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 Lire et comprendre le Livre de l'Apocalypse en Église

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Mario_Bosco

Mario_Bosco

Masculin Messages : 57
Inscription : 07/08/2015

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MessageSujet: Lire et comprendre le Livre de l'Apocalypse en Église   Lire et comprendre le Livre de l'Apocalypse en Église Empty8/6/2020, 21:40

Bonsoir à toutes à et tous,

En 2016 et en accord avec Arnaud, j'ai entrepris de faire un condensé de ses cours en ligne permettant de lire le Livre de l'Apocalypse, afin de pouvoir l'éditer en un ouvrage court et concis pour ceux qui aiment lire. A ces cours j'ai pu ajouter des textes avec de nombreuses sources, des explications supplémentaires sur des doctrines et des dogmes, etc. Je vous met ci-contre le lien vers l'ouvrage si vous souhaitez vous le procurer : Interprétation du Livre de l'Apocalypse

Avec un petit groupe, nous travaillons aussi à l'édition et la réédition d'ouvrage catholique ancien au coût le plus bas possible, afin de préserver la Tradition de l'Église et de la propager à un maximum de personne. Je ferai une présentation sur ce forum lorsque nous aurons pu faire paraître quelques titres supplémentaires !

A bientôt, et encore merci Arnaud !

_________________
La Caverne du Pèlerin Chaîne catholique sur YouTube ayant pour but de propager la Tradition de l'Église Catholique
study 'Lire et comprendre le Livre de l'Apocalypse' study
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https://www.youtube.com/user/liturgiecatholique
P Goudron



Masculin Messages : 294
Inscription : 22/02/2020

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MessageSujet: Re: Lire et comprendre le Livre de l'Apocalypse en Église   Lire et comprendre le Livre de l'Apocalypse en Église Empty14/8/2020, 22:51

Deux livres indispensables pour comprendre l'Apocalypse de Jean :

- L'Apocalypse de Jean, traduction et notes
de Claude Tresmontant

- Enquête sur l'Apocalypse
de Claude Tresmontant

Voici par exemple l'affaire du calendrier, exposée par Tresmontant dans son Enquête sur l'Apocalypse, qui prouve que l'auteur de l'évangile de Jean n'était pas Jean fils de Zébédée mais un cohen qui fut même cohen ha-gadol sous le nom de Ionathan :

Point de départ de cette affaire du calendrier.


Lévitique 23, 4 : Voici les rendez-vous (hébreu môed, pluriel môadim, grec heortë) de YHWH, convocations sacrées ou saintes, convoquées par un crieur (hébreu le verbe qara, crier), que vous les convoquerez (le verbe hébreu qara, crier), dans leurs temps convenus. Dans le mois [qui est] le premier, dans le quatorzième 0our] du mois, entre les deux soirs, [c'est] pesah (transcription en caractères grecs pascha) pour YHWH. Et dans le quinzième jour de ce mois, fête des matzôt (grec heortè ton azumôn) pour YHWH. Sept jours [durant], ce sont des matzôt que vous mangerez ! Au premier jour, une convocation sainte ou sacrée sera pour vous. Tout travail d'esclave, vous ne ferez pas [= vous ne ferez aucun travail...]...

Lévitique 23, 10 : Lorsque vous entrerez dans le pays que moi je vous donne et que vous moissonnerez la moisson, alors (hébreu we, grec kai !) vous apporterez une gerbe (hébreu ômer, grec dragma), prémices de votre moisson, au kôhen. Et il [le kôhen] balancera la gerbe à la face de YHWH pour que vous soyez agréés. C'est le lendemain du schabbat qu'il balancera, le kôhen (hébreu mi-maharat ha-schabbat, traduction grecque : tè epaurion tes prôtès = le lendemain du premier [jour]...).

Le texte grec n'est donc pas conforme au texte hébreu, qui est identique au texte samaritain.

Lévitique 23, 12 : Et vous ferez (observer l'emploi du verbe hébreu asah, faire), au jour où vous balancerez la gerbe, un agneau parfait, fils de son année (hébreu ben schenatô ; observer l'emploi de ben, fils, en hébreu), pour sacrifice entièrement consumé par le feu (hébreu ôlah, grec holokautôma ; n'existe pas en grec naturel) pour YHWH...

Lévitique 23, 15 : Et vous compterez pour vous, à partir du lendemain du schabbat (hébreu mi-maharat ha-schabbat) à partir du jour où vous avez apporté la gerbe du balancement, sept schabbats. Parfaits ils seront... (Traduction grecque : apo tes epaurion ton sabbatôn)...

Jusque (hébreu ad; à partir de, hébreu min) le lendemain du schabbat le septième (hébreu ad mi-maharat ha-schabbat ha-schebiii), vous compterez cinquante jours, et vous présenterez une offrande nouvelle à YHWH... (traduction grecque : heôs tes epaurion tes eschatès hebdomados) jusqu'au lendemain de la dernière semaine...

Voilà donc les textes sur l'interprétation desquels les perouschim, et les tzaddouqim, du clan de Boethos, n'étaient pas d'accord.
Schimeôn, fils de Boethos, ou, selon d'autres documents, Boethos lui-même, a été grand prêtre entre 24 et 5 avant notre ère. Famille venant d'Alexandrie.

Émil Schùrer, Geschichte des Jùdischen Volkes im Zeitalter Jesu Christi, II, p. 483. Strack-Billerbeck, Kommentar zum Neuen Testament aus Tal-mud und Midrasch, II, p. 598 ; II, p. 812 ; Exkurs, der Todestag Jesu.

Les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc, d'une part, l'Évangile de Jean d'autre part, sont d'accord sur le fait que le dernier repas du Rabbi avec ses compagnons a eu lieu un jeudi, et la crucifixion le vendredi.
Mais pour Matthieu, Marc et Luc, ce jeudi était un 14 nisan, et ce vendredi un 15 nisan. Tandis que pour l'Évangile de Jean, le jeudi était un 13 nisan et le vendredi un 14 nisan.

Le groupe de ceux qui étaient appelés fils de Boethos ont eu six grands prêtres depuis l'année 24 avant notre ère (Schùrer, II, 270) :
Schimeôn, fils de Boethos, ou Boethos lui-même, entre 24 avant notre ère et 5 avant notre ère.
Joasar, fils de Boethos, 4 avant notre ère.
Éléazar, fils de Boethos, 4 de notre ère.
Schimeôn Kanthèras, fils de Boethos, 41 de notre ère, etc.
Selon le calendrier propre à ce clan, la gerbe (hébreu ômer, Lévitique 23, 10) doit être présentée au kôhen au premier jour après le schabbat qui tombe pendant la fête des matzôt, par conséquent un dimanche. Donc le cinquantième jour, la fête des semaines (hébreu hag schabouôt, Exode 34, 22 ; Deutéronome 16, 10 ; etc.) tombait régulièrement aussi un dimanche.
Par contre les perouschim pensaient que l'offrande de la gerbe doit avoir lieu dans le jour qui suit le premier jour de la fête des matzôt, donc le 16 nisan. En sorte que la Pentecôte (grec pentèkostos, le cinquantième jour) tombe le même jour de la semaine que le jour où est tombé le 16 nisan.
Les partisans du clan de Boethos comprenaient le mot hébreu schabbat (Lévitique 23, 11) dans son sens habituel (= le samedi). Tandis que les perouschim comprenaient, par ce terme, le premier jour de repos de la fête des matzôt (= le 15 nisan).
Le lendemain du schabbat (hébreu mi-maharat ha-schabbat, Lévitique 23, 11) était donc, pour le clan de Boethos, un dimanche. Tandis que pour les perouschim, c'était le 16 nisan.
Cette année-là, donc, l'année de la mort du Rabbi, il y avait deux calendriers pour la fête de pesah, celui des perouschim et celui du clan des fils de Boethos. Le peuple a suivi le calendrier des perouschim. C'est celui de Matthieu, Marc et Luc. Iohanan suit l'autre calendrier. Pour lui, le vendredi était le 14 nisan. Pour lui, le jour de la mort du Rabbi était préparation et pesah (Jean 19, 14). Il suit le calendrier des tzaddouqim.
Joseph {Antiquités III, 250) suit le calendrier des perouschim : « Le deuxième jour de la fête des matzôt, c'est-à-dire le seizième jour [du mois]... »
Il est bien évident que si le Jean du quatrième Évangile avait été Jean le Galiléen, le fils de Zébédée, on ne voit pas pourquoi il aurait ainsi modifié le calendrier de ses compagnons galiléens, celui qui se trouve appliqué par Matthieu, Marc et Luc.
Mais si Iohanan du quatrième Évangile est kôhen, comme nous le dit Polycrate, évêque d'Éphèse, on comprend qu'il ait suivi le calendrier de son clan et de sa caste. Iohanan le kôhen a pris part avec le Rabbi et les compagnons au dernier repas qui, pour les Galiléens, était un repas de pesah. Mais pour lui, Iohanam, dans son système, dans son calendrier liturgique, ce n'était pas un repas de pesah. C'est pourquoi, sans doute, il écrit (Jean 13, 1) : « Avant la fête de pesah... Et il y a eu un repas... »
Cela s'est passé dans sa propre maison.
Nous nous souvenons de ce qu'écrivait Eusèbe de Césarée (cf. p. 255) :

Histoire de l'Église V, 23, 1 : Une controverse, dans ce temps-là, qui n'a pas été petite, s'est élevée. Parce que les communautés chrétiennes de l'Asie [mineure] tout entière, suivant une tradition (grec paradosis) très ancienne, pensaient qu'il fallait garder, ou conserver, le quatorzième jour de la lune pour la fête de pesah (ici la transcription grecque habituelle pas-cha), du salut, jour où il était prescrit aux Judéens de sacrifier l'agneau, (grec to probatori), en sorte qu'il fallait, ce jour-là, quel que soit le jour de la semaine, faire cesser les jeûnes. Mais ce n'était pas la coutume de faire ainsi dans les communautés chrétiennes (grec ekklèsiais) du reste de la terre habitée. Partant d'une tradition qui remontait aux envoyés (grec ex aposto-likès paradoseôs), elles conservaient et elles observent jusqu'à maintenant, l'usage selon lequel il ne convient pas de cesser les jeûnes un autre jour que le jour de la relevée d'entre les morts (grec anastasis) de notre Sauveur...

Eusèbe ajoute :

V, 23, 2 : Il y a eu des réunions (grec sunodoî) et des assemblées de ceux qui étaient chargés de veiller sur les communautés (grec episkopôn) à ce sujet. Et tous, par une décision unique, par des lettres, ils ont fixé la doctrine de la communauté chrétienne, pour tous les lieux : Ce n'est pas dans un autre jour que le jour du Seigneur, que le secret intelligible (grec mustèriori) de la relevée d'entre les morts du Seigneur sera accompli. Et c'est dans ce jour-là seulement que nous observons la cessation des jeûnes qui concernent la fête de pesah (grec pascha).

Ceux qui étaient chargés de veiller sur les communautés chrétiennes d'Asie mineure, Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, etc. estimaient qu'ils devaient garder la coutume qui leur avait été transmise autrefois et tout d'abord. C'est Polycrate, évêque d'Éphèse, qui était à leur tête. C'est lui-même dans sa lettre adressée au pape Victor et à la communauté chrétienne des Romains, qui expose la tradition venue jusqu'à lui.

Histoire de l'Église V, 24, 2 : Nous nous en tenons scrupuleusement au jour [prescrit par notre tradition]. Nous n'ajoutons rien, et nous n'enlevons rien... [Apocalypse 22, 18].

Dans sa lettre adressée au pape Victor de Rome, Polycrate d'Éphèse cite, à la suite de Philippe, l'un des douze envoyés, qui est couché à Hiérapolis ; à la suite de Iohanan, celui qui est tombé sur le cœur du Seigneur, qui est né kôhen et qui a porté le petalon, témoin et docteur (grec didaskalos) couché à Éphèse, il cite Polycarpe à Smyrne, évêque et témoin ; Thraseas, évêque et témoin, qui est couché à Smyrne ; Sagaris, évêque et témoin, couché à Laodicée ; Papirius et Meliton, qui est couché à Sardes. Et il ajoute :

Tous ceux-là ont gardé le jour du quatorzième [jour du mois] de pesah (grec pascha) selon, ou conformément à l'Évangile (grec kata to euaggelion)...

De quel Évangile s'agit-il? Ne serait-ce pas l'Évangile de Jean ? Polycrate ajoute :

Et moi aussi, le plus petit de tous, Polycrate, conformément à la tradition de mes parents... Sept parmi mes parents ont été évêques, et moi je suis le huitième. Et toujours mes parents ont tenu au jour où le peuple [= la communauté judéenne] enlève le levain...

Exode 12, 15 : Sept jours [durant] ce sont des matzôt que vous mangerez. Dès le premier jour vous ferez disparaître le levain (hébreu seôr, grec zumè) de vos maisons, parce que tout homme qui mangera du pain fermenté, alors (hébreu we) elle sera retranchée, cette âme-là, d'Israël depuis le premier jour jusqu'au jour septième...

Eusèbe cite ensuite une lettre de saint Irénée de Lyon adressée au pape Victor :

Histoire de l'Église V, 24, 16 : Le bienheureux Poly-carpe [ne pas confondre avec Polycrate] est venu faire un séjour à Rome, alors que Anikètos était évêque de Rome. Au sujet d'affaires d'importance mineure, ils se sont bientôt mis d'accord. Et au sujet de cette affaire capitale, ils ne se sont pas fâchés. Parce que Anikètos n'a pas pu persuader Polycarpe de ne pas garder ce que, avec Iohanan, le disciple de notre Seigneur, et avec le reste des envoyés (grec apostolôn) avec qui il avait vécu, il avait toujours observé. Et Polycarpe n'a pas réussi à persuader Anikètos de garder [la tradition des communautés d'Asie mineure]. Il disait [Anikètos] qu'il devait tenir la coutume des Anciens qui l'avaient précédé...

On voit que dans ce document Iohanan n'est pas mis dans le groupe des envoyés (grec apostoloî). Il est disciple du Rabbi. Il a une haute autorité. Mais il n'est pas envoyé en mission, comme l'ont été les douze. Les autres envoyés sont mis dans une autre catégorie.
Il est donc permis de se demander si cette affaire, cette controverse violente qui a secoué les communautés chrétiennes au IIe siècle, n'est pas en relation, si elle n'est pas la suite logique de la différence qui existe entre les calendriers de Matthieu, Marc et Luc, d'une part, et le calendrier de l'Évangile de Jean, d'autre part.
Il est permis de se demander si ce n'est pas Iohanan qui le premier a porté l'information créatrice nouvelle en Asie mineure, alors que Schaoul-Paul partait pour son second voyage missionnaire, autour de l'année 49. Ce qui expliquerait que Schaoul-Paul fait des grands détours pour ne pas aller marcher dans les plates-bandes de Iohanan. Ce qui expliquerait aussi l'autorité avec laquelle Iohanan écrit aux sept communautés chrétiennes d'Asie mineure, autour de l'année 52. Il est même permis de se demander si Schaoul-Paul n'est pas venu séjourner à Éphèse, seulement après la mort de Iohanam, assassiné en 54 ou 55. La chronologie de cette période est très incertaine.
La communauté chrétienne de Rome a pris naissance dans les années 30 et suivantes. Personne ne sait qui le premier a porté l'information créatrice nouvelle. Il est vraisemblable que les frères qui cette année-là avaient été à Jérusalem pour les fêtes de pesah, sont revenus à Rome en portant avec eux, comme les abeilles portent du pollen sous leurs pattes, l'information nouvelle, ce qui s'était passé à Jérusalem cette année-là.
Il est possible qu'ils aient adopté pour la communauté chrétienne de Rome, issue de la communauté judéenne, le calendrier des Évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc, c'est-à-dire le calendrier des perouschim. Ce qui expliquerait la différence entre les calendriers d'Éphèse et des autres villes d'Asie mineure, et le calendrier de Rome.
Dans les communautés chrétiennes d'Asie mineure, tandis que dans la nuit du 14 au 15 nisan, les frères et les sœurs des communautés judéennes se réjouissaient et fêtaient pesah en mangeant l'agneau de pesah, les frères des communautés chrétiennes jeûnaient pour le peuple hébreu, pour leurs frères judéens. On lisait le texte d'Exode 12. C'est seulement à trois heures du matin que les frères et les sœurs de la communauté chrétienne cessaient le jeûne (Joachim Jeremias, Die Abendmahlsworte Jesu, 116).

Épiphane de Salamine, Panarion LXX 11, 3 : Lorsque eux [= les frères des communautés judéennes] se réjouissent, vous [= les frères des communautés chrétiennes], vous jeûnez et vous vous affligez pour eux...

Dans les communautés chrétiennes d'Asie mineure, on célèbre la fête de pesah en même temps que les frères et les sœurs des communautés judéennes, mais les frères et les sœurs des communautés chrétiennes jeûnent et ne terminent leur jeûne qu'au chant Hu coq (Jeremias, 204).
Le Rabbi lui-même, lors de la dernière nuit, n'a pas mangé de l'agneau de pesah et il n'a pas bu la coupe de vin. Il a jeûné :

Luc 22, 14 : Et lorsqu'il est venu le temps [de manger pesah], il s'est étendu [sur les coussins et les tapis] et les envoyés (grec apostoloi) avec lui. Et il leur a dit : « Désirer j'ai désiré (construction hébraïque classique) ce pesah le manger avec vous avant que je ne souffre (grec paschein, hébreu possible halah, Amos 6, 6). Car je le dis à vous : Je ne mangerai plus pesah jusqu'à ce qu'il soit rempli dans le royaume, ou le règne de Dieu... »

Luc 22, 18 : Car je le dis à vous : « Je ne boirai plus à partir de maintenant du produit de la vigne (hébreu tebouat ha-kerem, Deutéronome 22, 9) jusqu'à ce que le royaume, ou le règne de Dieu soit venu...

Marc 14, 25 : Amèn (en hébreu dans le texte grec), je le dis à vous : « Je ne boirai plus du produit de la vigne jusqu'à ce jour-là lorsque je le boirai nouveau dans le royaume, où le règne de Dieu... »

Le Rabbi avait lié un lien sur son âme.

Nombres 30, 3 : Un homme, que s'il a voué un vœu à YHWH ou bien s'il a juré un jurement pour lier un lien sur son âme (hébreu le-esôr issar al-napheschô, grec horisètai horismô ; le verbe grec horizô signifie limiter, borner, séparer par une frontière), il ne profanera pas sa parole. Comme tout ce qui est sorti de sa bouche, il fera... Et une femme, que si elle a voué un vœu à YHWH et si elle a lié un lien... Et il a entendu, son père, son vœu et le lien qu'elle a lié sur son âme...

Le Rabbi le dit d'ailleurs lui-même, Luc 22, 22 : Parce que le fils de l'homme (hébreu ben ha-adam ou ben adam), sur la bouche du lien qu'il a lié sur son âme (grec kata to hôrismenon, hébreu al pi issar ascher asar al-napheschô) il s'en va, mais hoï (transcription en caractères grecs ouai) à cet homme par la main de qui il est livré (le verbe grec paradidômi, hébreu possible natan, mais plus probablement hébreu tardif masar, transmettre, livrer ; masar et napheschô, livrer son âme, enseigner ; à la forme niphal, être livré [à la police])...

Les frères et les sœurs des communautés chrétiennes d'Asie mineure jeûnaient tandis que les frères et les sœurs des communautés judéennes mangeaient l'agneau de pesah. Ils faisaient donc comme avait fait le Rabbi pendant la dernière nuit qui a précédé son arrestation (Jérémias, 208).
Iohanan ha-kôhen, chez qui le Rabbi a réuni ses compagnons galiléens pour la dernière nuit, savait fort bien que le Rabbi cette nuit-là n'a pas mangé l'agneau de pesah et qu'il n'a pas bu la coupe de vin.
C'est peut-être cette pratique qu'il a lui-même transmise aux communautés chrétiennes d'Asie mineure, qu'il a peut-être fondées lui-même.
S'il ne rapporte pas les paroles dites par le Rabbi sur l'une des matzôt et sur l'une des coupes, c'est peut-être parce qu'il estimait qu'il était plus prudent de ne pas mettre par écrit, dans un document qui va circuler, la traduction en langue grecque de ses propres documents, à savoir ce que nous appelons l'Évangile de Jean, — ces paroles qui pouvaient être mal comprises ou utilisées d'une manière perverse —, ce qui s'est vu en effet dans les siècles suivants (Jeremias, 119). Ce qui est le plus sacré ne doit être communiqué que de la bouche à l'oreille, en chuchotant, et ne doit pas être livré. C'est le sens du mot grec mustèrion dans les livres de la Nouvelle Alliance.
Il était absurde de supposer que Jean, ou un autre, ait pu rédiger son Évangile après les Synoptiques, avec les Synoptiques sous les yeux, puisque précisément il modifie le calendrier des Synoptiques sur un point d'une importance capitale.
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