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 La Pentecôte

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Rose



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MessageSujet: La Pentecôte   Jeu 24 Mai 2012, 18:44

Sermon de préparation à la Pentecôte
Soyez sages et sobres en vue de la prière
(1 P 4, 7).


Citation :
1. Saint Pierre dit dans son épître : " Soyez prudents et veillez dans la prière. "

Nous voici arrivés à la veille de l’aimable fête du Saint-Esprit, que chacun doit, de toutes ses forces, se préparer à recevoir. Pour cela, ainsi que nous l’avions dit hier, l’homme doit toujours chercher uniquement Dieu. Il doit, en outre, examiner, à la lumière de sa vertu de discrétion, toute sa manière d’agir et toute sa vie, pour voir s’il n’y demeure rien qui ne soit pas Dieu. Nous avions dit de plus que cette préparation se composait de quatre éléments que nous avons énumérés : le détachement, la passivité, l’esprit intérieur et l’unification. Il faut ensuite que l’homme extérieur soit arrivé à faire régner en lui la tranquillité, qu’il se soit exercé aux vertus naturelles, qu’il ait muni ses facultés inférieures des vertus morales, et que le Saint-Esprit donne aux facultés supérieures l’ornement des vertus théologales. Nous avons dit enfin comment chacun devait, avec la vertu de discrétion, diriger et ordonner chaque chose à la place qui lui convient, dans tout son agir, dans toute sa vie, examinant si tout est orienté, oui ou non, vers Dieu et redressant ce qu’il trouverait dans son action, qui ne tende pas purement à Dieu.

2. Il doit se comporter absolument comme le paysan qui a des greffes à faire en mars. Quand il voit que le soleil commence à monter, il taille et émonde ses arbres, il arrache les mauvaises herbes, retourne sa terre et la fouille avec beaucoup de soin. Ainsi l’homme doit-il mettre une grande application à se creuser lui-même, à regarder dans ce fond, à retourner ce qui en lui s’est détourné, à tailler ses arbres, c’est-à-dire ses sens extérieurs et ses facultés inférieures et à extirper toute mauvaise herbe.

Il doit tout d’abord arracher et extirper à fond et avec vigueur les sept péchés capitaux, tout orgueil intérieur ou extérieur, toute avarice, toute colère, haine, jalousie et toute jouissance impure de corps, de cœur, de pensée, sous quelque forme qu’elle se présente dans la nature et même dans l’esprit. Il doit examiner s’il n’y a pas quelque part, à l’intérieur ou à l’extérieur, quelque chose à laquelle on reste attaché, s’il ne se cache nulle part quelque indolence. Tout cela et tout désordre de ce genre doit être absolument retranché et extirpé.

3. Mais tout est encore aride et dur. Le soleil monte, il n’a cependant pas encore fait pénétrer sa clarté ; mais il se rapproche rapidement, voici que l’été vient à grands pas. Le soleil divin commence bientôt à darder ses rayons sur le champ bien préparé. Quand l’homme extérieur et les facultés inférieures et supérieures, et par conséquent tout l’homme intérieur et extérieur ont été taillés et préparés, vient le doux soleil de Dieu et il commence à briller dans le fond, à illuminer de sa clarté le noble champ. C’est alors un joyeux été, une véritable floraison de mai, au sens propre du mot, comme nous le voyons maintenant au-dehors. L’éternel Dieu d’amour accorde alors à l’esprit de verdir, de fleurir et de produire les fruits les plus délicieux dont aucune langue ne saurait parler et dont nul cœur ne peut se faire une idée, tant est grande la joie qui s’éveille alors dans l’esprit. Quand le Saint-Esprit peut, sans intermédiaire et par sa présence, répandre dans le fond son joyeux éclat de sa divine clarté, et quand peut se produire la douce infusion de l’Esprit qui s’appelle et qui est le vrai Consolateur, oh ! quelle douce jouissance naît de là ! C’est vraiment une fête : la cuisine sent si bon, et les mets précieux et succulents qu’on y prépare ont un fumet si extraordinairement délicieux et si merveilleusement appétissant ! C’est vraiment le mois de mai en pleine floraison ! Ah ! comme le parfum des morceaux friands pénètre dans la pauvre nature ! On en reçoit d’exquises jouissances, que le Saint-Esprit prépare alors en grande abondance et qu’il envoie et donne à l’âme bien préparée pour en jouir. Ah ! sentir et savourer une seule goutte de ces jouissances-là, une seule goutte de ces délices, surpasse et fait s’évanouir toute la suavité et toute la douceur que toutes les créatures peuvent procurer, de toutes les façons qu’on peut réaliser ou imaginer.

4. Mais, quand ils ressentent et éprouvent, en eux-mêmes, cette grande et extraordinaires consolation et cette suavité, certains sont tentés de s’y plonger, de s’y endormir, de s’y reposer et de demeurer en cette jouissance. C’est ainsi que saint Pierre, pour avoir reçu une goutte de ces délices, aurait bien voulu dresser trois tentes pour y demeurer. Mais, en vérité, Notre Seigneur ne le voulut pas ; c’était bien loin du but auquel Notre Seigneur voulait l’amener et l’élever. Tout comme saint Pierre disait : " Il nous est bon de rester ici " , ainsi veulent faire certaines gens. Aussitôt qu’elles ont éprouvé cette douceur, elles pensent avoir reçu le soleil dans sa plénitude et elles voudraient se reposer là et s’y coucher. Ceux qui font cela, restent complètement en arrière et, de telles gens, il n’y a rien à attendre ; ils ne vont pas plus loin.

L’arrêt de quelques-uns présente ce caractère particulier, qu’en cette douceur, ils tombent dans une fausse liberté. En cet état de jouissance et de pieuses impressions, la nature se replie sur elle-même avec satisfaction, s’arrête alors à elle-même - c’est chez l’homme une inclination première -, et s’abandonne à ces pieuses impressions. Or, cela me rappelle ce que j’ai entendu dire des médicaments : en prendre trop, peut faire du tort. Quand la nature se sent aidée, elle s’abandonne à ce secours, s’endort, se repose et, pensant que le secours lui suffit, elle n’est pas aussi active qu’elle l’aurait été sans cela ; tandis que si elle n’est sûre d’aucun secours, elle agit, travaille et s’aide elle-même.

Voyez, mes très chères enfants, comme cette nature empoisonnée, repliée sur elle-même, s’insinue adroitement partout et cherche en toutes choses son repos et ses aises, dans les choses spirituelles mille fois plus encore qu’ailleurs. Lorsque, en effet, l’homme éprouve en lui-même cette jouissance et ce bien-être particulier et extraordinaire, il s’y repose tout entier et, se croyant beaucoup plus en sécurité, il ne travaille pas avec autant d’application et de persévérance, il devient bientôt très délicat et très friand, et s’imagine qu’il ne peut plus souffrir et travailler comme auparavant et qu’il doit se tenir tout à fait en repos. Quand l’Ennemi voit alors que l’homme se repose de la sorte, il vient et répand en son âme une fausse douceur, pour l’établir et le maintenir dans ce repos nuisible.

5. Que devons-nous donc faire ? Devons -nous fuir cette douceur et la repousser ? Non, en aucune façon. Nous devons l’accepter avec grande reconnaissance et puis la reporter à Dieu ave humilité, le remercier ardemment et le louer grandement pour ce don, nous en reconnaissant tout à fait indignes. Nous devons faire comme un jeune gaillard, mais pas riche, qui aurait faim et soif et aurait du chemin à faire, et à qui l’on vient dire que s’il veut faire quatre milles il trouvera si abondamment à manger, que son estomac sera bien garni. Il deviendrait aussitôt si joyeux, si leste et si dispos, qu’il courrait tout aussi bien dix milles. C’est ainsi que doit faire l’homme que Dieu réconforte et qu’il nourrit de ses divines consolations et jouissances. Il doit en faire beaucoup plus qu’il n’en faisait auparavant, aimer davantage, remercier davantage, louer davantage et vivre d’une vie beaucoup plus intense. Il doit exciter beaucoup plus encore le désir de son cœur et la flamme de son amour. Il doit consumer tant, qu’on lui donne encore plus de dons, plus de consolations, plus de réjouissances spirituelles. Nous devons faire ce que ferait un homme qui irait voir le pape, pour lui offrir un denier d’or ; et le pape, allant à sa rencontre, lui donnerait en retour cent mille livres d’or, et cela à plusieurs reprises, aussi souvent que le pèlerin lui offrirait un denier. Voilà précisément ce qui arrive à l’homme : aussi souvent qu’il se tourne vers Dieu avec reconnaissance, aussi souvent qu’il s’offre à Dieu avec amour et gratitude, Dieu vient au-devant de lui, à chaque instant, avec cent mille fois plus de dons, de grâces et de consolations. Et de la sorte la douceur spirituelle nous devient un secours qui nous conduit à Dieu et vers un plus grand bien. Nous devons en user, mais non pas en jouir. C’est comme quelqu’un qui voyage en voiture : il n’en use pas pour son plaisir, il en use pour son utilité et n’y met pas sa pleine satisfaction ; ainsi doit-on chercher son profit dans les dons de Dieu, mais ne mettre sa pleine jouissance qu’en Dieu.

Saint Pierre nous met en garde contre cette erreur, quand il nous dit que nous devons être sobres et veiller, et nous avertit que nous ne devons pas nous endormir dans le sentiment de cette douceur : celui qui dort, en effet, est comme à moitié mort, n’ayant plus de véritable activité. Nous devons donc nous éveiller, être vigilants et sobres. L’homme sobre fait son travail avec entrain, vigilance et intelligence. C’est pourquoi saint Pierre dit : " Frères, soyez sobres et veillez, car votre adversaire, l’Ennemi, rôde autour de vous comme un lion rugissant et cherche à vous dévorer, c’est pourquoi résistez-lui fortement dans la foi ". Enfants bien-aimés, ne soyez pas ainsi somnolents et indolents, ne vous reposez en rien qui ne soit pas purement Dieu ; mais examinez-vous soigneusement, à la lumière de la vertu de discrétion, et restez attentifs à vous-mêmes et à Dieu en vous, dans un désir plein d’amour.

6. Les disciples aimants de Notre Seigneur, eux-mêmes, n’ont pas pu garder la présence délectable de Notre Seigneur, car autrement le Saint-Esprit n’aurait pu leur être donné. " Si je ne m’en vais pas, dit Jésus, le Saint-Esprit ne vous sera pas accordé, le Saint-Esprit, le Consolateur ". Les saints disciples étaient si bien possédés intérieurement et extérieurement par [la joie de] la présence de Notre Seigneur Jésus Christ, elle remplissait tellement tous les recoins de leur être, leur cœur, leur âme, leurs sens, leurs facultés intérieures et extérieures, que cette possession devait leur être arrachée et enlevée, pour qu’ils parvinssent à la vraie consolation spirituelle et intérieure. Il fallait que cela leur fût retranché, si dure et si amère que dût leur être cette privation, pour qu’ils pussent aller de l’avant. Autrement ils seraient dans les régions inférieures de la sensibilité. Or, quand on s’élève au-dessus des sens, on passe d’abord aux facultés supérieures, à la faculté de la raison et là le Saint-Esprit est reçu de façon beaucoup plus noble et plus délicieuse. Puis on arrive au fond intérieur, au fond mystérieux de l’esprit, et c’est ici seulement que cette douceur a sa véritable et propre place ; c’est ici que l’Esprit Saint est reçu en vérité et en réalité, ici seulement, en cette sobriété, que l’homme s’éveille.

7. Saint Pierre disait donc : " Vous devez être vigilants dans la prière, car votre adversaire, l’Ennemi, rôde autour de vous, comme un lion rugissant. "

De quelle prière saint Pierre veut-il parler ? De la prière vocale que certains - tels ceux qui récitent un grand nombre de psautiers - appellent prière ? Non, ce n’est pas cela qu’il a en vue, mais la prière que Notre Seigneur a indiquée comme la vraie prière, en disant que " les vrais adorateurs priaient en esprit et en vérité ". Les saints et les docteurs disent que la prière est une élévation de l’esprit vers Dieu. La lecture et la prière vocale servent parfois à cette ascension et, comme telles, il peut être louable de s’en servir. Comme ma chape et mes vêtements, sans être moi-même, me sont utiles, ainsi toute prière vocale sert à la vraie prière, sans pourtant l’être ; ce sont l’esprit et le cœur qui doivent aller à Dieu sans intermédiaire. C’est uniquement cela, et rien autre chose, qui est l’essence de la vraie prière. L’ascension de l’esprit en Dieu par l’amour, le désir intérieur et l’humble soumission à Dieu, voilà seulement la vraie prière, exception faite pour les gens d’Église, réguliers ou prébendes qui sont obligés, eux, à leurs Heures et à la prière vocale. Mais aucune prière extérieure n’est aussi pleine de pieuse dévotion, aussi aimable que la sainte prière du Notre Père que notre souverain Maître, le Christ, nous a enseignée et que lui-même a dite. C’est celle qui sert le plus à la vraie, à l’essentielle prière. C’est une prière du ciel. C’est elle qu’on médite vraiment au ciel sans interruption. La véritable prière, qui est une véritable ascension en Dieu, élève si bien le cœur que Dieu peut entrer dans le fond le plus pur, le plus intime, le plus noble, le plus intérieur où est la véritable unité, et dont saint Augustin dit qu’il y a dans l’âme un abîme mystérieux, qui n’a rien à voir avec le temps et avec tout le monde d’ici-bas et qui est de beaucoup supérieur à la partie de l’âme dont le corps reçoit la vie et le mouvement. C’est ici, dans ce noble et délicieux abîme, dans le royaume mystérieux 16 que s’infuse la douceur dont nous avons parlé ; c’est ici qu’est éternellement sa place. Ici l’homme n’est plus troublé par rien ; il est recueilli et calme et véritablement lui-même, toujours de plus en plus dégagé, intériorisé, élevé dans une plus grande pureté, une plus grande passivité, toujours plus abandonné en toutes choses, car Dieu lui-même est venu s’établir dans ce noble royaume, et c’est là qu’il opère, là qu’il habite, là qu’il règne. Ce nouvel état d’âme n’est plus comparable au précédent, car l’homme a gagné une vie toute divine. L’esprit se fond ici tout entier [en Dieu], il s’abîme en Lui, [en se détachant] de soi-même ; il est entraîné dans le feu ardent de la charité qui est essentiellement et par nature, Dieu lui-même.

De cet état, ces hommes privilégiés s’abaissent ensuite de nouveau vers tous les besoins de la sainte chrétienté et ils s’emploient alors, avec une sainte prière et un saint désir, à demander tout ce que Dieu veut qu’on lui demande ; ils s’occupent de leurs amis, des pécheurs, des âmes du purgatoire, ils pourvoient en toute charité aux besoins de chaque homme en toute la sainte chrétienté, non pas en priant individuellement pour dame Mathilde ou Cunégonde, mais d’une manière toute simplifiée et essentielle. De même que d’un seul regard, je vous contemple tous ici, assis devant moi, ainsi embrassent-ils tout d’un seul regard, comme le font les contemplatifs. Puis ils reportent leurs regards dans l’abîme de l’amour, dans la fournaise d’amour, et s’y reposent. Alors cette ardente flamme d’amour retombe comme une rosée, sur tous ceux qui, dans la sainte chrétienté, sont dans le besoin, pour, de là, retourner bientôt dans l’abîme divin, à l’aimable repos des silencieuses ténèbres.

C’est ainsi qu’ils entrent et sortent et demeurent cependant toujours dans l’aimable et silencieux abîme où est leur être, leur vie, où est aussi tout leur agir et tout leur mouvement. Où qu’on les rencontre, on ne trouve jamais en eux qu’une vie divine. Leur conduite, leurs opérations, leurs manières sont tout à fait divines. Ce sont de nobles hommes, utiles à toute la chrétienté ; ils servent à l’amélioration de tous les hommes, à la gloire de Dieu, à la consolation de tous. lis habitent en Dieu et Dieu habite en eux. Partout où on les rencontre, il faut les louer.

Puissions-nous tous arriver à ce degré. Qu’à cela Dieu nous aide ! Amen.
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Mister be



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MessageSujet: Re: La Pentecôte   Jeu 24 Mai 2012, 23:41

La Bible cite trois fêtes de pèlerinage, la fête de Shavouot est l’une d’elles. La première fête de ces 3 fêtes de pèlerinage est Pessah où Dieu libère son peuple de l’esclavage de l’Egypte, la troisième est Souccoth où le peuple juif se rappelle que Dieu les a libérés et les a fait survivre dans le désert.

Mais durant 40 années, le peuple juif reste dans ce désert et survit grâce à Dieu. C’est durant cette traversée du désert que Dieu donnera la Torah au peuple juif, c’est la fête de Shavouot qui se situe donc entre Pessah et Souccoth. Si Dieu délivre son peuple et l’amène dans le désert au Sinaï c’est dans le but d’amener cette Torah sur terre. Dieu les fait passer par la souffrance du désert afin qu’ils n’oublient pas le don excellent qu’est la Torah.

Dieu se choisit un peuple au travers duquel Il va se faire connaître à l’humanité entière en lui donnant la Torah.

Lorsque Dieu donna la Torah, il y eut du vent, du bruit et du feu. Bien des années plus tard, précisément le jour de cette même fête, Shavouot, Dieu fera un autre don excellent lui aussi dans les mêmes circonstances…. « tout à coup, il vînt du ciel un bruit semblable au vent violent…. des langues de feu leur apparurent…. ils furent remplis du Saint Esprit et se mirent à parler en d’autres langues… » Actes 2 : 2-12. Ce don de l’Esprit, Dieu le fait afin que nous puissions mieux le connaître, afin qu’Il puisse nous conduire, si toutefois nous sommes à son écoute.

Ce n’est pas le fait du hasard, si Dieu choisit cette fête pour répandre de son Esprit car c’est par sa Torah et par son Esprit que nous pouvons Le connaître et que nous pouvons faire sa volonté. Lors de la célébration de Pessah, Yeshoua lui-même promet le don de son Esprit, la Rouah Hakodesh aux apôtres comme nous précise l’évangile de Jean 14 : 15 à 31.

Après avoir reçu la Torah au Sinaï, le peuple juif est entré dans une nouvelle ère, celle de connaître la volonté de Dieu et de l’exécuter en respectant ce que Dieu a dit. De même les 120, après avoir reçu l’Esprit de Dieu, entrèrent dans une nouvelle ère de « puissance » et se mirent comme Pierre à prêcher la Bonne Nouvelle du pardon des péchés et du salut éternel et son message fût si puissant que 3000 personnes acceptèrent Yéshoua en tant que Messie ! Quelle moisson pour cette fête de la moisson !

Notre Dieu donna à Moïse la lourde responsabilité de donner la torah et les différents commandements au peuple, Il donna également sa parole et son Esprit Saint aux différents disciples présents en Actes 2 les outils nécessaires pour que sa Parole puisse être diffusée dans le monde Entier. C’est ainsi que la fête dite de la pentecôte prend tout son sens étant intimement liée à cette fête juive de Shavouot. Une fois de plus Dieu renforce et confirme les écritures de l’ancienne alliance.

Dieu nous a envoyé sa Torah pour accomplir sa volonté et ensuite son Fils pour accomplir pour nous ce que nous ne pouvions pas accomplir et pour annuler toute condamnation qui pesait sur nos vies. Puissions-nous les recevoir, tous deux !







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FreedomForKingKong78



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MessageSujet: Re: La Pentecôte   Ven 25 Mai 2012, 07:25

Bonjour,


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L’EFFUSION DE L’ESPRIT SAINT



"Nous voilà arrivés au terme du cycle pascal, noyau de l’année liturgique.
Le Carême nous a préparés à la grande fête de Pâques et le temps pascal à la dernière fête du cycle, la Pentecôte. L’œuvre de rachat et de régénération accomplie par le Christ va trouver son achèvement.
L’Esprit Saint est envoyé aux Apôtres, les colonnes de l’Église naissante, et il y restera jusqu’à la fin des temps.
C’est lui le protagoniste de la première expansion de l’Église, de toutes celles qui ont suivi et de sa sanctification.
C’est pourquoi la Pentecôte est beaucoup plus que le simple rappel d’un événement passé.
Elle est l’actualisation du mystère pascal et de la venue du Paraclet.

Poussé par son amour pour nous, le Père a d’abord envoyé son Fils dans ce monde pour le sauver.
« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils Unique »
(Jn 3, 16).
Ensuite le Père et le Fils envoient le Saint-Esprit dans l’Église, pour qu’elle puisse accomplir sa mission parmi les hommes.
Ils l’envoient aussi dans notre âme, pour que nous aussi nous puissions atteindre la fin qui nous a été fixée : notre sainteté.
Pensons souvent à cette présence et à l’aide puissante qui nous vient de lui, même si nous aurons toujours du mal à décrire son action en nous, tant elle est riche et surprenante.
C’est pourquoi elle doit faire l’objet de notre méditation assidue.

La Pentecôte chrétienne, qui célèbre l’effusion de l’Esprit Saint, est présentée de diverses manières dans les écrits du Nouveau Testament.
La première lecture choisie pour la messe de la solennité est tirée du chapitre 2 du livre des Actes, le passage le plus connu, le plus commenté et même le plus représenté par l’art chrétien.
Saint Luc, place le don de l’Esprit Saint à l’intérieur d’une théophanie, c’est-à-dire d’une manifestation de la Trinité aux hommes, dans le droit fil de l’expérience du Peuple élu au Sinaï (Ex 19) :
fracas, vent impétueux, langues de feu, autant de signes qui évoquent la majesté de Dieu.
C’est le Père qui donne l’Esprit par l’intervention du Christ glorifié.

Il existe cependant dans le Nouveau Testament un autre récit, un texte que nous pourrions appeler la Pentecôte de saint Jean.
Dans le quatrième Évangile, l’effusion de l’Esprit se situe le soir de Pâques, pour bien montrer qu’elle est intimement liée à la Résurrection.
Il est sans doute utile de relire le passage :

« Jésus vint et se tint au milieu et il leur dit : “Paix à vous !”
Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur.
Il leur dit alors, de nouveau : “Paix à vous !
Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie.”
Ayant dit cela, il souffla et leur dit : “Recevez l’Esprit Saint.
Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.” »

(Jn 20,19-23).

Très logiquement, ce passage a été assez souvent commenté, parce qu’il rapporte l’institution du sacrement de la Réconciliation, accompagné du souffle de l’Esprit en souvenir du premier souffle de Dieu au moment de la création de l’homme :

« Il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devint un être vivant »
(Gn 2, 7).

Il est ainsi bien signifié que chaque confession nous fait renaître à une vie nouvelle, la vie du Christ. Dans ce récit également resplendit la gloire de la Trinité. Le Christ Ressuscité se montre dans son corps glorieux avec toute sa force.
Le Père est la source même de la mission apostolique confiée aux apôtres et qui se poursuit dans l’Église. L’Esprit est répandu comme un don de paix, de miséricorde et de pardon.

Que pourrions-nous conclure de toutes ces idées qui se situent au cœur même de la vie de l’Église ?
Compte tenu de nos besoins personnels, servons-nous des titres que le Christ a donnés à la Troisième Personne : Défenseur, Avocat, Consolateur, Paraclet (littéralement, celui qu’on appelle au secours).
Faisons appel à lui lorsque nous serons tentés.
Ayons recours à ses bons offices lorsque nous seront tombés.
Cherchons un réconfort auprès de lui lorsque nous risquerons de perdre la paix et la joie.
C’est lui le « Doux hôte de l’âme », selon la formule de la séquence de la messe.
C’est à lui qu’est attribuée la sanctification des chrétiens, l’affaire la plus importante que nous ayons à gérer dans ce monde.
C’est pourquoi n’hésitons jamais à passer par la Vierge Marie, son Épouse très sainte, pour apprendre d’elle à seconder avec la plus grande docilité son action dans notre âme."

Source : http://www.dptn.org/1-actualites/162-pentecote-2012-meditation-de-l-abbe-vidal.html
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Espérance
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MessageSujet: Re: La Pentecôte   Sam 26 Mai 2012, 21:10

La Pentecôte, fête de l'Esprit Saint et de l'Eglise

Le don de l'Esprit Saint

La Pentecôte marque la venue de l'Esprit Saint sur les apôtres et la naissance de l'Eglise.

Cet événement étant survenu cinquante jours après Pâques (en grec, pentêkostê signifie « cinquantième »), les catholiques célèbreront cette année la Pentecôte dimanche 27 mai.

L'événement de la Pentecôte ne peut être compris qu'en lien avec Pâques et l'Ascension : Mort pour le salut du monde (le vendredi saint), ressuscité (le jour de Pâques) et parti rejoindre le Père (à l'Ascension), le Christ envoie aux hommes son Esprit (à la Pentecôte). C'est pourquoi cette fête clôt le temps pascal, qui dure sept semaines, et dont elle est le couronnement.

Ce jour-là, les apôtres « se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux. Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint. Ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit. (...) Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entendait parler sa propre langue. » 1

Ainsi se réalisait la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. » 2

En effet, les apôtres, ayant reçu la force de l'Esprit, eurent alors le courage de sortir de la salle du Cénacle où ils étaient craintivement enfermés. Ils commencèrent aussitôt à témoigner de la résurrection du Christ, à faire connaître son enseignement et à baptiser. « Lors de la Pentecôte, l'Eglise est constituée non par une volonté humaine, mais par la force de l'Esprit de Dieu. »3 : En effet, à la suite de cet événement, sont nées les premières communautés chrétiennes, qui se sont ensuite organisées, développées et propagées.

***
1 Actes des Apôtres, chapitre 2, versets 1 à 4 et 6.
2 Actes des Apôtres, chapitre 1, verset 8.
3 Benoit XVI, homélie du 11 mai 2008.


Dans la primitive Eglise, membre de la communauté chargé de l'annonce de l'Evangile.Fin de la présence visible du Christ sur terre.Troisième personne de la Trinité.Fête du don du Saint Esprit aux Apôtres qui fait d'eux des témoins du Christ ressuscité.Centre de la foi et de l'espérance chrétienne.

Ce récit des Actes des Apôtres est très significatif : le vent et le feu manifestent - comme dans bien d'autres récits de la Bible - la présence de Dieu. Les langues de feu témoignent de la venue de l'Esprit Saint sur chacun des apôtres. Et à propos de la capacité des apôtres à se faire comprendre de tous leurs interlocuteurs, le texte est également très concret : il indique précisément que « Parthes, Mèdes et Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la Mer noire, de la province d'Asie, de la Phrygie, de la Pamphylie, de l'Egypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici, juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes » comprenaient chacun dans leur langue les propos des apôtres 4.

Ainsi, la Bonne Nouvelle concernant tous les hommes, le don de l'Esprit permet aux apôtres de répondre à l'appel du Christ : être ses témoins « jusqu'aux extrémités de la terre ».

Comme les apôtres, les chrétiens sont appelés à ne pas rester seulement entre eux, hors de la vie et du monde, mais, au contraire, à proclamer clairement et librement la Bonne Nouvelle de l'Evangile. Cette responsabilité a été tout particulièrement rappelée aux fidèles laïcs par le concile Vatican II comme par le pape Jean-Paul II dans son exhortation Christifideles laici du 30 décembre 1988.

Dans la primitive Eglise, membre de la communauté chargé de l'annonce de l'Evangile.L'Ancien et le Nouveau Testament, avant et depuis Jésus-Christ.Réunion de l'ensemble des évêques.Troisième personne de la Trinité.Nouvelle du salut annoncée aux hommes par Jésus.Ensemble des chrétiens - excepté les prêtres et religieuxConcile oecuménique ouvert par le pape Jean XXIII qui réunit à Rome tous les évêques du monde.

Parce qu'il trouve sa source dans l'événement de la Pentecôte, le sacrement de la confirmation est souvent célébré le jour de cette fête. Au cours de la célébration, l'évêque impose les mains sur chacun des confirmands, manifestant par ce geste le don de l'Esprit. Aujourd'hui, ce sont aussi bien des jeunes que des adultes qui reçoivent ce sacrement.


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Rose



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MessageSujet: Re: La Pentecôte   Dim 27 Mai 2012, 17:08

Very Happy


Dernière édition par Rose le Mer 20 Juin 2012, 15:24, édité 1 fois
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: La Pentecôte   Dim 27 Mai 2012, 17:08

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FreedomForKingKong78



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MessageSujet: Re: La Pentecôte   Dim 27 Mai 2012, 19:09

Bonsoir,

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Dimanche de Pentecôte :

"Dans l'évangile de ce dimanche, Saint Jean nous fait découvrir la transformation radicale des disciples de Jésus.

Ils passent de la peur qui les habite depuis la mort de Jésus crucifié à la liberté des témoins de Jésus ressuscité ; de la tristesse suite à l'échec de Jésus en croix à la joie de savoir Jésus vivant et de la solitude du Cénacle qui les coupe du peuple à la communion de la Pentecôte "avec des juifs issus de toutes les nations."
(Ac 2,5)

L'acteur de cette transformation des disciples se nomme "Esprit Saint".
A la Pentecôte, Jésus a, pour ainsi dire, passé le relais à l'Esprit Saint qui "restera avec nous pour toujours."

Bénéficiaire de cette joie, les apôtres sont envoyés vers le monde dans ce "grand vent venant du ciel."
Ils ne sont chargés d'aucune autre mission que celle de partager le feu de la miséricorde infinie de Dieu, fruit de la Passion d'amour de Jésus.
L’Église est ainsi le lieu où Dieu répand sa miséricorde.

En ce dimanche, nous prions pour nos cinq confrères qui vont être envoyés en mission à Singapour et au Japon.
Que leur engagement au loin nous encourage à être missionnaire là où nous sommes."

Bonne semaine !
Père Gilles
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La Pentecôte
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