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 le CHRIST est descendu aux enfers

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MessageSujet: le CHRIST est descendu aux enfers   Sam 06 Fév 2010, 17:23

bonsoir a tous

636 Dans l’expression " Jésus est descendu aux enfers ", le symbole confesse que Jésus est mort réellement, et que, par sa mort pour nous, il a vaincu la mort et le diable " qui a la puissance de la mort " (He 2, 14).

637 Le Christ mort, dans son âme unie à sa personne divine, est descendu au séjour des morts. Il a ouvert aux justes qui l’avaient précédé les portes du ciel.

question:avant la resurection de JESUS les justes n'etaient donc pas au ciel Question

les justes sont ils au ciel desormais

adam est il toujours aux enfers Question

merci
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Chrysostome



Masculin Messages : 28033
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MessageSujet: Re: le CHRIST est descendu aux enfers   Sam 06 Fév 2010, 17:28

Si j'ai bien compris le Catéchisme, les justes n'étaient pas au ciel avant la résurrection de Jésus mais qu'Il leur en a ouvert les portes par l'Ascension.
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MessageSujet: Re: le CHRIST est descendu aux enfers   Sam 06 Fév 2010, 20:40

L'enfer sur terre ça existe
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Géraud



Masculin Messages : 1730
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MessageSujet: Re: le CHRIST est descendu aux enfers   Dim 07 Fév 2010, 00:03

Paul a écrit:
Si j'ai bien compris le Catéchisme, les justes n'étaient pas au ciel avant la résurrection de Jésus mais qu'Il leur en a ouvert les portes par l'Ascension.

Oui: Avant le Salut accompli par le Christ,aucun juste n'était dans le Royaume de Dieu.Seul le Christ,par sa Croix a mérité à tout homme l'accès à ce Royaume qui jusqu'à Lui était fermé.

Les justes,avant le Christ,étaient dans les enfers,ou limbes.C'est là que le Christ est descendu pour leur annoncer leur délivrance et en faire un lieu de délice,un paradis,d'où la parole du Christ au bon larron...Mais ce n'est qu'au jour de l'Ascension que le Ciel fut véritablement ouvert et que le Christ y entra en triomphe suivi de toutes ces âmes justes.
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Arnaud Dumouch
Administrateur


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MessageSujet: Re: le CHRIST est descendu aux enfers   Dim 07 Fév 2010, 07:54

Voici un article de théologie sur cette question, sur les trois "enfers" avant la Venue du Christ :


Citation :
Q. 8, article 14 — Cette révélation de l’Évangile fut-elle nécessaire à l’heure de la mort pour tous les hommes de tous les temps ?

Objections :

1. Dieu n’impose pas à l’homme des exigences impossibles à réaliser. Or entre le péché originel et la rédemption, il était impossible aux hommes de vivre durant leur vie terrestre de la charité : la connaissance de Dieu avait été perdue et, comme le dit Jésus lui-même, « l’Esprit Saint n’avait pas encore été donné. "Quelques particuliers le reçurent en prévision de la venue future du Messie mais la grande masse du peuple mourut en ignorant tout de l’Évangile.
2. De même, à notre époque, des millions meurent sans la charité, sans la foi et même dans le péché le plus grave, estimant qu’ils peuvent vivre ainsi dans leur certitude sincère qu’il n’y a rien après la mort. Dieu ne leur demandera donc pas la charité pour les sauver. Il ne la demandera qu’aux seuls chrétiens.
3. Que dire des enfants morts en bas âge et sans le baptême ?
4. Si la charité est exigée depuis toujours par Dieu durant la vie terrestre, on ne voit pas pourquoi les âmes de ceux qui moururent avant la venue du Christ durent attendre dans les enfers l’accomplissement de la passion du Christ avant d’entrer dans la gloire. On ne voit pas non plus pourquoi Jésus descendit aux enfers s’il n’eût pas à leur révéler l’Évangile.
5. Si cette Révélation était nécessaire pour tous les hommes de tous les temps, elle ne pouvait être donnée que par le Christ lui-même. Or, pour les hommes de l’Ancien Testament, le Christ comme Verbe incarné n’existait pas encore. Donc cette révélation était impossible.

Cependant :
L’homme n’est lui-même que dans sa vie terrestre et après sa résurrection, c’est-à-dire dans son état d’âme unie à son corps. Or il est nécessaire que pour un choix qui engage toute son éternité, l’homme soit en pleine possession de ses moyens. Nous savons que cela ne se produira pas après la résurrection, chacun étant à cette époque déjà fixé sur son destin éternel. C’est donc que cela se produit pour tout homme durant sa vie terrestre. Enfin, puisque ce salut est conditionné par la charité, c’est donc que la charité est proposée à tout homme durant sa vis terrestre.
Saint Pierre annonce cette Visite du Messie pour les païens eux-mêmes (1 Pierre 2, 12) : « Ayez au milieu des nations une belle conduite afin que, sur le point même où ils vous calomnient comme malfaiteurs, la vue de vos bonnes œuvres les amène à glorifier Dieu, au jour de sa Visite. »

Conclusion :
Platon et Boros considérèrent l’union de l’âme et du corps comme nuisible au choix de l’esprit car ils ne surent pas distinguer le mode terrestre de la vie spirituelle et sa déviation due soit à un état provisoire d’obscurité du sensible, soit aux conséquences du péché originel. Il est clair que notre intelligence se trompe souvent dans sa connaissance du réel et que notre volonté ne se porte ici-bas qu’avec difficulté vers ce que l’intelligence lui propose comme bon, même lorsque cette dernière ne se trompe pas. La faute n’en est pas à l’esprit lui-même mais à l’obscurité du sensible d’une part, à l’imaginaire, aux passions et à la vie sensible révoltée contre l’esprit d’autre part.
Cependant, lorsqu’il s’agit de l’orientation dernière qui doit décider de notre éternité, il n’est pas convenable qu’elle se fasse à travers un choix non pleinement humain. C’est l’homme tout entier qui doit se porter vers bien, dans un choix libre et conscient. Il convient donc qu’il soit délivré de tout ce qui pourrait nuire à la liberté de son choix. Le premier obstacle l’obscurité du sensible. Dans le passage de la mort, le sensible devient lumineux. Il révèle pleinement la nature des choses. Le second obstacle est le foyer intérieur du péché. Nous avons vu de quelle façon Dieu en libère l’homme avant sa mort (a. 5°. Le troisième est la peur extérieure ou la violence. Les anciens peuples soumis à toutes sortes de terreur sur Dieu ou les dieux pouvaient en être délivrés facilement par une simple révélation.
C’est pourquoi il convient que Dieu libère l’homme de ces trois obstacles. Dieu est amour et fait tout en vue de lui communiquer la vision béatifique. Nous pouvons donc être très certains qu’il a toujours agi ainsi, en tout temps, même avant la passion du Christ et en prévision de cette passion. Il supprimait toute faiblesse et ignorance, il rendait possible le choix des anciens à travers une prédication de l’Évangile parfaite et adaptée au mode de notre connaissance.

Solutions :
1. Selon l’opinion de Balthasar, les âmes de ceux qui moururent avant la venue du Christ descendaient toutes dans un état d’attente angoissante sans aucune connaissance de leur sort futur si ce n’est une espérance très vague d’une rédemption à venir. Ils attendirent comme des ombres durant les siècles qui précédèrent la descente de Jésus aux enfers. Il est vrai qu’il existe dans l’Écriture des textes qui décrivent ainsi le shéol. Job parle du "royaume des ombres où il n’y a aucune joie. » L’existence de ces "limbes" est attestée en plusieurs endroits dans l’Écriture. De nombreuses religions primitives décrivaient aussi les morts à la manière d’ombres hantant les lieux de leur ancienne vie. Cet état, nous le verrons , est encore attesté par de nombreux saints après la venue du Christ. Mais il n’est jamais considéré par eux comme un état permanent, mais plutôt comme une demeure provisoire, un purgatoire particulier et rare qui prolonge la vie terrestre de ceux qui meurent en étant maladivement attachés à la terre. Ces âmes en peine peuvent en être délivrées par la prière et les explications de ceux qui sont sur la terre.
Au cours des temps, l’Esprit Saint conduisit petit à petit les Juifs dans une plus grande intelligence du mystère de la mort. Ils comprirent que le triste et éphémère séjour des ombres ne disait pas tout du mystère. Ils différencièrent dès l’Ancien Testament trois enfers distincts en fonction de l’état de ceux qui y descendaient : un enfer des damnés pour les pervers, un lieu de purification pour les justes morts sans être tout à fait nets de toute souillure , et un lieu ou régnait la grâce appelée par Jésus "le sein d’Abraham" . Pour signifier cette grâce, Jésus parle dans le même texte d’une eau pure où le riche aurait bien voulu se rafraîchir. Si la grâce régnait dans une demeure des enfers, c’est donc que les âmes des morts avaient reçu la prédication de l’Évangile ; s’ils vivaient de la charité, c’est donc qu’ils attendaient la venue future du Messie, en connaissaient la nature, y croyaient et se tournaient vers de Dieu en reconnaissance joyeuse pour le salut à venir. Ils attendaient sa visite et vivaient de Dieu dans le cœur à cœur de la charité par anticipation de la Rédemption. De même, certains pouvaient rejeter par avance cette rédemption et se plonger en enfer éternel.
En conséquence, on doit admettre qu’ils recevaient comme nous une révélation à l’heure de leur mort, non par le Christ cependant, celui-ci n’étant pas encore né, mais par un messager qui représentait efficacement Dieu et leur révélaient la bonne nouvelle du Salut futur. Si l’on suit les livres anciens des morts tels qu’ils apparaissent dans les diverses religions préchrétiennes, ce messager était un ange du Seigneur, mandaté par lui comme Gabriel le fut à Marie . Il se laissait voir à travers une image de corps façonné pour l’occasion, de telle façon que l’homme arrivé à l’heure de sa mort connaisse comme il convient à la nature humaine, c’est-à-dire saisisse l’intelligence du salut à travers la gloire sensible de l’apparition de l’ange. Aujourd’hui, cette révélation est faite par le Christ lui-même. Mais, à cette époque, la gloire de l’ange de la mort suffisait à rendre le choix final des hommes définitif vers l’enfer ou le paradis promis et espéré.
2. Cette objection trouve sa solution dans les articles précédents.
3. Comme tout être humain, les enfants parviennent au salut par le choix libre de leur charité. Au moment de leur mort, ils sont accueillis comme n’importe qui par la communion des saints. À la prière de l’Église du Ciel et de la terre, ils sont libérés du péché originel si cela n’a pas déjà été obtenu précédemment par le baptême. Cette libération signifie que l’Esprit Saint propose son inhabitation à leur âme, par l’instrument de l’apparition sensible d’un messager de Dieu, qu’il soit ange avant la Rédemption ou Jésus Christ après la Rédemption . Cette vision à la foi sensible et intelligible à le pouvoir par sa gloire, d’éveiller suffisamment leur intelligence pour rendre possible un choix libre. Ils se tournent infailliblement vers l’amour car ils sont petits et incapables de retour sur eux-mêmes.
4. Selon Balthasar à la suite d’Adrienne von Speyr, Jésus est descendu aux enfers pour vivre jusqu’au bout la condition de l’homme, y compris dans le mystère de son shéol. Selon lui, il a éprouvé l’état de la damnation des réprouvés. Ce faisant, tout en l’homme était sauvé. Nous ne le suivons pas jusqu’au bout dans sa contemplation des abaissements du Christ : en effet, il nous paraît que si Jésus a pu s’identifier au pécheur au point de devenir "péché" devant Dieu, il n’a jamais pu éprouver l’état des damnés de l’enfer qui se caractérise par une volonté consciente et métallique de rejeter Dieu : « il n’a pas commis le péché". Nous pensons de plus que toutes les descriptions prophétiques laissées par Adrienne sur le désespoir du Christ peuvent s’expliquer non par une descente dans la situation des damnés de l’enfer mais par celle de ceux qui subissent les abandons de la vie terrestre et du purgatoire. "Il s’est fait péché pour nous. " Ainsi, à la suite du pape Jean-Paul II nous préférons adhérer à l’opinion selon laquelle toute rédemption fut accomplie au moment de la mort de Jésus, selon ses propres Paroles. Sa descente aux enfers ne fut donc pas un moment de souffrance de plus, tout ayant été souffert avant, mais celui du don glorieux aux âmes de la vision béatifique qu’ils espéraient de toute la force de leur charité depuis qu’elle leur avait été promise à l’heure de leur mort. Quant à ces âmes (excepté celles qui étaient errantes entre deux mondes dans le shéol), nous estimons qu’elles avaient déjà été jugées individuellement : les damnés avaient déjà rejeté par avance le Christ et son Salut, par un jugement lucide et définitif posé à l’heure de leur mort devant l’Ange du Seigneur. De même, les élus avaient déjà répondu par la charité à cette Révélation.
5. Comme nous l’avons montré, n’importe quel des amis de Dieu, comme l’ange de la mort, suffisait pour annoncé par sa gloire l’Evangile et sa réalisation à venir.
Damien Saurel (2006), pense que c’est le Christ et non un ange qui apparaissait aux anciens. Il s’appuie pour cela sur le Bienheureux Dun Scot, théologien du Moyen-âge, qui pensa le premier à la rétroactivité de la grâce. Par là, il expliqua comment la Vierge avait pu naître sans la tache du péché originel, alors que le Christ n'était encore venu dans la chair nous laver de nos péchés ; il en conclut à la rétroactivité de la grâce Christique accordée à Marie.

De la même manière, on peut élargir cette notion : tous les dons relevés dans l'Ancien Testament, sont le fait de grâces christiques rétroactives, étant entendu que la grâce du Christ ne subit ni limitation temporelle ni spatiale : elle transcende le temps.

On peut donc imaginer que par ce même pouvoir rétroactif, le Christ a pu apparaître aux anciens et les enseigner, venant en quelque sorte du futur. Ainsi le reconnurent-ils lors de sa descente au séjour des morts, etc.

Cette apparition du Christ lui-même, à toutes les époques, consolide considérablement ce propos, lui donnant encore plus d’unité et de logique.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: le CHRIST est descendu aux enfers   Dim 07 Fév 2010, 15:06

Ouf!

Oui et cela remonte le temps:1Co 10:4 et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ.

Ex 33:22 (Dieu dit à Moïse) Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé.

encore: De 8:15 (...) (Dieu qui) dans des lieux arides et sans eau, et qui a fait jaillir pour toi de l’eau du rocher le plus dur,
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