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 Le saint voile de manopello

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Louis



Masculin Messages : 6127
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Le saint voile de manopello   Dim 07 Fév 2010, 18:00

Une vidéo sur le saint voile de manopello:

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Gabrielle



Féminin Messages : 242
Inscription : 14/09/2007

MessageSujet: Re: Le saint voile de manopello   Dim 07 Fév 2010, 19:57

Merci, Louis, pour cette belle vidéo... Very Happy

Si je comprends bien , d'après ce prêtre, le Mandylion d'Edesse serait une copie faite à partir du Voile de Manopello (et non l'inverse) ? La "légende d'Abgar" dont il est question à propos du Linceul de Turin, -où il est dit qu'une image non faite de main d'homme aurait été apportée au roi Abgar d'Edesse- ne serait -elle pas en réalité plus qu'une légende ?

J'ai lu pas mal de choses sur le sujet -et sur le Linceul de Turin- il y a quelques années, et ce que je trouvais étrange, c'était ces récits byzantins du Haut Moyen äge concernant les grandes reliques de Constantinople, où il était dit qu'elles étaient accompagnées d'une sorte de tuile d'argile, probablement destinée à faire des copies...Cela m'a toujours intriguée (je peux retrouver les textes précis, car j'ai encore les livres)...Je reprends le dossier grâce à toi, mais je n'arrive toujours pas à comprendre le rapport, ou plutôt la chronologie, avec le Linceul de Turin qui, lui aussi, comporte une image...Evidemment, je n'ai pas approfondi l'histoire de la période "iconoclaste" qui montre bien que les images du Christ avaient une importance primordiale, il faudrait savoir comment tout cela a commencé...

Comme tu vois, tout cela est très flou pour moi, et j'aimerais bien y voir plus clair ! scratch

Ah ! Autre chose...Ce qui est également étrange, c'est que l'Image de Manopello semble avoir été réalisée en deux parties ; le bas du visage semble décalé par rapport au reste, la bouche notamment n'est pas droite...

Gabrielle.
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Louis



Masculin Messages : 6127
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MessageSujet: Re: Le saint voile de manopello   Dim 07 Fév 2010, 20:54

Je l'ai peu étudié aussi, et il faut dire qu'il n'y a quasiment pas eu d'études scientifiques à son sujet. On sait seulement que ça ne peut pas être une peinture, d'après les experts. Le tissu est si fin qu'on peut lire aisément un journal à travers.

Il y a plusieurs légendes à propos de ce voile, et aussi des copies.
D'un point de vue historique, sa première trace remonte à 574 lors de son arrivée à Constantinople.

Le Mandylion d'Edesse semblerait correspondre plutôt au linceul de Turin.
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Gabrielle



Féminin Messages : 242
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MessageSujet: Re: Le saint voile de manopello   Dim 07 Fév 2010, 22:30

On peut comprendre sans difficulté à quel moment a pu apparaître l'image du visage du Linceul de Turin, par contre on se demande vraiment en quelle circonstance a pu se former cette image de Manopello si vraiment ce n'est pas une copie !

J'aurais pour ma part plutôt tendance à la considérer comme une reproduction du Mandylion d'Edesse (par un autre procédé que la peinture, peut-être par un procédé particulier de l'époque byzantine -dont on ne connaît rien- à partir de la "tuile d'argile" qui accompagne toujours le Mandylion ? Les traits sont quand même très marqués...

Qu'est-ce qui se cache rééllement derrière la légende du "Voile de Véronique" ? Là aussi, il n'y a sans doute pas eu de recherche de faite faute d'éléments suffisants... Question

Gabrielle.
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Louis



Masculin Messages : 6127
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: Le saint voile de manopello   Lun 08 Fév 2010, 00:06

Ca reste un mystère... pour le moment.

Mais l'image du visage a très bien pu apparaître comme l'image de la Vierge du Mexique sur la tunique de Juan Diego.
Il ne s'agit pas d'une peinture non plus. Un vrai miracle!
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Philippe Fabry
Administrateur


Masculin Messages : 13954
Inscription : 31/01/2009

MessageSujet: Re: Le saint voile de manopello   Lun 08 Fév 2010, 00:16



Source : http://www.30giorni.it/fr/articolo.asp?id=21123

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Gabrielle



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MessageSujet: Re: Le saint voile de manopello   Lun 08 Fév 2010, 19:50

Merci, Philippe pour ce document vraiment passionnant, et qui répond à bon nombre de questions que je me posais...Ainsi donc des investigations sont actuellement en cours concernant la Ste Face de Manoppello !...Je ne savais pas.

L'interprétation concernant l'Evangile de St Jean me semble toutefois assez surprenante...Les chercheurs qui se penchent sur le Linceul de Turin ont en effet tendance à traduire par "linges affaissés" ce qui correspondrait au Saint-Suaire, et ici on traduit par "linges déployés" pour la même pièce ! De même le soudarion "enroulé à part à sa place" est considéré ici comme correpondant à la Ste Face de Manoppello, tandis que pour d'autres chercheurs, il s'agirait du Suaire d'Oviedo, voire de la Ste Coiffe de Cahors. Il y a encore bien des investigations à faire pour y voir clair, aussi bien du côté des exégètes que du côté des historiens !...Mais on semble quand même bien avancer...

Gabrielle.
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ysov



Masculin Messages : 14433
Inscription : 03/07/2010

MessageSujet: Re: Le saint voile de manopello   Ven 28 Jan 2011, 22:12

«La Sainte Face est la Veronica romaine»
Le père Pfeiffer a déjà parlé, sur les pages de 30Jours, des raisons de cette identification avec la relique naguère plus célèbre encore que le Saint Suaire lui-même (H. Pfeiffer, Ma la “Veronica” è a Manoppello, in 30Giorni n. 5, mai 2000, p. 78-79). Pfeiffer soutient, sur la base d’arguments plus que convaincants, que la Veronica – qui nous est décrite par les sources médiévales comme un linge transparent, très fin, présentant une image visible des deux côtés – fut dérobée à Rome au début du XVIIème siècle, à une date non précisée. Une autre hypothèse, faite sur la base de documents d’archives et de considérations historiques par Saverio Gaeta, ferait antidater ce passage au Sac de Rome de 1527, ce qui laisse de toute façon inchangée la substance des faits. La Veronica serait donc apparue à Manoppello entre 1608 et 1618, conformément à la documentation historique locale purgée de ses traits légendaires.
Résumons brièvement certaines données fondamentales proposées par Pfeiffer pour cette identification. Tout d’abord, aucune image n’apparaît plus sur la Veronica actuellement conservée à Saint-Pierre: les rares chercheurs du passé qui purent l’observer de près, comme De Waal et Wilpert (rappelons que depuis le XVIIème siècle, le linge présent à Rome n’est plus exposé au public), n’y virent que quelques taches brunâtres; même ceux qui ont pu l’observer récemment (y compris le pape Jean Paul II), n’y ont trouvé aucune trace d’image.
En second lieu, le linge qui se trouve actuellement à Rome n’est pas du tout transparent, tandis que le reliquaire de 1350 qui contenait la Veronica à Rome, encore conservé dans le trésor de la basilique vaticane et qui est fait de deux verres de protection en cristal de roche, était évidemment destiné à un objet qui pouvait être exposé des deux côtés. Ce reliquaire, de forme carrée et aux dimensions compatibles avec le Voile de Manoppello (il est à peine plus grand, mais nous avons vu que l’étoffe avait été réduite à coups de ciseaux) fut ensuite remplacé par un autre, désormais perdu, à la moitié du XVIème siècle, et ensuite par celui que l’on connaît actuellement: un document témoigne de la nouvelle installation de la relique – c’est-à-dire, comme on le suppose, du faux qui la remplace – au cours d’une cérémonie solennelle le 21 mars 1606, dans une niche creusée à l’intérieur du pilier de la coupole dit justement “de la Veronica”. Comme on le lit dans une liste établie par l’archiviste de Saint-Pierre, Giacomo Grimaldi et datée de 1618, les verres de protection du reliquaire de 1350 sont brisés; on remarque par ailleurs, collé sur le bord inférieur du Voile de Manoppello, ce qui semble être un éclat de verre. Comme on l’a déjà dit à propos des enquêtes sur la nature physique du tissu dont est fait le voile, le fait qu’il soit actuellement impossible de le retirer de l’ostensoir qui le contient désormais n’a pas encore pu fournir la certitude de l’identité matérielle de ce fragment avec ce qui reste du reliquaire du Vatican remontant à 1350.
En troisième lieu, la Veronica présentait un visage aux yeux ouverts, comme il apparaît dans toutes ses représentations antérieures à 1616, tandis qu’une copie de cette même année présente un visage aux yeux fermés. Peu après, Paul V interdira de nouvelles copies de la relique, sous peine d’excommunication, et enfin Urbain VIII ordonnera en 1628 que toutes les copies existantes, faites dans les années précédentes, soient détruites.

Le visage d’une personne réelle
Le père Pfeiffer va encore plus loin dans ses recherches, qui nous permettent de penser que la Sainte Face de Manoppello, c’est-à-dire la Veronica romaine, est très probablement l’un des deux prototypes, ou plus exactement des modèles fondamentaux de l’image du Christ. Le deuxième modèle est le Saint Suaire de Turin. Pfeiffer remarque en particulier que les joues des images classiques du Christ sont presque toujours inégales, comme c’est le cas pour le Saint Suaire de Turin et pour la Sainte Face: le visage est donc asymétrique, contrairement au visage idéal et symétrique que présentent toutes les représentations des divinités antiques. Le Christ classique a donc un visage personnalisé, individualisé; et le modèle de ce visage à la structure fortement asymétrique est le Saint Suaire de Turin, ou mieux, le Saint Suaire de Turin conjointement à la Sainte Face (comme le pense Pfeiffer, les deux reliques durent probablement circuler ensemble pendant une certaine période); quant aux yeux et à tous les aspects plus vitaux, l’unique modèle est la Sainte Face.
Par conséquent, – telle est notre conclusion – un visage ayant existé, concret, réel; pas un modèle abstrait, tiré peut-être d’une iconographie de philosophe, comme le disent ou l’écrivent souvent des historiens de l’art, des spécialistes du christianisme ou même des théologiens. Le visage d’un homme en chair et en os, pas le visage d’une idée.
La recherche iconographique amène enfin le père Pfeiffer à soutenir que l’on peut identifier le Saint Suaire de Turin avec le Mandylion d’Edessa, présent dans cette ville en 544 à l’époque du siège des Persans, transporté en 944 à Constantinople, d’où il a disparu en 1204 pour parvenir ensuite en Occident; Pfeiffer soutient également que la Sainte Face de Manoppello est identique à l’image du visage du Christ transférée en 574 de Kamulia (Cappadoce) à Constantinople d’où elle a disparu vers 705, au temps de la seconde période de règne de l’empereur Justinien II; une fois arrivée à Rome, cette pièce de tissu diaphane, infiniment fine, fut cachée (etpeut-être collée sur l’icône dite “achiropite” du Sancta Sanctorum de Saint-Jean-de-Latran), et puis, sous Innocent III (1198-1216), détachée et emportée à Saint-Pierre, sous le nom de Veronica.
Le père Pfeiffer est fermement convaincu que la Sainte Face est une image acheiropoïète: «Si l’on part du fait que le visage du Saint Suaire de Turin est parfaitement superposable à celui de Manoppello, on en vient à admettre que l’image du Voile et celle du Saint Suaire se sont formées en même temps, à savoir dans les trois jours qui vont de la sépulture de Jésus à sa résurrection à l’intérieur du sépulcre. Le Suaire de Manoppello et le Saint Suaire de Turin sont les deux et uniques vraies images du visage du Christ dites “achiropites”, c’est-à-dire “qui n’a pas été fait de main d’homme”» (H. Pfeiffer, in P. Baglioni, Le Bernin ou non, c’est un chef d’œuvre, in 30Jours n. 9 - 2004, p. 61-63).
Existe-t-il quelques indices matériels qui puissent faire penser qu’à l’instar de l’image du Saint Suaire, celle de la Sainte Face a été produite de manière non artificielle?


Le Voile de la Sainte Face de Manoppello à l’intérieur du reliquaire qui le contient actuellement
Enquêtes scientifiques en cours
En 1998-1999, les premières enquêtes de caractère scientifique sur la Sainte Face de Manoppello furent menées par Donato Vittore, professeur à la faculté de médecine de l’université de Bari. Le Voile fut examiné avec un scanner digital à haute résolution; le résultat déclaré par Vittore fut qu’on n’observe pas de résidu de couleur entre le fil de la chaîne et celui de la trame. Ceci lui permit d’exclure que la Sainte Face fût le résultat d’une peinture à l’huile, étant donné l’absence de dépôt de couleur, ou même d’une peinture à l’aquarelle, parce que les contours de l’image apparaissaient très nets dans l’œil et dans la bouche et que, contrairement à ce qui se serait passé si le tissu avait été imprégné de peinture, aucune bavure n’apparaissait dans le dessin. On attend encore une publication systématique de ces enquêtes, mais l’auteur les a illustrées à l’aide de plusieurs images de détail au cours de différents colloques dont le dernier a eu lieu à Lecce en mars 2007.
Dans l’état actuel des choses, si se révélait exacte l’hypothèse faite en 2004 selon laquelle le tissu serait composé de byssus, fibre lisse et imperméable, il faudrait aussi considérer qu’un tissu de ce genre ne peut techniquement être peint, car la couleur tendrait à glisser en formant des croûtes, alors que celles-ci n’apparaissent pas sur la toile; par ailleurs, des modifications de la couleur pourraient être obtenues par décoloration sur ce genre de tissu (mais certainement pas avec un dessin aussi précis que celui du Voile de Manoppello).
D’autres enquêtes par microscopie et spectroscopie ont ensuite été faites par Giulio Fanti, professeur d’Ingénierie mécanique et thermique à l’université de Padoue. L’analyse menée en lumière ultraviolette avec la lampe de Wood a confirmé un test qui avait déjà été fait en 1971: ni le tissu ni l’image de la Sainte Face ne présentent une fluorescence appréciable, comme on pourrait s’y attendre en présence de substances d’amalgame des couleurs, tandis qu’une fluorescence remarquable apparaît là où les traces de restauration sont évidentes, dans les coins supérieurs droit et gauche. Il reste que des traces de substances (des pigments?) semblent aussi présentes sur d’autres parties du Voile. L’analyse par lumière infrarouge a néanmoins montré l’absence d’une ébauche préalable sous-tendant l’image, et l’absence de corrections. Une restitution en 3D des images acquises a montré d’autres points de correspondance entre l’image du Voile et celle du Saint Suaire; et enfin, on a remarqué que, contre toute apparence, les deux images (antérieure et postérieure) du Voile ne sont pas parfaitement spéculaires: on trouve dans certains détails des différences singulières et difficilement explicables entre le recto et le verso, mais leur trace est si fine que l’idée qu’il puisse s’agir de peinture est vraiment très incertaine d’un point de vue technique.
D’autres enquêtes scientifiques sont cependant en cours; on attend qu’elles puissent fournir de nouvelles données qui concernent trois problèmes fondamentaux: le premier, la précision du rapport de relation entre la Sainte Face et le Saint Suaire de Turin; le deuxième, le mode de formation de l’image sur le Voile; le troisième est de comprendre s’il y a eu deux moments de formation, l’un concernant les traces de sang (si celles-ci se confirment telles) et l’autre le visage: le caractère bidimensionnel des taches que l’on suppose hématiques, considérées indépendamment des traits en relief du visage, ferait en effet pencher en faveur de l’existence de deux moments différents d’impression, exactement comme l’ont démontré les enquêtes concernant le Saint Suaire.
Relisons l’évangile de Jean: ce voile pourrait justement être tò soudárion, “le suaire” que Pierre et Jean virent dans le sépulcre, «qui lui avait été posé sur la tête», et qui apparut aux deux apôtres «non pas déployé avec les linges [c’est-à-dire avec le Saint Suaire], mais au contraire, enroulé à part» (Jn 20, 7), c’est-à-dire en relief à l’endroit où il avait été mis, au-dessus du Saint Suaire et en contact avec ce dernier, et recouvrant l’endroit où se trouvaient la tête et le visage de Jésus. Et Jean «vit et crut» (Jn 20, 8).
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