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 Débat sur l'identité nationale en France

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En Christ



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MessageSujet: Débat sur l'identité nationale en France   Sam 05 Déc 2009, 15:39

Sur le site d'Eric Besson : le pire du débat sur l'identité nationale


"Ensemble", "Le refuge des opprimés", "Notre diversité", "Liberté, égalité, fraternité"... A première vue, le site Internet lancé le 2 novembre par Eric Besson pour recueillir les contributions des Français au débat sur l'identité nationale est une célébration du vivre-ensemble.
Pourtant, depuis son lancement il y a un mois, ce blog hébergé par le site du ministère de l'immigration est devenu un véritable défouloir pour la France décomplexée. Le café du commerce sous les ors de la République. Le ministre de l'identité nationale, Eric Besson, s'est lui-même ému mercredi que des contributions présentant "un caractère raciste et xénophobe" aient échappé à la vigilance de l'équipe de modération. Il évalue le nombre de commentaires problématiques à une dizaine et précise en avoir exigé le retrait immédiat.

"LA FRANCE EST COLONISÉE"

Un simple coup d'œil sur les messages postés le 30 novembre et le 1er décembre, avant qu'ils ne soient retirés, permet de mesurer que le phénomène ne se limitait pas à une "dizaine" de contributions. On pouvait ainsi lire : "La France est devenue une colonie de l'Afrique de façon irrémédiable"; "Avant la France avait des colonies, maintenant elle est colonisée", ou encore "En ajoutant la violence et la renonciation des parents immigrés dans l'éducation de leurs enfants... Aucun Français n'a demandé à être envahi d'étrangers"...
Au ministère de l'immigration et de l'identité nationale, on explique que sur les quarante mille messages validés depuis un mois, il est normal que certains aient échappé à la vigilance des modérateurs. "Un petit nombre comportait un caractère raciste et xénophobe", convient-on. Toute la difficulté, explique-t-on au cabinet d'Eric Besson, est de trouver le juste équilibre : "Il y a deux semaines, on nous reprochait de censurer, et aujourd'hui de respecter une trop grande diversité d'opinions".

DROIT DU SANG


De nombreux internautes profitent de la tribune que leur offre Eric Besson pour crier haut et fort leur attachement au "droit du sang" (remplacé par le "droit du sol" en 1515), chacun y allant de sa propre définition. "Etre français, c'est être né en France, des deux parents français", estime l'un. "Etre français, c'est déjà être né en France, de parents français eux-mêmes nés en France et ainsi de suite", renchérit l'autre. Pour Rin Jard, il faut "être né sur le sol français, de parents français" et cela "depuis cinq générations". Mais c'est l'intervention signée "le français" qui met tout le monde d'accord : "C'est le droit du sang, pour être français, il faut avoir du sang français" (voir la capture d'écran à droite).
Gilbert, lui, fait dans l'attaque ad hominem. Et qui plus est contre un membre du gouvernement d'Eric Besson : "Comment peut-on se dire Français et déclarer vouloir se faire enterrer dans son pays d'origine, cf Rama Yade", s'interroge cet internaute.

"PROFITER DES ALLOCS"


Pour François le bien nommé, "Etre français ce n'est pas : profiter des allocs, ne pas travailler, imposer une culture discriminante, demander à être intégré". Certains n'hésitent pas à réclamer des mesures pour le moins radicales afin de faire entrer, à coup de marteau s'il le faut, l'amour de la patrie dans la tête des récalcitrants : "Et tous les matins, il faudrait faire chanter La Marseillaise dans les établissements scolaires et les lieux de travail, avec sanctions en cas de non-exécution", suggère ce participant.
Au lendemain de la votation des Suisses contre la construction de minarets dans leur pays, de nombreux internautes ont sauté sur l'occasion pour donner leur avis sur cette épineuse question : "La France et notre identité nationale, c'est une cathédrale au centre de Paris et non pas une mosquée", estime ainsi 14Granada92. Etre français, "c'est défendre son identité comme le font les Suisses en refusant le suicide de la Nation provoqué par une immigration qui ne veut pas s'intégrer mais veut nous imposer ses mœurs : burqa, polygamie, minarets, pseudo alibi de la religion et qui nous agresse", lui répond un autre.
Le ministère de l'immigration rappelle fort à propos que la majorité des contributions sont de "belles" contributions. Mais le fait que le gouvernement héberge sur un site officiel des propos d'un goût aussi douteux, et parfois à la limite de la légalité, en interroge plus d'un dans les rangs de la majorité. Le commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, Yazid Sabeg, a ainsi déclaré au site Médiapart qu'il déplorait les termes du débat et s'en était ouvert à Eric Besson. Sous couvert de l'anonymat, un ministre reconnaît pour sa part dans les colonnes du Monde "que l'identité nationale est un sujet dangereux. Il faut redonner au débat de la dignité et de la profondeur".

Soren Seelow
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petitegrenouille



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Sam 05 Déc 2009, 22:53

Vox populi vox dei

L'écart est devenu trop grand entre nos têtes bien-pensantes et le peuple...et, bien que les modérateurs s'en donnent à coeur joie sur le site de Besson, ils ne peuvent pas tout censurer...donc dîtes vous bien que ce qu'on peut y lire est une infime partie de ce que les gens ont laissé comme commentaires...

- 4 mois pour les régionales....
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spidle33



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Mar 08 Déc 2009, 11:20

Surtout qu'un tel débat ne pouvait qu'être dévié vers les questions d'intégration d'une part et de l'Islam d'autre part.
Ce n'est vraiment pas malin de leur part de l'avoir organisé, surtout par la bouche du ministre de l'immigration. Ca ne pouvait que mal tourner.
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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Mar 08 Déc 2009, 12:18

Citation :
« A compétences égales, et bien désolée, on choisira la femme, ou on choisira la personne venant de…
Autre chose que le mâle blanc, pour être clair. »

Anne Lauvergeon, PDG d’Areva, société détenue à 95% par l’Etat, 18 octobre 2009.

Sous la pression de lobbies communautaires, l'égalité, ce principe pourtant fondamental de notre République, est régulièrement bafouée depuis plusieurs années.

Importés des Etats-Unis, où ils ont tendance à disparaître, les programmes de discrimination positive se multiplient en France, qu’ils concernent l’accès à l’emploi, aux études supérieures, à la fonction publique ou aux aides sociales. Des passerelles sont créées, le concours républicain est contourné, des avantages préférentiels sont accordés sur des critères le plus souvent officiellement territoriaux ou sociaux, mais dans les faits d’abord ethniques et raciaux.

Peu à peu, la couleur de peau remplace le mérite, les ressorts économiques et sociaux des inégalités sont masqués au profit d’une vision purement raciale des relations sociales.

Peu à peu, l’égalité s’efface. Le communautarisme s’installe. Le ressentiment gagne du terrain parmi les laissés-pour-compte de ces politiques. La République se fissure.

Des Français ont décidé de ne pas laisser la République s’affaiblir sans riposter. Ils ont créé une association loi 1901, SOS Egalité, qui vise à réagir face à cette destruction de nos idéaux et de nos valeurs. Parce qu’elle croit que l’école républicaine peut tout à condition qu’elle soit refondée, parce qu’elle est persuadée que les inégalités sont d’abord économiques et sociales, elle refuse de voir notre pays sombrer dans le communautarisme et la politique des passe-droits.

Parce que le mérite vaut beaucoup plus que la couleur de peau, elle fera connaître et dénoncera les actions de discrimination positive. Elle recueillera les témoignages de ses victimes directes et indirectes et mènera tous les combats pour leur venir en aide et promouvoir l’égalité républicaine.
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En Christ



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Mer 09 Déc 2009, 10:52

Citation :
Nicolas Sarkozy : "Respecter ceux qui arrivent, respecter ceux qui accueillent"

Dans une tribune publiée par Le Monde, dans son édition datée du 9 décembre, Nicolas Sarkozy, s'exprime pour la première fois publiquement après le référendum en Suisse sur les minarets. Le président de la République rappelle les valeurs de tolérance et d'ouverture de la France et appelle au respect mutuel entre "ceux qui arrivent" et "ceux qui accueillent".

Par référendum, le peuple suisse vient de se prononcer contre la construction de nouveaux minarets sur son territoire. Cette décision peut légitimement susciter bien des interrogations. Le référendum impose de répondre à la question posée par oui ou par non. Peut-on répondre par oui ou par non à une question aussi compliquée, qui touche à des choses aussi profondes ? Je suis convaincu que l'on ne peut que susciter des malentendus douloureux, un sentiment d'injustice, blesser les âmes en apportant une réponse aussi tranchée à un problème qui doit pouvoir être résolu au cas par cas dans le respect des convictions et des croyances de chacun.

Mais comment ne pas être stupéfait par la réaction que cette décision a suscitée dans certains milieux médiatiques et politiques de notre propre pays ? Réactions excessives, parfois caricaturales, à l'égard du peuple suisse, dont la démocratie, plus ancienne que la nôtre, a ses règles et ses traditions, qui sont celles d'une démocratie directe où le peuple a l'habitude de prendre la parole et de décider par lui-même ?

Derrière la violence de ces prises de position se cache en réalité une méfiance viscérale pour tout ce qui vient du peuple. La référence au peuple, c'est déjà, pour certains, le commencement du populisme. Mais c'est en devenant sourd aux cris du peuple, indifférent à ses difficultés, à ses sentiments, à ses aspirations, que l'on nourrit le populisme. Ce mépris du peuple, car c'est une forme de mépris, finit toujours mal. Comment s'étonner du succès des extrêmes quand on ne prend pas en compte la souffrance des électeurs ?

Ce qui vient de se passer me rappelle comment fut accueilli le rejet de la Constitution européenne en 2005. Je me souviens des paroles parfois blessantes qui ont été proférées contre cette majorité de Français qui avait choisi de dire non. C'était opposer irréductiblement la France du oui à celle du non, ouvrir une fracture qui, si elle avait dû se creuser davantage, n'aurait jamais permis à la France de reprendre sa place en Europe.

Pour réconcilier la France du oui et celle du non, il fallait d'abord essayer de comprendre ce qu'avaient voulu exprimer les Français. Il fallait admettre que cette majorité ne s'était pas égarée, mais qu'elle avait, comme la majorité des Irlandais ou la majorité des Néerlandais, exprimé ce qu'elle ressentait et rejeté en toute connaissance de cause une Europe dont elle ne voulait plus parce qu'elle donnait le sentiment d'être de plus en plus indifférente aux aspirations des peuples.

Ne pouvant changer les peuples, il fallait changer d'Europe. La France du non a commencé à se réconcilier avec celle du oui à partir du moment où, au lieu de la juger, on a cherché à la comprendre. C'est alors que, dépassant ce qui la divisait, la France a pu prendre la tête du combat pour changer l'Europe.

RIEN NE SERAIT PIRE QUE LE DÉNI

Alors, au lieu de vilipender les Suisses parce que leur réponse ne nous plaît pas, mieux vaut nous interroger sur ce qu'elle révèle. Pourquoi en Suisse, pays qui a une longue tradition d'ouverture, d'hospitalité, de tolérance, un tel rejet peut-il s'exprimer avec tant de force ? Et que répondrait le peuple français à la même question ?

Au lieu de condamner sans appel le peuple suisse, essayons aussi de comprendre ce qu'il a voulu exprimer et ce que ressentent tant de peuples en Europe, y compris le peuple français. Rien ne serait pire que le déni. Rien ne serait pire que de ne pas regarder en face la réalité des sentiments, des préoccupations, des aspirations de tant d'Européens.

Comprenons bien d'abord que ce qui s'est passé n'a rien à voir avec la liberté de culte ou la liberté de conscience. Nul, pas plus en Suisse qu'ailleurs, ne songe à remettre en cause ces libertés fondamentales.

Les peuples d'Europe sont accueillants, sont tolérants, c'est dans leur nature et dans leur culture. Mais ils ne veulent pas que leur cadre de vie, leur mode de pensée et de relations sociales soient dénaturés. Et le sentiment de perdre son identité peut être une cause de profonde souffrance. La mondialisation contribue à aviver ce sentiment.

La mondialisation rend l'identité problématique parce que tout en elle concourt à l'ébranler, et elle en renforce en même temps le besoin parce que plus le monde est ouvert, plus la circulation et le brassage des idées, des hommes, des capitaux, des marchandises sont intenses, et plus on a besoin d'ancrage et de repères, plus on a besoin de sentir que l'on n'est pas seul au monde. Ce besoin d'appartenance, on peut y répondre par la tribu ou par la nation, par le communautarisme ou par la République.

L'identité nationale c'est l'antidote au tribalisme et au communautarisme. C'est pour cela que j'ai souhaité un grand débat sur l'identité nationale. Cette sourde menace que tant de gens dans nos vieilles nations européennes sentent, à tort ou à raison, peser sur leur identité, nous devons en parler tous ensemble de peur qu'à force d'être refoulé ce sentiment ne finisse par nourrir une terrible rancœur.

Les Suisses comme les Français savent que le changement est une nécessité. Leur longue histoire leur a appris que pour rester soi-même il faut accepter de changer. Comme les générations qui les ont précédés, ils savent que l'ouverture aux autres est un enrichissement. Nulle autre civilisation européenne n'a davantage pratiqué, tout au long de son histoire, le métissage des cultures qui est le contraire du communautarisme.
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En Christ



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Mer 09 Déc 2009, 10:54

Citation :
Le métissage c'est la volonté de vivre ensemble. Le communautarisme c'est le choix de vivre séparément. Mais le métissage ce n'est pas la négation des identités, c'est pour chacun, vis-à-vis de l'autre, la reconnaissance, la compréhension et le respect.

C'est de la part de celui qui accueille la reconnaissance de ce que l'autre peut lui apporter. C'est de la part de celui qui arrive le respect de ce qui était là avant lui. C'est de la part de celui qui accueille l'offre de partager son héritage, son histoire, sa civilisation, son art de vivre. C'est de la part de celui qui arrive la volonté de s'inscrire sans brutalité, comme naturellement, dans cette société qu'il va contribuer à transformer, dans cette histoire qu'il va désormais contribuer à écrire. La clé de cet enrichissement mutuel qu'est le métissage des idées, des pensées, des cultures, c'est une assimilation réussie.

SE GARDER DE TOUTE OSTENTATION

Respecter ceux qui arrivent, c'est leur permettre de prier dans des lieux de culte décents. On ne respecte pas les gens quand on les oblige à pratiquer leur religion dans des caves ou dans des hangars. Nous ne respectons pas nos propres valeurs en acceptant une telle situation. Car, une fois encore, la laïcité ce n'est pas le refus de toutes les religions, mais le respect de toutes les croyances. C'est un principe de neutralité, ce n'est pas un principe d'indifférence. Lorsque j'étais ministre de l'intérieur, j'ai créé le Conseil français du culte musulman (CFCM) pour que la religion musulmane soit mise sur un pied d'égalité avec toutes les autres grandes religions.

Respecter ceux qui accueillent, c'est s'efforcer de ne pas les heurter, de ne pas les choquer, c'est en respecter les valeurs, les convictions, les lois, les traditions, et les faire – au moins en partie – siennes. C'est faire siennes l'égalité de l'homme et de la femme, la laïcité, la séparation du temporel et du spirituel.

Je m'adresse à mes compatriotes musulmans pour leur dire que je ferai tout pour qu'ils se sentent des citoyens comme les autres, jouissant des mêmes droits que tous les autres à vivre leur foi, à pratiquer leur religion avec la même liberté et la même dignité. Je combattrai toute forme de discrimination.

Mais je veux leur dire aussi que, dans notre pays, où la civilisation chrétienne a laissé une trace aussi profonde, où les valeurs de la République sont partie intégrante de notre identité nationale, tout ce qui pourrait apparaître comme un défi lancé à cet héritage et à ces valeurs condamnerait à l'échec l'instauration si nécessaire d'un islam de France qui, sans rien renier de ce qui le fonde, aura su trouver en lui-même les voies par lesquelles il s'inclura sans heurt dans notre pacte social et notre pacte civique.

Chrétien, juif ou musulman, homme de foi, quelle que soit sa foi, croyant, quelle que soit sa croyance, chacun doit savoir se garder de toute ostentation et de toute provocation et, conscient de la chance qu'il a de vivre sur une terre de liberté, doit pratiquer son culte avec l'humble discrétion qui témoigne non de la tiédeur de ses convictions mais du respect fraternel qu'il éprouve vis-à-vis de celui qui ne pense pas comme lui, avec lequel il veut vivre.
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En Christ



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Mer 09 Déc 2009, 11:03

Citation :
Le métissage c'est la volonté de vivre ensemble. Le communautarisme c'est le choix de vivre séparément. Mais le métissage ce n'est pas la négation des identités, c'est pour chacun, vis-à-vis de l'autre, la reconnaissance, la compréhension et le respect.
Curieuse analyse quand on sait que les juifs ne se mélangent guère et surtout pas en Israël.
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En Christ



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Mer 09 Déc 2009, 12:41

En plus opposer le communautarisme au métissage est un non sens. Les politiques n’ont rien compris. Le peuple souffre de l’immigration toujours plus massive et envahissante, ce n’est pas bien difficile à comprendre. Nous n’avons pas à subir un flux continu de migrant sur notre sol. Dans n’importe quel pays, le peuple dirait stop à l’immigration discontinuelle à outrance, alors pourquoi la France devrait subir en silence ?

S’opposer au bon sens commun revient à nier l’identité même de la France. Dire non à l’invasion ne veut pas dire que la France est raciste mais qu’elle en a marre… et crier comme le font les antiracistes au fascisme ne peut qu’attiser cette rancœur.

Enfin, si nous continuons dans cette voie d’aveuglement idéologique du métissage sans prendre en compte que l’immigration-invasion pèse sur les Français, alors ça sera la goûte d’eau qui débordera à la longue et nous nous dirigerons vers un futur inéluctablement radical si rien ne se passe en amont.
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roll



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Mer 09 Déc 2009, 13:02

En Christ a écrit:
Citation :
Le métissage c'est la volonté de vivre ensemble. Le communautarisme c'est le choix de vivre séparément. Mais le métissage ce n'est pas la négation des identités, c'est pour chacun, vis-à-vis de l'autre, la reconnaissance, la compréhension et le respect.
Curieuse analyse quand on sait que les juifs ne se mélangent guère et surtout pas en Israël.

Ah en quoi est ce curieux?? Vous pensez donc que les juifs ont raisons si ils ne se mélangent pas??
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En Christ



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Mer 09 Déc 2009, 13:07

roll a écrit:
En Christ a écrit:
Citation :
Le métissage c'est la volonté de vivre ensemble. Le communautarisme c'est le choix de vivre séparément. Mais le métissage ce n'est pas la négation des identités, c'est pour chacun, vis-à-vis de l'autre, la reconnaissance, la compréhension et le respect.
Curieuse analyse quand on sait que les juifs ne se mélangent guère et surtout pas en Israël.

Ah en quoi est ce curieux?? Vous pensez donc que les juifs ont raisons si ils ne se mélangent pas??

Je suis désolé, le métissage ne doit pas être une religion d’Etat. Les gens font ce qu’ils veulent, mais cela ne me gêne pas outre mesure qu’ils se métissent.
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En Christ



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Mer 09 Déc 2009, 15:24

Citation :
L'ironie dans toute cette histoire, c'est que les Suisses ont voté contre un objet architectural d'origine chrétienne et non musulmane. Le minaret (en arabe sawma'a, qui veut dire "cellule d'ermites") est un monument inspiré des chrétiens orientaux de Shâm (Grande Syrie). Il est postérieur à l'islam. Ni la Mosquée du Prophète à Médine ni celle de La Mecque n'avaient de minaret.

Tareq Oubrou est recteur et imam de la mosquée de Bordeaux.
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En Christ



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Jeu 10 Déc 2009, 15:06

BHL et la gauche moraliste

http://www.dailymotion.com/video/x34yez_zemmour-domenach-sur-dernier-de-bhl
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En Christ



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Ven 11 Déc 2009, 11:10

En Christ a écrit:
En plus opposer le communautarisme au métissage est un non sens. Les politiques n’ont rien compris. Le peuple souffre de l’immigration toujours plus massive et envahissante, ce n’est pas bien difficile à comprendre. Nous n’avons pas à subir un flux continu de migrant sur notre sol. Dans n’importe quel pays, le peuple dirait stop à l’immigration discontinuelle à outrance, alors pourquoi la France devrait subir en silence ?

S’opposer au bon sens commun revient à nier l’identité même de la France. Dire non à l’invasion ne veut pas dire que la France est raciste mais qu’elle en a marre… et crier comme le font les antiracistes au fascisme ne peut qu’attiser cette rancœur.

Enfin, si nous continuons dans cette voie d’aveuglement idéologique du métissage sans prendre en compte que l’immigration-invasion pèse sur les Français, alors ça sera la goûte d’eau qui débordera à la longue et nous nous dirigerons vers un futur inéluctablement radical si rien ne se passe en amont.

1991-INSECURITE-IMMIGRATION

http://www.youtube.com/watch?v=eSE6AI-zu7M&feature=player_embedded
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En Christ



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Jeu 17 Déc 2009, 14:11

Édouard de Rothschild

"Ami de Nicolas Sarkozy, il est, par ailleurs, membre du Polo de Paris, du Cercle Interallié et du club Le Siècle."

"La famille Rothschild est une famille aux origines juives ashkénazes allemandes et aux nationalités multiples (allemande, française, britannique, israélienne, etc.). Les Rothschild se sont fait connaître depuis le XIIe siècle dans les domaines de la banque et de la finance mais également par leurs nombreuses œuvres philanthropiques, et, à partir de la fin du XIXe siècle, par leur soutien au sionisme."

Le Siècle


Le Siècle est un club, fondé en 1944 par Georges Bérard-Quélin, réunissant des membres influents de la « classe dirigeante » française. On y retrouve des hauts fonctionnaires, des chefs d'entreprises, des hommes politiques de droite ou de gauche, des syndicalistes, ou encore des représentants du monde de l'édition et des médias de premier plan. En 2005, le Siècle comptait 580 membres et 160 « invités » qui attendaient une décision sur leur demande d'admission.

Chaque dernier mercredi du mois les membres du Siècle se réunissent à l'Automobile Club de France, place de la Concorde à Paris.
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rigveda



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Ven 18 Déc 2009, 02:13

La paranoïa (du grec παρά / pará « à côté » et νοῦς / noûs « esprit ») est au sens premier une maladie mentale chronique du groupe des psychoses, caractérisée par un délire d'un type particulier dit délire paranoïaque pour lequel il existe plusieurs thèmes récurrents. Il est opportun d'en différencier la personnalité paranoïaque, qui est un caractère particulier chez certains sujets, mais sans développement d'un délire (même si une personnalité paranoïaque peut évoluer vers une authentique paranoïa).. ( source wiki)
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Lephenix



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Ven 18 Déc 2009, 03:14

En Christ a écrit:
Édouard de Rothschild

"Ami de Nicolas Sarkozy, il est, par ailleurs, membre du Polo de Paris, du Cercle Interallié et du club Le Siècle."

"La famille Rothschild est une famille aux origines juives ashkénazes allemandes et aux nationalités multiples (allemande, française, britannique, israélienne, etc.). Les Rothschild se sont fait connaître depuis le XIIe siècle dans les domaines de la banque et de la finance mais également par leurs nombreuses œuvres philanthropiques, et, à partir de la fin du XIXe siècle, par leur soutien au sionisme."

Le Siècle


Le Siècle est un club, fondé en 1944 par Georges Bérard-Quélin, réunissant des membres influents de la « classe dirigeante » française. On y retrouve des hauts fonctionnaires, des chefs d'entreprises, des hommes politiques de droite ou de gauche, des syndicalistes, ou encore des représentants du monde de l'édition et des médias de premier plan. En 2005, le Siècle comptait 580 membres et 160 « invités » qui attendaient une décision sur leur demande d'admission.

Chaque dernier mercredi du mois les membres du Siècle se réunissent à l'Automobile Club de France, place de la Concorde à Paris.

Ce nom de "Rothschild" ["enseigne rouge"] n'est-il pas curieusement associé à beaucoup d'événements historiques horribles ?

Quand on évoque des wagons plombés, je ne peux m'empêcher de penser à un train chargé d'or, avec à son bord, un certain Oulianov Wladimir Illich dit "Lénine", traversant toute l'Europe sans problème, pour aller alimenter la révolution bolchévique.

Il me semble que c'est bien un certain "Rothschild" qui, déjà, avait inspiré cette citation à un certain Napoléon Bonaparte ?

"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain."
Napoléon Bonaparte (1769-1821), Empereur Français

Ce doit être un "hasard" si ce nom "Rothschild" semble associé à tant de crimes et d'horreurs commis au cours de ce 20ème siècle ... et l'on peut prédire, sans trop d'erreurs possibles, que les festivités et autres réjouissances sont bien loin d'être terminées !
champagne
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rigveda



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Ven 18 Déc 2009, 03:15

Il a été décidé qu'on reparlerait, dès les petites classes, d'éducation civique, d'honnêteté, de courage, de refus du racisme et d'amour de la République. Il est dommage que l'école ne soit fréquentée que par les enfants.
André Frossard
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Lephenix



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Ven 18 Déc 2009, 03:31

rigveda a écrit:
Il a été décidé qu'on reparlerait, dès les petites classes, d'éducation civique, d'honnêteté, de courage, de refus du racisme et d'amour de la République. Il est dommage que l'école ne soit fréquentée que par les enfants.
André Frossard
D'accord pour l'éducation civique à l'école (j'ai connu cela de mon temps), à condition de savoir ce qu'on y met dedans. Si c'est pour en faire des citoyens "sans culottes" conditionnés et attardés ???

Euh ! vous ne trouvez pas normal que les écoles ne soit fréquentées que par les enfants ? ... c'est pourtant fait pour cela une école, non ?


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En Christ



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Ven 18 Déc 2009, 13:47

La noce à Rebecca

http://www.livevideo.com/video/8E641962588848CA8A3A2CA254EF455D/la-noce-rebecca.aspx
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adamev



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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Ven 18 Déc 2009, 14:14

Lephenix a écrit:
rigveda a écrit:
Il a été décidé qu'on reparlerait, dès les petites classes, d'éducation civique, d'honnêteté, de courage, de refus du racisme et d'amour de la République. Il est dommage que l'école ne soit fréquentée que par les enfants.
André Frossard
D'accord pour l'éducation civique à l'école (j'ai connu cela de mon temps), à condition de savoir ce qu'on y met dedans. Si c'est pour en faire des citoyens "sans culottes" conditionnés et attardés ???

Euh ! vous ne trouvez pas normal que les écoles ne soit fréquentées que par les enfants ? ... c'est pourtant fait pour cela une école, non ?



Pourtant vous devriez savoir que "ne savoir ni lire ni écrire" c'est le début de la Connaissance.
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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Ven 18 Déc 2009, 14:51

En fin d'émission, Richard Prasquier revient sur le dîner annnuel du CRIF.

http://www.dailymotion.com/video/kd5NdKwgnGYJxBUICC
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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Ven 18 Déc 2009, 16:38

Après avoir foutu le feu, Sarko dénonce le communautarisme…

Citation :
Sarkozy reçu par le CRIF: faut-il encourager le communautarisme ?

par Julien Landfried, directeur de l'Observatoire du communautarisme, et auteur de "Contre le communautarisme" (Armand Colin, 2007), tribune publiée par Rue89.com, 13 février 2008.

Telle est la question qu'il est légitime de poser avant la tenue du dîner annuel du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), en présence de la plus haute autorité de l'Etat, le président de la République, M. Nicolas Sarkozy.

"Traditionnellement", c'est-à-dire depuis que les responsables politiques se rendent à des dîners-convocations d'organisations communautaires, c'était au Premier Ministre en particulier qu'il revenait d'essuyer les critiques concernant la politique étrangère de la France au Proche-Orient. Avec l'actuel Président, il est fort probable que le ton soit plus coopératif… mais le débat n'est pas là !

Les responsables politiques qui se livrent à cet exercice, et le chef de l'Etat en particulier, envoient en effet un message implicite parfaitement compris par les autres organisations communautaires : Organisez-vous en groupes de pression religieux, ethniques ou sexuels, nous répondrons favorablement à vos revendications et vous considérerons comme des interlocuteurs institutionnalisés des pouvoirs publics...

Invitation cachée qui n'est pas restée lettre morte puisque se sont multipliées ces dernières années les organisations communautaires à prétention représentative pour les Noirs (Conseil Représentatif des Associations Noires), les Arméniens (le Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France), les homosexuels (Inter LGBT), les musulmans (par glissement du rôle du Conseil Français du Culte Musulman du cultuel vers le communautaire), etc.

Le CRIF, exemple jalousé

Ces organisations, de taille modeste, bénéficient de la part des acteurs politiques d'une mansuétude troublante si l'on s'en tient à une scrupuleuse philosophie républicaine, tombée il est vrai en désuétude dans les élites, qui ne reconnaît théoriquement que des citoyens quelle que soit leur origine ethnique ou leur pratique religieuse, et non des groupements communautaires organisés comme de véritables corps intermédiaires. Le CRIF, du fait de son indéniable réussite, est l'évidente matrice copiée et jalousée par les autres organisations communautaires.

De l'affirmation d'une représentativité problématique (comment être représentatif des "Juifs de France " par exemple, si ce n'est en réduisant le vaste éventail d'opinions qui existent parmi les individus de culture juive?) à celle de méthodes de lobbying ayant fait leur preuve (de la campagne de pression, à l'organisation du dîner annuel qui scelle la connivence entre les élites politiques et les responsables communautaires), le CRIF constitue un modèle pour ces organisations. Modèle à double tranchant car l'influence supposée du CRIF nourrit en retour le ressentiment des entrepreneurs communautaires en herbe, et excite parfois un antisémitisme bien réel sur l'air connu du "ils ont tout, nous n'avons rien".

Une France multicommunautarisée?

Alors que l'une des priorités de responsables politiques lucides devrait être de consolider le modèle républicain de la citoyenneté dans une France travaillée par des idéologies inégalitaires, une pression migratoire constante et la disqualification du patriotisme, il est navrant de constater que le gouvernement et la quasi-totalité de l'opposition vont se rendre au dîner annuel du CRIF, et le justifier, suprême paradoxe, en invoquant un "moment républicain" auquel il conviendrait d'assister! Ils dessinent ainsi l'avenir d'une France multicommunautarisée, structurée autour d'une pluralité d'identités souvent floues et parfois incompatibles les unes avec les autres, co-organisée par des entrepreneurs communautaires, seul remède proposé à l'inégalité générée par l'empire incontesté du marché.

Demain, au nom de l'égalité républicaine, seront institutionnalisés d'autres dîners communautaires, car comment refuser aux uns ce que l'on concède aux autres? Dans cet avenir radieux, la République n'est plus qu'une posture hypocrite pour politiques en mal de grands discours, et l'intérêt général un principe qui sera réservé aux recherches des archéologues et des historiens.
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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Dim 20 Déc 2009, 14:09

Citation :
La bonne blague: Hortefeux primé pour son combat contre le racisme
Guillaume Weill Raynal - essayiste | Jeudi 17 Décembre 2009 à 07:01 | Lu 10393 fois

Hortefeux vient d'être récompensé pour son combat contre le racisme et l'antisémitisme par l'Union des Patrons et Professionnels Juifs de France. Guillaume Weill Raynal, spécialiste du « nouvel antisémitisme », vous informe sur ce que pense vraiment cette organisation qui considère Hortefeux comme un anti-raciste. Terrifiant.

L’annonce officielle a été mise en ligne sur le site du ministère de l’intérieur vendredi 11 décembre, à 22 h 44. Pas sur la page d’accueil. Il fallait cliquer sur la rubrique «Espace Presse» pour voir apparaître, dans une liste d’articles, la mention «Colloque annuel de l’Union des Patrons et Professionnels Juifs de France»; et cliquer sur cette mention pour y lire que Brice Hortefeux viendrait clôturer, le dimanche 13 décembre à 18 h 30, le colloque annuel de l’UPJF, sans plus de précision. Peu de risques de rameuter les médias. On voit mal un journaliste bouleverser soudainement son week-end pour une annonce de dernière minute aussi vague, et surtout, aussi confidentielle.

Le sujet de ce colloque ? Les ruses de l’antisémitisme. Quoi de plus naturel, après tout, que le ministre de l’intérieur vienne honorer de sa présence une manifestation organisée sur ce thème très consensuel, comme il aurait pu le faire pour n’importe quelle autre manifestation du même ordre organisée par SOS Racisme ou Ni p*** Ni Soumises ? Certes, le programme annonçait que l’on parlerait des « ruses » de l’antisémitisme. Traduisez qu’il y serait sans doute proposé et développé une définition très « extensive » de la chose. Mais seul un incorrigible esprit chagrin aurait pu, à ce stade, soupçonner le ministre de venir ainsi cautionner l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme au service d’une cause partisane.
Le discours de Brice Hortefeux fut d’ailleurs très convenu : le ministre de l’intérieur assura simplement à ses hôtes – les dirigeants de l’UPJF - que les pouvoirs publics seraient toujours à leurs côtés pour combattre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme. Restait seulement à s’entendre sur la définition de ces formes, qui - on l’aura compris - sont infiniment rusées, comme l’annonçait l’intitulé du colloque. Et comme le ressassent jusqu’à la nausée les articles fétides que le site de l’UPJF met inlassablement en ligne.

Par exemple, Les métastases de l’antisémitisme : un poétique vocable pour désigner tout ce que l’UPJF dénonce comme de nouvelles formes et vecteurs de judéophobie, à savoir, pêle-mêle, « les Arabes, les Palestiniens, Dieudonné et le rapport Goldstone », mais aussi « les universitaires, les artistes et autres intellectuels israéliens (…) Amnesty International, les ONG des Droits de l’homme », mais aussi et surtout, « l’Union Européenne et les Etats-Unis » (sous Obama, bien sûr), lorsqu’ils « exigent des concessions israéliennes en faveur de la paix » et réclament « l’expulsion des Juifs » des colonies de Judée et Samarie.
D’ailleurs Le temps de l’annexion (de ces territoires) est venu : « Israël doit mettre fin à cette farce » que constitue, selon l’auteur de l’article, l’hypothèse d’une future négociation sur les territoires palestiniens. «Ces terres sont nôtres, de droit Divin », et il est plus que temps de faire « revivre notre domination formelle sur ces terres après un interlude de près de 2000 ans ». L’assurance ainsi donnée par Brice Hortefeux d’être toujours présent à leurs côtés pour lutter contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme ne pouvait donc que combler d’aise les organisateurs du colloque ainsi que le public au premier rang duquel siégeaient, en bonne place, Richard Prasquier, président du CRIF, et Meyer Habib, vice-président, par ailleurs l’un des plus proches conseillers de l’actuel Premier Ministre israélien, Benyamin Netanyahu…

Pour faire bonne mesure, Brice Hortefeux évoqua aussi le racisme anti-arabe et antimusulman, dénonçant les dégradations commises, le matin même, contre la mosquée de Castres. Certes, mais le ministre de l’intérieur, qui n’est tout de même pas l’homme le moins bien informé de France, ignore-t-il que le site de l’UPJF a publié depuis le début du mois de décembre une quinzaine d’articles qui se félicitent quasiment tous de l’interdiction des minarets en Suisse ? Ignore-t-il, surtout, que ce site publie régulièrement des articles qui, au-delà de la question des minarets, témoignent d’une véritable hystérie raciste antimusulmane, et dont il est permis de s’étonner qu’ils n’aient à ce jour fait l’objet d’aucune poursuite ?

« Des mosquées à n’en plus finir en France et en Europe ». C’est le titre d’un article mis en ligne le 1er mai dernier. On y lit que la construction de mosquées, en France est un « scénario catastrophe » car elle serait le fait d’une population qui « avant 2020, atteindra, en France vingt million d’âmes », qui représente «un ordre politico religieux étranger à nos valeurs », et dont « l’exigence » (sic !) de constructions de lieux de cultes n’exprime rien moins que « la volonté affichée de notre éradication culturelle ».

Autre article, cinq jours plus tard : Comment l’islamisme m’a rendue islamophobe. Il y est surtout question d’islam et très peu d’islamisme : « Si j’évite les arabes et les musulmans de toutes origines », explique l’auteur, « ce n’est pas a priori, à cause de préjugés, mais en conséquence d’expériences malheureuses avec ces « gens-là », qui sont totalement responsables de mon islamophobie, ce virus qu’ils m’ont eux-mêmes inoculé (…) Les musulmans qui vivent en France sont responsables de l’hostilité grandissante que leur vouent les Français de culture occidentale et judéo-chrétien ».

Ce n’est pas fini. 11 mai :« L’Europe est complice du Califat qui vient ». 17 mai : « La France et le renouveau de l’Islam », dans lequel l’auteur s’inquiète de voir la France devenir une république islamique. Et surtout, le 11 septembre dernier : « Un cheval de Troie moderne : la doctrine islamique de l’immigration ». Il n’est plus question ni d’islamisme, ni de mosquées. Seulement d’immigration musulmane: « un projet insidieux vieux de 1 400 ans, de conquête et de domination », conçu « pour dominer les sociétés non musulmanes et paver la voie à leur totale islamisation », selon une « véritable stratégie », destinée à « tromper la vigilance des occidentaux portés à croire que les musulmans qui émigrent, le font essentiellement pour des raisons économiques – pour améliorer leur sort ». Un véritable complot mondial, en quelque sorte. Remplacez dans ce texte le mot « musulmans » par le mot « juifs » et vous avez une copie conforme des Protocoles des Sages de Sion…

A la fin de son discours, Brice Hortefeux se vit attribuer par les organisateurs du colloque le « Prix de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme », sous forme d’un imposant chandelier à sept branches. Symbole infiniment respectable mais pour le moins ambivalent. Emblème à la fois du Judaïsme et de l’Etat d’Israël. En tout cas, dans le contexte qui vient d’être décrit, sûrement pas la meilleure garantie d’une lutte effective contre tous les racismes.

Guillaume Weill Raynal est ancien avocat et auteur de Une haine imaginaire ? Contre-enquête sur «le nouvel antisémitisme»

Marianne2

Après quoi, il ne faudra pas se plaindre de la montée de l'antisémitisme...
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Dim 20 Déc 2009, 14:51

En Christ, votre antisémitisme commence à me fatiguer. Changez d'obsession.

_________________
Arnaud
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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Dim 20 Déc 2009, 15:01

Arnaud Dumouch a écrit:
En Christ, votre antisémitisme commence à me fatiguer. Changez d'obsession.

Il y a de quoi de l'être antisémite, on ne peut que résister à la tentation.
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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Mar 22 Déc 2009, 10:37

Citation :
"Désobéir pour sauver": quand policiers et gendarmes sauvaient des juifs
De Pierre-Marie GIRAUD (AFP) – Il y a 6 jours

PARIS — Ils ont obéi à leur conscience et désobéi à l'Etat français de Vichy : 54 policiers et gendarmes nommés "Justes de France" pour avoir aidé des juifs à se cacher afin d'empêcher leur déportation vers les camps de la mort seront honorés en 2010 dans une exposition itinérante.

Intitulée "Désobéir pour sauver", cette exposition inédite organisée par l'Office national des anciens combattants et des victimes de guerre circulera à partir de la fin janvier dans toute la France.

Présentée à la presse en l'Hôtel des Invalides à Paris, elle compte 19 panneaux racontant l'itinéraire de ces policiers et de ces gendarmes qui refusèrent de livrer les juifs en s'opposant, au péril de leur vie et de leur liberté, aux ordres de Vichy.

L'exposition, éditée à 160 exemplaires, tournera dans tous les départements afin d'être présentée dans les écoles et les mairies, les écoles de police et de gendarmerie.

Très didactique, elle explique la mise en oeuvre de la "solution finale" du IIIe Reich en France, avec le soutien et la collaboration active de Vichy, par ses lois antijuives et les arrestations opérées par ses forces de police, de gendarmerie et de la Milice.

Elle raconte tous les moyens utilisés par ces policiers et ces gendarmes qui choisirent de désobéir à Vichy pour aider les juifs: falsification de documents d'identité en faisant disparaître le mot "juif"; aide à l'évasion de camps d'internement comme à Drancy, près de Paris; fourniture de faux papiers pour passer la ligne de démarcation et les frontières; hébergement et aide alimentaire.

Des centaines de policiers et de gendarmes, dénoncés pour avoir aidé des juifs, furent torturés, fusillés ou déportés.
Quatre panneaux font revivre les 54 policiers et gendarmes "Justes de France" avec leur photo, leur date de nomination par le Mémorial Yad Vashem et le "lieu de sauvetage" où ils ont aidé des juifs.

Comme Honoré Haessler, gendarme à Solignac (Haute-Vienne), qui a "prévenu des milliers de juifs" avant les rafles et a trouvé faux papiers et hébergements.
Ou comme Pierre Moucot, policier au commissariat de Villeurbanne (Rhône), résistant au réseau "Alliance", qui a permis la fabrication de "milliers de faux papiers" pour des juifs de la région lyonnaise.

Un peu plus de 3.000 hommes et femmes ont été nommés "Justes de France", sur la foi de témoignages de juifs sauvés durant l'Occupation, par le comité français du Mémorial Yad Vashem de Jérusalem, créé en 1953. La liste de ces "Justes de France", continue à s'enrichir chaque année de nouveaux noms.

Quelque 230 "Justes de France" sont encore en vie et la majorité d'entre eux ont été décorés de la Légion d'honneur au printemps 2007 à l'initiative de Jacques Chirac.

La France compte, après la Pologne et les Pays-Bas, le plus grand nombre de "Justes" qui ont contribué à sauver les trois quarts des 330.000 juifs de France durant l'Occupation. 76.000 ont été déportés vers les camps de la mort.
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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Mar 22 Déc 2009, 11:50

La guerre civile pour demain ?

http://www.dailymotion.com/video/x8iq6p_menaces-de-la-ldj-et-du-betar_webcam
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MessageSujet: Re: Débat sur l'identité nationale en France   Mar 22 Déc 2009, 13:36

Citation :
Une allusion à la bombe atomique provoque une vive émotion côté palestinien
NOUVELOBS.COM | 14.01.2009 | 07:22

"Nous devons combattre le Hamas comme les Etats-Unis ont combattu les Japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale", recommande le député israélien Avigdor Lieberman. Une déclaration "aussi disproportionnée" que "les actions sanglantes contre le peuple à Gaza", commente un ancien ministre palestinien.

Les radios locales palestiniennes et les sites d'informations s'émeuvent, mardi 13 janvier, des déclarations d'un député israélien d'extrême-droite appelant implicitement à faire usage de la bombe atomique sur Gaza.
"Nous devons continuer à combattre le Hamas comme les Etats-Unis ont combattu les Japonais pendant la Deuxième Guerre mondiale", a affirmé mardi le député Avigdor Lieberman, ancien ministre des Affaires stratégiques dans le gouvernement d'Ehoud Olmert, et chef du parti d'extrême droite Israël Beitenou.

Radical

Dans une intervention à l'Université Bar Ilan près de Tel-Aviv, Lieberman a fait une allusion directe à l'usage de la bombe atomique à Hiroshima et à Nagasaki, les 6 et 9 août 1945. "La conquête du Japon alors n'avait pas été nécessaire", a souligné Lieberman, dont les propos sont rapportés par le site du quotidien Jerusalem Post.
Le député palestinien et ancien ministre Moustapha Barghouthi a vivement condamné les propos du député israélien, le qualifiant "d'orateur extrémiste". "Les déclarations des hommes politiques israéliens sont aussi disproportionnées que leurs actions sanglantes contre le peuple à Gaza", a-t-il ajouté.
"En 1945, les Etats-Unis ont lancé deux bombes atomiques contre Hiroshima et Nagasaki, provoquant l'une des plus grandes tragédies dans l'histoire de l'humanité, qui a été condamnée à de nombreuses reprises", a poursuivi le député palestinien.

L'Iran n'à plus qu'a bien se tenir.
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Débat sur l'identité nationale en France
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