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 Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres

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fredsinam



Messages : 3919
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MessageSujet: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Lun 10 Mai 2010, 01:14

Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres


http://www.sacristains.fr/2010/03/30/vive-le-celibat-des-pretres-12-six-idees-fausses/
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spidle33



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Inscription : 24/03/2006

MessageSujet: Re: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Lun 10 Mai 2010, 09:19

Merci pour ce très bon article.
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http://le-rdv-des-saints.over-blog.com/
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MessageSujet: Re: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Lun 10 Mai 2010, 10:36

très intéressant, il faudra que je prenne le temps de le lire en détail.
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Atomic



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Inscription : 30/07/2007

MessageSujet: Re: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Lun 10 Mai 2010, 19:11

fredsinam a écrit:
Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres


http://www.sacristains.fr/2010/03/30/vive-le-celibat-des-pretres-12-six-idees-fausses/


Merci d'avoir posté ce lien très instructif, je ne connaissais pas avant d'avoir lu.
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Valtortiste91



Masculin Messages : 5054
Inscription : 15/05/2006

MessageSujet: Re: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Mar 11 Mai 2010, 07:58

Moi de même : très intéressant, je vais le mettre en lien sur mon site.
Merci
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http://www.maria-valtorta.org
Oculus



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MessageSujet: Re: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Mer 12 Mai 2010, 22:59

Fred, vous avez lancé ce fil dans le but de m'attirer dans une discussion sur le célibat des prêtres et dans le rôle de celui qui prêche contre.
Vous n'avez rien compris à la VRAIE problématique :
je récuse la Logique qui voudrait qu'on n'ait le choix exclusivement qu'entre :
1) Un Abandon Total du célibat pour les prêtres
2) ou bien son Imposition à tous les prêtres
cette logique est absolument artificielle et fausse , n'existe même pas actuellement dans l'Eglise Romaine et n'a jamais existé !
je récuse l'obligation de conformation à l'idée qu'on se fait de la personne du Christ
pour le prêtre . d'abord parceque le Christ est chacun et chacune d'entre nous .
et que ce n'est pas parceque il s'est incarné dans un mâle juif circoncis réputé célibataire et mort sur une croix à l'âge de 33 ans que cela imposerait à tous l'imitation de chacune de ces caractéristiques historiquement caractérisées : c'est hautement absurde.
Jésus est Inimitable, éternel , et d'une diversité universelle , personne ne peut prétendre
l'incarner en imitant des caractéristiques contingentes et uniques qui ne se reproduiront jamais. Personne ne se rapproche de lui en s'infligeant de grandes souffrances.
parcequ'il ne s'est jamais infligé à lui même de grandes souffrances !
la Croix est l'acceptation de souffrances infligées par d'autres pour être fidèle juqu'au bout à sa mission . Marre de l'imitation de jésus-Christ et de sa spiritualité mortifère de flagellant ,de cilice, de jeunes et de macérations, marre de l'ascétisme morbide qui ne mène nulle part . personne ne devient saint en recherchant à s'infliger des souffrances.
le Christianisme n'est pas un MASOCHISME de la croix , il est une LIBERATION et une REDEMPTION par la croix , c'est le jour et la nuit !
personne ne l'incarne mieux parcequ'il a 33 ans , ou qu'il est circoncis !!!
ou qu'il est juif et charpentier ou tailleur de pierres, ou que sa mère s'appelle myriam et son père Iosseph ! ou que ses frères et ses soeurs le suivent partout et le cherchent sans arrêt en disant qu'il a perdu la raison !
le Prêtre ne doit pas incarner le Christ , le prêtre doit incarner la Divine Trinité , il doit incarner le Père et l' Esprit tout autant sinon plus que le Fils .
Jésus a dit dans saint jean :" C'est votre intérêt que je vous quitte , car si je ne pars pas,
le Paraclet -défenseur ne viendra pas à vous "
La personne de la trinité qui est prépondérante dans la vie de l' Eglise depuis son ascension et que nous fêtons demain , c'est l'Esprit Saint .
à la pentecôte , il y a une Infinité de charismes répandus individuellement selon le génie de chacun , Il n'y a pas qu'un seul Charisme de célibat qui serait la condition unique
pour présider à l'eucharistie ,qui est une pentecôte toujours renouvelée par l'épiclèse ,
et qui n'est consacrée au Christ que par l'Esprit Saint .
personne ne peut refléter la diversité des dons et de charismes répandus par l'esprit
en en reflétant qu' un seul qui serait par nature supérieur à tous les autres .
par ailleurs le célibat , comme le mariage n'est qu' un moyen , et comme le mariage , ce moyen ne garantit rien . On peut être célibataire et ne pas consacrer davantage de son temps au christ qu'un fonctionnaire à son emploi du temps et s'en moquer par ailleurs.
On peut être célibataire et soumis à tous les vices et péchés capitaux , ça n'empêche rien , ça ne met à l'abri de rien . Tous les célibataires malgré eux , si nombreux dans la société
en témoignent journellement .
Par ailleurs le célibat sacerdotal tel qu'il est vécu dans le psychisme est un processus dynamique qui doit être alimenté quotidiennement , ce n'est nullement une passivité .
et les qualités psychologiques qu'ont ceux qui y réussissent sont non pas l'obéissance
aveugle et passive , mais bien plus l'indépendance d'esprit et l'originalité .
ce qui fait que sélectionnés sur le conformisme et la conformité , bien peu se retrouvent armés pour le réussir !
l'imposition à tous de la même règle du célibat est fondamentalement un ABUS de POUVOIR .
C'est un abus de pouvoir de Rome envers les évêques .
Il est du ressort de la dignité épiscopale depuis l'institution apostolique de choisir ses collaborateurs en toute liberté et sans aucune interférence de la part de quiconque
dans la tâche de discernement des charismes et de repérage des besoins des communautés .
Il est de l'obligation de l'évêque de fournir la parole de Dieu et les sacrements aux fidèles en premier , ainsi que le stipule le Droit Canon depuis toujours .
C'est un Abus de pouvoir de la part de l'évêque de faire passer un charisme contingent
et nullement éssentiel avant son obligation de nourrir son troupeau .
C'est un Abus de Pouvoir de choisir des jeunes immatures et de grande générosité
sans leur faire voir les souffrances inévitables que le choix du célibat entrainera
et leur donner les armes de les surmonter .
Et C'est PARCEQUE c'est encore un abus de Pouvoir que le célibat porte
plus fréquemment à l'abus de pouvoir que constitue l'abus sexuel sur des mineurs quand les
malheureux prêtres qui s'en rendent coupables ont eux mêmes été abusés sexuellement .
Vous pouvez prendre les Chiffres du John jay College of criminal justice au:
http://www.bishop-accountability.org/AtAGlance/data.htm
vous y trouverez 5600 prêtres/110 000 incriminés entre 1958 et 2000 soit 5%
mais vous y trouverez aussi 39 diacres permanents mariés sur 25 000 soit 0.2%
donc vous avez 25 fois moins de problèmes de pédophilie chez les diacres permanents mariés que chez les prêtres célibataires dans l'eglise catholique étatsunienne.
déduisez -en ce que vous voulez ... mais au moins soyez conscients des problèmes et
laissez une porte ouverte dans l'Eglise à l'ordination d'hommes mariés . personne ne demande davantage et personne ne demande la disparition du célibat dont l'histoire des églises orientales montre amplement qu'il a toujours été choisi par de nombreux prêtres quand ceux-ci en avaient le choix et que loin de disparaitre, il se porte à ravir .
Quant à mon opinion , elle est fondamentalement POUR le maintien du célibat , A CONDITION
qu'il soit effectivement VECU et RESPECTE ; Sinon on devient un repère d'hypocrites
et de pharisiens aussi purs en apparence que des sépulcres blanchis .
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MessageSujet: Re: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Mer 12 Mai 2010, 23:10

Citation :
l'imposition à tous de la même règle du célibat est fondamentalement un ABUS de POUVOIR .
Non, ce n'est absolument pas un abus de pouvoir.
Personne ne vous mets à aucun moment un couteau sous la gorge pour vous forcer à devenir prêtre catholique romain avec serment d'eunuques à la clef.

C'est simplement une co.nnerie.

Citation :
et de sa spiritualité mortifère de flagellant ,de cilice, de jeunes et de macérations, marre de l'ascétisme morbide
Ouah. Oui tu as raison, il faut que tu fasses une pause.
Je te donne l'autorisation de t'enfuir de ton monastère.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Jeu 13 Mai 2010, 07:56

nilamitp a écrit:

Citation :
et de sa spiritualité mortifère de flagellant ,de cilice, de jeunes et de macérations, marre de l'ascétisme morbide
Ouah. Oui tu as raison, il faut que tu fasses une pause.
Je te donne l'autorisation de t'enfuir de ton monastère.

Effectivement ! Oculus connait le catholicisme par "Le nom de la rose" et le 'Da vinci code" !!

_________________
Arnaud
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Oculus



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MessageSujet: Re: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Jeu 13 Mai 2010, 13:25

pas sûr que ça ne soit pas d'actualité , vous êtes à coté de la plaque :

http://www.opusdei.fr/art.php?p=15490

http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/la-mortification-une-demarche-a-haut-risque-29-01-2010-2589_16.php

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2701105_oder

http://www.dailymotion.com/video/xc0xc6_comprendre-la-mortification_webcam
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Jeu 13 Mai 2010, 14:01

Oculus a écrit:
pas sûr que ça ne soit pas d'actualité , vous êtes à coté de la plaque :

http://www.opusdei.fr/art.php?p=15490

http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/la-mortification-une-demarche-a-haut-risque-29-01-2010-2589_16.php

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2701105_oder

http://www.dailymotion.com/video/xc0xc6_comprendre-la-mortification_webcam

Comme le le corbeau dans Dumbo l'éléphant volant : "On trouve tout dans le monde ! Y compris des lézard en pyjama. Mais jamain, jamain, je n'ai vu d'éléphant volant".

Autrement dit, on trouve même des Oculus qui confonde le sacrifice lié à l'amour et le morbide ! Mr.Red

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Arnaud
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fredsinam



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MessageSujet: Re: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Jeu 13 Mai 2010, 16:25

Oculus a écrit:
je récuse l'obligation de conformation à l'idée qu'on se fait de la personne du Christ
pour le prêtre . d'abord parceque le Christ est chacun et chacune d'entre nous .
et que ce n'est pas parceque il s'est incarné dans un mâle juif circoncis réputé célibataire et mort sur une croix à l'âge de 33 ans que cela imposerait à tous l'imitation de chacune de ces caractéristiques historiquement caractérisées : c'est hautement absurde.
Jésus est Inimitable, éternel , et d'une diversité universelle , personne ne peut prétendre
l'incarner en imitant des caractéristiques contingentes et uniques qui ne se reproduiront jamais.

Cher Oculus , L'Eglise par le Vatican II a bien résolu cette question l'imitation de jésus (ce qu'on appelle la sainteté ) est une invitation à chaque chrétien mais elle se fait différemment selon deux formes complémentaire mais distinct .:
Citation :
« Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, s'ils diffèrent essentiellement et non pas seulement en degré, sont cependant ordonnés l'un à l'autre puisque l'un comme l'autre participe à sa façon de l'unique sacerdoce du Christ (2). Grâce au pouvoir sacré dont il est investi, le prêtre, ministre du Christ, instruit et gouverne le peuple sacerdotal, accomplit, en qualité de représentant du Christ, le sacrifice eucharistique et l'offre à Dieu au nom de tout le peuple ».
Citation :
Personne ne se rapproche de lui en s'infligeant de grandes souffrances. parcequ'il ne s'est jamais infligé à lui même de grandes souffrances !
Certes le Christ a subi la croix mais il y est allé aussi librement .On ne peut donc pas dire qu'il l'a simplement subit . Si non que dire alors des personne comme Saint Francois d'Assise,Padre Pio ou Marthe Robin qui n'ont certes pas voulu les souffrances qu'ils portaient dans leur corps mais que Dieu leur a donné et qu'au fur à mesure ils se sont mis à désirer pour participer à la passion du Christ. Vous ne pouvez donc pas évacuer une tradition de plusieurs siècle , des saints qui se sont toujours infligé des souffrance dans l'humilité pour participer à la croix du Christ en disant que c'est une fausse compréhension du mystère de la passion du Christ .
Citation :
Marre de l'imitation de jésus-Christ et de sa spiritualité mortifère de flagellant ,de cilice, de jeunes et de macérations, marre de l'ascétisme morbide qui ne mène nulle part . personne ne devient saint en recherchant à s'infliger des souffrances.
Voilà un poème de Ste Thérèse de Lisieux que je te rappelle se flagelle aussi :
Citation :
Il est des âmes sur la terre Qui cherchent en vain le bonheur Mais pour moi, c'est tout le contraire La joie se trouve dans mon coeur Cette joie n'est pas éphémère Je la possède sans retour Comme une rose printanière Elle me sourit chaque jour. Vraiment je suis par trop heureuse, Je fais toujours ma volonté... Pourrais-je n'être pas joyeuse et ne pas montrer ma gaieté ?... Ma joie, c'est d'aimer la souffrance, Je souris en versant des pleurs J'accepte avec reconnaissance Les épines mêlées aux fleurs. Lorsque le Ciel bleu devient sombre Et qu'il semble me délaisser, Ma joie, c'est de rester dans l'ombre De me cacher, de m'abaisser. Ma joie, c'est la Volonté Sainte De Jésus mon unique amour Ainsi je vis sans nulle crainte J'aime autant la nuit que le jour. Ma joie, c'est de rester petite Aussi quand je tombe en chemin Je puis me relever bien vite Et Jésus me prend par la main Alors le comblant de caresses Je Lui dis qu'Il est tout pour moi Et je redouble de tendresses Lorsqu'Il se dérobe à ma foi. Si parfois je verse des larmes Ma joie, c'est de les bien cacher Oh ! que la souffrance a de charmes Quand de fleurs on sait la voiler ! Je veux bien souffrir sans le dire Pour que Jésus soit consolé Ma joie, c'est de le voir sourire Lorsque mon coeur est exilé... Ma joie, c'est de lutter sans cesse Afin d'enfanter des élus. C'est le coeur brûlant de tendresse De souvent redire à Jésus : "Pour toi, mon Divin petit Frère" Je suis heureuse de souffrir" Ma seule joie sur cette terre" C'est de pouvoir te réjouir." Longtemps encore je veux bien vivre" Seigneur, si c'est là ton désir" Dans le Ciel je voudrais te suivre" Si cela te faisait plaisir." L'amour, ce feu de la Patrie" Ne cesse de me consumer" Que me font la mort ou la vie ?" Jésus, ma joie, c'est de t'aimer !" Poésie 45 Sainte Thérèse de Lisieux
Je pourrais trouver des texte encore plus explicite des saint qui prouvent que vous n'avez rien compris au mystère de la souffrance .Donc je ne peux que vous conseiller un peu d'humilité devant un mystère qui nous dépasse .
Citation :
par ailleurs le célibat , comme le mariage n'est qu' un moyen , et comme le mariage , ce moyen ne garantit rien . On peut être célibataire et ne pas consacrer davantage de son temps au christ qu'un fonctionnaire à son emploi du temps et s'en moquer par ailleurs.On peut être célibataire et soumis à tous les vices et péchés capitaux , ça n'empêche rien , ça ne met à l'abri de rien . Tous les célibataires malgré eux , si nombreux dans la société en témoignent journellement .
Tout à fait d'accord avec vous
Citation :
l'imposition à tous de la même règle du célibat est fondamentalement un ABUS de POUVOIR .
L'Église impose le célibat seulement à ses ministre destiné à la prêtrise et cela àpres 7ans de réflexion .Mais parmi ces ministres ordonné il y a aussi les diacres qui sont mariés
Citation :
C'est un Abus de pouvoir de la part de l'évêque de faire passer un charisme contingent et nullement éssentiel avant son obligation de nourrir son troupeau .
Vous n'avez aucun charisme pour estimer les charismes nécessaire pour être prêtre .Par ailleurs l'Eglise a été nourris durant plus de 10 siècles par des bergers célibataire .Alors la question qu'on devrait p-e se demande aujourd'hui c'est pourquoi cela devient difficile actuellement et que dans le même cas plus d'un mariage sur deux termine par un divorce
Citation :
C'est un Abus de Pouvoir de choisir des jeunes immatures et de grande générosité sans leur faire voir les souffrances inévitables que le choix du célibat entrainera et leur donner les armes de les surmonter .
Vous devrez p-e aussi conseiller à des centaines d'ordre religieux de refuser les jeunes car ils sont immature pour vivre le célibat mais rappelez vous que par de tels pratiques on n'aurais jamais eu une sainte comme Sainte Therese de Lisieux . Par ailleurs Le plus jeune des disciple du Christ ,le plus saint et le plus fidèle fut le plus jeûne et demeura célibataire :Saint JEAN fils de zébédée .
Citation :
Quant à mon opinion , elle est fondamentalement POUR le maintien du célibat , A CONDITION qu'il soit effectivement VECU et RESPECTE ; Sinon on devient un repère d'hypocrites et de pharisiens aussi purs en apparence que des sépulcres blanchis .
Si l'Église ré-autorise le mariage des prêtre ma confiance envers l'Eglise ne changera rien mais on est en droit de se demander si l’acceptation dans l’Église latine d’un clergé marié ne serait pas plus une régression qu’un progrès.
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Oculus



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MessageSujet: Re: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Dim 16 Mai 2010, 12:44

Citation :
Cette parole semble dure à plusieurs: Renoncez à vous-mêmes, prenez votre Croix, et suivez Jésus.
Mais il sera bien plus dur, au dernier jour, d'entendre cette parole: Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel !
Ceux qui écoutent maintenant volontiers la parole qui commande de porter la Croix, et qui y obéissent, ne craindront point alors d'entendre l'arrêt d'une éternelle condamnation.
Ce signe de la Croix sera dans le Ciel lorsque le Seigneur viendra pour juger.
Alors tous les disciples de la Croix, qui auront imité pendant leur vie Jésus crucifié, s'approcheront avec une grande confiance de Jésus-Christ juge.
Pourquoi donc craignez-vous de porter la Croix, par laquelle on arrive au royaume du ciel ?
Dans la Croix est le salut, dans la Croix la vie, dans la Croix la protection contre nos ennemis.
C'est de la Croix que découlent les suavités célestes.
Dans la Croix est la force de l'âme; dans la Croix la joie de l'esprit, la consommation de la vertu, la perfection de la sainteté.
Il n'y a de salut pour l'âme et d'espérance de vie éternelle, que dans la Croix.
Prenez donc votre Croix et suivez Jésus, et vous parviendrez à l'éternelle félicité.
Il vous a précédé portant sa Croix et il est mort pour vous sur la Croix afin que vous aussi vous portiez votre Croix, et que vous aspiriez à mourir sur la Croix.
Car si vous mourez avec lui, vous vivrez aussi avec lui; et si vous partagez ses souffrances, vous partagerez sa gloire.
Ainsi tout est dans la Croix, et tout consiste à mourir. Il n'est point d'autre voie qui conduise à la vie et à la véritable paix du coeur que la voie de la Croix et d'une mortification continuelle.
Allez où vous voudrez, cherchez tout ce que vous voudrez, vous ne trouverez pas au-dessus une voie plus élevée, au-dessous une voie plus sûre que la voie de la sainte Croix.
Disposez de tout selon vos vues, réglez tout selon vos désirs, et toujours vous trouverez qu'il vous faut souffrir quelque chose, que vous le vouliez ou non; et ainsi vous trouverez toujours la Croix.
Car, ou vous sentirez de la douleur dans le corps, ou vous éprouverez de l'amertume dans l'âme.
Tantôt vous serez délaissé de Dieu, tantôt exercé par le prochain, et, ce qui est plus encore, vous serez souvent à charge à vous-même.
Vous ne trouverez à vos peines aucun remède, aucun soulagement; mais il vous faudra souffrir aussi longtemps que Dieu le voudra.
Car Dieu veut que vous appreniez à souffrir sans consolations et que vous vous soumettiez à lui sans réserve, et que vous deveniez plus humble par la tribulation.
Nul n'a si avant dans son coeur la passion de Jésus-Christ que celui qui a souffert quelque chose de semblable.
La Croix est donc toujours préparée; elle vous attend partout.
Vous ne pouvez la fuir, quelque part que vous alliez; puisque partout où vous irez, vous vous porterez et vous trouverez toujours vous-même.
Elevez-vous, abaissez-vous, sortez de vous-même, rentrez-y; toujours vous trouverez la Croix; et il faut que partout vous preniez patience, si vous voulez la paix intérieure et mériter la couronne immortelle.
Si vous portez de bon coeur la Croix, elle-même vous portera et vous conduira au terme désiré, où vous cesserez de souffrir; mais ce ne sera pas en ce monde.
Si vous la portez à regret, vous en augmentez le poids, vous rendez votre fardeau plus dur, et cependant il vous faut la porter.
Si vous rejetez une Croix, vous en trouverez certainement une autre, et peut-être plus pesante.
Croyez-vous échapper à ce que nul homme n'a pu éviter ? Quel saint a été dans ce monde sans croix et sans tribulation ?
Jésus-Christ lui-même, Notre-Seigneur, n'a pas été une seule heure dans toute sa vie sans éprouver quelque souffrance: Il fallait, dit-il, que le Christ souffrît, et qu'il ressuscitât d'entre les morts, et qu'il entrât ainsi dans sa gloire.
Comment donc cherchez-vous une autre voie que la voie royale de la sainte Croix ?
Toute la vie de Jésus-Christ n'a été qu'une croix et un long martyre, et vous cherchez le repos et la joie !
Vous vous trompez, n'en doutez pas; vous vous trompez lamentablement si vous cherchez autre chose que les afflictions à souffrir; car toute cette vie mortelle est pleine de misères et environnée de croix.
Et plus un homme aura fait de progrès dans les voies spirituelles, plus ses croix souvent seront pesantes, parce que l'amour lui rend son exil plus douloureux.
Cependant celui que Dieu éprouve par tant de peines n'est pas sans consolations qui les adoucissent, parce qu'il sent s'accroître les fruits de sa patience à porter sa Croix.
Car, lorsqu'il s'incline volontairement sous elle, l'affliction qui l'accablait se change toute entière en une douce confiance qui le console.
Et plus la chair est affligée, brisée, plus l'esprit est fortifié intérieurement par la grâce.
Quelquefois même le désir de souffrir pour être conforme à Jésus crucifié lui inspire tant de force, qu'il ne voudrait pas être exempt de tribulations et de douleur, parce qu'il se croit d'autant plus agréable à Dieu, qu'il souffre pour lui davantage.
Ce n'est point là la vertu de l'homme, mais la grâce de Jésus-Christ, qui opère puissamment dans une chair infirme, que tout ce qu'elle abhorre et fuit naturellement, elle l'embrasse et l'aime par la ferveur de l'esprit.
Il n'est pas selon l'homme de porter la Croix, d'aimer la Croix, de châtier le corps, de le réduire en servitude, de fuir les honneurs, de souffrir volontiers les outrages, de se mépriser soi-même et de souhaiter d'être méprisé, de supporter les afflictions et les pertes, et de ne désirer aucune prospérité dans ce monde.
Si vous ne regardez que vous, vous ne pouvez rien de tout cela.
Mais si vous vous confiez dans le Seigneur, la force vous sera donnée d'en haut et vous aurez pouvoir sur la chair et le monde.
Vous ne craindrez pas même le démon, votre ennemi, si vous êtes armé de la foi et marqué de la Croix de Jésus-Christ.
Disposez-vous donc, comme un bon et fidèle serviteur de Jésus-Christ, à porter courageusement la Croix de votre Maître, crucifié par amour pour vous.
Préparez-vous à souffrir mille adversités, mille traverses dans cette misérable vie; car voilà partout ce qui vous attend, ce que vous trouverez partout, en quelque lieu que vous vous cachiez.
Il faut qu'il en soit ainsi, et à cette foule de maux et de douleurs il n'y a d'autre remède que de vous supporter vous-même.
Buvez avec joie le calice du Sauveur, si son amour vous est cher et si vous désirez avoir part à sa gloire.
Laissez Dieu disposer de ses consolations; qu'il les répande comme il lui plaira.
Pour vous, choisissez les souffrances et regardez-les comme des consolations d'un grand prix, car toutes les souffrances du temps n'ont aucune proportion avec la gloire future, et ne sauraient vous la mériter, quand seul vous les supporteriez toutes.
Lorsque vous en serez venu à trouver la souffrance douce et à l'aimer pour Jésus-Christ, alors estimez-vous heureux, parce que vous avez trouvé le paradis sur la terre.
Mais, tandis que la souffrance vous sera amère et que vous la fuirez, vous vivrez dans le trouble, et la tribulation que vous fuirez vous suivra partout.
Si vous vous appliquez à être ce que vous devez être, à souffrir et à mourir, bientôt vos peines s'évanouiront et vous aurez la paix.
Quand vous auriez été ravi, avec Paul, jusqu'au troisième ciel, vous ne seriez pas pour cela assuré de ne rien souffrir. Je lui montrerai, dit Jésus, combien il faut qu'il souffre pour mon nom.
Il ne vous reste donc qu'à souffrir, si vous voulez aimer Jésus et le servir constamment.
Plût à Dieu que vous fussiez digne de souffrir quelque chose pour le nom de Jésus ! Quelle gloire vous serait réservée ! Quelle joie parmi tous les saints ! Quelle édification pour le prochain !
Car tous recommandent la patience, quoique peu cependant veuillent souffrir.
Avec quelle joie vous devriez souffrir quelque chose pour Jésus, lorsque tant d'autres souffrent beaucoup plus pour le monde !
Sachez et croyez fermement que votre vie doit être une mort continuelle, et que plus on meurt à soi-même, plus on commence à vivre pour Dieu.
Nul n'est propre à comprendre les choses du ciel, s'il ne se soumet à supporter les adversités pour Jésus-Christ.
Rien n'est plus agréable à Dieu, rien ne vous est plus salutaire en ce monde, que de souffrir avec joie pour Jésus-Christ; et si vous aviez à choisir, vous devriez plutôt souhaiter d'être affligé pour lui que d'être comblé de consolations, parce que vous seriez alors plus semblable à Jésus-Christ et plus conforme à tous les saints.
Car notre mérite et notre progrès dans la perfection ne consistent point dans la douceur et l'abondance des consolations, mais plutôt dans la force de supporter de grandes tribulations et de pesantes épreuves.
S'il y avait eu pour l'homme quelque chose de meilleur et de plus utile que de souffrir, Jésus-Christ nous l'aurait appris par ses paroles et par son exemple.
Or, manifestement, il exhorte à porter sa Croix, et les disciples qui le suivaient, et tous ceux qui voudraient le suivre, disant: Si quelqu'un veut marcher sur mes pas, qu'il renonce à soi-même, qu'il porte sa Croix, et qu'il me suive.
Après donc avoir tout lu, tout examiné, concluons enfin qu'il nous faut

Citation :
Matthieu 11.25. En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux enfants.

26 Oui, Père, je te loue de ce que tel a été ton bienveillant dessein.

27 Tout m’a été remis par mon Père, et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père, personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est aisé, et mon fardeau léger.


Citation :
1. CE QU'EST LA DIVINE TÉNEBRE

Trinité suressentielle qui es au-delà du divin, au-delà du Bien, Toi qui gardes les chrétiens dans la connaissance des choses divines, conduis-nous, par-delà l'inconnaissance, vers les très hautes et très lumineuses cimes des écritures mystérieuses. Là se trouvent voilés les simples, insolubles et immuables mystères de la théologie, dans la translumineuse Ténèbre du Silence, où l'on est initié aux secrets de cette radieuse et resplendissante Ténèbre, en sa totale obscurité, absolument intangible et invisible, Ténèbre qui comble d'indicibles splendeurs les intelligences qui savent clore leurs yeux. Telle est donc ma prière. Quant à toi, mon cher Timothée, exerce-toi sans relâche aux contemplations mystiques, abandonne toutes sensations et jusqu'aux spéculations de l'intelligence, laisse tout le sensible, tout l'intelligible, tout l'être et le non-être; ainsi, autant que tu en es capable, tu seras surélevé par la voie de l'inconnaissance jusqu'à ne plus faire qu'un avec Celui qui est au-delà de toute essence et de toute connaissance. En effet, c'est par la sortie de toi-même et de tout, - extase totale et irrésistible - que tu seras emporté vers la Suressentielle splendeur de la Ténèbre divine, étant affranchi et dépouillé de tout. Mais fais bien attention à ce que personne, parmi les non-initiés, ne t'entende. Je veux parler de ceux qui se laissent entraver par les êtres, et qui s'imaginent que rien de suressentiel puisse exister au-delà de ceux-ci, mais qui pensent pouvoir atteindre par leur propre connaissance, à Celui qui a pris la Ténèbre pour retraite. Or, si l'initiation aux mystères divins dépasse ces gens-là, que dire alors des plus profanes ? De ceux qui cherchent à définir la cause transcendante de toutes choses par les réalités les plus viles, qui affirment que celle-ci n'est en rien supérieure à ces formes multiples et profanes qu'ils en façonnent ? Au lieu qu'il faudrait attribuer à cette Cause et affirmer d'elle tout ce qui se dit des êtres puisqu'elle est la Cause de tous; et, a fortiori, le nier, puisqu'elle est au-delà de tout. Et qu'on n'aille point croire que les négations vont à l'encontre des affirmations mais que, de beaucoup première et transcendante à toute privation, elle s'élève au-dessus de toute négation et affirmation. C'est bien en ce sens que le divin Barthélemy disait que la théologie est à la fois développée et brève, l'évangile spacieux et grand, mais néanmoins concis. C'est là, me semble-t-il, une réflexion remarquable car, si l'on ne peut tarir un discours au sujet de la Cause bienfaisante de tout ce qui existe, on peut aussi bien l'exprimer brièvement et même n'en rien dire du tout elle n'a en effet ni parole ni pensée, elle transcende de manière suressentielle tout le créé et ne se manifeste véritablement et sans voile qu'à ceux-là seuls qui franchissent tout ce qui est pur et impur, qui dépassent toutes les plus hautes et plus saintes ascensions, qui abandonnent toutes les lumières divines, et les sons et les paroles du ciel, pour pénétrer dans la Ténèbre de Celui qui est réellement, selon les écritures, l'au-delà de tout. Ce n'est donc pas sans motif que le divin Moïse reçoit l'ordre de se purifier d'abord lui-même puis de s'écarter de ceux qui ne sont pas purs, qu'il entend après sa totale purification les trompettes aux sons multiples, voit de nombreux feux irradier de leur pur rayonnement et qu'ensuite, séparé de la foule et avec des prêtres choisis, il atteint au sommet des divines ascensions. Mais à ce degré-là il n'entre pas encore en relation avec Dieu, il ne Le contemple pas — car Il est Invisible mais seulement le lieu où Il demeure. Cela signifie, me semble-t-il, que les réalités les plus divines et les plus hautes, dans l'ordre visible comme dans l'intelligible, ne sont que des analogies hypothétiques de tout ce que l'on attribue à Celui qui se tient au-dessus de tout, et à travers lesquelles se révèle la présence de Celui qui dépasse toutes nos pensées et qui repose sur les sommets intelligibles de ses lieux les plus saints. C'est alors que Moïse s'affranchit même de ce qu'il voit et de ceux qui le voient, il pénètre dans la Ténèbre vraiment mystique de l'inconnaissance, il ferme les yeux à toute saisie par l'intelligence et, dans une totale démission de tout ce qui se peut toucher ou voir, il appartient tout entier à Celui qui est au-delà de tout, il n'est plus à lui-même ni à personne d'autre, mais il est uni par le meilleur de lui-même à Celui qu'on ne peut absolument pas connaître, dans l'inactivité de toute connaissance et par cette inconnaissance même il connaît au-delà de l'intelligence.


2. COMMENT IL FAUT S'UNIR ET CÉLÉBRER PAR DES HYMNES LA CAUSE DE TOUTES CHOSES QUI EST AU-DELA DE TOUT

Dans cette très lumineuse Ténèbre, puissions-nous entrer nous-mêmes, et, par la non-vue et l'inconnaissance, puissions-nous voir et connaître ce qui est au-delà de toute vision et connaissance, par le fait même de ne rien voir ni rien connaître. Car c'est là véritablement voir et connaître et célébrer suressentiellement le Suressentiel lorsque l'on fait abstraction de tout ce qui existe. Tout comme ces artistes, lorsqu'ils façonnent une statue , retranchent tout ce qui masque la pure vision de la forme qui s'y dissimule, c'est par ce seul dépouillement qu'ils font apparaître la beauté latente. Mais il faut, ce me semble, célébrer les négations tout à fait à l'inverse des affirmations. Pour celles-ci, en effet, c'est en débutant par les toutes premières, puis en passant par les moyennes, que nous en sommes arrivés aux dernières. Ici, au contraire, c'est à partir des plus basses que nous nous élèverons vers les plus hautes, en retranchant tout, pour connaître à découvert cette inconnaissance qui se trouve voilée en tous les êtres par tout ce que nous connaissons d'eux, afin de voir cette Ténèbre suressentielle cachée par toute la lumière qui se trouve en eux.

3. QUELLES SONT LES THÉOLOGIES AFFIRMATIVES ET QUELLES SONT LES THÉOLOGIES NÉGATIVES

Dans notre livre Esquisses théologiques, nous avons donc célébré les points les plus importants de la théologie affirmative, à savoir comment la parfaite Nature de Dieu est dite Une, et comment elle est dite trine, ce que l'on appelle en elle Paternité et Filiation, ce que l'on veut signifier par la théologie de l'Esprit, comment, du Bien immatériel et indivisible, sont engendrées au cœur même de la Bonté les lumières qui sont en Lui et en elles-mêmes et réciproquement les unes dans les autres toujours inséparables dans leur seule et coéternelle germination, comment jésus, le Suressentiel, a pris toutes les réalités de la nature humaine et toutes les autres choses révélées par les écritures et célébrées dans nos Esquisses théologiques.
Dans le livre des Noms divins, nous avons dit comment Dieu est appelé le Bien, l'Être, la Vie, la Sagesse, la Force et tous les autres noms intelligibles qu'on Lui attribue. Dans la Théologie symbolique nous avons exposé quels noms tirés du sensible peuvent signifier les réalités divines, quelles sont les formes en Dieu, ses figures, ses parties, ses organes, ce que signifient, en Lui, les lieux et les ornements, quelles sont ses colères, ses tristesses, ses ressentiments, comment on peut parler de ses ivresses et de ses excès, de ses serments et malédictions, ce qu'on appelle ses sommeils et ses réveils, et toutes les autres formes et figures symboliques qui ont été religieusement imaginées pour représenter Dieu. Tu auras bien remarqué, je pense, combien les derniers symboles supposent plus de paroles que les premiers, en sorte qu'il nous a fallu traiter plus brièvement les Esquisses théologiques et les Noms divins que la Théologie symbolique, car, plus haut nous portons notre regard, plus s'abrège aussi notre discours lorsqu'il embrasse d'un seul coup d'œil les intelligibles. De même, maintenant que nous allons pénétrer dans la Ténèbre qui est au-delà de l'intelligible, nous ne trouverons pas seulement des paroles plus concises, mais jusqu'à leur absence et perte du sens. Là, dans la théologie affirmative, notre discours descendait du supérieur à l'inférieur puis il allait s'élargissant au fur et à mesure de sa descente; mais maintenant que nous remontons de l'inférieur jusqu'au Transcendant, notre discours se réduit à proportion de notre montée. Arrivés au terme nous serons totalement muets et entièrement unis à l'Indicible.
Mais pourquoi donc, diras-tu, faire partir des plus sublimes nos affirmations de Dieu, et pourquoi des plus basses, lorsque nous parlons de Lui négativement ? C'est que, pour affirmer Celui qui est au-dessus de toute affirmation, c'est en partant de ce qui lui est le plus proche qu'il fallait poser l'hypothèse de base, tandis que pour nier Celui qui transcende toute négation, c'est à partir de ce qui s'en éloigne le plus. Ainsi, Dieu n'est-Il pas davantage Vie et Bien, qu'air ou pierre ? Et ne dira-t-on pas plus facilement qu'Il ne s'enivre, qu'Il ne se met en colère plutôt qu'Il ne se dit ni ne se pense ?

4. LA CAUSE TRANSCENDANTE DE TOUT LE SENSIBLE N'EST RIEN DE SENSIBLE

Nous disons donc que la cause de toutes choses, et qui est au-delà de tout, n'est pas sans essence ni sans vie, ni sans raison, ni sans intelligence et qu'elle n'est pas un corps. Elle n'a ni forme, ni figure, ni qualité, ni quantité, ni masse. Elle n'est dans aucun lieu. Elle n'est pas vue et on ne peut la saisir par les sens. Elle ne se perçoit pas par les sens et ne leur est pas perceptible. Elle ne connaît ni désordre, ni agitation, elle n'est pas troublée par les passions matérielles. Elle n'est pas sans puissance, comme si elle était sujette aux accidents sensibles. La lumière ne lui fait pas défaut, elle ne connaît ni altération, ni dégradation, ni partage, ni privation, ni écoulement. Bref, elle n'est, ni ne possède rien de tout ce qui est sensible.

5. LA CAUSE TRANSCENDANTE DE TOUT L'INTELLIGIBLE N'EST RIEN D'INTELLIGIBLE

Nous élevant plus haut encore, — nous disons que cette cause n'est ni âme, ni intelligence, qu'elle n'a ni imagination, ni opinion, ni définition, ni pensée (discursive), qu'elle n'est ni parole, ni pensée (intuitive). Elle n'est ni nombre, ni ordre, ni grandeur, ni petitesse. Elle n'est ni égalité, ni inégalité, ni similitude, ni dissemblance. Elle n'est pas immobile, elle n'est pas en mouvement ni en repos. Elle n'a pas de puissance et elle n'est pas puissance, ni lumière. Elle ne vit pas et elle n'est pas vie. Elle n'est ni essence, ni perpétuité, ni temps. On ne peut la saisir par l'intelligence. Elle n'est ni science, ni vérité, ni royauté, ni sagesse. Elle n'est pas un, ni unité, ni déité, ni bonté. Elle n'est pas esprit comme nous pouvons le connaître, ni filiation ni paternité, ni rien de ce que ni nous, ni personne ne saurait connaître. Elle n'est rien de ce qui n'est pas, rien de ce qui est. Les êtres ne la connaissent pas telle qu'elle est et elle-même ne les connaît pas tels qu'ils sont. On ne peut ni la comprendre ni la nommer, ni la connaître. Elle n'est ni ténèbre, ni lumière, ni erreur, ni vérité. On ne peut d'elle absolument rien affirmer, ni nier. Mais en affirmant ou niant des réalités qui lui sont inférieures, nous ne saurions affirmer, ni nier quoi que ce soit puisque c'est au-dessus de toute affirmation que réside la Cause unique et parfaite de tout, comme aussi, au-delà de toute négation, l'excellence de Celui qui est absolument affranchi et au-delà de tout.


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Oculus



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MessageSujet: Re: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Dim 16 Mai 2010, 13:12

j'ai mis ces trois citations en éxergue pour réfléchir sur la place de la souffrance dans la vie chrétienne.
le premier texte est issu de l'imitation de Jésus -Christ de Thomas a Kempis.
On sait que ce texte fut un des Best-Sellers de la Vie Mystique Chrétienne et le livre de chevet de nombreux saints et saintes , ainsi que de papes ( dont Pie XII et Jean XXIII pour ne citer que les derniers..)
Il est Hors de question de contester qu'il s'y trouve des pépites de vie spirituelle authentiquement chrétienne.
Cependant , il me semble qu'il s'y trouve des passages authentiquement faux et même d'une fausseté Totale . Celui que j'ai mis en rouge entre autres :

Citation :
Jésus-Christ lui-même, Notre-Seigneur, n'a pas été une seule heure dans toute sa vie sans éprouver quelque souffrance

Il me semble que cette affirmation est non fondée sur l'évangile .
Jésus , comme tout être humain a recherché et éprouvé du Plaisir .
Oh certes, un plaisir divinisé par l'union de ses deux natures mais plaisir quand même .
lorsqu'il bénit et embrasse de petit enfants , il éprouve le plaisir divin de la pureté de leur âme dont il rend grâces. lorsqu'il partage ses repas avec les pêcheurs et se fait traiter de
"Glouton" par les pharisiens , il ne rechigne pas à de bons repas. Lorsqu'il change l'eau en Vin à Cana , tous les convives pensent que c'est un "grand crû" de l'époque , pas de la piquette !


Citation :
Comment donc cherchez-vous une autre voie que la voie royale de la sainte Croix ?
Toute la vie de Jésus-Christ n'a été qu'une croix et un long martyre, et vous cherchez le repos et la joie !Vous

OUI , c'est possible de rechercher le repos et la Joie , car c'est ce que nous demande le Christ:.
Citation :

28 Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.

29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes.

30 Car mon joug est aisé, et mon fardeau léger.


Le troisième texte est issu de la Théologie Mystique de Denys dit l'Aréopagite .
On sait que ce texte du cinquième siècle est la fondation de la théologie mystique orientale
comme occidentale et donc un trait d'union dans l'Eglise Indivisée d'alors .

or La souffrance n'a pas sa place dans la voie Unitive vers Dieu qui est le but ultime de toute vie mystique ou ésotérisme chrétien .
elle peut lorsqu'elle n'est pas recherchée pour elle même , voire infligée par soi même , jouer un rôle purificateur , préparateur, certainement .
Tous les grands mystiques ont affronté celle qui se présentait SPONTANEMENT à eux .
car la souffrance vécue dans la GRACE Libère . mais la souffrance en soi ne peut produire la GRACE ; Voilà où est le contresens total et pervers qui aboutit à tous les masochismes
( dirais-je Maso-Schisme?) chrétiens .
La souffrance est un élément du Sensible , Hors Dieu n'est PAS dans le sensible !
De plus la vraie souffrance ne peut pas produire l'Humilité et le détachement , car elle ECRASE celui ou celle qui la subit ! elle produit donc le contraire : l'Obsession de soi même ! En tant que médecin et soulageant de temps en temps des souffrances , je n'ai jamais rencontré quelqu'un me demandant de lui en infliger !!
Par ailleurs on sait qu'un des axes cardinaux de la séparation Orient-Occident
est que l'Occident a mis l'accent sur la Croix et la Passion tandis que l'Orient a mis l'accent sur la Résurrection . or s'il est un point cardinal de l'évangile , c'est que Jésus a vécu tout l'évangile en futur ressuscité qu'il était et n'a imposé à personne des souffrances .
Il a passé sa Vie à soulager les souffrances dites comme non dites qui se présentaient à lui . Donc attention à la place de la souffrance dans la spiritualité , on y trouve du meilleur,
mais hélas beaucoup de Pire ...
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fredsinam



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MessageSujet: Re: Six idées fausses ou discutables sur le célibat des prêtres   Dim 16 Mai 2010, 14:36

Oculus a écrit:
j'ai mis ces trois citations en éxergue pour réfléchir sur la place de la souffrance dans la vie chrétienne.
le premier texte est issu de l'imitation de Jésus -Christ de Thomas a Kempis.
On sait que ce texte fut un des Best-Sellers de la Vie Mystique Chrétienne et le livre de chevet de nombreux saints et saintes , ainsi que de papes ( dont Pie XII et Jean XXIII pour ne citer que les derniers..)
Il est Hors de question de contester qu'il s'y trouve des pépites de vie spirituelle authentiquement chrétienne.
Ce livre fait parti de mes livres préfère de la mystique catholique je crois qu'il ferait parti du voyage si je devais m'isoler sur une île
Citation :
Cependant , il me semble qu'il s'y trouve des passages authentiquement faux et même d'une fausseté Totale . Celui que j'ai mis en rouge entre autres :
Citation :
Jésus-Christ lui-même, Notre-Seigneur, n'a pas été une seule heure dans toute sa vie sans éprouver quelque souffrance
Il me semble que cette affirmation est non fondée sur l'évangile .
Jésus , comme tout être humain a recherché et éprouvé du Plaisir .
Oh certes, un plaisir divinisé par l'union de ses deux natures mais plaisir quand même .
lorsqu'il bénit et embrasse de petit enfants , il éprouve le plaisir divin de la pureté de leur âme dont il rend grâces. lorsqu'il partage ses repas avec les pêcheurs et se fait traiter de
"Glouton" par les pharisiens , il ne rechigne pas à de bons repas. Lorsqu'il change l'eau en Vin à Cana , tous les convives pensent que c'est un "grand crû" de l'époque , pas de la piquette !
Personnellement je n'y vois aucune fausseté dans ce passage évidemment si on ne la lit pas matériellement. La vie intérieur de Jésus est un vrai mystère où a coexisté joie et souffrance à tout moment jusqu'à la croix .Il en est de même d'ailleurs chez les mystique .Je crois que le Père Marie Eugène de l'Enfant Jésus dans son livre "Je veux voir Dieu" a ecrit des belle chose sur ce sujet à savoir comment la joie peut existe dans la souffrance vis versa . En réalité la joie du Christ ce n'était pas une joie mondaine ,autrement dit ce n'était pas par exemple le fait qu'il participait dans un mariage qui le rendait heureux mais le fait qu'en y allant il célébrait l'amour de Dieu qui permet à un homme et une femme de forme une seule chair autrement dit , la joie du Christ c'était de faire la volonté de son père et non autre chose il le répète d'ailleurs mainte fois dans l'évangile .
Dans un autre best seller mystique mais dont l'origine est plus contesté que celui que tu as cité (l'évangile tel qu'il m'a été révèle de Maria valtorta ) un passage où Jésus répond à Judas qui contestait que Jésus puisse réellement souffrir permet de mieux comprendre ce mystère :
Citation :
Jésus lève la tête et parle : "En vérité je te dis, ô Judas, que je souffre et souffrirai comme tout homme, et plus que tout homme. Mais je puis être heureux malgré cela, de la sainte et spirituelle félicité de ceux qui ont obtenu la libération des tristesses de la Terre parce qu'ils ont embrassé la volonté de Dieu comme leur unique épouse. Je le puis parce que j'ai dépassé le concept humain de la félicité, l'inquiétude de la félicité, telle que les hommes se la représentent. Je ne poursuis pas ce qui, selon l'homme, constitue la félicité; mais je mets ma joie justement en ce qui est à l'opposé de ce que l'homme poursuit comme tel. Les choses que l'homme fuit et méprise, parce qu'il les considère comme un fardeau et une douleur, représentent pour Moi la chose la plus douce. Je ne regarde pas l'heure. Je regarde les conséquences que l'heure peut créer dans l'éternité. Mon épisode cesse, mais son fruit dure. Ma douleur a une fin, mais les valeurs de cette douleur n'ont pas de fin. Et qu'en ferais-je d'une heure de ce que l'on appelle "être heureux" sur la Terre, une heure atteinte après une poursuite de plusieurs années, de plusieurs lustres, quand ensuite cette heure ne pourrait venir avec Moi dans l'Éternité en tant que joie, quand j'aurais dû en jouir pour Moi seul, sans en faire part à ceux que j'aime ?"
"Mais si tu triomphais, à nous qui te suivons, nous reviendrait une partie de ta félicité !" s'écrie Judas.
"Vous ? Et qu'êtes vous en comparaison des multitudes passées, présentes, à venir, auxquelles ma douleur donnera la joie ? Je vois bien au-delà de la félicité terrestre. Je plonge mon regard au-delà dans le surnaturel. Je vois ma douleur se changer en joie éternelle pour une multitude de créatures. Et j'embrasse la douleur comme la plus grande force pour atteindre la félicité parfaite, qui est celle d'aimer le prochain jusqu'à souffrir pour lui donner la joie. Jusqu'à mourir pour lui."

Citation :
Le troisième texte est issu de la Théologie Mystique de Denys dit l'Aréopagite .
On sait que ce texte du cinquième siècle est la fondation de la théologie mystique orientale
comme occidentale et donc un trait d'union dans l'Eglise Indivisée d'alors .
or La souffrance n'a pas sa place dans la voie Unitive vers Dieu qui est le but ultime de toute vie mystique ou ésotérisme chrétien .
elle peut lorsqu'elle n'est pas recherchée pour elle même , voire infligée par soi même , jouer un rôle purificateur , préparateur, certainement .
Tous les grands mystiques ont affronté celle qui se présentait SPONTANEMENT à eux .
car la souffrance vécue dans la GRACE Libère . mais la souffrance en soi ne peut produire la GRACE ; Voilà où est le contresens total et pervers qui aboutit à tous les masochismes
( dirais-je Maso-Schisme?) chrétiens .
Vous avez raison sur une chose la souffrance en soi ne peut produire la grâce .Mais vous préférez évacuer un mystère qui vous dépassez alors que tout long de l'histoire du catholicisme jusqu'à maintenant les figure de sainteté ont entremêlé souffrance subit et désiré et abandon à Dieu . Pour les premiers chrétiens le saint c'était le martyr on devenait saint si on était martyr et c'est dans ce sens que certain texte de saint Ignace d'Antioche semble faire apologie du martyr au point que bcq d'historien le qualifie de suicidaire .Avec Constantin les persécutions prirent fin de même que le martyr et c'est là qu'est venu une autre forme de sainteté : les moines du désert qui ont aussi tout doucement laissé la place à une autre forme de sainteté du moyen âge où aussi s'entremêlaient souffrances subit et désiré et abandon à Dieu.Quant à nous qui sont dans une époque d'hédonisme nous vivons la sainte theresienne où on met bcq plus d'accent à l'abandon à Dieu qu'à la souffrance voulu ou désiré sans pour autant que l'un exclue l'autre .
Citation :
Par ailleurs on sait qu'un des axes cardinaux de la séparation Orient-Occident
est que l'Occident a mis l'accent sur la Croix et la Passion tandis que l'Orient a mis l'accent sur la Résurrection . or s'il est un point cardinal de l'évangile , c'est que Jésus a vécu tout l'évangile en futur ressuscité qu'il était et n'a imposé à personne des souffrances .
Personnellement j'ai commencé à lire un livre de saint silouane et je n'ai pas su continuer .Et il s'avère qu'à même temps par un hasard je lisais un livre de St Therese de Lisieux et je n'ai pas su accroché sur la sainteté de Silouane car justement il mettait bcq plus l'accent sur la pénitence où les jeûnes et les auto-privation de sommeil étaient devenue son lot quotidien alors que même si Ste Therese le faisait aussi elle n'en parle pas au contraire elle montre que c'est par son abandon à Dieu qu'elle est arrivé à la sainteté .Ceci dit St Silouane est un grand saint qui inspire des milliers de chrétiens p-e moi aussi un jour .
Citation :
Donc attention à la place de la souffrance dans la spiritualité , on y trouve du meilleur, mais hélas beaucoup de Pire ...
Vous avez tout à fait raison mais pas chez les saints
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