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 Apport positif de la prière pour la santé

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Chrysostome



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MessageSujet: Apport positif de la prière pour la santé   Sam 12 Déc 2009, 18:41

Prière

Présentation

On peut affirmer au moins deux choses sur la prière, lorsqu’on la considère comme une « modalité thérapeutique » :

■Elle a des effets positifs observables et mesurables sur la santé.
■On ne comprend pas bien quels sont les mécanismes qui entraînent ces effets.
Bien sûr, ces affirmations exigent certaines nuances. Les études sur les effets spécifiques de la prière sont relativement peu nombreuses, mais certaines ont démontré des résultats positifs. Les données actuelles semblent donc prometteuses et justifient la poursuite des recherches. Mais elles ne sont toutefois pas suffisamment concluantes pour faire accéder la prière au rang de « traitement médical »1-6.

Beaucoup de chercheurs sceptiques affirmaient toutefois jusqu’à tout récemment qu’en l’absence d’explication rationnelle permettant de comprendre comment agirait la prière, on avait affaire au mieux à des effets placebos, au pire à des fraudes7. Ce point de vue prévaut toutefois de moins en moins. En effet, plusieurs hypothèses sont désormais étudiées sérieusement; elles vont de la théorie quantique à la psychoneuroimmunologie (approches corps-esprit) en passant par la réponse de relaxation et même l’intervention « d’entités spirituelles » (voir plus loin). Les scientifiques sont toutefois peu enclins à envisager des explications qui fassent appel à des notions comme la spiritualité ou la transcendance. Sans nier l’existence de tels phénomènes, ni même leur influence réelle sur la santé, ils préfèrent généralement exclure ces notions de leurs champs d’investigation.

En ce qui concerne la pratique religieuse, les données sont plus concluantes. De nombreuses synthèses d’études et des méta-analyses établissent un lien clair entre la pratique religieuse et la santé. Cela a d’ailleurs mené à la création d’un nouveau champ d’étude, l’épidémiologie de la religion. Ainsi, deux études8,9 ayant porté sur des dizaines de milliers d’Américains ont établi un lien clair entre la pratique religieuse et l’espérance de vie. Les chercheurs ont constaté que les gens qui ne s’adonnaient à aucune pratique religieuse avaient presque deux fois plus de risques de mourir dans les huit prochaines années que ceux qui pratiquaient plus d’une fois par semaine. Et l’espérance de vie à l’âge de 20 ans de ces pratiquants était supérieure de sept ans et demi à celle des non-pratiquants.

Les chercheurs se demandent toutefois dans quelle mesure ces bénéfices sont attribuables à la pratique religieuse comme telle, ou au mode de vie « santé » qui y est généralement associé10. En effet, les personnes qui ont une vie religieuse active auraient plus tendance à manger des fruits et des légumes, à bien déjeuner, à faire de l’exercice, à dormir au moins sept heures par nuit et à porter la ceinture de sécurité11. Ils auraient aussi moins de comportements à risque en ce qui concerne le tabagisme, la consommation d’alcool et la sexualité, par exemple12. De plus, la pratique religieuse permet souvent de nourrir des relations sociales, ce qui est un facteur propice à la santé. Enfin, certains chercheurs ont émis l’hypothèse que la religion et la spiritualité, en donnant un sens à la vie et en procurant un sentiment de maîtrise accru, permettraient d’affronter plus efficacement le stress, la maladie et les difficultés13,14.

De quoi parle-t-on
La prière - et tout ce qui touche à la spiritualité - sont des sujets délicats où se mêlent des éléments culturels et sociaux, moraux et éthiques, aussi bien que religieux et scientifiques. Dans ce contexte, il peut être utile de préciser le sens de quelques termes.

■La prière. Elle peut se définir comme une communication ou une ouverture au sacré ou à la transcendance : l’aspect non matériel ou universel de l’être, qui dépasse l’existence individuelle. La prière peut se pratiquer à l’intérieur d’un cadre religieux ou non.
On distingue deux catégories principales de prière. La première consiste à réciter des prières ou à diriger des paroles ou des pensées (de paix ou de guérison, par exemple) vers soi-même ou vers d’autres personnes; on peut la qualifier de prière personnelle. La seconde, la prière par intercession, fait spécifiquement appel à une puissance extérieure - Dieu, Bouddha, l’Univers - qu’on prie d’intervenir.
■La spiritualité. Elle implique la croyance en une force plus grande que soi, active dans tout l’Univers, ainsi que l’intuition d’une unité et d’une interdépendance avec tout ce qui existe. Elle débouche souvent sur le développement de valeurs personnelles comme la compassion, l'altruisme et la paix intérieure. Tout comme la prière, la spiritualité peut être associée ou non à une pratique religieuse15.
■La religiosité. Elle consiste à adhérer aux croyances et aux pratiques d’une religion organisée tandis que la spiritualité est plutôt une quête de sens ou d’une relation personnelle avec une puissance supérieure. La plupart des études scientifiques portant sur la guérison « spirituelle » étudient les liens entre la santé et la pratique religieuse (la fréquence de la prière, la participation aux offices religieux, etc.) parce que la religiosité est plus facile à mesurer objectivement que la spiritualité2.

Quelques chiffres révélateurs (dans la population américaine)16-20


■82 % des personnes croient aux vertus thérapeutiques de la prière.
■73 % croient que de prier pour les autres peut avoir un effet guérisseur.
■69 % des personnes qui prient à cause d’un problème médical spécifique estiment que la prière est très efficace.
■64 % croient que les médecins devraient prier pour les patients qui le leur demandent.
■45 % ont eu recours à la prière quand ils ont connu des problèmes de santé en 2002, contre 35 % en 1997, et 25 % en 1991.
■45 % disent que la religion influencerait leurs décisions médicales en cas de maladie sérieuse.
■94 % estiment que les médecins devraient discuter des croyances religieuses de leurs patients gravement malades, ce qui, en pratique, est bien loin d’être le cas.


Les effets observables de la prière
Plusieurs synthèses de recherches et méta-analyses2,7,21 ainsi que deux études épidémiologiques portant chacune sur près de 4 000 personnes sur une période de six ans28,51 tendent à démontrer un lien direct entre la pratique spirituelle (personnelle ou dans un cadre formel) d’une part, et une meilleure santé ou une plus grande longévité d’autre part.

Selon le Dr Larry Dossey, un des chercheurs les plus réputés du domaine, les conclusions des recherches ne font aucun doute : la religion et la spiritualité sont excellentes autant pour la santé en général que pour des problèmes particuliers comme les troubles cardiaques, l’hypertension, le cancer, les problèmes digestifs, etc.1

En ce qui concerne les vertus de la prière en particulier, plusieurs synthèses d’études2-4,7,22,23 concluent que, malgré beaucoup d'imperfections méthodologiques, elles tendraient à démontrer les effets bénéfiques de la prière pour certaines maladies6, dont les problèmes cardiaques (voir Applications thérapeutiques).

Beaucoup d’experts demeurent sceptiques devant ces résultats. C’est notamment le cas du Dr Richard Sloan24, psychiatre et professeur à l'Université Columbia de New York. Selon lui, les études sur la prière par intercession manquent de rigueur et présentent d’importantes lacunes méthodologiques. De plus, il considère que la médecine outrepasse sa sphère d’activité quand elle se mêle de spiritualité. Même s’il admet que, pour beaucoup de personnes, la religion apporte un réconfort quand la maladie frappe, cela ne signifie pas pour autant que la médecine devrait considérer les pratiques religieuses comme un traitement complémentaire25.

C’est également l’avis du professeur en philosophie Derek Turner, pour qui le fait d’étudier la prière à distance, comme s’il s’agissait d’un médicament, est un non-sens éthique et méthodologique26. Il déplore que plusieurs études sur le sujet aient été conduites sans l’obtention du consentement éclairé des participants faisant ainsi abstraction du droit fondamental des gens de se retirer de tels projets. Cet auteur soulève également de nombreuses questions comme le fait que rien n’empêche les participants de recevoir des prières de leurs proches ou que les groupes de prière ne décident de prier également pour les participants du groupe contrôle. Il termine en mentionnant que les études portant sur la prière à distance ne font, finalement, que reproduirent les tensions ancestrales entre science et religion.

De possibles effets négatifs
La pratique de la religion pourrait aussi avoir des effets pervers. Voici quelques-unes des conclusions auxquelles en sont venus des chercheurs, après avoir recensé les études à ce sujet27.

■La culpabilité vis-à-vis de la religion, l’incapacité de se conformer à ce qu’elle demande ou les peurs qu’elle suscite parfois peuvent contribuer à la maladie.
■La guérison « par la foi », si elle cause le rejet des traitements médicaux, peut entraîner de graves conséquences allant jusqu’à la mort.
■Des problèmes de dépression ont été associés à une pratique religieuse extrinsèque (lorsque la religion est surtout considérée comme utilitaire et comporte un Dieu extérieur à la fois tout puissant, mais aussi despotique, ou qu’on peut blâmer dans l’adversité).
■Les relations interpersonnelles négatives et les critiques subies dans un cadre religieux accroîtraient aussi les risques de dépression.
■Chez les personnes âgées ou gravement malades, les doutes et les conflits intérieurs au sujet de la foi sont liés à une augmentation significative du risque de mortalité.
Les mécanismes d’explication
Des facteurs psychosociaux ou l’effet placebo peuvent expliquer certains des effets de la pratique religieuse. Ce n’est toutefois pas le cas pour la prière par intercession. Selon le Dr Dale Matthews3, dans le cas des études à double insu sur la prière à distance, même quand on élimine toutes les variables confondantes (l'âge, l'état de santé préalable, les facteurs sociaux, etc.), les conclusions demeurent, et ne peuvent être expliquées que par la science conventionnelle. Rien dans la science médicale actuelle ne peut expliquer pourquoi des gens pour qui on a prié obtiendraient des résultats différents des autres. Ces différences ne pourraient être attribuables qu’à une force « surnaturelle » ou alors à un type « d’énergie » dont on ne connaît pas encore la nature.

Le Dr Harold Koenig, qui a publié plusieurs études sur la prière et la religiosité10,12,21,28, admet qu’on peut être tenté de croire que leurs conséquences sur la santé ne dépendent pas que du soutien social, du mode de vie ou de l’effet méditatif. Il y aurait « autre chose ». Les croyants diront que c’est l’intervention de Dieu. Les scientifiques diront qu’il s’agit de quelque chose qu’on ne peut pas expliquer pour le moment2. Voici certaines des hypothèses qui se profilent à l’horizon.

La psychoneuroimmunologie. Cette science, qui a vu le jour il y a tout juste 25 ans, (voir la fiche Approches corps-esprit) étudie l’interdépendance entre le corps et l’esprit, entre la biologie et les pensées... Dans une étude publiée en 200029, des chercheurs affirment, à partir d’une recension de recherches expérimentales et cliniques, qu’il est désormais indéniable que le corps et l’esprit s’influencent mutuellement que ce soit pour tendre vers la santé ou la maladie. D’autre part, il est reconnu scientifiquement qu’en dirigeant des pensées avec une intention précise, on peut affecter des systèmes aléatoires simples, même si les effets mesurés sont très faibles22.

Selon certains chercheurs, si on pouvait démontrer que des pensées dirigées intentionnellement - peu importe la distance - avaient une influence sur la guérison, cela impliquerait que les êtres humains sont beaucoup plus reliés entre eux et responsables les uns des autres qu’on ne l’aurait cru jusqu’à présent. Si ces liens existent, proviennent-ils de Dieu, de la conscience, de l’amour, des électrons ou d’une combinaison de tout cela? Des recherches futures y répondront peut-être...30

La physique quantique. La physique moderne explique que tout objet - un crayon ou une maison - peut être vu comme un amas de particules en mouvement contenant en réalité une infime quantité de « matière ». Ce qui donne leur forme, leur « matérialité », aux objets provient bien plus du mouvement rapide de leurs particules – de leur « énergie » - que de leur « matière ». La médecine moderne commence à imaginer qu’il puisse en être de même des organismes vivants qu’on pourrait décrire en tant qu’entités énergétiques.

De plus, la physique quantique a constaté que des particules subatomiques qui ont été en contact entre elles, et qui sont ensuite séparées, demeurent « en lien ». Un changement dans une particule est instantanément reproduit dans l’autre particule, même si elle se trouve à des milliers de kilomètres. C’est ce qu’on appelle la non-localité.

Se pourrait-il qu’un phénomène semblable se produise dans la pensée et explique le fonctionnement de la prière à distance? C’est la question sur laquelle se penchent actuellement certains scientifiques1,31,32.

L’effet méditatif et la réponse de relaxation. Une synthèse de recherches15 a confirmé que le fait de réciter des prières ou de s’adonner à des pratiques spirituelles induit un état de relaxation semblable à celui qui est procuré par la méditation. Cela stimule les fonctions neurologiques, endocrines, immunitaires et cardiovasculaires.

À la fin des années 1960, le Dr Herbert Benson, directeur émérite du Benson-Henry Institute for Mind Body Medicine, a constaté que la répétition de mouvements, de sons, de phrases ou de mots (comme dans le cas de la prière) crée un ensemble de réactions métaboliques et émotives, comme l’activation de certaines zones du cerveau, la diminution du rythme cardiaque et de la pression sanguine, et une quiétude généralisée33. Il a nommé ce phénomène la réponse de relaxation en opposition à la « réponse au stress », mieux connue (augmentation du rythme cardiaque, montée d’adrénaline, tension musculaire, etc.). Cela pourrait expliquer en partie les bienfaits de la prière sur la santé. Selon le Dr Benson, l’état de bien-être et « d’unité » qui résulte d’une séance de prière pourra être interprété, encore une fois, comme une connexion divine par les croyants, et comme un simple attribut du cerveau par les non-croyants.

Mentionnons également qu’une autre étude34 a permis de constater que la récitation traditionnelle du rosaire (le Ave Maria en latin) et du mantra yogique om-mani-padme-om entraînent tous deux un ajustement de la respiration à six cycles par minute. Des chercheurs ont constaté que ce rythme est particulièrement bénéfique pour les fonctions cardiovasculaires et respiratoires, l’oxygénation du sang et la résistance à l’effort. Ils émettent l’hypothèse que les rythmes des prières et des mantras ont été choisis parce qu’ils permettaient de se synchroniser avec certains rythmes bienfaisants inhérents à la physiologie humaine.

Et Dieu dans tout ça?
En 2001, par l’intermédiaire de la revue Archives of Internal Medicine de l’American Medical Association, plusieurs spécialistes se sont penchés sur l’opportunité de tenir compte d’une dimension « divine » dans les recherches scientifiques sur la prière35. Certains considèrent que la prière implique une relation directe entre les humains et une réalité transcendante, hors du cadre de la nature, et que, par conséquent, la science - qui étudie la nature - ne devrait pas s’en préoccuper. D’autres affirment que, si la prière fait intervenir un élément « divin », doté de sa sagesse et de ses intentions propres, la science, ne pouvant contrôler cette « variable », devrait se retirer de ce champ d’investigation. Un autre point de vue est qu’il serait souhaitable que la science et la médecine reconnaissent beaucoup plus l’importance de la religion et de la spiritualité sur la santé, même si elles ne peuvent appliquer la méthode scientifique aux recherches sur la prière.

Différentes traditions spirituelles, comme le bouddhisme et l’anthroposophie (voir la fiche Médecine anthroposophique), proposent un tout autre point de vue. Selon elles, on devrait inclure la science matérielle, telle que nous la connaissons actuellement, à l’intérieur du domaine plus vaste d’une véritable « science spirituelle ». Cette science inclusive serait dotée d’outils de mesure allant au-delà de nos cinq sens, de façon à inclure les phénomènes de l’esprit dans ses recherches.

Les médecins devraient-ils parler de spiritualité avec leurs patients?
Même si, selon des sondages américains, plus de 80 % des gens croient que la prière ou un contact avec Dieu peut avoir un effet thérapeutique, et que près de 70 % des médecins disent que les patients leur font des demandes de nature religieuse en phase terminale, seulement 10 % des médecins s’informent des pratiques ou des croyances spirituelles de leurs patients1.

À cet égard, une étude conclut qu’en fonction des données scientifiques qui établissent un lien entre la pratique religieuse et la santé, et du besoin d’établir un contact plus humain entre les médecins et leurs patients, il est impératif pour les praticiens de la santé d’aborder les questions de religion et de spiritualité avec leurs patients de façon respectueuse, avec intégrité et dignité3. C’est d’ailleurs ce que réclament de plus en plus les patients, qui y voient entre autres une façon d’humaniser les soins.

Un chercheur australien, après s’être penché à fond sur la question en 200736, a conclu que :

■Les plus récentes études démontrent l’importance d’inclure dans la pratique clinique les préoccupations spirituelles et religieuses des patients. Sinon, on risque de passer à côté d’éléments déterminants pour leur guérison et leur bien-être.
■Quand ils se préoccupent de la dimension spirituelle de leur patient, les intervenants de la santé démontrent leur intérêt pour la personne toute entière. Cela peut améliorer la relation patient-intervenant et ainsi accroître l’effet des traitements.
■Les médecins pourraient inclure, dans le bilan de santé de leurs patients, des questions pour connaître leur histoire « spirituelle ». Voici les quatre questions proposées par un comité de l’American College of Physicians (le Collège des médecins américain).
- Est-ce que la foi, la religion ou la spiritualité sont importantes pour vous?
- Ont-elles été importantes à d’autres moments de votre vie?
- Y a-t-il quelqu’un avec qui vous pouvez parler de ces questions?
- Aimeriez-vous aborder ces questions avec quelqu’un?
■Les professionnels de la santé ne devraient toutefois pas « prescrire » de pratiques religieuses ou faire la promotion de leurs propres croyances. Pour des consultations en profondeur, ils devraient pouvoir diriger leurs patients vers les personnes-ressources appropriées.

Applications thérapeutiques

De nombreuses études se sont penchées sur les liens entre la spiritualité et la santé. Elles peuvent être divisées en deux catégories principales, selon qu’elles évaluent la prière par intercession (demander à Dieu, à l’Univers ou à une puissance supérieure d’intervenir en faveur d’un individu ou d’un patient7) ou la pratique religieuse (incluant la fréquentation de l’église, la prière personnelle, la méditation spirituelle, et la lecture et l’étude de livres sacrés comme la Bible37).

Prière par intercession
Atténuer les problèmes de santé en général. Une revue de la littérature scientifique, comprenant uniquement des études cliniques randomisées, a été publiée en 2007 à ce sujet6. Les auteurs jugent qu’on ne peut tirer de conclusions fiables de ces études, dont la plupart présentent des résultats équivoques. Ils constatent toutefois que, pour la fertilisation in vitro38, la prière pourrait avoir démontré un certain effet positif (voir plus loin). Ils concluent tout de même que les résultats accumulés jusqu’à présent sont suffisamment intéressants pour justifier de continuer la recherche.

Réduire les complications des chirurgies cardiaques. Quatre études cliniques randomisées d’envergure ont évalué l’influence de la prière auprès de patients souffrant de problèmes cardiaques. Les deux premières ont révélé des résultats positifs. Dans les deux autres, la prière n’a démontré aucun effet bénéfique. La quatrième étude a même fait état de résultats négatifs dans le cas où les gens savaient qu’on priait pour eux.

La première, publiée en 1988, comprenait 393 patients devant subir une chirurgie cardiaque39. Des chrétiens qui ne les connaissaient pas ont prié quotidiennement pour la moitié d’entre eux jusqu’à leur sortie de l’hôpital. Les participants du groupe prière ont eu besoin de moins d’assistance ventilatoire, d’antibiotiques et de diurétiques à la suite de l’opération en comparaison avec le groupe contrôle.

La seconde étude, publié en 199940, s’est penchée sur l’impact de la prière sur l’état général et la durée du séjour de patients cardiaques hospitalisés. Des 990 patients, 466 ont fait l’objet de prières quotidiennes durant quatre semaines. Les résultats ont favorisé le groupe prière pour un ensemble de paramètres comme l’hypotension, l’utilisation d’antibiotiques, les saignements gastro-intestinaux, etc. (appelés les scores MAHI-CCU). Cependant, aucune différence concernant la durée de séjour n’a été observée.

La troisième étude, publiée en 2001, a vérifié l’effet de la prière sur la progression de la maladie cardiovasculaire à la suite du congé de 799 patients d’une unité coronarienne5. Des volontaires ont prié pour la moitié d’entre eux, au moins une fois par semaine, durant 26 semaines. La prière n’a eu d’effet significatif sur aucun des éléments étudiés : taux de mortalité, arrêts cardiaques subséquents, réhospitalisations, visites à l’urgence liées à la maladie et nombre de revascularisations coronariennes.

Enfin, la quatrième étude, réalisée en 2006 et impliquant six hôpitaux, a évalué l’effet de la prière sur 1 802 patients devant subir une chirurgie de déviation de l’artère coronaire41. Les participants ont été attribués au hasard à l’un des trois groupes suivants :

■ceux qui ne reçoivent pas la prière, mais ne savent pas s’ils la reçoivent ou non;
■ceux qui reçoivent la prière, mais ne savent pas s’ils la reçoivent ou non;
■ceux qui reçoivent la prière, et savent qu’ils la reçoivent.

Les prières ont été effectuées par des chrétiens pendant 14 jours. Les taux de complications postopératoires, de survenue d’événements majeurs ou de mortalité sont demeurés les mêmes, que l’on ait prié ou non pour les patients. Par contre, les gens qui étaient certains de recevoir la prière, et qui la recevaient effectivement, ont présenté un taux de complication de près de 10 % plus élevé que les autres. Les causes de ce phénomène sont loin d’être claires. Des auteurs42,43 ont émis l’hypothèse que les gens pourraient moins bien prendre la responsabilité de leur guérison lorsqu’ils savent que l’on prie pour eux. Des chercheurs ont fait le même constat dans une étude concernant les alcooliques44.

Aider rétroactivement à soigner des personnes infectées. Un essai clinique randomisé publié en 2001, et pour le moins inusité, a porté sur l’effet que la prière pourrait avoir sur des événements déjà passés45. Dans ce cas, il s’agissait des conséquences sur une hospitalisation consécutive à une infection sanguine. Ainsi, en 2000, 3 393 patients ayant eu infection sanguine entre 1990 et 1996 ont été randomisés en deux groupes : un groupe contrôle (sans prière) et un groupe recevant a posteriori de la prière à distance. Les prières étaient effectuées par une personne demandant le bien-être et la récupération complète pour tout le groupe. Les résultats indiquent que la durée du séjour hospitalier et de la fièvre ont été significativement moins longs pour le groupe de personnes pour lesquelles on allait prier des années plus tard que pour les autres.

Inutile de dire que ces résultats, qui semblent défier la raison, ont suscité une grande controverse dans les milieux scientifiques et médicaux46,47. Une controverse qui ne semble pas prête d’être résolue.

Améliorer la fertilisation in vitro. Une étude publiée en 2001 a évalué l’effet de la prière sur le taux de grossesse auprès 219 femmes traitées par fertilisation in vitro38. Cette étude était multicentrique, les investigateurs provenant des États-Unis, les participants de la Corée, et les groupes de prière du Canada, d’Australie et des États-Unis. Les résultats indiquent que les taux d’implantation des embryons tout comme les taux de grossesse ont été significativement supérieurs dans le groupe prière. Les auteurs ont conclu que ces résultats étaient encourageants, mais ont précisé qu’ils n’étaient encore que préliminaires.

Pratique religieuse
Augmenter l’espérance de vie. Le lien entre l’implication religieuse et le taux de mortalité a fait l’objet d’une revue publiée en 20048. Les auteurs ont conclu qu’il existe un lien clair entre ces deux variables au sein de la population américaine. Le mécanisme par lequel l’implication religieuse influencerait la mortalité comprendrait des éléments comme l’intégration et le soutien social, la régulation sociale (normes à propos des drogues ou de l’alcool et de certains comportements, par exemple) ainsi que la disponibilité de ressources psychologiques.

Mieux réagir devant des situations stressantes. Dans une méta-analyse regroupant 49 études48, des chercheurs ont tenté de savoir si la présence de la religion dans la vie des gens pouvait avoir une influence sur leur capacité à affronter des situations stressantes. Les résultats indiquent que, lorsque la religion est vue « positivement » (je fais partie d’un grand tout spirituel, Dieu est un partenaire qui m’aide et me pardonne...), cela permet effectivement de combattre le stress de façon significativement plus efficace. Par contre, une vision « négative » de la religion (Dieu me guette et pourrait me punir, existe-t-Il vraiment...) entraîne à l’opposé une amplification des conséquences néfastes du stress, comme l’anxiété et la dépression.

Favoriser la bonne santé mentale. Une récente recension regroupant plus de 850 recherches a étudié le lien entre la religiosité et la santé mentale10. La majorité des études s’accordent sur le fait qu’une implication religieuse importante est positivement associée à des indicateurs de bien-être psychologique (satisfaction face à sa vie, bonheur, etc.) ainsi qu’à une moindre incidence de dépression, de pensées et comportements suicidaires, et d’abus ou de consommation d’alcool et de drogues. De plus, cet impact positif serait davantage marqué chez les personnes aux prises avec des situations stressantes. Les auteurs exposent également des théories pouvant expliquer cette association positive, par exemple le fait que la plupart des religions prônent des comportements et des styles de vie sains ou encore fournissent un soutien social et psychologique accessible en cas de besoin.

Promouvoir des comportements sains chez les adolescents. Une revue systématique (en 2006) regroupant 43 études s’est penchée sur l’association entre la religiosité/spiritualité des adolescents et les attitudes et comportements propices à favoriser une bonne santé49 : exercices, saines habitudes alimentaires, sommeil suffisant, pratiques sexuelles saines, etc. Plus de trois études sur quatre ont conclu qu’il existait un lien entre la santé et la religiosité/spiritualité.

Améliorer la qualité de vie en cas de cancer. Le lien entre la religiosité/spiritualité et le cancer a fait l’objet d’une revue systématique en 2006 dans laquelle 17 études ont été retenues50. De ce nombre, sept ont conclu que la religiosité améliorerait l’adaptation à long terme à la maladie. Elle favoriserait entre autres le maintien de l’estime de soi et d’un sens et un but à la vie, ainsi que le bien-être émotionnel et l’espoir en l’avenir. Par contre, sept études n’ont montré aucun lien significatif de cet ordre. Les trois autres ont conclu que la religiosité pouvait même être néfaste lorsqu’un individu devait combattre contre le cancer. Selon les auteurs, pour le moment, aucune conclusion ferme ne peut être tirée au sujet du lien entre religiosité et l’adaptation au cancer.


Section Applications thérapeutiques
Recherche et rédaction : Estelle Vallée, M. Sc., Chaire Lucie et André Chagnon pour l’enseignement d'une approche intégrée en prévention, Université Laval
Révision scientifique : Claudine Blanchet, Ph. D., Chaire Lucie et André Chagnon pour l’enseignement d'une approche intégrée en prévention, Université Laval.
(octobre 2007)


Livres, etc.
haut Spirituality and Health
Un numéro spécial (mai 2007) du Medical Journal of Australia qui traite en profondeur et avec rigueur des liens complexes entre spiritualité et santé. Accessible gratuitement au www.mja.com.au

Dossey Dr Larry. La médecine réinventée, Vivez Soleil, Suisse, 2002 (Titre original : Reinventing Medicine)
Le Dr Dossey est considéré comme l’un des grands experts des liens entre la santé, la prière et la spiritualité. Il a publié de très nombreux livres sur le sujet. Celui-ci traite, entre autres, du concept de l’esprit non local comme explication possible de la guérison à distance.

Koenig Harold G, Tolson Chester L. The Healing Power of Prayer: The Surprising Connection between Prayer and Your Health, Baker Books, États-Unis, 2004.
Le Dr Harold Koenig est un auteur réputé et prolifique pour tout ce qui touche les liens entre la prière, la religion et la santé. Dans cet ouvrage, il présente à la fois des études scientifiques, souvent étonnantes, et des façons concrètes d’utiliser la prière pour avoir une meilleure santé.

Sites d’intérêt
haut Center for Spirituality, Theology and Health
Affilié à l’université Duke en Caroline du Nord, un site incontournable, entre autres pour les comptes rendus d’études, et les liens vers d’autres sites.
www.dukespiritualityandhealth.org

Benson-Henry Institute for Mind Body Medicine
Un site créé par le Dr Herbert Benson. Des recherches de pointe présentées dans un style convivial, entre autres sur la « réponse de relaxation » et les maladies reliées au stress.
www.mbmi.org

Spirituality and Health
Ce numéro spécial (mai 2007) du Medical Journal of Australia traite en profondeur et avec rigueur des liens complexes entre spiritualité et santé.
www.mja.com.au

Recherche et rédaction : Léon René de Cotret
Fiche mise à jour : novembre 2007

Références
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Bibliographie

Benson-Henry Institute for Mind Body Medicine. [Consulté le 25 octobre 2007]. www.mbmi.org
Center for Spirituality, Theology and Health. [Consulté le 25 octobre 2007]. www.dukespiritualityandhealth.org
Dossey Dr Larry. Do religion and spirituality matter in health? A response to the recent article in The Lancet. Altern Ther Health Med. 1999 May;5(3):16-8.
Dossey Dr Larry. How healing happens: exploring the nonlocal gap, Altern Ther Health Med. 2002 Mar-Apr;8(2):12-6, 103-10.
Gundersen Linda. Faith and Healing, Annals of Internal Medicine, 2000;132:169-172. [Consulté le 25 octobre 2007]. www.annals.org
PubMed - National Library of Medicine. www.ncbi.nlm.nih.gov

Notes

1. Dossey L. Do religion and spirituality matter in health? A response to the recent article in The Lancet. Altern Ther Health Med. 1999 May;5(3):16-8.
2. Gundersen L. Faith and healing. Ann Intern Med. 2000 Jan 18;132(2):169-72. Article complet accessible au www.annals.org
3. Matthews DA. Prayer and spirituality. Rheum Dis Clin North Am. 2000 Feb;26(1):177-87, xi
4. Townsend M, Kladder V, et al. Systematic review of clinical trials examining the effects of religion on health. South Med J. 2002 Dec;95(12):1429-34. Synthèse d'études.
5. Aviles JM, Whelan SE, et al. Intercessory prayer and cardiovascular disease progression in a coronary care unit population: a randomized controlled trial. Mayo Clin Proc. 2001 Dec;76(12):1192-8. Article complet accessible au www.mayoclinicproceedings.com [Consulté le 25 octobre 2007].
6. Roberts L, Ahmed I, Hall S. Intercessory prayer for the alleviation of ill health. Cochrane Database Syst Rev. 2007(1):CD000368.
7. Astin John A, Harkness E, Ernst E. The Efficacy of "Distant Healing": A Systematic Review of Randomized Trials, Annals of Internal Medicine, 2000;132:169-172. Article complet accessible au www.annals.org [Consulté le 25 octobre 2007]
8. Hummer RA, Ellison CG, et al. Religious involvement and adult mortality in the United States: review and perspective. South Med J. 2004;97(12):1223-30.
9. Hummer RA, Rogers RG, et al. Religious involvement and U.S. adult mortality. Demography. 1999 May;36(2):273-85.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Apport positif de la prière pour la santé   Sam 12 Déc 2009, 19:52

Cher Paul, le but de la prière n'est pas là. Mais cet effet accessoire est très vrai.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Apport positif de la prière pour la santé   Dim 20 Déc 2009, 11:48

GRANDS SECRETS MERVEILLEUX
POUR AIDER A LA GUERISON DE TOUTES LES MALADIES PHYSIQUES ET MORALES

Par L’ABBE JULIO - EVEQUE DE L’EGLISE CATHOLIQUE - 1907

PREFACE (Extrait) - (Editions Bussière - Paris Vème 1985)

Les Secrets Merveilleux qui défendent, protègent, consolent et guérissent, ne sont autres que toutes les Prières contenues en ce volume.

La Prière peut TOUT, et elle obtient TOUT.

C’est la Parole de Dieu ; Tout ce que vous demandez en mon Nom, vous l’obtiendrez.

Or, la parole de Dieu ne trompe jamais.

Demandons donc TOUT ce dont nous avons besoin, TOUT ce qui nous est nécessaire, avec CERTITUDE de l’obtenir : et nous obtiendrons tout ce qui nous est nécessaire, TOUT ce qui nous est utile, même TOUT ce qui nous est avantageux.

Si les prêtres VOULAIENT, ils accompliraient de merveilleux prodiges ; mais la plupart ne savent pas beaucoup, ou ne veulent plus, et quelques-uns qui voudraient ne l’ose pas.

Si l’on voit encore des miracles dans certains sanctuaires et pèlerinages, sachez bien que ce n’est pas le prêtre qui les opère, mais la foi et la prière des simples fidèles. Dieu seul bénit et guérit. Le prêtre est bien là, c’est vrai ; mais uniquement pour administrer, pour l’ordre et par respect de la hiérarchie.
Un pèlerinage sans prêtre est un corps sans âme : il est voué d’avance à la déchéance ou à la superstition ; à moins que le prêtre ne soit, comme en certains sanctuaires trop célèbres, l’inventeur de la superstition, par amour du lucre ou pour asseoir sa domination sur les foules abruties et fanatisées. Alors, c’est le mensonge perpétuel dans l’Eglise du Christ, le scandale de l’abomination dans tous les sanctuaire, et la malédiction du Sauveur, justement irrité , qui éclate en foudre sur le monde.

L’étincelle divine, cependant, n’est pas morte, et ne peut mourir : elle couve encore en des cœurs de vrais prêtres et de quelques fidèles privilégiés.

Seigneur Jésus ! soufflez vite, soufflez fort pour la ranimer, cette pauvre petite étincelle, qui va s’éteignant. Sauvez-nous, car nous périssons.

Les prophéties antiques et modernes, le sens populaire intime, les penseurs, les écrivains, les journalistes même, pressentent, sous je ne sais quel souffle de l’Esprit, la venue prochaine d’un être inspiré de Dieu, qui sans redouter les puissances du jour : autocraties religieuses ou gouvernementales, démocraties tyranniques, redira la parole du Christ, étrangement dénaturée par tous.

Ce n’est pas lui qui sera l’Antéchrist.
Il sera le nouvel Elie, l’Apôtre des Temps modernes et rassemblera les foules.

Qu’il vienne, et que vienne avec lui le Règne de Jésus-Christ sur terre, tel que nous le demandons chaque jour dans l’Oraison Dominicale, et l’inscrivons au frontispice de ce livre :
ADVENIAT REGNUM TUUM !

Laissons cette question qui passionne notre âme, et rappelons ici ce que le prêtre devrait crier à tout venant, du haut de la chaire chrétienne.

Nous, prêtres du Christ, nous avons TOUTE PUISSANCE par le Christ. SACERDOS ALTER CHRISTUS. Nous sommes d’autres Christs, ayant MÊME pouvoir de sauver, de pardonner, de guérir.

Quand nous agissons en prêtres, ce n’est plus nous qui parlons : c’est Jésus-Christ qui parle par nous et qui est forcé de nous obéir en tout ; entendez bien : EN TOUT !

Nous créons à nouveau Jésus-Christ, pour ainsi dire ; nous donnons Dieu A QUI NOUS VOULONS ; nous pardonnons A QUI NOUS VOULONS ; NOUS COMMANDONS aux démons, qui seront toujours forcés de céder, SI NOUS VOULONS ; nous COMMANDONS aux âmes ; nous avons, à notre insu, même sur les plus incrédules, une énorme influence ; nous COMMANDONS aux Esprits Mauvais et aux mauvais esprits ; nous COMMANDONS à TOUTES les créatures par la foi et par la prière ; et si nous SAVONS VOULOIR, la douleur, la maladie céderont sous notre VOULOIR DIVIN.

Rien par nous-mêmes, tout AU NOM DE JESUS !

Mais le prêtre hésite, il n’ose pas, il ne croit pas assez, il ne croit plus du tout.

Il y a cinquante mille prêtres en France, il devrait y avoir cinquante mille prodiges quotidiens, cinquante mille guérisons physiques ou morales.

Hélas ! combien y a-t-il de sacrifice purs (OBLATIO MUNDA) ? où sont les prières désintéressées, montant vers le ciel ?

Eh bien ! à vous qui nous lisez, nous le disons en vérité : n’y aurait-il que quelques milliers de prêtres, conservant intact le feu sacré de la foi et de la prière, que ce serait assez pour sauvez le monde.
N’y en aurait-il qu’une douzaine, n’y en aurait-il qu’un seul, que l’Eglise de mon Jésus serait toujours vivante.

Il n’y a eu qu’un seul Christ, et il y en aura toujours jusqu’à la fin des siècles.

Nous ne sommes rien personnellement, mais nous pouvons TOUT en Celui qui nous réconforte ; car ce n’est pas nous qui vivons, mais le Christ qui vit en nous.

Voilà le secret de notre force.

Allez donc, chrétiens ou non chrétiens, allez trouver ces Christs : il y en a dans tous les diocèses de France, par toute la terre.

Demandez-leur de prier, demandez-leur de bénir vos personnes, vos familles, vos maisons, vos champs, vos vignes, vos jardins, le sel, l’huile, tous les objets qui peuvent aider à vous défendre ou à vous protéger (tout est matière à bénédiction, comme ce livre le prouve), ils ne refuseront pas (ou, du moins ils ne devraient pas refuser) de bénir ce livre, s’ils sont des prêtres saints et savants, car ils en comprendront toutes les ardeurs sacerdotales, et s’ils sont endormis ou trop craintifs, notre parole les réveillera comme un coup de clairon.

Ils se rappelleront leur mission sublime, que nul n’exaltera jamais trop ; ils useront de LEURS POUVOIRS : ils feront des prodiges dans les âmes et dans les corps.

Nous ne leur demandons que de se servir de TOUTES les prières LITURGIQUES, pour obtenir grâces spirituelles et temporelles.

Mais qu’ils en usent, grand Dieu ! ils ont l’Evangile, le Bénédictional, le Rituel.

…/…

Jésus dit aux douze Apôtres, donc à tous les prêtres : « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons EN MON NOM. »

Pourquoi les prêtres ne le font-ils pas, ou ne le font-ils plus ? Ils ont cependant ce pouvoir ? Et même les simples fidèles l’ont aussi.

« Quiconque croira en moi et sera baptisé, celui-là chassera les démons en mon Nom, parlera en toutes langues, maniera sans danger les serpents venimeux ; s’il boit quelque poison mortel, il n’en éprouvera aucun dommage ; il imposera ses mains sur les malades, et ceux-ci seront guéris » (Marc, XVI, 17).

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera lui aussi toutes les œuvres que je fais, et il en fera même de plus grandes » (Jean, XIV, 12).

« Tout est possible à celui qui croit » (Marc, IX, 22).

Il faut donc la foi : et la grandeur du don de guérison, la réalisation du miracle, l’obtention de la grâce désirée sont en raison directe du degré de notre foi.

« Croyez-vous, nous dit Jésus-Christ, que SEUL je puisse faire ce prodige pour vous ? Qu’il vous soit fait SELON VOTRE FOI » (Matthieu., IX, 28).

L’incrédulité lie les mains à Jésus-Christ lui-même : lui ôte, pour ainsi dire, toute sa puissance de miracle.

Donc, nous le répétons, c’est une vérité absolument démontrée : le succès de nos prières dépend du degré de confiance que nous avons en Jésus-Christ.

« Ayez foi en Dieu, et je vous l’affirme, en vérité, quiconque dira à cette montagne : soulève-toi, et jette-toi dans la mer ; si dans son cœur il n’y a pas un seul doute, et qu’il croie fermement que ce qu’il vient de dire va se faire ; cela est fait. C’est pourquoi, je vous le répète, QUOI QUE CE SOIT que vous demandiez par la prière, CROYEZ BIEN que vous l’aurez, et vous l’obtiendrez sûrement » (Marc, XI, 22).

Donc, c’est entendu, si vous voulez le miracle, n’exprimez ni doute, ni défiance, ni crainte quelconque. Si vous n’avez pas obtenu votre grâce, si vous n’avez pas votre miracle, soyez sûrs que c’est uniquement de votre faute : votre foi a été imparfaite. Saint Pierre marche de confiance sur la mer ; il commence à douter ; il enfonce aussitôt, selon, le poids de son doute.

Pour la possession du don de guérison, il n’y a ni distinction de personne, ni de position sociale. TOUTE PERSONNE : prêtre ou laïc, riche ou pauvre, PEUT guérir.

Croyez, priez et veuillez, au Nom de Jésus !

Rien de plus n’est demandé.

Ces guérisons peuvent bien n’être pas INSTANTANEES, comme elles le sont en certains lieux privilégiés, à cause de l’intervention directe de la Sainte Vierge ; mais elles DOIVENT se faire dans un court espace de temps, en raison de notre foi, de notre union avec Dieu, de notre piété sincère, d’une vie pure et exempte de faute grave.

Le miracle, tel que les Eglises le définissent : renversement, suspension des lois immuables, n’existe pas et ne saurait exister ; mais, ce qui paraît contradictoire, chacun peut opérer sur soi-même ou sur les autres des guérisons, qui sembleront miraculeuses par leur soudaineté même, à la seule condition de savoir manier ces deux leviers, dont peu de personnes connaissent la toute-puissance : la Foi et la Prière.

flower
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MessageSujet: Re: Apport positif de la prière pour la santé   Mer 23 Déc 2009, 16:51

Moi je crois beaucoup à l'effet positif de la prière sur la santé
En effet l'âme est spirituelle et la prière harmonise les énergies du corps, notre véhicule terrestre, et nous permet ainsi de nous rapprocher de Dieu
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Apport positif de la prière pour la santé
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