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 Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"

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Mécréant-LV



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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Mer 05 Déc 2007, 22:15

Citation :
Petit aide-mémoire américain en matière de nucléaire iranien, par Laurent Murawiec (MENA)

Posté le Mercredi 5 décembre 2007 par Sittingbull

Comment comprendre la surprenante « évaluation nationale de renseignement » (National Intelligence Estimate, NIE) publiée avant-hier à Washington sur le nucléaire iranien ? Ce petit aide-mémoire ne contient aucune révélation flamboyante, mais essaie de cadrer la question.

Ce que l’on a coutume d’appeler la “communauté du renseignement” américaine a échappé à tout contrôle politique. Elle intervient à sa guise et quand bon lui semble dans l’arène politique : l’exécutif, qu’elle est censée servir, n’en tient plus les rênes ; la communauté du renseignement s’est autonomisée, comme un fief féodal qui déclare son indépendance envers son suzerain. Bush, et son vice-président Cheney, soutiennent depuis longtemps que le programme nucléaire et balistique de l’Iran constitue un danger pour le monde. Le contenu de la NIE contredit brutalement tant ses propres élucubrations antérieures que la politique de son gouvernement. Il est le produit d’une révolution de palais, au moyen de laquelle le département d’Etat et la CIA essaient de prendre le contrôle de la politique des Etats-Unis envers l’Iran.

Il y a deux ans, en 2005, le consensus auquel parvenait la communauté du renseignement américaine concluait que l’Iran avait un programme secret de développement d’armes nucléaires ; aujourd’hui, la NIE nous affirme le contraire sans ciller, et assure même que ce programme a été abandonné en 2003.

Nous, de conclure : deux ans après son abandon supposé, la communauté du renseignement croyait encore au programme; quatre ans après, elle n’y croit plus. En dépit d’éléments probants qui, au minimum, devraient inciter à plus de prudence dans la généralisation des assomptions, on se rue sur une conclusion qui se situe à cent quatre-vingt degrés de la conclusion antérieure. Le pourquoi, la logique de l’abandon supposé du programme nucléaire ne sont pas élucidés, sinon pour suggérer que la voie diplomatique est la seule payante, - celle des concessions faites à l’Iran -, ce qui cadre à merveille avec certains desseins politiques ; on y reviendra ultérieurement.

La communauté du renseignement américain s’est fichu le doigt dans l’oeil sur la solidité de l’Union Soviétique (qu’elle croyait éternelle) ; elle n’a pas vu venir la crise du pétrole de 1973 ; elle a radicalement rejeté les rapports qui prédisaient l’effondrement du régime du Shah d’Iran ; elle n’a rien vu de l’ascension d’Osama ben Laden et d’al-Qaida ; elle a protégé, de tout son aveuglement, le rôle de l’Arabie saoudite dans la terreur internationale ; elle soutient le « dialogue » éternel avec les Frères Musulmans, hâtivement repeints aux couleurs trompeuses de la « modération. ».

La communauté du renseignement américaine fait preuve d’une corruption à la fois intellectuelle et morale à toute épreuve ; elle est non fiable ; ses interventions sont politiques ; la cocasse mansuétude dont a fait preuve le président à son égard, depuis qu’il n’a pas éjecté sans ménagement George Tenet, patron de la CIA, coupable de non-assistance à Amérique en danger, avant le 11 septembre 2001, et après, a instruit tout un chacun à propos de l’impunité radicale dont bénéficierait la CIA.

Sans être dans le secret des dieux, ni « avoir lu l’intel » - phrase qui, à Washington, vous vaut des regards envieux et une impunité totale en matière d‘élucubrations (« I’ve seen the intel »), – quiconque a étudié le régime de Téhéran, les déclarations de ses dirigeants, l’idéologie qui les anime, les stratégies qui président à leur action, possède quelque intelligence quant à leurs motivations. Visiblement, les organes du renseignement s’en contre-fichent : ce qui leur importe, c’est leur ligne politique.

La CIA et consorts ont, depuis longtemps, abandonné l’Humint (human intelligence) au profit de compilations qui privilégient : la quantification, les interceptions électroniques, etc. En un mot, l’apparence technique au détriment de la substance politique. Ne soyons pas mesquins : il faut adjoindre à cette liste les ragots des « alliés » comme le Prince Turki d’Arabie et la désinformation qu’ils déversent.

C’est pour cela que le doigt de la CIA reste encore et toujours fiché profondément dans son œil. C’est toujours le cas.

Au minimum, il faut rester complètement sceptique devant le jugement que vient de rendre public la communauté du renseignement américaine : il n’a aucune valeur de renseignement ; c’est une prise de position politique de la part de l’appareil politico-vénal qui préconise, depuis longtemps, une politique de conciliation à tout prix avec les ennemis de l’Amérique au Moyen-Orient, et dont la Commission Baker-Hamilton a été l’une des récentes incarnations publiques.

La question se pose donc ainsi : la stratégie du régime iranien visant, sans le moindre doute possible,


a) l’hégémonie au Moyen Orient,

b) l’expansion révolutionnaire de la doctrine khomeyniste,

c) l’utilisation systématique de la terreur à cet effet, y compris toutes les armes et moyens disponibles,

d) la destruction d’Israël,

e) l’utilisation des positions et territoires gagnés au Moyen Orient pour répandre, au-delà, en Afrique, Europe, Asie centrale, etc., les progrès du djihad d’Etat,

l’acquisition d’armes nucléaires et de leurs vecteurs est une évidence, un must et un objectif incontournable.

Combien de temps faut-il, de nos jours, à un Etat pourvu de moyens financiers considérables pour mobiliser son programme nucléaire civil de façon à construire des armes nucléaires opérationnelles ? Le savoir-faire est-il disponible sur place ? Le pays est-il doté des cadres techniques nécessaires ? Les goulots d’étranglement technologiques ont-ils été négociés avec succès ? A tout le moins, l’Iran, renforcé par les proliférateurs nucléaires que sont la Corée du Nord et la Russie, le Pakistan et quelques autres, n’est pas démuni.

Conclusion générale : prendre le NIE publié lundi à Washington avec un grain de sel de la taille de l’obélisque de la Concorde ! D’où vient donc ce désastre politique ? Il faut le relier à la lamentable farce qui vient de se dérouler à Annapolis, où une pseudo conférence de « paix au Moyen Orient » a permis à Condoleezza Rice, secrétaire d’Etat et émanation du lobby des « réalistes », dont James Baker et Lee Hamilton sont des figures connues, de clouer l’ultime rivet dans le cercueil de la politique bushienne de libération et de modernisation du Moyen-Orient.

La conférence s’est, en effet, tout entière déroulée sous le signe de l’équivalence morale et politique entre terreur arabo-musulmane, dénommée « palestinienne », et légitime défense israélienne ; l’objet consistait à faire plaisir aux potentats arabes et à gagner leur faveurs diplomatiques. Ca ne va pas loin, mais ça permet de continuer l’absurde comédie du « processus de paix ». Dans ce cadre-là, les grands « deals » avec l’Arabie, l’Iran, etc., sont loisibles – feue la politique de Bush ne l’est pas. Bush a capitulé sur toute la ligne, de façon d’autant plus absurde que les forces américaines sont en train de gagner la Bataille d’Irak !

Les palinodies de ce genre gagnent des centimètres au comptant et, à terme, elles perdent des kilomètres. Les factures seront présentées plus tard. « Après nous, le déluge. ». Apprenons à nager !

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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Mer 05 Déc 2007, 23:41

Citation :
Ahmadinejad: le rapport américain sur le nucléaire est une "victoire"

Par Pierre CELERIER

AFP - Mercredi 5 décembre, 18h13

TEHERAN (AFP) - Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié mercredi de "victoire" le rapport du renseignement américain faisant état d'une suspension de son programme atomique militaire, y voyant une raison supplémentaire pour Téhéran de poursuivre ses activités nucléaires.


"Il s'agit de la déclaration de la victoire du peuple iranien face aux grandes puissances", a lancé le président dans la province d'Ilam (nord-ouest).

Dans un rapport publié lundi, le renseignement américain a estimé que l'Iran avait suspendu son programme nucléaire militaire depuis 2003 et qu'il était sensible aux pressions internationales pour l'empêcher de le réactiver.

Mais M. Ahmadinejad a vu dans ce document une raison supplémentaire de ne pas reculer sur ses activités nucléaires, malgré les résolutions du Conseil de sécurité exigeant leur suspension.

L'Iran "ne bougera pas d'un iota sur son droit au nucléaire" civil, a-t-il dit, estimant que le pays avait besoin de 50.000 centrifugeuses: "si nous voulons fournir du combustible pendant un an à une centrale nucléaire, nous devons avoir 50.000 centrifugeuses".

Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran a déjà atteint son objectif à moyen terme, la construction de 3.000 centrifugeuses à Natanz (centre).


Le rapport américain complique la tâche du camp occidental face aux réticences de Moscou et de Pékin à accentuer les sanctions contre la République islamique, le ministre iranien du Pétrole, Gholam Hussain Nozari, réclamant à cet égard que Washington abandonne les mesures contre son pays.

"Pensez-vous que les Etats-Unis vont poursuivre les sanctions après l'annonce qu'ils ont faite? S'ils le font, je ne comprends pas leur logique et comment ils comptent convaincre la communauté internationale", a déclaré M. Nozari à Abou Dhabi.

Moscou va "réfléchir à une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU en prenant en compte tous ces nouveaux facteurs, y compris évidemment les informations américaines", a commenté le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov.

L'ambassadeur de Chine à l'ONU, Wang Guangya, a estimé que "les membres du Conseil devront y réfléchir (...) maintenant les choses ont changé" tandis que pour le directeur de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, Téhéran ne représente pas "une menace imminente".

Cela n'a pas empêché le président américain George W. Bush de se dire confiant dans le fait que les partenaires des Etats-Unis, sauf la Chine, continuaient à considérer le nucléaire iranien comme un "problème".

L'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne et la Russie "comprennent que la question nucléaire iranienne est un problème et continue à être un problème qui doit être réglé par la communauté internationale", a-t-il dit.

L'Iran fait l'objet de trois résolutions du Conseil de sécurité, dont deux assorties de sanctions, à cause de son refus de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium.

C'est dans cette optique que la ministre des Affaires étrangères israélienne Tzipi Livni sera à Bruxelles vendredi pour plaider en faveur d'un durcissement des sanctions internationales.

Israël s'est inscrit en faux contre le rapport du renseignement américain, en insistant sur le danger que représentait toujours le programme nucléaire iranien. "Les efforts de l'Iran pour parvenir à l'arme nucléaire on été clairement prouvés", a dit Mme Livni.

Le rapport a noté que la République islamique pourrait techniquement obtenir suffisamment d'uranium hautement enrichi pour une bombe nucléaire dès 2009, et plus probablement entre 2010 et 2015.

Pour M. Ahmadinejad, ce rapport valide son jugement selon lequel le dossier nucléaire est clos: "Il y a trois mois j'ai dit que l'affaire nucléaire était finie", a-t-il rappelé, en ajoutant que "certains ont cru que je voulais soutenir le moral du peuple mais il s'agit d'une réalité".

http://fr.news.yahoo.com/afp/20071205/twl-iran-usa-nucleaire-politique-renseig-c80dbcf_3.html
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Jeu 06 Déc 2007, 22:14

Vous voila un peu dans la panade avec le rapport américain .

non ?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Jeu 06 Déc 2007, 22:33

polaire a écrit:
Vous voila un peu dans la panade avec le rapport américain .

non ?

Si ce rapport US dit vrai, et si Ahmadinejab a menti en parlant de nucléariser Israël, alors réjouissons nous.

Si c'est l'inverse, et si dans quelques années l'Iran est une puissance militaire nucléaire, préparez vous à l'horreur nucléaire, tôt ou tard. Et n'en accusez pas, ce jour là, les USA.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Jeu 06 Déc 2007, 22:43

Citation :
et si Ahmadinejab a menti en parlant de nucléariser Israël,

je vous ai toujours dit qu' Ahmadinejab n 'avait pas le pouvoir en Iran .
Ce n'est pas lui qui a le pouvoir .

Je vous ai aussi dit que réguliérement depuis la fin du sha la CIA annonçait une nucléarisation de l 'Iran .( pour des motifs x de circonstances et peu clairs )

Je vous ai dit que la Russie et et la Chine était des acteurs plus importants que l'Iran dans la région donc que leurs positions étaient à considérér . (par rapport au pétrole nottamment )
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Mécréant-LV



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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Jeu 06 Déc 2007, 23:02

Renvoyez Arnaud directement chez Iran Resist, Polaire, ce sera plus rapide ;)

A ce sujet, même si je n'exclus pas une justesse d'analyse de leur part, Kaveh Mohseni, entre autres contributeurs, ayant prouvé à maintes reprises sa clairvoyance, je reste TRES prudent, et prends bien garde de me prononcer Idea

Ceci dit, d'accord avec vous sur un point, Ahmadinejad n'est en effet qu'un pantin, le véritable pouvoir étant - mais est-ce vraiment la peine de le rappeler ? - aux mains des mollahs, et plus particulièrement du Guide Suprême Idea

Et, puisque vous êtes un aficionado d'IR, rappelez-vous ce point, prédit par eux (de mémoire) :

Citation :
La réplique des mollahs sera de type indirect et terroriste, avec, par exemple, des bombes au plutonium explosant à bord d'avions civils

Ce qui présuppose un programme nucléaire militaire Idea

Autre point, que je me permets de vous rappeler :

Le bombardement, début septembre (voir fil PO), par Israël, du site nucléaire syrien...

La menace est bel et bien présente, et il faudra bien se résoudre, tôt ou tard(...), à la traiter :|


Dernière édition par le Jeu 06 Déc 2007, 23:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Jeu 06 Déc 2007, 23:16

Citation :
Renvoyez Arnaud directement chez Iran Resist, Polaire, ce sera plus rapide
j' avais signalé l'existence de ce site . Certainement le mieux inspiré sur la question .
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Jeu 06 Déc 2007, 23:19

lol la moitié de ce fil est constituée d'articles d'IR, Polaire Very Happy

Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué...

Amicalement ;)
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Jeu 06 Déc 2007, 23:27

Comment ça "pas remarqué" ??? je sais depuis un bout de temps que vous fréquentez ce site .
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Jeu 06 Déc 2007, 23:47

Very Happy

Passons, ce n'est pas important ;)

Citation :
Royaume-Uni/Terrorisme : des cellules du Hezbollah prêtes à passer à l’action en cas de frappe militaire contre l’Iran

Le quotidien koweïtien Al Siyyasa (la Politique) a rapporté dans son édition de week-end écoulé que les autorités britanniques avaient fait état de l‘existence de « cellules dormantes du Hezbollah disséminées au Royaume-Uni et qui menacent de passer à l’action si des frappes militaires étaient dirigées contre l’Iran ». « Les services de renseignement britanniques craignaient beaucoup plus le terrorisme du Hezbollah que celui d’Al-Qaïda, d’autant que le parti chiite libanais, qui constitue le bras armé extérieur de l’Iran, a installé des cellules dormantes dans plus de 40 pays sur tous les continents, notamment en Europe et dans le Golfe », écrit le quotidien, ajoutant que le réseau « comprend également plusieurs commerces et restaurants qui versent des fonds au parti, et qui sont sous haute surveillance » des services de renseignement.



Les services occidentaux reprochent au mouvement terroriste chiite et à l’Iran d’exploiter également le réseau de la mouvance terroriste Al-Qaïda notamment dans les pays du Golfe et en Jordanie. Selon le quotidien, les Iraniens auraient financé des cellules terroristes dans plusieurs pays dès le début de leur programme nucléaire, en prévision d’un conflit armé que ce programme pourrait engendrer dans l’avenir.

http://www.esisc.org/index.php?page=3
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Ven 07 Déc 2007, 00:00

Citation :
Le blog de Hitler


Un site internet construit par les services de la République islamique d'Iran propage l'image de Mahmoud Ahmadinejad dans le monde...

Vous connaissiez Signal et Radio Paris ? Voici ahmadinejad.ir

http://www.ahmadinejad.ir/fr/

http://leblogdrzz.over-blog.com/article-14277710.html

Attention, mise en garde, une précédente version du site du fou furieux de Téhéran était truffée de virus et autres petits cadeaux, si vous y allez, ayez vos antivirus et firewall à jour Idea

Vous êtes prévenus...
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Mar 11 Déc 2007, 23:57

Citation :
Ce fameux rapport favorise la guerre contre l’Iran

par Daniel Pipes

12 décembre 2007, version provisoire

La publication, le 3 décembre dernier, d’un rapport du renseignement américain totalement inattendu, «Iran: Nuclear Intentions and Capabilities» (l’Iran – intentions et capacités nucléaires), a maintenant engendré un consensus selon lequel la guerre contre l’Iran «semble être hors de question». Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, déclara ainsi que le rapport infligeait un «coup fatal» aux ennemis du pays et le porte-parole de son ministère des affaires étrangères parla de «grande victoire».

Je m’oppose à ce consensus et je pense qu’une action militaire contre l’Iran est plus probable aujourd’hui qu’elle ne l’était avant la présentation du rapport.

L’élément central du rapport, contenu dans sa première ligne, affirme: «Nous estimons avec une grande certitude que Téhéran a suspendu son programme d’armement nucléaire au printemps 2003.» D’autres analystes – John Bolton, Patrick Clawson, Valerie Lincy and Gary Milhollin, Caroline Glick, Claudia Rossett, Michael Rubin et Gerald Steinberg – ont disséqué et réfuté avec adresse cette parodie médiocre et scandaleuse de propagande politicienne, de sorte que je n’ai pas à revenir ici sur ces aspects. En outre, des membres importants du Congrès ne sont «pas convaincus» par les conclusions des auteurs du rapport. Les dirigeants français et allemands lui ont opposé une rebuffade, de même que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord; et même l’Agence internationale de l’énergie atomique a émis des doutes. Les services de renseignement britanniques pensent que leurs collègues américains ont été menés en bateau et les experts israéliens se montrent choqués et déçus.

Passons donc plus loin et examinons quelles sont les implications à long terme du rapport de 2007.

Admettons un instant que le rapport de 2005 ait été correct. Dans cette version, 16 agences de renseignement américaines estimaient «avec une grande certitude que l’Iran est bien décidé à développer des armes nucléaires». Admettons également que les États-Unis puissent réagir de trois manières à cet effort d’armement nucléaire:

1. Convaincre les Iraniens de stopper leur programme nucléaire, avec leur accord.

2. Stopper leur programme à leur place par le biais d’une intervention militaire (laquelle ne doit pas nécessairement consister en une attaque directe des infrastructures nucléaires – il pourrait aussi s’agir d’une action plus indirecte, telle qu’un embargo sur les produits pétrochimiques raffinés importés en Iran).

3. Permettre que l’Iran se dote de la bombe nucléaire.

Pour ce qui est de la troisième option, le président Bush relevait récemment que quiconque «souhaite éviter une Troisième Guerre mondiale (…) doit souhaiter que [les Iraniens] soient empêchés d’acquérir le savoir-faire nécessaire à la fabrication d’une bombe nucléaire». Jusqu’ici, le rapport boiteux de 2007 ne l’a pas fait changer d’avis. Il semble partager l’opinion de John McCain selon laquelle «seule une perspective est pire encore que celle d’une action militaire américaine – celle d’un Iran doté d’armes nucléaires».

Ainsi la vraie question n’est pas de savoir si l’Iran doit être stoppé, mais de déterminer comment.

Or le rapport de 2007 a efficacement enterré la première option, soit de persuader les Iraniens de stopper eux-mêmes leur programme, car cette voie exige un large consensus extérieur. Lorsque plusieurs pays cruciaux s’allièrent pour faire passer la résolution 1737 du Conseil de sécurité en décembre 2006, les Iraniens réagirent de manière prudente et craintive, mais la conclusion lénifiante du rapport de 2007 compromet une telle coopération et l’exercice d’une pression suffisante. Si Washington insiste auprès des nations occidentales, de la Russie, de la Chine et de l’IAEA, il se verra opposer ce rapport en guise de fin de non-recevoir. Pire encore, le rapport signale aux dirigeants iraniens fascinés par l’apocalypse que le danger de sanctions externes est maintenant écarté et qu’ils peuvent poursuivre leurs ambitions nucléaires en toute tranquillité.

Ce qui nous laisse avec la deuxième option, soit une intervention sous une forme ou une autre. Certes, cela paraît peu vraisemblable à l’heure actuelle, dans le débat faussé par l’effet explosif du rapport de 2007. Mais ce millier de mots couvert de critiques acerbes pourra-t-il vraiment continuer de dominer la compréhension américaine du problème? Pourra-t-il faire changer Bush d’avis? Son influence persistera-t-elle d’ici un an? Sera-t-elle sensible dans la politique du prochain président?

C’est extrêmement improbable, car ces projections supposent un état stable et impliquent que ce rapport peut à lui seul réfuter toutes les autres interprétations, que la situation iranienne ne connaîtra aucun nouveau développement, que l’enquête sur les intentions nucléaires iraniennes a été bouclée à jamais au début décembre 2007. Mais le débat va au contraire certainement se poursuivre. Alors, l’influence du rapport faiblira et prendra sa place, modeste, parmi toutes les autres appréciations, techniques et non techniques, officielles et officieuses, américaines et non américaines.

Bref, avec la première option maintenant fragilisée et la troisième option restant inacceptable, c’est la deuxième option – la guerre menée par les États-Unis ou par les forces israéliennes – qui devient la plus probable. C’est ainsi que des bureaucrates mesquins et manifestement partisans ont, en tentant maladroitement de cacher des réalités déplaisantes, contribué à concrétiser leur propre cauchemar.

December 11th 2007 Posted to Islam

http://www.ajm.ch/wordpress/?p=927

(nombreux liens dans l'article original Idea )
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Jeu 13 Déc 2007, 23:36

Citation :
Iran/Bahreïn : Téhéran revendique une souveraineté sur le Bahreïn


Après la campagne de charme menée par le président iranien Mahmoud Ahmadinejad envers les pays du Golfe, réunis à Doha au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Hussein Chariatamdari, proche du Guide Ali Khameneï, a lancé le pavé dans la marre, en affirmant que le « Bahreïn faisait partie de l’Iran et qu’il fallait qu’il réintègre la nation ».

Selon le quotidien koweïtien Assiyassa qui a rapporté cette information, l’Iran devient de plus en plus menaçant envers ses voisins arabes. La presse proche du régime des mollahs s’en mêle et accuse les pays Arabes de la région de pousser Téhéran à adopter une politique agressive envers les États-Unis. Téhéran reproche aussi aux arabes la transformation du nom du « Golfe persique » en « Golfe arabique », et revendique sa souveraineté sur « les îles de Tomb et d’Abou Moussa », objets d’un litige avec les Émirats arabes unis.

La semaine écoulée, le président Ahmadinejad avait proposé aux monarchies du Golfe une coopération dans les domaines économiques, énergétiques, financiers et sécuritaires.

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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Jeu 13 Déc 2007, 23:49

La confrontation avec l'Iran devient de plus en plus réaliste, malheureusement... Nous sommes en présente d'un exalté religieux en la personne du Président iranien; il se donne comme mission de préparer à par tous les moyens la venue du Mahadi, le messie des chiïtes.
Il ne veut pas une bombe, mais plusieurs à la fois.

On ne peut s'offrir le luxe d'un second Munich qui serait iranien!
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Mar 18 Déc 2007, 16:15

Le problème, c'est qu'on est en plein dedans, Pierre Confused

Ceci dit, l'étincelle qui mettra le feu aux poudres pourrait venir d'un autre endroit : le Kosovo, qui pourrait bien être LE nouveau Munich (capitulation devant l'Islam)...

Ce qui n'est pas dit, dans ce dernier cas, est que la province Serbe, terre chrétienne, si l'indépendance est proclamée, non seulement sera sous domination musulmane, mais, SURTOUT, deviendra dar al Islam ou Terre d'Islam Idea

Bref, il s'agira de la première conquête musulmane d'une terre eu-ro-pé-en-ne spiderman


Citation :

Moscou fournit l’Iran
en combustible nucléaire


Fabrice Nodé-Langlois, correspondant à Moscou
18/12/2007

La Russie a annoncé lundi qu’elle avait commencé à livrer du combustible nucléaire pour la centrale atomique iranienne de Bouchehr.

Dans la partie de poker planétaire qui se joue autour du programme nucléaire iranien, Moscou semble avoir cédé sa carte maîtresse. La Russie a annoncé hier qu’elle avait livré, dimanche, un premier lot de combustible d’uranium à l’Iran pour sa centrale atomique de Bouchehr, toujours en chantier. Celle-ci pourrait désormais produire ses premiers kilowatts dès l’automne 2008. C’est une surprise, car le fournisseur russe avait fait du report de la livraison des barres d’uranium 235 à son client iranien son meilleur moyen de pression. De hauts diplomates russes avaient assuré à leurs homologues américains et européens que les problèmes techniques et financiers invoqués n’étaient que des prétextes. Et que la Russie ne livrerait pas le «carburant» du premier réacteur civil iranien tant que la République islamique ne se plierait pas aux exigences internationales.

Pour justifier la fourniture, le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé que la livraison privait l’Iran de raisons d’enrichir lui-même son uranium. «L’Iran nous a donné de nouvelles assurances écrites que le combustible serait exclusivement utilisé pour la centrale de Bouchehr», a indiqué Moscou. Une position conciliante, adoptée en concertation avec Washington comme l’a indiqué la Maison-Blanche, mais accueillie par une douche froide : un responsable iranien a affirmé hier que Téhéran continuerait à enrichir son propre uranium, malgré la fourniture du combustible russe.


Nouvelle donne géopolitique

En fait, la Russie a estimé qu’après la situation du dernier rapport des services secrets américains minimisant la menace nucléaire iranienne, la donne géopolitique avait changé. Rajab Safarov, directeur du centre pour l’étude de l’Iran contemporain à Moscou, affirme ainsi que «les Américains mènent en cachette des négociations avec l’Iran, via l’Arabie saoudite. Si la Russie avait continué de reporter la livraison, cela aurait nui à ses intérêts. L’Iran est maintenant prêt à donner à la Russie un accès plus large à son marché». Le président iranien du groupe d’amitié parlementaire Iran-Russie, Kazem Jalali, n’a pas dit autre chose hier en saluant «ce geste positif qui répare l’image négative de la Russie dans l’opinion publique et ouvre une nouvelle étape pour des projets conjoints». La Russie a voté à deux reprises les sanctions de l’ONU contre l’Iran depuis un an.

C’est, selon Rajab Safarov, au cours de la visite de Vladimir Poutine à Téhéran, il y a deux mois, que le virage a été négocié. Le président russe s’était alors engagé publiquement à livrer le combustible rapidement. Mais les non-initiés pouvaient penser qu’il ne s’agissait que de bonnes paroles et qu’il différerait encore la livraison. Quelques jours avant son voyage, le président russe avait déclaré à son invité Nicolas Sarkozy, pour expliquer sa position : «Nous n’avons pas d’information sur la volonté de l’Iran de développer l’arme nucléaire.» Cette visite de Poutine chez le troisième acheteur d’armements russes «a été son voyage le plus difficile de sa carrière», confiait récemment un proche conseiller du président russe.

La construction de la centrale de Bouchehr, démarrée par l’allemand Siemens avant la Révolution islamique de 1979 avait été interrompue par la guerre Iran-Irak. Ce n’est qu’en 1994 que la Russie a repris le contrat, accumulant les difficultés. La centrale aura une capacité de 1 000 mégawatts. Le combustible russe a fait l’objet de contrôles de l’AIEA et Moscou exclut qu’il puisse être détourné à des fins militaires. Pour autant, la partie de poker atomique n’en est pas terminée.

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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Mar 18 Déc 2007, 17:54

Oui, vous avez raison, le Kosovo est un déni de justice et de morale fondamentale. C'est une terrible faute morale et stratégique. Ce sera une décision de déshonneur... Mais nos politiques européens ont-ils encore la culture de l'honneur?

Quoi qu'il en soit, l'Iran reste le péril imminent! La livraison d'uranium par la Russie entre dans une optique de zone d'influence; il faut que la politique européenne envers elle change, attention à ce qu'elle ne se sente pas rejetée.

J'ai bien peur que la méthode sarkosienne en matière de politique étrangère ne devienne qu'une pâle copie des USA, avec la bêtise de l'agitation.

Je vais vous rappeler ce que reçut une âme pieuse quelques mois avant la campagne électorale présidentielle: " Sarkosy sera élu, mais je ne me contenterai pas d'un gouvernement à double faces, je ferai remonter la vérité..." Il n'aura pas fallu six mois pour que cela commence...
Certains députés UMP commencent à relever la tête, et de façon sévère contre le Président. Les adhérents catholiques le font de plus en plus: contre le téléthon, contre le dimanche ouvrable...

Je crois qu'avec Chirac nous avons ouvert le temps du politique "incultivé", de la non-épaisseur; la réale politique pourrait bien être qu'un affligeant cache misère. Pour l'instant rein n'est encore perdu, mais il va devoir se donner une épaisseur, prendre de la distance, car son omniprésence pourrait lui-être fatale.

Il y a 150 ans, à une âme privilégiée, Jésus a dit: quand tous mes ennemis seront réunis à la tête de l'Etat je ferai entendre ma justice...! Il se pourrait que ce soit pour ce temps

Le peuple pourrait ne plus se retrouver dans la rupture à répétition et l'ouverture... La situation ressemble étrangement à celle de la chute de l'empire romain... A quand la mise aux enchères des sièges à pourvoir???
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Mar 25 Déc 2007, 01:56

Citation :
US report: Israel would weather nuclear war with Iran


Study compiled by US Center for Strategic and International Studies (CSIS), headed by a former Pentagon analyst, explores several hypothetical scenarios for unconventional warfare in our region. Authors find ‘Israel’s residents and economy could weather nuclear war with Iran’

Yitzhak Benhorin Published: 12.24.07, 10:11 / Israel News


WASHINGTON- All out nuclear war between Israel and Iran: a doomsday scenario that we all fear deeply. A new study compiled by the US Center for Strategic and International Studies (CSIS), headed by former Pentagon analyst Anthony H. Cordesman, explored just such a nightmare scenario, noting that it could lead to the death of between 16- 28 million Iranian civilians, and 200-800 thousand Israelis.


This hypothetical, research-oriented study also explored other contingencies for unconventional warfare in our region, noting the tactics that various countries could potentially employ in such instances.

As pertains to nuclear warfare, the study found that an Israeli nuclear scrimmage with Iran would most likely last for about three weeks. Aside from the aforementioned direct casualties, the study could not determine how many additional long-term casualties would arise from fallout and radiation in the weeks and months following such an attack.

One essential requirement for nuclear confrontation in our region, according to the study, is allowing Iran’s nuclear program to develop, unhindered by a pre-emptive strike by either Israel or the United States. If US or Israeli preemption does not occur, the study found, Iran could very well have 30 nuclear warheads available for warfare between 2010-2020. Israel, by comparison, currently has 200 nuclear war heads with both air and sea launch capabilities, according to the study.



Photo courtesy of csis.org


Given certain conditions, Israel could potentially survive such a nuclear scenario, the study found. Iran, on the other hand, would be completely and utterly obliterated. “Iranian recovery is not possible in the normal sense of term, though Israeli recovery is theoretically possible in population and economic terms,” wrote Cordesman, who compiled this study entitled “Iran, Israel, and Nuclear War”.

Israeli missiles have greater strike range

The bottom line, according to this study, is that Israel quite simply has more potent and effective bombs. Israel currently has a 1megaton (mt) nuclear bomb, whereas Iran does not yet have the ability to develop a bomb with more than 100 kilotons of power. What this means, in essence, is that the Israeli bomb can lead to three times as many casualties as its Iranian counterpart (chiefly due to third-degree burns), and has an “area of extreme lethality” (the range within which a nuclear bomb is fatal) ten-times as great.

Which Israeli cities are most likely to be targeted by Iran? Tel-Aviv and central Israel (all the way down to Ashdod) are the most likely targets, as is Haifa. Israel, conversely, has more than 10 Iranian cities on its “hit list” including Tehran, Tabriz, Isfahan, Qazvin, Shiraz, Yazd, Kerman, Qom, Ahvaz, and Kermanshah.

Cordseman also noted that Iran would have lower fission yields, and less accurate force into cluster targeting on Israel’s two largest urban complexes, and that the Iranian side would also most likely be thwarted by Israel’s missile defense systems. Notable among these is the “Arrow 2” anti-ballistic missile which could most potentially shoot down most nuclear missiles launched by Iran.

Furthermore, Israel could strike Iran with far grater accuracy and precision, hitting its cities with deadly aim utilizing both its own satellites, as well as those of the United States.

The study also examined what would occur if Syria would join the Israeli-Iranian nuclear fray. Syria, Cordesman estimated, could kill an additional 800 thousand Israelis with missiles armed with chemical or biological warheads. The Syrian side, however, could suffer up to 18 million casualties should Israel respond with a nuclear strike.

If Egypt should join its Arab neighbors in battle, the study finds, Israel would most likely respond with a nuclear strike at Cairo and other major cities, as well as by destroying the Aswan dam.

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3486011,00.html

Rapide traduction (par Houmous.net), pour les non anglophones :

Citation :
Pour ceux qui ne comprennent pas, en quelques mots : Israël survivrait à une guerre nucléaire. Houmous aussi donc, peut-être…

En quelques chiffres : il y aurait en Israël entre 200 et 800 000 morts. En Iran, entre 16 et 28 millions de morts. Ces chiffres ne tiennent pas compte des victimes d’après explosions, suite à la radioactivité.

Si la Syrie se mettait dans le jeu, Israël pourrait subir 800 000 morts de plus (attaques chimiques, biologiques…), mais la Syrie pourrait compter 18 millions de morts. Si l’Egypte se mettait elle aussi dans le bal, ca ne changerait à priori pas grand-chose coté israélien, mais les grandes villes égyptiennes comme le Caire seraient elles aussi détruites (Le Caire = 20 millions d’habitants) ainsi que le barrage d’Assouan (résultat : tsunami gigantesque jusqu’au Caire)… On peut dire que l’Egypte, elle aussi, serait anéantie, de même que la majorité de sa population.

C’est un peu de la masturbation je trouve. J’espère que personne dans la région n’est prêt à jouer ce genre d’horreur. Mais une chose est certaine, cette fois-ci, pour ceux qui voudraient retenter la Shoa, on ne partira plus tout seuls… que du contraire…
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Mar 25 Déc 2007, 03:02

Citation :
Pourquoi les Israéliens ont-ils peur, très peur ?

Yossi Klein Halevi et Michael B. Oren The New Republic 26 janvier 2007

Par Klein Halevy Yossi
Thème : International

Titre original : Why Israelis are afraid — very afraid
Adaptation française de Sentinelle 5767

Le pire cauchemar de l’État juif

Les premiers rapports du renseignement militaire sur le programme militaire iranien sont parvenus sur le bureau de Itsh’ak Rabin peu après qu’il soit devenu Premier Ministre en mai 1992. La conclusion de Rabin était sans équivoque : seul un Iran nucléaire, disait-il à ses assistants, pourrait poser une menace existentielle à laquelle Israël n’aurait pas de réponse crédible. Mais quand il essaya de prévenir l’administration Clinton, il se heurta à de l’incrédulité. L’évaluation de la CIA – qui ne changerait pas jusqu’en 1998 – était que le programme nucléaire de l’Iran était civil, et pas militaire. Des officiels de sécurité israéliens perçurent que le jugement de la CIA était influencé par la politique intérieure des USA, et la qualifiaient en privé de « CPIA » - le « P » pour « politisée ».

L’indifférence de Washington aida Rabin à se convaincre qu’Israël devait se préparer pour une éventuelle frappe préventive, aussi il donna l’ordre d’acheter des bombardiers à longue portée, capables d’atteindre l’Iran. Et il prit une décision fatale : il abandonna son attitude d’ambivalence sur la négociation avec l’OLP, et approuva des pourparlers officieux conduits entre des membres de la Gauche israélienne et des officiels de l’OLP. La justification de Rabin à cette volte-face était qu’Israël devait neutraliser ce qu’il définissait comme le « premier cercle de la menace » - les ennemis le long de ses frontières – de façon à se concentrer sur la confrontation à venir avec l’Iran, le « deuxième cercle de la menace » bien plus dangereux. La stratégie de Rabin, alors, était à l’exact opposé de l’approche récemment recommandée par le « Groupe d’Étude sur l’Irak » : là où James Baker et Lee Hamilton veulent traiter avec l’Iran – quitte à minorer la gravité de ses ambitions nucléaires – de façon à résoudre des crises dans le monde arabe, Rabin voulait faire la paix avec le monde arabe de façon à prévenir, à tout prix, un Iran nucléaire.

Aujourd’hui, plus d’une décennie plus tard, le pire scénario envisagé par Rabin approche rapidement. Selon le renseignement israélien, l’Iran sera capable de produire une bombe nucléaire dès 2009. A Washington, on craint de plus en plus que, soit Israël soit l’administration Bush, se préparent à ordonner des frappes contre l’Iran. En Israël cependant, on éprouve une crainte d’un genre différent. Les Israéliens n’ont pas peur que l’Occident agisse sans réfléchir, mais qu’il s’abstienne complètement d’agir. Et alors que les stratèges divergent ici sur l’efficacité relative des sanctions ou d’une frappe militaire, presque tous sont d’accord sur ce point : Israël ne peut pas exister en même temps un Iran nucléarisé.

Pendant deux décennies, depuis l’époque de Menahem Begin, l’Holocauste était rarement invoqué, sauf aux extrêmes, dans la politique israélienne. Ces derniers mois, cependant, la menace iranienne a ramené la « Solution Finale » au cœur du discours israélien. Des commandants de haut rang de l’armée, qui considéraient probablement autrefois les analogies entre l’Holocauste et le conflit du Moyen-Orient comme un affront au pouvoir sioniste, parlent aujourd’hui volontiers d’un « second Holocauste ». Des éditoriaux de première page, rédigés aussi bien par des commentateurs de Gauche que de Droite, comparent cette époque avec les années 1930. Des Israéliens rappellent comment la communauté internationale avait réagi par l’indifférence quand une nation massivement armée déclara la guerre au peuple juif – et il leur semble qu’un processus identique est à l’œuvre aujourd’hui. Même si les États-Unis et l’Europe ont finalement ouvert les yeux sur la menace d'un Iran nucléaire, ses appels à la destruction d’Israël tendent à être considérés comme une simple figure de rhétorique par les médias d’information occidentaux. Pourtant, ici en Israël, ces déclarations avaient renforcé la détermination de Rabin pour placer l’Iran au sommet des priorités de l’agenda stratégique.

L’un des hommes dont la fonction est précisément d’aller dans ce sens, est le membre travailliste du Parlement, et actuel ministre adjoint de la défense Efraïm Sneh, à qui Rabin confia le « dossier Iran » de son gouvernement. Comme la plupart des membres de « l’establishment » de la défense, Sneh ne croit pas que l’Iran lancera immédiatement une attaque nucléaire contre Israël. Mais ajoute-t-il, il n’aurait pas vraiment besoin d’utiliser la bombe pour paralyser Israël. « Ils seraient capables de détruire le rêve sioniste sans appuyer sur le bouton », dit-il.

Avec les intonations hachées qui révèlent son long passé militaire, il souligne trois conséquences de l’existence d’une bombe iranienne. Pour commencer, l’ère des négociations de paix s’achèvera : « aucun partenaire arabe ne sera en mesure de faire des concessions dans le contexte d'un Iran nucléaire ». Ensuite, Israël verra ses options militaires sévèrement limitées. Un Iran enhardi pourrait fournir au Hezbollah et au Hamas des roquettes à longue portée encore plus mortifères que les actuelles Katiouchas et Kassams. Enfin, menacé d’une réponse nucléaire, Israël ne pourrait opposer qu’une faible défense au feu croissant des roquettes sur ses frontières Nord et Sud, dont les résidents devraient être évacués vers le Centre. Israël a déjà eu un avant-goût d’une évacuation massive au cours de la guerre au Liban l’été dernier. Des centaines de milliers de résidents de Galilée étaient devenus des réfugiés temporaires. Finalement dit Sneh, les investisseurs étrangers fuiront le pays, et beaucoup d’Israéliens aussi. Dans une enquête récente, 27 % des Israéliens déclarent qu’ils envisageront de partir si l’Iran accédait au nucléaire. « Qui partira ? Ceux qui disposent d’opportunités à l’étranger – l’élite », note Sneh. La promesse du sionisme de créer un foyer juif aura échoué, et à la place, les Juifs considèreront la diaspora comme une option plus fiable aussi bien pour la survie personnelle et que pour la survie collective. Pendant la guerre du Liban, la comédie satyrique de la principale télévision israélienne, « Ô quel pays merveilleux », interrogeait un israélien proclamant que « ceci » était le lieu le plus sûr pour les Juifs – tandis que la caméra revenait en arrière pour révéler que « ceci », c’était Londres.

Même sans la bombe, la menace de l’Iran contre Israël s’accroît. Œuvrant via le Hezbollah shiite, le Damas alaouite, et le Hamas sunnite, Téhéran a étendu son influence au Liban, en Syrie, et dans les territoires palestiniens. Suite à ce qui est apparu comme une victoire du Hezbollah dans la guerre du Liban, et à la poursuite des tirs de roquettes du Hamas sur les villes israéliennes malgré des incursions armées répétées à Gaza, l’Iran a prouvé qu’il peut attaquer Israël dans une quasi impunité. Les journaux iraniens sont pleins d’histoires triomphales sur la supposée érosion de la volonté d’Israël de se battre, et l’effondrement imminent de son armée « post-modernes », comme un récent article l’a définie. La confiance en soi de l’Iran a été encouragée par l’incapacité d’Israël de faire payer un prix à Téhéran pour avoir commandité la guerre du Liban, et financé des opérations terroristes depuis le début des années 1990. L’Iran organisa à l’époque l’attentat à la bombe contre l’ambassade de Buenos Aires, et deux ans plus tard un autre attentat contre la communauté juive de cette ville. Israël n’est pas davantage parvenu – pour ne rien dire des forces de maintien de la paix de l’ONU – à empêcher le Hezbollah de se réarmer. Et si l’Iran parvient à poursuivre ses buts en dépit des menaces des États-Unis et des sanctions de l’ONU, et maîtriser l’arme nucléaire, il sera considéré dans le monde musulman comme irrésistible.

Un Iran nucléaire aurait aussi des conséquences dévastatrices sur les États arabes sunnites. L’Égypte, l’Arabie saoudite, l’Algérie, et plus récemment la Jordanie, ont exprimé de l’intérêt pour le nucléaire. Le président égyptien Hosni Moubarak a déclaré explicitement que l’Égypte ressent le besoin de se protéger de la menace nucléaire de l’Iran. D’autres nations sunnites pourraient suivre – dont la Libye : son inimité envers les Saoudiens peut la ramener dans la course au nucléaire, si Ryad se lance dans la production d’une bombe. Le Moyen-Orient serait alors le siège d’une mêlée généralisée pour s’emparer du nucléaire. Dans cette région rongée par les crises, toute situation critique inclurait potentiellement un risque nucléaire.

Le retentissement d’un Iran nucléaire se ferait sentir bien au-delà du Moyen-Orient. Téhéran pourrait dicter le prix du pétrole et même contrôler la majorité de distribution à travers le détroit d’Ormuz. Et l’Iran serait en mesure de conduire des opérations terroristes par l’intermédiaire de ses agents dans une grande impunité. Même sans menace nucléaire, l’Iran est parvenue à intimider les Saoudiens, et à leur faire relâcher des suspects iraniens de l’attentat à la bombe de Khobar en 1997. De plus, si Téhéran accède au nucléaire, la réalité d’une communauté internationale incapable de faire appliquer l’ordre mondial se dévoilerait bien vite. Après tout, si un régime qui a perpétré des attaques terroristes de l’Argentine au Golfe persique peut se moquer des sanctions et acquérir des armes nucléaires, comment les Nations Unies pourraient-elles empêcher de façon crédible n’importe qui de faire la même chose ?

Et ces scénarios terrifiants ne mentionnent pas le scénario le plus terrifiant de tous : l’utilisation de sa bombe par l’Iran. Dans une enquête, 66 % des israéliens ont dit qu’ils pensaient que l’Iran lancerait une frappe nucléaire contre l’État juif. Bien que les experts de la défense soient divisés sur la probabilité d’une attaque nucléaire de l’Iran, tous les stratèges avec lesquels nous avons parlé pour rédiger cet article ont considéré que ce scénario est plausible. « Personne ne sait si l’Iran va ou non utiliser la bombe », déclare Sneh. « Mais je ne peux pas prendre le risque ».

Mais les avocats des sanctions croient qu’en plaçant formellement l’Iran dans la catégorie de la “menace contre la paix internationale”, les Nations Unies ont tacitement conféré aux États-Unis et à leurs alliés le pouvoir d’imposer des sanctions plus dures, qui pourraient déstabiliser l’Iran, comme les efforts pondérés de l’administration Bush l’an passé, pour obtenir que les banques étrangères quittent Téhéran. Associées aux problèmes sociaux et économiques préexistants de l’Iran –chômage massif masqué, corruption étendue, prostitution et une dépendance à la drogue – et à la haine du régime chez les étudiants et des classes moyennes, des sanctions dures pourraient, selon certains Israéliens, hâter le changement de régime à Téhéran, en obligeant le peuple iranien à faire payer le prix des provocations à leurs dirigeants. Et avec le changement de régime, bien sûr, la menace posée par une bombe iranienne se relâcherait. Après tout, le problème n’est pas la nucléarisation de l’Iran, mais la nucléarisation de cet Iran là. La simple menace de sanctions supplémentaires a déjà provoqué des augmentations drastiques des prix de la nourriture et du logement à Téhéran – et peut encourager les parlementaires qui ont signé la lettre de protestation récente à Ahmadinejad. « Les Iraniens sont un peuple très fier » dit l’un des officiels israéliens qui connait depuis des années l’Iran de l’intérieur. « Ils ne supporteront pas d’être transformés en parias, et cela augmentera leur ressentiment pour le régime ».


Dernière édition par le Mar 25 Déc 2007, 03:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Mar 25 Déc 2007, 03:03

Citation :
En plus des sanctions, les israéliens appellent à une intervention américaine non violente mais énergique dans la politique intérieure de l’Iran : financement de l’opposition iranienne, transformation des émissions américaines en Farsi en « Radio Free Iran », atteinte des auditoires persans via Internet, et défi plus agressif du gouvernement iranien sur les abus relatifs aux droits de l’homme. Les avocats israéliens d’un changement de régime ont pressé Washington d’adopter cette stratégie politique depuis des années, et ils ne parviennent pas à comprendre pourquoi l’administration Bush a aussi soulevé des objections. « Personne n'affirme qu'il n'y aura pas d’action militaire », dit l’officiel qui connait bien l’Iran. « Mais, vu les conséquences dévastatrices d’une frappe militaire, pourquoi n’accordons-nous pas une chance à cette stratégie ? ».

Ceux qui sont sceptiques sur l’efficacité des sanctions notent que le cadre temporel est trop étroit, et les risques trop grands pour Israël, pour miser sur un changement du régime à long terme. Ils insistent sur le fait que la communauté internationale est incapable de monter des opérations efficaces, presque à coup sûr violées par les Russie et la Chine. Oui, reconnaissent-ils, le régime des ayatollahs est en difficulté et il tombera finalement, mais pas assez tôt. En effet, les optimistes prédisent un changement de régime depuis une décennie ; et, quand Mohammed Khatami le réformiste en échec est devenu président en 1997, certains en Occidents affirmèrent que le changement de régime avait déjà commencé. Mais les dirigeants de l’Iran savent comment se défendre contre des opposants : quand des conducteurs de bus ont organisé une grève sauvage l’an dernier, le dirigeant a été arrêté et sa langue coupée.

Pour les Israéliens sceptiques sur l’efficacité des sanctions, il reste l’option de dernier ressort de la frappe militaire. Des experts ont déjà reconnu la complexité d’une attaque contre les installations nucléaires de l’Iran, car elles sont dispersées sur des douzaines de sites, certaines lourdement fortifiées et profondément enterrées. Mais une attaque sur trois sites clés, en particulier l’installation d’enrichissement de Natanz – ramènerait les projets de l’Iran plusieurs années en arrière. Il ne serait pas nécessaire, selon un officiel de haut rang, de détruire les installations nucléaires de l’Iran : en frappant de façon répétée ses accès, le site pourrait être rendu inaccessible. En même temps, Israël bombarderait probablement des installations gouvernementales clés, comme les bases des Gardiens de la Révolution, pour affaiblir la capacité de récupération du régime. Si le peuple iranien prendra probablement parti en faveur du gouvernement au début, l’effet combiné d’une attaque militaire, et des sanctions économiques pourrait provoquer une révolte finale. Des frappes aériennes périodiques, ajoute-t-il, empêcheront les tentatives de reconstruction des sites nucléaires.

Des experts de la défense ont minimisé la possibilité d’installations secrètes inconnues soulevées par des agences de renseignement occidentales. « Si nous pouvons localiser un islamikaze à la bombe quand il se déplace d’un lieu à l’autre, nous savons repérer des cibles statiques, même profondément enterrées », déclare l’ancien officiel de la défense. Ces installations ne sont impénétrables comme certains rapports le suggèrent. Youval Steinitz, ancien président de la commission des affaires et de la défense de la Knesset a déclaré : « Les Iraniens nous montrent que le projet nucléaire est vulnérable. Celui qui dépense des milliards de dollars pour un simple système anti-aérien autour de sites nucléaires donne la preuve que ces sites sont vulnérables. Il n’y aurait pas besoin d’investir ces sommes si leurs bunkers étaient assez profonds [pour rendre inefficace une frappe aérienne] ».

Les forces Aériennes d’Israël [FAI] ont préparé activement une attaque depuis 1993, en augmentant la portée de leurs bombardiers, et en acquérant le matériel nécessaire pour briser des bunkers. « Techniquement, nous avons la capacité » de frapper leurs installations clés, nous a déclaré un ancien commandant de la Force Aérienne. Si la réputation de l’armée a été entamée au cours de la guerre du Liban, la Force Aérienne à l’opposé, a bien réussi, détruisant régulièrement les sites de missiles à longue portée du Hezbollah moins de cinq minutes après un lancement.

Contrairement à un récent reportage du ‘Sunday Times’ de Londres, sur un projet d’attaque nucléaire tactique par Israël sur les sites nucléaires de l’Iran, Israël n’introduira certainement pas des armes nucléaires sur le champ de bataille du Moyen-Orient. Cette histoire, annoncée puis rapidement retirée, faisait probablement partie d’une tentative israélienne d’atteindre deux objectifs : prévenir la communauté internationale que, si elle ne parvenait pas à stopper l’Iran par des sanctions, alors « Israël » se déchaînerait, pour empêcher que la crise iranienne ne se transforme en une question israélienne.

Une attaque israélienne pourrait retarder un programme nucléaire iranien, mais pas l’éliminer. C’est parce que Israël ne peut pas mener une campagne aérienne contre des cibles éloignées tout le temps nécessaire. Cela ne peut être accompli que par les États-Unis, peut-être en association avec des nations alliées, par des séries suivies de frappes aériennes similaires à celles de la campagne « shock and awe » [frapper et abasourdir] conduite contre l’Irak au début de la guerre. Les israéliens cependant, sont divisés sur l’éventualité d’une action militaire des États-Unis. Certains experts croient que le Président Bush va attaquer, ne serait-ce que pour ne pas figurer dans l’histoire comme le dirigeant qui a mené la mauvaise guerre et renoncé au bon combat. D’autres pensent qu’un Bush politiquement anéanti abandonnera la résolution de la crise avec l’Iran à son successeur.

Si, faute d’alternative, Israël est obligé de frapper, il est probable que cela surviendra dans les 18 prochains mois. Une attaque doit avoir lieu avant que les installations nucléaires ne deviennent radioactives ; trop attendre pourrait provoquer un nombre massif de victimes civiles. Israël attendra certainement qu’il devienne clair que les sanctions ont échoué et que les États-Unis ou l’OTAN ne frapperont pas. La décision la plus difficile, sera alors le calendrier : il faut fixer ce moment délicat quand il sera clair que la communauté internationale a échoué, mais avant que les installations ne deviennent létales.

Israël avertira Washington avant une frappe : « Nous ne surprendrons pas les Américains, étant donnée la probabilité de représailles iraniennes contre des troupes américaines en Irak ou ailleurs au Moyen-Orient », dit un analyste proche de la communauté du renseignement. La permission des États-Unis sera nécessaire si Israël choisit de faire passer ses avions dans l’espace aérien irakien : il faut espérer que cette permission sera accordée. Israël a deux autres itinéraires d’attaque possibles, tous deux problématiques : au-dessus de l’espace aérien turc, et le long de la frontière saoudo irakienne vers le Golfe persique. Pourtant, selon l’ancien commandant de la Force Aérienne, si Israël décide d’agir, « nous agirons seuls, et pas comme des émissaires de qui que ce soit ».

Que ce soient les Israéliens ou des forces occidentales qui réalisent la frappe aérienne, l’Iran exercera très certainement des représailles contre l’État juif. Les experts sont en désaccord cependant, au sujet de l’étendue de l’attaque iranienne et sur la capacité d’Israël à la contenir. Certains disent que, si des missiles iraniens frappent des villes israéliennes et que des Katiouchas du Hezbollah et des Kassams du Hamas sont tirées en quantités massives, les systèmes israéliens anti-balistiques et la défense civile, associés aux moyens de riposte, suffiront à contenir la menace. Les optimistes minimisent la capacité de l’Iran à monter des attaques terroristes en Occident : le 11 septembre a provoqué un niveau sans précédent de coopération entre les services de renseignement occidentaux, et ils contrôlent les cellules dormantes aussi bien que les diplomates iraniens, susceptibles de pouvoir obtenir des explosifs en contrebande.

Cependant le scénario des pessimistes est décourageant. Non seulement les missiles iraniens peut-être dotés de têtes chimiques pourraient dévaster des villes israéliennes, mais, si les Syriens s’y joignent, ce seraient des centaines de missiles à longue portée supplémentaires qui frapperaient. Si Israël lance des représailles en bombardant Damas, la population d’autres pays arabes exigeraient que leur pays se joigne à la guerre. Le résultat pourrait être une menace conventionnelle sur l’existence d’Israël.

Ce scénario conduit des membres des hautes sphères de la sécurité à appeler à des pourparlers de paix renouvelés avec la Syrie, pour l’extraire du front pro-iranien. Le débat qui enfle sur la Syrie oppose le Mossad qui pense qu’il n’est plus possible de séparer Damas de Téhéran et le renseignement militaire, qui croit que le président Bashar Assad veut des négociations avec Israël, ne serait-ce que pour écarter la menace de sanctions contre Damas pour son rôle présumé dans l’assassinat de dirigeants libanais.

Il n’y a cependant pas de débat parmi les Israéliens sur les négociations entre l’Occident et l’Iran. Cela, les officiels de la défense en sont d’accord « ce serait la pire de toutes les options ». Des négociations qui débuteraient maintenant viendraient à un moment où l’Iran se sent en phase ascendante. Selon certains, le bon moment pour une négociation avec l’Iran se situait immédiatement après le triomphe initial des États-Unis en Irak, pas maintenant, quand les États-Unis sont en train de perdre la guerre. Dans ces circonstances, des négociations ne feraient que donner du temps au régime pour poursuivre son programme nucléaire. Des pourparlers créeraient un espoir sans fondement, masquant l’urgence des sanctions. Et la reprise des négociations avec le régime iranien, malgré sa mauvaise foi permanente au cours des pourparlers antérieurs sur son programme nucléaire, adresserait le mauvais message au peuple iranien : que le régime dispose d’une légitimité internationale, et que la résistance est inutile.

Au-delà du discours israélien sur l’Iran nucléaire, il y a la récente conférence négationniste de Téhéran et ce que les Israéliens considèrent comme une réponse internationale scandaleusement inadéquate. Bien que la conférence ait été condamnée en Occident, les Israéliens attendaient que la communauté internationale ne la considère pas seulement comme un phénomène excentrique. Pour les Iisraéliens, la conférence était la manifestation la plus claire de la vraie nature de la menace iranienne contre l’État juif.

En niant l’Holocauste, Ahmadinejad a pour objectif de saper ce qu’il croit être la seule justification de l’existence d’Israël. Dans les années précédant la Seconde Guerre Mondiale, les propagandistes nazis ont préparé l’Europe à la solution finale en déshumanisant les Juifs ; aujourd’hui, Ahmadinejad prépare le monde musulman à la destruction de l’État juif en délégitimant son histoire. Et pas seulement le monde musulman : la négation de l’Holocauste est aussi destinée à l’Occident. Beaucoup de Musulmans croient que son soutien à Israël ne s’explique que par une culpabilité au sujet de l’Holocauste. Si cette culpabilité disparaissait, Israël serait sans défense. « La résolution de la question de l’Holocauste prendra fin avec la destruction d’Israël », a commenté Mohammed Ali Ramin, chef du nouvel institut iranien dédié à la négation de l’Holocauste.

Le philosophe français André Glucksmann a noté qu’en menaçant de détruire Israël et en recherchant les moyens de le faire, l’Iran viole les deux tabous sur lesquels l’ordre postérieur à la Seconde Guerre Mondiale a été construit : plus jamais Auschwitz, plus jamais Hiroshima. La communauté internationale peut encore conserver les fondements de cet ordre. Si elle échoue, Israël n’aura pas d’autre choix que de défendre son statut de refuge pour le peuple juif. Un État juif qui accepterait d’être menacé par les armes nucléaires d’un pays qui nie le génocide contre les six millions de Juifs d’Europe et les six millions de Juifs d’Israël, perdrait son droit de parler au nom de l’histoire juive. Heureusement, même le gouvernement d’Ehud Olmert, largement critiqué pour incompétence et corruption, semble comprendre que sur cette question au moins, il ne peut pas faire défaillance.

http://www.objectif-info.fr/pourquoi-les-israeliens-ont-ils-peur-tres-peur.html

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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Dim 30 Déc 2007, 02:11

Citation :
Atome iranien : la très dangereuse escalade de Poutine (info # 012612/7)

Par Jean Tsadik © Metula News Agency

Le ciel du Moyen-Orient s'est assombri d'un seul coup, ce mercredi, lorsque l'agence de presse officielle de la République Islamique d'Iran, Fars, a annoncé que la Russie s'apprêtait à livrer au régime du président Ahmadinejad son système de missiles antiaériens S-300.

Cette décision, d'une portée stratégique absolument considérable, est la conséquence directe de la réussite du raid aérien israélien contre des cibles situées en Syrie, dans la nuit du 5 au 6 septembre dernier.

La Ména avait largement analysé cet incident, concluant que le ciel syrien était désormais ouvert aux raids des appareils du He'l Avir (IAF), et, sur une portée autrement plus significative, que les installations nucléaires et de missiles balistiques iraniennes, protégées par des missiles de la même génération technologique russe, se trouvaient sans défense face à une hypothétique attaque américaine ou israélienne.

De Métula, nous annoncions que les ingénieurs russes avaient du pain sur la planche afin de trouver les failles électroniques que les Israéliens avaient exploitées dans le système Pantsyr, qui défendait les usines d'armement de destruction massive et de lancement de Scud construites par la dictature de Damas.

Ce soir, c'est la douche froide ! Les ayatollahs n'avaient visiblement pas le temps d'attendre les progrès des scientifiques russes, tandis que leurs réalisations dans le domaine nucléaire se trouvent à la merci d'une décision opérationnelle de Washington, de Jérusalem, et, peut-être, de l'Union Européenne.

Ce qui surprend, c'est la décision de Vladimir Poutine de faire bénéficier la république théocratique chiite du fleuron de sa technologie. Ce faisant, après avoir livré, il y a exactement neuf jours, le premier chargement de combustible nucléaire au réacteur de Bushehr, le président russe propulse à un degré critique, à la fois le risque de conflit entre l'Occident et Téhéran, et le niveau de destruction qu'engendrerait une telle confrontation.

Expliquons nous : le S-300 est un système de défense antiaérien à longue portée - en tous points remarquable -. Il s'agit d'une émulation d'un concept soviétique, développé à l'époque pour la défense contre-avions. Mais le S-300 qui va être livré à l'Iran est maintenant devenu un ensemble capable également d'intercepter des munitions tirées à partir des aéronefs, ainsi que des missiles de croisière et même des missiles balistiques.

Seule, à l'Ouest, la dernière version du Patriot américain possède, en théorie, des capacités similaires, mais nombre d'experts considèrent que la plus récente mouture du S-300 lui est supérieure. A noter que les Patriot à disposition de l'armée israélienne procèdent d'une version plus ancienne qui ne saurait soutenir la comparaison du dernier S-300.

On ne dispose pas de tous les renseignements concernant le système spécifique appelé à protéger les installations stratégiques iraniennes. Ce qui est certain, c'est que ces missiles, d'un poids environnant les 1500 kg, sont scellés, et qu'ainsi, ils ne nécessitent aucun entretien durant leur temps de vie. Ils sont embarqués à la verticale, prêts à être catapultés, sur des camions, ce qui réduit le temps de préparation au tir à moins de cinq minutes.

Les radars du S-300 sont capables de repérer des dizaines de cibles, simultanément, à 250 ou 300 kilomètres de distance, suivant la version promise aux ayatollahs, et peuvent ? très probablement ? engager jusqu'à 12 cibles par camion transporteur-lanceur. Ces derniers étant capables de lancer un missile toutes les 3 secondes. Lien vers un petit film montrant des S-300 à l'entraînement [1]

Le radar de contrôle mobile ? Flap Lid - est prévu pour gérer les tirs de 12 camions simultanément. Il peut diriger deux missile vers chaque cible se déplaçant à Mach 2.5 (deux fois et demi le mur du son) ou à Mach 8.5. Dans sa version "chasseur de missiles", le S-300 est équipé du radar 64N6 BIG BIRD, destiné à repérer un missile balistique volant à 10 000 km/h, à une distance de 1000 kilomètres. Et un missile de croisière, à une distance d'au moins 300 kilomètres.

De nombreux pays, dont l'Algérie, la Chine, la Libye, la Syrie, Chypre, et même les USA (pour pratiquer à une évaluation du système) ont acquis des S-300 par le passé, et certains Etats les produisent même sous licence. Mais, que l'on ne s'y trompe pas, les capacités de ces anciens modèles ne sont en rien comparables à l'équipement qui va être livré à l'Iran.

L'augmentation du risque et de l'intensité d'un conflit avec l'Iran, que j'ai mentionnée préalablement, découle de la nécessité d'utiliser des armes de destruction massive, et non plus des bombardiers et des missiles classiques, pour être sûr de transpercer l'obstacle constitué par le S-300.

Si l'on prend au sérieux l'engagement du président US George W. Bush, d'empêcher les Iraniens de se doter de l'arme atomique, il va devoir considérer cette éventualité.

En fait, d'un point de vue tactique, et pour réduire les risques tout en détruisant l'industrie nucléaire et militaire perse, il faudrait intervenir sans tarder, avant que les S-300 ne deviennent opérationnels. Reste qu'avec le rapport soumis récemment par les agences de renseignement américaines, selon lesquelles l'Iran a stoppé son programme nucléaire, Bush a les mains liées. Dans les conditions instaurées par ce rapport public, une participation de l'US Air Force à un raid surprise est hautement improbable.

Cette situation, très inconfortable, suscitée par la décision de Vladimir Poutine, place assurément le gouvernement de Jérusalem devant un dilemme auquel il ne s'attendait pas : faute d'intervenir dans les semaines à venir, l'Etat hébreu perdra probablement la capacité de neutraliser, par des méthodes classiques, la menace perse.

Ajoutez à la migraine d'Ehoud Barak, que la Syrie a déjà fait savoir aux Russes qu'elle désirait également se procurer les mêmes S-300 que les ayatollahs, et vous obtiendrez une image à peu près fidèle du poids des décisions stratégiques que l'establishment israélien de la défense, et son chef, sont en train d'analyser.

Quant à nos amis de la CIA et consorts, ils pourraient peut-être se poser la question de savoir pourquoi Téhéran a décidé de débourser des milliards de dollars pour protéger les installations participant d'un programme nucléaire "gelé". Mais, en fin de cause, les questionnements en retard des "chouchous" américains ne présentent pas un très grand intérêt ; hors celui de relever que l'établissement et la diffusion publique de ce rapport politique inepte place les USA, Israël et le monde devant un péril dont la dimension augmente de jour en jour.

Le régime qui menace régulièrement d'anéantir Israël vient de commander à une superpuissance irresponsable, un bouclier qui peut lui permettre de confectionner sereinement des bombes atomiques ainsi que les véhicules pour les emporter. Une fois de plus, le peuple le plus menacé de la terre va devoir faire ses choix seul. A la différence près avec le passé, que, possédant un Etat et une technologie de pointe, Israël n'est pas privée de recours devant une menace d'extermination de ce genre et de cette ampleur.

Note : [1] Pour visionner le film sans interruptions, appuyez sur la touche " (pause) des commandes du film, jusqu'à ce que la bande de chargement ait atteint l'extrémité droite. Ensuite appuyez sur > (play).

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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Dim 30 Déc 2007, 08:57

Tout ce que Poutine risque de gagner, c'est une accélération dans le calendrier de l'attaque de l'Iran par Israël.

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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Dim 30 Déc 2007, 12:08

L'attitude de Poutine s'explique aussi par les maladresses de l'Europe rop colle aux Etats Unis, Sarkosy doit revoir sa copie. Mr.Red What a Face
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Dim 30 Déc 2007, 12:26

Oui, Israël, non seulement se retrouve seul, mais est surtout, maintenant, au pied du mur...

Autre info peu réjouissante, chez drzz :

Citation :
Frum : "L'Amérique n'attaquera pas l'Iran en 2008"

Ancien speechwriter de George W. Bush (2000-2001) et l'une des figures les plus influentes du conservatisme américain.

Son prochain livre (édité par Doubleday) est une analyse des difficultés que rencontre le parti républicain pour les échéances de 2008. Comme thèse principale, il explique que le conservatisme des années Reagan est aujourd'hui insuffisant pour rassembler l'électorat et propose ses solutions.

David Frum est très sympathique et m'avait déjà donné en lien l'un de ses articles où il analysait le rapport de la NIE sur l'Iran.

Malheureusement, David Frum est un homme occupé puisqu'il est conseiller de... Rudy Giuliani et n'avait pas le temps de répondre en détails à toutes les questions du... blog drzz (si, si, j'ai osé !).

Cela dit, si un homme aussi proche de la Maison Blanche que Frum pense que les Etats-Unis n'attaqueront pas l'Iran en 2008, cela pose de sérieuses questions sur l'administration Bush et sur la sécurité, à moyen terme, d'Israël.


David Frum (david.frum@mac.com )
drzz (drzz7@hotmail.com)

I can answer the 4th of your questions immediately, because I wrote a long blogpost yesterday on the subject of the NIE at frum.nationalreview.com

I fear the press of time will prevent me from answering these questions with the detail they require.
I have however just written a whole book on the subjects of questions 1-3, and I'd invite you to read it if you are interested. It is titled COMEBACK: Conservatism That Can Win Again, and it will be available in stores in the next 10 days. (Amazon should be releasing it too at any moment.)

As for question 5 below, my answer is No.

Sincerely,
David Frum

http://leblogdrzz.over-blog.com/article-14508861.html

Ceci dit, la menace actuelle la plus sérieuse n'est pas l'Iran, mais le Pakistan, beaucoup plus dangereux que Téhéran (et c'est tout dire)...

- Le programme nucléaire des mollahs a pour origine Abdul Kadeer Khan, "père" de la Bombe islamique pakistanaise;

- Les talibans, qui sont issus des madrassas pakistanaises;

Sans oublier Ben Laden et son petit copain Ayman al Zawahiri, qui doivent se balader aux confins de la frontière pakistano- afghane, si pas au Pakistan même...
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Dim 30 Déc 2007, 15:45

Citation :
L’Iran prépare une grosse punition pour les entreprises européennes

30.12.2007

Selon la Radio Deutsche Welle, les entreprises allemandes sont contrariées par les sanctions américaines à l’encontre de l’Iran car ces sanctions ont contribué à une forte diminution (-18%) du volume des exportations vers ce pays qui se chiffraient à 5,7 milliards de dollars avant les sanctions. Il y a quelques mois, certains patrons français s’étaient également prononcés contre un projet de nouvelles sanctions européennes. Cependant, les partenaires européens des mollahs sont loin du compte car Téhéran leur prépare une belle surprise.


Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, le régime des mollahs serait en train de rapatrier ses réserves de devises qui sont déposées dans les succursales européennes de ses banques avant de décréter la mise en faillite de ses succursales.

Les succursales concernées sont celles de trois banques iraniennes (Melli, Sepah, Saderate) qui sont boycottées suite aux sanctions américaines. Elles sont également l’interface pour les échanges commerciaux entre l’Iran et l’Allemagne.

Toujours selon Der Spiegel, l’objectif de cette opération frauduleuse serait de rompre les relations unilatéralement et cesser de régler les factures en attente des entreprises allemandes qui exportent leurs produits vers l’Iran. Les Allemands devront aussi dire adieu aux remboursements des prêts consentis aux mollahs. Voilà une belle manière de traiter un pays qui a été le meilleur ami des mollahs quand ils étaient en très mauvaise posture au début des années 90. Les patrons français qui défendaient leurs prés carrés en Iran et BNP Paribas (qui a accordé un prêt de 5,9 milliards de dollars aux mollahs) devront se ressaisir pour ne pas subir le sort de leurs concurrents allemands.

http://www.iran-resist.org/article4101

Citation :
Iran : La Russie s’oppose à tout changement de régime en Iran

30.12.2007


Le projet du bouclier antimissile américain en Europe a pour objectif de contenir la Russie et « à changer le régime politique en Iran », a affirmé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, dans un entretien publié mercredi par le quotidien russe Vremia Novosteï.


« Et nous nous y opposerons », a-t-il précisé. Quels seraient les mécanismes de ce changement de régime lié à un affaiblissement de la Russie ? La réponse suggérée serait que les Etats-Unis seraient grâce à l’ABM en mesure d’empêcher la Russie de porter militairement secours aux mollahs.

Ce n’est pas la première fois qu’un haut responsable russe se prononce publiquement contre un changement de régime en Iran, mais c’est bien la première fois qu’un haut responsable russe associe l’affaiblissement du rôle international de la Russie à une éventuelle disparition de la république Islamique en Iran.

Une alliance avec les mollahs est indispensable pour la Russie et « attaquer l’Iran » équivaudrait à attaquer la Russie et contribuer à l’affaiblissement de tous ses projets d’expansion régionale (Caspienne, Asie Centrale, Golfe Persique).

http://www.iran-resist.org/article4102
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Sam 05 Jan 2008, 23:50

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=28889.php3?id_article=61

l'Iran ou le Pakistan ?
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Lun 07 Jan 2008, 15:28

Citation :
L'Iran menace la Marine US dans le Golfe

Cinq navires iraniens se sont livrés samedi soir à des manoeuvres hostiles envers trois navires de guerre de la Marine américaine dans le détroit d'Ormuz, une route stratégique pour le pétrole du Golfe, selon la chaîne de télévision américaine CNN.

http://www.lefigaro.fr/


Citation :
Breaking News

U.S. officials: 5 Iranian Revolutionary Guard boats harassed, provoked 3 U.S. Navy warships in the Strait of Hormuz on Saturday.

http://www.cnn.com/
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Lun 07 Jan 2008, 15:34

Un peu plus d'infos :

Citation :
Des navires iraniens ont menacé la Marine US dans le Golfe

WASHINGTON - Cinq navires iraniens se sont livrés samedi soir à des manoeuvres hostiles envers trois navires de guerre de la Marine américaine dans le détroit d'Ormuz, une route stratégique pour le pétrole du Golfe, selon la chaîne de télévision américaine CNN.


Les navires iraniens, appartenant aux Gardiens de la révolution selon des sources américaines citées par CNN, se sont approchés des navires américains et ont proféré des menaces par radio.

L'un des navires a envoyé un message affirmant: "Je vais vous attaquer, je vais vous faire exploser dans quelques minutes", selon le haut responsable américain cité par CNN.

Après ce message, les navires américains se sont préparés à ouvrir le feu, mais aucun tir n'a finalement été échangé.

Le Pentagone n'était pas immédiatement joignable pour commenter l'information.

(©AFP / 07 janvier 2008 15h22)

http://www.romandie.com/ats/news/080107142200.7wa5erjc.asp
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Lun 07 Jan 2008, 16:36

Citation :
Les Etats-Unis "affronteront" l'Iran s'il tente de leur porter tort

WASHINGTON - Les Etats-Unis "affronteront" l'Iran s'il tente de leur porter tort ou de porter tort à leurs alliés, a affirmé lundi le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack, après un incident naval entre les deux pays dans le Golfe.

"Nous affronterons l'Iran quelque soit l'endroit où il tentera de nous porter tort à nous ou à nos alliés de la région", a déclaré le porte-parole, interrogé sur un incident ayant opposé ce week-end cinq vedettes iraniennes à trois navires de guerre de la Marine américaine qui croisaient dans le détroit d'Ormuz, une route stratégique pour le pétrole du Golfe.

L'un des navires iraniens a envoyé un message affirmant: "Je vais vous attaquer, je vais vous faire exploser dans quelques minutes", selon un responsable américain de la Défense, qui s'exprimait sous couvert d'anonymat.

Aucun tir n'a été échangé durant l'incident, a-t-il ajouté.

(©AFP / 07 janvier 2008 16h23)


http://www.romandie.com/ats/news/080107152305.sj7mgvfz.asp
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Mer 13 Fév 2008, 14:25

Le Proche-Orient est passé près de la guerre en 2007

Des diplomates et spécialistes du renseignement lèvent le voile sur le bombardement par Israël d'un centre clandestin de production de plutonium le 6 septembre 2007.


Est-on passé tout près d'une conflagration majeure au Proche-Orient, le 6 septembre 2007 ? C'est ce que croient savoir des diplomates et spécialistes du renseignement, qui lèvent le voile sur le bombardement par Israël, ce jour-là, d'un centre clandestin de production de plutonium mis en œuvre par la Syrie avec l'aide de la Corée du Nord.

La construction de ce site, dans une région agricole de l'est de la Syrie, aurait commencé en 2001. Surmonté d'un toit à l'allure anodine, le bâtiment est longtemps passé inaperçu avant d'être détecté par les Israéliens qui y ont dépêché un commando en reconnaissance, puis y ont envoyé quatre chasseurs bombardiers pour le détruire. Le lendemain, 7 septembre, Tsahal était en alerte dans l'attente d'une éventuelle riposte de missiles syriens. Les mires israéliennes étaient réglées sur le palais présidentiel de Damas. Les Syriens n'ont finalement pas bougé, recouvrant de sable le site bombardé comme le montrent les photos satellites.

Dans le magazine américain New Yorker, le journaliste Seymour Hersh, qui vient de consacrer un long article à cette affaire, souligne que, durant son enquête, de nombreux officiels lui ont confirmé ne pas disposer de preuves selon lesquelles la Syrie conduirait un programme nucléaire militaire. Selon le chef de l'AIEA, Mohammed ElBaradei, «il est peu probable que le bâtiment (détruit par les Israéliens) était un site nucléaire». En revanche, écrit Seymour Hersh, «il est évident que ce raid contre la Syrie était aussi un avertissement et un modèle dans la perspective d'une attaque contre l'Iran».

En dépit du flou qui persiste autour de cette mystérieuse affaire, celle-ci est invoquée par les Occidentaux pour souligner le sérieux de la menace iranienne. À Paris, on souligne que le site en Syrie n'a pas été repéré, pendant plusieurs années, ni par l'AIEA, ni par les Américains, ni par les Israéliens. «Rien ne prouve que l'usine de Natanz, dans le sud-ouest de l'Iran, soit la seule installation où Téhéran procède à l'enrichissement», souligne-t-on.

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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Mer 13 Fév 2008, 14:28

La France craint une bombe atomique iranienne en 2008
Alain Barluet
12/02/2008

.
L'Occident reproche àMohammed ElBaradei (à gauche, le 12 janvier à Téhéran, avec Mahmoud Ahmadinejad, à droite) de ne pas avoir obtenu d'explications suffisantes sur le programme nucléaire iranien.
L'Occident reproche àMohammed ElBaradei (à gauche, le 12 janvier à Téhéran, avec Mahmoud Ahmadinejad, à droite) de ne pas avoir obtenu d'explications suffisantes sur le programme nucléaire iranien. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS
Paris, comme ses alliés occidentaux, juge que l'Agence internationale de l'énergie atomique est trop conciliante vis-à-vis de Téhéran.

La France est sérieusement préoccupée par la tournure que prend la crise nucléaire iranienne. Inquiétude ravivée par la publication, dans quelques jours, d'un important rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Les Occidentaux craignent que ce document mette à mal les efforts entrepris par la communauté internationale pour contrecarrer ses visées atomiques. Le directeur de l'Agence, Mohammed ElBaradei, est tout particulièrement dans le collimateur, jusqu'à susciter la controverse parmi ses collaborateurs.

La France, elle, n'est pas en reste, à l'instar de ses alliés, pour critiquer les biais donnés à ce dossier crucial par le Prix Nobel de la paix 2005. «Il nous entraîne dans une direction qui n'est pas la bonne», estime-t-on à l'Élysée. Les travaux de l'AIEA portent en effet sur les dix-sept années au cours desquelles Téhéran a mené des activités nucléaires qui sont restées clandestines jusqu'en 2002-2003. Après avoir déjà noté des progrès dans l'attitude des Iraniens, en décembre dernier, le directeur de l'AIEA s'apprêterait à louer leur bonne coopération.

Mais, à Paris, on juge insuffisant le degré des précisions demandées à l'Iran sur ses turpitudes passées. Par exemple, l'AIEA n'a pas sollicité d'explication à propos du plan d'une charge hémisphérique ayant tout l'air d'une arme nucléaire, selon une source proche du dossier. «Pourtant, ajoute une source proche du dossier, Mohammed ElBaradei est le premier à dire que le programme iranien d'enrichissement de l'uranium, qui n'a aucune vocation économique, non seulement se poursuit mais s'accélère». Pour Paris, le rapport de l'AIEA ne pèche donc pas seulement par une exigence insuffisante mais se montre tout simplement hors sujet, compte tenu de l'état de la menace.

Choix épineux

De fait, l'Iran serait en effet en mesure de se doter de l'arme nucléaire avant la fin de cette année. Disposant déjà de 3 000 centrifugeuses actuellement en rodage, Téhéran pourrait aisément hausser le taux d'enrichissement de l'uranium de 3,5-4 % à un seuil de 90-95 %, c'est-à-dire au niveau de l'arme nucléaire. Une montée en puissance qui se réduirait à quelques semaines si, comme c'est probable, Téhéran met en place des centrifugeuses de deuxième génération (P2).

À ce stade, les Occidentaux, avec en première ligne les Israéliens pour qui cette question a été érigée en casus belli, seraient placés devant un choix des plus épineux : réagir par une action militaire ou accepter le fait accompli, analyse-t-on à Paris. Dans l'optique de frappes massives, seules susceptibles de briser les efforts iraniens, les Israéliens, ne pouvant agir seuls, débattraient avec les États-Unis pour s'assurer de leur indispensable appui. À l'approche de l'élection américaine, l'hypothèse militaire est jugée à Paris peu probable mais pas totalement à exclure.

Pour sortir de cette «alternative catastrophique» («la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran»), Nicolas Sarkozy a estimé indispensable, le 27 août dernier, de poursuivre la politique de sanctions progressives. En vain. «À aucun moment, les Iraniens n'ont interrompu leur programme, au contraire ils l'ont accéléré», concède-t-on. Dans ce contexte, la publication, en décembre dernier, du rapport des agences de renseignements américaines (NIE, New Intelligence Estimate), est considérée comme «catastrophique en termes d'affichage».

Ce n'est pas la totalité du programme nucléaire iranien qui aurait été interrompu, comme il a cru pouvoir le dire, mais une partie seulement, touchant aux recherches sur l'assemblage de l'arme nucléaire. Selon un spécialiste, ce rapport serait en fait un «coup d'État» des agences de renseignements américaines contre Bush. Les services secrets, utilisés en 2003 pour cautionner l'invasion de l'Irak, auraient voulu cette fois se dédouaner, au cas où il viendrait au président américain l'envie d'en découdre militairement avec l'Iran. Tout en avouant avoir été pris à contre-pied par cette affaire, on se déclare certain, à Paris, que la troisième résolution en préparation pour sanctionner Téhéran sera votée à l'unanimité, avec l'appui de la Russie et de la Chine.

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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Mer 13 Fév 2008, 15:57

J'ai de plus en plus l'impression, dans l'affaire iranienne, que l'Occident cherche, et de plus en plus, à pousser Israël à l'attaque Idea

Non seulement cela arrangerait pas mal de monde, Chine, Russie et pays arabes compris - la Heyl'Avir faisant le sale boulot (avec feu vert officieux occidental) - mais, en plus, cela permettrait à l'Occident de garder les mains propres vis-à-vis de ses "alliés" (comprendre musulmans), et de continuer à taper sur l'Etat Hébreu sur la question palestinienne Idea

On ne cesse de parler de real politik ces temps-ci, eh bien nous risquons d'en voir bientôt une application concrète :|

Wait & See...

Pour l'affaire de l'attaque israélienne en Syrie de Septembre dernier, voir le fil PO, le sujet y est longuement développé ;)
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Lun 25 Fév 2008, 16:15

Citation :
La situation est très sérieuse (info # 012202/8 )

Par Stéphane Juffa

Friday 22 February [13:02:00 UTC]

© Metula News Agency


Avec Michaël Béhé à Beyrouth et Fayçal H. à Amman.


La tension globale monte dans tout le Moyen-Orient, à l’initiative du régime iranien. Au niveau conjoncturel, cette montée en pression est motivée par trois événements attendus prochainement :


1) Les élections internes en Iran, sans grande importance, mais qui influent, dans une mesure limitée, sur les relations de force entre les composantes du pouvoir à la tête de la République islamique.

2) La remise d’un rapport établi par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) sur les activités, en Perse, dans le domaine du nucléaire.

A noter que ce rapport fait polémique avant même d’être rendu public. En particulier, Israël, mais également des organes officiels au sein des pays occidentaux ainsi que des membres de l’AIEA, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, soupçonnent son directeur général, l’Egyptien Mohamed ElBaradei, de fausser volontairement les conclusions du rapport.

ElBaradei, selon ces sources, s’efforcerait d’atténuer l’ampleur du programme de Téhéran, de minimiser l’état de son avancement et de négliger sa destination à des fins militaires.

Ce qui peut surprendre, c’est qu’avant la parution du compte-rendu, les dirigeants intégristes perses ont enjoint la communauté internationale à faire confiance aux conclusions qui vont incessamment être publiées par l’AIEA à Vienne.

3) L’imminence d’un troisième train de sanctions à l’égard de Téhéran, par le Conseil de Sécurité de l’ONU.

La nuit dernière (jeudi à vendredi), la France et la Grande-Bretagne ont présenté un brouillon de résolution, tiré à la suite de discussions entre les membres permanents du Conseil, qui devrait, à quelques virgules près, être adopté dans les heures ou dans les jours qui viennent.

L’exigence du Conseil de Sécurité demeure inchangée : l’abandon par le régime théocratique chiite de son programme d’enrichissement d’uranium.

On doit également s’étonner de l’apparente contradiction existant entre le Conseil de Sécurité et l’AIEA, une organisation affiliée à l’ONU et dépendant directement du Conseil de Sécurité.

Le rôle de l’AIEA, défini par ses statuts, consiste à "assurer un usage sûr et pacifique des technologies et des sciences liées au nucléaire". Or si l’Iran ne met pas en danger cet usage, comme cela se profile d’après les indiscrétions relatives au rapport en gestation avancée de l’organisation dirigée par le Dr. ElBaradei, il n’y aurait aucune raison de lui imposer des sanctions de plus en plus astreignantes.

Dans le même ordre d’idées, la Russie, et dans une moindre mesure la Chine et l’Allemagne, qui maintiennent des intérêts économiques avec la République islamique, devraient s’opposer à l’adoption du nouveau train de sanctions, au cas où il ne serait pas absolument justifié et absolument nécessaire à la paix du monde.

Voilà pour les raisons circonstancielles qui poussent les ayatollahs et leur porte-parole, le président Ahmadinejad, à faire monter les enchères verbales au point d’ébullition.

Mais la rhétorique génocidaire et négationniste, employée à l’égard d’Israël, par tout ce qu’elle a d’extrémiste et de délirant, en cache une autre. Une autre volubilité, non plus liée à des événements circonstanciels mais aux impératifs stratégiques poursuivis par Téhéran.

Pour les observateurs qui ont lu sans préjugés le discours d’Ahmadinejad, mercredi, dans la ville méridionale de Bandar Abbas, le doute n’est pas permis : l’Iran se détermine dans une dynamique de guerre globale contre ce qu’il nomme les "pouvoirs mondiaux". Il est à cet égard fabuleux d’observer les efforts de maquillage consentis par les confrères des media occidentaux afin de gommer le concept de guerre des mondes des interventions des leaders perses. Si, à la Ména, nous comprenons bien qu’il n’est pas encourageant pour l’avenir de l’humanité et qu’il crée de graves problèmes, au niveau des dispositions à prendre par les nations libres, il n’est pas suffisant d’omettre ses rappels, dans le discours iranien, pour qu’aussitôt il se volatilise. Ou pour que les Iraniens l’oublient et passent à une politique plus consensuelle.

Car, au-delà de traiter l’Etat hébreu de "sale microbe" ou de "bête de proie", et de prophétiser son extermination, c’est contre le monde impie que Téhéran développe ses plus graves menaces. Il suffit de lire les textes tels qu’ils sont, et non derrière une grille de lecture dalado-chamberlinienne, qui voudrait que les journalistes saisissent les discours guerriers mieux que leurs auteurs eux-mêmes. Qui voudrait, pour je ne sais quelle raison, que les menaces contenues dans leurs harangues dépassassent toujours leurs intentions réelles. Qui voudrait, encore, qu’en ne les relevant pas, qu’en choisissant de ne pas alerter les peuples de la laïcité, on apaise la fringale de domination des Iraniens.

Bien entendu, c’est tout faux, ces attitudes indulgentes ne font qu’encourager, au contraire, les visées expansionnistes des Iraniens. Ce, alors qu’avec une conduite ferme, sans même n’avoir à tirer un seul coup de feu, il serait encore temps – mais tout juste – de forcer les Mollahs à quitter leur rêve d’un empire musulman chiite dominant.

Car dans la logorrhée ahmadinejadienne, le "régime sioniste" n’est que la créature inventée par les pouvoirs impies pour se saisir, pour leur compte, des richesses des peuples de la région. Ce sont les mêmes "pouvoirs mondiaux", à en croire Ahmadinejad, qui "ont fabriqué Israël afin de créer un épouvantail, dont le but est d’effrayer et de dominer les autres nations de la région. Difficile d’être plus clair !

Ce qui précède, c’est le schéma de la confrontation, mais il n’implique pas encore l’Iran, il n’est pas encore le miroir de la "guerre des pouvoirs" – le pouvoir sacré contre les pouvoirs païens -. L’allégorie de la confrontation consommée survient à un autre passage du discours, lui aussi, dépourvu d’ambiguïtés : "Avec l’aide de Dieu, la nation iranienne dans son unité, sa foi et sa détermination s’est dressée, et elle a défait les pouvoir du monde et elle les a mis à genoux. ".

Ceux qui sont lents à la détente ou qui croient que les mots ne sont que des mots, et que le concept de la guerre des mondes est la création des néoconservateurs américains, des sionistes et des va-t-en-guerre, j’ai la tâche ingrate de les faire chuter du jardin d’Eden. Car Ahmadinejad ne fait pas allusion à une guerre à venir, il ne fait pas que s’armer et armer ses alliés, il a entamé la guerre. Celle-ci fait rage en Afghanistan, dans la zone tribale du Pakistan, autour de la "tête de pont" israélienne, - à Gaza, dans le Golan et au Liban Sud -, et contre le Dar el-Dhimmi [1] et les non chiites, en Somalie, au Darfour et au Liban-centre.

Et s’ils ne saisissent toujours pas, qu’ils ouvrent au moins les yeux : le Liban s’apprête à éclater, là, face à eux. Il est l’enjeu d’un triple conflit et n’a aucune chance de passer à travers son terrible destin : Front du refus arabe contre "tête de pont" sioniste, Occident laïc contre impérialisme iranien sacré, et chiisme contre sunnisme.

Les ennemis de Téhéran iront à la bataille en ordre séparé, ne poursuivant pas les mêmes objectifs, au-delà du plus petit dénominateur commun : arrêter la poussée iranienne. Ce plus petit dénominateur commun crée des synergies mais pas d’alliance. Pour s’allier, il faut un minimum de cordialité, et celle-ci n’existe pas ; même si Michaël Béhé a noté un rapprochement objectif du chef druze, Walid Jumblat, avec Israël. Ce dernier regorge désormais d’agressivité à l’égard de Damas, appelle Ahmadinejad "un fou dangereux" et ménage verbalement le voisin israélien. C’est que Jumblat sait que lorsque la bagarre éclatera, son destin et celui de la minorité dont ils commande aux destinées, pourraient dépendre d’une intervention de la brigade druze de Tsahal, Khérèv (le Sabre), qui aurait un mal fou à rester inactive, dans son Q.G à Zarit, sur la frontière libanaise, sachant que les frères risquent le massacre.

Sinon, pour les Européens, il s’agit d’empêcher les ayatollahs de s’emparer du Liban, d’avoir accès à la Méditerranée et de déployer des missiles intercontinentaux face au Vieux continent. Pour Israël, c’est simplement assurer sa sécurité. Et pour les Etats sunnites, l’enjeu est d’endiguer la poussée hégémoniste des intégristes, qui mettent en danger les privilèges de leurs dirigeants et leur pétrole.

Par contraste avec nos confrères et leur couverture amortie du discours de Bandar Abbas, les Etats sunnites se mobilisent pleinement afin d’aider les sunnites libanais, les Druzes et les chrétiens des Forces Libanaises à résister au Hezbollah, surarmé par Téhéran. Quant au général Aoun – et c’est un scoop exclusif de la Ména – il a déclaré à notre correspondant libanais qu’il ne participerait, en aucun cas, à une guerre civile et qu’il comptait sur l’armée afin d’assurer la sécurité de ses partisans.

Dans l’entre-temps, des Boeing réquisitionnés de la compagnie nationale Saudi Airlines déversent des tonnes d’armes et d’explosifs sur l’aéroport de Beyrouth. De plus, Riad a envoyé des centaines de soldats, pour prêter main forte aux forces soutenant l’actuel gouvernement libanais. Les Jordaniens envoient des armes et des instructeurs, comme me le confirme notre ami Fayçal H. depuis la capitale jordanienne, en dépit des dénégations véhémentes des autorités hachémites.

Téhéran, qui n’est pas encore prêt à la confrontation totale, ordonnera à ses supplétifs du Hezbollah de provoquer Israël. Au dessus d’un seuil donné de destructions et de pertes humaines en Israël, Tsahal ripostera, au risque d’augmenter le capital de sympathie dont jouit l’Iran parmi la populace arabe.

Téhéran demandera également à son allié Béchar Al Assad d’ouvrir un second front contre Jérusalem, mais personne ne sait si le dictateur-opticien syrien obtempérera, car cela pourrait mener à l’effondrement de son régime et de sa dynastie. En cas de confrontation sur le Golan, la seconde ligne de défense du régime des Ayatollahs, les choses pourraient rapidement dégénérer en conflit régional entre Israël et l’Iran, ou en guerre mondiale, si les Européens et les Américains se décidaient à intervenir directement.

Derrière tous ces actes de guerre, derrière tous ces danger : l’Iran. L’Iran, en posture d’agresseur, à la recherche d’une situation d’inspirateur et de chef de file du monde arabo-musulman. L’Iran, nullement menacé par quiconque, s’il abandonne la fabrication de sa bombe atomique et s’il ne cherche pas à prendre le pouvoir par la force à Beyrouth.

Au lendemain du discours de Bandar Abbas, le commandant en chef de Tsahal, le général Gaby Ashkenazi, a déclaré, lors d’une cérémonie de nomination de nouveaux officiers de l’armée de terre : "Il y a des dangers pour notre survie à l’horizon et de grands défis pour la sécurité d’Israël. L’Armée de Défense d’Israël se doit d’assurer une victoire rapide lors de n’importe quel conflit, et je ne peux pas vous assurer que nous ne serons pas appelés à agir dans un proche avenir.".

Voici la réponse à la question : A quel degré faut-il prendre au sérieux les menaces iraniennes ? Et à ceux qui n’ont pas le courage, ou la clairvoyance, de regarder la situation stratégique telle qu’elle se présente.


Note :

[1] Dar el-Dhimmi : le peuple des non Dar el-Islam. Ceux qui n’appartiennent pas au peuple musulman, à la communauté des croyants.

http://www.menapress.com/article.php?sid=1990
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Dim 02 Mar 2008, 12:36

Citation :
Les Jean-foutre

Parce que les Jean-foutre qui nous gouvernent s’occupent de ce qui conditionnera leur élection demain, et non de ce qui fera notre vie après, l’Iran peut faire tranquillement sa bombe, au grand dam de Martin Birnbaum.


«L’Iran est dirigé par un groupe des musulmans fanatiques qui croient que le temps du Messie est arrivé» dit Bernard Lewis. «C'est tout à fait dangereux. La Russie et les États-Unis ont des armes nucléaires, mais il a été toujours clair qu'elles ne les emploieraient jamais en raison du MAD (Mutual Assured Destruction). Chaque côté savait qu'il serait détruit s'il attaquait l'autre». «Mais avec ces gens en Iran, la destruction mutuellement assurée n'est pas un facteur dissuasif, mais plutôt une incitation» indique le savant. «Ces gens estiment qu'ils peuvent accélérer la venue du Messie. C'est une situation extrêmement dangereuse dont il est important de se rendre compte».

Le 23 février 2008, le Prix Nobel Mohamed El Baradeï, Directeur Général de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, a présenté son dernier rapport sur la satisfaction par l’Iran des conditions posées par le Conseil de Sécurité de l’ONU, pour lui éviter des sanctions. Le dernier rapport ? Probablement pas, il y en aura d’autres car le rapport dit, inter alea, «Notre tâche en Iran est de s'assurer que le programme nucléaire iranien est exclusivement dirigé vers des buts pacifiques. Nous sommes là depuis cinq années. Pendant les quatre derniers mois, nous avons accompli un bon progrès en clarifiant les questions en suspens, cependant, ce n'est pas suffisant à mon sens, car l'Iran n’a pas transmis jusqu'ici des rapports au sujet des liens possibles entre l'enrichissement de l'uranium, le travail de conception d'ogives de missiles et les essais d’explosifs puissants».

Un Prix Nobel qui ne tire pas les conclusions de ce qu’il dit lui-même, cela pourrait paraître curieux et créer quelques doutes quant à ses capacités intellectuelles. Car «enrichissement d’uranium, conception d’ogives, de missiles et explosifs puissants» on ne voit pas ce qui pourrait manquer pour tirer la conclusion que l’Iran cherche à disposer d’une bombe atomique ou à acquérir la capacité ou les connaissances nécessaires pour la construire. L’ambition de l’Iran de disposer d’une option militaire nucléaire a une double raison : géopolitique, être LA puissance qui gouverne le Proche et le Moyen-Orient, et messianique, accélérer la venue du Messie, quête du Graal pour la secte shiite dont il se réclame. Sur son chemin, l’Iran considère que l’obstacle le plus important est Israël. Sans s’arrêter à la logorrhée hebdomadaire de ses dirigeants annonçant le déclenchement du compte à rebours pour la destruction d’Israël, on doit se souvenir de la déclaration du «modéré» Rafsandjani pour lequel «l’éventuelle disparition de la moitie de la population iranienne serait un prix acceptable pour l’éradication définitive d’Israël». Il ne s’agit pas de jouer au poker menteur quand on met sur la table la vie ou la mort de 35 millions d’êtres, fussent-ils iraniens et musulmans. Bernard Lewis a raison, les mollahs de Téhéran sont dangereux, et non seulement pour Israël ou le reste du monde, mais premièrement pour leur propre peuple. On remarquera que le langage de l’Iran ne correspond pas au MAD mais qu’il est génocidaire.

Quand l’Union Soviétique a acquis la parité nucléaire avec les Etats-Unis, le monde est entré dans une phase plus dangereuse de la guerre froide. Car chaque camp pouvait détruire l’autre un certain nombre de fois mais «celui qui tirait en premier allait disparaître en second». C’est à ce moment-là que le concept MAD s’est imposé, ensuite le concept «équilibre de Nash» et la théorie de «la deuxième frappe» de Mc Namara.

Un autre Prix Nobel, Robert Autmann, spécialiste de la théorie des jeux et de ses applications en économie, est arrivé à trois conclusions. (A) La guerre n’est pas un acte irrationnel et il doit être étudié scientifiquement pour le comprendre et pour, éventuellement, la gagner ; (B) une étude répétée permet d’estomper l’importance du «maintenant» en faveur du «après» ; (C) les approches simplistes pour obtenir ou faire la paix («apaisement») peuvent conduire à la guerre, tandis que des menaces crédibles et la destruction mutuelle assurée peuvent éviter la guerre d’une manière fiable.

Mais de théorie en concept et de déclaration belliqueuse irresponsable en acte de terrorisme destiné à habituer le monde aux catastrophes qui vont venir, on voit bien que ce qui est en cause c’est l’irrationalité d’un protagoniste qui se prend pour le Docteur Folamour. Sauf qu’il dispose de ressources pratiquement illimitées (pétrole et gaz), de leviers économiques rendant toute tentative d’isolation ou de sanctions inopérantes et, par-dessus tout, d’une totale soumission à un système de pensée irrationnel car religieux.

Le monde entier a un problème, il s’appelle l’Iran. Trois affirmations fortes ont eu cours ces dernières années : «Une guerre contre l’Iran serait la pire des choses sauf un Iran avec la bombe», «si vous êtes intéressé à éviter la troisième guerre mondiale, vous devez être intéressé à empêcher les Iraniens d’avoir les connaissance nécessaires pour disposer d’une arme nucléaire» et «la bombe ou le bombardement, voilà le choix pour la communauté internationale face à l’Iran». Dans l’ordre, Richard Cheney, George W Bush et Nicolas Sarkozy.

Quand enfin, en 2000, on a appris que l’Iran poursuivait un programme nucléaire secret depuis 18 années, quand des dissidents iraniens ont fait connaître l’ampleur de ce programme, quand le monde a compris que le programme n’avait de sens que militaire, les Etats-Unis ont «mis sur la table» une option militaire. Pendant deux années, l’Europe s’est opposé à une approche «musclée» et est arrivée à convaincre les Etats-Unis d’accorder une chance à la négociation. L’absence d’armes de destruction massives en Irak, cause principale du déclenchement de la deuxième guerre du Golfe, a été une des raisons pour lesquelles l’Amérique a accepté de laisser faire l’Europe. Mais la guerre a eu aussi comme résultat de retarder pour un temps le projet iranien, sans doute par peur que le pays puisse être le troisième sur la liste (après l’Afghanistan et l’Irak). Pour un temps, car il a été repris depuis, «vapeur toute», en faisant des progrès remarquables sur la voie de l’enrichissement de l’uranium nécessaire pour disposer de matière fissile en quantité suffisante pour confectionner une bombe.

Malheureusement, conduites par un clown (Haut Représentant aux Affaires Etrangères de l’Europe, Javier Solana), des négociations pendant cinq ans n’ont rien donné. Aussi parce que depuis mars 2005 le chef négociateur avait assuré que «pour ce qui concerne l’Iran, aucune action militaire n’est prise en considération». Déclaration reprise par le ministre des affaires étrangères britannique de l’époque, le socialiste Jack Straw, sous la forme de «toute action militaire contre l’Iran serait une ineptie». Et on voit que la troisième conclusion de Robert Autmann n’étant pas respectée il n’y avait (il n’y a) aucune raison pour l’Iran de ne pas avancer sur son chemin, au bout duquel attend (nous attend) la guerre.

Pourtant, un faisceau d’indices concordants est là pour mettre en doute les déclarations de l’Iran quant aux fins pacifiques de son programme. Laissons de côté les fariboles du genre "l’eau lourde (installation de production à Arak, produit nécessaire pour fabriquer du plutonium dans un réacteur) sera utilisée pour guérir le cancer, comme en Occident" (Président de l’Académie des Sciences de l’Iran) ou "les essais d’explosifs puissants faits pour fabriquer des airbags". On devrait comprendre que 1 + 1 = 2. Car si l’uranium enrichi est nécessaire à l’Iran comme combustible pour ses futures centrales nucléaires, on ne voit pas pourquoi ce pays n’a accepté ni l’offre russe, ni celle saoudienne proposant la prise en charge de la fabrication dudit combustible. Ni pourquoi il serait nécessaire d’enrichir l’uranium au-delà des 5% nécessaires pour les réacteurs, sans aller vers les 90/95% nécessaires pour la bombe. Ni pourquoi on travaillerait d’arrache-pied à créer de fusées balistiques capables de porter des ogives nucléaires à plus de 2.000 km (comme par hasard, la distance qui sépare l’Iran d’Israël…). Ni pourquoi les pays limitrophes, ceux du Golfe, seraient effrayés : «Bien qu’ils n’aient pas la bombe pour l’instant, ils sont en train d’avancer vers sa construction, ce qui risque de pousser la région entière vers un conflit. Nous devons comprendre que cela va s’aggraver et que ce n’est pas raisonnable» (Salman Bin Hamad Al Khalifa, Prince héritier de Bahreïn). Et on entend les «réalistes» de la région dire «l'Iran bombardé, on aura des difficultés pendant 18 mois, l'Iran avec la bombe on en aura pour 18 ans». Bref, l’Iran aura la bombe, l’Iran disposera de vecteurs pour la faire exploser là où il voudra, de préférence en Israël. Quand ? Nonobstant les conclusions lénifiantes du dernier rapport des agences de renseignement américaines ou de celles de l’AIEA, les renseignements militaires israéliens viennent de laisser comprendre (Général Amos Yadlin) que la fenêtre la plus probable va de 2008 à 2010.

Que faire ?

Pendant des années, les dirigeants d’Israël ont considéré que le «problème de l’Iran» était celui de la communauté internationale. Pourtant, en septembre 2004, Ariel Sharon déclarait «la communauté internationale n'a pas fait assez pour arrêter l'Iran de se doter d'armes nucléaires», en avertissant «qu’Israël prendra ses propres mesures pour se défendre». En 2007, en visite à Moscou, pendant le conférence de presse, se tenant à côté de Vladimir Poutine, Ehud Olmert martelait «Israël ne peut pas se permettre le luxe de la création d'une situation où un pays comme l'Iran dispose d’un potentiel non conventionnel. Israël n’acceptera jamais ce type de situation. Pour nous, quand le chef d'un pays dit qu’il veut nous détruire, cela ne ressemble pas à une déclaration vide, mais à quelque chose que nous nous devons d’empêcher de toutes les manières acceptables et possibles». La situation n’a pas changé depuis, au contraire. Les Etats-Unis ne commenceront pas une guerre dix mois avant qu’un nouveau président n'arrive aux affaires, et l’Europe, toute à ses petites affaires commerciales et/ou d’investissement avec l’Iran, ne fera rien d’autre que traîner des pieds pour qu’aucune sanction réellement forte ne soit prise. Sans parler de l’attitude immonde de la Russie ou de la nonchalance irresponsable de la Chine. Si, elle fera quand même quelque chose : prôner la négociation sans se soucier des résultats qui n’ont pas été obtenus depuis plus de cinq ans. L’essentiel étant le processus de négociation, non pas les résultats.
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Dim 02 Mar 2008, 12:37

Citation :
Reste Israël pour qui un Iran doté de l’arme nucléaire, c’est la disparition garantie car, vu l’exiguïté de son territoire, si l’Iran «tire le premier», Israël disparaîtra. Pas de possibilité de «deuxième frappe» (même si des sous-marins pourraient palier l’absence de territoire, mais à quoi bon ?), le concept MAD n’est donc pas applicable. D’évidence, Israël n’a de possibilité de survie que d’attaquer le premier. Ce pays s’est déjà trouvé dans une situation similaire à la veille de la guerre de six jours, on connaît son déroulement et ses résultats.


Mais en même temps que le concept MAD, Henry Kissinger et Herman Kahn avaient proposé une approche en quatre points pour faire face à un adversaire doté (ou sur le point de se doter) d’armes nucléaires. D’abord une escalade de gestes de sorte que la nation la plus faible s’abstienne de continuer, avant qu'un échange nucléaire se produise ; en second lieu, en assenant une première frappe massive qui interdira toute réponse efficace ; troisièmement, en lançant une frappe chirurgicale qui détruira la direction ennemie ; et quatrièmement une avancée technologique massive par rapport à l’adversaire pour permettre une défense stratégique efficace. Force est de constater que si Israël est obligé de se lancer dans une guerre contre l’Iran, elle devra utiliser les quatre approches indiquées. Cela étant, l’escalade de gestes n’a pas l’air d’impressionner l’Iran (bombardement du site nucléaire présumé en Syrie à la frontière de l’Irak, liquidation de l’assassin recherché pendant 25 ans par tous les services occidentaux pour sa participation aux tueries de Beyrouth (243 marines américains et 58 soldats français) ou à des attentats un peu partout sur la planète). D’un autre côté, l’avancée technologique d’Israël sur l’Iran est indiscutable. Restent donc les deux points, première frappe massive et frappe chirurgicale visant la direction de l’Iran.

Si l’on suppose que la marche inexorable de l’Iran vers la bombe ne puisse trouver d’autre obstacle qu’Israël, que peut-on espérer ?



Deux choses de très grande importance doivent être présentes à l’esprit : ayant appris la leçon de la destruction de la centrale Osirak («O-Chirak»… réacteur fourni par la France au «frère» de son premier ministre en 1975, Jacques Chirac, et détruit par l’aviation israélienne en juin 1981), l’Iran a parsemé son territoire de sites nucléaires. On en compte 16 connus et on crédite ce pays de l’existence d’encore six, bien enfouis dans ses montagnes ou au milieu de déserts vides de toute vie. Quant aux Etats-Unis, ils ont répertorié plus de 1.000 cibles possibles…
On comprend vite qu’il s’agirait d’un exploit de toute autre dimension que celui de la destruction du réacteur de Saddam Hussein qui était parfaitement localisé et dont les équipements accessoires se trouvaient visibles tout autour. La deuxième chose difficile est liée au fait que l’essentiel des activités nucléaires militaires se trouvent enterrées à des profondeurs (inconnues avec précision) allant de 20 à 300 mètres sous des sols, soit résistants eux-mêmes, soit renforcés par construction.

Il y a deux types d’installations enterrées : «un trou couvert» et des constructions assimilables aux mines. Pour ce qui est de la première catégorie (les «trous» faisant moins de 50 m de profondeur) les munitions connues (et dont Israël dispose sans doute) sont suffisantes.

Il s’agit cependant de bien localiser les cibles et d’assurer leur livraison jusqu’à ces cibles. On peut faire confiance aux capacités de renseignement d’Israël pour la première partie. Quant à la deuxième, l’on doit envisager certainement des vecteurs genre missiles de croisière tirés à partir des sous-marins dont dispose Israël. En effet, pour ce qui est de l’aviation, les distances d’un côté et la nécessité d’assurer des vagues de bombardement incessantes, pourraient constituer des obstacles difficilement surmontables pour ce dont Israël dispose. Si l’on regarde une carte, on voit que les avions devraient opérer à 1.500/2.000 km de leurs bases. La flotte aérienne dont Israël dispose n’est qu’en partie capable de ce type de missions qui supposent des ravitaillements en vol.





Pour ce qui est de la deuxième catégorie, en sus de ce qui est nécessaire pour la première (localisation des cibles et livraison des munitions), deux autres facteurs interviennent. D’abord le fait qu’il puisse s’agir de facilités se trouvant à plusieurs centaines de mètres en dessous de sols montagneux et peut-être renforcés. Le deuxième facteur tient à ce que les superficies utilisées en profondeur pourraient être de l’ordre de centaines de km2 : facilités diverses séparées par des tunnels-couloirs de centaines de km. On sait depuis pas mal de temps que la Libye avait construit un réseau d’au moins 2.000 km de tunnels d’un diamètre de 15m autour d’une usine de fabrications d’armes chimiques en camouflant entièrement les travaux et leurs résultats.

Comment s’attaquer à ce genre de constructions ? On sait peu de choses sur les capacités des munitions qu’Israël conçoit et fabrique. On se souvient cependant de la surprise des bombes pénétrantes pour détruire les pistes d’aviation utilisées pendant la guerre de six jours. On sait aussi que l’industrie de l’armement israélienne est le troisième (ou quatrième) exportateur mondial. Mais ce que les Etats-Unis envisagent pour ce genre de bombardements sont les MOP’s (Massive Ordnance Penetrator) d’un poids de l’ordre de 8.000 kg et capables de pénétrer des sols renforcés jusqu’à des dizaines de mètres de profondeur.



Ou alors des bombes classiques de 15.000 kg … mais qui nécessiteraient l’utilisation de bombardiers B-2 partant de Diego Garcia. On ne sait pas Israël disposant de ce type de munitions ni de ce genre de vecteurs. Ce que l’on sait en revanche, c’est que des achats de 2.000 BLU-109 (bombes pénétrantes pour la destruction des bunkers), ont été faits depuis 2004 et qu’elles pourraient être utilisées pour détruire les installations nucléaires iraniennes. Pour ce qui est des vecteurs ayant un rayon d’action supérieur à 2.000 km et capables de les transporter, on sait qu’Israël dispose de F-15 parfaitement utilisables. Mais imaginer des vols à 2.000 km de distance sans que les systèmes d’alerte russes, au sol ou dans l’espace, ne les détectent… cela pourrait dépasser même la maestria des israéliens. Encore que … Bien avant Oslo (donc il y a plus de 15 ans) des avions israéliens ont détruit le Quartier Général de l’OLP à Tunis, à 2.000 km des côtes israéliennes, en traversant la Méditerranée d’Est en Ouest, sans qu’aucun pays riverain ne détecte quoi que ce soit, à l’aller comme au retour.


Deux autres possibilités sont connues : des munitions nucléaires à effet limité («bombes à neutrons», par exemple) d’une puissance de 1,5 kilotonnes explosant à quelque 30 m en dessous du sol. Le résultat serait un chamboulement de 700.000 tonnes de roche et terre, suffisant pour rendre inutilisables les installations enterrées et gardant la radioactivité prisonnière dans la cavité produite par l’explosion. C’est vrai, ceci pourrait créer quelques difficultés supplémentaires à Israël avec la communauté internationale, la «rue arabe» (les 1,5 milliards de musulmans …) ou avec tous ceux qui par nonchalance, intérêts économiques ou volonté délibérée, voudraient assister à la disparition d’Israël, fût-elle l’œuvres des mollahs iraniens, mais à partir du moment où l’hypothèse consiste en une frappe nucléaire massive de toute manière …
La deuxième possibilité consiste dans l’utilisation de ce que l’on appelle les HPM (High Power Microwaves) qui se limitent à la destruction de tous les composants, appareils et systèmes électroniques qui gèrent les installations nucléaires.

Et on revient à ce qui constitue l’alfa et l’oméga d’une telle action, localisation des cibles et livraison des munitions. Mais il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer … et Israël se trouve devant une menace existentielle.

Apocalypse maintenant ? Ou plus tard ?

De Vienne à Londres, de Rome à Berlin, de Madrid à Bruxelles, dans le silence des pays «moraux» de l’Europe (les scandinaves, les Pays Bas, etc.,) on se prépare -comme dans les tragédies antiques- à assister à ce qui paraît inéluctable. Avec une pincée d’inquiétude car les affaires risquent d’être plus difficiles. Pourquoi inéluctable ? Parce que les Jean-foutre qui nous gouvernent s’occupent de ce qui conditionnera leur élection demain, non de ce qui fera notre vie après. Et parce qu’ils s’entêtent à ne pas voir la réalité telle qu’elle est, préférant la virtuelle, la leur.

Dormez tranquilles, bonnes gens. Un jour, nous nous réveillerons et on apprendra que pendant la nuit les installations industrielles, pétrolières et nucléaires iraniennes ont été, en très grande partie, détruites. Par qui ? Allez …

Et nous verrons les attentats en Europe et ailleurs reprendre, le pétrole à 100 $ le baril (il y est déjà ? Tiens, donc …) et le monde arabo-musulman se coalisant (tout au moins en apparence) pour accuser Israël. Le Conseil de Sécurité se réunira en urgence pour le condamner et pour demander la retenue à tous les acteurs. On oubliera du coup les guerres asymétriques imposées à Israël (Hezbollah et Hamas) comme les menaces multiples et variées du boucher de Téhéran et de son guide suprême.

Fiction ? On vit une époque formidable … et on n’a pas encore tout vu !


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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Dim 02 Mar 2008, 13:14

Heureusement, certains veillent.

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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Dim 02 Mar 2008, 13:17

L'urgence est extrême, la fourchette pour l'acquisition de la Bombe par les mollahs allant maintenant de...maintenant (2008) à 2010 :|
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Mer 19 Mar 2008, 18:00

Citation :
La chronique d'Alexandre Del Valle : « Quand les islamistes disposeront d’un arsenal nucléaire… »

Alexandre del Valle, le lundi 17 mars 2008 à 04:00

Journaliste – ancien du Figaro Magazine – et écrivain visionnaire, Laurent Artur du Plessis est l’auteur de La Troisième guerre mondiale a commencé*, ouvrage édité en 2002 et à nouveau en librairie. Devenu un classique, une partie de ses prévisions s’étant déjà réalisée, FranceSoir a recueilli ses prévisions inquiétantes…

FRANCESOIR. Quel est le catalyseur de la troisième guerre mondiale ?
Laurent Artur du Plessis.
C’est l’intégrisme islamiste, engagé dans une irrésistible ascension vers le pouvoir en terre d’islam, par les urnes ou la violence. De l’Atlantique au Pacifique, la réislamisation galope : extension du champ d’application de la charia (loi islamique), prolifération du voile islamique… Ainsi, le Parlement turc a autorisé le port du voile à l’université, jusque-là forteresse de la laïcité. Les gouvernements laïcs du monde musulman multiplient les concessions aux fondamentalistes pour obtenir un sursis. Les élections de février pour les assemblées nationale et provinciale au Pakistan ont enthousiasmé les Occidentaux, qui ont applaudi au « recul des parties islamistes radicaux ». Mais ces résultats sont en trompe-l’œil. Asif Ali Zardari, veuf de Benazir Bhutto et leader du Parti du peuple pakistanais (PPP) – arrivé largement en tête – et Nawaz Sharif, dirigeant de la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N) – en deuxième position – vont former une coalition gouvernementale vouée à être chaotique : Sharif est fondamentaliste. Le Pakistan est en proie à une vague d’attentats islamistes. Les talibans étendent leur emprise dans l’ouest du pays et dans l’Afghanistan voisin : ils prendront bientôt le pouvoir à Islamabad, s’emparant de l’arsenal atomique pakistanais.

Les Etats-Unis bombarderont-ils l’Iran pour l’empêcher de se doter de la bombe atomique ?
Ils le feront, tôt ou tard. La troisième vague de sanctions récemment votée par l’ONU pour contraindre Téhéran à suspendre sa production de combustible nucléaire sera aussi inopérante que les deux autres. Et le président Ahmadinejad – qui a l’appui du Guide suprême, Ali Khamenei – croit au dogme chiite selon lequel une apocalypse préludera au retour sur terre du douzième imam, ce qui permettra à l’islam de s’étendre à toute l’humanité. La victoire des conservateurs iraniens, qui ont remporté une large majorité aux législatives de vendredi dernier, cautionne sa politique jusqu’au-boutiste, même si ces élections sont quelque peu faussées. Il continuera le bras de fer nucléaire avec l’Occident. La prolifération nucléaire gagne le monde musulman, où plusieurs pays (Egypte, Arabie saoudite, Jordanie…) projettent de se doter à leur tour de la bombe atomique. C’est très inquiétant, car les intégristes islamistes ont vocation à s’emparer du pouvoir dans ces pays. Ils disposeront alors d’un arsenal nucléaire.

Vous êtes opposé à la vente de centrales nucléaires civiles à ces pays ?
Tout à fait. Le précédent iranien aurait dû servir de leçon. Dans les années 70, les Occidentaux – notamment les Français et les Américains – ont aidé le shah d’Iran à lancer le programme nucléaire iranien. Cela ne semblait présenter aucun inconvénient, puisque le shah était un ami sûr de l’Occident. Mais, en 1979, les intégristes islamistes ont pris le pouvoir à Téhéran. Et aujourd’hui, l’Occident est confronté à la crise nucléaire iranienne.

La crise des subprimes née cet été aux Etats-Unis, qui secoue les banques et les Bourses, plombera-t-elle l’économie mondiale ?
Oui. Après l’éclatement, en 2001, de la bulle spéculative liée à l’Internet, l’économie américaine était repartie à la hausse grâce à la constitution d’une gigantesque bulle immobilière nourrie par l’argent facile. Cette bulle éclate à son tour, faisant plonger les marchés financiers. Bientôt, les économies « réelles » les suivront dans la chute. Cette crise économique sera pire que celle de 1929, parce que résultant de la correction d’excès spéculatifs d’une ampleur sans précédent.

La crise économique provoquera-t-elle des cataclysmes politiques ?
Elle engendrera un climat de folie qui accélérera la montée au pouvoir des fondamentalistes islamistes, et autres radicaux. Il s’ensuivra un affrontement islam-Occident qui produira un effet domino sur le reste du monde. La Chine entrera dans le conflit aux côtés de l’islam. L’Inde – confrontée au Pakistan musulman – et le Japon – traditionnellement antagonique à la Chine – seront alliés à l’Occident. La Russie sera-t-elle son alliée dans cette tragédie planétaire ? Rien n’est moins sûr, vu la renaissance du panslavisme anti-occidental qui s’inscrit dans une tradition russe multiséculaire de défiance vis-à-vis du rationalisme qui sous-tend la civilisation occidentale. Il se colore d’une hantise de l’encerclement de la terre russe. De son côté, l’Occident multiplie les maladresses : en soutenant l’indépendance du Kosovo musulman, il a encore élargi le fossé qui le sépare du monde slave, fossé creusé par le bombardement de la Serbie par l’Otan en 1999. Si cette désunion se confirmait, elle aurait des conséquences tragiques pour l’Europe et pour tout l’Occident.

*Editions Jean-Cyrille Godefroy, 154 pages, 20 euros. Laurent Artur du Plessis a aussi publié L’Iran dans la troisième guerre mondiale chez le même éditeur.

Voir l'article Iran - Le bombardement du pays approche



http://www.francesoir.fr/etranger/2008/03/17/la-chronique-d-alexandre-del-valle-quand-les-islamistes-disposeront-d-un-arsenal-nucleaire.html

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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Jeu 20 Mar 2008, 01:09

Au sujet de la crise économique évoquée en fin de l'article, un forum intéressant sur le sujet :

http://forum.bulle-immobiliere.org/

Idea
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Mer 09 Avr 2008, 15:45

Citation :
tollé international face aux annonces de Mahmoud Ahmadinejad

S’exprimant à propos des dernières déclarations du président iranien, le porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe, s’est déclaré incapable de confirmer que 6 000 centrifugeuses allaient effectivement être installées sur le site de Natanz. Il a cependant précisé que les propos de Mahmoud Ahmadinejad, qui s’exprimait ce mardi à l’occasion de la fête nationale du nucléaire civil, « n’avaient rien de surprenant ». « Le gouvernement iranien continue de violer les nombreuses résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies et chacune des décisions qu'il prend continue à isoler sa population et à exposer [le régime] au risque de nouvelles sanctions internationales, financières et diplomatiques » a-t-il encore ajouté. Le Foreign Office britannique a pour sa part annoncé que « l’Iran, en installant de nouvelles centrifugeuses, avait choisi d’ignorer la volonté de la communauté internationale » et qu’il « ne faisait aucun effort pour restaurer la confiance internationale dans ses intentions ». Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères a également abondé dans ce sens, en évoquant un renforcement des sanctions déjà en vigueur à l’encontre de la République islamique.

Le ministère chinois des Affaires étrangère a annoncé que les dirigeants des « puissances mondiales » (les 5 membres permanents du Conseils de sécurité de l'ONU ainsi que l'Allemagne) allaient se réunir le 16 avril prochain à Shanghai pour discuter de l’impasse du dossier iranien. En effet, la série de résolutions votées à l’encontre de Téhéran, ne l’a pas convaincu d’abandonner son programme d’enrichissement d’uranium, que les Etats-Unis et l’Union européenne soupçonne de masquer des ambitions militaires. L’Iran prétend en effet sans relâche que son programme est strictement civil, et l’ensemble des déclarations de Mahmoud Ahmadinejad manifeste sa volonté de mener l’enrichissement d’uranium jusqu’à son terme, en dépit de la détermination de la communauté internationale.

http://www.esisc.org/

Citation :
Ben Eliezer menace de détruire la nation iranienne

par Yael Ancri

mardi 8 avril 2008 - 21:03

Le ministre des Infrastructures nationales, Binyamin Ben Eliezer, a averti lundi : « Une attaque iranienne provoquera une riposte dure de la part d’Israël, laquelle provoquera la destruction de la nation iranienne ».

Au cours d’une visite de la cellule de crise de son ministère - qui s’inscrit dans le cadre du vaste exercice de défense passive « Nékoudat Mifné 2 » ayant lieu dans tout le pays - Ben Eliezer a affirmé que l’exercice « n’était pas un scénario imaginaire. La réalité dans le futur sera encore plus grave que ce que nous connaissons ».

Et d’ajouter de sombres prévisions : « Je m’attends à ce que dès le début [d’une éventuelle attaque de nos voisins arabes] des centaines de missiles s’abattent sur Israël. Il n’y aura pas un endroit dans le pays qui ne sera à portée des roquettes de la Syrie et du Hezbollah. Notre ministère doit se préparer à l’éventualité que des missiles s’abattent à des endroits stratégiques du pays. Vous devez utiliser votre tête et vous préparer aux pires scénarios. Cependant, cet exercice ne vient pas menacer nos voisins mais est seulement une préparation à toute hypothèse ».

Concernant l’Iran, le ministre travailliste a affirmé : « Les Iraniens ne vont pas s'empresser d’attaquer Israël car ils comprennent la signification d'un tel acte. Ils sont conscients de notre force mais continuent de nous provoquer par l’intermédiaire de leurs alliés la Syrie et [l’organisation terroriste chiite libanaise] Hezbollah ; nous devons y faire face ».

Les virulents propos de la « colombe » du parti travailliste surviennent après les critiques du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Housseini, qui a affirmé que « les pays de la région devaient suivre de prêt l’exercice israélien », qu’il a qualifié de « provocations ». Et d’ajouter : « Ces activités ont pour but de remonter le moral des officiers et soldats israéliens ».

http://www.a7fr.com/Article/50440.htm
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Ven 11 Avr 2008, 22:30

Citation :
L'US Navy annonce un incident naval dans le Golfe, l'Iran dément tout rôle

WASHINGTON (AFP) - Les Etats-Unis ont rapporté vendredi un nouvel incident naval entre un navire de l'US Navy et de petites vedettes dans le Golfe, identifiées comme iraniennes par CNN, dans un contexte de tension accrue entre Washington et Téhéran au sujet de l'Irak.

Le patrouilleur américain USS Typhoon a été approché par trois vedettes "non identifiées", a indiqué le lieutenant Nathan Christensen, un porte-parole de la Ve flotte américaine, contacté au Bahreïn par téléphone.

"Le Typhoon a lancé une demande standard aux bateaux en approche", et "en l'absence de réponse, le Typhoon a lancé un tir de semonce, les vedettes se sont arrêtées et le Typhoon a poursuivi son chemin", a-t-il expliqué.

Selon la chaîne de télévision américaine CNN, qui a la première fait état de l'incident, cette confrontation est intervenue jeudi soir et il s'agissait de "vedettes iraniennes", dont l'une s'est approchée à moins de 200 mètres de l'USS Typhoon.

L'Iran a démenti que des vedettes de sa flotte aient été impliquées dans une "confrontation" avec un navire de l'US Navy dans le Golfe, selon une source au sein des Gardiens de la révolution, citée par une télévision iranienne.

Cette source au sein de l'armée idéologique du régime iranien dément toute "forme de confrontation entre des vedettes iraniennes et des navires américains", a indiqué la télévision satellitaire.

Un incident naval avait déjà opposé les marines américaine et iranienne en début d'année, selon Washington.

D'après le Pentagone, des vedettes iraniennes ont harcelé le 6 janvier trois bâtiments américains dans le détroit d'Ormuz, par où transite une part considérable du trafic pétrolier mondial.

Téhéran a réfuté cette version, évoquant un contrôle de routine sans la moindre menace à l'égard des bâtiments américains.

L'évocation par les Etats-Unis de ce nouvel incident intervient alors que Washington a vigoureusement accusé l'Iran cette semaine de soutenir les insurgés en Irak.

Le président George W. Bush a employé jeudi contre Téhéran des mots parmi les plus virulents de sa part en rangeant la République islamique au côté d'Al-Qaïda parmi les "plus grandes menaces du siècle" pour les Etats-Unis, et a mise en garde qu'il n'hésiterait pas à recourir à la force si Téhéran ne cessait pas d'interférer.

Le général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak, avait affirmé à Washington mardi que l'Iran jouait un rôle "destructeur" en Irak en entraînant, armant et finançant les milices chiites du pays.

Le secrétaire américain à La Défense Robert Gates a quant à lui affirmé que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad était très vraisemblablement informé de ce soutien.

"Je n'ai pas vu d'information en ce sens, mais il me semble inconcevable qu'il ne soit pas au courant", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse.

En outre, a-t-il ajouté, "nous avons le sentiment que le niveau de soutien et la fourniture d'armes à ces groupes (milices chiites en Irak) ont augmenté".

"Nous avons discuté pendant plusieurs mois sur le fait de savoir s'ils (les Iraniens) allaient réduire leurs efforts" pour soutenir les insurgés en Irak, or "ce qui s'est passé à Bassorah nous a convaincu que ce n'était pas le cas", a renchéri le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, en référence aux violents affrontements fin mars dans la deuxième ville du pays entre l'armée irakienne et les miliciens fidèles au chef radical chiite Moqtada Sadr.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080411/twl-usa-iran-golfe-defense-irak-prev-c80dbcf.html
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Sam 12 Avr 2008, 14:00

Citation :
Iran/Défense : Téhéran développe une base de lancement de missiles à longue portée

Le satellite d’observation terrestre DigitalGlobe QuickBird a photographié une installation iranienne destinée officiellement au lancement des fusées Kavoshgar 1, développées dans le cadre du programme de recherche spatial de la République islamique. Analysées par des services de renseignements occidentaux, ces images ont cependant révélé un programme très différent, destiné au lancement de missiles balistiques capables d’atteindre l’Europe. L’Iran suivrait ainsi l’exemple de la Corée du Nord dans l’acquisition de la technologie des missiles de longue portée.

Sur base de ces images, Geoffrey Forden, chercheur associé au Massachusetts Institute of Technology (MIT), a déclaré que Téhéran avait construit une installation en tout point similaire aux bases de lancement des missiles nord-coréens Taepodong 1 et 2. « Ce sont des installations entourées d’un très haut niveau de sécurité. […] Il s’agit clairement d’une complexe stratégique important » a-t-il précisé. Les images révèlent aussi que l’Iran pourrait acquérir le savoir-faire nécessaire au lancement de missiles de longue portée d’ici six ans. Ceci expliquerait entre-autre l’empressement des Etats-Unis à installer le système de bouclier antimissile en Europe centrale, et ce malgré les protestations russes.

Par ailleurs, le 25 février dernier, des responsables de l’Agence internationale pour l’Energie atomique (AIEA) ont opposé à des responsables iraniens des preuves attestant de leurs études concernant l’installation des charges nucléaires sur des missiles longue portée. Rappelons que Téhéran a toujours prétendu que son programme nucléaire était civil et pacifique tandis que les Etats-Unis, l’Union européenne et Israël la soupçonne de dissimuler des activités militaires. Les récentes photographies démontrent ainsi clairement que le lancement d’une fusée Kavoshgar, le 4 février dernier, ne ressort pas seulement d’un programme spatial, mais est étroitement liés au programme militaire de l’Iran.

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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Ven 02 Mai 2008, 01:43

Citation :
Un ministre israélien affirme que l'Iran maîtrisera la fabrication de la bombe nucléaire dans quelques mois

AP - Jeudi 1 mai

JERUSALEM - Le ministre israélien Shaul Mofaz, ancien ministre de la Défense et ex-chef de l'état-major, a estimé jeudi que l'Iran pourrait posséder la technologie de fabrication de la bombe nucléaire dès cette année, avec au moins un an d'avance sur les prévisions les plus pessimistes.

Israël devrait "être prêt pour un tel scénario", a-t-il déclaré jeudi à la Radio de l'armée, après avoir exposé son point de vue la veille dans un discours à l'Université américaine de Yale, selon sa porte-parole Talia Somech. M. Mofaz n'a pas fourni d'éléments étayant sa nouvelle estimation.

Téhéran affirme que ses travaux nucléaires ont un but strictement civil, et le régime islamique refuse donc d'interrompre les activités les plus sensibles liées à l'enrichissement d'uranium. Nombre de pays, au premier rang desquels les Etats-Unis et l'Etat hébreu, soupçonnent l'Iran de développer un programme militaire clandestin. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad appelle régulièrement de ses voeux la destruction d'Israël.

Le bureau du Premier ministre israélien Ehoud Olmert s'est refusé à tout commentaire des propos de Shaul Mofaz. Jusque-là, le renseignement militaire israélien estimait que l'Iran pourrait fabriquer une bombe nucléaire dans un ou deux ans. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080501/twl-israel-iran-nucleaire-951b410.html
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Ven 02 Mai 2008, 03:29

Les USA et très probablement Israël détiendraient des bombes beaucoup plus puissantes que la bombe nucléaire .
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Ven 02 Mai 2008, 03:58

Le sujet du fil est la menace iranienne...
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Ven 02 Mai 2008, 21:40

Comme le disait Jacques Chirac , un missile iranien à tête nucléaire n'aurait pas fait 200 m dans l'atmosphère que Téhéran serait détruite . Je pense qu'il avait en tête la destruction du missile par armes à énergie dirigée dont les USA ont plus que probablement doté Israël .
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Ven 02 Mai 2008, 23:02

Décidément, c'est une fixation, chez vous :|

Vous n'avez pas encore compris que les mollahs ne commettront JAMAIS l'erreur d'un tir direct, mais agiront par le biais de leurs filières terroristes (filer la Bombe au Hezbollah, ou même al qaeda, ou l'embarquer à bord d'avions civils, par exemple) ???

Réveillez-vous, boudo, parce qu'il est minuit moins une :|
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Sam 03 Mai 2008, 09:36

Non , honnêtement , je n'y avais pas pensé . Je vous promets d'y réfléchir . Grave perspective , en effet .
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Sam 03 Mai 2008, 18:02

Citation :
Un ministre israélien affirme que l'Iran maîtrisera la fabrication de la bombe nucléaire dans quelques mois


C'est quand-même terrible mais c'était prévisible... Je me demande s'il est prévue dans la bible qu'Israel disparaisse de la surface de la terre?
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Sam 03 Mai 2008, 21:53

Pas de panique, Israël ne laissera JAMAIS les mollahs avoir la Bombe ;)

Et je ne pense pas, malgré les gesticulations actuelles, que les states et l'Europe le permettront également Idea

Mais il est minuit moins une :|


...sans oublier le Pakistan, qui, vu l"instabilité actuelle, est plus que jamais en danger de basculer Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Dim 04 Mai 2008, 05:15

Ben, oui c'est un peu paniquant What a Face ... Et comme je n'y connais vraiment rien en politique et en guerre... drunken
Mais bon, j'imagine qu'il y a des stratégies (étapes, plans) de prévues... Il peut se passer bien des choses en une minute...
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Dim 04 Mai 2008, 07:31

Pour répondre à votre question du 03/05/2008 à 21h53 , chère Tourterelle : Dieu ne reprend jamais ses promesses , y compris celle de la terre promise . Mais Arnaud vous l'explique sûrement mieux que moi .
Pour votre question du 04.05 : l'Iran est demandeur de paix avec les Etats-Unis , contrairement à ce que tend à faire croire une certaine propagande , et ses gesticulations sur l'élimination d' Israël sont probablement un objet d'échange pour une négociation de paix souhaitée . Mais à forcer ainsi la tension à son maximum , tout peut arriver , bien sûr . Il ne faut pas se leurrer . Il faut prier .
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Dim 04 Mai 2008, 12:41

Il serait temps que vous lisiez, et de toute urgence, l'intégralité de ce fil, Boudo, parce que j'ai rarement vu un tel aveuglement What a Face

Maintenant, si vous prenez les délires islamogauchistes (qui relèvent de la trahison pure et simple) pour argent comptant, vous n'êtes pas près d'ouvrir les yeux Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Iran: "Il faut rayer Israël de la carte"   Dim 04 Mai 2008, 19:09

Citation :
Pour votre question du 04.05 : l'Iran est demandeur de paix avec les Etats-Unis , contrairement à ce que tend à faire croire une certaine propagande , et ses gesticulations sur l'élimination d' Israël sont probablement un objet d'échange pour une négociation de paix souhaitée . Mais à forcer ainsi la tension à son maximum , tout peut arriver , bien sûr . Il ne faut pas se leurrer .

scratch What a Face
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