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 Les miettes des enfants et des petits chiens (Mc, 7, 26-30)

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AuteurMessage
Philippe Fabry
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Masculin Messages : 13954
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MessageSujet: Les miettes des enfants et des petits chiens (Mc, 7, 26-30)   Ven 05 Mar 2010, 00:21

Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer le sens du dialogue suivant, auquel je n'ai rien compris :



26La femme était païenne, syro-phénicienne de race; elle le pria de chasser le démon hors de sa fille.
27Il lui dit : " Laissez d'abord les enfants se rassasier, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens."
28Elle lui répondit : " Oui, Seigneur; mais les petits chiens, sous la table, mangent des miettes des enfants."
29Il lui dit : " A cause de cette parole, allez, le démon est sorti de votre fille. "
30S'en étant retournée à sa maison, elle trouva l'enfant couchée sur le lit et le démon sorti.

_________________
"Les désastres nous enseignent l'humilité" Saint Anselme de Canterbury
« N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. » Frédéric Bastiat
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MessageSujet: Re: Les miettes des enfants et des petits chiens (Mc, 7, 26-30)   Ven 05 Mar 2010, 00:48

Philippe Fabry a écrit:
Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer le sens du dialogue suivant, auquel je n'ai rien compris :



26La femme était païenne, syro-phénicienne de race; elle le pria de chasser le démon hors de sa fille.
27Il lui dit : " Laissez d'abord les enfants se rassasier, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens."
28Elle lui répondit : " Oui, Seigneur; mais les petits chiens, sous la table, mangent des miettes des enfants."
29Il lui dit : " A cause de cette parole, allez, le démon est sorti de votre fille. "
30S'en étant retournée à sa maison, elle trouva l'enfant couchée sur le lit et le démon sorti.

Va falloir que je médite.
Déjà ce prendre pour un petit chien, c'est se reconnaître comme tel, quelle belle leçon d'humilité.
Que les miettes laissées, tombées par des touts petits, peuvent être vraiment une nourriture pour les petits chiens que nous sommes, le reconnaître ? de quoi désarmer le démon.

Va falloir que je médite. Je n'ai pas de réponse. silent
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Jeb



Masculin Messages : 4321
Inscription : 04/02/2008

MessageSujet: Re: Les miettes des enfants et des petits chiens (Mc, 7, 26-30)   Ven 05 Mar 2010, 02:01

Le même passage dans Matthieu en dit un peu plus :

"21 Jésus, étant parti de là, se retira dans le territoire de Tyr et de Sidon.
22 Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria: Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon.
23 Il ne lui répondit pas un mot, et ses disciples s’approchèrent, et lui dirent avec instance: Renvoie-la, car elle crie derrière nous.
24 Il répondit: Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël.
25 Mais elle vint se prosterner devant lui, disant: Seigneur, secours-moi!
26 Il répondit: Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants, et de le jeter aux petits chiens.
27 Oui, Seigneur, dit-elle, mais les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres.
28 Alors Jésus lui dit: Femme, ta foi est grande; qu’il te soit fait comme tu veux. Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.
" Matthieu 15

C'est un dialogue succulent je trouve. Cette femme ne manque pas de répartie toute empreinte d'humilité.
Elle réagit comme le centurion qui dit à Jésus qu'il n'a pas besoin de se déplacer, mais qu'il lui suffit de dire une seule parole et son serviteur sera guéri.
Cette femme semble dire à Jésus qu'Il n'a pas besoin de venir Lui en personne (le Pain des enfants, les brebis perdues de la maison d’Israël) mais qu'elle se contentera des miettes tombées de sa bouche (une seule Parole).
Jésus "craque" devant la grande Foi, l'Espérance et la Charité de cette femme toute humble qui a reconnu en lui le Messie, Fils de David.

Mais bon, ce n'est que mon interprétation... pas forcément adéquate. Confused
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petero



Masculin Messages : 8192
Inscription : 01/01/2007

MessageSujet: Re: Les miettes des enfants et des petits chiens (Mc, 7, 26-30)   Ven 05 Mar 2010, 07:26

Philippe Fabry a écrit:
Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer le sens du dialogue suivant, auquel je n'ai rien compris :



26La femme était païenne, syro-phénicienne de race; elle le pria de chasser le démon hors de sa fille.
27Il lui dit : " Laissez d'abord les enfants se rassasier, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens."
28Elle lui répondit : " Oui, Seigneur; mais les petits chiens, sous la table, mangent des miettes des enfants."
29Il lui dit : " A cause de cette parole, allez, le démon est sorti de votre fille. "
30S'en étant retournée à sa maison, elle trouva l'enfant couchée sur le lit et le démon sorti.

Cher Philippe,

Il faut d'abord replacer ce dialogue dans son contexte. Jésus, en se rendent au pays de Tyr et de Sidon, se retire en térritoire païen. Matthieu, juste avant de nous parler de cette rencontre en territoire païen entre cette Syrophénicienne et Jésus, vient de parler de la première multiplication des pains. Ce dialogue il l'a d'ailleurs placé entre 2 multiplication des pains (Matthieu 15, 32-39)

Alors qu'en Galilée la foule assoiffée de guérisons, de miracle, reçoit par miracle, le pain que Jésus multiplie pour le partager, voilà qu'il rencontre dans ce territoire païen cette femme d'origine syrophénicienne, qui ayant entendu parlé des miracles qu'il faisait en Galilée, apprenant qu'il était là, comme en cachette (Marc nous dit qu'il voulait rester innaperçu); entre dans cette maison et se prosterne devant lui, lui demandant d'expulser le démon dont sa fille était possédée.

Jésus se cache pour ne pas que les païens vers lesquels il n'a pas été envoyé, lui demande de trop avancer l'heure où ces païens seront à leur tour nourrit du pain de la Bonne Nouvelle, du pain de sa Parole. Mais voilà que poussée par sa foi, cette femme qui fait partie des païens que Jésus appelle à ce moment là "des chiens" demande en quelque sorte à Jésus, d'avancer l'heure de l'évangélisation des païens. Il faut, pour comprendre la réaction de Jésus, se souvenir de cette parole qu'il a prononcée au début de son ministère : "Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré, ne jetez pas vos perles devant les porcs, de crainte qu'ils ne les piétinent, puis se retournent contre vous pour vous déchirer." (Matthieu 7, 6)

Remarquons que Jésus atténu la dureté de son propos en traitant cette femme non pas de chien, mais "de petit chien". Pourquoi cette réaction de Jésus ? Parce que les païens ne sont pas prêts à recevoir le Pain qu'il leur donnera quand viendra l'heure de leur évangélisation ; ils n'ont pas été préparé comme l'ont été les enfants d'Israël qui eux l'avaient été. Jésus a compris que le règne de Dieu qu'il est venu établir dans les coeurs, doit s'étendre "peu à peu" ; chaque chose en son temps et à son heure. Il sait qu'il n'a pas été envoyé pour se rallier les autres peuples, par miracle, ni même par son évangélisation, mais par son sacrifice rédempteur. Il n'annoncera la conversion des païens, que la veille de sa passion, devant les Grecs venus pour la Pâques.

La nouvelle alliance, en son sang, n'a pas encore été scellée ; ce qui veut dire que tous ceux qui n'ont pas été admis à la table de Dieu par la première alliance, se doivent d'attendre cette nouvelle alliance qui leur donnera accès au Pain de Vie descendu du ciel. En attendant, Jésus commence sa mission en s'occupant de ceux qui ont déjà été admis à la table de Dieu et qui de fait sont devenus les enfants de Dieu ; les enfants à qui Dieu sert depuis longtemps ce qui est "sacré" ; ce qui est "saint".

C'est alors que Jésus est touché par la répartie de cette femme, il est surtout touché par la foi de cette femme, comme il fut touché par la foi de cet autre païens qui est venu comme lui extirper, lui arracher un miracle. Par sa foi, cette femme entre dans les vues de Dieu, elle rejoint la volonté de Dieu ; il découvre dans la foi de cette femme, un coeur ouvert au don qui leur est réservé pour plus tard, si bien que comme à Canaa, comme avec le Centurion, pour cette femme, l'heure se trouve comme "avancée" à "cette heure même". Il faut ne jamais oublier que l'heure de Dieu est toujours son Heure, mais aussi l'heure où la terre (le coeur) devient en état de l'accueillir. Ce que Jésus découvre, c'est que le coeur de cette femme, bien que n'étant pas encore devenu "enfant de Dieu " par le baptême qui sera donné à toutes les familles de la terre, est devenu par son désir, par l'ouverture de son coeur, elle aussi enfant de Dieu, par le désir. Il va donc lui donner ce qu'elle désire.

Elle ne demandait pas grand chose, puisqu'elle réclamait "une seule miette de ce pain", comme le demandera le centurion en disant à Jésus : "dit seulement une parole et mon serviteur sera guéri".

Voilà !!! En espérant que cela va t'aider à comprendre le sens de ce dialogue.

Cordialement

Petero
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Marc.



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MessageSujet: Re: Les miettes des enfants et des petits chiens (Mc, 7, 26-30)   Ven 05 Mar 2010, 07:33

Les enfants en question sont les juifs, cette femme étant païenne va jusqu'à se considérer comme un petit chien mendiant à Jésus la grâce qui tombe de la table.
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Arnaud Dumouch
Administrateur


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MessageSujet: Re: Les miettes des enfants et des petits chiens (Mc, 7, 26-30)   Ven 05 Mar 2010, 08:40

Philippe Fabry a écrit:
Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer le sens du dialogue suivant, auquel je n'ai rien compris :



26La femme était païenne, syro-phénicienne de race; elle le pria de chasser le démon hors de sa fille.
27Il lui dit : " Laissez d'abord les enfants se rassasier, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens."
28Elle lui répondit : " Oui, Seigneur; mais les petits chiens, sous la table, mangent des miettes des enfants."
29Il lui dit : " A cause de cette parole, allez, le démon est sorti de votre fille. "
30S'en étant retournée à sa maison, elle trouva l'enfant couchée sur le lit et le démon sorti.

Selon moi, ce texte montre simplement que l'ATTITUDE de cette femme plait à Dieu.

Or, observez son attitude : elle est faites de l'inverse de la revendication catégorielle.

Elle est faite de PETITESSE.

_________________
Arnaud
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Philippe Fabry
Administrateur


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MessageSujet: Re: Les miettes des enfants et des petits chiens (Mc, 7, 26-30)   Ven 05 Mar 2010, 09:53

petero a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer le sens du dialogue suivant, auquel je n'ai rien compris :



26La femme était païenne, syro-phénicienne de race; elle le pria de chasser le démon hors de sa fille.
27Il lui dit : " Laissez d'abord les enfants se rassasier, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le jeter aux petits chiens."
28Elle lui répondit : " Oui, Seigneur; mais les petits chiens, sous la table, mangent des miettes des enfants."
29Il lui dit : " A cause de cette parole, allez, le démon est sorti de votre fille. "
30S'en étant retournée à sa maison, elle trouva l'enfant couchée sur le lit et le démon sorti.

Cher Philippe,

Il faut d'abord replacer ce dialogue dans son contexte. Jésus, en se rendent au pays de Tyr et de Sidon, se retire en térritoire païen. Matthieu, juste avant de nous parler de cette rencontre en territoire païen entre cette Syrophénicienne et Jésus, vient de parler de la première multiplication des pains. Ce dialogue il l'a d'ailleurs placé entre 2 multiplication des pains (Matthieu 15, 32-39)

Alors qu'en Galilée la foule assoiffée de guérisons, de miracle, reçoit par miracle, le pain que Jésus multiplie pour le partager, voilà qu'il rencontre dans ce territoire païen cette femme d'origine syrophénicienne, qui ayant entendu parlé des miracles qu'il faisait en Galilée, apprenant qu'il était là, comme en cachette (Marc nous dit qu'il voulait rester innaperçu); entre dans cette maison et se prosterne devant lui, lui demandant d'expulser le démon dont sa fille était possédée.

Jésus se cache pour ne pas que les païens vers lesquels il n'a pas été envoyé, lui demande de trop avancer l'heure où ces païens seront à leur tour nourrit du pain de la Bonne Nouvelle, du pain de sa Parole. Mais voilà que poussée par sa foi, cette femme qui fait partie des païens que Jésus appelle à ce moment là "des chiens" demande en quelque sorte à Jésus, d'avancer l'heure de l'évangélisation des païens. Il faut, pour comprendre la réaction de Jésus, se souvenir de cette parole qu'il a prononcée au début de son ministère : "Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré, ne jetez pas vos perles devant les porcs, de crainte qu'ils ne les piétinent, puis se retournent contre vous pour vous déchirer." (Matthieu 7, 6)

Remarquons que Jésus atténu la dureté de son propos en traitant cette femme non pas de chien, mais "de petit chien". Pourquoi cette réaction de Jésus ? Parce que les païens ne sont pas prêts à recevoir le Pain qu'il leur donnera quand viendra l'heure de leur évangélisation ; ils n'ont pas été préparé comme l'ont été les enfants d'Israël qui eux l'avaient été. Jésus a compris que le règne de Dieu qu'il est venu établir dans les coeurs, doit s'étendre "peu à peu" ; chaque chose en son temps et à son heure. Il sait qu'il n'a pas été envoyé pour se rallier les autres peuples, par miracle, ni même par son évangélisation, mais par son sacrifice rédempteur. Il n'annoncera la conversion des païens, que la veille de sa passion, devant les Grecs venus pour la Pâques.

La nouvelle alliance, en son sang, n'a pas encore été scellée ; ce qui veut dire que tous ceux qui n'ont pas été admis à la table de Dieu par la première alliance, se doivent d'attendre cette nouvelle alliance qui leur donnera accès au Pain de Vie descendu du ciel. En attendant, Jésus commence sa mission en s'occupant de ceux qui ont déjà été admis à la table de Dieu et qui de fait sont devenus les enfants de Dieu ; les enfants à qui Dieu sert depuis longtemps ce qui est "sacré" ; ce qui est "saint".

C'est alors que Jésus est touché par la répartie de cette femme, il est surtout touché par la foi de cette femme, comme il fut touché par la foi de cet autre païens qui est venu comme lui extirper, lui arracher un miracle. Par sa foi, cette femme entre dans les vues de Dieu, elle rejoint la volonté de Dieu ; il découvre dans la foi de cette femme, un coeur ouvert au don qui leur est réservé pour plus tard, si bien que comme à Canaa, comme avec le Centurion, pour cette femme, l'heure se trouve comme "avancée" à "cette heure même". Il faut ne jamais oublier que l'heure de Dieu est toujours son Heure, mais aussi l'heure où la terre (le coeur) devient en état de l'accueillir. Ce que Jésus découvre, c'est que le coeur de cette femme, bien que n'étant pas encore devenu "enfant de Dieu " par le baptême qui sera donné à toutes les familles de la terre, est devenu par son désir, par l'ouverture de son coeur, elle aussi enfant de Dieu, par le désir. Il va donc lui donner ce qu'elle désire.

Elle ne demandait pas grand chose, puisqu'elle réclamait "une seule miette de ce pain", comme le demandera le centurion en disant à Jésus : "dit seulement une parole et mon serviteur sera guéri".

Voilà !!! En espérant que cela va t'aider à comprendre le sens de ce dialogue.

Cordialement

Petero

Merci cher Petero pour cette réponse circonstanciée, je n'en attendais pas moi.

Et merci à tous les autres, il semble une fois de plus que le coeur du sens du passage soit "humilité".

Une petite réflexion personnelle : c'était une bonne idée de reprendre les Evangiles en entier pendant le carême, ça me donnera l'occasion de mieux les comprendre. Au prochain passage problématique, je saurai où vous trouver !

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