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 L'après Bruxelles : réflexions et témoignages

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Thy Kingdom come
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MessageSujet: L'après Bruxelles : réflexions et témoignages   Sam 26 Mar 2016, 16:18

Arnaud Dumouch a écrit:
Lino a écrit:


Non non, l'islam est une volonté de Dieu puisqu'il laisse faire,

Tout ce que Dieu laisse faire n'est pas sa volonté.

Cela peut-être aussi sa permission.

C'est évident Arnaud, cela dit cette parole du Christ (en gras ci dessous) me dérange... Il semble dire que quand un oiseau meurt c'est la volonté de Dieu, et à plus forte raison la mort d'un homme ?? Cela ne correspond pas à ma foi, je pense qu'il s'agit d'une erreur de traduction et qu'il faudrait lire "sans qu'il le permette" plutot que "sans qu'il ne le veuille" ?

Matthieu 10.24. Le disciple n’est pas plus que le maître, ni le serviteur plus que son seigneur.

25 Il suffit au disciple d’être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S’ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, à combien plus forte raison appelleront-ils ainsi les gens de sa maison!

26 Ne les craignez donc point; car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.

27 Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits.

28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.

29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.

30 Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés.

31 Ne craignez donc point: vous valez plus que beaucoup de passereaux.

32 C’est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux;

33 mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux.
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Thy Kingdom come
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MessageSujet: Re: L'après Bruxelles : réflexions et témoignages   Sam 26 Mar 2016, 16:29

Je voulais sinon témoigner du fait que même si Dieu permet le mal il ne permet pas tout.

Selon ce que je sais de l'affaire des attentats à Bruxelles, les terroristes prévoyaient de faire un carnage dans les rues de Bruxelles le lundi de Pâques. Cependant ils ont précipité les choses suite à l'arrestation de Salah Abdeslam. Ne voulant pas finir à ses cotés en prison ils ont choisi le suicide et ont modifié leurs plans. Le massacre a donc eu lieu en pleine semaine sainte, et non après la Résurrection. Un signe du Ciel selon moi. Mais cela ne s'arrête pas là. L'explosion a eu lieu dans la rame de métro au moment où celle ci redémarrait et quittait la station Maelbeek. La voiture dans laquelle se trouvait le kamikaze se trouvait encore le long du quai. De plus, il s'agissait d'une ancienne rame, sans communication entre les différentes voitures. Les dégats ont donc été considérablement limités et on le voit au nombre de décès, cela n'enlève rien au drame de cet attentat, et les blessures importantes subies par ceux qui y ont survécu. Mais cela aurait pu être bien pire. Seulement Dieu ne l'a pas permis !

Mais cette permission divine dépend bien sur de nos prières, d'où l'importance de la prière. S'il n'y avait personne qui priait sur terre, Dieu n'aurait pas pu agir je pense comme Il l'a fait cette fois ci. Pensons aussi aux autres tentatives d'attentats déjouées de justesse ces dernières années. Hollande et sa clique s'en félicitent, mais les chrétiens peuvent s'en féliciter bien davantage et en rendre grâce à Dieu d'écouter leurs prières !

Mais imaginons maintenant si l'explosion s'était produite dans une rame de "dernière génération", où toutes les voitures communiquent entre elles (on peut librement circuler d'une voiture à l'autre) et si en plus l'explosion avait eu lieu dans le tunnel. L'explosion se serait propagée dans toute la rame, les décès auraient été extrêmement nombreux et personne n'aurait pu y échapper.

Sans parler du fait que si cela avait eu lieu 1h plus tard le métro aurait été bondé de monde à Maelbeek.

Comme quoi Dieu ne permet pas tout ! Et ce qu'il permet produit toujours, au delà du mal dont Il n'est jamais l'auteur, quelque chose de bon. Voyons déjà la solidarité dont ont témoigné les bruxellois. Les témoignages se multiplient et tous nous montrent combien la Miséricorde de Dieu agit à travers les hommes et femmes de bonne volonté. Apprenons toujours à regarder au delà de ces horreurs afin de voir la présence bienveillante et agissante de Dieu.
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Thy Kingdom come
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MessageSujet: Témoignage : Fanny Clain, blessée à Bruxelles : "si on décide de leur pardonner ou de passer outre, alors là on peut continuer à vivre"   Sam 26 Mar 2016, 16:39

"J'ai les mains brûlées, la tête aussi" et "des trous dans mes jambes": Fanny Clain, 20 ans, missionnaire mormone, fait partie des douze Français blessés dans les attentats de Bruxelles mardi, une expérience douloureuse qu'elle raconte, mais sur laquelle elle ne veut pas s'appesantir, pour continuer, dit-elle, à "avancer". "J'en ai rien à faire d'en vouloir aux terroristes, ça va pas m'avancer dans la vie", lâche cette jeune femme, originaire de l'Ile de La Réunion et "missionnaire de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers jours", lors d'un entretien à l'AFP.

Mardi, l'église mormone (qui a son siège dans l'Utah aux Etats-Unis) avait annoncé que quatre missionnaires mormons avaient été blessés lors de l'attaque à l'aéroport de Zaventem, dont trois Américains qui accompagnaient une consoeur française à l'aéroport, Fanny Clain. Cette dernière s'apprêtait à prendre un vol pour les Etats-Unis à l'aéroport de Zaventem lorsqu'elle a été soufflée par l'explosion de l'une des deux bombes. Blessée à une jambe, brûlée au visage, à la tête et aux mains.

"J'ai les mains brûlées et la tête aussi", explique la jeune femme. "Des brûlures au 2e degré donc, a priori, ça devrait cicatriser tout seul", précise-t-elle. "J'ai aussi eu un éclat de métal dans le tibia et un éclat plus haut dans la jambe", énumère-t-elle d'une voix enfantine et presque détachée. "Quand la bombe a explosé, je me suis retrouvée par terre. Au bout de ce qui m'a semblé être une seconde, je me suis relevée. 'Incroyable', c'est la première chose qui m'est venue à l'esprit. On a l'habitude de voir ça à la télévision, mais là tout à coup j'étais entrée dans la télévision", dit-elle doucement.

Des personnes la conduisent là où plusieurs victimes étaient regroupées. "Une fois assise avec les autres blessés, je me suis dit 'ah oui, au fait, je n'arrive plus à me lever', j'avais des trous dans mes jambes". Fanny Clain a été ensuite transportée à l'hôpital Stuivenberg à Anvers. Elle s'y trouve toujours. "Ça va j'ai le moral", dit-elle, espérant sortir dans deux semaines.

"Quand on est en colère, ça nous rend triste, on rumine ça tout le reste de notre vie. Alors que si on décide de leur pardonner ou de passer outre, alors là on peut continuer à vivre, là on avance, on guérit et on peut avoir une vie formidable", estime-t-elle.

Thomas Liabot (avec AFP) - leJDD.fr

samedi 26 mars 2016

http://www.lejdd.fr/Societe/Fanny-Clain-blessee-a-Bruxelles-J-avais-des-trous-dans-mes-jambes-778427
http://www.lalibre.be/dernieres-depeches/afp/j-avais-des-trous-dans-les-jambes-une-francaise-raconte-l-aeroport-de-bruxelles-56f6543735708ea2d3ee17ce
http://fr.euronews.com/depeches/3171649-javais-des-trous-dans-les-jambes-une-francaise-raconte-laeroport-de-bruxelles/

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Thy Kingdom come
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MessageSujet: Cet homme n'a rien compris : "Prier pour Bruxelles? Non merci"   Sam 26 Mar 2016, 16:54

Pour cet avocat américain, nous n'avons pas besoin de plus de religion en ces temps difficiles.

Comme pour Paris en novembre, de nombreuses personnes à travers le monde ont tenu à montrer leur soutien à la Belgique suite aux attentats en partageant le hashtag #PrayForBrussels ce mardi. Mais sur son compte Facebook, Andrew Seidel a expliqué son point de vue différent. "À tous ceux qui nous suggèrent de prier pour Bruxelles, je leur réponds que plus de religion n'est pas la solution."

"Ces prières vous aident peut-être à vous sentir bien, mais c'est tout. Et si vous donniez un peu d'argent à la Croix Rouge ou Médecins sans frontières à la place? Voilà une action qui aiderait vraiment des gens. Vous pouvez aussi faire un don à une association qui lutte contre l'extrémisme", propose Andrew, un Américain qui se dit fier d'être athée.

"Priez, si vous en avez envie, mais n'oubliez pas d'agir. La religion n'est pas la solution, elle fait partie du problème", estime l'avocat. Des propos qui rappellent un dessin de Joann Sfar publié lors des attentats du Bataclan.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/36487/Attentats-a-Bruxelles/article/detail/2657659/2016/03/25/Prier-pour-Bruxelles-Non-merci.dhtml
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Thy Kingdom come
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MessageSujet: Re: L'après Bruxelles : réflexions et témoignages   Sam 26 Mar 2016, 16:57

Ce pauvre homme n'a rien compris. Il me fait penser à Judas quelque part...

L'homme qui agit mais ne prie pas ne peut rien accomplir de bon (sauf malgré lui à cause de la prière des autres mais dans ce cas le mérite ne lui revient pas à lui mais à ceux qui prient et se consacrent à Dieu)
L'homme qui prie déplace des montagne et permet à Dieu d'agir à travers les hommes de bonne volonté et les événements de l'Histoire. Cet homme se sait faible et impuissant, il sait que le hasard n'existe pas mais que la force de Dieu agit à travers notre faiblesse.
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monge



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MessageSujet: Re: L'après Bruxelles : réflexions et témoignages   Sam 26 Mar 2016, 20:17

Permettre, vouloir, Dieu permet la mort mais ne le veut pas. Encore des jeux de mots! permettre ce qu'on peut empêcher c'est le vouloir. Un élève me demande la permission de sortir je lui permet de sortir parce-que je le veut, si je ne voulais pas je n'allais pas le permettre.
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Thy Kingdom come
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MessageSujet: Re: L'après Bruxelles : réflexions et témoignages   Sam 26 Mar 2016, 20:51

C'est l'élève qui veut sortir. Et vous le lui permettez. Pour reprendre votre exemple. Si vous vouliez que l'élève sorte alors qu'il n'en a pas émit le désir il y serait contraint malgré lui mais ce n'est pas la même chose.

Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais il permet certains drames par la faute des mauvais choix des hommes, afin de les aider à voir leur misère et à crier vers Dieu pour qu'il sauve leur âme, même s'ils sont à l'article de la mort. En clair, Dieu ne veut pas la mort éternelle de l'homme mais permet parfois leur mort physique si cela permet de sauver leur âme. "Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne. " Mt 10: 28
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Thy Kingdom come
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MessageSujet: Re: L'après Bruxelles : réflexions et témoignages   Dim 27 Mar 2016, 14:42

Ce matin, je dois mon salut à ma tendance à arriver en retard au travail. Le quart d’heure habituel.

Il devait être aux alentours de 9h quand je suis arrivée à la station Arts-Loi. Je devais alors réaliser un changement pour prendre la ligne 1 qui me conduit à mon travail.

Casque sur la tête, écoutant du hip-pop assez fort, j’attendais la rame de métro. Le train est arrivé, les portes étaient fermées.

Avec la musique, je n’ai absolument rien entendu de la déflagration. Elle s’est produite à une station de métro plus loin. Trois minutes plus tard, et j’y étais.

J’ai suivi le mouvement de foule sans trop réfléchir

Mais j’ai vite compris que quelque chose n’allait pas. Autour de moi, j’ai aperçu des militaires faisant de grands gestes, puis un mouvement de foule soudain. On nous demandait d’évacuer la station au plus vite.

J’ai enlevé mon casque, et j’ai suivi le mouvement de foule sans trop réfléchir. Je n’étais pas au courant de l’explosion survenue une heure plus tôt à l’aéroport de Zaventem, mais à ce moment-là, j’ai tout de suite compris qu’il s’agissait d’une attaque terroriste.

La station Arts-Loi est l’un des plus grosses de Bruxelles. Nous avions dépassé l’heure de pointe, mais il y avait encore beaucoup de monde autour de moi. Les gens ont commencé à courir, mais avec un certain sang-froid.

J’ai pris une sortie qui n’était pas trop obstruée. La station étant en travaux, nous avions la chance de pouvoir traverser les portiques de sécurité pas encore mis en fonctionnement.

Dehors, au bout de quelques mètres, je suis tombée sur une femme qui faisait une crise d’angoisse. Elle était agenouillée au sol, incapable de bouger. Je l’ai aidée à se relever.

Une scène de guerre

En sortant, j’ai tout de suite appelé mon patron pour lui dire que j’allais avoir du retard, qu’il s’était passé quelque chose. En regardant autour de moi, j’ai compris que c’était plus grave que je ne me l’étais imaginé.

Au pas de course, j’ai commencé à remonter la rue de la Loi pour me diriger vers Maelbeek. Autour de moi, j’avais l’impression d’être dans une scène de guerre. Plus j’avançais, et plus je croisais des piétons paniqués, des personnes blessées, des traces de sang un peu partout.

Il y avait des gens à terre, la jambe blessée. D’autres qui se tenaient le visage entre les mains. J’ai regardé mon téléphone, il était 9h31. Les secours se déployaient pour venir en aide aux victimes.

J’ai continué à avancer jusqu’à croiser une femme assise seule, en train de pleurer. Elle souffrait d'acouphènes à cause de l'explosion. Je me suis penchée vers elle pour lui dire quelques mots rassurants. J’ai mis ma main dans son dos pour l’encourager à me suivre. J’ai senti des morceaux de chair et du sang sur son manteau. Je les ai enlevés.

J’avais l’impression que mon champ de vision se rétrécissait

En récupérant mon sac, j’ai constaté que je l’avais posé dans une flaque de sang. Ensemble, nous avons commencé à courir pour nous éloigner le plus loin possible.

J’essayais de ne pas paniquer, de me mettre simplement en mode survie. Au bout d’un moment, j’ai perdu de vue la jeune femme. Les ambulances, les forces de l’ordre étaient de plus en plus présentes.

J’ai de nouveau attrapé mon téléphone pour contacter ma mère et la prévenir. J’étais stressée, je ne me sentais pas encore tirée d’affaire. J’avais l’impression qu’à mesure que j’avançais mon champ de vision se rétrécissait.

Finalement, près du Parlement, une femme s’est approchée de moi. Voyant mon désarroi, elle m’a proposée de venir chez elle. J’y suis restée pendant près de trois heures. Nous étions quelques-uns, tous avec nos téléphones pour rassurer nos proches.

À Bruxelles, il fallait s’y attendre

Je travaille souvent dans la jungle de Calais, j’ai également réalisé de nombreux voyages. Ce que j’ai vécu ce matin, beaucoup de Syriens, de Libyens, le vivent tous les jours.

Pour eux, cette menace terroriste est permanente, quotidienne. C’est important, essentiel, de faire preuve de plus d’empathie.

Je condamne évidemment tout acte terroriste, mais je crois que quelque part il fallait s’attendre à ce type d’attentats. Avec le recul, je reconnais que je suis même étonnée qu’il ne se soit rien passé depuis le 13 novembre. Bruxelles est au cœur du vortex européen, c’est une cible évidente.

Aujourd’hui, j’ai failli mourir en allant simplement au travail. Est-ce que ça a vraiment du sens ? Non, je ne crois pas. Ça n'a pas de sens, tout comme les rescapés de violence que l'on rejette aux portes de l'Europe.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1498042-attentats-a-bruxelles-a-maelbeek-j-ai-failli-mourir-en-allant-bosser-ca-n-a-aucun-sens.html
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Thy Kingdom come
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MessageSujet: Re: L'après Bruxelles : réflexions et témoignages   Dim 27 Mar 2016, 14:46



Orphée, rescapée de Bruxelles: "j'espère que mon fils n'aura pas de haine"

Les explosions, qui ont retenti le 22 mars à l'aéroport et à la station de métro Maelbeek de Bruxelles ont fait 33 morts et plus de 300 blessés. Derrière ces chiffres se cachent des tragédies humaines…

Orphée Vanden Bussche est une coiffeuse de 33 ans et patronne d'un salon qu'elle vient d'ouvrir à la Porte de Namur à Bruxelles. Le matin du 22 mars, elle a essayé pour la première fois d’effectuer le trajet en métro, car la capitale belge et ses bouchons à répétition sont trop imprévisibles. Heureuse d'aller travailler, savait-elle ce qui l'attendait?

"Mon mari me dépose à l'extérieur dans les escaliers, les escalators du métro. Je les embrasse bien fort. Mon fils me dit ‘non!’, il n'était pas content que je parte. En souriant, je leur redis au revoir, je rentre dans le métro. J'étais de bonne humeur. J'étais tellement de bonne humeur que j'ai acheté du café et du jus d'orange pour mon mari et moi, en me disant qu'il viendrait, après la crèche, me rejoindre au salon", raconte Orphée.

Elle dit qu'elle se souvient des gens qui se trouvaient autour d'elle dans le métro, "d'une dame toute mince, rasée et assez âgée, qui demandait à un monsieur si l'attentat était un vrai attentat ou pas".

La dame parlait sans doute des explosions qui avaient retenti quelques minutes plus tôt à l'aéroport Zaventem de Bruxelles.

"Je ne savais pas de quoi elle parlait. Je l'écoutais sans l'écouter, je voyais deux jeunes femmes métisses qui écoutaient de la musique, je me disais que c'était fort (…). En me retournant, j'ai vu un jeune garçon de 9-10 ans, qui souriait à un grand monsieur. C'était très agréable. J'étais heureuse. J'étais très contente d'aller travailler (…). Je me souviens de la lumière, de la station Schuman que je n'avais pas vu depuis longtemps, qui a complètement changé, de mon café en main et de mon téléphone qui a vibré quelques minutes avant mais que je n'avais pas envie de sortir avec ma tasse de café en main, que si quelqu’un me bousculait, je risquais de faire un accident", poursuit-elle.

Et ses souvenirs s'arrêtent là. Puis soudain, le cahot se transforme en chaos: Orphée se réveille dans la rue, par terre, le visage en sang…

"Quand je me suis réveillée, j’ai réalisé où j'étais, j'étais assise sur une pierre à la sortie d'un parking en face d'un hôtel où il y avait un monsieur d'origine noire qui me demandait à chaque fois si j'allais bien, qui me mettait un essuie sur le visage. Je ne savais pas quoi lui répondre, il me demandait mon nom constamment, je lui répondais et puis à un moment donné ce monsieur a reçu un coup de fil et il s'est mis à pleurer – je crois qu'il a appris une mauvaise nouvelle — et il est parti".

Il y a des policiers et des médecins… Les proches d'Orphée l'ont déjà vu à la télévision, mais elle ne le sait pas encore.

"Je n'avais pas de portable avec moi, je n'avais plus d'effets personnels, mon sac à main, je ne savais pas où il était. On m'avait déjà transportée ou guidée jusqu'à l'extérieur, apparemment je pouvais encore marcher".

Les ambulanciers avaient beaucoup de travail à faire sur les lieux. Ils n'ont tout d'abord pas compris qu'Orphée était dans un état assez grave.

"J'avais un bruit très sourd dans mon oreille, j'avais comme un goût de poudre, de fumée dans ma bouche, l'odeur était insoutenable. Et en fait au fur et à mesure que j'attendais je sentais que ma tête me faisait de plus en plus mal (…). Les ambulanciers, les gens sont venus près de moi. Ils m'ont dit + oui, c'est pas bien grave+".

"Je sentais que je devenais de plus en plus sourde d’un côté (…). Ils me disaient que c’était normal mais je disais +je vais vomir+ (…) et je saignais de plus en plus. Un monsieur qui devait être médecin, il est venu et il m’a aidé, il a appelé les jeunes femmes ambulancières en disant +voilà, je crois qu'elle va mal+. Elles se sont un peu inquiétées. Elles se sont dit qu'il y avait peut-être un traumatisme crânien", se souvient Orphée.

La jeune femme a été transportée d'urgence dans un hôpital. On lui a recousu la partie droite du visage, du haut du crâne au bas de la joue. Mais son corps est toujours criblé de mini-éclats métalliques qui la font souffrir, mais que les chirurgiens renoncent pour l'instant à extraire.

"On m’a cousu à vif le visage, on m'a cousu la tête (…). J’ai mis un foulard parce que tous mes cheveux sont brûlés. Je les ai gardés là parce que mes parents, mon fils de deux ans ne m'ont toujours pas vu depuis mardi. Je n'ai pas envie de les effrayer (…). J'ai des débris dans mon corps, des éclats de métaux partout qu'on ne peut pas m'enlever parce que c'est minuscule".

Mais la jeune coiffeuse ne perd pas le moral, elle dit ne pas ressentir de haine à l'égard des gens qui ont commis les attentats.

"Je suis née aux Philippines mais je suis Belge de cœur, mon père est Belge, je m’appelle Vanden Bussche".

"J'espère que mon fils quand il grandira, il n'aura pas de jugement, j'espère qu'il n'aura même pas de haine envers les gens qui ont fait ça. Je ne suis pas haineuse envers ces gens qui ont fait ça. Je suis juste triste (…). Ce qui m’attriste le plus, c’est que ce soit des Belges (qui aient commis ces attentats), ce sont des gens qui ont été éduqués ici, qui ont vécu ici, qui ont connu des gens ici, qui ont été éduqués comme nous", déplore la rescapée.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: L'après Bruxelles : réflexions et témoignages   Dim 27 Mar 2016, 15:57

Thy Kingdom come a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Lino a écrit:


Non non, l'islam est une volonté de Dieu puisqu'il laisse faire,

Tout ce que Dieu laisse faire n'est pas sa volonté.

Cela peut-être aussi sa permission.

C'est évident Arnaud, cela dit cette parole du Christ (en gras ci dessous) me dérange... 

29 Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père.


Oui, car fondamentalement Dieu veut notre salut. Et donc il ne permet rien que pour cela.

Mais ce qu'il veut directement, c'est notre salut.
Et ce qu'il permet, ce sont nos péchés qui mettent en danger notre salut. Il les permet car il nous veut libres. Et celui qui est libre doit pouvoir se détourner de Dieu.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: L'après Bruxelles : réflexions et témoignages   Dim 27 Mar 2016, 17:31


Ces réactions de pacifisme digne des plus grands saints après les attentats dans les villes européennes me plongent dans la plus grande admiration... ou la perplexité, c'est selon.

L'idéologie totalitaire aurait-elle réussi à anesthésier la nature humaine, jusqu'à en faire des victimes consentantes, où l'extrême tolérance aurait anéanti le moindre sursaut de colère, de jugement, de raisonnement ?(qu'on appelle aussi l'amalgame)  Aboli les comment et les pourquoi pour les remplacer par les chants et les bougies...
Ces victimes et leurs supporters sont posés là comme des anges sur les lieux de la terreur, et ils disent : pourvu que nos blessures et nos peines ne remettent pas en cause la paix et l'amour....  
Mais de quelle paix parlent-ils ? Celle que le système a mis des décennies à instaurer ? ou l'autre, la paix du Christ ?

Si c'est le cas, l'idéologie a fait plus fort que les églises chrétiennes, ou alors, pas de doute,  la sainteté est en train de fleurir au coeur des grandes villes européennes...

Est-ce possible d'être saint dans un monde où le  message du Christ a été discrètement éradiqué et remplacé par le message du faux-messie qu'est l'idéologie totalitaire ?

Un saint doit passer par l'obscurité pour trouver la lumière, par la peur pour trouver la confiance, et même par la haine pour connaître l'amour et le pardon, il doit connaître ses propres zones d'ombres psychiques et communes à toute l'humanité, apprendre à les nommer et les vaincre, mener la guerre sainte intérieure et parvenir après tout ce chemin fait, dans le monde spirituel, où toute ombre a été vaincue par l'épée de la Parole de Dieu.

Avons-nous des saints ou des esprits captifs d'une propagande ?
Les choses sont assez ambiguës. Qu'en pensez-vous ?

1 Thessaloniciens 5
Car vous savez bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit.
Quand les hommes diront: Paix et sûreté! alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l'enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n'échapperont point.

2 Corinthiens 11, 13-15
Oui, tels faux envoyés sont des ouvriers rusés, qui se déguisent en envoyés du messie.
Et rien d'étonnant, puisque Satân lui-même se déguise aussi en messager de lumière.
Ce n'est donc pas une grande affaire, si ses serviteurs se déguisent aussi en serviteurs de la justice. Mais leur fin correspondra à leurs oeuvres.
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Thy Kingdom come
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MessageSujet: Re: L'après Bruxelles : réflexions et témoignages   Dim 27 Mar 2016, 18:08

Cela prouve simplement que le Christ agit à travers chaque homme et chaque femme de bonne volonté, même ceux qui ne le connaissent pas encore et ignorent qu'Il se "cache" en chacun de leurs frères en humanité :

Citation :
Matthieu 25
…39Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi? 40Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites.
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Thy Kingdom come
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MessageSujet: Re: L'après Bruxelles : réflexions et témoignages   Dim 27 Mar 2016, 18:12

Alphonse, bagagiste à Zaventem: "J’ai vu la mort en face. Elle ne voulait pas de moi, alors j’ai aidé les gens"



L’un des héros de Zaventem est un réfugié guinéen. Il n’a plus vu ses enfants depuis trois ans.

« Regardez mes yeux, je n’ai plus dormi depuis mardi. Toutes ces images d’horreur, cela me travaille ». Alphonse Youla, 40 ans, est conscient de l’avoir échappé belle. L’homme, quarante ans, travaillait à l’aéroport de Bruxelles-National, lorsque les deux terroristes se sont fait exploser. « La première bombe a explosé à cinq mètres de moi », explique-t-il. Si Alphonse est fatigué, c’est aussi parce que son téléphone n’arrête pas de sonner depuis ce funeste mardi. La BBC, CNN,.. Les journalistes du monde entier veulent lui parler. « C’est fatigant, mais je ne peux pas fermer mon téléphone, car j’ai vécu les faits et je comprends que les gens aient besoin de savoir ce qui s’est passé ».

« Je risquais ma vie en restant en Guinée »

Et ce qui s’est passé, le Guinéen commence lentement à le réaliser. L’homme peut être considéré comme l’un des héros de ces attentats. « J’ai vu la mort en face, mais elle ne voulait pas de moi. Alors j’ai aidé les gens », dit celui qui a le statut de réfugié en Belgique. « Je suis dans un mouvement d’opposition au régime de Conakry et je risquais ma vie en restant là-bas. J’ai pu obtenir l’asile en Belgique, mais mes trois enfants et leur maman sont toujours en Guinée. Cela fait trois ans que je ne les ai plus vus et ils me manquent terriblement. »

Les souvenirs reviennent. Il est 4h du matin ce mardi lorsqu’ Alphonse rejoint son lieu de travail, une société italienne qui emballe des bagages dans le hall d’entrée de l’aéroport de Bruxelles. « J’ai commencé ma journée par une petite prière, comme je le fais habituellement.Vers 7h30, c’était rempli de monde », explique-t-il. J’étais en train d’emballer une valise lorsque j’ai entendu quelqu’un crié en arabe, juste derrière moi. Je ne parle pas arabe, mais cet homme n’a pas crié « Allahou akbar. C’était autre chose ». Cinq secondes plus tard, la première bombe explose. « Il y a eu une forte détonation, puis tout s’est effondré. C’était le chaos » .

Le plafond du terminal s’effondre, les vitres explosent. Juste en face d’Alphonse, un voyageur reçoit l’une des barres qui tenaient un panneau d’affichage sur sa nuque. Il meurt sur le coup.

« Moi, c’est ma machine qui m’a sauvé. Je me suis caché derrière mon appareil d’emballage pour éviter des débris ». Plus loin, une deuxième explosion retentit. En pleurs, Alphonse téléphone à sa compagne Lisiane, qui vit en Belgique. « J’étais dans un état second. Je lui ai dit de se protéger car on était attaqué ».

« Si Dieu m’a laissé en vie, c’est pour quelque chose »

Quelques minutes se passent. « L’accalmie est arrivée et j’ai eu une adrénaline qui m’a dépassé. Je me suis dit que si Dieu m’avait laissé en vie, c’était pour quelque chose. Je me suis alors mis dans la danse (sic), à la disposition des gens en détresse. Je n’ai pas réfléchi au danger, à savoir s’il y avait une troisième bombe ». Des cris viennent de partout. « Il y avait de la fumée , de la poussière et beaucoup de corps entre les débris. Deux personnes âgées m’ont demandé de l’aide. J’ai essuyé le visage du Monsieur qui était en sang et l’ai rassuré. Mais ces personnes s’agrippaient à moi et ne voulaient pas me lâcher, alors je les ai mises dans un ascenseur vers le niveau 0 ».

Plus loin , Alphonse effectue, à l’aide d’un foulard trouvé par terre, un garrot à une femme dont les jambes sont en sang. « L’hémorragie était forte et il fallait l’arrêter. On m’a appris à faire cela chez les scouts à Conakry », explique-t-il.

Le Guinéen effectuera encore plusieurs interventions de ce type. « Après je suis allé près du restaurant Exki, il y avait une dame qui était blessée. Ses jambes étaient broyées. J’ai aussi réalisé un garrot. Elle pleurait et criait beaucoup. Je lui ai dit de ne pas paniquer et de rester avec moi. Elle n’était pas dans un bon état ». Un médecin militaire le rejoint, suivi de deux autres bagagistes. A lui seul, Alphonse retire entre « 10 et 12 personnes » des débris. « Certains étaient inconscients. On les a mis dehors et le médecin militaire a pris leurs pouls. Cinq d’entre eux étaient déjà décédés ».

« Mes enfants ont besoin de moi, de ma chaleur»

En sortant du bâtiment, Alphonse remarque plusieurs militaires qui ont pris possession des toits du parking en face du terminal. «Je n’avais pas peur, même si je me suis dit que cela devait être très grave. Les policiers ont commencé à faire évacuer tout le monde, mais j’avais mon badge de sécurité et, ils m’ont encouragé à rester et à continuer » .

Le Guinéen restera encore plusieurs minutes à aider les victimes, avant d’être finalement évacué au niveau 0, « celui des bus ». « J’ai rejoint les passagers et personne ne parlait. Tout le monde était traumatisé. J’avais froid et une policière m’a donné une veste. Le médecin militaire m’a tapé dans le dos en me félicitant. Un autre policier est aussi venu me remercier. Et puis je suis parti ».



C’est à ce moment, un peu plus de deux heures après l’attentat, que nous avions rencontré Alphonse, qui avait encore des traces de sang sur ses mains et son pantalon. « Regardez, elles sont toujours là », nous montre-t-il sur son pantalon de travail, deux jours plus tard (NDLR : l’interview a eu lieu jeudi), « En fait, je n’ai toujours pas pu rejoindre mon appartement à Schaerbeek car j’ai dû laisser mon sac et mes clés de domicile à l’aéroport. Heureusement ma compagne peut me loger. Elle m’aide beaucoup car les images tournent dans ma tête, surtout celle ce policier dont on ne voyait plus le pied ou de cette dame qui a été brisée en deux sur l’escalator par une vitre ».

Le Bruxellois d’adoption nous montre la photo de ses enfants, deux garçons de 10, 7 ans et une fille de 5 ans. « Ils m’ont aperçu à la télévision et étaient traumatisés. Cela fait plus de trois ans que je ne les ai plus vus et j’aimerais les voir maintenant. On se parle sur Skype, mais ils ont besoin de moi, de ma chaleur. Il est vraiment temps qu’ils viennent en Belgique et j’espère que les autorités belges le permettront ».

http://www.lalibre.be/actu/belgique/alphonse-bagagiste-a-zaventem-j-ai-vu-la-mort-en-face-elle-ne-voulait-pas-de-moi-alors-j-ai-aide-les-gens-56f59ce235708ea2d3e92f07

"Il a fait preuve d’une lucidité exemplaire"

Planqué derrière une machine après les deux premières explosions, Alphonse a brièvement téléphoné à sa femme. "Il criait, hurlait, en disant qu’il y avait des bombes à l’aéroport. Il était très paniqué", explique Lysiane, qui a pris connaissance des événements précis grâce aux médias, après le coup de fil. "J’ai attendu jusque 11 heures sans avoir de nouvelles de lui. Heureusement qu’il m’avait appelé après l’explosion pour me dire qu’il allait bien, sans quoi j’aurais été encore plus paniquée ! À un moment, je l’ai brièvement aperçu à la télévision. C’est là que j’ai compris qu’au lieu de fuir pour se mettre en sécurité, il avait choisi d’aider les gens", ajoute sa femme. "Je sais que c’est dans la nature d’Alphonse d’agir de la sorte car il a un grand cœur. Mais j’ai par contre été plus étonnée par le contraste entre notre coup de téléphone, au cours duquel il semblait apeuré et paniqué, et le sang-froid dont il a fait preuve pour secourir les victimes peu de temps après les détonations. Il s’est rapidement remis de son état et a fait preuve d’une lucidité exemplaire pour aider les victimes en attendant les secours. C’est tout à son honneur !", conclut Lysiane.

http://www.dhnet.be/actu/belgique/au-cur-de-l-enfer-alphonse-est-venu-en-aide-aux-victimes-video-photos-56f305dc35708ea2d3d99291
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MessageSujet: Re: L'après Bruxelles : réflexions et témoignages   Lun 28 Mar 2016, 16:55

gravement blessé lors des attentats de Bruxelles : "Je n'ai pas de haine"

Ce père de famille a perdu une jambe et tente de sauver l'autre. Il dit vouloir comprendre les motivations des terroristes, sans les haïr pour autant

Mardi 22 mars à l'aéroport de Bruxelles, Walter Benjamin s'apprête à prendre un vol pour Israël lorsqu'une bombe explose juste à côté de lui. Grièvement blessé, ce père de famille y perd immédiatement la jambe droite, la gauche étant déchiquetée par des éclats.

"Je voudrais me retrouver en face de ce fameux Salah"

Six jours plus tard, dans son lit d'hôpital, l'homme est soigné par des médecins qui tentent de sauver cette jambe encore valide. Walter tente aussi de recomposer le fil des événements. Comme il l'a confié à une équipe de France Télévisions, il tient ainsi à rendre hommage au militaire qui lui a porté secours. "S'il n'ya avait pas eu ce soldat, je ne serais pas là aujourd'hui."

Il essaye par ailleurs de comprendre ce qui a pu poussé les terroristes à commettre ces attentats meurtriers. Il assure en revanche, qu'il n'a "pas de haine" : "Je voudrais me retrouver en face de ce fameux Salah [[Abdeslam], discuter avec lui, pour comprendre ses motivations, [...] comment on a réussi à lui laver le cerveau."

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/attentats-de-bruxelles/video-walter-gravement-blesse-lors-des-attentats-de-bruxelles-je-n-ai-pas-de-haine_1379365.html#xtor=EPR-51-[attentats-de-bruxelles-faycal-cheffou-suspecte-d-etre-le-3e-homme-du-commando-de-l-aeroport-a-ete-libere-car-les-soupcons-ne-sont-pas-confortes-par-l-enquete_1379441]-20160328-[related]

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