref aucunement significatif.

Et si vous cherchez à expliquer que la création monétaire ne provoque pas d'inflation, c'est une grôsse plaisanterie.

Il y a beaucoup d'inflation aux Etats-Unis ? ils sont bientôt au 3éme assouplissement quantitatif, c'est à dire une injection de plusieurs centaines de milliards de dollars...
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mar 08 Mai 2012, 17:31

Alexis232 a écrit:
Spoiler:
 
Il y a beaucoup d'inflation aux Etats-Unis ? ils sont bientôt au 3éme assouplissement quantitatif, c'est à dire une injection de plusieurs centaines de milliards de dollars...

Les USA ont un avantage majeur : le dollar est la monnaie de réserve mondiale et celle des échanges mondiaux. Cela crée une demande permanente du dollar qui freine son érosion. Donc en fait ils font payer leur inflation par le monde entier.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mar 28 Aoû 2012, 21:20


Catholicisme et usure
Partie 1


Introduction : état de la question

Qu’est-ce que l’argent ? Qu’est-ce que le commerce ? Qu’est-ce que la création monétaire ? Les réponses que nous donnons à ces questions révèlent le type de religion dans lequel nous vivons. Le système monétaire actuel repose, en dépit du bon sens, sur l’usure. Comme le dénoncent de nombreux observateurs, le défaut fondamental du système financier actuel est que tout l’argent qui existe est créé par les banques sous forme de dette : les banques créent de l’argent nouveau, de l’argent qui n’existait pas auparavant, chaque fois qu’elles accordent un prêt. Ce prêt doit être remboursé à la banque, mais grossi d’un intérêt. Ce mécanisme existe en France depuis 1973 (Loi Pompidou-Giscard) (1) et depuis 1913 aux États-Unis.

Alors qu’avant 1970, l’argent consistait en métal précieux tel que l’or, il a été remplacé par un système de simple comptabilité : des chiffres sur du papier. L’argent actuel, communément appelé crédit bancaire, est entièrement artificiel, créé par certains hommes, qui ont le monopole de sa création et sa distribution. Étant purement symbolique, il n’est sujet à aucune limitation : il est aussi facile d’écrire un million que dix euros. L’argent ou crédit bancaire naît toujours sous forme de dette, c’est-à-dire, sous forme de prêt remboursable à ceux qui créent l’argent... L’argent est ainsi le moyen d’obtenir la dictature la plus globale qui ait jamais existé sur les êtres humains. Pensons au pouvoir que cette dictature exerce sur tous les aspects de nos propres vies, et tous les médias, influences et institutions qui pèsent sur nous. Cet intérêt, à la base de la création de l’argent, cause le problème économique mondial actuel : les États sont devant une impossibilité mathématique de rembourser. La banque crée certes le capital qu’elle prête, mais elle ne crée pas l’intérêt qu’elle exige en retour.

Exemple : supposons que la banque vous prête 100 euros, à 10 % d’intérêt. La banque crée 100 euros, mais vous demande de rembourser 110 euros. Vous pouvez rembourser 100 euros, mais pas 110 euros : les 10 euros pour l’intérêt n’existent pas, puisque seule la banque a le droit de créer l’argent à partir de rien, et elle n’a créé que 100 euros, pas 110 euros. Le seul moyen de rembourser 110 euros quand il n’existe que 100 euros, c’est d’emprunter aussi ces 10 euros à la banque… et votre problème n’est pas réglé pour autant, il n’a fait qu’empirer : vous devez maintenant 110 euros à la banque, plus 10 % d’intérêt, soit 121 euros… et plus les années passent, plus les dettes s’accumulent : il n’y a aucun moyen de s’en sortir.

Remarquons bien qu’à un taux d’intérêt de seulement 1 %, la dette serait encore impayable : si on emprunte 100 euros à 1%, on devra rembourser 101 euros à la fin de l’année, alors qu’il n’existe que 100 euros. Cela signifie que tout intérêt demandé sur de l’argent créé, même à un taux de 1%, est ce qu’on nomme de l’usure : un vol légal. Certains pourront dire que si on ne veut pas s’endetter, il ne faut pas emprunter. C’est tout à fait juste. Mais si personne n’empruntait d’argent de la banque, il n’y aurait tout simplement pas un euro en circulation : pour qu’il y ait de l’argent dans le pays, ne serait-ce que quelques euros, il faut absolument que quelqu’un — individu, compagnie ou gouvernement — les emprunte de la banque, à intérêt. Et cet argent emprunté de la banque ne peut pas rester en circulation indéfiniment : il doit retourner à la banque lorsque le prêt vient à échéance... accompagné de l’intérêt, évidemment.

L’usure ou prêt à intérêt consiste à prêter une somme d’argent à quelqu’un pour un temps donné, qu’il devra ensuite rembourser intégralement mais en payant en plus une somme que l’on nomme « intérêt » et qui représente une sorte de loyer versé pour la « location » de l’argent prêté.

Il s’agit donc de faire des profits sur les besoins de l’emprunteur. Très récemment, les clercs occidentaux ont imposé une distinction entre « usure » et « prêt à intérêt », l’usure étant un prêt à un intérêt très fort. Comme on le verra prochainement, chez les Pères et Docteurs, il n’existe à l’origine aucune distinction entre ces deux termes.

(1) En 1953, Georges Pompidou entra à la banque Rothschild où il occupa les fonctions de directeur général et d’administrateur de nombreuses sociétés. Il s’installa à l’Élysée le 15 juin 1969. Son mandat fut écourté par son décès le 2 avril 1974 à Paris. Le 3 janvier 1973, réforme de la Banque de France : dans la loi portant sur la réforme des statuts de la Banque de France, nous trouvons en particulier cet article 25, très court : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. » Ce qui signifie en termes obscurs que l’article 25 interdit à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts. Avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la Banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt. Auparavant, l’État français avait le droit de battre monnaie. Avec cette nouvelle loi, il perd ce droit qui est du même coup légué aux banques privées, qui en profitent pour s’enrichir aux dépens de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin. L’accroissement sans fond de la dette publique trouve son origine précisément dans cette loi. Le traité de Lisbonne entérine cette loi à l’article 123. Le prix Nobel d’économie Maurice Allais contestait cette création de l’argent ex nihilo : « Il est aujourd’hui, pour le moins paradoxal de constater que, lorsque pendant des siècles l’Ancien Régime avait préservé jalousement le droit de l’État de battre monnaie et le privilège exclusif d’en garder le bénéfice, la République démocratique a abandonné pour une grande part ce droit et ce privilège à des intérêts privés. »
http://www.egaliteetreconciliation.fr/Catholicisme-et-usure-13535.html
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mer 29 Aoû 2012, 10:26

Encore E & R...

Quand la banque vous prête 100 €, elle ne se contente pas de les créer et d'attendre que vous leur donniez, par votre travail, une réalité tangible. En réalité elle vous apporte son crédit, au sens premier du terme, à savoir sa crédibilité, grâce à son assise sur des dépôts pouvant servir de garantie tangible. Certes, par un effet de levier, la banque prête souvent plus que ce qu'elle n'a, mais dans ce cas elle prend un risque, car in fine elle peut avoir à assumer le coût de la perte, et payer le prix de cet effet de levier. Mais sans cet effet de levier, vous ne pourriez emprunter autant, donc vous profitez, comme emprunteur, de ce risque, il est normal que vous payiez, par l'intérêt, le service que vous rend la banque, pour le temps qu'elle vous le rend.

Pour ce qui est ce que disaient les Pères et les Docteurs sur le prêt à intérêt, il ne faut surtout pas faire d'erreur : dans tous les exemples qu'ils prennent ce qui est condamné est le prêt à l'individu dans la détresse. Par exemple, prêter à intérêt de l'argent à un miséreux pour qu'il puisse nourrir sa famille, ou se faire soigner. Dans ce cas il s'agit d'usure car vous faites un profit sur la détresse d'un autre, ce qui est contraire à la vertu de charité, l'homme en détresse étant considéré comme votre frère.

En revanche si vous prêtez à un individu pour qu'il puisse devenir propriétaire ou s'acheter une belle voiture, ou encore se lancer dans une affaire lucrative, c'est-à-dire pour qu'il effectue avec cet argent des dépenses de confort, et non de détresse, vous avez le droit de lui demander un intérêt, ce sont les affaires. Dans ce cas l'individu est considéré comme l'étranger.

C'est ainsi que doit être compris le texte fondateur du Deutéronome (23, 20): "Tu pourras tirer un intérêt de l'étranger, mais tu n'en tireras point de ton frère".

Jésus lui-même, dans la parabole des talents, évoque l'intérêt comme quelque chose de tout à fait légitime dans le cadre normal des affaires d'un homme.

Et de fait, au plan de la morale chrétienne, il est impossible de trouver une raison valable à l'interdiction du prêt à l'intérêt pour financer l'enrichissement d'autrui. D'ailleurs la plupart des penseurs, saint Thomas d'Aquin y compris, ont été obligés de trouver des argumentaires assez ridicules comme l'idée que l'intérêt c'était vendre du temps alors que le temps appartenait à Dieu, pour appuyer leur conviction intime que le prêt à intérêt, c'est mal.

Or, comme je viens de l'expliquer, tout dépend de la situation de celui à qui vous prêtez, et de l'usage qu'il compte faire cet argent emprunté.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80869
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mer 29 Aoû 2012, 12:19

salut

_________________
Arnaud
Revenir en haut Aller en bas
http://eschatologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mer 29 Aoû 2012, 12:31

Petit survol historique

Dans l'Antiquité, des taux d'intérêt très importants étaient pratiqués1. Il pouvait arriver que, à la mort d'un débiteur, le créancier réduise en esclavage ses enfants[réf. nécessaire]. C'est pour réagir à cette situation que la législation juive a introduit des interdictions au prêt à intérêt dans le Pentateuque.

La Bible condamne fermement la pratique du prêt à intérêt ou usure. Cet interdit est exprimé dans l'Ancien Testament, au vingt-troisième chapitre du Deutéronome (23-19)2: « Tu ne prêteras pas à intérêt à ton frère, intérêt d'argent ou intérêt de nourriture, de toute chose qui se prête à intérêt. » Le verset suivant (23-20) ajoute cependant une restriction importante : « Tu pourras tirer un intérêt de l'étranger, mais tu n'en tireras point de ton frère, afin que l'Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tout ce que tu entreprendras au pays dont tu vas entrer en possession. » L'interdiction du prêt à intérêt figure également dans l'Exode (22-24), le Lévitique (25,35-37) et Ezéchiel (18,8 ; 13,7 ; 22,12).

Les rabbins juifs ont réagi à l'interdiction biblique en codifiant les choses dans le Talmud de Jérusalem au ive siècle, et dans le Talmud de Babylone au vie siècle, qui apportent de grandes innovations sur l'organisation sociale, en particulier les taux d'intérêt, l'usage des lettres de change, et les limites du profit en introduisant la notion de prix juste. La hallakha (jurisprudence rabbinique) autorise de charger l'intérêt aux non-juifs mais interdit de se prêter avec intérêt entre coreligionnaires allant jusqu'à recommander fortement la remise de dette chaque schmitta.

Dans le Nouveau Testament, la formulation de cet interdit est moins explicite. Dans l'Évangile selon Luc, les versets suivants mentionnent le prêt sans parler explicitement d'intérêt : « et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. » Puis, « Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. » Dans les Évangiles, les passages mentionnant l'argent sont très nombreux. Ils encouragent le don aux pauvres selon le principe de charité, ou condamnent sévèrement ceux qui ne font pas fructifier leurs talents, dans la parabole des talents. L'utilisation de l'argent n'est pas condamnée, à condition que cela ne soit pas une fin, mais seulement un moyen, ce qui rejoint la conception judaïque. Dans l’Évangile selon Saint Luc, n’est-il pas affirmé : « Si vous ne prêtez qu’à ceux dont vous espérez restitution, quel mérite ? Car les pécheurs prêtent aux pécheurs afin de recevoir l’équivalent »3 ?

Si le droit romain autorisait le prêt à intérêt, l’Église catholique romaine l'interdit à ses fidèles, le droit canon prenant appui sur la Bible. En Occident, l'interdiction du prêt à intérêt est intégrée au droit laïc sous Charlemagne et perdure pendant tout le Moyen Âge. Elle est critiquée par quelques théologiens et juristes au xiiie siècle. Le droit canon s'appuie sur la critique de la chrématistique par Aristote : pour le philosophe grec, l'argent ne doit pas pouvoir « faire des petits. » L’interdit est partiellement contourné au cours de la période médiévale. Les Juifs pratiquent le prêt à intérêt en vertu du verset 23-20 du Deutéronome : « Tu peux charger intérêt à un étranger, mais pas un frère israélite » (23-20)2. Philippe Auguste expulse les Juifs, puis les réintègre en 1198 et autorise le prêt à intérêt. L'interdiction est rétablie sous Louis VIII en 1223. Si l'Église catholique romaine continue encore de faire valoir cet interdit auprès de ses fidèles, force est de constater qu'il est contourné avec innovation par les commerçants et banquiers chrétien4 de leurs propres aveux56.

La Réforme protestante, par la voix de Jean Calvin en particulier, contribue à la levée progressive de l'interdit du prêt à intérêt dans les pays européens.
Sous la plume de Calvin, dans sa lettre sur l’usure 7, en 1545, le protestantisme justifie la légitimité de l’intérêt : le capital a un « caractère de bien immédiatement productif » et l’intérêt acquiert ainsi un caractère licite.

Les lois contre l'usure ne sont officiellement[réf. nécessaire] abrogées dans ces pays qu'au cours du xixe siècle, le plus souvent. En France, le prêt à intérêt est complètement libéralisé au début de la Révolution française. La législation canonique condamnera le prêt à intérêt jusqu’en 1830 et que le Vatican n’a rendu licite le prêt à intérêt qu’en 19178.

« Si une chose fongible est donnée à quelqu’un en propriété et ne doit être restituée ensuite qu’en même genre, aucun gain à raison du même contrat ne peut être perçu; mais dans la prestation d’une chose fongible, il n’est pas illicite en soi de convenir d’un profit légal, à moins qu’il n’apparaisse comme immodéré, ou même d’un profit plus élevé, si un titre juste et proportionné peut être invoqué. » 9
En Islam, le prêt comme l'emprunt à intérêt sont clairement interdits comme en atteste le verset 275 de la deuxième sourate du Coran : « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt ». L'interdit de la pratique de l'intérêt se retrouve encore au verset 39 de la Sourate Ar-Rum (Les Romains) : « Tout ce que vous donnerez à usure pour augmenter vos biens aux dépens des biens d'autrui ne les accroît pas auprès de Dieu, mais ce que vous donnez comme Zakat, tout en cherchant la face de Dieu (Sa satisfaction)… Ceux-là verront [leurs récompenses] multipliées. »

La riba s'oppose au commerce au sens ou l'intérêt enrichi le prêteur sans prise de risque (risk-free investment).Le prêteur s'enrichit du fait du temps qui passe. Ceci est cause de la concentration des richesses aux mains des détenteurs de capitaux et de l'aliénation des travailleurs. La riba donne une société injuste.

Un hadith de Mahomet expose les règles du commerce légal. Ce hadith a une portée générale parce qu’il vise six produits dits ribawi : l'or, l'argent, le blé, le froment, les dattes et le sel. Tout échange de produit identique (or contre or, blé contre blé) avec un avantage pour une personne constitue une opération usuraire, à la différence de ce qui concerne les avantages résultant de l’échange de produits de nature différente (or contre blé). L'autre portée de ce hadith est que le système de monnaie fiduciare (fiat currency) n'est pas conforme à la tradition. La monnaie devrait avoir une valeur intrinsèque et être immédiatement convertible en commodities, par exemple l'or.

Si l'islam continue encore de faire valoir cet interdit auprès de ses fidèles, force est de constater qu'il est contourné avec innovation par les commerçants et banquiers musulmans. Le soukouk est une obligation où l'intérêt sous-jacent (backdoor riba)ne dit pas son nom étant considéré comme une quote-part de profits futurs garantis. Dans la mousharaka, la banque participe au financement de l’acquisition d’un bien immeuble et le remboursement obéit à un tableau d’amortissement qui comprend, outre le capital principal, les « bénéfices » tirés par la banque pour cette opération. Il existe un nombre croissant de banques islamiques, y compris dans des pays occidentaux, offrant ces produits financiers dits islamiques.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Int%C3%A9r%C3%AAt_(finance)
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 04 Jan 2013, 21:53

Quand Michel Rocard dévoile le pot aux roses…

Fin décembre, au micro d’Europe 1, dans l’émission « Médiapolis », Michel Rocard fut l’auteur de déclarations on ne peut plus intéressantes qui, malheureusement, ne furent pas l’objet de reprises dans les autres médias.

Le propos de Michel Rocard est le suivant : la réforme de la Banque de France de 1973 a interdit que celle-ci prête à l’État à taux zéro. L’État est donc allé emprunter avec intérêt sur les marchés privés. Si nous en étions restés au système précédant, qui permettait, répétons-le, à la Banque de France de prêter à l’État à taux zéro, notre dette serait de 16 ou 17 % du PIB, soit bénigne.

Les deux journalistes chargés de l’interviewer ne réagirent pas, comme si Rocard avait dit là une banalité. Pourtant, il venait de leur dire que tous les fameux « sacrifices », prétendument inéluctables, auxquels le peuple français devait consentir, ou encore la rigueur imposée par le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), n’étaient pas une fatalité mais la résultante d’un choix de politique de dette. Et d’ajouter que, contrairement à ce qui est véhiculé depuis des années dans les grands médias, la France n’avait pas vécu « au-dessus de ses moyens » mais qu’elle avait dû débourser, au titre d’un simple jeu d’écriture, alors qu’aucune nécessité économique ne l’exigeait, des centaines de milliards d’euros constants au profit des marchés financiers.

Revenir en haut Aller en bas
Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80869
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 04 Jan 2013, 21:55

Cher Alexis, c'était au prix d'une inflation à 10 %

Ca revenait au même, sous forme d'un impôt déguisé.

Seulement, maintenant, la dette est due à des intérêts privés. Et là, il faudra payer.

_________________
Arnaud
Revenir en haut Aller en bas
http://eschatologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 04 Jan 2013, 22:00

Arnaud Dumouch a écrit:
Cher Alexis, c'était au prix d'une inflation à 10 %

Ca revenait au même, sous forme d'un impôt déguisé.

Seulement, maintenant, la dette est due à des intérêts privés. Et là, il faudra payer.

Pourquoi 10 % ? les taux d'intérêt de la Fed sont quasi-nuls depuis la fin 2008 et les Etats-Unis ne connaissent pas d'inflation importante.
Revenir en haut Aller en bas
Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80869
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 04 Jan 2013, 22:03

Les USA ont une dette de 2800 milliards de dollars, soit 10 fois plus que l'Europe.

Pouvez-vous nous expliquer l'avantage qu'a leur façon de faire ?

Il faut être lucide : tout ça va craquer d'un coup, dès que la panique viendra.

_________________
Arnaud
Revenir en haut Aller en bas
http://eschatologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 04 Jan 2013, 22:13

Arnaud Dumouch a écrit:
Les USA ont une dette de 2800 milliards de dollars, soit 10 fois plus que l'Europe.

Pouvez-vous nous expliquer l'avantage qu'a leur façon de faire ?

Il faut être lucide : tout ça va craquer d'un coup, dès que la panique viendra.

Sur le long terme aucun avantage car forcement une hyperinflation/baisse massive du dollar va survenir.
Mon opinion ne consiste pas à défendre l'idée d'endettement gratis, je parle de droit régalien de battre monnaie et du seigneuriage, Rocard (dan la vidéo) déplore la perte de ce droit & avantage.

Régalien (du latin rex, regis, roi) définit ce qui est attaché à la souveraineté
le droit de faire la loi
le droit de paix ou de guerre
le droit de battre monnaie
le droit d'accorder des grâces
le droit de douane
le droit de mettre garnison (le droit de lever une armée)

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9galien#Droit_et_fonctions_r.C3.A9galiens


Seigneuriage
http://fr.wikipedia.org/wiki/Seigneuriage
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 04 Jan 2013, 22:43

Alexis232 a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Cher Alexis, c'était au prix d'une inflation à 10 %

Ca revenait au même, sous forme d'un impôt déguisé.

Seulement, maintenant, la dette est due à des intérêts privés. Et là, il faudra payer.

Pourquoi 10 % ? les taux d'intérêt de la Fed sont quasi-nuls depuis la fin 2008 et les Etats-Unis ne connaissent pas d'inflation importante.

Parce que le dollar est la monnaie des échanges mondiaux. Cela s'appelle le privilège exorbitant du dollar, qui fait que la demande de dollar est toujours soutenue par l'obligation d'en user pour commercer internationalement, et donc le dollar s'érode moins vite que les autres.

Mais il n'est pas pour autant exempt d'inflation : le dollar d'aujourd'hui a seulement 2% du pouvoir d'achat en or du dollar 1900.
Spoiler:
 

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com


Dernière édition par Philippe Fabry le Ven 04 Jan 2013, 22:59, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 04 Jan 2013, 22:46

Alexis232 a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Les USA ont une dette de 2800 milliards de dollars, soit 10 fois plus que l'Europe.

Pouvez-vous nous expliquer l'avantage qu'a leur façon de faire ?

Il faut être lucide : tout ça va craquer d'un coup, dès que la panique viendra.

Sur le long terme aucun avantage car forcement une hyperinflation/baisse massive du dollar va survenir.
Mon opinion ne consiste pas à défendre l'idée d'endettement gratis, je parle de droit régalien de battre monnaie et du seigneuriage, Rocard (dan la vidéo) déplore la perte de ce droit & avantage.

Battre monnaie n'est pas un droit régalien autrement qu'historiquement, car la monnaie n'a pas besoin de la caution d'un Etat pour exister, contrairement à la justice en dernier ressort, par exemple.

Normalement est régalien ce qui nécessite un monopole de l'exercice de la violence (Max Weber). Or on se demande bien en quoi c'est le cas de la monnaie...

Dire que battre monnaie est un droit régalien était une affirmation... royale, le roi voulant accaparer la capacité d'éroder la monnaie comme instrument de pouvoir. Ce n'est pas plus légitime que d'arroger à l'Etat la distribution d'énergie ou l'assurance sociale.
C'est juste du putain de socialisme.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 04 Jan 2013, 23:49

Philippe, voici un article qui va vous faire cogiter à propos du mal entendu de la loi de 73 et de sa mauvaise interprétation possible (ou non):

(à propos du dollar (inflation), du droit régalien de battre monnaie etc. j'ai pas le temps d'en discuter mais nous en avons discuté à de très multiples reprises)

Conclusion


La loi de 1973 n’institue qu’une seule interdiction, celle de l’escompte en faveur du Trésor public, qui existe depuis au moins 1936.

Son article 19 vient confirmer la tradition des conventions pour encadrer les concours de la Banque à l’Etat.

Ainsi, non seulement elle ne change rien à la situation sur ce plan, mais elle simplifie le cadre et le fonctionnement de la Banque de France tout en clarifiant sa législation. Enfin, selon Valéry Giscard d’Estaing, cette réforme offre à la Banque la possibilité de « participation à des accords monétaires internationaux » (un an plus tôt, la France intégrait le Serpent Monétaire Européen).

La question qu’il faut donc se poser ne porte pas sur le sujet de la loi de 1973, mais sur la pertinence et la composition des Conventions passées entre le gouvernement et la Banque de France, approuvées par le Parlement. Ce débat, qui doit être mené, met en branle de nombreux concepts économiques comme la création monétaire, l’inflation, la gestion budgétaire et bien d’autres que nous ne saurions traiter au sein de cet article. Ce dernier visait simplement à répondre à la question : La loi du 3 janvier 1973 empêche-t-elle l’Etat d’emprunter à la Banque de France sans intérêts ? A cette question, selon nous, la réponse est non.
http://www.theorie-du-tout.fr/2012/03/loi-1973-rothschild.html
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Ven 04 Jan 2013, 23:53

et ici aussi:

Vendredi dernier, Étienne Chouard a publié sur son site un nouvel article consacré à la loi de 1973. Un article promis, que j'attendais depuis longtemps, depuis la publication en mars dernier de notre étude (Lior et moi) concluant que la loi de 1973 n'avait pas empêché l'État d'emprunter gratuitement à la Banque de France.


"Je maintiens donc mon propos: si certains pensent que la dette publique a explosé après 1974, c’est peut-être parce que l'État s’est refusé d’emprunter à la Banque de France. Je ne m’aventurerai pas sur le terrain du débat économique. Cependant, du point de vue légal, la loi du 3 janvier 1973 n’a en aucun cas contraint les gouvernements à s’endetter obligatoirement sur les marchés financiers privés"

Un petit résumé pour les fainéants:
1°) La loi de 1973 empêche l'Etat d'emprunter gratuitement à la Banque de France: FAUX.
L'article 19 de cette même loi reconduit le système des conventions permettant ce type d'emprunt et redonne pouvoir au Parlement d'approuver ces dernières.
2°) La loi de 1973 introduit la nécessité d'obtenir l'accord du Conseil de la Banque pour passer telles conventions empêche, de fait, leur passation: FAUX.
La loi ne fait que reconduire le système déjà existant. L'accord de la Banque a toujours été demandé. Cela n'a pas empêché de multiples conventions d'être signées.
3°) La loi de 1973 supprime la possibilité d'accorder des avances sur effets publics aux organismes publics: FAUX.
L'article 24 de la loi autorise l'escompte et ne limite plus, contrairement au système précédent, la liste des organismes auxquels la Banque peut accorder des avances.



http://contrelacour.over-blog.fr/article-la-loi-de-1973-n-est-pas-une-loi-scelerate-reponse-a-etienne-chouard-113896549.html
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Sam 05 Jan 2013, 00:02

Alexis232 a écrit:
Philippe, voici un article qui va vous faire cogiter à propos du mal entendu de la loi de 73 et de sa mauvaise interprétation possible (ou non):

(à propos du dollar (inflation), du droit régalien de battre monnaie etc. j'ai pas le temps d'en discuter mais nous en avons discuté à de très multiples reprises)

L'ennui c'est que passés ces débats tout le reste sur cette loi devient sans objet : si l'Etat ne vivait pas au-dessus de ses moyens, suivant une façon de faire saine, il n'aurait pas de dette, point barre.

Après c'est juste, une fois que vous avez décidé d'avoir un Etat géré n'importe comment, un choix entre payer la gabégie par de l'inflation ou de la dette. Dans les deux cas c'est honteux et ce sont les contribuables qui payent.

Donc voyez, votre débat sur la loi de 1973, j'en ai profondément rien à carrer.

Et ce que j'aimerais que vous compreniez, c'est que vous ne devriez rien en avoir à carrer non plus.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Sam 05 Jan 2013, 20:21

le 4 janvier 2013, Pierre Hillard:

Parler du mondialisme — mysticisme reposant sur un idéal messianique d’unification du genre humain — nous oblige à évoquer des acteurs peu connus du grand public. C’est le cas de la Paneurope, créée en 1923 par Richard de Coudenhove-Kalergi. Dès le début, elle fut soutenue financièrement par la banque germano-juive Warburg. Son dirigeant, Max Warburg, bénéficiait d’un vaste réseau de relations internationales. Son frère, Paul Warburg, de nationalité américaine, fut à la tête de la Banque fédérale (la Fed) dès sa création en 1913, ainsi que le dirigeant en 1921 du très puissant think tank traitant de la politique étrangère des États-Unis, le Council on Foreign Affairs (CFR). Fort de cet arrière-fond, Coudenhove-Kalergi sut profiter de toutes ses relations pour faire avancer sa cause : la création des États-Unis d’Europe. Cet idéal présenté dans un mémorandum adressé à la SDN, en juillet 1925, préconisait, outre l’unification européenne, l’émergence de « continents politiques ». C’était le programme d’une gouvernance mondiale avant l’heure.

C’est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que la Paneurope prit son essor. Préconisant un « patriotisme européen, couronnement des identités nationales », elle a toujours prôné « l’auto-détermination des peuples et le droit des groupes ethniques au développement culturel, économique et politique » 1. Son rôle fut déterminant dans l’élaboration de la charte des langues régionales et de la Convention-cadre pour la protection des minorités. Ces principes foncièrement anti-républicains n’ont pas empêché Jacques Chirac, Alain Juppé ou encore Philippe Seguin de faire partie du Comité d’honneur de la Paneurope France. Il est vrai aussi que, dès le début, la branche française de la Paneurope a bénéficié des plus grands noms et soutiens. Ainsi, Georges Pompidou, ancien de la Banque Rothschild, fut le trésorier de la Paneurope France dans les années 1960 (3). Par la suite, il joua un rôle décisif dans l’élection du successeur de Coudenhove-Kalergi à la tête de la Paneurope : Otto de Habsbourg.

La Paneurope a toujours su profiter de tels relais. En raison de tous ces liens au sein de l’aristocratie mondialiste, on comprend mieux la loi Pompidou/Giscard de janvier 1973 devenue, par la suite, article 104 du Traité de Maastricht puis article 123 du Traité de Lisbonne. En effet, jusqu’en 1973, l’État se finançait auprès de la Banque de France sans intérêts. Depuis, l’État a dû s’adresser au privé moyennant des intérêts prohibitifs en grande partie à l’origine de la dette actuelle. Élargie aux États européens ayant ratifié le Traité de Lisbonne, cette mesure permet à l’oligarchie financière de vampiriser l’Europe. Ajoutons que l’un des auteurs de cette loi inique, Valéry Giscard d’Estaing, a participé au Xe Congrès Paneuropéen à Vienne pour y préconiser l’instauration d’une monnaie européenne. C’était en… 1966 2. Comme on peut le constater, les maux sont anciens.

Pierre Hillard, le 4 janvier 2013

http://www.bvoltaire.fr/pierrehillard/le-bottin-de-laristocratie-mondialiste,7526
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mer 02 Oct 2013, 01:13

Revenir en haut Aller en bas
Alexandre Romeo Morisani



Masculin Messages : 601
Inscription : 09/02/2012

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mer 02 Oct 2013, 10:48

Que l'Etat crée de la monnaie ou qu'il en emprunte, j'ai toujours l'impression désagréable que ce sont les Français qui paient en fin de compte.
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mer 02 Oct 2013, 11:50

Alexandre Romeo Morisani a écrit:
Que l'Etat crée de la monnaie ou qu'il en emprunte, j'ai toujours l'impression désagréable que ce sont les Français qui paient en fin de compte.
C'est le cas.

C'est pour cela qu'il ne devrait faire ni l'un ni l'autre.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Dragna Din



Masculin Messages : 5180
Inscription : 16/04/2013

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mer 02 Oct 2013, 12:31

Philippe Fabry a écrit:
Alexandre Romeo Morisani a écrit:
Que l'Etat crée de la monnaie ou qu'il en emprunte, j'ai toujours l'impression désagréable que ce sont les Français qui paient en fin de compte.
C'est le cas.

C'est pour cela qu'il ne devrait faire ni l'un ni l'autre.
Et donc ? Le troc ?

Ca va être pratique ça, à notre époque... J'imagine Apple troquant ses iPhone contre quoi ? Une passe ?
Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mer 02 Oct 2013, 12:37

Dragna Din a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Alexandre Romeo Morisani a écrit:
Que l'Etat crée de la monnaie ou qu'il en emprunte, j'ai toujours l'impression désagréable que ce sont les Français qui paient en fin de compte.
C'est le cas.

C'est pour cela qu'il ne devrait faire ni l'un ni l'autre.
Et donc ? Le troc ?

Ca va être pratique ça, à notre époque... J'imagine Apple troquant ses iPhone contre quoi ? Une passe ?
Relisez. Il est question de l'Etat.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
SJA



Masculin Messages : 6345
Inscription : 18/12/2008

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Mer 02 Oct 2013, 17:41

Alexandre Romeo Morisani a écrit:
Que l'Etat crée de la monnaie ou qu'il en emprunte, j'ai toujours l'impression désagréable que ce sont les Français qui paient en fin de compte.
Thumright 

Ce que propose le type de la video est que l'Etat éponge sa dette en créant de la monnaie sur le dos des français et qu'en plus il engraisse les producteurs en créant des barrières douanières qui appauvriront les français et pas la suite les producteurs eux même.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Sam 05 Oct 2013, 20:35

Alexandre Romeo Morisani a écrit:
Que l'Etat crée de la monnaie ou qu'il en emprunte, j'ai toujours l'impression désagréable que ce sont les Français qui paient en fin de compte.
Quand on emprunte on paye un service, cela se nomme le service de la dette.
Rocard vous l'explique en quelques secondes à partir de 50 secondes:

Revenir en haut Aller en bas
Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Dim 06 Oct 2013, 12:44

Alexis232 a écrit:
Alexandre Romeo Morisani a écrit:
Que l'Etat crée de la monnaie ou qu'il en emprunte, j'ai toujours l'impression désagréable que ce sont les Français qui paient en fin de compte.
Quand on emprunte on paye un service, cela se nomme le service de la dette.
Rocard vous l'explique en quelques secondes à partir de 50 secondes:

Et quand on utilise la planche à billets on diminue la valeur de la monnaie en circulation. Il n'y a pas de préférence à avoir pour l'un ou l'autre système, les deux sont à bannir.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
Pensez à visiter mon blog : http://www.historionomie.com
Revenir en haut Aller en bas
http://mafuturologie.free.fr
Alexandre Romeo Morisani



Masculin Messages : 601
Inscription : 09/02/2012

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Dim 06 Oct 2013, 12:48

Alexis a écrit

Citation :
Quand on emprunte on paye un service, cela se nomme le service de la dette.
Rocard vous l'explique en quelques secondes à partir de 50 secondes:
Oui, et quand l'Etat crée de la monnaie, il se sert lui-même selon le vieil adage : "nul n'est mieux servi que par soi-même". La différence pour le Français de base que je suis ? Aucune. Il faut payer.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Dim 06 Oct 2013, 14:06

Alexandre Romeo Morisani a écrit:
Alexis a écrit

Citation :
Quand on emprunte on paye un service, cela se nomme le service de la dette.
Rocard vous l'explique en quelques secondes à partir de 50 secondes:
Oui, et quand l'Etat crée de la monnaie, il se sert lui-même selon le vieil adage : "nul n'est mieux servi que par soi-même". La différence pour le Français de base que je suis ? Aucune. Il faut payer.
La différence pour les français est que le service de la dette est énorme, le budget le plus important pour l'Etat (que le service pas la dette...les intérêts seulement ! )

Service et charge de la dette
Le service de la dette représente le paiement annuel des échéances (capital plus intérêts) des emprunts souscrits. La charge de la dette représente le paiement des intérêts seuls ; elle se montait à 47,4 milliards d'euros pour l'année 2005, soit la presque totalité de l'impôt sur le revenu payé par les Français (qui représente, en 2006, 17 % des recettes de l'État). Cette charge était en 2005 le deuxième poste budgétaire de l'État français, après celui de l'Éducation nationale et avant celui de la Défense30. En 2006, et pour l'État seul, la charge des intérêts de la dette était de 39 milliards d'euros, soit 14,6 % du budget de l'État31. La charge des intérêts se montait en 2007 à plus de 50 milliards d'euros (augmentation de 12 % par rapport à 2006)[réf. souhaitée]. Il s'agit de l'équivalent du déficit public. Les intérêts sont en train de devenir le premier poste budgétaire de l'État français. En 2012, les intérêts de la dette s'élèveront à 48, 8 milliards d'euros .

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France


@ Philippe
Il y a beaucoup d'inflation aux USA ?
Pour comprendre l'inflation il faut aussi prendre en compte un facteur important, la vitesse de circulation de l'argent (V).
Tant que la monétisation ne se retrouve pas dans l'économie réelle pas d'inflation.
C'est pour cela que monétiser la dette ne crée pas forcément d'inflation, exemples présents: Angleterre & USA.
Revenir en haut Aller en bas
Lebob



Masculin Messages : 4651
Inscription : 17/02/2012

MessageSujet: Re: Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)   Dim 06 Oct 2013, 15:11

Alexis232 a écrit:
le 4 janvier 2013, Pierre Hillard:

Parler du mondialisme — mysticisme reposant sur un idéal messianique d’unification du genre humain — nous oblige à évoquer des acteurs peu connus du grand public. C’est le cas de la Paneurope, créée en 1923 par Richard de Coudenhove-Kalergi. Dès le début, elle fut soutenue financièrement par la banque germano-juive Warburg. Son dirigeant, Max Warburg, bénéficiait d’un vaste réseau de relations internationales. Son frère, Paul Warburg, de nationalité américaine, fut à la tête de la Banque fédérale (la Fed) dès sa création en 1913, ainsi que le dirigeant en 1921 du très puissant think tank traitant de la politique étrangère des États-Unis, le Council on Foreign Affairs (CFR). Fort de cet arrière-fond, Coudenhove-Kalergi sut profiter de toutes ses relations pour faire avancer sa cause : la création des États-Unis d’Europe. Cet idéal présenté dans un mémorandum adressé à la SDN, en juillet 1925, préconisait, outre l’unification européenne, l’émergence de « continents politiques ». C’était le programme d’une gouvernance mondiale avant l’heure.

C’est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que la Paneurope prit son essor. Préconisant un « patriotisme européen, couronnement des identités nationales », elle a toujours prôné « l’auto-détermination des peuples et le droit des groupes ethniques au développement culturel, économique et politique » 1. Son rôle fut déterminant dans l’élaboration de la charte des langues régionales et de la Convention-cadre pour la protection des minorités. Ces principes foncièrement anti-républicains n’ont pas empêché Jacques Chirac, Alain Juppé ou encore Philippe Seguin de faire partie du Comité d’honneur de la Paneurope France. Il est vrai aussi que, dès le début, la branche française de la Paneurope a bénéficié des plus grands noms et soutiens. Ainsi, Georges Pompidou, ancien de la Banque Rothschild, fut le trésorier de la Paneurope France dans les années 1960 (3). Par la suite, il joua un rôle décisif dans l’élection du successeur de Coudenhove-Kalergi à la tête de la Paneurope : Otto de Habsbourg.

La Paneurope a toujours su profiter de tels relais. En raison de tous ces liens au sein de l’aristocratie mondialiste, on comprend mieux la loi Pompidou/Giscard de janvier 1973 devenue, par la suite, article 104 du Traité de Maastricht puis article 123 du Traité de Lisbonne. En effet, jusqu’en 1973, l’État se finançait auprès de la Banque de France sans intérêts. Depuis, l’État a dû s’adresser au privé moyennant des intérêts prohibitifs en grande partie à l’origine de la dette actuelle. Élargie aux États européens ayant ratifié le Traité de Lisbonne, cette mesure permet à l’oligarchie financière de vampiriser l’Europe. Ajoutons que l’un des auteurs de cette loi inique, Valéry Giscard d’Estaing, a participé au Xe Congrès Paneuropéen à Vienne pour y préconiser l’instauration d’une monnaie européenne. C’était en… 1966 2. Comme on peut le constater, les maux sont anciens.

Pierre Hillard, le 4 janvier 2013

http://www.bvoltaire.fr/pierrehillard/le-bottin-de-laristocratie-mondialiste,7526
Il m'épate, ce Pierre Hillard.  

Sa capacité à débusquer et à suivre un complot mondial (juif évidemment, sinon ça ne serait pas drôle) sur 90 ans est proprement stupéfiante.  

Ou simplement consternante...  siffler 

Par charité, je ne dirai pas ce que pense de ceux qui se servent d'un pareil ostrogoth comme référence, mais qu'ils sachent néanmoins que je le pense très fort... Mr.Red 
Revenir en haut Aller en bas
 
Loi Pompidou Giscard du 3 janvier 1973 - création monétaire.(Loi n°73-7 Banque de France)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
-
» la loi de 1973, dite Pompidou, fait débat suite à un article du Monde
» 1er Janvier: Sainte Marie Mère de Dieu, Prière pour la Paix
» Inscription à l'etranger pour la session de janvier
» (1973) Objets Volants Non Identifiés une série de témoignages
» Ephéméride 7 Janvier......

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE :: Philosophie réaliste, Discussions diverses-
Sauter vers: