Il est question ici des cadeaux de Dieu, et j'ai écrit plus haut celui dont j'ai été gratifié voici sept ans bientôt.
L'histoire de ce cadeau ne serait toutefois pas complète sans un additif, qui ne relève sans doute pas du cadeau divin, mais constitue apparemment son corollaire, je veux parler de la permission faite au démon de persécuter les saints, et ceux d'entre nous qui bénéficient de grâces particulières, comme je l'ai compris après l'avoir expérimenté dans ma chair.
Les histoires des saints et des voyants sont pleines de ces attaques du démon, qui paraissent venir en quelque sorte "équilibrer" les grâces reçues; St Paul parle de la tentation dont il est l'objet comme d'une écharde dans sa chair afin qu'il ne se surestime point...
Cela, j'en ai personnellement fait l'expérience quelques semaines après ma vision du 4 novembre 2002: je ne sais plus à quel sujet domestique, une altercation avec mon épouse prit des proportions qui m'effrayèrent moi-même,
dans le moment où elle avait lieu; je ne sais si je me fais bien comprendre: c'est exactement comme si, acteur de ma colère, j'en étais également spectateur (impuissant), pour en prendre mieux conscience, me rendre compte de la courte folie (
ira furor brevis est...) où je me laissais aller, par orgueil certainement...
Entendons-nous bien: l'impulsivité est un de mes gros défauts... -On a pu s'en apercevoir sur ce forum, où j'ai pourtant l'opportunité du recul et de la réflexion...- et ce n'était pas la première fois que je m'emportais, agaçé, exaspéré par telle remarque de ma femme.
Sauf que là, il m'a semblé être poussé en avant dans un état où je ne m'appartenais plus, -et cela était inédit pour moi, ou du moins j'en prenais conscience, impressionné, horrifié, comme jamais auparavant.
La violence qui m'a possédé à ce moment était dirigée contre moi-même, je le sentais bien, et non pas contre ma femme, qui n'était que le prétexte...
Satan n'apprécie pas qu'un homme qu'il a tenu éloigné de l'Eglise du Christ au moyen du confusionnisme des relativismes et des idéologies, se tourne vers Dieu, aidé par la Sainte Vierge...
Par cette épreuve redoutable, Dieu m'a fait réaliser que la grâce reçue ne me mettait nullement à l'abri du mal; que le combat continuait en réalité, ou ne faisait que commençer, avec les nouvelles armes à ma disposition désormais, que sont la prière, les sacrements, ma dévotion particulière pour la Vierge Marie...
Et Dieu sait que j'avais -que j'ai toujours- besoin d'être garanti contre une surestimation de mes forces. L'existence est une lutte constante: quand on n'avance pas on recule, dit-on: la proximité, l'amitié avec Dieu n'est pas de tout repos,
parce qu'elle oblige!, parce que Dieu ne nous veut pas à moitié et ne veut pas pour nous qu'un semi-paradis, en vue duquel nous nous permettrions tout de même quelques turpitudes ici-bas; j'ai cru cela pendant un temps, effrayé par ce que représente de sacrifices et d'abnégation la voie étroite et ardue de la SANCTIFICATION: c'est vrai qu'Il n'aime pas les tièdes!
Notre curé répète à longueur d'homélie (quelque soit le sujet il me semble!) que Dieu nous appelle à devenir saints -"parfaits comme notre père céleste est parfait"...
Afin de me donner une sainte horreur de la tiédeur et des compromis, il dispose avec satan d'un repoussoir
diablement efficace -involontaire, certainement, pour ce qui est d'accomplir le dessein divin sur nous, mais a-t-il d'autre choix que de servir Dieu involontairement quand Dieu fait TOUT concourrir au bien de ceux qu'Il aime?
Ainsi satan est-il réduit au risque, en nous induisant au péché par la tentation qu'il exerce sur nos "zones sensibles" (ce qui est son job -sans jeu de mots!), de nous voir surmonter cette épreuve et de tendre ainsi toujours plus vers l'Absolu de l'Amour divin.
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«Rapprocher les hommes n’est pas le plus sûr moyen de les réunir.»
[ Louis de Bonald ]
"j'ai osé tout dire à qui osait tout entreprendre".
[ Chateaubriand ]