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 Benoît XVI au Royaume-Uni, une visite véritablement sans précédent

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Chrysostome



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MessageSujet: Benoît XVI au Royaume-Uni, une visite véritablement sans précédent   Mar 21 Sep 2010, 23:06

Benoît XVI au Royaume-Uni, une visite véritablement sans précédent

La douce lumière par Giovanni Maria Vian

Le 21 septembre 2010 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Une Eglise qui chercherait à se rendre attrayante aux yeux du monde ferait fausse route, car son devoir est celui de laisser transparaître la lumière du Christ. Que les chrétiens d'Orient qualifient de "joyeuse" (phòs hilaròn) dans la prière du soir et que John Henry Newman perçut et décrivit comme "douce" (kindly light) en implorant d'être guidé par elle.

Dans cette perspective - annoncée d'ailleurs par le Pape aux journalistes en vol vers l'Ecosse - l'itinéraire britannique de Benoît XVI a été un franc succès, comme l'ont reconnu et rapporté de nombreux médias, en particulier au Royaume-Uni, mais pas seulement. Dépassant les analyses empreintes de partis pris et de préjugés qui annonçaient des jours difficiles, tout comme les déformations de l'information, visant également à voiler le sens du voyage.

Le retournement des prévisions, évident dans l'accueil et dans l'attention de ceux qui ont vu et écouté ces jours-ci le Souverain Pontife, doit être précisément attribué à la façon dont Benoît XVI s'est présenté, au cours de cette visite également: avec simplicité et ouverture. Qui ont été perçues immédiatement sur son visage et dans ses paroles, qui se sont placées dans le sillage d'une tradition d'élégante érudition (gentle scholarship) née au Moyen âge et parvenue jusqu'à John Henry Newman. Grâce aux media qui ont donné une large place, dans un grand pays caractérisé par une société désormais multiethnique, aux gestes et aux étapes d'un itinéraire parfaitement organisé, de très nombreuses personnes ont pu voir le Pape Benoît XVI s'adresser aux personnes âgées et s'entretenir avec elles "avant tout comme un frère", caresser d'une main douce les enfants - comme, le dernier jour, à la sortie de la nonciature, un enfant aveugle dans les bras de sa mère, émue jusqu'aux larmes et qui ne cessait de remercier - et adorer le Très Saint Sacrement dans le silence impressionnant des huit mille jeunes réunis pour la veillée quelques heures avant la béatification du cardinal Newman.

Et c'est précisément la tendresse de Benoît XVI à l'égard des petits et des faibles qui explique ses paroles fortes - renouvelées et répétées - face aux crimes des abus sexuels sur les mineurs de la part de membres du clergé, sa rencontre avec des victimes et celle avec un groupe engagé dans la protection des enfants. En cela, l'épiscopat britannique, qui collabore avec les autorités civiles, est exemplaire, conformément à une très longue tradition de protection et d'éducation des jeunes qui traditionnellement est le mérite sans égal de l'Eglise catholique et de ses nombreuses institutions partout dans dans le monde.

Il s'est agi en somme d'un voyage historique, marqué par la visite officielle et cordiale à Elisabeth II, souveraine universellement estimée, par la rencontre solennelle avec les autorités civiles à Westminster Hall, où le Pape a rendu hommage à l'institution parlementaire britannique, et par les entretiens avec des responsables politiques et le premier ministre David Cameron qui, dans son discours lors de la cérémonie de départ, a souligné la contribution positive de la religion au débat public.

En conclusion d'une visite d'Etat qui s'est révélée - notamment en raison de l'amitié avec l'archevêque Rowan Williams - très importante pour le développement des relations avec les anglicans, avec les représentants des autres confessions chrétiennes et des autres religions. Et dans laquelle Benoît XVI en particulier a laisser transparaître la douce lumière qui a illuminé le cardinal Newman et qui guide chaque personne humaine.

20 septembre

Nous publions ci-dessous les éditoriaux du directeur parus dans l'édition en langue italienne de notre journal tout au long du voyage apostolique

Le cœur et la croix

Pendant les voyages du Pape, la clef de compréhension la plus efficace et la plus immédiate est offerte par Benoît XVI lui-même au cours de la rencontre avec les journalistes, peu après le départ. Et cette fois encore, en vol vers le Royaume-Uni, il en a été ainsi: à travers les paroles du Pape, il a été possible de saisir facilement son intention, et presque de lire dans son cœur. A travers une actualisation particulière de la devise du cardinal Newman (qui sera exceptionnellement béatifié par le Pape à Birmingham) choisie pour l'itinéraire britannique: cor ad cor loquitur, "le cœur parle au cœur", une attitude qui est depuis toujours naturelle à Joseph Ratzinger.

"Je vais de l'avant avec un grand courage et avec une grande joie" a-t-il déclaré dans l'avion, en même temps que sa confiance dans l'accueil parfait qui lui a été réservé, dès son arrivée et très cordial dans les rues noires de monde à Edimbourg, ainsi que lors de la rencontre avec la reine à Holyroodhouse. Entre les drapeaux écossais portant la croix de saint André déployés pour la fête, la "party" - presque une fête de famille à laquelle ont participé la souveraine et le Pape -, et l'enthousiasme de milliers d'enfants et de jeunes de nombreuses écoles.

Malgré la présence de courants anticléricaux et anticatholiques - qui sont du reste communs à une partie de l'occident européen - le Pape Benoît XVI a voulu rappeler aux journalistes et dans le discours adressé à Elisabeth II la tradition de foi et les racines chrétiennes du Royaume-Uni, ainsi que l'attention, la tolérance et le respect démontrés par de nombreux laïcs et agnostiques qui sont à la recherche, comme cela a déjà été le cas au cours des visites, très positives, en France et en République tchèque.

L'Eglise n'a pas peur de la modernité - telle est l'une des significations de la béatification du cardinal Newman, "figure exceptionnelle" et docteur de l'Eglise du monde contemporain - en particulier pour un motif: elle ne travaille pas pour elle-même, pour affirmer son pouvoir supposé, mais pour un autre, c'est-à-dire pour l'annonce de Jésus Christ. Une Eglise qui chercherait à se rendre attrayante serait sur la mauvaise voie, a clairement dit Benoît XVI. L'Eglise doit plutôt être transparente, pour laisser resplendir le Seigneur et devenir sa voix. Et à cet égard, les catholiques et les autres chrétiens ont le même devoir, ils ne sont pas des concurrents, mais des serviteur du primat et de la vérité du Christ.

A première vue, l'atmosphère ne semblait pas facile, si l'on s'en tient à l'attitude de certains médias à la veille de la visite, qui n'étaient pas précisément bienveillante, en particulier en raison de la douloureuse et honteuse question des abus sexuels de la part de membres du clergé. A ce propos également, le Pape a ouvert à nouveau son cœur, se disant choqué et exprimant sa difficulté à comprendre cette perversion du sacerdoce, ainsi que sa tristesse face à une autorité ecclésiastique pas assez attentive et efficiente face au scandale, qu'il faut réparer à travers la pénitence et l'humilité, alors que les victimes doivent recevoir toute l'aide possible, en accompagnant cela par de justes peines pour les coupables et par la prévention, qui au Royaume-Uni est exemplaire.

La confiance d'un entretien issu du cœur avec le regard tourné vers la croix - qui se trouve dans l'antique nom de la résidence royale de Holyroodhouse - sont les motifs qui caractérisent cette visite d'Etat, vraiment historique mais certainement pas politique, comme l'a expliqué Benoît XVI, en soulignant que celle-ci n'a lieu qu'en fonction de l'annonce du Christ. Une annonce qui en Grande-Bretagne a modelé un grand pays selon un héritage, souligné de manière concordante par Elisabeth II et par le Pape, auquel se réfèrent des milliards de personnes, croyants et non croyants, dans le monde entier.

17 septembre 2010

Un horizon plus grand

Il n'en déplaise aux immanquables prophètes de mauvaise augure, la visite de Benoît XVI au Royaume-Uni ne pouvait pas mieux commencer, comme le montrent les chroniques et les commentaires en majorité positifs des médias britanniques. Confirmant de cette manière la confiance que le Pape a manifestée aux journalistes lors de son vol vers Edimbourg et, surtout, en révélant son visage aimable et persuasif aux citoyens de ce grand pays moderne et multiculturel.

La voix respectueuse, amicale et claire du Souverain Pontife a été écoutée avec la même attention et respect en Ecosse - pendant la rencontre avec Elisabeth II et au cours de la Messe à Glasgow - et lors des deux rendez-vous londoniens réservés de manière intentionnelle à deux domaines que Joseph Ratzinger considère d'une importance fondamentale. A Twickenham, siège du plus prestigieux collège catholique britannique, le Pape s'est adressé aux enseignants et aux étudiants de tout le pays et, ensuite, à des représentants de différentes traditions religieuses à la veille de la fête juive de Kippour, qu'il a souhaitée "heureuse et sainte".

Même dans des contextes sécularisés, le point de vue religieux reste significatif et précieux. Bien plus, face au développement envahissant du relativisme qui obscurcit le bien authentique de l'homme, la religion est une "garantie de liberté et de respect", a souligné Benoît XVI dans la liturgie célébrée pour les catholiques écossais, alors que le vent frais d'un après-midi baigné de soleil se mêlait aux mélodies et aux chants poignants. Expression du profond héritage chrétien du pays en la fête de saint Ninian, l'un des premiers missionnaires de la terre sur laquelle flotte le drapeau portant la croix de saint André, enraciné dans celui du Christ à qui s'adresse une antique invocation: bona crux salva me.

Dans toute la Grande-Bretagne, comme ailleurs, la tradition chrétienne a fondé et inspiré dès le haut moyen-âge une importante ouvre culturelle et éducative motivée par la recherche de Dieu, ce quaerere Deum expliqué par le Pape Benoît XVI dans son mémorable discours au collège des Bernardins, à Paris. Grâce à l'engagement inlassable et durable de religieux et de laïcs, femmes et hommes, comme le mouvement pionnier de Mary Ward et des "dames anglaises", connues par le jeune Joseph Ratzinger et que le Souverain Pontife a rappelé avec gratitude lors de la rencontre avec les éducateurs et les enseignants.

A Twickenham, l'accueil ordonné mais très chaleureux de milliers de jeunes et de très jeunes enfants a été impressionnant. Surtout lors de la Big Assembly, la fête joyeuse et sereine au cours de laquelle Benoît XVI, portant une longue étole bleue qui venait de lui être offerte, a tenu un discours particulièrement fort sur le sens du bonheur. "Il y a quelque chose - a-t-il commencé - que j'ai particulièrement à cœur de vous dire": à savoir, l'espérance que "parmi vous qui êtes aujourd'hui ici en train de m'écouter, se trouvent certains des futurs saints du XXIe siècle".

En effet, le véritable bonheur doit être recherché en Dieu, l'horizon le plus grand qui seul peut satisfaire le besoin du coeur. Dans une perspective vaste et harmonieuse, qui intègre science et religion - qui sont toutes les deux limitées si elles se refusent réciproquement - et qui a été à nouveau abordée pendant la rencontre avec les représentants des religions. Le Pape leur a rappelé l'importance de la collaboration "côte à côte", qui complète le dialogue "face à face". En n'oubliant pas de souligner que dans de nombreux pays la coexistence entre les religions est encore une réalité lointaine en raison de l'intolérance et, souvent, des violences et des persécutions. Car seuls le respect et l'amitié conduisent à cet horizon plus grand dont le cœur humain a la nostalgie.

18 septembre

Les anges sur la nation

La visite de Benoît XVI au Royaume-Uni se révèle véritablement comme une visite sans précédent. Un voyage positif et important qui - après la rencontre avec Elisabeth II, celles avec les catholiques écossais, puis avec les représentants de diverses religions - a permis au Pape de s'adresser au coeur de Londres à trois interlocuteurs: les anglicans, les autorités civiles et l'Eglise catholique de tout le pays. Une visite dont le caractère historique a été saisi surtout par les médias britanniques, tandis qu'ailleurs, l'attention n'a pas été à la hauteur de ces journées, préférant traquer et accorder de l'importance à des nouvelles sans importance Si l'on voulait trouver une image symbolique qui résume les moments forts de Londres, il faut retourner à la conclusion du discours à Westminster Hall, qui restera certainement parmi les plus importants du Pontificat. Là, le Pape Benoît XVI, élevant son regard vers la voûte de la salle et vers les figures ailées sculptées dans le bois, a rappelé la présence des anges sur le plus antique Parlement du monde. Rappelant sans doute le thème, cher au judaïsme et au christianisme de l'antiquité, des anges qui veillent sur les nations.

Face à une assemblée nombreuse, attentive et cordiale, le Souverain Pontife, se déclarant conscient du privilège de parler à tout le peuple britannique grâce à une invitation sans précédent - a rendu hommage à l'institution parlementaire du pays et à sa longue tradition, et dont l'influence est si grande dans de nombreuses parties du monde. Modération, équilibre et stabilité ont édifié dans le temps une démocratie pluraliste dont les structures portantes au service de la dignité de chaque personne humaine ont beaucoup en commun avec la doctrine sociale catholique.

Dans le discours aux autorités civiles - précisément dans le lieu où fut prononcée la sentence contre Thomas More, serviteur du roi mais avant tout de Dieu - Benoît XVI a affronté le défi que représente pour la démocratie, ses fondements éthiques. Et, citant les exemples de la crise financière mondiale et de l'abolition du commerce des esclaves, conquête dont la nation britannique peut être à juste titre fière, le Pape a répété que la base de tout discours civil doit toujours être recherchée précisément dans de solides principes moraux, qui sont accessibles à la raison.

Dans la proposition du Souverain Pontife est donc revenue la nécessité de trouver une harmonie entre religion et raison, dont la valeur ne doit pas être absolue, mais qui ont besoin l'une de l'autre. D'où la préoccupation pour la mise à l'écart progressive de la tradition chrétienne, et l'insistance sur les thèmes du développement et de la protection de l'environnement, terrain commun de la collaboration fructueuse entre le Royaume-Uni et le Saint-Siège.

De façon presque symbolique, la visite au Parlement a été délimitée par deux moments très significatifs pour le développement des relations et de l'amitié entre catholiques et anglicans, cinquante ans après l'audience historique de Jean XXIII à l'archevêque Geoffrey Fisher: la rencontre à Lambeth Palace et les Vêpres œcuméniques solennelles célébrées dans l'abbaye de Westminster, avec la vénération commune rendue par le Pape et par Sa Grâce Rowan Williams, à Edouard le confesseur, dans la splendeur de la liturgie et d'une tradition musicale vitale qui a caractérisé également la célébration eucharistique dans la cathédrale de Westminster. Benoît XVI a à nouveau parlé aux catholiques des souffrances provoquées par les abus sur les enfants de la part de membres du clergé, invoquant le soutien aux victimes et se déclarant confiant dans le renouveau de l'Eglise. Afin que Dieu veille sur elle, comme sur toute l'humanité. Comme ont su l'exprimer les artistes en représentant les anges indiqués par le Pape.

19 septembre

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2109103_vian
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