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 La résistance communiste au nazisme

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Jehan



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MessageSujet: La résistance communiste au nazisme   Mar 06 Avr 2010, 21:47

Devoir de mémoire......


Dès le début des années 30, les communistes se mobilisèrent contre le NSDAP et tentèrent de convaincre les militants nazis de rejoindre le parti communiste. Mais face à la montée du nazisme, ils durent changer de tactique, et organisèrent de grandes manifestations de protestation, qui donnèrent souvent lieu à des affrontements entre les deux camps. L’union des partis de travailleurs était problématique, car même si la base du parti communiste allemand (KPD) et du parti social-démocrate (SPD) avait la volonté de former un front uni contre le nazisme, cette union ne put voir le jour, car les dirigeants communistes traitaient les sociaux-démocrates de "sociaux-fascistes", et les sociaux-démocrates refusaient de se plier aux directives idéologiques de Moscou. Le 30 janvier 1933, le jour de l’arrivée au pouvoir de Hitler, les communistes lancèrent un appel à la grève générale et à des manifestations de masse, qui fut suivi partout en Allemagne. Les nazis réagirent en procédant à des arrestations, des perquisitions et des rafles.

Face aux mesures répressives prises par le gouvernement nazi contre les communistes, ceux-ci durent se résoudre à continuer le combat dans la clandestinité. Des réseaux clandestins se mirent en place, mais la plupart furent démantelés très rapidement par la Gestapo, qui disposait d’un très grand nombre d’informateurs. Dès février 1933, l’incendie du Reichstag fut pris comme prétexte par les nazis pour interdire le parti communiste et procéder à l’arrestation des cadres du parti ; plus de la moitié des dirigeants du parti furent arrêtés ou assassinés par la Gestapo. A la suite de l’arrestation de Ernst Thälmann, chef du parti communiste allemand, au début du mois de mars 1933, Moscou donna l’ordre aux cadres du parti de s’exiler, afin de former une direction du parti à l’étranger, qui avait pour mission d’apporter son soutien à la base du parti restée en Allemagne. Walter Ulbricht, chef provisoire du KPD et futur dirigeant de la RDA, s’exila en 1933 en Tchécoslovaquie pour y fonder une antenne du parti, et rejoignit en 1936 Wilhelm Pieck, lui aussi futur dirigeant de la RDA, à Paris, où avait été créée une autre antenne du KPD. En 1939, ils trouvèrent refuge en URSS, où ils restèrent jusqu’à la fin de la guerre.

En Allemagne, les membres du parti tentèrent de déjouer la surveillance de la Gestapo pour former des réseaux illégaux. Mais la police disposait de fichiers du parti communiste, qu’elle avait réquisitionnés lors de rafles, et les résistants furent arrêtés par milliers et envoyés dans les premiers camps de concentration, que les prisonniers politiques communistes et sociaux-démocrates furent obligés de construire.

La presse illégale fut la première activité des résistants communistes, qui diffusèrent clandestinement des tracts et des publications visant à convaincre la population allemande de se soulever contre Hitler et de renverser le régime nazi. D’autre part, un réseau de messagers fut mis en place ; ceux-ci avaient pour mission de faire passer des informations sur le Reich à l’étranger, aux directions exilées du parti, et de transmettre en Allemagne les nouvelles de l’étranger, afin de contrer la propagande hitlérienne.

Les syndicats communistes essayaient de leur côté de mobiliser clandestinement les travailleurs au sein des entreprises contre le gouvernement nazi. Mais leur tâche était ardue, car certains membres du parti s’étaient résignés à la victoire nazie, d’autres s’étaient engagés dans le NSDAP, et les persécutions dont étaient victimes les communistes en décourageaient plus d’un à continuer le combat. De plus, l’implantation des syndicats communistes était très faible dans les entreprises avant l’arrivée au pouvoir de Hitler, car la majorité des membres du parti étaient alors au chômage, et les activistes ne purent former de véritable contrepoids au nazisme dans les entreprises allemandes.

En 1935, le Komintern et le bureau politique du KPD décidèrent de changer leur tactique contre le national-socialisme, et de tenter de s’unir aux sociaux-démocrates afin de former un front uni contre le nazisme. D’autre part, la structure hiérarchique habituelle du parti, facile à démanteler par la Gestapo, qui avait pu ainsi procéder à des arrestations par milliers, fut abandonnée ; les résistants s’organisèrent en petites cellules, dirigées par des instructeurs qui avaient été formés à cette tâche, et qui fonctionnaient dans la clandestinité au sein des entreprises et à la place des anciennes antennes locales du parti. Ces cellules recevaient leurs directives des centrales du KPD coordonnées par le comité central de Moscou et exilées à Amsterdam, Strasbourg, Luxembourg, Copenhague, Prague, Paris et Stockholm, qui envoyaient clandestinement des messagers en Allemagne. Ceux-ci traversaient la frontière tchécoslovaque grâce à un réseau de passeurs ; cette organisation imprimait également des tracts, qui étaient ainsi acheminés dans le Reich, et aidait des réfugiés à fuir l’Allemagne. Le même type de réseau existait aux frontières belge et néerlandaise, mais la Gestapo parvint à démanteler ces organisations en 1935-36, grâce à l’infiltration d’espions.

En 1936, lors des Jeux Olympiques de Berlin, qui furent pour les nazis un événement majeur de propagande, les communistes organisèrent une grève dans une usine de Berlin, ce qui contredisait la propagande hitlérienne, selon laquelle toute l’Allemagne soutenait les nazis. La Gestapo fit en sorte que les journalistes étrangers ne soient pas au courant de cette grève, et plaça à la suite de cet incident des espions nazis dans toutes les usines, de façon à ce que de tels mouvements de contestation ne puissent plus se reproduire.

Pendant la guerre, la plupart des pays voisins étant occupés par les troupes allemandes, il devint de plus en plus difficile de maintenir un contact entre les directions exilées du parti et la base restée en Allemagne ; les cellules de résistants communistes furent de plus en plus isolées et ne parvenaient que rarement à recevoir les directives du parti. Les résistants communistes qui travaillaient aux chemins de fer ou dans les compagnies de transport fluvial ou maritime purent toutefois continuer à transmettre des messages. De plus, les communistes disposaient d’un service secret qui collectait des informations et les envoyait par radio aux centrales de renseignements de Paris et Bruxelles, qui avaient des agences dans tous les pays européens.

Le pacte de non-agression de l’URSS conclu par Hitler et Staline le 23 août 1939 choqua et désorienta les résistants qui luttaient depuis six ans dans la clandestinité ; une direction du parti indépendante de Moscou fut créée en Allemagne en réaction à ce pacte, et son comité central envoya des messagers dans les différentes cellules locales pour donner l’ordre de poursuivre le combat contre le nazisme. Après l’attaque nazie de l’URSS, la section communiste allemande renoua avec Moscou. Mais la volonté de ces résistants communistes de provoquer un soulèvement de la population allemande contre la guerre et le gouvernement nazi n’avait aucune chance de réussir, étant donné qu’une grande partie des Allemands soutenait Hitler, qui remportait une victoire après l’autre. La cote de popularité du dictateur était telle pendant les premières années de la guerre, qu’une révolution était irréalisable. Willi Gall, qui avait commencé à organiser la résistance intérieure, fut arrêté en 1940 ; son successeur, Wilhelm Knöchel, coordonna les activités des différentes cellules à partir d’Amsterdam, puis s’installa à Berlin en 1941 ; il fut arrêté en janvier 1943 et donna sous la torture des informations aux nazis, ce qui mit en danger toute la résistance communiste et fragilisa ses activités.

A la fin de la guerre, alors que les troupes soviétiques s’approchaient de plus en plus de l’Allemagne, des agents communistes furent parachutés dans le pays pour organiser la résistance communiste. Et lorsque la zone d’occupation soviétique donna naissance à la RDA, de nombreux communistes qui s’étaient exilés à Moscou, dont Walter Ulbricht et Wilhelm Pieck, en devinrent les dirigeants.


Histoire du mouvement socialiste
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Invité
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MessageSujet: Re: La résistance communiste au nazisme   Mar 06 Avr 2010, 22:16

cher jehan

Au risque de vous choquer je n'ai jamais compris que l'on fasse l'eloge des communistes!

Le communisme a tue 80 millions de personnes a travers le monde affraid

STALINE ; MAO ; POL POT ; HO CHI MIN ;KMER ROUGE affraid

scratch et d'autres affraid
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Jehan



Masculin Messages : 659
Inscription : 11/10/2006

MessageSujet: Re: La résistance communiste au nazisme   Mar 06 Avr 2010, 22:27

Encore une fois Tobie, ce qui a conduit aux crimes et au goulag, c'est une trahison du communisme……. comme le christianisme, trahi de la même façon, a conduit à l'Inquisition, aux guerres de religion, au massacre des indiens.....
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caesor



Masculin Messages : 977
Inscription : 29/08/2009

MessageSujet: Re: La résistance communiste au nazisme   Mar 06 Avr 2010, 22:43

Jehan a écrit:
Encore une fois Tobie, ce qui a conduit aux crimes et au goulag, c'est une trahison du communisme……. comme le christianisme, trahi de la même façon, a conduit à l'Inquisition, aux guerres de religion, au massacre des indiens.....
les indiens n'ont pas été tués au nom de la religion, mais pour la colonisation de leur terre, ce qui est différent. L'évangelisation des sauvages était un vulgaire pretexte de laics, alors que l'inquisition est elle un produit de la religion, nuance importante.

pour le communisme, vous avez omis un point important : la veritable resistance communiste n'a commencé en France que lorsque l'URSS a été attaqué par les nazis. Avant, c'était plutot la fraternisation.... le pauvre "martyr" guy mocquet n'a jamais fait le moindre acte de resistance contre l'occupant, il n'a fait que distribuer des tracts... ce qui lui a valu d'être arrété et a été fusillé parce que communiste, alors qu'il n'avait rien fait, pas un coup de feu, pas une bombe, pas un mort, rien.


Dernière édition par caesor le Mar 06 Avr 2010, 22:49, édité 1 fois
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Chrysostome



Masculin Messages : 28510
Inscription : 01/11/2008

MessageSujet: Re: La résistance communiste au nazisme   Mar 06 Avr 2010, 22:49

Jehan a écrit:
Encore une fois Tobie, ce qui a conduit aux crimes et au goulag, c'est une trahison du communisme……. comme le christianisme, trahi de la même façon, a conduit à l'Inquisition, aux guerres de religion, au massacre des indiens.....

Mais le communisme est une idéologie athée, donc quand les communistes persécutent l'Église, ils ne trahissent pas leur idéologie.
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Pierre75



Messages : 940
Inscription : 07/01/2009

MessageSujet: Re: La résistance communiste au nazisme   Mer 07 Avr 2010, 01:43

Bonjour,
l'histoire des rapports du nazisme et du communisme semble complexe. A lire Wolton dans son livre "Rouges-Bruns", il y a eu une période de relative "proximité", certains dirigeants nazis voulant draguer les communistes et inversement ; Wolton rapporte aussi que de nombreux aviateurs allemands allèrent s'entraîner en URSS durant les années 20 ou début des années 30, avec la bénédiction du régime communiste. Il y avait alors une doxa sur les "partis ouvriers" contre la "bourgeoisie cosmopolite", sorte de justification d'une alliance tactique entre communistes et nationaux-socialistes...
On ne peut pas non plus oublier, surtyout en France, la Résistance communiste et ses nombreux héros et martyrs. Puis la lutte de l'URSS contre le nazisme, bien sûr (sachant que Staline a d'abord voulu "partager la Pologne" avec Hitler).
Il y a semble-t-il ces deux aspects, qui brouillent toute vision simpliste.
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Wàng



Masculin Messages : 2183
Inscription : 29/03/2007

MessageSujet: Re: La résistance communiste au nazisme   Mer 07 Avr 2010, 10:17

Jehan a écrit:
Encore une fois Tobie, ce qui a conduit aux crimes et au goulag, c'est une trahison du communisme……. comme le christianisme, trahi de la même façon, a conduit à l'Inquisition, aux guerres de religion, au massacre des indiens.....


:cartonr:













J'ajouterais que les communistes avaient demandé après la défaite à leurs amis nazis l'autorisation de continuer la distribution de l'Humanité, chose qui leur fut accordée. Idea
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SJA



Masculin Messages : 6345
Inscription : 18/12/2008

MessageSujet: Re: La résistance communiste au nazisme   Mer 07 Avr 2010, 10:35

Jehan a écrit:
Encore une fois Tobie, ce qui a conduit aux crimes et au goulag, c'est une trahison du communisme……. comme le christianisme, trahi de la même façon, a conduit à l'Inquisition, aux guerres de religion, au massacre des indiens.....

Cher jehan,

lorsque vous mettez une théorie en application et qu'une fois cette application tourne à la catastrophe d'accord, on peut dire que la théorie a été trahie.

Mais lorsque qu'à chaque fois que vous appliquez la théorie ou trouve massacres, goulags, terreur politique, c'est que c'est la théorie même qui est une trahision à l'Humanité.

Quant à l'inquisition, elle a fait trés peu de victime (environ 10000 mort pour l'inquisition espagnole).
De plus l'inquisition a été détourné au profit des Etats (Espagnol, Portugais) selon la doctrine de l'unicité : Un Roi, un Peuple, Un Dieu.

Vous voyez, l'inquisition a servi des chimères voisine de celle que le communisme sert.
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joker911



Messages : 2679
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MessageSujet: Re: La résistance communiste au nazisme   Mer 07 Avr 2010, 14:49

vous ditez que le nazisme et le communisme ce mal mais le capitalisme de l'europe?? N'oublié pas que pour le moment c'est la riche europe qui tue 17000 de personnes par jour . Et que dans le passé il y a eu beacoup de choses pas tres chouette de la part de l'europe: colonisation, accorder a Hitler de prendre des territoires qui lui appartenai pas ( les sudettes ).
Donc si vous condamne le nazisme, communisme n'oublie pas que le capitalisme a ses deffauts aussi.
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