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 Une partie des Anglicans reviennent vers Rome

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Acri



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MessageSujet: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 12:47

Ce n'est pas encore traduit en français.

http://212.77.1.245/news_services/bulletin/news/24512.php?index=24512&lang=fr
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Acri



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 13:34

L'Eglise catholique est prête à accueillir des anglicans déçus de leur Eglise, a annoncé mardi au Vatican le cardinal William Joseph Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Lors d'une conférence de presse, le cardinal Levada a annoncé la préparation d'une "Constitution apostolique" destinée à répondre aux "nombreuses demandes effectuées auprès du Saint-Siège de groupes de religieux et de fidèles anglicans provenant de diverses parties du monde qui veulent entrer en pleine et visible communion" avec l'Eglise catholique.

Les anglicans qui souhaitent revenir dans le giron de l'Eglise catholique plus de 500 ans après le schisme anglican, survenu en 1534, sont majoritairement regroupés dans la Traditional anglican communion (TAC), a précisé l'agence d'information religieuse.

Ils s'opposent depuis de longues années aux évolutions de leur Eglise et dénoncent notamment l'ordination sacerdotale et la consécration de femmes ainsi que les bénédictions de mariages homosexuels.

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/091020094535.xo404gq1.htm
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 13:46

Rome, dans son magistère, restera toujours fidèle au Christ, même si des hordes de catholiques sont eux-mêmes tombés dans le progressisme libéral de mai 68.

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Arnaud
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Jeb



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 14:26

En citant La Croix dans son message de Mar 20 Oct 2009 - 13:34, Acri a écrit:
Les anglicans qui souhaitent revenir dans le giron de l'Eglise catholique plus de 500 ans après le schisme anglican, survenu en 1534, sont majoritairement regroupés dans la Traditional anglican communion (TAC), a précisé l'agence d'information religieuse.
Sont-ils prêts à adhérer à tous les dogmes de l'Eglise Catholique (Présence Réelle et Perpétuelle de l'Eucharistie, Immaculée Conception, célibat des prêtres, etc) ?
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SJA



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 16:38

Jeb a écrit:
Sont-ils prêts à adhérer à tous les dogmes de l'Eglise Catholique (Présence Réelle et Perpétuelle de l'Eucharistie, Immaculée Conception, célibat des prêtres, etc) ?

Peut être que les derniers évènements leur ont ouvert les yeux ?

En tout cas bienvenu à tous ceux qui reviennent dans l'Eglise universelle.

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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 16:39

Cher Jeb,

Le célibat des prêtres n'est pas un dogme mais une pratique pastorale.

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Arnaud
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SJA



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 16:41

Arnaud Dumouch a écrit:
Cher Jeb,

Le célibat des prêtres n'est pas un dogme mais une pratique pastorale.

Cher Arnaud quelles sont les différences dogmatiques ?

J'imagine qu'il faut remonter à la création de l'Eglise Anglicane.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 16:44

Cher SJA,

Les Anglicans sont très proches des catholiques. Essentiellement, il refusent le primat d'infaillibilité du pape.

Mais ils croient en la présence réelle dans l'eucharistie, même si leur sacerdoce n'est plus valable (perte de la succession apostolique sous Henri VIII qui nomma un laïc évêque).

quand des pasteurs anglicans mariés reviennent à l'Eglise, leur mariage est reconnu et leur sacerdoce confirmé (réordination fréquente).

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Arnaud
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SJA



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 16:53

Oui mais sur les dogmes postérieurs ? Les reconnaisent-ils tous, aucuns ou seulement certains ?
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 17:22

C'est une bonne nouvelle que des brebis égarées reviennent au bercail! Peut-être reviendront-ils tous un jour.

Very Happy
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 17:54

Nouvelle constitution canonique de Benoît XVI pour l'entrée des anglicans dans l'Eglise catholique

Synthèse

Le 20 octobre 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et Mgr. Joseph Augustine Di Noia, Secrétaire de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, ont expliqué ce matin aux journalistes une Note sur les Ordinariats personnels pour les anglicans qui comptent adhérer à l'Eglise catholique.

Le Cardinal Levada a commenté le texte rédigé par son dicastère dans lequel il est dit que "l'Eglise catholique répond par une Constitution apostolique aux aspirations légitimes adressées au Saint-Siège par des groupes de clercs et fidèles anglicans de diverses parties du monde qui désirent entrer dans une communion pleine et visible. Dans cette Constitution apostolique le Saint-Père a introduit une structure canonique qui prévoit une réunion corporative à travers l'institution des Ordinariats personnels, qui permettra aux fidèles ex-anglicans d'entrer dans une pleine communion avec l'Eglise catholique, tout en conservant, en même temps, des éléments de son patrimoine spirituel et liturgique anglican. Selon la teneur de la Constitution apostolique, l'attention et la direction pastorale pour ces groupes de fidèles ex-anglicans seront assurées par un Ordinariat personnel dont l'Ordinaire sera usuellement nommé par le clergé ex-anglican".

"La Constitution apostolique, sur le point d'être publiée, donne une réponse raisonnable et même nécessaire à un phénomène global, en offrant un seul modèle canonique pour l'Eglise universelle adaptable à différentes situations locales, et, dans son application universelle, équitable pour les anglicans. Ce modèle prévoit la possibilité d'ordonner des prêtres mariés ex-anglicans, comme prêtres catholiques. Des raisons historiques et œcuméniques ne permettent pas l'ordination d'hommes mariés au rang d'évêques dans l'Eglise catholique et dans l'Eglise orthodoxe. La Constitution indique aussi que l'Ordinaire peut-être un prêtre ou un évêque non marié. Les séminaristes de l'Ordinariat sont formés avec d'autres séminaristes catholiques bien que l'Ordinariat pourra ouvrir une maison de formation afin de répondre aux besoins spécifiques de formation dans le patrimoine anglican. Cette nouvelle structure - poursuit la note - fait écho à l'engagement pour le dialogue œcuménique qui reste une priorité pour l'Eglise catholique, en particulier par les efforts du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens". Ainsi, le Cardinal Levada a souligné que "l'initiative émane de différents groupes anglicans ayant déclaré qu'ils partageaient la même foi catholique, telle qu'exprimée dans le Catéchisme de l'Eglise catholique, et qu'ils acceptaient le ministère pétrinien comme un élément voulu par le Christ pour l'Eglise. Selon eux, il est temps d'exprimer cette union implicite dans une forme visible de pleine communion".

Le Cardinal a ajouté que "Benoît XVI souhaite que le clergé et les fidèles anglicans désireux d'une union avec l'Eglise catholique trouvent, dans cette structure canonique, l'opportunité de préserver les traditions anglicanes qui sont précieuses pour eux et conformes avec la foi catholique. Bien qu'ils expriment différemment une même foi, ces traditions sont un don qui doit être partagé avec l'Eglise universelle. L'union avec l'Eglise n'exige pas l'uniformité qui ignore les diversités culturelles, ainsi que le montre l'histoire du christianisme. De plus, les nombreuses et diverses traditions, aujourd'hui présentes dans l'Eglise catholique, sont toutes enracinées dans le principe formulé par saint Paul dans sa Lettre aux Ephésiens: Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême. Notre communion -a conclu le Cardinal- est ainsi renforcée par des différences légitimes comme celles-là et nous sommes heureux que ces hommes et ces femmes apportent leurs spécificités à notre vie de foi commune".

Dans une déclaration conjointe, l'Archevêque de Westminster Vincent Gerard Nichols et l'Archevêque de Canterbury Rowan Williams déclarent que la publication de cette Constitution apostolique survient "dans un moment d'incertitude pour qui espère de nouveaux parcours vers l'unité avec l'Eglise catholique. C'est désormais aux auteurs de ces recours au Saint-Siège de répondre à une Constitution apostolique qui découle du dialogue œcuménique entre Eglise catholique et Communion anglicane. Ce dialogue officiel est la base d'une coopération qui va de l'avant. Les accords passés au sein de la Commission internationale anglicano-catholique et de la Commission pour l'unité et la mission des deux confessions indiquent clairement le chemin à suivre ensemble. Avec l'aide de Dieu et dans la prière nous affirmons notre détermination à renforcer l'engagement commun acquis et le débat sur ce sujet comme sur d'autres. Au niveau local, dans l'esprit de la Commission pour la mission, nous voudrions adopter le modèle de réunion existant entre la conférence épiscopale catholique d'Angleterre et Pays de Galles et la Chambre épiscopale de l'Eglise d'Angleterre, appliqué à l'approche de la mission commune".

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2010093_anglicans
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le plombier



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 22:41

Arnaud Dumouch a écrit:
Rome, dans son magistère, restera toujours fidèle au Christ, même si des hordes de catholiques sont eux-mêmes tombés dans le progressisme libéral de mai 68.

Comme monseigneur Jacques Gaillot qui donne la communion même aux musulmans . Je n'invente rien , c'est lui même qui le dit . Clique sur ce lien :http://www.lavictoiredelamour.org/emissions-la-victoire-de-lamour-en-ligne

Ensuite , juste en dessous de "toute nos émissions " tu cliques sur " émissions du Dimanche ", ensuite tu cliques sur le chiffre 5 , et là tu cherche la vidéo du 12 avril 2009 avec monseigneur Gaillot . Franchement je n'aime pas qu'un évêque critique le pape .

Jacques . :colere:
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Louis



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 22:46

C'est bien chez les anglicans qu'il y a des femmes prêtres, non?
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 23:02

le plombier a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Rome, dans son magistère, restera toujours fidèle au Christ, même si des hordes de catholiques sont eux-mêmes tombés dans le progressisme libéral de mai 68.

Comme monseigneur Jacques Gaillot qui donne la communion même aux musulmans . Je n'invente rien , c'est lui même qui le dit . Clique sur ce lien :http://www.lavictoiredelamour.org/emissions-la-victoire-de-lamour-en-ligne

Ensuite , juste en dessous de "toute nos émissions " tu cliques sur " émissions du Dimanche ", ensuite tu cliques sur le chiffre 5 , et là tu cherche la vidéo du 12 avril 2009 avec monseigneur Gaillot . Franchement je n'aime pas qu'un évêque critique le pape .

Jacques . :colere:

Donner la communion à des musulmans non-baptisés, qui nient la Trinité et la divinité de Jésus Christ, Sa mort et Sa résurrection en prétendant qu'un autre a été crucifié à Sa place :wo ? Mais qu'est-ce que la communion si on en est rendus à la donner à n'importe qui, comme s'il s'agissait d'un biscuit tout ce qu'il y a de plus ordinaire? Je veux bien croire que Jésus est venu pour tout le monde mais là...

Quant à critiquer le pape, je crois qu'ils sont plusieurs en France à vouloir faire à leur guise, indépendamment de Rome.
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 23:15

Déclaration conjointe des archevêques de Westminster et Cantorbéry

Londres, le mardi 20 octobre 2009

Le 20 octobre 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - L’annonce aujourd’hui de la constitution apostolique est une réponse donnée par le pape Benoît XVI à de nombreuses demandes adressées depuis plusieurs années au Saint-Siège de groupes d’anglicans souhaitant entrer dans une communion pleine et visible avec l’Église catholique romaine, et avec la volonté de déclarer qu’ils partagent une foi catholique commune et acceptent le ministère pétrinien tel que le Christ l’a voulu pour son Église.

Le pape Benoît XVI a approuvé, dans cette constitution apostolique, une structure canonique qui prévoit des ordinariats personnels, permettant aux anciens anglicans d’entrer dans la pleine communion de l’Église catholique tout en préservant des éléments distinctifs du patrimoine spirituel anglican.

L’annonce de cette constitution apostolique met fin à une période d’incertitude pour ces groupes qui nourrissaient l’espoir de nouveaux chemins pour embrasser l’unité de l’Église catholique. Ce sera maintenant à ceux qui en ont fait la demande au Saint-Siège de répondre à cette constitution apostolique.

La constitution apostolique est une nouvelle reconnaissance que la foi, la doctrine et la spiritualité entre l’Église catholique et la tradition anglicane se recouvrent de façon substantielle. Sans les dialogues de ces quarante dernières années, cette reconnaissance n’aurait pas été possible, et on n’aurait pas pu nourrir les espoirs d’une unité pleine et visible. En ce sens, cette constitution apostolique est une conséquence du dialogue œcuménique entre l’Église catholique et la Communion anglicane.

Le dialogue officiel en cours entre l’Église catholique et la Communion anglicane continue à être la base de notre coopération. Les accords de la Commission internationale anglicane-catholique romaine (Arcic) et de la Commission internationale anglicane-catholique romaine pour l’unité et la mission (Iarccum) éclairent le chemin que nous aurons à suivre ensemble.

Avec la grâce de Dieu et la prière, nous sommes convaincus que notre actuel engagement commun encours et les échanges mutuels sur ces questions, ainsi que d’autres, continueront à se renforcer. Localement, dans l'esprit de Iarccum, nous attendons avec impatience de pouvoir construire sur les bases des réunions communes entre la Conférence des évêques catholiques d'Angleterre et du Pays de Galles et le Collège des évêques de l’Église d’Angleterre, en mettant l’accent sur notre mission commune. Des journées communes de réflexion et de prière ont commencé à Leeds en 2006 et se sont poursuivies à Lambeth en 2008, et d’autres réunions sont en préparation. Cette coopération étroite se poursuivra en grandissant ensemble dans l'unité et la mission, comme témoignage de l’Évangile dans notre pays, et dans l'Église au sens large.

+ Vincent Gerard Nichols + Rowan Williams

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2010095_declaration
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 20 Oct 2009, 23:48

le plombier a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Rome, dans son magistère, restera toujours fidèle au Christ, même si des hordes de catholiques sont eux-mêmes tombés dans le progressisme libéral de mai 68.

Comme monseigneur Jacques Gaillot qui donne la communion même aux musulmans . Je n'invente rien , c'est lui même qui le dit . Clique sur ce lien :http://www.lavictoiredelamour.org/emissions-la-victoire-de-lamour-en-ligne

On appelle ça un sacrilège.

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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mer 21 Oct 2009, 00:13

Arnaud Dumouch a écrit:
Cher SJA,

Les Anglicans sont très proches des catholiques. Essentiellement, il refusent le primat d'infaillibilité du pape.

Mais ils croient en la présence réelle dans l'eucharistie, même si leur sacerdoce n'est plus valable (perte de la succession apostolique sous Henri VIII qui nomma un laïc évêque).

quand des pasteurs anglicans mariés reviennent à l'Eglise, leur mariage est reconnu et leur sacerdoce confirmé (réordination fréquente).

Perte de la succession apostolique ? Je croyais que cela n'était pas généralisé à l'ensemble de la communion anglicane ?

En tout cas, cette nouvelle me remplit de joie et d'espérance ! Priez beaucoup car la réplique de l'Adversaire va sûrement être cinglante.
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mer 21 Oct 2009, 00:21

Je lis ici que ce sont près de 500 000 anglicans qui souhaitent revenir à l'Église catholique. Ce n'est pas rien!

http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-deo-gratias-400-000-fideles-reviennent-a-la-verite-catholique--37862613.html

C'est pourtant simple: nulle part dans les Écritures il n'est fait mention du "mariage" homosexuel ou de l'ordination des femmes. Ce sont des inventions tirées d'un monde égaré, loin de la lumière de la vérité.
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mer 21 Oct 2009, 00:21

(message supprimé)


Dernière édition par Paul le Mer 21 Oct 2009, 00:22, édité 1 fois
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mer 21 Oct 2009, 00:22

(message supprimé)
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le plombier



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mer 21 Oct 2009, 22:53

Philippe Fabry a écrit:
le plombier a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Rome, dans son magistère, restera toujours fidèle au Christ, même si des hordes de catholiques sont eux-mêmes tombés dans le progressisme libéral de mai 68.

Comme monseigneur Jacques Gaillot qui donne la communion même aux musulmans . Je n'invente rien , c'est lui même qui le dit . Clique sur ce lien :http://www.lavictoiredelamour.org/emissions-la-victoire-de-lamour-en-ligne

On appelle ça un sacrilège.

Philippe , c'est peut être le sujet d'un autre fil , mais je préfère ne pas parler de cet évêque . Chaque fois qu'il ouvre la bouche c'est pour critiquer l'Église . Au fait Jacques signifie talon , et le talon n'a pas intérêt a flancher sinon s'est tout le corps qui s'écroule . Donc on peut dire que monseigneur Gaillot est un mauvais talon , on ne peut pas s'appuyer sur lui .

Jacques . alien
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Jeu 22 Oct 2009, 17:11

SJA a écrit:
Oui mais sur les dogmes postérieurs ? Les reconnaisent-ils tous, aucuns ou seulement certains ?

Ils devront les reconnaître tous, pour entrer dans la pleine communion.

Le pape peut renoncer à certaines de ses prérogatives pastorales ou liturgiques.

Mais, comme pour les fidèles de Mgr Lefbvre, le pape de peux renoncer à la vérité dogmatique dont il est le gardien, et qui est sa fonction essentielle.

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Arnaud
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SJA



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Jeu 22 Oct 2009, 17:17

Arnaud Dumouch a écrit:
SJA a écrit:
Oui mais sur les dogmes postérieurs ? Les reconnaisent-ils tous, aucuns ou seulement certains ?

Ils devront les reconnaître tous, pour entrer dans la pleine communion.

Le pape peut renoncer à certaines de ses prérogatives pastorales ou liturgiques.

Mais, comme pour les fidèles de Mgr Lefbvre, le pape de peux renoncer à la vérité dogmatique dont il est le gardien, et qui est sa fonction essentielle.

Bien sur que entrer en pleine communion il faut reconnaitre tous les dogmes mais, pour poser la question simplement, leur corpus dogmatique est-il trés éloigné de celui de l'Eglise catholique ?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Jeu 22 Oct 2009, 17:20

SJA a écrit:


Bien sur que entrer en pleine communion il faut reconnaitre tous les dogmes mais, pour poser la question simplement, leur corpus dogmatique est-il trés éloigné de celui de l'Eglise catholique ?

Ils ont juste, pour les plus luthériens, 500 ans de Magistère à digérer : Concile de Trente, Concile Vatican I, Concile Vatican II ...

Mais la plupart des anglicans ne sont pas de vrais luthériens. Ils sont "presbytériens : reconnaissance des 7 sacrements, du sacerdoce, de la présence réelle. C'est déjà bien.

C'est moins que les orthodoxes qui en sont à 1000 ans.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Sam 24 Oct 2009, 22:36

Arnaud a écrit :
C'est moins que les orthodoxes qui en sont à 1000 ans.

rencontre avec le Métropolite Philarète
Citation :
Une délégation s'est rendue à Minsk, en Biélorussie, dirigée par le cardinal Philippe Barbarin , archevêque de Lyon et comprenant des responsables des "sources chrétiennes" , des spécialistes du monde russe et monseigneur Philippe Brizard , directeur général de l'Œuvre d'Orient . Il s'agissait de remettre à l'Église orthodoxe biélorusse une collection d'ouvrages patristiques et théologiques de "sources chrétiennes" (écrits des pères de l'Église) qui participeront au développement de l'éducation théologique et renforceront la coopération entre les religions . Le Métropolite Philarète , archevêque orthodoxe de Minsk , leur a réservé un accueil exceptionnel . La délégation a pu constater, au niveau des évêques , la qualité des relations très fraternelles entre orthodoxes et catholiques . A Minsk , on ne parle pas d'œcuménisme, on le pratique. source Œuvre d'Orient

Tu vois Arnaud, l'unité est en marche et elle se feras .

Jacques. Like a Star @ heaven
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mar 27 Oct 2009, 22:55

Frappez et l'on vous ouvrira. A condition que ce soit selon la tradition

L'entrée de diocèses et de paroisses anglicans antimodernistes dans l'Eglise catholique est annoncée. L'œcuménisme du pape Benoît XVI apparaît de plus en plus comme nourri de fidélité à la tradition. C'est le cas avec les lefebvristes. Et plus encore avec les Eglises orthodoxes d'orient

par Sandro Magister


ROME, le 20 octobre 2009 – Jusqu’à hier, les prêtres et évêques de la Communion anglicane qui se sentaient davantage en accord avec le pape de Rome qu’avec les dérives "modernistes" de l'anglicanisme passaient un à un à l’Eglise catholique.

Aux Etats-Unis, une "Pastoral Provision" rédigée par la congrégation pour la doctrine de la foi et approuvée par Jean-Paul II a été mise en place en 1980 pour régler ces passages. Elle a permis à environ 80 prêtres anglicans de passer à l’Eglise catholique, presque tous avec femme et enfants. Et, il y a deux ans, c’est un évêque, Jeffrey Steenson, qui a été accueilli lors d’une cérémonie célébrée à la basilique Sainte-Marie Majeure, à Rome. Steenson, 57 ans, marié et père de trois enfants, a été ordonné prêtre et incardiné dans le diocèse de Santa Fe, où il enseigne la patrologie au séminaire.

Ces prêtres et ces évêques ont aussi été suivis par des groupes de fidèles agissant spontanément. Le seul cas de passage en bloc de tout un diocèse anglican à l’Eglise catholique est, jusqu’à présent, celui du diocèse d’Amritsar, au Penjab indien, en 1975.

Mais, à partir d’aujourd’hui, les migrations collectives de l'anglicanisme vers le catholicisme seront un fait non plus exceptionnel mais normal, grâce à la constitution apostolique que Benoît XVI s’apprête à publier.

La constitution pontificale est encore en phase de mise au point. Elle sera peut-être publiée dans deux semaines. Mais elle a déjà été annoncée solennellement, le matin du 20 octobre, par deux conférences de presse simultanées : l’une à Rome, avec le cardinal William Levada, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, l’autre à Londres, avec l'archevêque catholique de Westminster, Vincent G. Nichols, et le primat de la Communion anglicane, Rowan Williams (dans la photo Associated Presse).

A Londres les deux archevêques, le catholique et l’anglican, ont également fait une déclaration conjointe, ce qui est aussi un élément indiscutablement nouveau.

En effet, d’habitude, quand quelqu’un quitte une confession chrétienne et en embrasse une autre, il s’en va en claquant la porte.

Cette fois, au contraire, c’est comme si ce passage était béni d’un commun accord par les deux parties.

Cette harmonie fait penser combien la réconciliation de l’Eglise catholique et de la Communion anglicane serait proche aujourd’hui si seulement cette dernière n’avait pas accepté que des femmes et des homosexuels vivant en couple soient ordonnés prêtres et évêques, avec les dramatiques divisions qui en ont résulté entre ceux qui sont d’accord et ceux qui s’y opposent.

Quand la constitution apostolique aura été publiée, les paroisses et les diocèses anglicans – de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, d'Australie et d’autres pays – qui, ces dernières années, ont frappé à la porte de Rome pour être accueillis dans l’Eglise catholique pourront procéder selon les modalités fixées par la constitution. Les prêtres et évêques mariés, ayant reçu les ordres sacrés, pourront reprendre leur ministère, comme c’est déjà le cas pour les prêtres mariés des rites orientaux, y compris catholiques. Leurs communautés seront rattachées à des "ordinariats personnels" dirigés par des évêques qui ne seront pas mariés mais célibataires, là encore en accord avec la pratique constante des Eglises catholiques et orthodoxes. Pour les liturgies, le rituel anglican, déjà très semblable au catholique, restera en vigueur.

On calcule qu’une trentaine d’évêques et une centaine de prêtres, avec leurs communautés respectives, sont sur la liste d’attente. Le critère de la conversion sera l'acceptation de la primauté du pape et l’adhésion à la doctrine formulée dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique.

Dans tous les cas, les communautés prêtes à passer à l’Eglise catholique font partie de l'aile "traditionnaliste" de la Communion anglicane.

Comme sont traditionalistes les communautés schismatiques lefebvristes, envers lesquelles Benoît XVI intensifie ses efforts pour qu’elles obéissent de nouveau à Rome.

Et comme sont attachées à la grande tradition les Eglises orthodoxes, avec lesquelles le contact paraît plus fructueux avec le pape actuel. Du 16 au 23 octobre est en cours à Chypre le deuxième round – le premier a eu lieu à Ravenne en 2007 – du dialogue entre catholiques et orthodoxes sur la question de la primauté du pape, à la lumière de ce qui fut vécu au cours du premier millénaire.

Aujourd’hui plus que jamais, sous le pontificat de Joseph Ratzinger, le chemin de l’œcuménisme apparaît non comme un élan vers la modernité mais comme un retour sur le terrain de la tradition.

On trouvera ci-dessous la déclaration conjointe diffusée à Londres le 20 octobre par le chef de la Communion anglicane et celui de l’Eglise catholique d’Angleterre et du pays de Galles, ainsi qu’une note rétrospective publiée le même jour par la congrégation pour la doctrine de la foi.

__________


Joint Statement by the Archbishop of Westminster and the Archbishop of Canterbury


Today’s announcement of the Apostolic Constitution is a response by Pope Benedict XVI to a number of requests over the past few years to the Holy See from groups of Anglicans who wish to enter into full visible communion with the Roman Catholic Church, and are willing to declare that they share a common Catholic faith and accept the Petrine ministry as willed by Christ for his Church.

Pope Benedict XVI has approved, within the Apostolic Constitution, a canonical structure that provides for Personal Ordinariates, which will allow former Anglicans to enter full communion with the Catholic Church while preserving elements of distinctive Anglican spiritual patrimony.

The announcement of this Apostolic Constitution brings to an end a period of uncertainty for such groups who have nurtured hopes of new ways of embracing unity with the Catholic Church. It will now be up to those who have made requests to the Holy See to respond to the Apostolic Constitution.

The Apostolic Constitution is further recognition of the substantial overlap in faith, doctrine and spirituality between the Catholic Church and the Anglican tradition. Without the dialogues of the past forty years, this recognition would not have been possible, nor would hopes for full visible unity have been nurtured. In this sense, this Apostolic Constitution is one consequence of ecumenical dialogue between the Catholic Church and the Anglican Communion.

The on-going official dialogue between the Catholic Church and the Anglican Communion provides the basis for our continuing cooperation. The Anglican Roman Catholic International Commission (ARCIC) and International Anglican Roman Catholic Commission for Unity and Mission (IARCCUM) agreements make clear the path we will follow together.

With God’s grace and prayer we are determined that our on-going mutual commitment and consultation on these and other matters should continue to be strengthened. Locally, in the spirit of IARCCUM, we look forward to building on the pattern of shared meetings between the Catholic Bishops Conference of England and Wales and the Church of England’s House of Bishops with a focus on our common mission. Joint days of reflection and prayer were begun in Leeds in 2006 and continued in Lambeth in 2008, and further meetings are in preparation. This close cooperation will continue as we grow together in unity and mission, in witness to the Gospel in our country, and in the Church at large.

London, 20 October 2009

Vincent Gerard Nichols
Archbishop of Westminster

Rowan Williams
Archbishop of Canterbury

__________


Informations complémentaires


Depuis qu’au XVIe siècle le roi Henri VIII a proclamé que l’Eglise d’Angleterre était indépendante de l’autorité du pape, l’Eglise d’Angleterre a créé ses déclarations doctrinales, ses usages liturgiques et ses pratiques pastorales, en y incorporant souvent des idées de la Réforme née sur le continent européen. L’expansion de l’Empire Britannique, en association avec l’apostolat missionnaire anglican, a ensuite fait naître une Communion Anglicane au niveau mondial.

En plus de 450 ans, jamais la question de la réunion des anglicans et des catholiques n’a été écartée. Au milieu du XIXe siècle, le Mouvement d’Oxford (en Angleterre) a montré un renouveau d’intérêt pour les aspects catholiques de l’anglicanisme. Au début du XXe siècle, le cardinal belge Mercier a lancé des discussions publiques avec des anglicans pour explorer la possibilité d’une union avec l’Eglise catholique sur la base d’un anglicanisme "réuni mais pas absorbé".

Le concile Vatican II a encore renforcé l’espoir d’une union, notamment avec le Décret sur l’œcuménisme (n° 13) qui, se référant aux Communautés séparées de l’Eglise catholique au moment de la Réforme, affirmait : "Parmi celles [les communions] où continuent à subsister en partie les traditions et les structures catholiques, la Communion Anglicane occupe une place particulière."

Depuis le concile, les relations entre anglicans et catholiques romains ont créé un meilleur climat de compréhension et de coopération mutuelle. L’Anglican-Roman Catholic International Commission (ARCIC) a publié, au fil des années, une série de déclarations doctrinales, dans l’espoir de créer les bases d’une union entière et visible. Pour beaucoup de gens des deux Communions, les déclarations de l’ARCIC ont rendu disponible un outil dans lequel l’expression commune de la foi peut être reconnue. C’est dans ce cadre qu’il faut placer la nouvelle mesure.

Dans les années qui ont suivi le Concile, certains anglicans ont abandonné la tradition de ne conférer les Ordres Sacrés qu’à des hommes en appelant aussi des femmes au sacerdoce et à l’épiscopat. Plus récemment, certains éléments de la Communion Anglicane se sont éloignés de l’enseignement biblique commun en matière de sexualité humaine – déjà clairement formulé dans le document de l’ARCIC "La vie dans le Christ" – en conférant les Ordres Sacrés à des clercs ouvertement homosexuels et en bénissant les unions de personnes du même sexe. Néanmoins, alors que la Communion Anglicane doit relever ces défis nouveaux et difficiles, l’Eglise Catholique reste pleinement engagée dans son dialogue œcuménique avec la Communion Anglicane, notamment à travers l’activité du Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens.

Entre temps, beaucoup d’anglicans sont entrés individuellement dans la pleine communion avec l’Eglise catholique. Parfois ce sont même des groupes d’anglicans qui sont entrés, en conservant une certaine structure "corporative". C’est le cas, par exemple, du diocèse anglican d’Amritsar en Inde et de quelques paroisses isolées des Etats-Unis qui, tout en gardant une identité anglicane, sont entrées dans l’Eglise catholique dans le cadre d’une "disposition pastorale" adoptée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et approuvée par le pape Jean-Paul II en 1982. Souvent, dans ces cas-là, l’Eglise catholique a accordé des dispenses de l’obligation de célibat, admettant que les clercs anglicans mariés qui désiraient poursuivre leur ministère comme prêtres catholiques soient ordonnés dans l’Eglise catholique.

Dans ce contexte, les Ordinariats Personnels institués selon la Constitution Apostolique mentionnée ci-dessus peuvent être considérés comme un pas de plus vers la réalisation de l’aspiration à l’union entière et visible dans l’unique Eglise, qui est l’un des buts principaux du mouvement œcuménique.

Congrégation pour la Doctrine de la Foi

Rome, le 20 octobre 2009

__________

La note diffusée par le Vatican le jour de l'annonce de la constitution apostolique relative aux "ordinariats personnels" pour les anglicans qui entrent dans l’Eglise catholique :

> Nota informativa

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Un article récent de www.chiesa à propos des divisions internes de la Communion anglicane :

> Les anglicans risquent un schisme. Les deux voies de l'archevêque de Canterbury (3.8.2009)

__________


L'annonce de la rencontre du 26 octobre 2009 entre la commission vaticane "Ecclesia Dei" et la Fraternité lefebvriste Saint Pie X :

> Il prossimo lunedì 26 ottobre...

__________


Une importante interview du métropolite orthodoxe de Pergame Johannes Zizioulas, à propos du deuxième round, actuellement en cours à Chypre, du dialogue entre catholiques et orthodoxes sur la primauté du pape :

> Zizioulas: Difendiamo il dialogo ecumenico contro chi lo contesta

__________


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.



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20.10.2009

http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1340591?fr=y
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mer 28 Oct 2009, 22:14

Il s'en trouve un pour s'offusquer du retour des anglicans dans la communion de l'Église catholique:

Le Monde a déterré Hans Küng


Le théologien suspendu en 1979 par Rome pour ses positions hérétiques (ce qui ne l'a pas empêché d'enseigner jusqu'en 1996), réapparaît dans Le Monde pour se plaindre du rapprochement avec les Anglicans qu'il qualifie de "drame" :


"Hypertraditionalistes de tous les pays, unissez-vous - sous le dôme de Saint-Pierre ! Le pêcheur d'hommes va jeter ses filets jusqu'à l'extrême droite. Mais là-bas, les eaux sont troubles. C'est un changement de cap dramatique : finie l'époque de l'oecuménisme fondé sur un dialogue d'égal à égal et une recherche de compréhension authentique ! Voici venu le temps du débauchage des prêtres. Rien de plus anti-oecuménique ! [...] Ceux qui se retrouvent pris dans cette nasse romaine ne remarquent-ils donc pas qu'ils ne seront que des prêtres de seconde zone au sein de l'Eglise catholique et que les catholiques n'auront même pas le droit d'assister à leurs offices ? [Sic. Mensonge ou ignorance ? NDMJ] [...] Comme lors du schisme entre l'Orient et l'Occident (XIe siècle), comme à l'époque de la Réforme (XVIe siècle) et comme au moment du premier concile du Vatican (XIXe siècle), le désir de pouvoir de Rome divise la chrétienté et nuit à l'Eglise elle-même. Un vrai drame."

Si on trouve, dans la suite du texte, les termes 'imperium', 'centralisme', 'conservateurs", on ne lit ni 'réactionnaire', ni, bizarrement, 'intégriste'. Il faiblit Küng, il faiblit.



http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/10/le-monde-a-d%C3%A9terr%C3%A9-hans-k%C3%BCng.html
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mer 28 Oct 2009, 22:25

Paul a écrit:

Si on trouve, dans la suite du texte, les termes 'imperium', 'centralisme', 'conservateurs", on ne lit ni 'réactionnaire', ni, bizarrement, 'intégriste'. Il faiblit Küng, il faiblit.

:beret:

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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mer 28 Oct 2009, 22:27

Philippe Fabry a écrit:
Paul a écrit:

Si on trouve, dans la suite du texte, les termes 'imperium', 'centralisme', 'conservateurs", on ne lit ni 'réactionnaire', ni, bizarrement, 'intégriste'. Il faiblit Küng, il faiblit.


Ce ne sont pas mes mots mais ceux de l'auteur de l'article...
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christianK



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Mer 28 Oct 2009, 23:45

Le chat sort du sac (pour les naifs au moins). Kung et ses pareils ne sont pas pour "l'oecuménisme" ou "les oecuménismes", il est seulement (avec l'agenda qui va avec) pour UN certain oecuménisme qu'il identifie avec l'oecuménisme tout court.
Comme on a la binette basse quand les rapprochements sont du mauvais bord!!! Les gros méchants fondamentalistes etc.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Jeu 29 Oct 2009, 06:15

ce sont ces gens là que les intégristes identifient à vatican II. Ils se sont accaparé Vatican II pendant 40 ans. Maintenant, chacun sait que c'était un rapt.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Jeu 29 Oct 2009, 16:20

Après King Kong, voici King Küng! Mr. Green
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Jeu 29 Oct 2009, 23:26

Nouvelle attaque de Hans Küng contre Benoît XVI

Le 29 octobre 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Hans Küng a signé dans "Le Monde" un article dans lequel il en vient à reprocher à 400 000 Anglicans de vouloir entrer dans la communion de l'Eglise catholique. Selon lui, leur accueil par Rome relève d'une "politique du pape", d'un "débauchage de prêtres", d'une "partie de pêche papale dans les eaux anglicanes".

Hans Küng est amer: rien de ce qu'il a écrit sur l'Eglise ou prédit pour l'Eglise, du temps où il enseignait à la faculté de théologie de Tübingen, ne s'est réalisé. Hans Küng est dépassé, comme sont définitivement dépassés ceux qui, autrefois, dans les séminaires, se sont nourris de sa littérature ou de la littérature de Bultmann.

Le vieux théologien allemand semble avoir très tôt perdu de vue que l'Eglise est un organisme vivant dont le Christ est la tête. Pour lui, l'Eglise est constituée par les gens qui la forment et par leurs interprétations de la foi ou, plus exactement, par la substitution de leurs idées à celles qui fondent la foi catholique authentique. Hans Küng en vient alors à imaginer une sorte d' "Eglise de l'Esprit" qu'il croit être plus proche des communautés chrétiennes primitives; mais chez lui, l'esprit dont il est question n'est plus du tout l'Esprit du Christ: ce n'est plus que ce que pensent les membres d'un groupe, lesquels membres ont souvent été manipulés par des idéologues qui ont mis leurs convictions à la place de la foi reçue des Apôtres. Dans ce contexte, on parle encore d'Eglise, mais cette réalité nouvelle n'a plus rien en commun avec l'Eglise catholique. Ce n'est plus qu'une juxtaposition de communautés mouvantes qui vivent en bonne entente à partir d'un Credo réduit à de très vagues formulations: "Je crois en Dieu qui chante et qui fait danser la vie"; "je crois en l'Eglise universelle". C'est assez flou pour être largement suffisant.

Voilà pourquoi Hans Küng ne parvient plus à comprendre les Anglicans: pourquoi abandonneraient-ils leurs idées qui fondent leur Eglise? Pourquoi éprouvent-ils soudain ce besoin de rejoindre l'Eglise de Rome et ses idées, ses structures, sa hiérarchie qui est à l'opposé de l'idéal "küngien"? Ce transfert incompréhensible ne peut être que le résultat d'une stratégie douteuse mise au point par le "pape Ratzinger". Souhaitons une retraite paisible au professeur Küng.

***

Le directeur du quotidien du Vatican l'Osservatore Romano, Gian Maria Vian, s'est élevé contre cet article du théologien Hans Küng concernant - "l'annonce vraiment historique de la part du Saint-Siège" de permettre "l'entrée dans la communion avec l'Eglise catholique de nombreux anglicans".

Intitulé "La politique du pape envers les anglicans est un véritable drame", l'article a été repris en France dans le quotidien Le Monde, mais également en Italie dans le quotidien "La Repubblica", et en Angleterre par le "The Guardian".

"Cela ne vaut pas la peine de souligner le mensonge et les inexactitudes de ce dernier écrit de Küng, dont le ton, encore une fois, ne fait pas honneur à son histoire personnelle", alors qu'il ignore "les faits de manière volontaire" et en arrive à "railler le primat anglican qui a signé une déclaration conjointe avec l'archevêque de Westminster", écrit Gian Maria Vian dans un éditorial publié dans L'Osservatore Romano, ce 29 octobre.

Gian Maria Vian a évoqué "un geste destiné à reconstituer l'unité voulue par le Christ et qui reconnaît le chemin œcuménique long et pénible accompli en ce sens" et a regretté que ce geste ait été "déformé et représenté de manière emphatique, comme s'il s'agissait d'une opération rusée pour le pouvoir, à lire avec une clé politique, naturellement d'extrême droite".

"Malheureusement, l'article du théologien suisse circulera beaucoup et contribuera à une représentation sombre et infondée de l'Eglise catholique et de Benoît XVI", a-t-il dénoncé. "Pour résumer la situation actuelle à laquelle l'Eglise catholique serait arrivée avec le pape actuel, Küng écrit qu'il s'agit d'un ‘drame' ".

Le directeur du quotidien du Vatican évoque également l'"amertume" ressentie "face à cette énième attaque gratuite à l'Eglise de Rome et à son indiscutable engagement œcuménique".

Ancien collègue de Josef Ratzinger avec qui il a participé au Concile Vatican II comme théologien expert, Hans Küng avait été reçu par Benoît XVI en septembre 2005, peu après son élection.

Né en Suisse en 1928, Hans Küng est prêtre catholique. Professeur de Théologie dogmatique et œcuménique et directeur de l'Institut d'Etudes Œcuméniques de l'Université Eberhard-Karl de Tübingen, il s'était vu retirer le droit d'enseigner la théologie au nom de l'Eglise catholique dans cette l'université, en 1979, après avoir contesté des éléments de la foi de l'Eglise.

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2910093_kung
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christianK



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Ven 30 Oct 2009, 21:55

Kung se déconsidère. En plus il ne voit pas qu'il fait le jeu non seulement des tradis, qui n'en demandent pas tant, mais mème de la FSSPX.
Blamer des anglicans qui se convertissent!...
Ce vieillard est d'une autre époque, et sans avenir. Pas plus quèun défroqué (qu'il est quant à l'habit) il ne peut remplir de séminaire....
Encore un peu de patience...
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Sam 31 Oct 2009, 22:38

Citation :
Une paroisse épiscopalienne suit la TAC vers Rome

The Church of the Good Shepherd est une petite église située tout près de Philadelphie en Pennsylvanie, qui abrite une communauté anglo-catholique d’environ 400 fidèles. Elle s’apprête, dans son écrasante majorité, à suivre son recteur, David L. Moyer, pour retourner dans le giron catholique à la suite de l’annonce par Rome d’une Constitution apostolique visant à créer une structure canonique pour accueillir notamment les 400 000 fidèles de la TAC.

David Moyer est un pasteur anglican depuis plus de 30 ans, mais ayant refusé pendant 17 ans toute visite pastorale des “évêques” progressistes épiscopaliens, il fut en quelque sorte “réduit à l’état laïc” par l’autorité de son diocèse épiscopalien en 2002. Il est resté sur place avec le soutien de son petit troupeau et fut “ordonné évêque” par et pour la TAC en 2005.

Le diocèse épiscopalien de Philadelphie lui a intenté un procès au civil pour récupérer l’église et son presbytère (évalués à quelque 7 millions de $).

http://www.lesalonbeige.com/

Very Happy
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Lephenix



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MessageSujet: Une Contrefaçon du Catholicisme   Jeu 05 Nov 2009, 10:07

Une Contrefaçon du Catholicisme - RENÉ GUÉNON. ∗ « Regnabit » - 6e année – N° 11 – Tome XII – Avril 1927.

Nous faisions allusion, dans notre dernier article, aux sectes pseudo-religieuses qui, de nos jours, se multiplient d'une étrange façon, et dont la plupart ont pris naissance dans le monde anglo-saxon ; nous avons, il y a quelques années, consacré un ouvrage à l'étude historique de l'une des plus répandues d'entre elles, le théosophisme ("Le Théosophisme, histoire d'une pseudo-religion" - Nouvelle Librairie Nationale, Paris, 1921).

Nous croyons utile de revenir aujourd'hui sur ce sujet, car les singulières machinations que nous signalions alors ont continué à se développer dans le sens que nous prévoyions, et la dernière entreprise théosophiste présente ce caractère particulier d'être une véritable contrefaçon du Catholicisme, combinée assez habilement pour induire en erreur des esprits sincères, mais mal informés.

Nous n'avons pas l'intention de refaire ici l'histoire, fort compliquée d'ailleurs, de l'organisation qui porte le nom de « Société Théosophique » ; nous dirons seulement que, dans sa première phase, elle présentait, sous une étiquette orientale, un mélange confus d'idées très modernes et très occidentales avec des fragments empruntés à des doctrines des provenances les plus diverses ; et cet ensemble hétéroclite était, disait-on, la doctrine originelle dont toutes les religions étaient issues.

Le théosophisme était alors assez violemment antichrétien ; mais, à un certain moment, il se produisit un changement d'orientation, au moins apparent, et le résultat en fut l'élaboration d'un « Christianisme ésotérique » de la plus extraordinaire fantaisie. On ne devait pas s'en tenir là : bientôt, on annonça la venue imminente d'un nouveau Messie, d'une autre incarnation du Christ ou, comme disent les théosophistes, de l'« Instructeur du Monde » ; mais, pour faire comprendre la façon dont on prépare cette venue, il est nécessaire de donner quelques explications sur la conception très particulière qu'on se fait du Christ dans le milieu dont il s'agit.

Nous devons donc résumer le singulier récit que Mme Besant, présidente de la Société Théosophique, a fait dans son ouvrage intitulé Esoteric Christianity, d'après des informations soi-disant obtenues par «clairvoyance », car les chefs du théosophisme ont la prétention de posséder une faculté leur permettant de faire des recherches directes dans ce qu'ils appellent les « archives occultes de la terre ».

Voici l'essentiel de ce récit : l'enfant juif dont le nom fut traduit par celui de Jésus naquit en Palestine l'an 105 avant notre ère ; ses parents l'instruisirent dans les lettres hébraïques ; à douze ans, il visita Jérusalem, puis fut confié à une communauté essénienne de la Judée méridionale.

A dix-neuf ans, Jésus entra au monastère du mont Serbal, où se trouvait une bibliothèque occultiste considérable, dont beaucoup de livres « provenaient de l'Inde transhimâlayenne » ; il parcourut ensuite l'Égypte, où il devint « un initié de la Loge ésotérique de laquelle toutes les grandes religions reçoivent leur fondateur ».

Parvenu à l'âge de vingt-neuf ans, il devint « apte à servir de tabernacle et d'organe à un puissant Fils de Dieu, Seigneur de compassion et de sagesse » ; celui-ci, que les Orientaux appellent le Bodhisattwa Maitreya et que les Occidentaux nomment le Christ, descendit donc en Jésus, et, pendant les trois années de sa vie publique, « c'est lui qui vivait et se mouvait dans la forme de l'homme Jésus, prêchant, guérissant les maladies, et groupant autour de lui quelques âmes plus avancées ».

Au bout de trois ans, « le corps humain de Jésus porta la peine d'avoir abrité la présence glorieuse d'un Maître plus qu'humain » ; mais les disciples qu'il avait formés restèrent sous son influence, et, pendant plus de cinquante ans, il continua à les visiter au moyen de son « corps spirituel » et à les initier aux mystères ésotériques.

Par la suite, autour des récits de la vie historique de Jésus, se cristallisèrent les « mythes » qui caractérisent un « dieu solaire », et qui, après qu'on eut cessé de comprendre leur signification symbolique, donnèrent naissance aux dogmes du Christianisme.

Ce qu'il y a surtout à retenir de tout cela, c'est la façon dont se produit, d'après les théosophistes, la manifestation d'un « Grand Instructeur », ou même parfois celle d'un « Maître » de moindre importance : pour épargner à un être aussi « évolué » la peine de se préparer lui-même un « véhicule » en passant par toutes les phases du développement physique ordinaire, il faut qu'un « initié » ou un « disciple » lui prête son corps, lorsque, après y avoir été spécialement préparé par certaines épreuves, il s'est rendu digne de cet honneur.

Ce sera donc, à partir de ce moment, le « Maître » qui, se servant de ce corps comme s'il était le sien propre, parlera par sa bouche pour enseigner la « religion de la sagesse ».

II résulte de là une séparation complète entre la personne du Christ, qui est l'« Instructeur du Monde », et celle de Jésus, qui était seulement le « disciple » qui lui céda son corps, et qui, assure-t-on, est parvenu lui-même au rang des « Maîtres » à une époque plus récente ; il n'est pas nécessaire d'insister sur tout ce qu'il y a de manifestement hérétique dans une semblable conception.

Dans ces conditions, le retour prochain du « Grand Instructeur » étant annoncé, le rôle que devait s'attribuer la Société Théosophique était de trouver et de préparer, comme l'auraient fait jadis les Esséniens, le « disciple » de choix en qui s'incarnera, quand le moment sera arrivé, « Celui qui doit venir ».

L'accomplissement de cette mission n'alla pas sans quelques tâtonnements ; après diverses tentatives qui échouèrent, les dirigeants théosophistes jetèrent leur dévolu sur un jeune Hindou, Krishnamurti, qu'ils éduquèrent spécialement en vue de la fonction qu'ils lui destinaient.

Nous ne redirons pas en détail tout ce qui s'ensuivit : procès scandaleux, démissions retentissantes, schismes à l'intérieur de la Société Théosophique ; ces incidents fâcheux ne firent d'ailleurs que retarder quelque peu la réalisation des projets de Mme Besant et de ses collaborateurs.

Enfin, en décembre 1925 eut lieu la proclamation solennelle du nouveau Messie ; mais, bien que plusieurs de ses « Apôtres » soient déjà désignés, on laissa subsister une telle ambiguïté qu'il est encore impossible de savoir si Krishnamurti, qu'on appelle maintenant Krishnaji, doit être lui-même le « véhicule » du Christ, ou s'il ne sera qu'un simple « précurseur ».

Les mésaventures passées incitent à quelque prudence, et on se réfugie dans le vague, à tel point que, d'après certaines publications récentes, il se pourrait que le Christ « choisisse, dans chaque pays, une individualité qu'il guiderait et inspirerait d'une manière spéciale », de façon à pouvoir, « sans avoir l'obligation de parcourir corporellement le monde, parler quand il le voudrait, dans tel pays de son choix convenant le mieux à son action » (Le Christianisme primitif dans l'Evangile des Douze Saints, par E. F. Udny, prêtre de l'Église Catholique Libérale ; traduction française, p. 59.).

Nous devons donc nous attendre à voir de prétendus Messies ou prophètes apparaître un peu partout, d'autant plus qu'il semble, et c'est peut-être là ce qu'il y a de plus inquiétant, que la Société Théosophique ne soit pas la seule organisation qui travaille actuellement à susciter des mouvements de ce genre.

Bien entendu, en disant cela, nous n'entendons pas parler des organisations qui, sous des apparences plus ou moins indépendantes, ne sont en réalité que des filiales ou des auxiliaires de la Société Théosophique, et dont certaines, comme l'« Ordre de 1'Étoile d'Orient », ont été fondées spécialement pour préparer la venue du futur Messie ; mais, parmi celles-ci, il en est une sur laquelle nous tenons à attirer l'attention, car c'est là que se trouve cette contrefaçon du Catholicisme à laquelle nous faisions allusion au début.

Il existait en Angleterre, depuis quelques années, une Église vieille-catholique fondée par un prêtre excommunié, A. H. Mathew, qui s'était fait consacrer évêque par le Dr Gérard Gul, chef de l'Église vieille-catholique de Hollande, formée elle-même des débris du Jansénisme unis à quelques dissidents qui, en 1870, avaient refusé d'accepter le dogme de l'infaillibilité pontificale.

En 1913, le clergé de cette Église s'augmenta de plusieurs membres, tous anciens ministres anglicans et théosophistes plus ou moins en vue ; mais, deux ans plus tard, l'évêque Mathew, qui ignorait tout du théosophisme, fut épouvanté en s'apercevant que ses nouveaux adhérents attendaient la venue d'un futur Messie, et il se retira purement et simplement, leur abandonnant son Église.

Les théosophistes comptaient bien en effet s'emparer entièrement de celle-ci, mais ce résultat avait été obtenu trop vite, et cela ne faisait pas leur af-faire, car, pour pouvoir se présenter comme « catholiques », ils voulaient tout d'abord s'assurer le bénéfice de la « succession apostolique » en obtenant la consécration épiscopale pour quelques-uns des leurs.

Le secrétaire général de la section anglaise de la Société Théosophique, J. I. Wedgwood, ayant échoué auprès de Mathew, parvint, après diverses péripéties, à se faire consacrer par F. S. Willoughby, évêque expulsé précédemment de l'Église vieille-catholique ; il se mit à la tête de celle-ci, dont le titre fut changé, en 1918, en celui d'« Église Catholique Libérale » ; il consacra à son tour d'autres évêques et fonda des branches « régionales » en divers pays : il en existe notamment une à Paris.

Le but des théosophistes, en prenant la direction d'une Église « catholique » de dénomination et de rite, sinon effectivement, est assez clair : il s'agit d'attirer ceux qui, sans avoir peut-être de principes religieux bien définis, tiennent cependant à se dire chrétiens et à en conserver au moins toutes les apparences extérieures.

Dans le Theosophist d'octobre 1916, Mme Besant, parlant de certains mouvements qui sont destinés, suivant elle, à acquérir une importance mondiale, mentionnait parmi eux « le mouvement peu connu appelé vieux-catholique : c'est une Église chrétienne vivante, qui croîtra et multipliera avec les années, et qui a un grand avenir devant elle ; elle est vraisemblablement appelée à devenir la future Église de la Chrétienté quand Il viendra ». C'était la première fois qu'il était officiellement question de l'Église vieille-catholique dans un organe théosophiste, et les espoirs que l'on fonde sur cette organisation se trouvaient ainsi nettement définis.

Naturellement, il n'est nullement nécessaire d'adhérer à la Société Théosophique pour faire partie de l'Église Catholique Libérale ; dans celle-ci, on n'enseigne pas ouvertement les doctrines théosophistes, mais on prépare les esprits à les accepter.

La liturgie elle-même a été assez adroitement modifiée dans ce sens : on y a glissé une foule d'allusions peu compréhensibles pour le grand public, mais très claires pour ceux qui connaissent les théories en question.

Chose qui mérite particulièrement d'être signalée ici, le culte du Sacré-Coeur est utilisé de la même façon, comme étant en étroite relation avec la venue du nouveau Messie : on prétend que « le Règne du Sacré-Coeur sera celui de l'Esprit du Seigneur Mai-treya, et, en l'annonçant, on ne fait pas autre chose que dire sous une forme voilée que son avènement parmi les hommes est proche ».

Ce renseignement, qui nous est venu d'Espagne, nous montre une déviation qui est à rapprocher des contrefaçons du Sacré-Coeur dont il a déjà été question précédemment ; les amis de Regnabit ne se doutaient certainement pas qu'ils travaillaient directement, quoique d'une façon dissimulée, à préparer l'avènement du Messie théosophiste !

Il y a mieux encore : ce n'est plus seulement la liturgie, c'est maintenant l'Évangile lui-même qui est altéré, et cela sous prétexte de retour au « Christianisme primitif ».

On met en circulation, à cet effet, un prétendu Evangile des Douze Saints ; ce titre nous avait fait supposer tout d'abord qu'il s'agissait de quelque Évangile apocryphe, comme il en existe un assez grand nombre ; mais nous n'avons pas été longtemps à nous rendre compte que ce n'était qu'une simple mystification.

Ce prétendu Évangile, écrit en araméen, aurait été conservé dans un monastère bouddhique du Thibet, et la traduction anglaise en aurait été transmise « mentalement » à un prêtre anglican, M. Ouseley, qui la publia ensuite.

On nous dit d'ailleurs que le pauvre homme était alors « âgé, sourd, physiquement affaibli ; sa vue était des pires et sa mentalité fort ralentie ; il était plus ou moins cassé par l'age » (Le Christianisme primitif dans l'Evangile des Douze Saints, traduction française, p. 26.) ; n'est-ce pas avouer que son état le disposait à jouer dans cette affaire un rôle de dupe ?

Nous passons sur l'histoire fantastique qui est racontée pour expliquer l'origine de cette traduction, qui serait l'oeuvre d'un « Maître » qui fut autrefois le célèbre philosophe François Bacon, puis fut connu au XVIIIe siècle comme l'énigmatique comte de Saint-Germain.'

Ce qui est plus intéressant, c'est de savoir quels sont les enseignements spéciaux contenus dans l'Évangile en question, et qu'on dit être « une partie essentielle du Christianisme originel, dont l'absence a tristement appauvri et appauvrit encore cette religion » (Ibid., p. 4.).

Or ces enseignements se ramènent à deux : la doctrine théosophiste de la réincarnation, et la prescription du régime végétarien et antialcoolique cher à certain « moralisme » anglo-saxon ; voilà ce qu'on veut introduire dans le Christianisme, tout en prétendant que ces mêmes enseignements se trouvaient aussi jadis dans les Évangiles canoniques, qu'ils en ont été supprimés vers le IVe siècle, et que l'Evangile des Douze Saints a seul « échappé à la corruption générale ».

A vrai dire, la supercherie est assez grossière, mais il en est malheureusement encore trop qui s'y laisseront prendre ; il faudrait bien mal connaître la mentalité de notre époque pour se persuader qu'une chose de ce genre n'aura aucun succès.

On nous fait d'ailleurs prévoir une entreprise de plus grande envergure : « L'auteur, est-il dit dans le petit livre destiné à présenter l'Évangile soi-disant « retrouvé », a lieu de croire qu'une Bible nouvelle et meilleure sera, sous peu, mise à notre disposition, et que l'Église Catholique Libérale l'adoptera probablement ; mais il est seul responsable de cette opinion, n'ayant pas été autorisé par l'Église à l'affirmer.

Pour que la question puisse se poser, il faut naturellement que la Bible meilleure ait paru » (lbid., p. 41.).

Ce n'est encore là qu'une simple suggestion, mais il est facile de comprendre ce que cela veut dire ; la falsification va être étendue à l'ensemble des Livres saints ; nous voilà donc prévenus, et, chaque fois qu'on annoncera la découverte de quelque manuscrit contenant des textes bibliques ou évangéliques jusqu'ici inconnus, nous saurons qu'il convient de se méfier plus que jamais.

Il semble que nous entrions dans une période où il deviendra particulièrement difficile de « distinguer l'ivraie du bon grain » ; comment parviendra-t-on à faire ce discernement, si ce n'est en examinant toutes choses à la lumière du Sacré-Coeur, « en qui sont tous les trésors de la sagesse et de la science» ?

Dans le livre que nous avons rappelé, nous évoquions, à propos des entreprises messianiques des théosophistes, cette parole de l'Évangile : « Il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes, qui feront de grands prodiges et des choses étonnantes, jusqu'à séduire, s'il était possible, les élus eux-mêmes » (St Mathieu, XXIX, 24.).

Nous ne sommes pas encore là, mais ce que nous avons vu jusqu'ici n'est sans doute qu'un commencement et comme un acheminement vers des événements plus graves ; sans vouloir risquer aucune prédiction, on peut bien dire que, d'après toutes sortes d'indices, ce qui se prépare présentement est fort peu rassurant, et cela dans tous les domaines.

Dans le désordre actuel, les théosophistes ne font sans doute que jouer leur rôle, comme beaucoup d'autres, d'une façon plus ou moins inconsciente ; mais, derrière tous ces mouvements qui jettent le trouble dans les esprits, il peut y avoir quelque chose d'autrement redoutable, que leurs chefs mêmes ne connaissent pas, et dont ils ne sont pourtant en réalité que de simples instruments, comme d'autres à leur tour le sont entre leurs mains.

En tout cas, il y a là, même pour le présent, un danger très réel et qu'on aurait tort de se refuser à voir; nous avons cru bon de le dénoncer une fois de plus, et ce ne sera peut-être pas la dernière, car il est à prévoir que la propagande insinuante et multiforme à laquelle nous avons affaire aura encore d'autres manifestations.
René Guénon

P.-S. - Dans un article intitulé Sem et Japhet, paru dans la revue Europe (15 novembre 1926), M. François Bonjean a écrit ceci : « Fait significatif, c'est du coeur, et non pas du cerveau, que la doctrine cosmologique des plus anciens textes âryens fait le siège, ou plutôt l'emblème de l'intelligence pure, de celle qui comprend les vérités transcendantales comme l'oreille entend, et c'est à cette intuition immédiate... qu'elle donne le premier rang parmi les qualités sensibles. »
Il semble qu'il y ait à la fin de ce passage un lapsus, peut-être dû à une simple omission typographique, et qu'il faille lire : « C'est à cette intuition immédiate qu'elle donne le premier rang parmi les facultés, comme elle le donne au son parmi les qualités sensibles. »
Nous avons précisément parlé de cette doctrine hindoue de la primordialité du son dans notre article A propos du Poisson (février 1927) ; et, quant à la relation du coeur avec l'intelligence intuitive, nous l'avons déjà exposée ici à maintes reprises.
Il semble que certaines vérités oubliées commencent à revenir au jour, et c'est toujours avec plaisir que nous en signalerons les indices, partout où nous les rencontrerons ; il y a là, fort heureusement, une contrepartie à l'envahissement de ce désordre mental dont nous venons d'avoir à signaler quelques symptômes inquiétants.
R. G.
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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Jeu 05 Nov 2009, 22:36

Arnaud Dumouch a écrit:
Cher Jeb,

Le célibat des prêtres n'est pas un dogme mais une pratique pastorale.

Donc cher Arnaud, serait il possible un jour que l'Eglise revienne sur cette décision du célibat des prêtres ?
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Chrysostome



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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Ven 06 Nov 2009, 01:20

Anglicans : « L’évêque de Rome a écouté nos préoccupations »

ROME, Mercredi 4 Novembre 2009 (ZENIT.org) - Un groupe d’évêques anglicans a souligné la « générosité de Rome » qui leur ouvre une voie pour entrer en communion avec le Saint-Siège, tout en évoquant certaines « perplexités » sur les dynamiques à travers lesquelles cela se réalise.

C’est l’observation générale qui ressort du congrès Forward in Faith qui s’est déroulé à Londres les 23 et 24 octobre.

Forward in Faith (Avancer dans la foi) est une association de prêtres et de fidèles anglicans qui s’opposent à l’ordination de femmes et d’homosexuels actifs dans la Communion anglicane. Le groupe affirme que cela est contraire à l’Ecriture et aux interprétations de 2000 ans, en plus de représenter un obstacle à l’unité chrétienne.

L’association a été fondée en 1992 et comprend près de 1000 membres appartenant au clergé. Même si la conférence avait été organisée depuis longtemps, le thème le plus débattu a été celui de la prochaine Constitution apostolique annoncée par le Vatican, qui offrira aux anglicans un moyen d’entrer dans l’Eglise catholique tout en conservant des éléments de leur liturgie et tradition.

Le président de Forward in Faith, l’évêque John Broadhurst, a prononcé le discours de clôture et la bénédiction.

« Il s’agit d’une lutte pour la vérité de l’Evangile », a-t-il affirmé.

Le prélat a souligné la consternation des membres de la Communion anglicane quand l’Eglise d’Angleterre a décidé qu’il était possible d’ordonner des femmes. Même si les évêques de l’Eglise d’Angleterre étaient sourds à ces préoccupations, a-t-il ajouté, le pape les a écoutés.

Pour l’évêque de Broadhurst, le fait d’accepter les anglicans en groupe est une « réponse ecclésiale » à un « problème ecclésial », contrairement aux conversions individuelles des anglicans au catholicisme, ce qui s’est habituellement passé depuis que la Communion a décidé d’ordonner des femmes.

« [La Constitution apostolique] est généreuse », a affirmé l’évêque. « Elle respecte notre intégrité ».

Le prélat anglican a aussi signalé que l’institution d’Ordinariat personnel est une « approche mondiale dont nous ferons partie ». Les évêques membres de Forward in Faith, a-t-il ajouté, se proposent de répondre ensemble à la Constitution apostolique.

http://news.catholique.org/27401-anglicans-l-eveque-de-rome-a-ecoute-nos
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Une partie des Anglicans reviennent vers Rome   Ven 06 Nov 2009, 01:40

-Julienne a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Cher Jeb,

Le célibat des prêtres n'est pas un dogme mais une pratique pastorale.

Donc cher Arnaud, serait il possible un jour que l'Eglise revienne sur cette décision du célibat des prêtres ?

Oui.

Mais elle n'est pas prête de le faire. En effet, l'Eglise d'Afrique est comme au Moyen age : en danger du retour de LIGNEES de PRETRE (de père en fils) ayant un statut de notables.

_________________
Arnaud
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