DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE

Théologie Spirituelle Catholique
Pour déposer une intention de prière:Agapé
ATTENTION : Les publicités ci-dessous sont indépendantes de notre volonté !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant

Pour ou contre?
Favorable.
9%
 9% [ 2 ]
Défavorable.
91%
 91% [ 21 ]
Total des votes : 23
 

AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 13:39

Voici la promotion de l’euthanasie active en France par Christophe Barbier.



Christophe Barbier incite au meurtre des malades par Wieliczkowski
Revenir en haut Aller en bas
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 15777
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 13:53

c'est une honte, j'ai vote contre bien sûr !
Merci d'aborder ce sujet Alexis :x

_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
Chrysostome



Masculin Messages : 28036
Inscription : 01/11/2008

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 13:54

Défavorable. On tente de nous faire croire que mourir dans la dignité = euthanasie. C'est faux. Bien entourée, bien soignée (soins palliatifs), une personne peut mourir dans la dignité sans qu'il soit nécessaire d'accélérer sa fin.
Revenir en haut Aller en bas
Passante



Féminin Messages : 230
Inscription : 10/03/2010

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 14:36

Simon1976 a écrit:
Défavorable. On tente de nous faire croire que mourir dans la dignité = euthanasie. C'est faux. Bien entourée, bien soignée (soins palliatifs), une personne peut mourir dans la dignité sans qu'il soit nécessaire d'accélérer sa fin.

La difficulté réside dans ce que l'on entend par euthanasie active et euthanasie passive.

Pour prendre mon expérience personnelle, ma mère est décédée il y a quelques années d'un cancer. Son état s'est fortement dégradé en l'espace de quelques jours et elle a été hospitalisée. La dernière nuit, j'étais à ses côtés. Elle somnolait mais se plaignait par moments. Une infirmière et un aide-soignant sont entrés dans la chambre et l'infirmière a changé la perfusion en me disant : "maintenant, cela va aller mieux". Environ quinze minutes plus tard, ma mère cessait de respirer...

L'infirmière ne m'a pas dit ce qu'elle avait fait, et je n'étais pas en état de lui poser la moindre question.

Par la suite, je me suis demandé si elle savait que ce qu'elle injectait à ma mère allait accélérer son décès, et qu'elle l'avait fait délibérément, ou si elle avait simplement donné une dose de morphine plus importante, prenant le risque de l'arrêt respiratoire.

Plusieurs personnes m'ont dit que cette façon de procéder était courante lorsque les personnes sont en toute fin de vie.

Pensez-vous qu'il s'agisse d'euthanasie ? Ce geste était-il répréhensible ? Ou s'agissait-il plutôt de soins palliatifs (un souci de soulager la douleur, au risque de provoquer le décès) ?

Je dois dire que même si j'étais profondément bouleversée par le décès de ma mère, il m'a semblé qu'elle était partie paisiblement. Et j'avoue que je suis heureuse que l'infirmière ne m'ait rien dit et rien demandé, car j'aurais été incapable de dire ce qu'il fallait faire. D'un côté, je ne voulais pas que ma mère meure, mais d'un autre côté, elle n'aurait probablement pas survécu plus de quelques jours, ou même quelques heures, et elle aurait sans doute beaucoup souffert.
Revenir en haut Aller en bas
spidle33



Masculin Messages : 4543
Inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 15:07

Plus je le vois, plus il m'énerve lui...
Rolling Eyes
Revenir en haut Aller en bas
http://le-rdv-des-saints.over-blog.com/
panpan-tutu



Féminin Messages : 908
Inscription : 10/05/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 15:07

il faudrait connaître la frontière entre l'euthanasie et l'acharnement thérapeutique. A l'heure actuelle, les techniques médicales peuvent prolonger longtemps notre vie, même à l'état de légume, tout en sachant qu'il n'y a plus rien à faire. il est très difficile de voir clair dans ce domaine. où et quand faut il arrêter les traitements, et cet arrêt est il considéré comme euthanasie?
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 15:31

non, acharnement thérapeutique et euthanasie ne sont du tout considérés comme étant la même chose.

on a parfaitement le droit d'interrompre un traitement lourd qui ne donne qu'un sursis précaire dans un état de vie artificiel et ne fait que prolonger inutilement les souffrances ; ou encore les familles peuvent demander, aux médecins de ne pas s'acharner à faire fonctionner mécaniquement grâce à des techniques très perfectionnées un corps inanimé qui ne demande qu'à mourir naturellement. Dans ce cas-là, c'est mourir qui est naturel, et forcer à faire vivre qui est contre-nature.

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_25031995_evangelium-vitae_fr.html

Citation :
65. Pour porter un jugement moral correct sur l'euthanasie, il faut avant tout la définir clairement. Par euthanasie au sens strict, on doit entendre une action ou une omission qui, de soi et dans l'intention, donne la mort afin de supprimer ainsi toute douleur. « L'euthanasie se situe donc au niveau des intentions et à celui des procédés employés ». 76

Il faut distinguer de l'euthanasie la décision de renoncer à ce qu'on appelle l'« acharnement thérapeutique », c'est-à-dire à certaines interventions médicales qui ne conviennent plus à la situation réelle du malade, parce qu'elles sont désormais disproportionnées par rapport aux résultats que l'on pourrait espérer ou encore parce qu'elles sont trop lourdes pour lui et pour sa famille. Dans ces situations, lorsque la mort s'annonce imminente et inévitable, on peut en conscience « renoncer à des traitements qui ne procureraient qu'un sursis précaire et pénible de la vie, sans interrompre pourtant les soins normaux dus au malade en pareil cas ». 77 Il est certain que l'obligation morale de se soigner et de se faire soigner existe, mais cette obligation doit être confrontée aux situations concrètes; c'est-à-dire qu'il faut déterminer si les moyens thérapeutiques dont on dispose sont objectivement en proportion avec les perspectives d'amélioration. Le renoncement à des moyens extraordinaires ou disproportionnés n'est pas équivalent au suicide ou à l'euthanasie; il traduit plutôt l'acceptation de la condition humaine devant la mort. 78


Dans la médecine moderne, ce qu'on appelle les « soins palliatifs » prend une particulière importance; ces soins sont destinés à rendre la souffrance plus supportable dans la phase finale de la maladie et à rendre possible en même temps pour le patient un accompagnement humain approprié. Dans ce cadre se situe, entre autres, le problème de la licéité du recours aux divers types d'analgésiques et de sédatifs pour soulager la douleur du malade, lorsque leur usage comporte le risque d'abréger sa vie. De fait, si l'on peut juger digne d'éloge la personne qui accepte volontairement de souffrir en renonçant à des interventions anti-douleur pour garder toute sa lucidité et, si elle est croyante, pour participer de manière consciente à la Passion du Seigneur, un tel comportement « héroïque » ne peut être considéré comme un devoir pour tous. Pie XII avait déjà déclaré qu'il est licite de supprimer la douleur au moyen de narcotiques, même avec pour effet d'amoindrir la conscience et d'abréger la vie, « s'il n'existe pas d'autres moyens, et si, dans les circonstances données, cela n'empêche pas l'accomplissement d'autres devoirs religieux et moraux ». 79 Dans ce cas, en effet, la mort n'est pas voulue ou recherchée, bien que pour des motifs raisonnables on en courre le risque: on veut simplement atténuer la douleur de manière efficace en recourant aux analgésiques dont la médecine permet de disposer. Toutefois, « il ne faut pas, sans raisons graves, priver le mourant de la conscience de soi »: 80 à l'approche de la mort, les hommes doivent être en mesure de pouvoir satisfaire à leurs obligations morales et familiales, et ils doivent surtout pouvoir se préparer en pleine conscience à leur rencontre définitive avec Dieu.

Ces distinctions étant faites, en conformité avec le Magistère de mes Prédécesseurs 81 et en communion avec les Evêques de l'Eglise catholique, je confirme que l'euthanasie est une grave violation de la Loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d'une personne humaine. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite; elle est transmise par la Tradition de l'Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel. 82

Une telle pratique comporte, suivant les circonstances, la malice propre au suicide ou à l'homicide.

Revenir en haut Aller en bas
Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80258
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 16:03

Christophe Barbier intervient au moment où un médecin est suspendu pour avoir été surpris à piquer, en douce, et sans en parler à personne, des vieilles personnes.

Ce qui est le plus terrible, c'est que cette génération subira elle-même dans sa vieillesse ce qu'elle appelle du doigt et de la main.

quelle terreur ils auront lorsque, ayant atteint 80 ans, il devront se rendre à l'hôpital pour un ennui de santé. Tomberont-ils sur un de ces infirmiers "miséricordieux" qui prendra l'initiative "humaniste" de les expédier en douce vers la mort ?

_________________
Arnaud
Revenir en haut Aller en bas
http://eschatologie.free.fr
La Chartreuse



Messages : 577
Inscription : 16/10/2009

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 16:12

Défavorables, l'euthanasie et l'avortement sont des meurtres !

Citation :
non, acharnement thérapeutique et euthanasie ne sont du tout considérés comme étant la même chose.

on a parfaitement le droit d'interrompre un traitement lourd qui ne donne qu'un sursis précaire dans un état de vie artificiel et ne fait que prolonger inutilement les souffrances ; ou encore les familles peuvent demander, aux médecins de ne pas s'acharner à faire fonctionner mécaniquement grâce à des techniques très perfectionnées un corps inanimé qui ne demande qu'à mourir naturellement. Dans ce cas-là, c'est mourir qui est naturel, et forcer à faire vivre qui est contre-nature.

Je suis entièrement d'accord avec nilamitp !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 16:26

Passante a écrit:
Simon1976 a écrit:
Défavorable. On tente de nous faire croire que mourir dans la dignité = euthanasie. C'est faux. Bien entourée, bien soignée (soins palliatifs), une personne peut mourir dans la dignité sans qu'il soit nécessaire d'accélérer sa fin.

La difficulté réside dans ce que l'on entend par euthanasie active et euthanasie passive.

Pour prendre mon expérience personnelle, ma mère est décédée il y a quelques années d'un cancer. Son état s'est fortement dégradé en l'espace de quelques jours et elle a été hospitalisée. La dernière nuit, j'étais à ses côtés. Elle somnolait mais se plaignait par moments. Une infirmière et un aide-soignant sont entrés dans la chambre et l'infirmière a changé la perfusion en me disant : "maintenant, cela va aller mieux". Environ quinze minutes plus tard, ma mère cessait de respirer...

L'infirmière ne m'a pas dit ce qu'elle avait fait, et je n'étais pas en état de lui poser la moindre question.

Par la suite, je me suis demandé si elle savait que ce qu'elle injectait à ma mère allait accélérer son décès, et qu'elle l'avait fait délibérément, ou si elle avait simplement donné une dose de morphine plus importante, prenant le risque de l'arrêt respiratoire.

Plusieurs personnes m'ont dit que cette façon de procéder était courante lorsque les personnes sont en toute fin de vie.

Pensez-vous qu'il s'agisse d'euthanasie ? Ce geste était-il répréhensible ? Ou s'agissait-il plutôt de soins palliatifs (un souci de soulager la douleur, au risque de provoquer le décès) ?

Je dois dire que même si j'étais profondément bouleversée par le décès de ma mère, il m'a semblé qu'elle était partie paisiblement. Et j'avoue que je suis heureuse que l'infirmière ne m'ait rien dit et rien demandé, car j'aurais été incapable de dire ce qu'il fallait faire. D'un côté, je ne voulais pas que ma mère meure, mais d'un autre côté, elle n'aurait probablement pas survécu plus de quelques jours, ou même quelques heures, et elle aurait sans doute beaucoup souffert.



En effet j'avais une copine infirmière qui m'a confirmé ce que vous dites ,cependant je pense qu'il existe une différence importante entre ces "pratiques officieuses" et une réglé
juridique suprême qui instaurera ce genre de pratiques de façon légale (et donc forcément "massive" et sans limites)
Revenir en haut Aller en bas
Chrysostome



Masculin Messages : 28036
Inscription : 01/11/2008

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 16:38

Passante a écrit:
Simon1976 a écrit:
Défavorable. On tente de nous faire croire que mourir dans la dignité = euthanasie. C'est faux. Bien entourée, bien soignée (soins palliatifs), une personne peut mourir dans la dignité sans qu'il soit nécessaire d'accélérer sa fin.

La difficulté réside dans ce que l'on entend par euthanasie active et euthanasie passive.

Pour prendre mon expérience personnelle, ma mère est décédée il y a quelques années d'un cancer. Son état s'est fortement dégradé en l'espace de quelques jours et elle a été hospitalisée. La dernière nuit, j'étais à ses côtés. Elle somnolait mais se plaignait par moments. Une infirmière et un aide-soignant sont entrés dans la chambre et l'infirmière a changé la perfusion en me disant : "maintenant, cela va aller mieux". Environ quinze minutes plus tard, ma mère cessait de respirer...

L'infirmière ne m'a pas dit ce qu'elle avait fait, et je n'étais pas en état de lui poser la moindre question.

Par la suite, je me suis demandé si elle savait que ce qu'elle injectait à ma mère allait accélérer son décès, et qu'elle l'avait fait délibérément, ou si elle avait simplement donné une dose de morphine plus importante, prenant le risque de l'arrêt respiratoire.

Plusieurs personnes m'ont dit que cette façon de procéder était courante lorsque les personnes sont en toute fin de vie.

Pensez-vous qu'il s'agisse d'euthanasie ? Ce geste était-il répréhensible ? Ou s'agissait-il plutôt de soins palliatifs (un souci de soulager la douleur, au risque de provoquer le décès) ?

Je dois dire que même si j'étais profondément bouleversée par le décès de ma mère, il m'a semblé qu'elle était partie paisiblement. Et j'avoue que je suis heureuse que l'infirmière ne m'ait rien dit et rien demandé, car j'aurais été incapable de dire ce qu'il fallait faire. D'un côté, je ne voulais pas que ma mère meure, mais d'un autre côté, elle n'aurait probablement pas survécu plus de quelques jours, ou même quelques heures, et elle aurait sans doute beaucoup souffert.

Si l'intention de l'infirmière était de provoquer la mort, c'est un meurtre. Si l'intention n'était pas de provoquer la mort, la culpabilité est moindre. Mais je trouve cela d'autant plus grave qu'elle ne t'a rien dit. Le personnel médical devrait informer les membres de la famille des soins qu'ils donnent aux malades et des risques d'accélérer la mort. N'est-ce pas dans leur code de déontologie ?
Revenir en haut Aller en bas
Chrysostome



Masculin Messages : 28036
Inscription : 01/11/2008

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 17:40

France : L'euthanasie est moralement inacceptable

Entretien de Radio Vatican avec l'évêque de Bayonne


ROME, Jeudi 18 août 2011 (ZENIT.org) – En France, l’évêque de Bayonne, Mgr Aillet est intervenu dans le débat sur l’euthanasie après la mise en examen d’un médecin urgentiste de l’hôpital de la ville, accusé d’avoir délibérément provoqué la mort de plusieurs patients en fin de vie, rapporte aujourd’hui Radio Vatican en français qui a joint l’évêque par téléphone.

Dans un communiqué en effet, résume Radio Vatican, l’évêque de Bayonne note que cette triste affaire est « instrumentalisée par des personnes ou des lobbies qui tentent de relancer le débat sur la légalisation de l’euthanasie ».

Or – écrit-il – « il n’est pas concevable qu’un médecin, dont la vocation est de soigner les personnes qui lui sont confiées, puisse s’arroger le droit de supprimer un patient au nom d’une compassion mal comprise ».

Il fait observer qu’en raison de « la confusion qu’entretiennent certains médias », de nombreux français « se croient favorables à l’euthanasie alors qu’ils sont légitimement opposés à l’acharnement thérapeutique ».

Or en France, rappelle l’évêque, « l’acharnement thérapeutique est interdit par une loi de 2005, la loi Léonetti » et « les pouvoirs publics devraient développer les centres de soins palliatifs pour une meilleure application de cette loi ».

http://www.zenit.org/article-28667?l=french
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 19:53

Le sondage est unanime pour le moment !
Revenir en haut Aller en bas
Poisson



Masculin Messages : 1825
Inscription : 29/10/2010

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Ven 19 Aoû 2011, 23:41

Un retour d'expérience d'un de mes amis. Un soldat gisait là blessé par balle. Vilaine blessure, qui, selon l'avis de l'infirmier, ne laissait pas une seule chance de survie à ce soldat. Le pauvre homme souffrait abominablement (blessures multiples à l'abdomen, d'après ses dires). Alors, ils ont fait ce qui était humainement possible : piqures de morphine, mais arrive un moment où l'on sait que si l'on continue, l'homme va mourir. Faut-il alors arrêter les piqures ou faut-il persévérer ? J'espère simplement que si pareille chose m'arrivait, j'aurais des camarades de combat qui ne ressemblent pas à ces procéduriers pour qui le seul adage qui vaille est "pas de couilles, pas d'embrouilles".
Pour le reste, je suis et resterai un fervent détracteur de l'euthanasie. Jusqu'à preuve du contraire, nos vieillards et malades ne résident pas en RCI, en Kapisa, etc.
Bonne soirée
Revenir en haut Aller en bas
albatros



Féminin Messages : 294
Inscription : 13/11/2007

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Sam 20 Aoû 2011, 02:42

Passante a écrit:
Simon1976 a écrit:
Défavorable. On tente de nous faire croire que mourir dans la dignité = euthanasie. C'est faux. Bien entourée, bien soignée (soins palliatifs), une personne peut mourir dans la dignité sans qu'il soit nécessaire d'accélérer sa fin.

La difficulté réside dans ce que l'on entend par euthanasie active et euthanasie passive.

Pour prendre mon expérience personnelle, ma mère est décédée il y a quelques années d'un cancer. Son état s'est fortement dégradé en l'espace de quelques jours et elle a été hospitalisée. La dernière nuit, j'étais à ses côtés. Elle somnolait mais se plaignait par moments. Une infirmière et un aide-soignant sont entrés dans la chambre et l'infirmière a changé la perfusion en me disant : "maintenant, cela va aller mieux". Environ quinze minutes plus tard, ma mère cessait de respirer...

L'infirmière ne m'a pas dit ce qu'elle avait fait, et je n'étais pas en état de lui poser la moindre question.

Par la suite, je me suis demandé si elle savait que ce qu'elle injectait à ma mère allait accélérer son décès, et qu'elle l'avait fait délibérément, ou si elle avait simplement donné une dose de morphine plus importante, prenant le risque de l'arrêt respiratoire.

Plusieurs personnes m'ont dit que cette façon de procéder était courante lorsque les personnes sont en toute fin de vie.

Pensez-vous qu'il s'agisse d'euthanasie ? Ce geste était-il répréhensible ? Ou s'agissait-il plutôt de soins palliatifs (un souci de soulager la douleur, au risque de provoquer le décès) ?

Je dois dire que même si j'étais profondément bouleversée par le décès de ma mère, il m'a semblé qu'elle était partie paisiblement. Et j'avoue que je suis heureuse que l'infirmière ne m'ait rien dit et rien demandé, car j'aurais été incapable de dire ce qu'il fallait faire. D'un côté, je ne voulais pas que ma mère meure, mais d'un autre côté, elle n'aurait probablement pas survécu plus de quelques jours, ou même quelques heures, et elle aurait sans doute beaucoup souffert.

Bonjour, une infirmière ne peut injecter une dose de morphine sans que auparavant un médecin n'aie mis un ordre médical par écrit dans le dossier de la personne malade. Souvent les médecins mettent un ordre médical progressif, c'est à dire que les doses de morphine et autres calmants doivent etre augmentés aussitôt que la personne devient inconfortable. Les doses sont augmentées de façon progressive bien sûr, le but n'est pas de tuer mais de calmer. Donc je pense que l'infirmière a juste suivi le protocole écrit en ordre médical, qui lui donnait la permission d'augmenter un peu la dose, juste de façon suffisante pour que votre maman ne soie pas dans la souffrance. C'est certainement pour cela qu'elle a dit que cela allait se passer mieux, dans le sens où la dose avait été réajustée.

Je ne sais pas si ma réponse est claire, mais c'est un geste que j'ai fait souvent et des mots que j'ai prononcés souvent aussi, dans la démarche de ne pas laisser un individu souffrir. Et pas dans une démarche d'injection d'un produit qui serait fatal. Bien souvent les personnes mourraient après que nous les ayons rafraichies, massé les points d'appuis (talons - sacrum etc) comme on le fait tres regulierement dans ces cas là pour eviter les escarres terriblement douloureux. Si vous vous souvenez elles sont venues à deux personnes donc très certainement elles ont fait ces soins à votre maman et l'ont peut etre positionnée sur l'autre coté, et réinstallées après avoir retendu les draps du lit. Cest souvent à ce moment là aussi que l'on change la perfusion, afin de ne pas "déranger" pour rien la personne malade.

La plupart du temps les personnes mourraient après ou meme pendant ce moment où on les "rafraichissait", parfois la famille était partie à la cafétéria justement alors qu'elle veillait nuit et jour depuis des jours.

La vie à ce moment ne tient plus qu'à un fil, et un changement de position peut suffire pour que ce fil se brise. C'est mon expérience.


J'espère que ma réponse vous aidera quelque peu et vous permettra d'être en paix avec le souvenir du départ de votre maman flower


J'espère avoir répondu à votre question flower
Revenir en haut Aller en bas
Anonymouss



Féminin Messages : 3319
Inscription : 25/06/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Sam 20 Aoû 2011, 07:57

J'ai voté pour, cependant il faut que se soit super encadré, de plus je trouve cela choquant que l'on prend plus soin de son chat ou son chien.
Revenir en haut Aller en bas
Chrysostome



Masculin Messages : 28036
Inscription : 01/11/2008

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Sam 20 Aoû 2011, 13:41

Pourquoi le chrétien dit « non » à l'euthanasie, par Mgr Podvin

« Refuser qu'on résume une personne à son 'état' présent »


ROME, Vendredi 19 août 2011 (ZENIT.org) – Mgr Bernard Podvin, secrétaire de la conférence des évêques de France, rappelle dans ses « Mille signes du porte-parole » l'enjeu du refus de l'euthanasie, au nom de l'être humain et de sa dignité : il s'agit, notamment de « refuser qu'on résume une personne à son 'état' présent ». Il demande le développement des « soins palliatifs » qui permettent d'accompagner le malade terminal en soulageant la douleur – physique et psychique – au maximum.

Les événements douloureux de Bayonne ne peuvent laisser silencieux. Dire "non" à l'euthanasie, c'est aussi dire "non" à l'acharnement thérapeutique. C'est appeler à des soins palliatifs accompagnant le patient en fin de vie, et de préférence à son domicile. C'est faire le choix de prioriser ces unités de soins. C'est refuser que la subjectivité, de quelque compétence qu'elle soit, dispose de la vie d'autrui. C'est respecter la légitime oscillation psychique du grand malade entre son "vouloir mourir" et son "vouloir vivre". Et, du fait de ces changements, ne poser aucun acte irréversible.
C'est écouter la personne souffrante. Lui tenir la main. Rejeter à la fois tout dolorisme et tout scientisme. Être vrai au sujet de l'insatisfaction éthique dans laquelle sont d'autres pays qu'il faudrait soi-disant "rattraper", en matière de législation de fin de vie. C'est refuser qu'on résume une personne à son "état" présent. Dire "non" à l'euthanasie, c'est attester que la dignité de l'agonie est constitutive de la dignité plénière de l'homme.


Mgr Bernard Podvin
Porte-parole des évêques de France

http://www.zenit.org/article-28685?l=french
Revenir en haut Aller en bas
albatros



Féminin Messages : 294
Inscription : 13/11/2007

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Sam 20 Aoû 2011, 14:12

Citation :


Plusieurs personnes m'ont dit que cette façon de procéder était courante lorsque les personnes sont en toute fin de vie



En effet j'avais une copine infirmière qui m'a confirmé ce que vous dites ,cependant je pense qu'il existe une différence importante entre ces "pratiques officieuses" et une réglé
juridique suprême qui instaurera ce genre de pratiques de façon légale (et donc forcément "massive" et sans limites)

Bonjour Alexis, j'aimerais savoir où travaillait votre copine qui vous a relaté ces faits. L'accès à la morphine n'est pas libre , y compris pour les infirmières et il est réglementé. Chaque dose qui est sortie de l'armoire des stupéfiants est contrôlée avec le nom de la personne qui reçoit la dose. Chaque infirmière qui sort une seule ampoule doit signer de son nom, la clef du stock des stupéfiants n'est pas à disposition de n'importe qui non plus. Aucune dose de médicament ne peut etre injectée sans un ordre médical.

Alors qu'il y ait des faussaires qui essaient de tricher et qui font leur propre loi cela existe, mais generaliser et dire que lors de fins de vie les soignants donnent regulierement le coup de Grace avec une injection un peu trop dosée, c'est exagéré il me semble.

Dans l'accompagnement de fin de vie l'entourage est pris en considération et est consulté, en premier par le médecin et il leur explique les choix qui sont possibles, dont celui de ne pas laisser souffrir la personne.

Il y a donc des nuances à faire car tuer et ne pas la laisser souffrir c'est différent. Ne pas laisser souffrir c'est beaucoup de soins de confort qui ne passent pas seulement par des médicaments, il y a des soins de bouche, des massages, une humidification de la pièce et une hydratation minimum souvent en perfusion sous cutanée, de l'oxygene et tant de choses. Il y a tout l'accompagnement spirituel egalement qui est proposé, au patient et à sa famille,

Mais avec les restrictions budgétaires je me demande ce qu'il reste et restera de cette offre de soins. Sad c'est peut etre cela le plus triste

Revenir en haut Aller en bas
Cupertino



Messages : 590
Inscription : 05/02/2008

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Sam 20 Aoû 2011, 16:36

L'euthanasie sera toujours un meurtre.

Qu'on la présente aec une petite boucle cadeau ou sous le prétexte de l'amour et de la compassion, cela est faux.

Les moyens de soulager la souffrance sont nombreux, les docs peuvent même aller jusqu'au coma artificiel, Pie XII avait cepedant mit un bémol sur ce coma, en disant qu'il fallit que le malade se prépare à la mort avant.

Revenir en haut Aller en bas
http://messe.forumactif.org
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Sam 20 Aoû 2011, 16:54

Simon1976 a écrit:
Pourquoi le chrétien dit « non » à l'euthanasie, par Mgr Podvin

« Refuser qu'on résume une personne à son 'état' présent »


ROME, Vendredi 19 août 2011 (ZENIT.org) – Mgr Bernard Podvin, secrétaire de la conférence des évêques de France, rappelle dans ses « Mille signes du porte-parole » l'enjeu du refus de l'euthanasie, au nom de l'être humain et de sa dignité : il s'agit, notamment de « refuser qu'on résume une personne à son 'état' présent ». Il demande le développement des « soins palliatifs » qui permettent d'accompagner le malade terminal en soulageant la douleur – physique et psychique – au maximum.

Les événements douloureux de Bayonne ne peuvent laisser silencieux. Dire "non" à l'euthanasie, c'est aussi dire "non" à l'acharnement thérapeutique. C'est appeler à des soins palliatifs accompagnant le patient en fin de vie, et de préférence à son domicile. C'est faire le choix de prioriser ces unités de soins. C'est refuser que la subjectivité, de quelque compétence qu'elle soit, dispose de la vie d'autrui. C'est respecter la légitime oscillation psychique du grand malade entre son "vouloir mourir" et son "vouloir vivre". Et, du fait de ces changements, ne poser aucun acte irréversible.
C'est écouter la personne souffrante. Lui tenir la main. Rejeter à la fois tout dolorisme et tout scientisme. Être vrai au sujet de l'insatisfaction éthique dans laquelle sont d'autres pays qu'il faudrait soi-disant "rattraper", en matière de législation de fin de vie. C'est refuser qu'on résume une personne à son "état" présent. Dire "non" à l'euthanasie, c'est attester que la dignité de l'agonie est constitutive de la dignité plénière de l'homme.


Mgr Bernard Podvin
Porte-parole des évêques de France

http://www.zenit.org/article-28685?l=french
C'est tout-à-fait vrai.

Néanmoins, il se garde bien, comme toujours sur tous les sujets, de donner la vraie raison morale, ici du "non" à l'euthanasie:
la vraie raison, c'est que l'euthanasie c'est donner volontairement la mort à quelqu'un. C'est donc un meurtre/suicide. Le meurtre est un crime contre un homme, et le suicide un crime contre Dieu. Il n'y a donc pas que "la dignité de l'être humain" en question et en jeu.

C'est simple. c'est vrai. Et c'est hyper-mal vue de le dire. Donc c'est censuré.
Revenir en haut Aller en bas
Anonymouss



Féminin Messages : 3319
Inscription : 25/06/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Sam 20 Aoû 2011, 18:11

C'est normal que vous votez non puisque vous êtes contres l'avortement c'est même logique.
Ce que je ne comprends pas c'est que l'avortement soit autorisé et l'euthanasie non.
Il faut savoir qu'un un moment de notre vie parfois nous ne sommes plus maitre de notre corps.
C'est ces bon vieux toubibs qui prennent notre vie en main en décidant les soins à apporter en faisant une réunion pour statuer sur votre cas.
Quant aux soins palliatif c'est de l'hypocrisie histoire de se donner bonne conscience en retardant la mort de quelques semaines.
Revenir en haut Aller en bas
Enlui



Messages : 8019
Inscription : 04/10/2008

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Sam 20 Aoû 2011, 18:24

Ne pas aider quelqu'un à mourir s'il le demande...bon alors ne pas l'aider à survivre par les moyens artificiels s'il le refuse.
Pourquoi ne serait-il pas obligatoire d'indiquer sur un document ,à l’hôpital par exemple,que l'on est volontaire pour qu'il n'y ait pas d'acharnement en cas où la maladie nous prive de lucidité et puisqu'on est en fin de vie ? Débrancher alors un appareil qui est un moyen surajouté à la nature fera qu'une mort naturelle viendra,pourquoi y voir un meurtre en ce cas ?

Le problème est des plus épineux!
Revenir en haut Aller en bas
Chrysostome



Masculin Messages : 28036
Inscription : 01/11/2008

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Sam 20 Aoû 2011, 18:40

Dr house a écrit:
C'est normal que vous votez non puisque vous êtes contres l'avortement c'est même logique.
Ce que je ne comprends pas c'est que l'avortement soit autorisé et l'euthanasie non.
Il faut savoir qu'un un moment de notre vie parfois nous ne sommes plus maitre de notre corps.
C'est ces bon vieux toubibs qui prennent notre vie en main en décidant les soins à apporter en faisant une réunion pour statuer sur votre cas.
Quant aux soins palliatif c'est de l'hypocrisie histoire de se donner bonne conscience en retardant la mort de quelques semaines.

Quand on tombe malade, c'est déjà un signe qu'on n'est pas maître de notre corps sinon, on aurait tout pouvoir pour empêcher le vieillissement, la dégradation du corps...

On ne décide pas quand on naît, pourquoi aurions-nous le pouvoir de décider quand nous partons ?

Pour des athées, c'est facile, ils ne croient pas en un Dieu qui vient les chercher à l'heure de leur mort.
Revenir en haut Aller en bas
Anonymouss



Féminin Messages : 3319
Inscription : 25/06/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Sam 20 Aoû 2011, 19:14

C'est la médecine que je mets en cause et non les croyances chrétienne.
Les médecins se prennent pour des dieux.
On est malade et on ne peut pas choisir quand on est en fin de vie, ils font se qui veulent laissant les familles de côtés et en leur racontant des bobards.
J'ai bientôt 50 ans, je suis handicapé j'ai passé 22 ans dans le milieu médicale, médecins, psi et tout je sais de quoi ils sont capables.
Revenir en haut Aller en bas
panpan-tutu



Féminin Messages : 908
Inscription : 10/05/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Sam 20 Aoû 2011, 20:30

il y a des tas d'enjeux financiers derrière tout cela, et il y a aussi des médecins qui "utilisent" des malades en fin de vie, comme des cobayes.
Sur le principe de l'euthanasie, je suis contre, mais je suis incapable de juger de manière formelle, ne sachant comment je réagirait dans le cas où je serais vraiment dans des souffrances inouies et interminables. certes, il y a les soins palliatifs, des médocs pour limiter la souffrance... mais il ne faut pas idéaliser le pharmaceutique et la médecine..., je connais quelqu'un qui est handicapé (et pas du tout en fin de vie, donc, je rassure tout le monde, aucune question ne se pose quant à la continuité de la vie), avec des douleurs quasi permanentes depuis des années, même avec les médocs, les douleurs sont toujours là, si l'un des médicaments a fait de l'effet durant quelques mois, ben, .... c'est fini. Alors, je crois qu'il faut éviter de juger, car chaque fin de vie est différente.

Citation :
Pour des athées, c'est facile, ils ne croient pas en un Dieu qui vient les chercher à l'heure de leur mort.

question : je veux bien croire que Dieu vient nous chercher, mais n'allons nous pas aussi vers la mort quand nous sommes prêts? j'ai lu pas mal de récits ou des moribonds restaient là, présents, souffrant, et rendant leur dernier souffle après avoir pu dire au revoir à l'une ou l'autre personne, ou après que leur voisin leur ait dit qu'ils s'occuperait de leur petit chien, ou après avoir "reçu la permission" de partir de certains proches refusant la réalité, ....
Revenir en haut Aller en bas
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 15777
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Sam 20 Aoû 2011, 21:24

cath1250 a écrit:
Citation :
Pour des athées, c'est facile, ils ne croient pas en un Dieu qui vient les chercher à l'heure de leur mort.

question : je veux bien croire que Dieu vient nous chercher, mais n'allons nous pas aussi vers la mort quand nous sommes prêts? j'ai lu pas mal de récits ou des moribonds restaient là, présents, souffrant, et rendant leur dernier souffle après avoir pu dire au revoir à l'une ou l'autre personne, ou après que leur voisin leur ait dit qu'ils s'occuperait de leur petit chien, ou après avoir "reçu la permission" de partir de certains proches refusant la réalité, ....

Bonsoir Cath. Je suis "visiteuse" à l'hopital local au sein de l'aumonerie et je peux te dire que ce que tu ressens est réel : les personnes en fin de vie attendent parfois la visite d'un proche ou, comme tu dis, la permission de "partir"...
Tout comme aussi dit plus haut par Albatros, il suffit parfois que les soignants fassent un peu de toilette pour que la personne s'en aille.

Pour moi, la mort mérite d'être vécue, mais c'est un mystère aussi.

_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
panpan-tutu



Féminin Messages : 908
Inscription : 10/05/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Sam 20 Aoû 2011, 21:29

le respect doit absolument entourer ce Passage.... on ne doit pas le précipiter, mais on ne peut pas non plus le retarder. c'est un vaste débat en tout cas et pas facile. On a trop de technologie à notre disposition qui vient "embrouiller" la donne. Mais bon, cette technologie a du bon aussi bien sûr.....
Revenir en haut Aller en bas
albatros



Féminin Messages : 294
Inscription : 13/11/2007

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Dim 21 Aoû 2011, 09:13

Dans le dossier médical des patients il y a possibilité d'inscrire NTBR en rouge et bien en vue. Tout le personnel saisira immédiatement la volonté du patient.

ce qui veut dire : pas de réanimation. Et donc aucun "acharnement" mais uniquement un soutien de calmants.

Cette abréviation est inscrire après discussion avec la personne malade, pour respecter son choix aussi.

Dans la maladie et les handicaps ont voit toutes les dimensions de la souffrance et de l'humiliation. Dans le personnel médical et soignant on trouve aussi toutes les dimensions humaines possible. C'est parfois aussi une question de "malchance" (ou de "destin" ?) de se retrouver au mauvais moment face à la mauvaise personne. On peut voir des situations tres mal soutenues et mal gérées. Avec des soignants + ou - détachés face à l'insoutenable de la condition humaine.

Je ne suis absolument pas pour l'euthanasie active, néanmoins je comprends qu'après avoir vu et vécu certaines choses il y ait des personnes qui réclament ce droit.





Revenir en haut Aller en bas
Anonymouss



Féminin Messages : 3319
Inscription : 25/06/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Dim 21 Aoû 2011, 23:21

Citation :
l y a des tas d'enjeux financiers derrière tout cela, et il y a aussi des médecins qui "utilisent" des malades en fin de vie, comme des cobayes.

Exactement j"ai vu des choses quand j'ai perdu des proches.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Lun 22 Aoû 2011, 13:19

albatros a écrit:
Citation :


Plusieurs personnes m'ont dit que cette façon de procéder était courante lorsque les personnes sont en toute fin de vie



En effet j'avais une copine infirmière qui m'a confirmé ce que vous dites ,cependant je pense qu'il existe une différence importante entre ces "pratiques officieuses" et une réglé
juridique suprême qui instaurera ce genre de pratiques de façon légale (et donc forcément "massive" et sans limites)

Bonjour Alexis, j'aimerais savoir où travaillait votre copine qui vous a relaté ces faits. L'accès à la morphine n'est pas libre , y compris pour les infirmières et il est réglementé. Chaque dose qui est sortie de l'armoire des stupéfiants est contrôlée avec le nom de la personne qui reçoit la dose. Chaque infirmière qui sort une seule ampoule doit signer de son nom, la clef du stock des stupéfiants n'est pas à disposition de n'importe qui non plus. Aucune dose de médicament ne peut etre injectée sans un ordre médical.

Alors qu'il y ait des faussaires qui essaient de tricher et qui font leur propre loi cela existe, mais generaliser et dire que lors de fins de vie les soignants donnent regulierement le coup de Grace avec une injection un peu trop dosée, c'est exagéré il me semble.

Dans l'accompagnement de fin de vie l'entourage est pris en considération et est consulté, en premier par le médecin et il leur explique les choix qui sont possibles, dont celui de ne pas laisser souffrir la personne.

Il y a donc des nuances à faire car tuer et ne pas la laisser souffrir c'est différent. Ne pas laisser souffrir c'est beaucoup de soins de confort qui ne passent pas seulement par des médicaments, il y a des soins de bouche, des massages, une humidification de la pièce et une hydratation minimum souvent en perfusion sous cutanée, de l'oxygene et tant de choses. Il y a tout l'accompagnement spirituel egalement qui est proposé, au patient et à sa famille,

Mais avec les restrictions budgétaires je me demande ce qu'il reste et restera de cette offre de soins. Sad c'est peut etre cela le plus triste


A l' Institut Arnault Tzanck à Saint Laurent du Var,nous avions eu une discussions à ce sujet pendant toute une soirée.
J'en discuterai avec ma tante qui est infirmière anesthésiste à Nice, afin de voir si elle me confirme ces informations.
Revenir en haut Aller en bas
albatros



Féminin Messages : 294
Inscription : 13/11/2007

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Lun 22 Aoû 2011, 13:51

http://ethique-clinique.hug-ge.ch/_library/pdf/Demarche_ntbr.pdf
Juste une information sur la notion de NTBR en milieu hospitalier




Une information au sujet des directives anticipées : http://directivesanticipees.hug-ge.ch/_library/pdf/brochure_directives_anticipees.pdf


Revenir en haut Aller en bas
Anonymouss



Féminin Messages : 3319
Inscription : 25/06/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Lun 22 Aoû 2011, 15:43

Albatros,
Merci pour tes informations pdf.
Revenir en haut Aller en bas
Espérance
Administrateur


Féminin Messages : 15777
Inscription : 14/01/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Lun 22 Aoû 2011, 18:10

Merci Albatros salut

_________________
"A Jésus par Marie" (devise des Enfants de Marie)
Revenir en haut Aller en bas
Raphaël



Masculin Messages : 2334
Inscription : 14/02/2010

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Lun 22 Aoû 2011, 18:42

nilamitp a écrit:
non, acharnement thérapeutique et euthanasie ne sont du tout considérés comme étant la même chose.

on a parfaitement le droit d'interrompre un traitement lourd qui ne donne qu'un sursis précaire dans un état de vie artificiel et ne fait que prolonger inutilement les souffrances ; ou encore les familles peuvent demander, aux médecins de ne pas s'acharner à faire fonctionner mécaniquement grâce à des techniques très perfectionnées un corps inanimé qui ne demande qu'à mourir naturellement. Dans ce cas-là, c'est mourir qui est naturel, et forcer à faire vivre qui est contre-nature.

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_25031995_evangelium-vitae_fr.html

Citation :
65. Pour porter un jugement moral correct sur l'euthanasie, il faut avant tout la définir clairement. Par euthanasie au sens strict, on doit entendre une action ou une omission qui, de soi et dans l'intention, donne la mort afin de supprimer ainsi toute douleur. « L'euthanasie se situe donc au niveau des intentions et à celui des procédés employés ». 76

Il faut distinguer de l'euthanasie la décision de renoncer à ce qu'on appelle l'« acharnement thérapeutique », c'est-à-dire à certaines interventions médicales qui ne conviennent plus à la situation réelle du malade, parce qu'elles sont désormais disproportionnées par rapport aux résultats que l'on pourrait espérer ou encore parce qu'elles sont trop lourdes pour lui et pour sa famille. Dans ces situations, lorsque la mort s'annonce imminente et inévitable, on peut en conscience « renoncer à des traitements qui ne procureraient qu'un sursis précaire et pénible de la vie, sans interrompre pourtant les soins normaux dus au malade en pareil cas ». 77 Il est certain que l'obligation morale de se soigner et de se faire soigner existe, mais cette obligation doit être confrontée aux situations concrètes; c'est-à-dire qu'il faut déterminer si les moyens thérapeutiques dont on dispose sont objectivement en proportion avec les perspectives d'amélioration. Le renoncement à des moyens extraordinaires ou disproportionnés n'est pas équivalent au suicide ou à l'euthanasie; il traduit plutôt l'acceptation de la condition humaine devant la mort. 78


Dans la médecine moderne, ce qu'on appelle les « soins palliatifs » prend une particulière importance; ces soins sont destinés à rendre la souffrance plus supportable dans la phase finale de la maladie et à rendre possible en même temps pour le patient un accompagnement humain approprié. Dans ce cadre se situe, entre autres, le problème de la licéité du recours aux divers types d'analgésiques et de sédatifs pour soulager la douleur du malade, lorsque leur usage comporte le risque d'abréger sa vie. De fait, si l'on peut juger digne d'éloge la personne qui accepte volontairement de souffrir en renonçant à des interventions anti-douleur pour garder toute sa lucidité et, si elle est croyante, pour participer de manière consciente à la Passion du Seigneur, un tel comportement « héroïque » ne peut être considéré comme un devoir pour tous. Pie XII avait déjà déclaré qu'il est licite de supprimer la douleur au moyen de narcotiques, même avec pour effet d'amoindrir la conscience et d'abréger la vie, « s'il n'existe pas d'autres moyens, et si, dans les circonstances données, cela n'empêche pas l'accomplissement d'autres devoirs religieux et moraux ». 79 Dans ce cas, en effet, la mort n'est pas voulue ou recherchée, bien que pour des motifs raisonnables on en courre le risque: on veut simplement atténuer la douleur de manière efficace en recourant aux analgésiques dont la médecine permet de disposer. Toutefois, « il ne faut pas, sans raisons graves, priver le mourant de la conscience de soi »: 80 à l'approche de la mort, les hommes doivent être en mesure de pouvoir satisfaire à leurs obligations morales et familiales, et ils doivent surtout pouvoir se préparer en pleine conscience à leur rencontre définitive avec Dieu.

Ces distinctions étant faites, en conformité avec le Magistère de mes Prédécesseurs 81 et en communion avec les Evêques de l'Eglise catholique, je confirme que l'euthanasie est une grave violation de la Loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d'une personne humaine. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite; elle est transmise par la Tradition de l'Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel. 82

Une telle pratique comporte, suivant les circonstances, la malice propre au suicide ou à l'homicide.

J'ai juste lu ce qui est en rouge. Ben c'est exactement ma position !
Revenir en haut Aller en bas
Christophore



Messages : 3244
Inscription : 12/01/2009

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Lun 22 Aoû 2011, 20:44

j'ai voté contre, bien évidemment.
Comme 95 o/o des votants. Cependant, nous sommes ici en milieu catholique. Ne nous faisons aucune illusion : la société, hédoniste et inconséquente, pousse de plus en plus vers une législation de mort.
Comme pour l'avortement.
Mais avec une inconséquence remarquable : au nom de la libre disposition, pour la femme, de son corps, on tue un autre. Au nom de la libre disposition du corps du malade on le tue.
Mais pourquoi y impliquer les hôpitaux et les médecins voire les infirmiers ?
Il peut toujours se suicider tout seul ou avec l'aide de sa famille désireuse de se débarrasser de lui.
Pourquoi y mêler les médecins ?
Si la société, à l'instar des nazis, veut tuer les vieux, les malades, les handicapés ou les faibles, eh bien qu'elle prenne ses responsabilités et forme des commandos de morts dans des établissements de morts.
Mais qu'on n'introduise pas un équivoque dans les hôpitaux et qu'on n'y implique pas le médecin.
"Mon état ne servira jamais à corrompre les moeurs ni à favoriser le crime" (Serment d'Hippocrate).




Revenir en haut Aller en bas
http://site.christophore.com/
Anonymouss



Féminin Messages : 3319
Inscription : 25/06/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Lun 22 Aoû 2011, 21:44

Salut
La société hédoniste est plus réaliste que vous.


Dernière édition par Dr house le Lun 22 Aoû 2011, 21:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Chrysostome



Masculin Messages : 28036
Inscription : 01/11/2008

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Lun 22 Aoû 2011, 21:46

Dr house a écrit:
Salut
La société hédoniste est plus réaliste que vous;

Elle a surtout évacué toute question morale et éthique pour lui préférer l'utilitarisme. Les vieux qui ne servent à rien, elle les élimine car ils prennent la place d'un autre...
Revenir en haut Aller en bas
Anonymouss



Féminin Messages : 3319
Inscription : 25/06/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Lun 22 Aoû 2011, 21:49

Simon1976 a écrit:
Dr house a écrit:
Salut
La société hédoniste est plus réaliste que vous;

Elle a surtout évacué toute question morale et éthique pour lui préférer l'utilitarisme. Les vieux qui ne servent à rien, elle les élimine car ils prennent la place d'un autre...

Arrêter de dire n'importe quoi ça changera un peu.
Revenir en haut Aller en bas
Poisson



Masculin Messages : 1825
Inscription : 29/10/2010

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Lun 22 Aoû 2011, 21:58

Dr house a écrit:
Salut
La société hédoniste est plus réaliste que vous.
Et quel réalisme donnez-vous à un mourant ? Pourtant, lui aussi, était hédoniste ? Ce sera vous, ce sera moi, dans quelques années, dans quelques mois ... Il y a maintenant presque 30 ans, quand un médecin militaire s'est penché sur moi, je n'ai pas vu dans ses yeux un "Terminator", mais bien ce qu'il était : un homme qui tentait d'en sauver un autre !
Revenir en haut Aller en bas
Anonymouss



Féminin Messages : 3319
Inscription : 25/06/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Mar 23 Aoû 2011, 04:35

A tous,
Je suis certain que vous avez compris ma position sur l'euthanasie vous essayez juste de me faire passer pour un imbécile inhumain.
Je pense que les soins palliatif est une bêtises, garder en vie quelques jours voir une semaine pour servir de cobaye c'est humain ça ?
Revenir en haut Aller en bas
panpan-tutu



Féminin Messages : 908
Inscription : 10/05/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Mar 23 Aoû 2011, 07:40

les soins palliatifs permettent à la personne de partir en douceur et cela aide énormément le malade et son entourage à l'acceptation de la mort. Evidemment, tout dépend de la maladie dont est atteinte la personne, il peut être vrai que dans certains cas, la souffrance est tellement atroce que cela pose question. Mais que faut il faire? difficile.

pour les hédonistes, j'en connais. c'est drôle, mais j'en connais un qui a courageusement abandonné sa femme parce qu'elle a eu un cancer du sein. il ne se sentait pas capable d'affronter cela. c'est touchant l'empathie dans ces cas là. mais bon, c'est clair qu'il ne faut pas généraliser non plus. mais souvent l'hédoniste est adepte de la jouissance et si ses valeurs sont basées la dessus, c'est comme une maison construite sur du sable. frustration frustration... et tout s'écroule
Revenir en haut Aller en bas
Anonymouss



Féminin Messages : 3319
Inscription : 25/06/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Mar 23 Aoû 2011, 08:31

Citation :
pour les hédonistes, j'en connais. c'est drôle, mais j'en connais un qui a courageusement abandonné sa femme parce qu'elle a eu un cancer du sein

Il n'y a pas besoin d'être hédoniste pour cela.
Mais vous les chrétiens vous avez l'amour, la compassion la vérité alors de quoi vous plaigniez vous ?
Revenir en haut Aller en bas
panpan-tutu



Féminin Messages : 908
Inscription : 10/05/2011

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Mar 23 Aoû 2011, 08:46

il est vrai qu'il faut distinguer le véritable hédoniste qui a de réelles valeurs de l'hédoniste "vulgaire", qui tend à asseoir sa vie sur des pulsions quasi animales.

il n'y pas besoin d'être chrétien pour aimer ni pour compatir. je ne me plains pas/
Revenir en haut Aller en bas
spidle33



Masculin Messages : 4543
Inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Mar 23 Aoû 2011, 09:13

Dr house a écrit:
Citation :
pour les hédonistes, j'en connais. c'est drôle, mais j'en connais un qui a courageusement abandonné sa femme parce qu'elle a eu un cancer du sein

Il n'y a pas besoin d'être hédoniste pour cela.
Mais vous les chrétiens vous avez l'amour, la compassion la vérité alors de quoi vous plaigniez vous ?
On ne se plaint, on souhaite même la même chose pour vous !
Smile
Revenir en haut Aller en bas
http://le-rdv-des-saints.over-blog.com/
Passante



Féminin Messages : 230
Inscription : 10/03/2010

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Mar 23 Aoû 2011, 16:17

Simon1976 a écrit:
Passante a écrit:
Simon1976 a écrit:
Défavorable. On tente de nous faire croire que mourir dans la dignité = euthanasie. C'est faux. Bien entourée, bien soignée (soins palliatifs), une personne peut mourir dans la dignité sans qu'il soit nécessaire d'accélérer sa fin.

La difficulté réside dans ce que l'on entend par euthanasie active et euthanasie passive.

Pour prendre mon expérience personnelle, ma mère est décédée il y a quelques années d'un cancer. Son état s'est fortement dégradé en l'espace de quelques jours et elle a été hospitalisée. La dernière nuit, j'étais à ses côtés. Elle somnolait mais se plaignait par moments. Une infirmière et un aide-soignant sont entrés dans la chambre et l'infirmière a changé la perfusion en me disant : "maintenant, cela va aller mieux". Environ quinze minutes plus tard, ma mère cessait de respirer...

L'infirmière ne m'a pas dit ce qu'elle avait fait, et je n'étais pas en état de lui poser la moindre question.

Par la suite, je me suis demandé si elle savait que ce qu'elle injectait à ma mère allait accélérer son décès, et qu'elle l'avait fait délibérément, ou si elle avait simplement donné une dose de morphine plus importante, prenant le risque de l'arrêt respiratoire.

Plusieurs personnes m'ont dit que cette façon de procéder était courante lorsque les personnes sont en toute fin de vie.

Pensez-vous qu'il s'agisse d'euthanasie ? Ce geste était-il répréhensible ? Ou s'agissait-il plutôt de soins palliatifs (un souci de soulager la douleur, au risque de provoquer le décès) ?

Je dois dire que même si j'étais profondément bouleversée par le décès de ma mère, il m'a semblé qu'elle était partie paisiblement. Et j'avoue que je suis heureuse que l'infirmière ne m'ait rien dit et rien demandé, car j'aurais été incapable de dire ce qu'il fallait faire. D'un côté, je ne voulais pas que ma mère meure, mais d'un autre côté, elle n'aurait probablement pas survécu plus de quelques jours, ou même quelques heures, et elle aurait sans doute beaucoup souffert.

Si l'intention de l'infirmière était de provoquer la mort, c'est un meurtre. Si l'intention n'était pas de provoquer la mort, la culpabilité est moindre. Mais je trouve cela d'autant plus grave qu'elle ne t'a rien dit. Le personnel médical devrait informer les membres de la famille des soins qu'ils donnent aux malades et des risques d'accélérer la mort. N'est-ce pas dans leur code de déontologie ?

Bonjour Simon.

Je ne saurai jamais quelle était l'intention de l'infirmière, et de toute façon je ne pense pas qu'elle ait agi de son propre chef, mais en suivant les ordres du médecin.

Quant à m'informer de ce qui allait se passer, je pense qu'elle a eu raison de ne pas le faire. Cela aurait été comme me demander de décider de la vie ou de la mort de ma mère. J'en aurais été incapable.
Revenir en haut Aller en bas
Passante



Féminin Messages : 230
Inscription : 10/03/2010

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Mar 23 Aoû 2011, 16:37

Alexis232 a écrit:




En effet j'avais une copine infirmière qui m'a confirmé ce que vous dites ,cependant je pense qu'il existe une différence importante entre ces "pratiques officieuses" et une réglé
juridique suprême qui instaurera ce genre de pratiques de façon légale (et donc forcément "massive" et sans limites)

Vous avez tout à fait raison, Alexis. Je pense également que ces situations douloureuses ne peuvent être traitées qu'au cas par cas et qu'il serait extrêmement dangereux de déterminer une règle générale.
Revenir en haut Aller en bas
Chrysostome



Masculin Messages : 28036
Inscription : 01/11/2008

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Mar 23 Aoû 2011, 16:46

Passante a écrit:
Simon1976 a écrit:
Passante a écrit:
Simon1976 a écrit:
Défavorable. On tente de nous faire croire que mourir dans la dignité = euthanasie. C'est faux. Bien entourée, bien soignée (soins palliatifs), une personne peut mourir dans la dignité sans qu'il soit nécessaire d'accélérer sa fin.

La difficulté réside dans ce que l'on entend par euthanasie active et euthanasie passive.

Pour prendre mon expérience personnelle, ma mère est décédée il y a quelques années d'un cancer. Son état s'est fortement dégradé en l'espace de quelques jours et elle a été hospitalisée. La dernière nuit, j'étais à ses côtés. Elle somnolait mais se plaignait par moments. Une infirmière et un aide-soignant sont entrés dans la chambre et l'infirmière a changé la perfusion en me disant : "maintenant, cela va aller mieux". Environ quinze minutes plus tard, ma mère cessait de respirer...

L'infirmière ne m'a pas dit ce qu'elle avait fait, et je n'étais pas en état de lui poser la moindre question.

Par la suite, je me suis demandé si elle savait que ce qu'elle injectait à ma mère allait accélérer son décès, et qu'elle l'avait fait délibérément, ou si elle avait simplement donné une dose de morphine plus importante, prenant le risque de l'arrêt respiratoire.

Plusieurs personnes m'ont dit que cette façon de procéder était courante lorsque les personnes sont en toute fin de vie.

Pensez-vous qu'il s'agisse d'euthanasie ? Ce geste était-il répréhensible ? Ou s'agissait-il plutôt de soins palliatifs (un souci de soulager la douleur, au risque de provoquer le décès) ?

Je dois dire que même si j'étais profondément bouleversée par le décès de ma mère, il m'a semblé qu'elle était partie paisiblement. Et j'avoue que je suis heureuse que l'infirmière ne m'ait rien dit et rien demandé, car j'aurais été incapable de dire ce qu'il fallait faire. D'un côté, je ne voulais pas que ma mère meure, mais d'un autre côté, elle n'aurait probablement pas survécu plus de quelques jours, ou même quelques heures, et elle aurait sans doute beaucoup souffert.

Si l'intention de l'infirmière était de provoquer la mort, c'est un meurtre. Si l'intention n'était pas de provoquer la mort, la culpabilité est moindre. Mais je trouve cela d'autant plus grave qu'elle ne t'a rien dit. Le personnel médical devrait informer les membres de la famille des soins qu'ils donnent aux malades et des risques d'accélérer la mort. N'est-ce pas dans leur code de déontologie ?

Bonjour Simon.

Je ne saurai jamais quelle était l'intention de l'infirmière, et de toute façon je ne pense pas qu'elle ait agi de son propre chef, mais en suivant les ordres du médecin.

Quant à m'informer de ce qui allait se passer, je pense qu'elle a eu raison de ne pas le faire. Cela aurait été comme me demander de décider de la vie ou de la mort de ma mère. J'en aurais été incapable.

Oui, c'est difficile comme situation... Confused
Revenir en haut Aller en bas
Passante



Féminin Messages : 230
Inscription : 10/03/2010

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Mar 23 Aoû 2011, 16:54

albatros a écrit:
Passante a écrit:
Simon1976 a écrit:
Défavorable. On tente de nous faire croire que mourir dans la dignité = euthanasie. C'est faux. Bien entourée, bien soignée (soins palliatifs), une personne peut mourir dans la dignité sans qu'il soit nécessaire d'accélérer sa fin.

La difficulté réside dans ce que l'on entend par euthanasie active et euthanasie passive.

Pour prendre mon expérience personnelle, ma mère est décédée il y a quelques années d'un cancer. Son état s'est fortement dégradé en l'espace de quelques jours et elle a été hospitalisée. La dernière nuit, j'étais à ses côtés. Elle somnolait mais se plaignait par moments. Une infirmière et un aide-soignant sont entrés dans la chambre et l'infirmière a changé la perfusion en me disant : "maintenant, cela va aller mieux". Environ quinze minutes plus tard, ma mère cessait de respirer...

L'infirmière ne m'a pas dit ce qu'elle avait fait, et je n'étais pas en état de lui poser la moindre question.

Par la suite, je me suis demandé si elle savait que ce qu'elle injectait à ma mère allait accélérer son décès, et qu'elle l'avait fait délibérément, ou si elle avait simplement donné une dose de morphine plus importante, prenant le risque de l'arrêt respiratoire.

Plusieurs personnes m'ont dit que cette façon de procéder était courante lorsque les personnes sont en toute fin de vie.

Pensez-vous qu'il s'agisse d'euthanasie ? Ce geste était-il répréhensible ? Ou s'agissait-il plutôt de soins palliatifs (un souci de soulager la douleur, au risque de provoquer le décès) ?

Je dois dire que même si j'étais profondément bouleversée par le décès de ma mère, il m'a semblé qu'elle était partie paisiblement. Et j'avoue que je suis heureuse que l'infirmière ne m'ait rien dit et rien demandé, car j'aurais été incapable de dire ce qu'il fallait faire. D'un côté, je ne voulais pas que ma mère meure, mais d'un autre côté, elle n'aurait probablement pas survécu plus de quelques jours, ou même quelques heures, et elle aurait sans doute beaucoup souffert.

Bonjour, une infirmière ne peut injecter une dose de morphine sans que auparavant un médecin n'aie mis un ordre médical par écrit dans le dossier de la personne malade. Souvent les médecins mettent un ordre médical progressif, c'est à dire que les doses de morphine et autres calmants doivent etre augmentés aussitôt que la personne devient inconfortable. Les doses sont augmentées de façon progressive bien sûr, le but n'est pas de tuer mais de calmer. Donc je pense que l'infirmière a juste suivi le protocole écrit en ordre médical, qui lui donnait la permission d'augmenter un peu la dose, juste de façon suffisante pour que votre maman ne soie pas dans la souffrance. C'est certainement pour cela qu'elle a dit que cela allait se passer mieux, dans le sens où la dose avait été réajustée.

Je ne sais pas si ma réponse est claire, mais c'est un geste que j'ai fait souvent et des mots que j'ai prononcés souvent aussi, dans la démarche de ne pas laisser un individu souffrir. Et pas dans une démarche d'injection d'un produit qui serait fatal. Bien souvent les personnes mourraient après que nous les ayons rafraichies, massé les points d'appuis (talons - sacrum etc) comme on le fait tres regulierement dans ces cas là pour eviter les escarres terriblement douloureux. Si vous vous souvenez elles sont venues à deux personnes donc très certainement elles ont fait ces soins à votre maman et l'ont peut etre positionnée sur l'autre coté, et réinstallées après avoir retendu les draps du lit. Cest souvent à ce moment là aussi que l'on change la perfusion, afin de ne pas "déranger" pour rien la personne malade.

La plupart du temps les personnes mourraient après ou meme pendant ce moment où on les "rafraichissait", parfois la famille était partie à la cafétéria justement alors qu'elle veillait nuit et jour depuis des jours.

La vie à ce moment ne tient plus qu'à un fil, et un changement de position peut suffire pour que ce fil se brise. C'est mon expérience.


J'espère que ma réponse vous aidera quelque peu et vous permettra d'être en paix avec le souvenir du départ de votre maman flower


J'espère avoir répondu à votre question flower

Bonjour Albatros, et merci beaucoup d'avoir pris le temps de me répondre.

Je pense effectivement que dans le cas de ma mère l'infirmière a suivi les ordres du médecin.

Et après y avoir longuement réfléchi (cela s'est passé il y a plusieurs années), je ne pense pas que l'intention première était de donner la mort, mais de soulager la souffrance.

Néanmoins, après avoir lu ou entendu différents avis sur ce sujet si délicat, je pense que la frontière est mince entre ce qui peut être appelé de l'euthanasie ou non. Et cela n'est pas très clair dans l'esprit de la plupart des gens. Et le débat actuel a ravivé mes doutes à ce sujet et réveillé de douloureux souvenirs.

Encore merci pour votre témoignage. flower
Revenir en haut Aller en bas
Christophore



Messages : 3244
Inscription : 12/01/2009

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Mar 23 Aoû 2011, 20:35

Passante a écrit:
Simon1976 a écrit:
Passante a écrit:
Simon1976 a écrit:
Défavorable. On tente de nous faire croire que mourir dans la dignité = euthanasie. C'est faux. Bien entourée, bien soignée (soins palliatifs), une personne peut mourir dans la dignité sans qu'il soit nécessaire d'accélérer sa fin.

La difficulté réside dans ce que l'on entend par euthanasie active et euthanasie passive.

Pour prendre mon expérience personnelle, ma mère est décédée il y a quelques années d'un cancer. Son état s'est fortement dégradé en l'espace de quelques jours et elle a été hospitalisée. La dernière nuit, j'étais à ses côtés. Elle somnolait mais se plaignait par moments. Une infirmière et un aide-soignant sont entrés dans la chambre et l'infirmière a changé la perfusion en me disant : "maintenant, cela va aller mieux". Environ quinze minutes plus tard, ma mère cessait de respirer...

L'infirmière ne m'a pas dit ce qu'elle avait fait, et je n'étais pas en état de lui poser la moindre question.

Par la suite, je me suis demandé si elle savait que ce qu'elle injectait à ma mère allait accélérer son décès, et qu'elle l'avait fait délibérément, ou si elle avait simplement donné une dose de morphine plus importante, prenant le risque de l'arrêt respiratoire.

Plusieurs personnes m'ont dit que cette façon de procéder était courante lorsque les personnes sont en toute fin de vie.

Pensez-vous qu'il s'agisse d'euthanasie ? Ce geste était-il répréhensible ? Ou s'agissait-il plutôt de soins palliatifs (un souci de soulager la douleur, au risque de provoquer le décès) ?

Je dois dire que même si j'étais profondément bouleversée par le décès de ma mère, il m'a semblé qu'elle était partie paisiblement. Et j'avoue que je suis heureuse que l'infirmière ne m'ait rien dit et rien demandé, car j'aurais été incapable de dire ce qu'il fallait faire. D'un côté, je ne voulais pas que ma mère meure, mais d'un autre côté, elle n'aurait probablement pas survécu plus de quelques jours, ou même quelques heures, et elle aurait sans doute beaucoup souffert.

Si l'intention de l'infirmière était de provoquer la mort, c'est un meurtre. Si l'intention n'était pas de provoquer la mort, la culpabilité est moindre. Mais je trouve cela d'autant plus grave qu'elle ne t'a rien dit. Le personnel médical devrait informer les membres de la famille des soins qu'ils donnent aux malades et des risques d'accélérer la mort. N'est-ce pas dans leur code de déontologie ?

Bonjour Simon.

Je ne saurai jamais quelle était l'intention de l'infirmière, et de toute façon je ne pense pas qu'elle ait agi de son propre chef, mais en suivant les ordres du médecin.

Quant à m'informer de ce qui allait se passer, je pense qu'elle a eu raison de ne pas le faire. Cela aurait été comme me demander de décider de la vie ou de la mort de ma mère. J'en aurais été incapable.

Est-ce que votre mère (qui somnolait et de temps en temps se plaignait) avait très mal ? souffrait vraiment de telle façon qu'il ait fallu accélérer sa mort ? La mort n'est-elle pas quelque chose d 'intime et de strictement personnel ? A respecter ?
N'est-ce pas la naissance de l'âme ?

Maintenant, il faut aussi se dire qu'on ne peut pas savoir avec une certitude absolue, le lien entre ce changement de perfusion et le décès...
D'autre part, l'histoire a montré que les infirmières n'agissent pas non plus toujours sur ordre des médecins - surtout dans ces cas. C'est la raison de certains procès contre elles en cas d'euthanasie active.



Revenir en haut Aller en bas
http://site.christophore.com/
Chrysostome



Masculin Messages : 28036
Inscription : 01/11/2008

MessageSujet: Re: L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)   Mar 23 Aoû 2011, 21:51

Le secret des militants de l'euthanasie

Lu sur Agoravox à propos des euthanasies du Dr Bonnemaison :

"Le plus inquiétant dans cette affaire ne sont pas les actes isolés du docteur Bonnemaison, quand bien même ils seraient criminels… Le plus inquiétant, c’est l’indéfectible soutien dont bénéficie aujourd’hui le médecin-urgentiste. Des dizaines de milliers d’anonymes levés en masse, défendant corps et âme un médecin dont ils ne connaissent rien, à peine la réalité des actes qui lui sont reprochés. Peu importe !... Ils se sont levés comme un seul homme, magnétisés parle nouveau mot d’ordre : euthanasie ! Euthanasie… euthanasie… euthanasie… C’est devenu un mot magique aujourd’hui… Presque une incantation, comme une prière qui effacerait tout : la souffrance des mourants, celle de ceux qui restent et peut-être même la réalité de la Mort…

Les militants de l’euthanasie partagent tous le même secret. Un secret qu’ils avouent à mots couverts quand une affaire d’euthanasie comme celle de Bayonne délient les langues. Les témoignages et les messages d’amitié postés au Docteur Bonnemaison racontent tous la même histoire : celle d’une mort ratée qui continue à hanter les vivants. Le fantôme d’une mère mal morte, un père dont le râle de l’agonie les empêche toujours de dormir, un fils dont on soupçonne qu’il se retourne encore dans son cercueil… Tous ont un compte à régler avec la Mort. Et tous, d’une manière ou d’une autre, sont rongés par la culpabilité.

Culpabilité de s’être défilé face à la Mort qui vient, de n’avoir pas été à la hauteur, de n’avoir pas su trouver les mots pour parler au mourant, de n’avoir pas eu le Courage d’aider l’autre à mourir. Aider quelqu’un à mourir ne consiste pas à le tuer mais à faire un bout de chemin avec lui dans le Noir, trouver les mots ou les caresses qui apaisent, le regarder en face, lui pardonner, car très souvent c’est le Pardon que réclament, sans oser le demander, ceux qui n’arrivent pas à mourir. Aider un être à mourir demande beaucoup d’Amour, de la Joie et de l’Espérance. Et de tout cela, très souvent, nous manquons. Au lieu d’avouer la détresse et l’effroi dans lesquels nous plonge la venue de la Mort, au lieu d’oser demander de l’aide, on se tait, on ne parle que des souffrances insupportables du mourant, de l’indignité de son état, de l’acharnement thérapeutique du médecin.

On se laisse persuader que l’euthanasie est un problème strictement médical alors que c’est un problème de société, ce que nous savons, tous, au fond de nous. Exactement comme personne ne souhaite voir les décharges immenses où s’accumulent nos monceaux d’ordures ou la pollution que génère notre terrible société, nous ne voulons pas voir les corps de nos parents rongés par le cancer, nos grands-parents dégénérescents et tous ces gens âgés abandonnés dont plus personne ne veut. Et on voudrait que tout cela disparaisse vite et bien, sans un cri, sans un mot, afin que rien ne vienne troubler la fiction sur laquelle repose notre petite existence. Bien que les héros de l’euthanasie tentent de nous persuader du contraire, on ne tue pas ses parents par amour, on ne tue pas son enfant par amour, on les tue parce qu’il leur en manque et qu’il arrive un instant où, épuisé, esseulé, on ne peut leur en donner plus. [...]

Pourquoi Marie Humbert n’a-t-elle jamais trouvé la Paix si en euthanasiant son fils elle accomplissait ce qui lui semblait juste en son âme et conscience ? Après qu’elle eut bénéficié d’un non-lieu, elle clamait sur toutes les chaînes de T.V : « On a trahi mon fils ! ». Que voulait-elle de plus ? Son fils était mort comme il le souhaitait et elle-même bénéficiait de la clémence de la justice. La vérité est que comme tous les militants de l’euthanasie, Marie Humbert aurait souhaité être absoute de son geste, être libérée de sa culpabilité. Tous les militants espèrent qu’à travers une loi, l’Etat — érigé en Dieu — va les laver de leur « faute ».

Contre l'euthanasie, signez notre pétition.

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/
Revenir en haut Aller en bas
 
L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» L’euthanasie active? (Christophe Barbier - L'Express.fr)
» Euthanasie active : proposition de Loi AUJOURD'HUI !
» Christophe Barbier sur la réforme : la médiocrité partagée
» [Maitre Eolas]Rions un peu grâce à Christophe Barbier
» l'Euthanasie.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE :: Théologie catholique ╬-
Sauter vers: