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 La place de la Chine, son comportement international : bilan 2010

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Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: La place de la Chine, son comportement international : bilan 2010   Jeu 30 Déc 2010, 09:58

Une Chine plus puissante, plus isolée et inflexible aussi



Les Premier ministre Wen Jiabao et président chinois Hu Jintao le 14 mars 2010 à Pékin
© AFP/Archives Liu Jin
PEKIN (AFP) - Devenue cette année deuxième économie mondiale et de plus
en plus sollicitée dans la gouvernance de la planète, la Chine est
souvent apparue en revanche inflexible et isolée dans les domaines
diplomatique et politique, comme pour la saga autour du Nobel de la
paix.

Et alors que son poids n'a fait que croître, ses
relations avec les autres puissances se sont compliquées et pourraient,
selon les experts, se tendre davantage en 2011 à l'heure où la tentation
d'un repli idéologique apparaît à Pékin.

Après avoir avalé la
France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne grâce à une croissance
d'environ 10%, la Chine a détrôné cette année le Japon à la place de 2e
économie mondiale.

Sa voix a été de plus en plus sollicitée dans
les affaires mondiales, notamment au sein du G20. La faiblesse supposée
de sa monnaie a accaparé des sommets internationaux, ses décisions de
politique monétaire ont fait trembler les grandes places boursières, le
pétrole et l'or.

"La Chine a maintenant une économie bien plus
grande, et les décisions qu'elle prend ont des répercussions sur toute
la planète", constate Tom Orlik, analyste à Pékin chez Stone &
McCarthy Research Associates.

Le plenum du Parti communiste en
octobre a confirmé que la succession du président Hu Jintao avançait,
avec la mise sur orbite de son très probable successeur, Xi Jinping.
Mais dans le huis clos du Comité central, les voix appelant à des
réformes politiques ont été de plus en plus fortes.


Portrait géant de Liu Xiaobo exposé le 9 décembre 2010 à l'Institut Nobel à Oslo
© AFP/Archives Odd Andersen
C'est dans ce contexte que l'octroi du Nobel de la paix au dissident emprisonné Liu Xiaobo a été intolérable pour Pékin.

Et
le fossé s'est creusé avec ce prix, vilipendé par la Chine alors qu'une
chaise vide, désastreuse pour son image, représentait à la cérémonie
d'Oslo le lauréat emprisonné.

Sans retenue et sans complexe,
Pékin a utilisé la censure, les invectives, les menaces et les
pressions, donnant à la communauté internationale l'image d'une Chine
intraitable, inflexible.

"Les réactions des autorités chinoises
(...) n'ont fait que renforcer un sentiment de méfiance croissant face à
Pékin", estime Valérie Niquet, directeur du Centre Asie à l'Ifri.

L'Occident est "plus inquiet face à une Chine qui semble choisir le repli idéologique et l'affirmation nationaliste", dit-elle.

Sur
le plan diplomatique, l'année a été marquée pour la Chine par "des
revers dans ses relations avec la majorité des autres puissances",
estime Jonathan Holslag, à l'Institut de recherche sur la Chine
contemporaine de Bruxelles (BICCS).

"Les difficultés avec les
Etats-Unis montrent qu'il y a des fossés dans les intérêts et les
attentes qui pourraient ne pas être comblés", ajoute-t-il, "la Chine
n'aime pas la prédominance américaine en Asie de l'Est".

L'année a vu "une marginalisation de la Chine sur la scène internationale et tout particulièrement en Asie", estime Mme Niquet.

Alors
que Pékin s'abstenait, en dépit des pressions internationales, de
condamner son allié nord-coréen pour ses bombardements d'une île du Sud,
"on a constaté un resserrement des liens stratégiques entre le Japon,
la Corée du Sud et les Etats-Unis".

"Les coups de canon sur la
péninsule coréenne ont beaucoup desservi la Chine", note aussi Hu
Xingdou, à l'Université de Technologie de Pékin.

"Contrairement à
l'an dernier où la Chine a été très applaudie pour son rôle face à la
crise financière, elle a été beaucoup critiquée cette année au sujet de
la crise coréenne", dit-il.

Pour 2011, beaucoup d'analystes prévoient, comme M. Holslag, que "les relations avec l'Occident vont continuer d'être aigres".

"Il
n'y a tout simplement pas beaucoup d'espace pour les compromis",
dit-il: "il y a un nombre croissant de responsables (chinois) qui
croient que la Chine doit être ferme sur ses positions".

Même si, au sommet, "les dirigeants sont parfaitement conscients que la Chine a besoin du reste de la planète".

http://www.romandie.com/afp/francais/journal/mon/101230083159.q7eiseuk.asp

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