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 Forum de Fanny : A la gloire de Marie

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MessageSujet: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Ven 22 Aoû 2008, 17:28

En cette fête à la gloire de Marie Like a Star @ heaven Reine du Ciel... sunny

Vous êtes cordialement invités, chers amis dans le Christ, à visiter notre nouveau site – celui de coeurtendre, doucecolombe et moi-même : « Écoute et Partage la Parole avec ton cœur ».
Nous mettons ce site sour la Protection de Marie Reine Immaculée. I love you

http://ecoutepartageparole.niceboard.com/

Notre « Site des homélies » ne nécessite pas d’inscription obligée pour bénéficier de tous les trésors spirituels qu’il contient.

En effet, coeurtendre s’est beaucoup investi dans la mise en place de nombreux liens vers des homélies sur tous les thèmes évangéliques, par références bibliques (cette entreprise n'en est pas encore à son achèvement).

Comme il est actuellement pris par son travail auprès de personnes lourdement handicapées, il se fait beaucoup moins présent sur Internet. Le peu de temps que coeurtendre accorde à Internet est surtout pour le site des homélies. Je peux vous dire qu’il n'a qu'une seule idée en tête, c'est de permettre au peuple de Dieu de connaître la Parole de Dieu et de s'en nourrir. :sts: sunny L'idée d'ouvrir ce site lui est venue le jour où une internaute cherchait un site pour retrouver une homélie correspondant à chaque Évangile du jour.

De même, coeurtendre a conçu la mise à disposition d’homélies avec les docteurs de l’Église et la vie des saints.

Une « école spirituelle en virtuel » permet aussi de s’enrichir dans de multiples domaines : allez y faire une promenade, vous ne serez pas déçu !!

Enfin, vous (re)trouverez les récits anecdotiques de coeurtendre et autres témoignages, qui sont autant de sujets de méditation !

Vous pourrez bien sûr, prendre connaissance de notre charte « à la carte » … Cette charte contient l’essentiel de nos souhaits pour ce site-forum, bien qu’elle soit inachevée ; nous vous remercions de votre patience.

Quant au forum de prière, il vous accueillera toujours avec Amour et compréhension, assurés que nous sommes que le Christ est au milieu de nous, et que Marie, Sa Sainte Mère, n’est jamais loin. Like a Star @ heaven sunny

Bien fraternellement vôtres.
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Ven 22 Aoû 2008, 19:17

Chère Fanny, je suis allée visiter le forum et quel magnifique travail de fond , coeurtendre mérite des félicitations. cheers cheers cheers

Et nous pouvons ainsi goûter aux richesses de diverses homélies et des dons de leur prêtre I love you

Je me suis inscrite sur le forum du coup ! sunny

J'ai déjà reçu le mail de confirmation. flower
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Ven 22 Aoû 2008, 22:22

Merci pour ton enthousiaste témoignage, chère Julienne. I love you

En effet, coeurtendre mérite nos remerciements, il fait un travail d'Evangélisation remarquable. Very Happy cheers Mais le site n'est pas achevé... ;)

Heureuse de te compter parmi nous. sunny
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Sam 23 Aoû 2008, 10:28

Merci Chère Fanny, oui coeurtendre mérite nos remerciements.

Je comprends que le site n'est pas achevé c'est un énorme travail.

Et j'ai trouvé les smileys si beau, il y a beaucoup de smileys consacrés à la Ste Vierge cheers cheers cheers
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Jean-Yves Tarrade



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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mer 27 Aoû 2008, 10:05

Je n'ai jeté qu'un coup d'oeil mais ça m'a l'air génial.

J'y reveindrai.

A +
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mer 27 Aoû 2008, 11:15

Merci d'y avoir jeté un ;) , cher Jean-Yves. Very Happy

La Parole de Dieu est géniale, assurément, et même davantage!! Elle donne la Vie. sunny cheers
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Jean-Yves Tarrade



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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mer 27 Aoû 2008, 14:26

En lançant un fil à la gloire de Marie tu étais sûre de m'attrapé, chère Fanny. Very Happy


Ceci dit depuis Vatican II, les Gloires de Marie ont pris quelques nuances !
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Jeu 28 Aoû 2008, 12:39

cheers Eh bien, dorénavant, je saurai comment t'attraper, cher Jean-Yves!!

Quand j'étais à Lourdes, fin avril dernier, j'ai senti combien Marie I love you protégeait le peuple de Dieu - c'est un sentiment spirituel, mais très vif... Like a Star @ heaven I love you Very Happy
Le plus surprenant, c'est d'avoir retrouvé divers Mystères du Rosaire à travers les événements vécus. drunken Like a Star @ heaven sunny Visitation, Baptême et Eucharistie, Annonciation et Nativité, annonce du Royaume, Portement de Croix et Résurrection..., Pentecôte!! Mais je suis certaine qu'ils sont tous présents au coeur des Sanctuaires. Very Happy

Pourrais-tu éventuellement développer : "Ceci dit depuis Vatican II, les Gloires de Marie ont pris quelques nuances !"?? Merci.

N.B. Il m'importe qu'un site-forum soit mis sous l'égide de la Sainte Mère de Dieu. C'est tout à la fois l'honorer, la faire connaître, et lui dire notre confiance. sunny
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cébé



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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Jeu 28 Aoû 2008, 14:47

Quelle richesse! .... merci beaucoup à coeurtendre, à doucecolombe et à toi, Fanny!
Je vais mettre ce site dans mes favoris, spécialement pour les homélies.
... J'aime beaucoup quémander les siennes au prêtre de ma paroisse, pour les relire plus en profondeur ...
Il y a quelques mois j'en avais en mp3 sur un petit lecteur, tirées d'un site et je les écoutais en boucle, mais je n'arrive plus à en charger de nouvelles ...
.... ça reviendra bientôt, j'espère ...

Je vais me régaler et revenir souvent ! ... merci d'avoir fait cette promotion du site, Fanny! cheers
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Jeu 28 Aoû 2008, 17:27

sunny Merci, chère cébé, de nous avoir donné un avis sur le site des homélies, en toute indépendance d'esprit. Very Happy

Je vois que tu apprécies le trésor de la Parole. cheers Je suis comme toi : j'aime reprendre les homélies du dimanche - et autres fêtes - afin de les méditer, de les revoir autrement... drunken sunny La Parole vit en nous.

N'hésite pas à faire la promotion du travail remarquable de coeurtendre : il est gratuit!! Very Happy comme les biens du Royaume.

Quant aux forums, ils ne recherchent pas l'audimat ni la performance ; ils se veulent seulement un coin d'accueil et de Paix (j'allais écrire "Paradis" Laughing ) pour ceux qui sont las des batailles sur Internet - une oasis!! Mr. Green I love you

Bien cordialement. flower
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Jeu 28 Aoû 2008, 17:52

J'adore aussi I love you les récits anecdotiques de coeurtendre super ! cheers cheers qu'est ce que je me régale alien

En plus quand je pense que c'est authentique... oh merveille sunny :colors:

J'ai lu avec plaisir et avidité l'histoire du "poulet" Very Happy entre autre ....

Alors les homélies aussi j'aime beaucoup...

A la paroisse où je me rends maintenant, avant la messe l'homélie du prêtre est disponible sunny et on se l'arrache comme des petits pains.

Il faut dire que Dominique a le talent de faire des homélies qui ne se répètent jamais cheers je veux dire dans ce sens que quand on entend une homélie de Dominique elle est unique si je m'exprime bien flower
car certains enfin tout le monde n'a pas le talent d'orateur Very Happy Le Seigneur a donné a chacun de nous ses propres talents :chapeau: heureux Qu'Il en soit remercié :jesus: :sts: cheers
Cependant donc je voulais dire que chez certains quand on a entendu plusieurs homélies c'est répétitif , ici ce prêtre nous apprend des choses on est captivé et je n'attends pas la sortie pour prendre le texte lol! sinon il n'y en a plus I love you évidemment il ne sait pas que je les garde Shocked Rolling Eyes dans un classeur study Very Happy et quand je lui fais compliment sur Embarassed Embarassed il dit oh ! donc tu aimes ma prose sunny alors je ne dis plus rien ... lol!

Il est très bon pour la spiritualité de lire de belles homélies donc sur le site dont Fanny fait la promotion ;) mais aussi les récits de I love you tendre ! si je n'interviens pas tous les jours, je lis cependant avec avidité.. drunken king
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Ven 29 Aoû 2008, 22:36

Very Happy Certes, chère Julienne, je comprends ton bonheur à lire les récits anecdotiques de coeurtendre : ils sont effectivement tirés de son vécu et de sa réflexion-méditation sur les événements qui l’ont marqué. Je partage ton enthousiasme ! cheers (Et il n'en finit pas d'écrire!! Laughing )

J’espère que tu n’as pas avalé le poulet trop vite, What a Face :beret: il serait resté en travers de ta gorge !! Shocked Je veux dire qu’ignorer ainsi la Présence Réelle durant toute une messe, c’est affreux. Sad :sts: I love you Crying or Very sad C’est comme si un grand roi, un personnage de qualité venait dans un pays pour rencontrer ses habitants, et que ceux-ci au lieu de le regarder, de le découvrir et contempler avec joie et admiration, au lieu de l’écouter et de communier à son exceptionnelle présence, se mettaient à se soucier des petites affaires mesquines de leur vie domestique !! Quel gâchis… Quel irrespect et quel trésor ignoré !! L’être humain est bien léger, il joue souvent sa vie éternelle sur un coup de dés. affraid

Pour les homélies, je te comprends. Un prêtre qui Aime vraiment Dieu ne se répète jamais : le cœur a des ressources inépuisables ; drunken sunny comme entre amoureux : on peut être mariés depuis 60 ans et se surprendre chaque jour. Il suffit d’Aimer. :sts:

Merci pour ton beau témoignage ! fleur 6
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Sam 30 Aoû 2008, 11:08

Chère Fanny

Non je n'ai pas avalé le poulet trop vite Very Happy

Au contraire... et comme toi j'ai pensé que c'était faire peu de cas de la présence réelle :| :sts: ces gens ne savent pas à côté de Qui ils sont passés et si je peux me permettre ces mots peut-être forts, ils ne savent pas qui ils ont injuriés mais en aucun cas je ne me permets de jugement. En fait ils pensaient beaucoup plus à la nourriture corporelle Confused qu'à la nourriture spirituelle : ont ils oublié cette parole : l'homme ne vit pas seulement de pain mais de Toute Parole qui sort de la bouche de Dieu :jesus: :sts:

Merci à toi aussi pour ton beau témoignage flower , c'est vrai que chaque jour dans le mariage il faut essayer d'étonner, de surprendre l'autre car l'Amour est tout sauf l'habitude. I love you sunny

Même Notre Dieu n'est pas un Dieu d'habitude, Il le montre bien car Lui aussi varie "son humeur" , Il entretient le feu de l'Amour I love you cheers par exemple quand nous sommes moins consolés .... mais Son Amour nous apporte toujours quelque chose en compensation, Il suffit d'Aimer , Il suffit de bien regarder... Shocked

Et j'y retournerai encore lire les témoignages de coeurtendre ;)

Je ne sais ce qui se passe ici pour le moment, sans doute un problème informatique, pour pouvoir insérer les smileys je dois prévisualiser tu sais Fanny que je raffole des smileys cheers enfin ce problème s'arrangera sûrement c'est internet qui me fait une farce Basketball
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cébé



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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Sam 30 Aoû 2008, 12:20

Julienne raffole des smilleys ??



... suis hors sujet, mais pas pu m'empêcher ... en voilà un pour elle :filet:





Fanny, je ne manquerai pas de faire de la pub pour les homélies récoltées par coeurtendre. Si tu veux lui passer le message, pour une petite remarque :
Il y a sur votre forum des homélies en cache ... c'est pas zouli et ça gêne pour l'impression ....
... mais j'espère qu'il les a placées là dans le but de les "arranger" plus tard, lui qui aime tellement agrémenter ses posts



fleur 6
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Sam 30 Aoû 2008, 12:28

Merci Cébé I love you

C'est sur le forum dans les smileys que j'aimerais en voir plus, je l'avais déjà exprimé auparavant mais peut-être que ce n'est pas possible ?

Il n'y a pas de smileys pour la Ste Vierge Confused et il manque quelques fleurs c'est juste mon avis ....

juste un avis.......
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mar 28 Oct 2008, 13:37

.
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mar 28 Oct 2008, 13:39

Bonjour Fanny, Quelle agréable et merveilleuse surprise fleur 6 :hello:
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mar 28 Oct 2008, 17:29

J'ai mis ton message en annonce.

_________________
Arnaud
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mar 28 Oct 2008, 18:34

sunny Bonjour, chère Julienne ; toujours heureuse de te voir.

I love you Merci pour l'initiative, cher Arnaud, ce fil date d'un moment... ;)

C'est le forum de coeurtendre, doucecolombe et Fanny!! Merci de rectifier.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mar 28 Oct 2008, 21:04

Je ne l'avais pas vu !

_________________
Arnaud
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mar 28 Oct 2008, 22:02

Mr. Green Je m'en doutais un peu, que tu ne l'avais pas vu... distrait comme tu es (parfois)!

Ce n'est pas le forum de Fanny, mais : le Forum de Coeurtendre, doucecolombe et Fanny. ;)
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mar 28 Oct 2008, 22:23

Je me suis inscris flower
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jacques de Moissac



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MessageSujet: Petit Gilles   Ven 31 Oct 2008, 10:13

Bonjour fanny et chers lecteurs.

Une minute pour Marie, ce matin, avez vous une idée ?

La préparation de la proclamation du Dogme de l'Assomption par Pie XII

Dès 1946, Pie XII avait demandé par lettre à l'épiscopat du monde entier s'il était souhaitable de procéder à la définition de ce dogme. La réponse ayant été affirmative, presque à l'unanimité, le pape avait annoncé qu'il pensait à confirmer « l'enseignement unanime du magistère ordinaire de l'Église et la croyance unanime du peuple chrétien ».

Le 1er mai 1950, Gilles Bouhours, 6 ans, à qui la Vierge apparaît à Seilhan (Haute Garonne) depuis 1947, est reçu par le pape Pie XII en audience privée. Le garçonnet a transmis au Saint Père un message que lui a confié l'apparition : « La Sainte Vierge est montée au ciel avec son corps et son âme, et on retrouvera votre corps virginal intact après votre mort ».

Puis les 30 et 31 octobre, 1er et 8 novembre 1950, le pape, alors qui se trouve dans les jardins du Vatican, voit le soleil « danser » dans le ciel, comme cela s'était produit en 1917 à Fatima. Le Pape sera encore encouragé par le puissant rayon de soleil qui l'éclairera lorsqu'il proclamera le Dogme.

Merveilleux, la Sainte Vierge doit etre Contente ? Avé Maria :sts: :sts:
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Ven 31 Oct 2008, 23:03

I love you Bonjour cher Jacques et chers amis.

Merci pour votre beau témoignage, cher Jacques, et pour le rappel de cet anniversaire Like a Star @ heaven I love you si important pour nous! cheers

J'essaierai de placer une belle image de Notre-Dame, demain (elle est difficile à télécharger...).

L'Assomption de la Mère de Dieu Like a Star @ heaven sunny préfigure notre propre enlèvement au Ciel, dans la gloire. Very Happy Quelle belle Espérance!!

Et comme les signes du Ciel accompagnent toujours les événements importants de la vie de Marie! cheers

Bénie soit notre Sainte Mère! :sts: I love you Amen.

Amitiés à tous. flower

Fanny
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Sam 01 Nov 2008, 18:00

Bon... pas moyen d'obtenir l'image désirée, mais je vais en placer une autre - belle aussi -, pour vous, cher Jacques, et en l'honneur de Marie, Reine des Saints. Like a Star @ heaven sunny flower

sunny Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven sunny
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Lun 03 Nov 2008, 19:56

Cébé a écrit : Fanny, je ne manquerai pas de faire de la pub pour les homélies récoltées par coeurtendre. Si tu veux lui passer le message, pour une petite remarque :
Il y a sur votre forum des homélies en cache
... c'est pas zouli et ça gêne pour l'impression ....
... mais j'espère qu'il les a placées là dans le but de les "arranger" plus tard, lui qui aime tellement agrémenter ses posts...


Coeurtendre répond. Bonjour chers(ères) amis(es) internautes, chercheurs(ses) de Dieu, Dieu Soit Votre Joie comme votre joie est en Dieu. Merci Fanny de cette annonce du site Écoute Partage la Parole avec ton coeur.

Premièrement cette forme de recherche pour une homélie est simple, facile et pas compliquée du tout. Mais faire un Évangile au complet,Arrow citation par Arrow citation est une autre chose. Le but est de permettre à tous les prêtres sans exception d’avoir une ressource à portée de la main sans être obligés de passer des heures et des heures à faire des recherches pour composer leurs homélies dominicales. Deuxièmement tous les chercheurs(ses) de Dieu qui veulent se nourrir de l'enseignement de la Parole de Dieu le peuvent en méditant ces homélies qui seront disponibles sur un seul site de recherche.

Où cela va conduire le pauvre coeurtendre, je ne le sais pas, mais je le fais en pensant rendre service à ceux et celles qui cherchent une source pour qu'à leur tour ils deviennent source d'eau vive à travers la méditation de ces homélies.

Pour répondre à la remarque de Cébé concernant en cache, voici la réponse qui sûrement sera utile pour tous les internautes chercheurs de Dieu sur notre pauvre et simple site de recherche d'homélies.


En cliquant sur lien de recherche du Notre père sa donne un texte ordianaire avec absence des couleurs qui nous permet de localiser le sujet de notre recherche à travers le texte de chaque prêtre qui composes des homélies sur le web.

Arrow Ps:(1) Clique cidessous>> cébé
Notre Père qui es aux cieux, analyse de Benoît XVI
29 mai 2007 ... Notre Père qui es aux cieux, analyse de Benoît XVI ... Tout d'abord, Dieu est notre Père en tant qu'il est notre Créateur. ...
Mais en cliquant sur >>>
En cache -
Arrow Ps:(2) Clique cidessous>> et cébé verra la différence. Very Happy

Coeurtendre explique simplement que le Arrow En cache est prévu pour localiser le sujet de votre recherche en passant par le moteur de recherche Google.

Exemple : Le Arrow En cache me permet de faire mes recherches d'homélies deux fois plus vite et me permet de savoir si le sujet de chaque citation biblique est respecté dans le contenu de chaque homélie. Si par exemple vous faites une recherche avec le mot "pauvre" sur le navigateur Google et en cliquant sur en cache, il vous sera possible de localiser le mot pauvre qui sera en couleur du début du texte jusqu'à la fin du texte.

Si vous comme moi, participons à une conférence dans notre paroisse dont le sujet est la miséricorde à partir de la Parabole de l'Enfant Prodigue, et que le prêtre s'exprime sur un autre sujet alors que les participants se sont déplacés pour entendre prêcher sur la Parabole de l'Enfant Prodigue, nous sommes certains qu'il y aura une déception parmi les participants(es) à cause du fait que le prêtre n'aura pas respecté le sujet de la citation biblique
qui était la Parabole de l'Enfant Prodigue.

Voilà, en cliquant sur le lien en direct vous évitez le thème de la recherche où les mots apparaissent en couleur, et en cliquant sur en cache il vous est possible en quelques secondes de retrouver le thème de votre recherche, ce qui vous évite de lire un texte très long sans trop savoir si le sujet est respecté dans le contenu de l'homélie.J'espère que mon explication est facile à comprendre.

Cela explique que si en cache n'existait pas, j'aurais à peine la moitié de mon travail de recherche d'accompli. Chère Fanny et tous les autres internautes, s'il y a autre chose n'hésitez pas, je répondrai en temps libre et avec plaisir. Notre prière vous accompagne à travers votre méditation dans votre navigation en recherche de Dieu.


Michel au pseudo de coeurtendre et mon épouse France au pseudo de doucecolombe.



:pr: :sts: :pl:
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cébé



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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Lun 03 Nov 2008, 21:25

Merci de votre réponse, Michel. Je connais la fonction "en cache" pour l'utiliser dans mes recherches et je sais combien cela facilite le travail.
C'est vrai qu'à partir d'un lien "en cache" il est facile de retrouver la version expurgée des mots en couleur de la recherche Smile
C'est un travail de longue haleine que vous faites, cher Michel et très utile fleur 6 A nous de faire le nécessaire pour utiliser ces liens de la meilleure façon possible !

J'avoue n'être plus retournée sur le site depuis un bail! .... j'espère que je ne serai pas expulsée de cette belle "maison" à mon retour :colors: (je plaisante, bien sûr)
..... Mais il est toujours dans mes favoris, en bonne place.

Encore merci de cet immense travail, le vôtre et celui de France votre épouse sunny
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Jeu 06 Nov 2008, 17:44

I love you Message de coeurtendre aux participants I love you



Chers(ères) amis(es) dans la foi, je vous encourage à la méditation des homélies qu'il est possible de retracer sur notre site Écoute partage la Parole avec ton cœur. J'espère que ces homélies allumeront une étincelle de lumière dans vos coeurs en recherche de Dieu. Surtout que nous nous rapprochons de plus en plus du temps merveilleux de l'Avent.

Quand je pense à toutes nos paroisses dans le monde entier qui, d'année en année, s'appauvrissent en richesses spirituelles, je me sens bien malheureux qu'il en soit ainsi.

Notre site Écoute partage la Parole avec ton coeur n'a qu'une seule raison d'être, c'est de constituer une nourriture spirituelle pour tous les internautes qui dans le monde entier ont soif de la Parole de Dieu. J'espère de tout mon pauvre coeur que par l'intermédiaire de notre site, ils sauront bien se préparer à devenir eux-mêmes une source d'eau vive pour abreuver les pauvres que le Seigneur voudra bien mettre sur leur chemin de vie sans vie. I love you

Comme disciple de Jésus nous avons tous(tes) la responsabilité de donner la vraie Vie à ces chercheurs(ses) de la vraie Vie en Dieu, de la vraie Vie avec Dieu. Chercher Dieu, rencontrer Dieu, accueillir Dieu, donner Dieu, laisser naître Dieu dans son coeur pour le faire naître dans un autre coeur est une expérience merveilleuse et extraordinaire qui relève du Miracle des miracles. cheers C'est à n’y rien comprendre ce Miracle des miracles, mais il ne faut pas non plus chercher à comprendre, il faut accueillir la joie que nous apporte ce grand Miracle de la Vie voulu par Notre Créateur. sunny

Nous sommes des petits Puits Miraculeux de Dieu, vivant de la Tendresse de Dieu. Dieu remplit chacun de nos coeurs de Sa présence et il nous envoie le vider dans un coeur vide de Lui. Oui, nous sommes des petits Puits de Dieu, nous sommes des ponts de Dieu, pour permettre aux brebis blessées et perdues de retrouver Jésus sur leur chemin, tout en leur permettant de retrouver leur dignité de fils et de filles de Dieu.

Nous sommes des mendiants(es) de Dieu qui recevons tout de Dieu comme nourriture pour nos âmes assoiffées de Dieu. Nous sommes comme tous les petits enfants qui dépendent du sein de leur maman, en recevant nourriture et tendresse. Nous, nous dépendons de Dieu en vivant sous la dépendance de Dieu qui nous nourrit et nous abreuve par le Sein de Sa Parole. Voilà chers(ères) amis(es) internautes un petit bonjour en passant. Demain vers 9 heures am, c' est le grand départ pour le foyer et je reviendrai lundi ou mardi. Notre prière vous accompagne dans votre méditation des homélies. Michel au pseudo de coeurtendre ainsi que France mon épouse. Nous vous souhaitons une belle préparation durant le temps de l'Avent qui approche à grands pas pour nous apprendre à faire des petits pas en présence de l'Enfant-Dieu. sunny
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mar 02 Déc 2008, 17:45

Retraite en virtuel sur le Temps de l’Avent



Vous êtes tous cordialement invités à venir faire une retraite en virtuel, durant ce temps de l’Avent, chers amis, avec le Père Raniero Cantalamessa, Prédicateur de la Maison Pontificale, grand orateur et Évangélisateur devant Dieu s’il en fût !

Le Père Capucin nous convie à la lecture méditée de ses homélies et de nombreux et riches textes… study drunken
Ressourçons-nous, en ce temps de silence et de quête intérieure, grâce à des Paroles belles et profondes. sunny

http://ecoutepartageparole.niceboard.com/ecole-spirituelle-en-virtuel-f4/a-l-ecole-virtuelle-du-p-raniero-cantalamessa-ofmcap-t360.htm

Si, sur notre site « Écoute et Partage la Parole avec ton cœur », notre ami coeurtendre a conçu le projet de collecter et présenter – si agréablement ! – les méditations et conférences du Père Cantalamessa, c’est principalement avec, présentes à son esprit, les personnes éloignées – pour des raisons diverses - de toute église ou communauté chrétienne ; des personnes seules, âgées, malades…, qui n’ont pas la possibilité (la chance) de préparer la Venue de notre Sauveur avec d’autres chrétiens. Sad :sts: I love you
D’ailleurs toutes les richesses spirituelles de notre site ont été rassemblées là pour suppléer à une certaine désertification de nos églises et à une certaine pauvreté dans le cadre de l’Évangélisation.

Je souhaite remercier chaleureusement, ici, coeurtendre, concepteur de notre site et travailleur acharné au service du Seigneur. cheers Le montage des sujets relatifs à la prédication lui ont demandé deux longues journées de travail ; pale alors, que ce ne soit pas en vain, préparons-nous à ce temps de l’Espérance et de la Joie ! sunny

Merci pour votre attention. Very Happy Dieu vous bénisse ! I love you Amen





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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Jeu 04 Déc 2008, 10:48

Merci Chère Fanny I love you

Je suis allée voir le lien et j'y ai lu la prédication du Père Cantalamessa concernant la banalisation de l'Eucharistie , sujet auquel je suis très sensible.

Quel beau travail pour l'Avent flower heureux

J'y reviendrai.
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Jeu 04 Déc 2008, 13:27

-Julienne a écrit:
Merci Chère Fanny I love you

Je suis allée voir le lien et j'y ai lu la prédication du Père Cantalamessa concernant la banalisation de l'Eucharistie , sujet auquel je suis très sensible.

Quel beau travail pour l'Avent flower heureux

J'y reviendrai.





sunny Bonjour chère Julienne.

Oh oui, quel magnifique travail pour nous aider à nous préparer à recevoir l'Enfant-Dieu en nous!! drunken I love you cheers

Merci de réagir à ces si profondes méditations et réflexions du Père Raniero Catalamessa, capucin de l'ordre des frères mineurs et prédicateur de la Maison Pontificale. I love you

Tous ses propos sont prodigieusement intéressants, et je comprends que tu réagisses sur ceux mettant vivement en garde contre une banalisation de l'Eucharistie! J'y suis aussi sensible que toi. Sad :sts: I love you

Voici le texte de l'une des Conférences du Père prêcheur, afin de susciter chez nos amis dans le Christ ou absents à son Amour (à Son appel), le goût d'approfondir la Parole de Dieu qui Se donne pleinement en Jésus notre Sauveur sunny :




Très Saint-Père, je ressens le besoin d’accomplir deux choses en cet instant : vous remercier pour la confiance que vous m’avez accordée en me demandant de conserver ma charge de Prédicateur de la Maison Pontificale et vous exprimer ma plus totale obéissance et fidélité, comme successeur de Pierre.

Je crois que la plus belle façon de saluer le début d’un nouveau pontificat est de rappeler à la mémoire et de tenter de reproduire l’acte sur lequel le Christ a fondé le primat de Pierre. Simon devient Képhas, Pierre, au moment où, grâce à la révélation du Père, il professe sa foi dans l’origine divine de Jésus. « Sur cette pierre – c’est ainsi que saint Augustin paraphrase les paroles du Christ – je bâtirai la foi que tu as professée. Je bâtirai mon Eglise sur le fait que tu as dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (1).

J’ai pensé choisir « la foi en Jésus Christ » comme thème de la prédication d’Avent. Dans cette première méditation je voudrais tenter de définir la situation qui semble être celle de notre société, dans le domaine de la foi en Jésus Christ et le remède que la Parole de Dieu nous propose pour y faire face. Lors des prochaines rencontres nous méditerons sur ce que nous dit aujourd’hui la foi en Jésus Christ de Jean, de Paul, du Concile de Nicée, et la foi vécue de Marie, sa mère.

1. Présence – absence du Christ

Quel rôle Jésus a-t-il dans notre société et dans notre culture ? Je pense que l’on peut parler, à cet égard, d’une présence-absence du Christ. A un certain niveau – celui des mass media en général – Jésus Christ est très présent, il est même une « superstar », si l’on en croit le titre d’une célèbre comédie musicale sur lui. Dans une série interminable de récits, de films et de livres, les écrivains manipulent la figure du Christ, utilisant parfois le prétexte de nouveaux documents historiques fantomatiques sur lui. Le Da Vinci Code est le dernier épisode, et le plus agressif, de cette longue série. C’est désormais devenu une mode, un genre littéraire. On spécule sur le grand retentissement du nom de Jésus et sur ce qu’il représente pour une large partie de l’humanité pour s’assurer une vaste publicité à bas prix. Et ceci est du parasitisme littéraire.

Dans un certain sens on peut donc dire que Jésus Christ est très présent dans notre culture. Mais si nous considérons le domaine de la foi, auquel il appartient en premier lieu, nous notons en revanche une absence inquiétante, voire même un refus de sa personne.

D’abord au niveau théologique. Un certain courant théologique soutient que le Christ ne serait pas venu pour le salut des Juifs (auxquels il suffirait de rester fidèles à l’Ancienne alliance), mais uniquement pour celui des gentils. Un autre courant soutient qu’il ne serait pas nécessaire non plus pour le salut des gentils, car ceux-ci ont, grâce à leur religion, un rapport direct avec le Logos éternel, et n’ont donc pas besoin de passer par le Verbe incarné et son mystère pascal. On finit par se demander pour qui le Christ est encore nécessaire !

Ce que l’on observe dans la société en général, y compris ceux qui se définissent comme des « croyants chrétiens », est encore plus préoccupant. En quoi croient-ils en réalité, ceux qui se définissent « croyants » en Europe et ailleurs ? Ils croient, le plus souvent, à l’existence d’un Etre suprême, d’un Créateur ; ils croient qu’il existe un « au-delà ». Mais il s’agit là d’une foi déiste, et pas encore d’une foi chrétienne. Si l’on tient compte de la fameuse distinction de Karl Barth, on parle là de religion et pas encore de foi. Diverses enquêtes sociologiques relèvent ce fait également dans des pays d’ancienne tradition chrétienne, comme la région d’où je suis originaire, les Marches. Jésus Christ est en pratique absent de ce type de religiosité.

Le dialogue entre science et foi, à nouveau particulièrement d’actualité, conduit aussi, involontairement, à mettre le Christ entre parenthèses. Il a en effet pour objet, Dieu, le Créateur. La personne historique de Jésus de Nazareth n’y a aucune place. Il se produit la même chose dans le dialogue avec la philosophie qui préfère aborder les concepts métaphysiques que la réalité historique.


Ce qui se passa dans l’Aréopage d’Athènes à l’occasion de la prédication de Paul est en fait en train de se répéter à l’échelle mondiale. Tant que l’Apôtre parlait du Dieu « qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve » … les savants athéniens l’écoutaient avec intérêt ; lorsqu’il commença à parler de Jésus Christ « ressuscité d’entre les morts », ils répondirent par un poli « nous t’entendrons là-dessus une autre fois » (Ac 17, 22-30).

Il suffit d’un simple coup d’oeil au Nouveau Testament pour comprendre combien nous sommes loin, dans ce cas, de la signification originelle du mot « foi » dans le Nouveau Testament. Pour Paul, la foi qui justifie les pécheurs et confère l’Esprit Saint (Ga 3, 2), en d’autres termes, la foi qui sauve, est la foi en Jésus Christ, dans son mystère pascal de mort et de résurrection. Pour Jean aussi, la foi « qui vainc le monde » est la foi en Jésus Christ. « Quel est le vainqueur du monde sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jn 5, 4-5).

Face à cette nouvelle situation, la première tâche pour nous est de faire, avant tout, un grand acte de foi. « Gardez courage. Moi, j’ai bel et bien vaincu le monde » (Jn 16, 33), nous a dit Jésus. Il n’a pas seulement vaincu le monde de l’époque mais le monde de toujours…. Il n’y a donc pas lieu d’avoir peur ou de se résigner. Elles me font sourire les éternelles prophéties sur la fin inévitable de l’Eglise et du christianisme dans la société technologique de l’avenir. Nous avons, nous, une prophétie bien plus crédible : « Ciel et terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Mt 24, 35).

Mais nous ne pouvons pas rester inertes ; nous devons nous efforcer de répondre de manière appropriée aux défis auxquels la foi dans le Christ est confrontée à notre époque. Pour ré-évangéliser le monde post-chrétien, il est indispensable, je crois, de connaître la voie suivie par les apôtres pour évangéliser le monde pré-chrétien ! Il s’agit de deux situations qui ont beaucoup de points communs. Et c’est ce que j’aimerais maintenant essayer de mettre en lumière : comment se présente la première évangélisation ? Quel chemin a suivi la foi dans le Christ pour conquérir le monde ?

2. Kérygme et didaché

Tous les auteurs du Nouveau Testament présupposent l’existence et la connaissance, de la part des lecteurs, d’une tradition commune (paradosis) remontant au Jésus terrestre. Cette tradition présente deux aspects, ou deux composantes : une composante appelée « prédication », ou annonce (kérygme) qui proclame ce que Dieu a opéré en Jésus de Nazareth, et une composante appelée « enseignement » (didaché) qui présente des normes éthiques pour une juste manière d’agir de la part des croyants (2). Diverses épîtres de Paul reflètent cette répartition, car elles contiennent une première partie kérygmatique, de laquelle découle une seconde partie à caractère parénétique ou pratique.

La prédication, ou le kérygme, est appelée l’« evangelo » (3) ; l’enseignement, ou didaché, est en revanche appelé la « loi », ou le commandement, du Christ, qui se résume dans la charité (4). De ces deux choses, la première – le kérygme, ou évangile – est ce qui donne origine à l’Eglise ; la deuxième – la loi, ou la charité – qui jaillit de la première, est ce qui trace à l’Eglise un idéal de vie morale, qui « forme » la foi de l’Eglise. En ce sens, l’Apôtre distingue son œuvre de « père » dans la foi, à l’égard des Corinthiens, de celle des « pédagogues » venus après lui. Il dit : « C’est moi qui, par l’Evangile, vous ai engendrés dans le Christ Jésus » (1 Co 4, 15).
Par conséquent, la foi en tant que telle, ne naît qu’en présence du kérygme, ou de l’annonce. « Et comment croire – écrit l’Apôtre en parlant de la foi dans le Christ – sans d’abord l’entendre ? Et comment entendre sans quelqu’un qui proclame ? » (Rm 10, 14). Littéralement : « Sans quelqu’un qui proclame le kérygme » (choris keryssontos). Et il conclut : « La foi naît de ce qu’on entend dire et ce qu’on entend dire vient de la parole du Christ » (Rm 10, 17), c’est-à-dire de « l’évangile » ou du kérygme.
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Jeu 04 Déc 2008, 13:36

Very Happy (Suite de la Conférence)

Dans le livre Introduction au christianisme, le Saint-Père Benoît XVI, alors professeur de théologie, a mis en évidence les profondes implications de cela. Il écrit : « Dans la formule ‘la foi naît de l’écoute’…la distinction fondamentale entre foi et philosophie est clairement mise en lumière… Dans la foi il y a une priorité de la parole sur la pensée… Dans la philosophie la pensée précède la parole ; celle-ci est donc un produit de la réflexion, que l’on tente ensuite de traduire en paroles… La foi en revanche aborde toujours l’homme de l’extérieur… il ne s’agit pas d’un élément pensé par le sujet, mais qui lui a été dit, qui lui arrive sous forme de ‘non pensé’ et de ‘non pensable’, en le mettant directement en cause et en l’engageant » (5).

La foi vient donc de l’écoute de la prédication. Mais quel est, exactement, l’objet de la « prédication » ? On sait que sur les lèvres de Jésus, la grande nouvelle qui sert de toile de fond à ses paraboles et de laquelle sont issus tous ses enseignements est : « Le Royaume de Dieu est venu jusqu’à vous ! » Mais quel est le contenu de la prédication sur les lèvres des apôtres ? L’œuvre de Dieu en Jésus de Nazareth ! C’est vrai, mais il y a quelque chose d’encore plus petit, qui est le noyau germinatif de tout et qui, par rapport au reste, est comme le soc, cette espèce d’épée placée devant la charrue qui fend la première le sol et permet à la charrue de tracer le sillon et de retourner la terre.

Ce noyau plus restreint est l’exclamation : « Jésus est le Seigneur ! »… Le mystère de cette parole est tel que celle-ci ne peut être prononcée qu’« avec l’Esprit Saint » ( 1 Co 12, 3). A elle seule elle donne accès au salut à celui qui croit à sa résurrection : « En effet, si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » (Rm 10, 9).

Comme le sillon d’un beau navire – dirait Charles Péguy – s’élargit pour finir par disparaître et se perdre, mais commence par une pointe qui est la pointe même du navire, de même – j’ajouterais – la prédication de l’Eglise va s’élargissant, jusqu’à constituer un immense édifice doctrinal, mais commence par une pointe et cette pointe est le kérygme : « Jésus est le Seigneur ! »

L’exclamation : « Le Royaume de Dieu est là ! », dans la prédication de Jésus, correspond donc, dans la prédication des apôtres, à l’exclamation : « Jésus est le Seigneur ! » Il n’y a toutefois aucune opposition, mais une continuité parfaite entre Jésus qui prêche et le Christ prêché, car dire : « Jésus est le Seigneur ! » est comme dire qu’en Jésus, crucifié et ressuscité, se sont finalement réalisés le règne et la souveraineté de Dieu sur le monde.

Nous devons nous mettre bien d’accord pour ne pas tomber dans une reconstruction irréelle de la prédication apostolique. Après la Pentecôte, les apôtres ne vont pas à travers le monde en répétant toujours et uniquement : « Jésus est le Seigneur ! ». Ce qu’ils faisaient, lorsqu’ils se retrouvaient dans la situation de devoir annoncer pour la première fois la foi dans un certain milieu, c’était plutôt aller droit au cœur de l’Evangile, en proclamant deux faits : Jésus est mort – Jésus est ressuscité, et le motif de ces deux faits : il est mort « pour nos péchés » ; il est ressuscité « pour notre justification » (cf. 1 Co 15, 4 ; Rm 4, 25). Dramatisant, Pierre dans les Actes des Apôtres ne fait que répéter à ceux qui l’écoutent : « vous avez fait mourir Jésus de Nazareth, Dieu l’a ressuscité, et l’a fait Seigneur et Christ » (6).

L’annonce : « Jésus est le Seigneur ! n’est donc que la conclusion, tantôt implicite tantôt explicite, de cette brève histoire, racontée sous forme toujours vivante et nouvelle, même si substantiellement identique, et, en même temps, ce en quoi cette histoire se résume et devient agissante pour celui qui l’écoute. Jésus Christ « s’est dépouillé… devenant obéissant jusqu’à la mort à la mort sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé… afin que toute langue proclame que le Seigneur c’est Jésus Christ » (Ph 2, 6-11).

La proclamation : « Jésus est le Seigneur ! » ne constitue donc pas à elle seule, toute la prédication mais elle en constitue d’une certaine manière, l’âme, elle est le soleil qui l’éclaire. Elle établit une sorte de communion avec l’histoire du Christ à travers « l’hostie » de la parole et fait penser, par analogie, à la communion qui se réalise avec le corps du Christ à travers l’hostie faite de pain dans l’Eucharistie.

Découvrir la foi c’est ouvrir les yeux de manière inattendue et étonnée, à cette lumière. Evoquant à nouveau le moment de sa conversion, Tertullien le décrit comme la sortie du grand utérus sombre de l’ignorance, en tressaillant à la lumière de la Vérité (7). C’était comme l’éclosion d’un monde nouveau ; la première épître de Pierre le définit comme un passage « des ténèbres à son admirable lumière » (1 P 2, 9 ; Co 1, 12 ss.).

Le kérygme, comme l’a bien expliqué l’exégète Heinrich Schlier, a un caractère assertif et autoritaire, et non discursif ou dialectique, c’est-à-dire qu’il n’a pas besoin de se justifier avec des raisonnements philosophiques ou apologétiques : on l’accepte ou on ne l’accepte pas. Il ne s’agit pas de quelque chose dont on peut disposer, car c’est lui qui dispose de tout ; il ne peut être fondé par quelqu’un, car c’est Dieu lui-même qui le fonde et c’est lui qui constitue ensuite le fondement de l’existence. (8)

Au IIe siècle le [philosophe] païen Celse, écrit en effet indigné : « Les chrétiens se comportent comme ceux qui croient sans raison. Certains d’entre eux ne veulent même pas donner ou recevoir une raison autour de ce auquel ils croient et utilisent des formules comme celles-ci : ‘Ne discute pas mais crois ; la foi te sauvera. La sagesse de ce siècle est un mal et l’insanité est un bien » (9).

Celse (qui nous apparaît ici extraordinairement proche des partisans modernes de la pensée faible) voudrait en somme que les chrétiens présentent leur foi de manière dialectique, c’est-à-dire en la soumettant en tout et pour tout à la recherche et à la discussion, afin que celle-ci puisse entrer dans le cadre général, acceptable y compris sur le plan philosophique, d’un effort d’auto-compréhension de l’homme et du monde qui restera toujours provisoire et ouverte.

Naturellement, le refus des chrétiens de donner des preuves et d’accepter des discussions ne concernait pas l’ensemble de l’itinéraire de la foi, mais uniquement son début. Les chrétiens ne fuyaient pas, même à cette époque, la confrontation et le fait de « donner raison de leur espérance » également aux Grecs (cf. 1 P 3, 15). (…) Ils pensaient seulement que la foi elle-même ne pouvait pas naître de cette confrontation, mais devait la précéder comme œuvre de l’Esprit et non de la raison. La confrontation pouvait, tout au plus, la préparer et, une fois accueillie, en montrer la « justesse ».



Dernière édition par Fanny le Jeu 04 Déc 2008, 13:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Jeu 04 Déc 2008, 13:38

Very Happy Very Happy (Suite 2 de la Conférence)

A l’origine, le kérygme se distinguait, nous l’avons vu, de l’enseignement (didaché), comme de la catéchèse. Ces derniers tendent à former la foi, ou a en préserver la pureté, alors que le kérygme tend à la susciter. Il a pour ainsi dire, un caractère explosif, ou germinatif ; il ressemble davantage à la graine qui fait naître l’arbre, qu’au fruit mûr au sommet de l’arbre qui, dans le christianisme est plutôt constitué par la charité. Le kérygme n’est absolument pas obtenu en concentrant ou en résumant, comme s’il était le cœur de la tradition ; il est à part, ou mieux, au tout début. C’est de là que se développe tout le reste, y compris les quatre Evangiles.

Sur ce point il y a eu une évolution due à la situation générale de l’Eglise. Dans la mesure où l’on va vers un régime chrétien, dans lequel tout ce qui nous entoure est chrétien, ou se considère chrétien, on ressent moins l’importance du choix initial par lequel on devient chrétien, d’autant plus que le baptême est désormais administré normalement aux enfants, qui ne sont pas en mesure de faire un tel choix. Ce qui est le plus accentué, de la foi, ce n’est pas tant le moment initial, le miracle de découvrir la foi, que l’exhaustivité et l’orthodoxie des contenus de la foi elle-même.

3. Redécouvrir le kérygme

Cette situation a aujourd’hui une forte influence sur l’évangélisation. Les Eglises possédant une forte tradition dogmatique et théologique (comme l’Eglise catholique, par excellence), risquent de se trouver désavantagées, si en dessous de l’immense patrimoine de doctrine, de lois et d’institutions, elles ne retrouvent pas ce noyau primordial capable de susciter en lui-même la foi.

Se présenter à l’homme d’aujourd’hui, qui souvent ne connaît pas le Christ, avec l’ampleur de cette doctrine, c’est comme mettre l’une de ces lourdes chapes de brocart que l’on utilisait jadis, sur les épaules d’un enfant. Nous sommes davantage préparés, par notre passé, à être des « pasteurs » qu’à être des « pêcheurs » d’hommes ; c’est-à-dire que nous sommes mieux préparés à nourrir les personnes qui viennent à l’église, qu’à porter de nouvelles personnes à l’église, ou repêcher celles qui se sont éloignées et vivent en marge de l’Eglise.

Et ceci est une des causes pour lesquelles, dans certaines parties du monde, tant de catholiques abandonnent l’Eglise catholique pour d’autres réalités chrétiennes ; ils sont attirés par une annonce simple et efficace qui les met directement en contact avec le Christ et leur fait expérimenter la puissance de son Esprit.

Il faut certes se réjouir du fait que ces personnes aient retrouvé une foi vécue, mais c’est triste qu’elles aient abandonné l’Eglise pour cela. Avec tout le respect et l’estime que nous devons avoir pour ces communautés chrétiennes qui ne sont pas toutes des sectes (avec certaines d’entre elles l’Eglise catholique entretient depuis des années un dialogue œcuménique, ce qu’elle ne ferait certes pas avec des sectes !), il faut reconnaître que celles-ci n’ont pas les moyens que possède l’Eglise catholique pour conduire les personnes à la perfection de la vie chrétienne.

Pour nombre d’entre eux tout continue à tourner, du début à la fin, autour de la première conversion, ce que l’on appelle la nouvelle naissance, alors que pour nous catholiques cela est seulement le début de la vie chrétienne. Après, doivent venir la catéchèse et le progrès spirituel qui passe à travers le renoncement de soi, la nuit de la foi, la croix, jusqu’à la résurrection. L’Eglise catholique possède une spiritualité extrêmement riche, un nombre incalculable de saints, le magistère et surtout les sacrements.

Il faut donc que l’annonce fondamentale, une fois au moins, nous soit proposée, claire et de manière essentielle, non seulement aux catéchumènes, mais à tous, puisque la majorité des croyants d’aujourd’hui n’est pas passée à travers le catéchuménat. Certains des nouveaux mouvements ecclésiaux constituent aujourd’hui une grâce pour l’Eglise précisément parce qu’ils sont le lieu où des adultes ont finalement l’occasion d’écouter le kérygme, de renouveler leur propre baptême, de choisir en conscience le Christ comme Seigneur et sauveur personnel et de s’engager activement dans la vie de leur Eglise.

La proclamation de Jésus comme Seigneur devrait trouver sa place d’honneur dans tous les moments forts de la vie chrétienne. Les occasions les plus propices sont peut-être les funérailles parce que face à la mort l’homme s’interroge, a le cœur ouvert, est moins distrait qu’en d’autres occasions. Le kérygme chrétien est le seul à pouvoir donner à l’homme une parole à la hauteur de la question de la mort.

Le kérygme retentit, il est vrai, au moment le plus solennel de chaque Messe : « Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ». Mais, isolée, celle-ci demeure une simple forme d’acclamation. Il a été dit que « les évangiles sont des récits de la passion précédés d’une longue introduction » (M. Köhler). Mais, étrangement, la partie originelle et la plus importante de l’Evangile est celle qui est la moins lue et la moins écoutée au cours de l’année. On ne lit la Passion du Christ à l’église, en aucun jour de fête avec grande affluence de fidèles, excepté le Dimanche des Rameaux où, du fait de la longueur de la lecture et de la solennité des rites, il n’y a plus le temps de prononcer une homélie consistante.

Maintenant qu’il n’existe plus de missions populaires comme autrefois, il est possible qu’un chrétien n’entende jamais, au cours de sa vie, une prédication sur la passion. Et pourtant, c’est précisément cette prédication qui en général ouvre les cœurs endurcis. Nous en avons eu la démonstration à l’occasion de la projection du film de Mel Gibson « La passion du Christ ». Il y a eu des cas de détenus qui avaient toujours nié être coupables, et qui après avoir vu ce film ont spontanément confessé leur délit.

4. Choisir Jésus comme Seigneur.

Nous sommes partis de la question : « Quelle place occupe le Christ dans la société d’aujourd’hui ? » mais nous ne pouvons pas conclure sans nous poser la question la plus importante dans un contexte comme celui-ci : « Quelle place occupe le Christ dans ma vie ? » Rappelons-nous du dialogue de Jésus avec les apôtres à Césarée de Philippe : « Au dire des gens, qu’est le Fils de l’homme ?... Mais pour vous, qui suis-je ? (Mt 16, 13-15). Le plus important pour Jésus ne semble pas être ce que pense de lui les gens, mais ce que pensent de lui ses disciples les plus proches.

J’ai évoqué ci-dessus la raison objective qui explique l’importance de la proclamation du Christ comme Seigneur dans le Nouveau Testament : celle-ci rend les événements salvifiques dont elle fait mémoire, présents et agissants. Il existe cependant aussi une raison subjective, et existentielle. Dire « Jésus est le Seigneur » signifie prendre une décision de fait. C’est comme dire : Jésus Christ est « mon » Seigneur ; je lui reconnais tout droit sur moi, je lui cède les rênes de ma vie ; je ne veux plus vivre « pour moi-même », mais « pour lui, qui est mort et ressuscité pour moi » (cf. 2 Co 5, 15).

Proclamer Jésus comme son propre Seigneur, signifie lui soumettre tout notre être, faire pénétrer l’évangile dans tout ce que nous faisons. Cela signifie, pour reprendre une phrase du vénéré Jean-Paul II, « ouvrir, ouvrir toutes grandes les portes au Christ ».

Il m’est arrivé d’être reçu dans des familles et j’ai vu ce qui se passe lorsque l’on sonne à la porte et qu’une visite inattendue est annoncée. La maîtresse de maison s’empresse de fermer les portes des chambres en désordre, avec le lit qui n’est pas fait, afin de conduire l’hôte dans la pièce la plus accueillante. Avec Jésus, il faut faire tout le contraire : ouvrir précisément « les pièces en désordre » de la vie, surtout la pièce chargée des intentions… pour qui travaillons-nous et pour quoi le faisons-nous ? Pour nous-mêmes ou pour le Christ, pour notre gloire ou pour celle du Christ ? En cette période d’Avent, c’est la meilleure manière de préparer un berceau accueillant pour le Christ qui vient à Noël. Like a Star @ heaven sunny

NOTES
1. S. Augustin, Sermo 295, 1 (PL 38,1349).
2. Cf. C. H. Dodd, Storia ed Evangelo, Brescia, Paideia, 1976, pp. 42 ss.
3. Cf., par exemple, Mc 1, 1; Rm 15, 19; Ga 1, 7.
4. Cf. Ga 6, 2; 1 Co 7, 25; Jn 15, 12; 1 Jn 4, 21.
5. J. Ratzinger, Introduzione al cristianesimo, Brescia, Queriniana, 1969, pp. 56 s.
6. Cf. Ac 2, 22-36; 3, 14-19; 10, 39-42.
7. Tertullien, Apologeticum, 39, 9: “ad lucem expavescentes véritatis” .
8. H. Schlier, Kerygma e sophia, in Il tempo della Chiesa, Bologna 1968, pp. 330-372.9. In Origene, Contra Celsum, I, 9.

[Texte original : italien – Traduction réalisée par Zenit]



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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Jeu 04 Déc 2008, 13:49

[size=12]Bonjour Chère Fanny,

J'aime beaucoup lire le Père Raniero Cantalamessa I love you

Et forcément j'ai d'abord été attirée par l'homélie concernant la banalisation de l'Eucharistie. Nous avons je crois en commun cette dévotion envers la Ste Eucharistie fleur 6 :sts: fleur 6

Lorsque il m'arrive de distribuer la Communion, je peux constater et pas parce que j'épie la façon de communier de chacun l'indifférence ! certains prennent l'hostie comme s'il s'agissait d'un vulgaire bonbon et ne la trempent parfois pas dans le vin ou ne font pas attention ! un jour heureusement c'est ma main qui a recueilli ce sang précieux ! d'autres fois il faut faire attention car certains trempent avec distraction l'hostie dans la coupe et si je ne la tenais fermement What a Face

Heureusement, il y a d'autres personnes qui sont très honorées et émues quand on leur demande de distribuer la Ste Communion.

Je crois que le monde a besoin qu'on lui reparle de la "Présence réelle" ce saint mystère :sts:

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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Jeu 04 Déc 2008, 13:58

Very Happy Very Happy Merci Chère Fanny pour les suites d'homélies !


Je vais m'empresser d'ouvrir toutes les pièces en désordre au Christ afin de lui préparer un beau berceau pour Noël !
:colors:
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Ven 05 Déc 2008, 05:40


1. « Si vous ne croyez pas que Moi, Je Suis… »

Un jour, je célébrais la messe dans un monastère de clôture. C’était le temps pascal. L’évangile était un passage de Jean dans lequel Jésus répète à plusieurs reprises son « Je suis » : « Si vous ne croyez pas que Moi, Je Suis, vous mourrez dans vos péchés… Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous saurez que moi Je Suis… Avant qu’Abraham existât, Je Suis » (Jn 8, 24.28.5.


Le fait que les mots « Je Suis » commencent tous deux par une majuscule – contrairement à toute règle grammaticale – en plus certainement de quelque autre cause plus mystérieuse, a fait jaillir une étincelle. Ces mots se sont illuminés en moi. Ce n’était plus seulement le Christ d’il y a 2000 ans qui le prononçait, mais le Christ ressuscité et vivant qui proclamait de nouveau, à ce moment, devant nous, son Ego Eimi, « Je Suis ! ». Ces mots prenaient une résonance cosmique. Ce n’était qu’une simple émotion de foi, mais de ces émotions qui, une fois passées, laissent dans le cœur un souvenir ineffaçable.


J’ai commencé par ce souvenir personnel car le thème de cette méditation est la foi en Jésus Christ dans l’Evangile de Jean, et le « Je Suis » du Christ est la plus haute expression de cette foi. Les commentaires modernes sur le quatrième évangile sont unanimes : ils voient tous dans ces paroles de Jésus une allusion au nom divin, tel que celui-ci se présente, par exemple dans Isaïe 43, 10 : « Afin que vous le sachiez, que vous croyiez en moi et que vous compreniez que c’est moi ».


Saint Augustin mettait cette parole de Jésus en relation avec la révélation du nom divin dans Exode 3, 14, et concluait en disant : « Il me semble que le Seigneur Jésus Christ, en disant : ‘Si vous ne croyez pas que Je Suis’, a tout simplement voulu dire ceci : ‘Oui, si vous ne croyez pas que je suis Dieu, vous mourrez dans vos péchés » (1).


On pourrait répondre que ce sont les paroles de Jean, que ce sont des développements tardifs de la foi, et pas des paroles prononcées par Jésus. Mais la question est précisément là. Ce sont bel et bien des paroles de Jésus ; certainement de Jésus ressuscité qui vit et parle désormais « dans l’Esprit », mais toujours de Jésus, le Jésus de Nazareth.


On a aujourd’hui l’habitude de distinguer les paroles « authentiques » de Jésus dans l’évangile, et les paroles « non authentiques », c’est-à-dire de distinguer les paroles prononcées vraiment par lui au cours de sa vie et les paroles qui lui ont été attribuées par les apôtres, après sa mort. Mais cette distinction est très ambiguë et n’est pas valable dans le cas du Christ, comme dans le cas d’un auteur humain commun.


Il ne s’agit pas, bien évidemment de mettre en doute le caractère pleinement humain et historique des écrits du Nouveau Testament, la diversité des genres littéraires et des « formes », et encore moins de revenir à l’idée ancienne de l’inspiration verbale et presque mécanique de l’Ecriture. Il s’agit seulement de savoir si l’inspiration biblique a encore un sens pour les chrétiens, ou non ; si, lorsqu’à la fin d’une lecture biblique nous proclamons : « Parole du Seigneur ! », nous croyons ou non à ce que nous disons ».



2. « L’œuvre de Dieu est croire en celui qu’il a envoyé »

Le Christ est l’objet spécifique et premier de la foi selon Jean. « Croire », sans autre spécification, signifie désormais croire au Christ. Cela peut également signifier croire en Dieu, au Dieu qui a envoyé son Fils dans le monde. Jésus s’adresse à des personnes qui croient déjà au vrai Dieu ; toute son insistance sur la foi concerne désormais cette chose nouvelle qui est sa venue dans le monde, le fait de parler au nom de Dieu. En un mot, le fait qu’il soit le Fils unique de Dieu, « une seule chose avec le Père ».


Jean a fait de la divinité du Christ et de sa filiation divine le but premier de son évangile, le thème qui unifie tout. Il conclut son évangile en disant : « Ceux-là [signes] ont été mis par écrit, pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jn 20, 31) ; et conclut sa première épître avec des mots presque identiques : « Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle » (1Jn 5, 13).


Si l’on survole rapidement le Quatrième évangile on se rend compte que la foi dans l’origine divine du Christ en constitue à la fois l’intrigue et la trame. Croire en celui que le Père a envoyé est vu comme « l’œuvre de Dieu », ce qui plaît le plus à Dieu (cf. Jn 6, 29). Ne pas le croire est vu, en conséquence, comme « le péché » par excellence : Le consolateur « établira la culpabilité du monde en fait de péché » et le péché est de ne pas avoir cru en lui (Jn 16, 8-9). Jésus demande pour lui le type de foi que l’on demandait pour Dieu dans l’Ancien Testament : « Croyez en Dieu, croyez aussi en moi » (Jn 14, 1).


Même après sa disparition, la foi en lui restera la grande ligne de séparation au sein de l’humanité : il y aura d’une part ceux qui croiront, même sans avoir vu (cf. Jn 20, 29), de l’autre, le monde qui refusera de croire. Face à cette distinction, toutes les autres, connues auparavant, y compris la distinction entre juifs et gentils, passeront au deuxième plan.


On reste stupéfait devant l’entreprise que l’Esprit de Jésus a permis à Jean de mener à terme. Il a embrassé les thèmes, les symboles, les attentes, tout ce qu’il y avait de vivant sur le plan religieux, aussi bien dans le monde juif que dans le monde grec, faisant concourir tout cela vers une idée unique, mieux encore une personne unique : Jésus Christ Fils de Dieu, sauveur du monde.


En lisant les livres de certains savants, issus de « l’Ecole d’histoire comparée des religions », on pourrait penser que le mystère chrétien présenté par Jean ne se différentie que par peu de chose, du mythe religieux gnostique et mandéen, ou de la philosophie religieuse hellénistique et hermétique. Les contours s’estompent, les parallélismes se multiplient. La foi chrétienne devient une variante de cette mythologie changeante et de cette religiosité diffuse.


Mais que signifie cela ? Cela signifie seulement qu’elle fait abstraction de la chose essentielle : de la vie et de la force historique qui se cachent derrière les systèmes et les représentations. Les personnes vivantes sont différentes les unes des autres mais les squelettes se ressemblent tous. Une fois réduit à l’état de squelette, isolé de la vie qu’il a engendrée, c’est-à-dire de l’Eglise et des saints, le message chrétien risque toujours de se confondre avec d’autres propositions religieuses, alors qu’il est « unique ».


Jean ne nous a pas transmis un ensemble de doctrines religieuses anciennes, mais un puissant kérygme. Il a appris la langue des hommes de son temps, pour crier dans cette langue, de toutes ses forces, l’unique vérité qui sauve, la Parole par excellence, « le Verbe ».


Une telle entreprise ne se réalise pas derrière un bureau. La synthèse de la foi dans le Christ de Jean s’est comme « embrasée », sous l’influence de cette « onction » de l’Esprit Saint qui enseigne toute chose, dont lui-même parle, certainement par expérience personnelle, dans la première épître (cf. 1 Jn 2, 20.27). Et justement, à cause de cette origine, ce n’est pas en restant derrière un bureau avec quatre ou cinq dictionnaires ouverts devant soi, que l’on comprend, même aujourd’hui, l’évangile de Jean.


Seule une certitude révélée, derrière laquelle se cache la force même de Dieu, pouvait se déployer dans un livre avec une telle insistance et une telle cohérence, en arrivant toujours à la même conclusion, même si elle part de mille points différents : Jésus de Nazareth est le Fils de Dieu et le sauveur du monde.



3. Heureux celui qui ne « se scandalise » pas de moi

La divinité du Christ est le plus haut sommet, l’Everest, de la foi. C’est beaucoup plus difficile que de croire simplement en Dieu. Cette difficulté est liée à la possibilité et même l’inévitabilité du « scandale » : Heureux celui qui ne se scandalise pas de moi ! [trad. Littérale de l’italien, ndlr], (cf. Mt 11, 6), dit Jésus. Le scandale vient du fait que celui qui se proclame « Dieu » est un homme de qui on sait tout : « Mais lui, nous savons d’où il est », disent les pharisiens (Jn 7, 27).


La possibilité du scandale devait être spécialement forte pour un jeune juif tel que l’auteur du quatrième évangile, habitué à penser à Dieu comme au trois fois Saint, celui que l’on ne peut voir tout en restant en vie. Mais l’opposition entre l’universalité du Logos et la contingence de l’homme Jésus de Nazareth semblait extrêmement évidente même pour la mentalité philosophique de l’époque. « Fils de Dieu – s’exclamait Celse – un homme qui a vécu il y a quelques années ? Un homme d’hier ou d’avant-hier ? », un homme « né dans un village de Judée, d’une pauvre fileuse ? » (2). Cette réaction scandalisée est la preuve la plus claire que la foi dans la divinité du Christ n’est pas le fruit de l’hellénisation du christianisme mais tout au plus de la christianisation de l’hellénisme.


On lit à ce propos des observations éclairantes dans l’Introduction au christianisme de l’actuel Souverain Pontife : « Avec le deuxième article du ‘Credo’ nous sommes devant le vrai scandale du christianisme. Celui-ci est constitué par la confession que l’homme-Jésus, un individu exécuté vers l’an 30 en Palestine, soit le ‘Christ’ (l’oint, l’élu) de Dieu, et qui plus est, le Fils même de Dieu, et donc le centre focal, le point d’appui déterminant de toute l’histoire humaine… Pouvons-nous vraiment nous permettre de nous cramponner à la tige fragile d’un seul événement historique ? Pouvons-nous courir le risque de confier toute notre existence, et même toute l’histoire, à ce fil de paille d’un événement quelconque, flottant dans l’immense océan des vicissitudes cosmiques ? (3).


On sait combien cette idée, déjà en soi inacceptable pour la pensée antique et la pensée asiatique, rencontre de résistance dans le contexte actuel du dialogue interreligieux. « Un événement particulier – fait-on observer – limité dans le temps et dans l’espace, comme l’est la personne historique du Christ, ne peut épuiser les infinies potentialités de salut de Dieu et de son Verbe ». On doit par conséquent admettre des voies de salut différentes, indépendantes du Christ historique, voire même du Verbe éternel de Dieu.


La raison peut nous aider à fournir une première réponse à cette objection. S’il est vrai, en effet, qu’aucun événement particulier ne peut épuiser, à lui seul, les potentialités infinies de salut de Dieu et de son Verbe éternel, il est également vrai que celui-ci peut réaliser, à partir de ces potentialités, ce qui suffit pour le salut du monde, le monde étant lui-même fini !


Mais en dernière analyse, seule la foi permet de dépasser le scandale. Les preuves historiques de la divinité du Christ et du christianisme ne suffisent pas pour éliminer le scandale. On ne peut croire vraiment – a écrit Kierkegaard – qu’en situation de contemporanéité, c’est-à-dire en se faisant contemporains du Christ et des apôtres. Mais l’histoire, le passé, ne nous aident pas à croire ? Le Christ n’a-t-il pas vécu il y a 2000 ans maintenant ? Son nom n’est-il pas annoncé, ne croit-on pas en lui, dans le monde entier ? Sa doctrine n’a-t-elle pas changé la face de la terre, n’a-t-elle pas pénétré de manière victorieuse dans tous les milieux ? Et l’histoire n’a-t-elle pas montré de manière plus que suffisante qu’il était Dieu ?


Non, répond ce même philosophe, l’histoire ne pourrait faire cela dans toute l’éternité ! Il est impossible de conclure, des résultats d’une vie humaine comme celle de Jésus, en disant : Donc, cet homme était Dieu ! Des empreintes sur un chemin sont la conséquence du fait que quelqu’un est passé par là. Je pourrais me tromper en pensant par exemple qu’il s’agit d’un oiseau. En examinant plus attentivement je pourrais conclure qu’il ne s’agit pas d’un oiseau, mais d’un autre animal. Mais je ne peux pas, indépendamment de la qualité de mon examen, parvenir à la conclusion qu’il ne s’agit ni d’un oiseau ni d’un autre animal, mais d’un esprit, car un esprit, de par sa nature, ne peut laisser de traces sur la route.


De même, nous ne pouvons conclure que le Christ est Dieu, en considérant simplement ce que nous connaissons de lui et de sa vie, c’est-à-dire à travers l’observation directe. Celui qui veut croire au Christ est obligé de devenir son contemporain dans l’abaissement, en écoutant le « témoignage intérieur » que l’Esprit Saint nous donne sur lui.


En tant que catholiques nous avons quelques réserves à émettre à cette manière de poser le problème de la divinité du Christ. Il manque la nécessaire mise en évidence de la résurrection du Christ, et pas seulement de son abaissement, et l’on ne tient pas suffisamment compte du témoignage extérieur des apôtres, en plus du « témoignage intérieur de l’Esprit Saint ». Il y a là un élément important de vérité dont nous devons tenir compte pour rendre notre foi toujours plus authentique et personnelle.


Saint Paul dit que « la foi du coeur obtient la justice, et la confession des lèvres, le salut » (Rm 10, 10). Le deuxième moment, la profession de foi, est important, mais s’il n’est pas accompagné de ce premier moment qui se déroule dans les profondeurs cachées du cœur, celle-ci est vaine et vide. « C’est des racines du cœur que jaillit la foi », s’exclame saint Augustin (4) en paraphrasant le corde creditur de saint Paul, c’est avec le cœur que l’on croit.


La dimension sociale et communautaire est certainement essentielle à la foi chrétienne, mais celle-ci doit être le résultat de tant d’actes de foi personnels, si l’on ne veut pas d’une foi purement conventionnelle et fictive.
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Ven 05 Déc 2008, 05:57



Prédication à la Maison Pontificale

4. « Je suis le chemin, la vérité et la vie »

Cette foi « du cœur » est le fruit d’une onction spéciale de l’Esprit. Lorsque l’on se trouve sous cette onction la foi devient une sorte de connaissance, de vision, d’illumination intérieure : « Nous, nous croyons et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu » (Jn 6, 69) ; « Nous avons contemplé le Verbe de vie » (cf. 1Jn 1, 1). Ecoute Jésus affirmer : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père sinon par moi » (Jn 14, 6), et prends conscience, profondément, de tout ton être, que ce que tu entends est vrai.

J’ai découvert récemment un cas impressionnant de cette illumination de foi survenue précisément grâce à cette parole de Jésus transmise par Jean. J’ai rencontré à Milan un artiste d’origine suisse qui avait établi des relations d’amitié avec les personnalités de la philosophie et de l’art les plus en vue de son époque et organisé des expositions personnelles de peinture en différents endroits du monde. (L’une de ses œuvres fut exposée et achetée par le Vatican à l’occasion des 80 ans de Paul VI).

Sa recherche passionnée dans le domaine religieux l’avait conduit à adhérer au bouddhisme et à l’hindouisme. Après de longs séjours au Tibet, en Inde, au Japon, il était devenu un maître dans ces disciplines. A Milan, une foule de professionnels et d’hommes de la culture avaient recours à lui pour une direction spirituelle et pratiquaient avec lui la méditation transcendantale et le yoga.

Son retour à la foi en Jésus Christ m’apparut soudain comme un témoignage extraordinairement actuel et j’ai longuement insisté pour qu’il l’écrive. Je viens de recevoir son manuscrit et je voudrais vous en lire un court extrait. Cela aide, entre autres, à comprendre ce que Saul a dû éprouver sur le chemin de Damas, face à la lumière qui anéantissait subitement tout son monde intérieur et le remplaçait par un autre :

J’étais seul, dans un bois touffu, lorsque se produisit cette révolution intérieure qui changea toute la structure pensante de mon intelligence. Je connaissais les paroles du Christ : « Je suis le chemin, la vérité et la vie et nul ne vient au Père sinon par moi ». Mais, dans le passé, je les avais trouvé quelque peu présomptueuses. Ces paroles frappaient maintenant au plus profond de moi. Après trente cinq ans de bouddhisme, hindouisme et taoïsme, j’étais attiré par « ce Dieu ». Il y avait cependant en moi la présence d’un profond refus de tout ce qui concernait le christianisme. Peu à peu je sentis une étrange sensation m’envahir, une sensation complètement nouvelle, comme je ne l’avais jamais ressenti auparavant. Je perçus la présence de Quelqu’un de qui émanait une puissance extraordinaire.

Ces paroles du Christ étaient une obsession. Elles devenaient un cauchemar. Je résistais mais le son intérieur s’amplifiait et revenait comme un écho dans ma conscience. J’étais au bord de la crise. Je perdais le contrôle de mon esprit et après trente ans de méditation du sens profond, ceci était pour moi inconcevable. « Oui, c’est vrai, tu as raison, criais-je, c’est vrai, c’est vrai, mais arrête, je t’en prie, je t’en prie ». Je croyais mourir de l’impossibilité de sortir de cette épouvantable situation. Je ne voyais plus les arbres, je n’entendais plus les oiseaux, il n’y avait plus que la voix intérieure de ces paroles qui s’inscrivaient dans mon être.

Je tombai à terre et perdis connaissance. Mais juste avant, je me sentis enveloppé d’un amour infini. Je sentais se liquéfier la structure porteuse de ma pensée, comme une grande explosion de ma conscience. Je mourais à un passé qui m’avait profondément conditionné. Toutes mes vérités se désintégraient. Je ne sais pas combien de temps je restai là, mais lorsque je repris connaissance, c’était comme si j’avais vécu une nouvelle naissance. Le ciel de mon esprit était limpide et des larmes sans fin me mouillaient le visage et le cou. J’avais le sentiment d’être l’être le plus ingrat existant sur cette terre. Oui, la grande vie existe et n’appartient pas à ce monde. Pour la première fois je découvrais ce que les chrétiens entendent par « grâce ».

Depuis plus de vingt-cinq ans cet homme, connu sous le nom de Master Bee, vit, avec sa femme, une artiste elle aussi, une vie semi-érémitique dans le monde, et enseigne la prière du cœur et celle du chapelet aux anciens disciples qui viennent le consulter.

Il n’a pas ressenti le besoin de renier ses expériences religieuses passées qui ont préparé la rencontre avec le Christ et qui lui permettent maintenant d’apprécier toute la nouveauté de cette rencontre. Il continue même à avoir un profond respect pour ces expériences, en montrant, par les faits comment il est possible de conjuguer aujourd’hui la plus totale adhésion au Christ avec une très grande ouverture aux valeurs d’autres religions.

L’histoire secrète des âmes, loin des projecteurs des mass media, est remplie de ces rencontres avec le Christ qui changent la vie et il est dommage que les discussions sur le Christ, y compris entre théologiens, fassent complètement abstraction de ces rencontres. Celles-ci montrent que Jésus est vraiment « le même, hier, aujourd’hui et à jamais », capable de saisir les cœurs des hommes d’aujourd’hui avant autant de force que lorsqu’il « saisit » Jean et Paul.


5. Le disciple que Jésus aimait (et qui aimait Jésus)

Revenons, pour terminer, au disciple que Jésus aimait. Jean nous invite très fortement à redécouvrir la personne de Jésus et à renouveler notre acte de foi en lui. Il est un témoignage extraordinaire du pouvoir que Jésus peut avoir sur le cœur d’un homme. Il nous montre comment il est possible de construire tout son univers autour du Christ. Il réussit à faire percevoir la plénitude unique, la merveille inimaginable qu’est la personne de Jésus (5).

Ce n’est pas tout. Ne pouvant emporter la foi avec eux au ciel, où celle-ci ne leur sert plus, les saints sont heureux de la laisser en héritage aux frères qui en ont besoin sur la terre, comme Elie laissa son manteau à Elisée, en montant au ciel. C’est à nous de le recueillir. Nous pouvons non seulement contempler la foi ardente de Jean, mais aussi la faire nôtre. Le dogme de la communion des saints nous assure que cela est possible et en priant nous en faisons l’expérience.

On a dit que le plus grand défi pour l’évangélisation, au début du troisième millénaire, sera l’émergence d’un nouveau type d’homme et de culture, l’homme cosmopolite qui, de Hong Kong à New York et de Rome à Stockholm, se meut désormais dans un système d’échanges et d’informations mondiales, qui efface les distances et fait passer au second plan les traditionnelles distinctions de culture et de religion.

Jean a vécu dans un contexte culturel qui ressemblait à celui-là. Le monde faisait alors, pour la première fois, l’expérience d’un certain cosmopolitisme. C’est précisément à cette époque qu’est né et que s’est affirmé le terme même de kosmopolitès, cosmopolite. Dans les grandes villes hellénistiques, comme Alexandrie d’Egypte, on respirait un air d’universalité et de tolérance religieuse.

Comment se comporte, dans une telle situation, l’auteur du quatrième évangile ? A-t-il cherché à adapter Jésus à ce climat dans lequel toutes les religions et les cultes étaient accueillis, à condition d’accepter de faire partie d’un ensemble plus grand ? Absolument pas. Il n’a fait de polémique contre personne, si ce n’est contre les mauvais chrétiens et les hérétiques au sein de l’Eglise ; il ne lança aucune polémique contre d’autres religions et cultes de l’époque (si ce n’est, dans l’Apocalypse, contre l’indu de l’empereur) ; il annonça simplement le Christ comme don suprême du Père au monde, laissant chacun libre de l’accueillir ou non. Il a, il est vrai, polémiqué avec le judaïsme, mais cela n’était pas pour lui une « autre religion », c’était sa religion !

Comment Jean est-il parvenu à une admiration aussi totale et une idée aussi absolue de la personne de Jésus ? Comment expliquer qu’au fil des années, son amour pour lui, au lieu de s’affaiblir, n’a fait qu’augmenter ? Je crois que cela est dû, au-delà de l’Esprit Saint, au fait qu’à ses côtés se tenait la Mère de Jésus, qu’il vivait avec elle, priait avec elle, parlait avec elle de Jésus. C’est impressionnant de penser que lorsqu’il conçut la phrase : « Et le Verbe s’est fait chair », l’évangéliste avait près de lui, sous le même toit, celle dans le sein duquel ce mystère s’était accompli.

Origène a écrit : « La fleur des quatre évangiles est l’évangile de Jean, dont seul celui qui a posé la tête sur la poitrine de Jésus et qui a reçu de lui Marie comme sa propre mère, peut saisir le sens profond » (6).

Jésus est né de la Vierge Marie, conçu du Saint Esprit. L’Esprit Saint et Marie, sont, à titres différents, les deux meilleurs alliés de notre effort pour nous approcher de Jésus, pour le faire naître, par la foi, dans notre vie, en ce Noël.


À l'école virtuelle du P. Raniero Cantalamessa, ofmcap
Coeurtendre explique aux internautes de Docteur Angélique,
cet homme est une perle très précieuse pour notre Saint Église.
Bonne méditation du temps de l'Avent et que notre prière vous acompagne dans ce temps si riche et merveilleuse réflexion pour réfléchir sur l'orientation de notre vie avec Dieu et nos amis chercheurs(ses) de Dieu comme nous.
NOTES
(1) Saint Augustin, In Ioh. 38,10 (PL 35, 1680).
(2) Origène, Contro Celso, I, 26.28 (SCh 147, pp. 202 ss.).
(3) J. Ratzinger, Introduzione al cristianesimo, cit., p.149.
(4) Saint Augustin, In Ioh. 26,2 (PL 35, 1607).
(5) J. Guillet, Jesus, in “Dictionnaire de spiritualité”, 8, col. 1098.
(6) Origène, Commento a Giovanni, I, 6, 23 (SCh 120, pp. 70 s).

[Texte original : italien – Traduction réalisée par Zenit]


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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Ven 05 Déc 2008, 06:11

Merci pour l'info
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MessageSujet: Première Prédication d'Avent du Père Cantalamessa   Mer 17 Déc 2008, 14:43

:colors: Première prédication d’Avent du P. Cantalamessa :colors:

05-12-2008


Texte intégral

ROME, Vendredi 5 décembre 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral de la première prédication d'Avent que le P. Raniero Cantalamessa ofmcap., prédicateur de la Maison pontificale, a prononcée ce matin dans la chapelle Redemptoris Mater, au Vatican, en présence du pape Benoît XVI, et de membres de la curie romaine.

P. Raniero Cantalamessa, ofmcap.

Première prédication de l'Avent

« Ce qui etait pour moi un gain,

je l'ai considéré comme une perte a cause du Christ »

La conversion de Paul,

modèle de véritable conversion évangélique

L'Année saint Paul est une grande grâce pour l'Eglise. Mais elle présente aussi un danger : celui de s'arrêter à Paul, à sa personnalité, à sa doctrine, sans faire le pas suivant, de lui au Christ. Le Saint-Père a mis en garde contre ce risque dans son homélie d'ouverture de l'Année saint Paul ; et lors de l'audience générale du 2 juillet dernier, il insistait : « c'est le but de l'Année paulienne : apprendre de saint Paul, apprendre la foi, apprendre le Christ ».

Cela s'est produit si souvent dans le passé, jusqu'à en arriver à cette thèse absurde : ce serait Paul, pas le Christ le vrai fondateur du christianisme. Jésus Christ aurait été pour Paul ce que Socrate était pour Platon : un prétexte, un nom, sous lequel glisser sa propre pensée.

L'Apôtre, comme avant lui Jean-Baptiste, est un index pointé vers quelqu'un de « plus grand que lui », dont il ne se sent même pas digne d'être l'apôtre. Cette thèse est donc la déformation la plus totale, l'offense la plus grave que l'on puisse faire à l'apôtre Paul. S'il revenait à la vie, il réagirait avec cette même véhémence avec laquelle il avait réagi face à une pareille confusion des Corinthiens : « Serait-ce Paul qui a été crucifié pour vous ? Ou bien serait-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ? » (1 Co 1,13).

Un autre obstacle à éviter, pour nous qui sommes croyants, consiste à nous arrêter à la doctrine de Paul sur le Christ, sans nous laisser gagner par son amour et par son zèle ardent pour Lui. Paul refuse de n'être pour nous qu'un soleil d'hiver, qui éclaire mais ne réchauffe pas. L'intention évidente de ses épîtres n'est pas de conduire les lecteurs seulement à la connaissance, mais aussi à l'amour et à la passion pour le Christ.

C'est à cela que voudraient contribuer les trois méditations d'Avent de cette année, à partir de celle d'aujourd'hui dans laquelle nous réfléchirons sur la conversion de Paul, l'évènement qui, après la mort et la résurrection du Christ, a eu la plus grande influence sur l'avenir du christianisme.


Pour lire la suite : http://www.zenit.org/rssfrench-19559


Et sur notre site : http://ecoutepartageparole.niceboard.com/ecole-spirituelle-en-virtuel-f4/a-l-ecole-virtuelle-du-p-raniero-cantalamessa-ofmcap-t360.htm


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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mer 17 Déc 2008, 14:56



:colors: Deuxième prédication d’Avent du Père Cantalamessa :colors:



Texte intégral

ROME, Vendredi 12 décembre 2008 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral de la deuxième prédication d'Avent que le P. Raniero Cantalamessa ofmcap., prédicateur de la Maison pontificale, a prononcée ce matin dans la chapelle Redemptoris Mater, au Vatican, en présence du pape Benoît XVI, et de membres de la curie romaine.

P. Raniero Cantalamessa, ofmcap.

Deuxième prédication de l'Avent

« Appelés par Dieu

à la communion avec son fils Jésus Christ »

Pour rester fidèles à la méthode de la lectio divina, tant recommandée par le récent synode des évêques, commençons par écouter les paroles de saint Paul sur lesquelles nous voulons réfléchir au cours de cette méditation :

« Mais tous ces avantages dont j'étais pourvu, je les ai considérés comme un désavantage, à cause du Christ. Bien plus, désormais je considère tout comme désavantageux à cause de la supériorité de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur. A cause de lui j'ai accepté de tout perdre, je considère tout comme déchets, afin de gagner le Christ, et d'être trouvé en lui, n'ayant plus ma justice à moi, celle qui vient de la Loi, mais la justice par la foi au Christ, celle qui vient de Dieu et s'appuie sur la foi ; le connaître, lui, avec la puissance de sa résurrection et la communion à ses souffrances, lui devenir conforme dans sa mort, afin de parvenir si possible à ressusciter d'entre les morts. Non que je sois déjà au but, ni déjà devenu parfait ; mais je poursuis ma course pour tâcher de saisir, ayant été saisi moi-même par le Christ Jésus » (Ph 3, 7-12).

Very Happy Pour lire la suite : http://www.zenit.org/article-19615?l=french


Et sur notre site : http://ecoutepartageparole.niceboard.com/ecole-spirituelle-en-virtuel-f4/a-l-ecole-virtuelle-du-p-raniero-cantalamessa-ofmcap-t360.htm
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mer 17 Déc 2008, 15:11




Très Saint-Père, je ressens le besoin d’accomplir deux choses en cet instant : vous remercier pour la confiance que vous m’avez accordée en me demandant de conserver ma charge de Prédicateur de la Maison Pontificale et vous exprimer ma plus totale obéissance et fidélité, comme successeur de Pierre.

Je crois que la plus belle façon de saluer le début d’un nouveau pontificat est de rappeler à la mémoire et de tenter de reproduire l’acte sur lequel le Christ a fondé le primat de Pierre. Simon devient Képhas, Pierre, au moment où, grâce à la révélation du Père, il professe sa foi dans l’origine divine de Jésus. « Sur cette pierre – c’est ainsi que saint Augustin paraphrase les paroles du Christ – je bâtirai la foi que tu as professée. Je bâtirai mon Eglise sur le fait que tu as dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (1).

J’ai pensé choisir « la foi en Jésus Christ » comme thème de la prédication d’Avent. Dans cette première méditation je voudrais tenter de définir la situation qui semble être celle de notre société, dans le domaine de la foi en Jésus Christ et le remède que la Parole de Dieu nous propose pour y faire face. Lors des prochaines rencontres nous méditerons sur ce que nous dit aujourd’hui la foi en Jésus Christ de Jean, de Paul, du Concile de Nicée, et la foi vécue de Marie, sa mère.

1. Présence – absence du Christ

Quel rôle Jésus a-t-il dans notre société et dans notre culture ? Je pense que l’on peut parler, à cet égard, d’une présence-absence du Christ. A un certain niveau – celui des mass media en général – Jésus Christ est très présent, il est même une « superstar », si l’on en croit le titre d’une célèbre comédie musicale sur lui. Dans une série interminable de récits, de films et de livres, les écrivains manipulent la figure du Christ, utilisant parfois le prétexte de nouveaux documents historiques fantomatiques sur lui. Le Da Vinci Code est le dernier épisode, et le plus agressif, de cette longue série. C’est désormais devenu une mode, un genre littéraire. On spécule sur le grand retentissement du nom de Jésus et sur ce qu’il représente pour une large partie de l’humanité pour s’assurer une vaste publicité à bas prix. Et ceci est du parasitisme littéraire.

Dans un certain sens on peut donc dire que Jésus Christ est très présent dans notre culture. Mais si nous considérons le domaine de la foi, auquel il appartient en premier lieu, nous notons en revanche une absence inquiétante, voire même un refus de sa personne.

D’abord au niveau théologique. Un certain courant théologique soutient que le Christ ne serait pas venu pour le salut des Juifs (auxquels il suffirait de rester fidèles à l’Ancienne alliance), mais uniquement pour celui des gentils. Un autre courant soutient qu’il ne serait pas nécessaire non plus pour le salut des gentils, car ceux-ci ont, grâce à leur religion, un rapport direct avec le Logos éternel, et n’ont donc pas besoin de passer par le Verbe incarné et son mystère pascal. On finit par se demander pour qui le Christ est encore nécessaire !

Ce que l’on observe dans la société en général, y compris ceux qui se définissent comme des « croyants chrétiens », est encore plus préoccupant. En quoi croient-ils en réalité, ceux qui se définissent « croyants » en Europe et ailleurs ? Ils croient, le plus souvent, à l’existence d’un Etre suprême, d’un Créateur ; ils croient qu’il existe un « au-delà ». Mais il s’agit là d’une foi déiste, et pas encore d’une foi chrétienne. Si l’on tient compte de la fameuse distinction de Karl Barth, on parle là de religion et pas encore de foi. Diverses enquêtes sociologiques relèvent ce fait également dans des pays d’ancienne tradition chrétienne, comme la région d’où je suis originaire, les Marches. Jésus Christ est en pratique absent de ce type de religiosité.

Le dialogue entre science et foi, à nouveau particulièrement d’actualité, conduit aussi, involontairement, à mettre le Christ entre parenthèses. Il a en effet pour objet, Dieu, le Créateur. La personne historique de Jésus de Nazareth n’y a aucune place. Il se produit la même chose dans le dialogue avec la philosophie qui préfère aborder les concepts métaphysiques que la réalité historique.



Ce qui se passa dans l’Aréopage d’Athènes à l’occasion de la prédication de Paul est en fait en train de se répéter à l’échelle mondiale. Tant que l’Apôtre parlait du Dieu « qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve » … les savants athéniens l’écoutaient avec intérêt ; lorsqu’il commença à parler de Jésus Christ « ressuscité d’entre les morts », ils répondirent par un poli « nous t’entendrons là-dessus une autre fois » (Ac 17, 22-30).

Il suffit d’un simple coup d’oeil au Nouveau Testament pour comprendre combien nous sommes loin, dans ce cas, de la signification originelle du mot « foi » dans le Nouveau Testament. Pour Paul, la foi qui justifie les pécheurs et confère l’Esprit Saint (Ga 3, 2), en d’autres termes, la foi qui sauve, est la foi en Jésus Christ, dans son mystère pascal de mort et de résurrection. Pour Jean aussi, la foi « qui vainc le monde » est la foi en Jésus Christ. « Quel est le vainqueur du monde sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jn 5, 4-5).

Face à cette nouvelle situation, la première tâche pour nous est de faire, avant tout, un grand acte de foi. « Gardez courage. Moi, j’ai bel et bien vaincu le monde » (Jn 16, 33), nous a dit Jésus. Il n’a pas seulement vaincu le monde de l’époque mais le monde de toujours…. Il n’y a donc pas lieu d’avoir peur ou de se résigner. Elles me font sourire les éternelles prophéties sur la fin inévitable de l’Eglise et du christianisme dans la société technologique de l’avenir. Nous avons, nous, une prophétie bien plus crédible : « Ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Mt 24, 35).

Mais nous ne pouvons pas rester inertes ; nous devons nous efforcer de répondre de manière appropriée aux défis auxquels la foi dans le Christ est confrontée à notre époque. Pour ré-évangéliser le monde post-chrétien, il est indispensable, je crois, de connaître la voie suivie par les apôtres pour évangéliser le monde pré-chrétien ! Il s’agit de deux situations qui ont beaucoup de points communs. Et c’est ce que j’aimerais maintenant essayer de mettre en lumière : comment se présente la première évangélisation ? Quel chemin a suivi la foi dans le Christ pour conquérir le monde ?
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mer 17 Déc 2008, 15:14

(Suite 2)

2. Kérygme et didaché

Tous les auteurs du Nouveau Testament présupposent l’existence et la connaissance, de la part des lecteurs, d’une tradition commune (paradosis) remontant au Jésus terrestre. Cette tradition présente deux aspects, ou deux composantes : une composante appelée « prédication », ou annonce (kérygme) qui proclame ce que Dieu a opéré en Jésus de Nazareth, et une composante appelée « enseignement » (didaché) qui présente des normes éthiques pour une juste manière d’agir de la part des croyants (2). Diverses épîtres de Paul reflètent cette répartition, car elles contiennent une première partie kérygmatique, de laquelle découle une seconde partie à caractère parénétique ou pratique.

La prédication, ou le kérygme, est appelée l’« evangelo » (3) ; l’enseignement, ou didaché, est en revanche appelé la « loi », ou le commandement, du Christ, qui se résume dans la charité (4). De ces deux choses, la première – le kérygme, ou évangile – est ce qui donne origine à l’Eglise ; la deuxième – la loi, ou la charité – qui jaillit de la première, est ce qui trace à l’Eglise un idéal de vie morale, qui « forme » la foi de l’Eglise. En ce sens, l’Apôtre distingue son œuvre de « père » dans la foi, à l’égard des Corinthiens, de celle des « pédagogues » venus après lui. Il dit : « C’est moi qui, par l’Evangile, vous ai engendrés dans le Christ Jésus » (1 Co 4, 15).

Par conséquent, la foi en tant que telle, ne naît qu’en présence du kérygme, ou de l’annonce. « Et comment croire – écrit l’Apôtre en parlant de la foi dans le Christ – sans d’abord l’entendre ? Et comment entendre sans quelqu’un qui proclame ? » (Rm 10, 14). Littéralement : « Sans quelqu’un qui proclame le kérygme » (choris keryssontos). Et il conclut : « La foi naît de ce qu’on entend dire et ce qu’on entend dire vient de la parole du Christ » (Rm 10, 17), c’est-à-dire de « l’évangile » ou du kérygme.

Dans le livre Introduction au christianisme, le Saint-Père Benoît XVI, alors professeur de théologie, a mis en évidence les profondes implications de cela. Il écrit : « Dans la formule ‘la foi naît de l’écoute’…la distinction fondamentale entre foi et philosophie est clairement mise en lumière… Dans la foi il y a une priorité de la parole sur la pensée… Dans la philosophie la pensée précède la parole ; celle-ci est donc un produit de la réflexion, que l’on tente ensuite de traduire en paroles… La foi en revanche aborde toujours l’homme de l’extérieur… il ne s’agit pas d’un élément pensé par le sujet, mais qui lui a été dit, qui lui arrive sous forme de ‘non pensé’ et de ‘non pensable’, en le mettant directement en cause et en l’engageant » (5).

La foi vient donc de l’écoute de la prédication. Mais quel est, exactement, l’objet de la « prédication » ? On sait que sur les lèvres de Jésus, la grande nouvelle qui sert de toile de fond à ses paraboles et de laquelle sont issus tous ses enseignements est : « Le Royaume de Dieu est venu jusqu’à vous ! » Mais quel est le contenu de la prédication sur les lèvres des apôtres ? L’œuvre de Dieu en Jésus de Nazareth ! C’est vrai, mais il y a quelque chose d’encore plus petit, qui est le noyau germinatif de tout et qui, par rapport au reste, est comme le soc, cette espèce d’épée placée devant la charrue qui fend la première le sol et permet à la charrue de tracer le sillon et de retourner la terre.

Ce noyau plus restreint est l’exclamation : « Jésus est le Seigneur ! »… Le mystère de cette parole est tel que celle-ci ne peut être prononcée qu’« avec l’Esprit Saint » ( 1 Co 12, 3). A elle seule elle donne accès au salut à celui qui croit à sa résurrection : « En effet, si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » (Rm 10, 9).

Comme le sillon d’un beau navire – dirait Charles Péguy – s’élargit pour finir par disparaître et se perdre, mais commence par une pointe qui est la pointe même du navire, de même – j’ajouterais – la prédication de l’Eglise va s’élargissant, jusqu’à constituer un immense édifice doctrinal, mais commence par une pointe et cette pointe est le kérygme : « Jésus est le Seigneur ! »

L’exclamation : « Le Royaume de Dieu est là ! », dans la prédication de Jésus, correspond donc, dans la prédication des apôtres, à l’exclamation : « Jésus est le Seigneur ! » Il n’y a toutefois aucune opposition, mais une continuité parfaite entre Jésus qui prêche et le Christ prêché, car dire : « Jésus est le Seigneur ! » est comme dire qu’en Jésus, crucifié et ressuscité, se sont finalement réalisés le règne et la souveraineté de Dieu sur le monde.

Nous devons nous mettre bien d’accord pour ne pas tomber dans une reconstruction irréelle de la prédication apostolique. Après la Pentecôte, les apôtres ne vont pas à travers le monde en répétant toujours et uniquement : « Jésus est le Seigneur ! ». Ce qu’ils faisaient, lorsqu’ils se retrouvaient dans la situation de devoir annoncer pour la première fois la foi dans un certain milieu, c’était plutôt aller droit au cœur de l’Evangile, en proclamant deux faits : Jésus est mort – Jésus est ressuscité, et le motif de ces deux faits : il est mort « pour nos péchés » ; il est ressuscité « pour notre justification » (cf. 1 Co 15, 4 ; Rm 4, 25). Dramatisant, Pierre dans les Actes des Apôtres ne fait que répéter à ceux qui l’écoutent : « vous avez fait mourir Jésus de Nazareth, Dieu l’a ressuscité, et l’a fait Seigneur et Christ » (6).

L’annonce : « Jésus est le Seigneur ! n’est donc que la conclusion, tantôt implicite tantôt explicite, de cette brève histoire, racontée sous forme toujours vivante et nouvelle, même si substantiellement identique, et, en même temps, ce en quoi cette histoire se résume et devient agissante pour celui qui l’écoute. Jésus Christ « s’est dépouillé… devenant obéissant jusqu’à la mort à la mort sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé… afin que toute langue proclame que le Seigneur c’est Jésus Christ » (Ph 2, 6-11).

La proclamation : « Jésus est le Seigneur ! » ne constitue donc pas à elle seule, toute la prédication mais elle en constitue d’une certaine manière, l’âme, elle est le soleil qui l’éclaire. Elle établit une sorte de communion avec l’histoire du Christ à travers « l’hostie » de la parole et fait penser, par analogie, à la communion qui se réalise avec le corps du Christ à travers l’hostie faite de pain dans l’Eucharistie.

Découvrir la foi c’est ouvrir les yeux de manière inattendue et étonnée, à cette lumière. Evoquant à nouveau le moment de sa conversion, Tertullien le décrit comme la sortie du grand utérus sombre de l’ignorance, en tressaillant à la lumière de la Vérité (7). C’était comme l’éclosion d’un monde nouveau ; la première épître de Pierre le définit comme un passage « des ténèbres à son admirable lumière » (1 P 2, 9 ; Co 1, 12 ss.).

Le kérygme, comme l’a bien expliqué l’exégète Heinrich Schlier, a un caractère assertif et autoritaire, et non discursif ou dialectique, c’est-à-dire qu’il n’a pas besoin de se justifier avec des raisonnements philosophiques ou apologétiques : on l’accepte ou on ne l’accepte pas. Il ne s’agit pas de quelque chose dont on peut disposer, car c’est lui qui dispose de tout ; il ne peut être fondé par quelqu’un, car c’est Dieu lui-même qui le fonde et c’est lui qui constitue ensuite le fondement de l’existence. (8)

Au IIe siècle le [philosophe] païen Celse, écrit en effet indigné : « Les chrétiens se comportent comme ceux qui croient sans raison. Certains d’entre eux ne veulent même pas donner ou recevoir une raison autour de ce auquel ils croient et utilisent des formules comme celles-ci : ‘Ne discute pas mais crois ; la foi te sauvera. La sagesse de ce siècle est un mal et l’insanité est un bien » (9).

Celse (qui nous apparaît ici extraordinairement proche des partisans modernes de la pensée faible) voudrait en somme que les chrétiens présentent leur foi de manière dialectique, c’est-à-dire en la soumettant en tout et pour tout à la recherche et à la discussion, afin que celle-ci puisse entrer dans le cadre général, acceptable y compris sur le plan philosophique, d’un effort d’auto-compréhension de l’homme et du monde qui restera toujours provisoire et ouverte.

Naturellement, le refus des chrétiens de donner des preuves et d’accepter des discussions ne concernait pas l’ensemble de l’itinéraire de la foi, mais uniquement son début. Les chrétiens ne fuyaient pas, même à cette époque, la confrontation et le fait de « donner raison de leur espérance » également aux Grecs (cf. 1 P 3, 15). (…) Ils pensaient seulement que la foi elle-même ne pouvait pas naître de cette confrontation, mais devait la précéder comme œuvre de l’Esprit et non de la raison. La confrontation pouvait, tout au plus, la préparer et, une fois accueillie, en montrer la « justesse ».
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Mer 17 Déc 2008, 15:19

(Suite 3 et fin)

A l’origine, le kérygme se distinguait, nous l’avons vu, de l’enseignement (didaché), comme de la catéchèse. Ces derniers tendent à former la foi, ou a en préserver la pureté, alors que le kérygme tend à la susciter. Il a pour ainsi dire, un caractère explosif, ou germinatif ; il ressemble davantage à la graine qui fait naître l’arbre, qu’au fruit mûr au sommet de l’arbre qui, dans le christianisme est plutôt constitué par la charité. Le kérygme n’est absolument pas obtenu en concentrant ou en résumant, comme s’il était le cœur de la tradition ; il est à part, ou mieux, au tout début. C’est de là que se développe tout le reste, y compris les quatre Evangiles.

Sur ce point il y a eu une évolution due à la situation générale de l’Eglise. Dans la mesure où l’on va vers un régime chrétien, dans lequel tout ce qui nous entoure est chrétien, ou se considère chrétien, on ressent moins l’importance du choix initial par lequel on devient chrétien, d’autant plus que le baptême est désormais administré normalement aux enfants, qui ne sont pas en mesure de faire un tel choix. Ce qui est le plus accentué, de la foi, ce n’est pas tant le moment initial, le miracle de découvrir la foi, que l’exhaustivité et l’orthodoxie des contenus de la foi elle-même.

3. Redécouvrir le kérygme

Cette situation a aujourd’hui une forte influence sur l’évangélisation. Les Eglises possédant une forte tradition dogmatique et théologique (comme l’Eglise catholique, par excellence), risquent de se trouver désavantagées, si en dessous de l’immense patrimoine de doctrine, de lois et d’institutions, elles ne retrouvent pas ce noyau primordial capable de susciter en lui-même la foi.

Se présenter à l’homme d’aujourd’hui, qui souvent ne connaît pas le Christ, avec l’ampleur de cette doctrine, c’est comme mettre l’une de ces lourdes chapes de brocart que l’on utilisait jadis, sur les épaules d’un enfant. Nous sommes davantage préparés, par notre passé, à être des « pasteurs » qu’à être des « pêcheurs » d’hommes ; c’est-à-dire que nous sommes mieux préparés à nourrir les personnes qui viennent à l’église, qu’à porter de nouvelles personnes à l’église, ou repêcher celles qui se sont éloignées et vivent en marge de l’Eglise.

Et ceci est une des causes pour lesquelles, dans certaines parties du monde, tant de catholiques abandonnent l’Eglise catholique pour d’autres réalités chrétiennes ; ils sont attirés par une annonce simple et efficace qui les met directement en contact avec le Christ et leur fait expérimenter la puissance de son Esprit.

Il faut certes se réjouir du fait que ces personnes aient retrouvé une foi vécue, mais c’est triste qu’elles aient abandonné l’Eglise pour cela. Avec tout le respect et l’estime que nous devons avoir pour ces communautés chrétiennes qui ne sont pas toutes des sectes (avec certaines d’entre elles l’Eglise catholique entretient depuis des années un dialogue œcuménique, ce qu’elle ne ferait certes pas avec des sectes !), il faut reconnaître que celles-ci n’ont pas les moyens que possède l’Eglise catholique pour conduire les personnes à la perfection de la vie chrétienne.

Pour nombre d’entre eux tout continue à tourner, du début à la fin, autour de la première conversion, ce que l’on appelle la nouvelle naissance, alors que pour nous catholiques cela est seulement le début de la vie chrétienne. Après, doivent venir la catéchèse et le progrès spirituel qui passe à travers le renoncement de soi, la nuit de la foi, la croix, jusqu’à la résurrection. L’Eglise catholique possède une spiritualité extrêmement riche, un nombre incalculable de saints, le magistère et surtout les sacrements.

Il faut donc que l’annonce fondamentale, une fois au moins, nous soit proposée, claire et de manière essentielle, non seulement aux catéchumènes, mais à tous, puisque la majorité des croyants d’aujourd’hui n’est pas passée à travers le catéchuménat. Certains des nouveaux mouvements ecclésiaux constituent aujourd’hui une grâce pour l’Eglise précisément parce qu’ils sont le lieu où des adultes ont finalement l’occasion d’écouter le kérygme, de renouveler leur propre baptême, de choisir en conscience le Christ comme Seigneur et sauveur personnel et de s’engager activement dans la vie de leur Eglise.

La proclamation de Jésus comme Seigneur devrait trouver sa place d’honneur dans tous les moments forts de la vie chrétienne. Les occasions les plus propices sont peut-être les funérailles parce que face à la mort l’homme s’interroge, a le cœur ouvert, est moins distrait qu’en d’autres occasions. Le kérygme chrétien est le seul à pouvoir donner à l’homme une parole à la hauteur de la question de la mort.

Le kérygme retentit, il est vrai, au moment le plus solennel de chaque Messe : « Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ». Mais, isolée, celle-ci demeure une simple forme d’acclamation. Il a été dit que « les évangiles sont des récits de la passion précédés d’une longue introduction » (M. Köhler). Mais, étrangement, la partie originelle et la plus importante de l’Evangile est celle qui est la moins lue et la moins écoutée au cours de l’année. On ne lit la Passion du Christ à l’église, en aucun jour de fête avec grande affluence de fidèles, excepté le Dimanche des Rameaux où, du fait de la longueur de la lecture et de la solennité des rites, il n’y a plus le temps de prononcer une homélie consistante.

Maintenant qu’il n’existe plus de missions populaires comme autrefois, il est possible qu’un chrétien n’entende jamais, au cours de sa vie, une prédication sur la passion. Et pourtant, c’est précisément cette prédication qui en général ouvre les cœurs endurcis. Nous en avons eu la démonstration à l’occasion de la projection du film de Mel Gibson « La passion du Christ ». Il y a eu des cas de détenus qui avaient toujours nié être coupables, et qui après avoir vu ce film ont spontanément confessé leur délit.

4. Choisir Jésus comme Seigneur

Nous sommes partis de la question : « Quelle place occupe le Christ dans la société d’aujourd’hui ? » mais nous ne pouvons pas conclure sans nous poser la question la plus importante dans un contexte comme celui-ci : « Quelle place occupe le Christ dans ma vie ? » Rappelons-nous du dialogue de Jésus avec les apôtres à Césarée de Philippe : « Au dire des gens, qu’est le Fils de l’homme ?... Mais pour vous, qui suis-je ? (Mt 16, 13-15). Le plus important pour Jésus ne semble pas être ce que pense de lui les gens, mais ce que pensent de lui ses disciples les plus proches.

J’ai évoqué ci-dessus la raison objective qui explique l’importance de la proclamation du Christ comme Seigneur dans le Nouveau Testament : celle-ci rend les événements salvifiques dont elle fait mémoire, présents et agissants. Il existe cependant aussi une raison subjective, et existentielle. Dire « Jésus est le Seigneur » signifie prendre une décision de fait. C’est comme dire : Jésus Christ est « mon » Seigneur ; je lui reconnais tout droit sur moi, je lui cède les rênes de ma vie ; je ne veux plus vivre « pour moi-même », mais « pour lui, qui est mort et ressuscité pour moi » (cf. 2 Co 5, 15).

Proclamer Jésus comme son propre Seigneur, signifie lui soumettre tout notre être, faire pénétrer l’évangile dans tout ce que nous faisons. Cela signifie, pour reprendre une phrase du vénéré Jean-Paul II, « ouvrir, ouvrir toutes grandes les portes au Christ ».

Il m’est arrivé d’être reçu dans des familles et j’ai vu ce qui se passe lorsque l’on sonne à la porte et qu’une visite inattendue est annoncée. La maîtresse de maison s’empresse de fermer les portes des chambres en désordre, avec le lit qui n’est pas fait, afin de conduire l’hôte dans la pièce la plus accueillante. Avec Jésus, il faut faire tout le contraire : ouvrir précisément « les pièces en désordre » de la vie, surtout la pièce chargée des intentions… pour qui travaillons-nous et pour quoi le faisons-nous ? Pour nous-mêmes ou pour le Christ, pour notre gloire ou pour celle du Christ ? En cette période d’Avent, c’est la meilleure manière de préparer un berceau accueillant pour le Christ qui vient à Noël.

NOTES
1. S. Augustin, Sermo 295, 1 (PL 38,1349).
2. Cf. C. H. Dodd, Storia ed Evangelo, Brescia, Paideia, 1976, pp. 42 ss.
3. Cf., par exemple, Mc 1, 1; Rm 15, 19; Ga 1, 7.
4. Cf. Ga 6, 2; 1 Co 7, 25; Jn 15, 12; 1 Jn 4, 21.
5. J. Ratzinger, Introduzione al cristianesimo, Brescia, Queriniana, 1969, pp. 56 s.
6. Cf. Ac 2, 22-36; 3, 14-19; 10, 39-42.
7. Tertullien, Apologeticum, 39, 9: “ad lucem expavescentes véritatis” .
8. H. Schlier, Kerygma e sophia, in Il tempo della Chiesa, Bologna 1968, pp. 330-372.
9. In Origene, Contra Celsum, I, 9.

[Texte original : italien – Traduction réalisée par Zenit]


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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Jeu 25 Déc 2008, 13:40




Le P. Cantalamessa encourage à faire de Noël la fête de la bonté

ROME, lundi 24 décembre 2007 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le commentaire de l’Evangile de la messe de minuit, proposé par le père Raniero Cantalamessa, OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 1-14

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre - ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie -. Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur s’approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte, mais l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ».


Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ».


© Copyright AELF - Paris - 1980 - tous droits réservés

Gloire à Dieu et paix aux hommes

Une coutume antique prévoit pour la fête de Noël, trois messes dites respectivement « de la nuit », « de l’aurore » et « du jour ». Dans chacune, à travers les lectures qui changent, est présenté un aspect différent du mystère, afin d’en avoir une vision en quelque sorte tridimensionnelle. L’Evangile de la messe de la nuit se concentre sur l’événement, sur le fait historique. Il est décrit avec une simplicité déconcertante, sans aucune explication. Trois ou quatre lignes de paroles humbles et ordinaires, pour décrire l’événement incontestablement le plus important de l’histoire du monde : la venue de Dieu sur la terre.

La tâche de mettre en lumière la signification et la portée de cet événement est confiée, par l’évangéliste, au chant que les anges entonnent après avoir transmis l’annonce aux bergers : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ». Dans le passé, cette expression était traduite différemment : « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ». L’expression est entrée dans le chant du Gloria avec cette signification [c’est le cas en italien, ndlr], et elle est devenue une expression courante dans le langage chrétien. Depuis le Concile Vatican II, on a l’habitude d’indiquer avec cette expression tous les hommes honnêtes qui recherchent la vérité et le bien commun, qu’ils soient croyants ou non.

Il s’agit toutefois d’une interprétation inexacte qui a par conséquent été abandonnée aujourd’hui. Dans le texte biblique original il s’agit des hommes qui sont aimés de Dieu, qui sont objets de la bonne volonté divine, et non pas qui sont eux-mêmes dotés de bonne volonté. L’annonce devient ainsi encore plus réconfortante. Si la paix était accordée aux hommes pour leur bonne volonté, elle serait limitée à un petit nombre, à ceux qui la méritent ; mais comme elle est accordée en fonction de la bonne volonté de Dieu, par grâce, elle est offerte à tous. Noël n’est pas un appel à la bonne volonté des hommes mais une annonce éclatante de la bonne volonté de Dieu pour les hommes.

La phrase clé pour comprendre le sens de la proclamation des anges est donc la dernière, celle qui parle de l’amour de Dieu pour les hommes, comme source et origine de tout ce que Dieu a commencé à accomplir à Noël. Il nous a prédestinés à être ses enfants adoptifs, c’est « ce qu’il a voulu dans sa bienveillance » (
Ep 1,5), écrit l’Apôtre ; il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, selon ce qu’il prévoyait « dans sa bienveillance » (Ep 1,9). Noël est l’épiphanie suprême de ce que l’Ecriture appelle la philanthropie de Dieu, c’est-à-dire son amour pour les hommes : « Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et sa tendresse pour les hommes » (Tt 3,4).

Ce n’est qu’après avoir contemplé la « bonne volonté » de Dieu envers nous, que nous pouvons nous occuper aussi de la « bonne volonté » des hommes, c’est-à-dire de notre réponse au mystère de Noël. Cette bonne volonté doit s’exprimer à travers l’imitation de l’action de Dieu. Imiter le mystère que nous célébrons signifie abandonner toute pensée de se faire justice soi-même, tout souvenir de tort reçu, effacer de son cœur tout ressentiment, même juste, envers tous. N’admettre volontairement aucune pensée hostile, contre personne : ni contre ceux qui sont proches ni contre ceux qui sont loin, ni contre les faibles ni contre les forts, ni contre les petits ni contre les grands de la terre, ni contre aucune créature existant au monde. Et cela, pour honorer le Noël du Seigneur, car Dieu n’a pas gardé rancune, n’a pas tenu rigueur pour les torts reçus, il n’a pas attendu que d’autres fassent le premier pas vers lui. Si cela n’est pas toujours possible au cours de l’année, faisons-le au moins pendant le temps de Noël. Ainsi Noël sera vraiment la fête de la bonté.


Traduit de l’italien par Gisèle Plantec

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Nous vous souhaitons un joyeux Noël et une bonne et merveilleuse méditation sur cette homélie du Père Calamessa qui pour moi est un prédicateur extraordinaire.
Voici un autre lien des homélies du Père Calamessa.


:hello: Coeurtendre et Very Happy doucecolombe

ICI Arrow À l'école virtuelle du P. Raniero Cantalamessa, ofmcap



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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Jeu 26 Fév 2009, 20:29

À tous nos amis de ce forum nous souhaitons un fructueux carême, dans la Joie du service humble et aimant! :sts: I love you

Nous vous conseillons vivement la lecture méditée des documents mis en place par coeurtendre, et joliment illustrés… Voici les liens qui vous y conduiront :


À l’école virtuelle du carême :

http://ecoutepartageparole.niceboard.com/ecole-spirituelle-en-virtuel-f4/a-l-ecole-virtuelle-du-careme-t587.htm#1951


À l’école virtuelle de saint Paul :

http://ecoutepartageparole.niceboard.com/ecole-spirituelle-en-virtuel-f4/a-l-ecole-virtuelle-de-saint-paul-t589.htm


Que ces textes et prédications nous aident chaque jour à approfondir notre désir de Dieu et nous engagent un peu plus sur la voie de la conversion ! amen.

Les animateurs de Écoute Partage Parole, en toute amitié dans le Christ sunny
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Ven 27 Mar 2009, 23:09

Bonjour chers amis. sunny

Si notre ami coeurtendre ne répond pas personnellement sur ce fil, c'est moins parce qu'il est absent pour cause d'activité professionnelle, que parce qu'il est interdit de parole - censuré - sur ce forum... Sad :sts: I love you

Non que quiconque le lui ait signifié clairement, mais vous noterez que les sujets qu'il ouvre - pourtant tout à fait dignes d'intérêt - sont verrouillés l'un après l'autre, systématiquement! Shocked
Et ce, sans explication valable, puisque les raisons alléguées pour fermer ses sujets ne reposent sur rien : jamais personne ne s'est donné la peine de démontrer la vérité de ce qu'il avance, et par conséquent de ses actes... What a Face
En matière de modération - comme je l'ai déjà dit - , on appelle cela de l'arbitraire, la gestion d'un forum "à la tête du client", si j'ose dire...

Ne croyez pas que je recherche une quelconque polémique ici, vous vous tromperiez ; d'autant que je suis capable d'en discuter calmement, et que les fauteurs de troubles ne sont pas ceux que l'on désigne un peu facilement... :evil:
J'aime la Paix, mais aussi la justice - celle que Jésus nous a enseignée, celle qui se fait charité et se met du côté du persécuté et de l'exclu... :sts: I love you
Nous sommes tous frères dans le Christ et je ne peux admettre que l'on rejette certains sous des prétextes inconsistants. Sad I love you

Voilà, je vous ai dit ce que j'ai sur le coeur et que je ne cautionnerai jamais. J'estime que notre ami coeurtendre a droit à réparation pour le tort considérable qui lui a été fait jusqu'à présent. I love you
J'ouvrirai un fil là-dessus. Tout ce que j'écris ici, je le fais de ma propre initiative.

Bien à vous, en toute amitié.



Message de coeurtendre



I love you Bonjour très chers(ères) amis(es), j'espère de tout coeur que votre carême se vit dans la joie et l'espérance et que votre foi allume en vous cette lampe de la prière qui donne le goût de la méditation et conduit sur le chemin de l'oraison.

J'ai moins travaillé sur notre site ces derniers temps, mais j'ai beaucoup travaillé dans les citations sur le pardon et d'autres sujets spirituels. Dans quelques heures c'est mon départ pour le foyer où tous les matins je me lève à 4 heures 30 pour prendre mon bain de prière et de méditation. Ensuite à 6 heures 30 je lève les bénéficiaires et la journée commence pour se terminer vers 20 heures et parfois 21 heures, tout dépendant des événements. Certaines journées sont plus intéressantes que d'autres, alors que d'autres journées sont très stressantes et difficiles.

Pas toujours facile de comprendre une personne humaine qui ne communique presque plus à cause de la multiplicité de ses handicaps, dont le coeur vit mais sans trop savoir pourquoi il vit, dont l'audition fonctionne sans comprendre la raison des bruits ; dont les yeux regardent sans comprendre ce qu'ils regardent. Tout pour dire, vivre sans trop savoir qu'il vit.

Dieu nous place à côté d'elles non pas pour comprendre l'incompréhensible mais pour aimer sans comprendre. Aimer sans tout comprendre c'est un beau projet, mais parfois c'est un projet difficile et exigeant. Aimer sans tout comprendre, c'est aimer sans trop chercher des raisons toutes faites pour comprendre davantage, et accepter les limites de l'autre qui en général nous fait découvrir nos propres limites.

Aimer sans tout comprendre, c'est aimer avec son coeur, car aimer avec son coeur, c'est accepter de ne pas tout savoir de l'autre et brancher son coeur sur le coeur de l'autre en lui partageant notre tendresse et notre amitié.

L'important c'est de toujours aimer avec son coeur. Quand le coeur aime avec le coeur de son coeur il ne pense qu'à aimer en pensant que demain il y aura encore un autre coeur à aimer. I love you



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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Ven 24 Avr 2009, 18:33

Message de notre ami coeurtendre.


Chers amis,
sunny Coeurtendre m’a déléguée pour vous saluer en toute affectueuse amitié et vous prier de bien vouloir vous montrer indulgent à son égard. S’il a été absent de son propre site, « Écoute Partage Parole », c’est à cause d’une panne d’ordinateur qui l’a obligé à en changer... Il n’obtiendra sa nouvelle tour que lundi soir..., si tout va bien !!

Ce qui fait qu’il n’a pas pu poster sous son pseudo... Crying or Very sad

En outre, ayant de nouveau été affecté par des crises d’allergie, il n’a pu se consacrer que partiellement à des tâches qui le passionnent, mais qui requièrent beaucoup de temps et d’attention. C’est pourquoi il a moins écrit sur nos forums...

Coeurtendre vous remercie une nouvelle fois d’avoir prié pour sa santé et de prier encore. Pour ma part, je vous serais reconnaissante de joindre vos prières aux miennes, afin que sa tâche auprès des personnes handicapées soit la plus légère et la plus lumineuse possible. Merci de tout coeur. :sts: I love you

Que Dieu bénisse tous les membres de nos forums pour leur charité fraternelle ! Amen.

Bien avec vous, dans le Christ. sunny

Fanny
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Ven 24 Avr 2009, 18:50

Chère Fanny,

Je me permets de saluer Coeurtendre en toute amitié et surtout de dire que Coeurtendre à mes yeux n'a pas besoin d'indulgence, ni d'excuses c'est-à-dire que je suis certaine de ses efforts pour poster, même je parie qu'il a essayé à toutes forces voilà ma conviction.

Dis lui que Julienne prie et reprie pour sa santé !

Sa petite Julienne ;)

Que le Seigneur apaise ses crises , oui c'est la mauvaise période avec le pollen, moi-même je dois constamment avoir dans mon sac un spray de Ventolin pour le cas où mais rien de grave.... rassurez vous !

Oui je prie pour Coeurtendre et demain encore plus lorsque je serai à la messe, tant pis pas de jaloux Very Happy

J'offre ma Sainte Communion à Jésus rien que pour Coeurtendre ange1 :sts: ange1

Et aussi tant que j'y suis celle de dimanche à 10 h,

Donc Union de prières demain à la messe du soir 17h30 et dimanche celle de 10h.

Je te demanderai Chère Fanny de transmettre à Coeurtendre mes sentiments d'amitiés les plus affectueux.

Union de prières très ferventes et très fraternelles.

Le Seigneur entendra : Ce que vous demandez croyez que vous l'avez obtenu....

Ce n'est pas moi qui le dis c'est un certain Jésus de Nazareth, un Jésus de Nazareth qui a pris mon coeur !
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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Ven 24 Avr 2009, 19:06

Quelques fleurs cueillies au fond de mon coeur pour Coeurtendre et à partager avec Doucecolombe :

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MessageSujet: Re: Forum de Fanny : A la gloire de Marie   Sam 25 Avr 2009, 10:20

Merci pour coeurtendre et doucecolombe, chère Julienne, ils te liront... Very Happy

Notre ami coeurtendre sera très sensible au fait que tu offres ta communion Eucharistique à son intention, merci de tout coeur pour lui..., il en a grandement besoin! :sts: I love you Et les fleurs sont magnifiques de fraîcheur!! cheers

Il m'a dit, avant son départ pour le foyer où il travaille, de te transmettre son amitié sincère ; sunny voilà qui est fait.

Je m'unirai spirituellement à ta prière et à ta communion, faute de mieux - mais c'est déjà beaucoup... :colors: I love you (pour la messe dominicale , j'y participe à 10 h, comme toi)

Il est certain que coeurtendre prend beaucoup sur lui pour poster et participer aux échanges, je n'aurais pas son courage, je ne crois pas... Sad :sts: I love you Sa vie est une croix offerte, même s'il n'en parle guère. On s'est montré très injuste à son égard, sur ce forum, que Dieu pardonne ceux qui l'ont blessé et humilié ; ils ne savent ce qu'ils font!! I love you Amen.

Encore merci pour ta charité qui nous unit dans la prière d'intercession. flower Que ta Joie soit complète! sunny

Bien affectueusement tienne, dans le Christ. :sts: I love you

Fanny
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