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 Une approche marxiste de l'économie (à Élise et aux autres)

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Théophane



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MessageSujet: Une approche marxiste de l'économie (à Élise et aux autres)   Jeu 9 Nov 2006 - 13:04

Lien social et subordination : le capital comme dispositif vecteur de cohésion sociale selon les économistes marxistes

Dans un autre message, Élise se disait peinée que je qualifie de marxiste sa vision de l’économie. Je tiens tout d’abord à lui faire mes excuses si cette parole a pu la froisser, et je souhaite exposer ici ma vision de l’économie marxiste.

En premier lieu je dirais qu’il faut prendre en compte le fait que l’école marxiste fonde en partie sa doctrine sur la théorie de la subordination : le monde est inégal, contrairement à ce qu’enseignent les néoclassiques ou les keynésiens qui estiment qu’il y a des droits et des devoirs croisés sans subordination.

Il faut donc prendre en considération la doctrine de la subordination. Pour les régulationnistes le bloc hégémonique exerce grâce aux institutions un pouvoir sur les individus, et c’est le mode de régulation qui est le dispositif vecteur de cohésion sociale en même temps qu’un moyen de domination : il s’agit du rapport salarial entre le salarié et l’entreprise, et la concurrence entre l’entreprise et le consommateur.
Pour les néoclassiques le dispositif vecteur de cohésion sociale est le marché. Pour les radicaux aussi, à la différence que ceux-ci, parce qu’ils adhèrent à la doctrine de la subordination, affirment que le marché est utilisé par certains individus pour dominer sur d’autres ; le marché devient donc une instance disciplinaire, un instrument de domination, tout en étant ce qui réalise la cohésion sociale.

Il en est de même, à mon avis, pour les marxistes avec le capital. Dans cette vision du monde, les acteurs du jeu social sont le capitaliste est le prolétaire. Le capitaliste a tous les droits, notamment celui de mobiliser le travail, tandis que le prolétaire n’en a aucun ; il a seulement des devoirs, et le capitaliste a quasiment sur lui le droit de vie ou de mort. Il existe entre eux un rapport de subordination : la vie du prolétaire est entre les mains du capitaliste. C’est un rapport de subordination certes, mais c’est quand même un rapport, et il créé la cohésion sociale. Cette conception s’oppose à la vision keynésienne qui affirme que la monnaie est le dispositif vecteur de cohésion sociale, mais que l’employé a aussi des droits sur l’entrepreneur.

Le capital est une valeur en mouvement destinée à croître.
Le capitaliste, avec de l’argent (patrimoine n°1 = A) achète des facteurs de production (patrimoine n°2) qu’il va transformer en produits (patrimoine n°3 = M) qu’il revendra contre de l’argent (patrimoine n°4 = A’), et ainsi de suite.
Nous pouvons résumer ce fonctionnement par la formule suivante :
A --> M --> A’ et A < A’

Le capital est en mouvement. Mais pourquoi y a-t-il croissance ? Il n’y aura croissance que si la subordination se reproduit, c’est-à-dire aussi longtemps que le capitaliste est capable de soumettre le prolétaire. Le capital est donc le fruit du travail du prolétaire qui revient au capitaliste ; il les unit tous deux, malgré leur lutte – la fameuse lutte des classes développée par l’idéologie marxiste – et forme la cohésion sociale.

L’exploitation peut-être résumée ainsi :
1. Le prolétaire produit deux objets de 10 euros chacun.
2. Le capitaliste ne le rémunère que de 10 euros, voire moins, pour qu’il ne puisse pas s’approprier la production.

Selon une vision keynésienne cet exemple ne serait pas valable puisque le salarié participe à la post-validation de la production et a donc un droit sur l’entrepreneur en achetant ou en refusant d’acheter le produit. S’il refuse, l’entrepreneur sera failli et ne saura que faire de la production.

À partir de là nous pouvons revenir au problème de la question sociale.
Nous avons un dispositif vecteur de cohésion sociale qui effectue un processus de désignation des partenaires et les classe en trois catégories : les partenaires, les partenaires douteux, les non partenaires, qui connaissent respectivement l’intégration, la discrimination et l’exclusion.
Les deux derniers estimeront qu’on a été injuste avec eux, ils se considèreront comme des victimes, aussi décideront-ils de se venger contre la société responsable de leurs souffrances. Cela produira de la dissociation sociale qui menacera de mort la cohésion sociale ; voilà ce qu’est la question sociale. On peut donc dire que le dispositif vecteur de cohésion sociale créé la cohésion sociale tout en la menaçant de mort par la désignation de victimes.

L’économie est une science sociale qui se pose deux questions :
1. Pourquoi la vie en communauté engendre t-elle de la souffrance ?
2. Comment s’organiser pour vivre ensemble sans que personne ne souffre ?
Les économistes tentent donc d’apporter des réponses ; les différentes mesures prises par les gouvernements constituent le dispositif vecteur de cohésion sociale complémentaire qui, ajouté au dispositif vecteur de cohésion sociale élémentaire, constitue le dispositif global.

Dans cette optique on peut dire que les violences urbaines, les problèmes qui se rencontrent dans les banlieues, tout comme les révoltes des ouvriers au siècle passé ne sont rien d’autre que la question sociale qui se pose à nous.

Si j’estimais qu’Élise se rapprochait de l’école marxiste, c’est parce qu’elle avait déclaré adhérer à la doctrine du lien sociale et à celle de la subordination. Il ne s’agissait pas de ma part d’un jugement de valeur mais d’une constatation. Je remarque cependant que souvent ses prises de position se rapprochent de l’école keynésienne. Mais les deux ne sont pas entièrement incompatibles. Après tout, ce qui distingue les keynésiens des marxistes c’est que les uns adhèrent à la thèse de l’indépendance et les autres à la thèse de la subordination. Notons aussi que, comme l’affirment certains économistes, l’école de la régulation est marxo-keynésienne. Toutefois celle-ci considère que les hommes vivent ensemble, non parce que cela est dans leur nature, mais parce qu’ils sont socialisés par les institutions qui en même temps sont un outil de domination ; il s’agit du liant social.

J’ai fait dans mon analyse totalement abstraction des considérations idéologiques et politiques que nous rencontrons souvent quand nous parlons du marxisme. Je ne suis pas convaincu par les propositions des économistes marxistes, loin de là. C’est pour moi un savant et dangereux mélange de démagogie et d’irréalisme. J’adhère pour ma part aux thèses néoclassiques. C’est-à-dire que je considère que les hommes vivent ensemble par intérêt et qu’il n’y a une totale indépendance entre eux.
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MessageSujet: Re: Une approche marxiste de l'économie (à Élise et aux autres)   Jeu 9 Nov 2006 - 23:45

Théophane a écrit:
Lien social et subordination : le capital comme dispositif vecteur de cohésion sociale selon les économistes marxistes

Dans un autre message, Élise se disait peinée que je qualifie de marxiste sa vision de l’économie. Je tiens tout d’abord à lui faire mes excuses si cette parole a pu la froisser, et je souhaite exposer ici ma vision de l’économie marxiste.

En premier lieu je dirais qu’il faut prendre en compte le fait que l’école marxiste fonde en partie sa doctrine sur la théorie de la subordination : le monde est inégal, contrairement à ce qu’enseignent les néoclassiques ou les keynésiens qui estiment qu’il y a des droits et des devoirs croisés sans subordination.

Il faut donc prendre en considération la doctrine de la subordination. Pour les régulationnistes le bloc hégémonique exerce grâce aux institutions un pouvoir sur les individus, et c’est le mode de régulation qui est le dispositif vecteur de cohésion sociale en même temps qu’un moyen de domination : il s’agit du rapport salarial entre le salarié et l’entreprise, et la concurrence entre l’entreprise et le consommateur.
Pour les néoclassiques le dispositif vecteur de cohésion sociale est le marché. Pour les radicaux aussi, à la différence que ceux-ci, parce qu’ils adhèrent à la doctrine de la subordination, affirment que le marché est utilisé par certains individus pour dominer sur d’autres ; le marché devient donc une instance disciplinaire, un instrument de domination, tout en étant ce qui réalise la cohésion sociale.

Il en est de même, à mon avis, pour les marxistes avec le capital. Dans cette vision du monde, les acteurs du jeu social sont le capitaliste est le prolétaire. Le capitaliste a tous les droits, notamment celui de mobiliser le travail, tandis que le prolétaire n’en a aucun ; il a seulement des devoirs, et le capitaliste a quasiment sur lui le droit de vie ou de mort. Il existe entre eux un rapport de subordination : la vie du prolétaire est entre les mains du capitaliste. C’est un rapport de subordination certes, mais c’est quand même un rapport, et il créé la cohésion sociale. Cette conception s’oppose à la vision keynésienne qui affirme que la monnaie est le dispositif vecteur de cohésion sociale, mais que l’employé a aussi des droits sur l’entrepreneur.

Le capital est une valeur en mouvement destinée à croître.
Le capitaliste, avec de l’argent (patrimoine n°1 = A) achète des facteurs de production (patrimoine n°2) qu’il va transformer en produits (patrimoine n°3 = M) qu’il revendra contre de l’argent (patrimoine n°4 = A’), et ainsi de suite.
Nous pouvons résumer ce fonctionnement par la formule suivante :
A --> M --> A’ et A < A’

Le capital est en mouvement. Mais pourquoi y a-t-il croissance ? Il n’y aura croissance que si la subordination se reproduit, c’est-à-dire aussi longtemps que le capitaliste est capable de soumettre le prolétaire. Le capital est donc le fruit du travail du prolétaire qui revient au capitaliste ; il les unit tous deux, malgré leur lutte – la fameuse lutte des classes développée par l’idéologie marxiste – et forme la cohésion sociale.

L’exploitation peut-être résumée ainsi :
1. Le prolétaire produit deux objets de 10 euros chacun.
2. Le capitaliste ne le rémunère que de 10 euros, voire moins, pour qu’il ne puisse pas s’approprier la production.

Selon une vision keynésienne cet exemple ne serait pas valable puisque le salarié participe à la post-validation de la production et a donc un droit sur l’entrepreneur en achetant ou en refusant d’acheter le produit. S’il refuse, l’entrepreneur sera failli et ne saura que faire de la production.

À partir de là nous pouvons revenir au problème de la question sociale.
Nous avons un dispositif vecteur de cohésion sociale qui effectue un processus de désignation des partenaires et les classe en trois catégories : les partenaires, les partenaires douteux, les non partenaires, qui connaissent respectivement l’intégration, la discrimination et l’exclusion.
Les deux derniers estimeront qu’on a été injuste avec eux, ils se considèreront comme des victimes, aussi décideront-ils de se venger contre la société responsable de leurs souffrances. Cela produira de la dissociation sociale qui menacera de mort la cohésion sociale ; voilà ce qu’est la question sociale. On peut donc dire que le dispositif vecteur de cohésion sociale créé la cohésion sociale tout en la menaçant de mort par la désignation de victimes.

L’économie est une science sociale qui se pose deux questions :
1. Pourquoi la vie en communauté engendre t-elle de la souffrance ?
2. Comment s’organiser pour vivre ensemble sans que personne ne souffre ?
Les économistes tentent donc d’apporter des réponses ; les différentes mesures prises par les gouvernements constituent le dispositif vecteur de cohésion sociale complémentaire qui, ajouté au dispositif vecteur de cohésion sociale élémentaire, constitue le dispositif global.

Dans cette optique on peut dire que les violences urbaines, les problèmes qui se rencontrent dans les banlieues, tout comme les révoltes des ouvriers au siècle passé ne sont rien d’autre que la question sociale qui se pose à nous.

Si j’estimais qu’Élise se rapprochait de l’école marxiste, c’est parce qu’elle avait déclaré adhérer à la doctrine du lien sociale et à celle de la subordination. Il ne s’agissait pas de ma part d’un jugement de valeur mais d’une constatation. Je remarque cependant que souvent ses prises de position se rapprochent de l’école keynésienne. Mais les deux ne sont pas entièrement incompatibles. Après tout, ce qui distingue les keynésiens des marxistes c’est que les uns adhèrent à la thèse de l’indépendance et les autres à la thèse de la subordination. Notons aussi que, comme l’affirment certains économistes, l’école de la régulation est marxo-keynésienne. Toutefois celle-ci considère que les hommes vivent ensemble, non parce que cela est dans leur nature, mais parce qu’ils sont socialisés par les institutions qui en même temps sont un outil de domination ; il s’agit du liant social.

J’ai fait dans mon analyse totalement abstraction des considérations idéologiques et politiques que nous rencontrons souvent quand nous parlons du marxisme. Je ne suis pas convaincu par les propositions des économistes marxistes, loin de là. C’est pour moi un savant et dangereux mélange de démagogie et d’irréalisme. J’adhère pour ma part aux thèses néoclassiques. C’est-à-dire que je considère que les hommes vivent ensemble par intérêt et qu’il n’y a une totale indépendance entre eux.

Théphane, j'accepte vos excuses , en effet vous m'avez fait mal !
Mais puisque vous êtes mon ami, j'accepte vos excuses même si je ne comprends pas bien toute cette théorie il faudra que je relise cela plusieurs fois. Marxiste ... néoclassique c'est bien compliqué pour moi, je suis comme le petit prince je cherche des amis....

Dessinez moi un mouton et je vous répondrai.

Vous savez au fond la politique ce n'est pas mon rayon ! nous avons toujours échangé sur la Foi mais du moment que nous avons abordé la politique vous avez vu le résultat confused

Ma Politique à moi c'est celle de l'Amour et de la Miséricorde ! le Service de Dieu ... je ne me casse pas la tête chacun à ses limites.

Ne dites pas encore que je me sous-estime, non je ne me sous-estime pas simplement au fond cela m'ennuie I don't want that

Même si je ne suis pas d'accord avec vous sur tout c'est vous qui avez aussi dit que votre amitié je l'aurai autant que je voudrai , je n'oublie pas votre promesse !

Alors on fait la Paix thumleft c'est déjà fait depuis tantôt, vous m'avez dit n'avoir jamais été fâché ! moi non plus seulement très peinée peut-être ai je confondu nazisme et marxisme ! eh oui certains diront encore que je ne dis que des bêtises et vous savez bien par là de qui il s'agit je ne parle pas de vous !

Mais que m'importe les jugements, le qu'en dira t'on ?

Vous le savez bien !

Que le Seigneur :jesus: vous protège :sts:
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Théophane



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MessageSujet: Re: Une approche marxiste de l'économie (à Élise et aux autres)   Ven 10 Nov 2006 - 10:59

Citation :
Théphane, j'accepte vos excuses , en effet vous m'avez fait mal !
Mais puisque vous êtes mon ami, j'accepte vos excuses même si je ne comprends pas bien toute cette théorie il faudra que je relise cela plusieurs fois. Marxiste ... néoclassique c'est bien compliqué pour moi, je suis comme le petit prince je cherche des amis....
Je suis heureux que vous ayez compris que ma remarque n'était pas un jugement de valeur. Cependant est-ce que vous comprenez mieux à présent pourquoi j'ai dit que votre vision de l'économie était marxiste ?


Citation :
Ma Politique à moi c'est celle de l'Amour et de la Miséricorde ! le Service de Dieu ...
Je ne peux qu'adhérer à cette déclaration. Mais n'oublions pas que s'engager dans un mouvement politique, qu'il soit de droite ou de gauche, peut être pour un chrétien une façon de servir Dieu en aidant ses concitoyens. C'est sous cet angle que je conçois mon engagement dans le mouvement populaire de Nicolas Sarkozy.



Citation :
Même si je ne suis pas d'accord avec vous sur tout c'est vous qui avez aussi dit que votre amitié je l'aurai autant que je voudrai , je n'oublie pas votre promesse !
Nous, chrétiens, nous n'avons pas à contester le Magistère sacré du Pape et des évêques. En revanche, nous ne pouvons en aucun cas affirmer que nous détenons le monopole de la vérité sur les questions que l'Église laisse à notre libre appréciation : la politique, l'économie, le droit...
J'ai pour ma part un respect absolu des convictions des autres. De plus, quand j'ai adhéré au mouvement populaire j'ai demandé l'approbation de mon directeur de conscience qui m'a rappelé l'enseignement de notre Père, saint Josémaría Escrivá, sur la liberté de faire de la politique, et m'a dit à peu près ceci : "on peut être chrétien et adhérer à l'UMP ; ce n'est pas comme si tu militais pour Le Pen ou Besancenot. Par contre si au sein de ton mouvement tu rencontres des personnes qui ne partagent pas les idées de l'Eglise, sur l'avortement par exemple, ne les juge pas, et ne cherche pas à les leur imposer".



Noel a écrit:
Il suffit de poser à Stéphane
Tout d'abord merci de ne pas écorcher mon pseudonyme. Notons au passage que Stéphane signifie "celui est couronné" tandis que Théophane se traduit pas "Dieu Se manifeste" (comme quoi mes quatre années passées à étudier le grec ancien n’ont pas été inutiles).


Citation :
qui se dit "considèrer que les hommes vivent ensemble par intérêt et qu’il n’y a une totale indépendance entre eux", trois ou quatre questions comme celles-ci :
C'est en effet mon avis et celui de l'école néo-classique. Cette conception du monde vient de mon expérience personnelle et de mes convictions.

Quant à vos questions, je tiens tout d'abord à dire que je réponds en mon nom propre, et non au nom du mouvement populaire pour lequel je milite.


Citation :
- puisque la loi de l'offre et de la demande autorégule le marché et crée du lien social êtes-vous d'accord pour libéraliser totalement le marché des matières nucléaires?
Je pense que vous faites là une confusion. Selon moi le marché est doté d'une configuration de cohésion sociale sans victimes, c'est-à-dire qu'il s'équilibre lui-même (sauf si bien sûr on le rigidifie avec le SMIC et cie).
Toutefois mon opposition à l'intervention de l'État sur le marché concerne avant tout l'emploi et le produit qui constituent la vie courante des individus. Il me semble légitime que, de façon extraordinaire, l'organisation étatique intervienne si des dangers menacent la paix. C'est le cas de la question nucléaire.


Citation :
- puisque toujours selon la même loi le marché s'autorégule naturellement êtes-vous d'accord pour que seul le marché fixe par exemple le prix des médicaments?
Si le prix des médicaments est élevé ce n'est pas à cause de la substance du médicament mais du brevet (idem pour les voitures). Ainsi donc si l'on fixe un prix maximum pour les médicaments, les fabricants seront faillis et ne pourront plus en produire.
Notons d'ailleurs que l'empereur Dioclétien avait instauré ce système dans l'Empire romain avec le fameux édit du maximum en 301 ; inutile de préciser que c'était la panique et qu'il ne fallut pas attendre longtemps pour que ladite loi fût abrogée.


Citation :
- Etes-vous d'accord pour que les pays pauvres, en raison de leur insolvabilité endémique, soient exclus du traitement du sida au nom de la rationalité économique?
Je suis favorable au processus amorcé par Jacques Chirac qui consiste à venir en aide aux pays en voie de développement.


Citation :
- toujours selon la même loi êtes vous d'accord pour une liberté totale du commerce des armes?
Sauf erreur de ma part les choses se passent ainsi aux États-Unis, et la criminalité n'est pas plus intense qu'en Europe. Chez nous d’ailleurs les chasseurs, par exemple, peuvent posséder des armes.


Citation :
- Etes-vous d'accord pour qu'au nom de la loi du marché les grands pays industriels (dont le nôtre) aient la liberté de polluer (absence de contrainte sur le marché) alors que les pays pauvres n'ont même pas de assez de bois pour alimenter le feu de leurs repas (ce qui ne risque guère d'accroître l'effet de serre)?
Certains protocoles empêchent cela ; mais là nous nous heurtons à la liberté contractuelle : un État en tant que personne morale a la plus totale liberté de signer ou de ne pas signer un contrat qui produit certaines obligations dérangeantes.


Citation :
- Etes-vous d'accord pour que ces mêmes pays riches épuisent les ressources de la planète alors que les 3/4 environ de l'humanité n'ont pas les moyens physiques et matériels d'exploiter leurs terres, ni les ressources en eau... nécessaires?
Nous n'avons pas à être d'accord. Il faut bien entendu s'y opposer en encourageant l'aide humanitaire, mais je crois que dans ce domaine une politique économique différente serait assez vaine.
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Krystyna
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MessageSujet: Re: Une approche marxiste de l'économie (à Élise et aux autres)   Ven 10 Nov 2006 - 11:13

Théophane a écrit:

Je suis favorable au processus amorcé par Jacques Chirac qui consiste à venir en aide aux pays en voie de développement.

Je suis pour l'annulation pure et simple de la dette du tiers monde.
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Théophane



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MessageSujet: Re: Une approche marxiste de l'économie (à Élise et aux autres)   Ven 10 Nov 2006 - 11:18

Krystyna a écrit:
Théophane a écrit:

Je suis favorable au processus amorcé par Jacques Chirac qui consiste à venir en aide aux pays en voie de développement.

Je suis pour l'annulation pure et simple de la dette du tiers monde.

Si je ne me trompe pas, le Souverain Pontife Benoît XVI est aussi favorable à cela.
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lagaillette



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MessageSujet: Re: Une approche marxiste de l'économie (à Élise et aux autres)   Ven 10 Nov 2006 - 14:46

Code:
mon opposition à l'intervention de l'État sur le marché concerne avant tout l'emploi et le produit qui constituent la vie courante des individus. Il me semble légitime que, de façon extraordinaire, l'organisation étatique intervienne si des dangers menacent la paix. C'est le cas de la question nucléaire.

N’y aurait-il que le nucléaire qui représente un danger menaçant la paix ?

Code:
Si le prix des médicaments est élevé ce n'est pas à cause de la substance du médicament mais du brevet (idem pour les voitures). Ainsi donc si l'on fixe un prix maximum pour les médicaments, les fabricants seront faillis et ne pourront plus en produire.

Non. Il se produirait simplement que les énormes bénéfices de l’industrie pharmaceutique seraient orientés vers des recherches dont le but principal ne serait pas la rentabilité financière.

Code:
Notons d'ailleurs que l'empereur Dioclétien avait instauré ce système dans l'Empire romain avec le fameux édit du maximum en 301 ; inutile de préciser que c'était la panique et qu'il ne fallut pas attendre longtemps pour que ladite loi fût abrogée.

C’est vrai que, depuis Dioclétien, notre société n’a peut-être pas beaucoup progressé.

Code:
Je suis favorable au processus amorcé par Jacques Chirac qui consiste à venir en aide aux pays en voie de développement.

C’est vrai que ce « processus » n’a pas, jusqu’ici, beaucoup montré son efficacité.

Code:
aux États-Unis, la criminalité n'est pas plus intense qu'en Europe.

Tu crois vraiment ça ?

Code:
Chez nous d’ailleurs les chasseurs, par exemple, peuvent posséder des armes.

Ils peuvent même ainsi se canarder entre eux à l’occasion, faire peur aux paisibles promeneurs dans les bois, et, à l’occasion tirer sur les « faucheurs d’OGM ».

Code:
Certains protocoles empêchent cela (la pollution); mais là nous nous heurtons à la liberté contractuelle : un État en tant que personne morale a la plus totale liberté de signer ou de ne pas signer un contrat qui produit certaines obligations dérangeantes.

Si bien que la « liberté contractuelle » ne peut pas grand-chose contre la pollution de la planète à un rythme accéléré ; il faut bien s’en accommoder tant qu’on peut encore respirer un peu d’ai pur à la campagne ; plus pour longtemps peut-être.

Code:
que ces mêmes pays riches épuisent les ressources de la planète alors que les 3/4 environ de l'humanité n'ont pas les moyens physiques et matériels d'exploiter leurs terres, ni les ressources en eau... nécessaires?

Nous n'avons pas à être d'accord. Il faut bien entendu s'y opposer en encourageant l'aide humanitaire, mais je crois que dans ce domaine une politique économique différente serait assez vaine.

Si tu crois ça, on n’est pas sortis de l’auberge, comme on dit.

Tout ceci dit, Jean-François, tu exposes très bien les thèses de l’UMP.
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MessageSujet: Re: Une approche marxiste de l'économie (à Élise et aux autres)   Ven 10 Nov 2006 - 21:24

Cher Lagailette,

Il y a longtemps que j'ai renoncé à avoir le dernier mot avec Jean-François ! j'ai tout essayé tu te rends compte si il ou moi mourait il dit c'st la volonté de Dieu d'accord j'accepte, je suis prête quand Jésus m'appellerai mais si il mourait mon ami Jean-François est tellement pudique je ne le saurais même pas il vient de me le dire !

Est ce cela l'Amitié ! l'Amitié telle que je la conçois comme dans le petit Prince ?

Encore une fois vite que je file à Banneux avec le Père Marc, frère Thibault mes frères dans la Foi, tu vois J-F est se dit mon ami mais si il passait dans l'autre monde je ne saurais rien !

Est ce cela vraiment l'Amitié ? j'en parlerai au Père Marc !

Je suis tellement fatiguée du Congrès que je ne regrette rien ce fut des instants merveilleux des moments de grâce !

L'Amitié pour moi c'st comme un sacrement :sts:

Mais je crois que tous n'ont pas la même vision des choses Sad

Je ne crains point la mort comme il vient de me le laisser entendre non simplement un ami est ce qu'on n'a pas le droit de savoir s'il a rejoint le Seigneur Jésus ! :sts:
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rigveda



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MessageSujet: Re: Une approche marxiste de l'économie (à Élise et aux autres)   Ven 10 Nov 2006 - 21:48

Au milieu d une nuit obscure,
D’angoisse d amour enflammée,
Ô la bien heureuse fortunes !
Je sortis sans être aperçus,
Ma demeure étant pacifiée.

Je Gravis dans l ombre très sûre,
Déguisée l échelle secrète,
Ô la bien heureuse fortune !
Dans les ténèbres en cachette,
Ma demeure étant pacifiée....

c est un tres jolie poeme et né dans des condition particuliere ...

en echange pour avoir ressortit un vieux souvenir ...





Je marche dans mon sommeil.
Yeux grands ouverts dans mon songe,
Je ne vois personne derrière moi, personne devant.
Toute cette lumière m’appartient. Je marche.
Je m allége, je vole
Et me transfigure
Les mots poussent comme l’herbe
Dans la bouche prophétique
D’ Isaïe : « croyez pour être sauver »
Je marche comme si j était un autre que Moi
Ma plaie est une Rose.
Blanche, évangélique
Mes mains sont pareilles a deux colombes
Sur la croix qui tournoie dans le ciel
Et porte la terre..

Poème palestinien, " Jerusalem" de Mahmoud.D
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