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 L'avenir des politiques monétaires

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AuteurMessage
Philippe Fabry
Administrateur


Messages : 13954
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MessageSujet: Re: L'avenir des politiques monétaires   Mar 20 Sep 2011, 23:34

Alexis232 a écrit:
La FED est un ensemble de banques privées vous enfoncez des portes ouvertes...

c'est une société privée à but non lucratif, mandatée pour gérer le monopole monétaire de l'État

No comment.
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MessageSujet: Re: L'avenir des politiques monétaires   Mar 20 Sep 2011, 23:41

Oui mandatée et privée...ce n'est pas une banque centrale d'Etat directement pilotée par le gouvernement.
Comme je le disais ailleurs c'est un système hybride
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MessageSujet: Re: L'avenir des politiques monétaires   Mer 21 Sep 2011, 00:05

Dromaeosaurus a écrit:
Il faut privatiser les banques




C’est pourquoi je me range dans le camp de ceux qui, comme Hayek, veulent voir disparaître les banques centrales, la gestion macro-économique de la monnaie et le droit régalien de battre monnaie, qui n’est en fait que le droit d’émettre de la fausse monnaie pour financer les dépenses publiques.

On va bien être obligé d’en venir tôt ou tard à cette solution. Dans ce domaine, comme dans d’autres, on peut et on doit se passer de l’État.

http://www.contrepoints.org/2011/09/20/47006-il-faut-privatiser-les-banques

Comme il est marrant...depuis 1973 ce droit régalien n'appartient plus à l'Etat.
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MessageSujet: Re: L'avenir des politiques monétaires   Dim 06 Nov 2011, 22:08

L'intervention de l'état peut elle aider à la sortie de la crise ?

Invité par le député maire François Goulard et le Parti Libéral Démocrate, Pascal Salin évoque le rôle de l'intervention de l'Etat dans la crise et la sortie de crise : rôle de la monnaie et des banques centrales, des réglementations, de la fiscalité et de la dette.

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Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: L'avenir des politiques monétaires   Dim 06 Nov 2011, 23:08

Remarquable ! Merci pour ça.

_________________
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MessageSujet: Re: L'avenir des politiques monétaires   Dim 06 Nov 2011, 23:22

Philippe Fabry a écrit:
Remarquable ! Merci pour ça.

Salin est à mon avis le meilleur économiste et le meilleur penseur du libéralisme en France, je n'ai jamais noté une seule erreur de sa part, ce qu'il dit est toujours profondément cohérent avec les principes de base du capitalisme (la liberté, la propriété et la responsabilité), jamais bassement utilitariste, bref c'est toujours génial.
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MessageSujet: Re: L'avenir des politiques monétaires   Mar 07 Fév 2012, 19:47

La plupart des marchés financiers sont à des niveaux extrêmes de sur-évaluation qui devraient provoquer prochainement leur rechute


Les banques centrales US et européennes, depuis des années engluées dans leurs politiques laxistes keynésiennes, n’ont que deux objectifs: 1/permettre aux Etats de se sur-endetter sans fin aux taux d’intérêt les plus bas possibles auprès des grandes banques privées et des investisseurs institutionnels, 2/entretenir une sur-évaluation permanente des actifs financiers pour permettre aux grandes banques privées et aux autres acteurs ci-dessus mentionnés de réaliser des profits (largement fictifs parce que potentiels), que l’économie réelle en croissance de plus en plus faible ne leur permet plus d’obtenir, en contrepartie de leur souscription permanente aux dettes publiques précitées. Qu’il s’agisse des USA ou de l’Europe, les Etats sont à des niveaux d’endettement extrêmes par suite de leurs émissions colossales d’obligations de plus en plus difficiles à placer, mais qui se poursuivent à un rythme effréné, et les grandes banques privées détiennent des masses actifs toxiques qui, s’ils devaient être évalués à leur valeur réelle de marché, ne vaudraient presque plus rien. Voilà la réalité de la situation qui a été prolongée, aux USA, par deux Quantitative Easing et le Twist actuel et, en Europe, par des prêts massifs de la BCE en faveur des grandes banques privées et ses achats directs et indirects des dettes des PIIGS, le tout à partir d’une création monétaire ex nihilo sans aucun précèdent dans l’histoire et la spoliation cachée de la richesse des particuliers au moyen de la fixation de taux d’intérêt à court terme négatifs.

Le problème c’est que ces pratiques de manipulation, permettant de maintenir les taux d’intérêt les plus bas possibles donc les bulles des marchés financiers, ne pouvant se faire que par la création massive de monnaie ex nihilo, font mécaniquement baisser la valeur relative des monnaies auxquelles elles s’appliquent. Les deux Quantitative Easing US ont fait baisser le dollar US et dorénavant les prêts massifs de la BCE vont faire baisser l’euro. Il est à noter que la création monétaire ex nihilo massive par les banques centrales a certes fait monter les prix des produits importés et de certains services dans les pays occidentaux mais aussi l’inflation dans les pays émergents ayant reçu une partie de cette liquidité (excessive par rapport à leur création effective de biens et de marchandises), mais qu’elle n’a pas encore provoqué de forte inflation ni a fortiori d’hyper-inflation mondiales pour trois raisons: 1/ l’essentiel de cette liquidité n’est pas entrée dans l’économie réelle (d’où la récession) mais est restée cantonnée dans les livres des grandes banques privées qui ne prêtent presque plus (ou est revenue dans ceux des banques centrales ce qui revient au même) pendant que le solde est allé dans les actifs financiers dont elle a assuré la sur-évaluation, 2/l’importance des dettes mondiales exerce sur les économies un effet déflationniste majeur, 3/la pression à la baisse sur les salaires du fait de la mondialisation -et du chômage de masse un peu partout- a empêché tout dérapage des coûts. Il n’est pas possible que l’inflation augmente sans forte accélération de la vitesse de circulation de la monnaie, même si la masse monétaire croît à un rythme exponentiel, provoquant la hausse des taux d’intérêt à court et moyen termes. Or la vitesse de circulation de la monnaie reste faible. L’inflation puis hyper-inflation viendront mais plus tard quand les investisseurs rejetteront en masse l’emploi des actifs papiers, qui à moyen terme les ruinent, pour se réfugier dans les actifs réels et que les banques centrales, n’ayant plus d’autres solutions pour éviter l’effondrement du Système monétaire, devront relever leurs taux d’intérêt à court terme, ce qui n’est pas encore d’actualité.

Depuis quelques années et tant que les banques centrales US et européennes pourront pratiquer des taux d’intérêt à court terme les plus bas possibles, l’Occident (USA et Europe) est et restera en déflation rampante puisque ce faisant les banques centrales peuvent organiser sciemment -en toute impunité étant donné que peu de gens comprennent vraiment ce qui se produit- un immense transfert caché de la richesse des particuliers, dont le capital ne reçoit plus de rémunération positive, vers les Etats et les grandes banques privées en faillite réelle ou virtuelle “too big to fail” (selon les recommandations de Keynes de mettre en place “l’euthanasie des rentiers”). Sans compter que les programmes d’austérité et les augmentations d’impôts (surtout dans la zone euro) aggraveront aussi la perte généralisée de pouvoir d’achat desdits particuliers dont l’épargne est spoliée par les banques centrales selon le mécanisme ci-dessus exposé. Ce qui entretiendra une récession économique durable. C’est en ce sens que Ludwig von Mises constatait que “Les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales”!

Nous vivons donc une situation d’inflation accélérée de la sphère financière couplée à une déflation rampante de l’économie réelle, dont on sortira nécessairement par un KRACH BOURSIER ET FINANCIER, c’est-à-dire la mise à niveau de la finance exubérante avec celui de l’économie chancelante puisque la première tourne à vide sans lien avec la seconde et que le principe de gravité s’appliquera quand les pratiques de manipulation ne feront plus illusion. En revanche, tout scénario inflationniste de l’économie réelle est exclu avant plusieurs mois, puisque c’est ce que la Federal Reserve a tenté de créer sans y parvenir parce qu’elle s’est trompée de cible et qu’il faudrait, pour qu’il se concrétise, qu’il y ait une dissémination généralisée auprès des salariés et des entrepreneurs des moyens monétaires artificiellement crées par les banques centrales (”la distribution de milliers de milliards de dollars par hélicoptère au dessus des villes américaines” -pour reprendre l’image utilisée par Bernanke- cette fois-ci auprès des habitants et non pas en faveur des banques ainsi qu’il l’a effectuée) se traduisant par un pouvoir d’achat supplémentaire qui ne trouve pas de biens de consommation en quantité suffisante pour pouvoir être satisfait ou bien par la fuite hors de la monnaie parce que disponible en trop grande quantité.

Nous écrivions dans notre dernier commentaire qu’il y avait une possibilité temporaire de reprise de l’euro/dollar, et donc de hausse de l’or et de l’argent-métal exprimés en dollars US, mais les mouvements de cette semaine ont démontré le contraire. Nous revenons donc à notre idée initiale que l’euro/dollar devrait reprendre sa baisse en direction des 1,15 puisque c’est du côté de la BCE que la création monétaire à venir va surtout s’exercer (accompagnée de nouvelles baisses ses taux d’intérêt à court terme) pour tenter d’éviter l’explosion de la zone euro dans sa forme actuelle et de sauver les grandes banques privées européennes frappée par le “credit crunch”, ce qui implique que l’or et l’argent-métal exprimés en dollars devraient rechuter. Leur sommet de la semaine passée vers 1.766 et 34,40 dollars US l’0nce constitue probablement le plus haut de leur reprise possible pour plusieurs mois. Seul l’or exprimé en euros peut poursuivre sa hausse puisque la monnaie dans laquelle il est coté devrait rechuter lourdement. Quant aux marchés d’actions, en dépit de leur fermeté actuelle en contradiction avec la réalité de l’économie réelle comme l’indique la chute continue du Baltic Dry Index -graphique ci-dessous- (qui démontre que le commerce international des marchandises est en train de s’effondrer en grande partie du fait de la récession économique européenne et du fort ralentissement chinois et d’autres pays émergents), nous maintenons notre point de vue qu’ils devraient à un certain moment (qu’il n’est toutefois pas possible de prévoir avec précision) eux aussi lourdement se replier. D’autant que les mouvements récents de hausse des actifs précités (euro/dollar US, métaux précieux exprimés en dollars US, actions) se sont faits dans des volumes très faibles, d’où leurs exagérations temporaires à la hausse, et que quand les marchés montent sans volume ils sont nécessairement destinés à rechuter. Sans compter le “Great Deleveraging” de nature déflationniste qui ne fait que commencer et oblige les principaux acteurs (grandes banques privées, investisseurs institutionnels et privés) à constituer le plus de cash possible pour provisionner leurs pertes potentielles ou réelles ou faire face aux incertitudes futures, ce qui pourrait être dévastateur dans un premier temps pour l’or et autres métaux précieux ou industriels exprimés en dollars US dont certains détenteurs pourraient être contraints de se défaire ou de vendre à terme. Il est donc probable qu’un retournement général des marchés à la baisse va se produire, dont ne sortiront indemnes que le dollar US, les obligations d’Etat US en dollars US et l’or en euros.

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