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 journée mondiuale du refus de la misére

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mandonnaud



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MessageSujet: journée mondiuale du refus de la misére   Sam 17 Oct 2009, 21:26

Communiqué de presse
Paris, le 15 octobre 2009
17 Octobre 2009: Journée mondiale du refus de la misère
20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant
LA FRANCE NE PROTEGE PAS SES ENFANTS DE LA MISERE
PROPOSITIONS D'ATD QUART MONDE A LA FRANCE
Le Mouvement ATD Quart Monde rappelle que la Convention internationale des Droits de
l’enfant - dont c'est le 20ème anniversaire cette année – s'élève contre toute discrimination entre les
enfants. La France n’est pas exemplaire en ce domaine. Le Comité International des Droits de
l'Enfant (ONU) vient de le souligner.
Ce 17 Octobre 2009 dans toute la France et dans le monde, des milliers d’enfants et d’adultes
vivant la misère se rassembleront avec d’autres défenseurs des droits de l’homme pour rappeler
que la misère est une atteinte aux Droits de l'Homme. A Paris, au Trocadéro, avec ATD Quart
Monde, des centaines d'enfants et des adultes seront rejoints par de nombreuses personnalités
comme Anne Roumanoff, Stéphane Hessel, Martin Hirsch, Dominique Versini, Pierre Saglio
des associations (Amnesty International, Secours Catholique, réseau Alerte, etc.) des
organisations syndicales et patronales, des partis politiques et les représentants des grandes
religions, etc.
ATD Quart Monde rendra publiques ce samedi les conclusions d'un mémoire adressé au
chef de l'Etat. Il appelle le gouvernement, les élus et les citoyens à des choix politiques et
citoyens pour qu’aucun enfant ne soit condamné à vivre dans la misère.
En France aujourd'hui 30% des personnes vivant sous le seuil de pauvreté sont des enfants.
En France aujourd'hui, 300 000 enfants vivent dans l’errance, d’hôtels en hébergements
d’urgence... Ce n'est pas une vie: il faut avoir un « chez soi », habiter un quartier pour grandir.
· La loi DALO I (Droit au logement opposable) montre que le recours permet de redonner la
priorité aux familles mal logées. Elle fait apparaitre les besoins urgents de logement
sociaux abordables. Le Comité International des Droits de l’Enfant et ATD Quart Monde
affirment qu'il est urgent d’enclencher la loi DALO II pour lancer la construction en nombre
des logements abordables pour les familles pauvres et faire de ce défi une priorité
nationale pour toutes les collectivités locales et les citoyens.
En France aujourd'hui 130 000 adolescents sortent de l’école sans diplôme ni formation.
Massivement les enfants qui échouent à l’école viennent des milieux populaires et de la grande
pauvreté. Le nombre d’enfants sortant de CM2 ne maitrisant pas les connaissances de base
augmente (Tableau de bord, rapport gouvernemental au Parlement octobre 2009). Sans formation,
ils courent le risque de vivre à leur tour la précarité. Le Comité International des Droits de l’Enfant
dénonce la « stigmatisation » dans les médias et à l’école des enfants vivant dans la pauvreté.
Une étude de l'OCDE souligne que la France n'est qu'au 17ème rang sur 24 dans la lutte contre le
harcèlement.
· Une des raisons majeures de l'échec à l’école est la stigmatisation et les propos
discriminatoires que subissent les enfants des milieux les plus démunis. Un enfant ne peut
pas apprendre s'il est ridiculisé, s'il ne peut poser une question, s’il est persuadé que tout le
monde va se moquer de lui et que les adultes vont laisser faire. ATD Quart Monde appelle
chacun à lutter contre la discrimination et demande que la HALDE (Haute Autorité de Lutte
contre les Discriminations et pour l'Egalité) se saisisse de cette forme de discrimination.
En France aujourd'hui 150 000 enfants sont séparés de leur famille. La majorité sont des
enfants pauvres. Le plus souvent pris en charge par l'Aide sociale à l’enfance, ils n’ont pas
toujours le droit de voir leurs parents seuls, ni d'avoir un contact avec eux. Le comité de l’ONU
affirme combien il est essentiel que les enfants puissent garder des liens avec leur famille. Les
conséquences à long terme de cette séparation sont indélébiles.
· ATD Quart Monde demande que soient multipliées les alternatives au placement, que
soient généralisées les formations mutuelles entre professionnels et parents défavorisés
pour mieux se reconnaître et dépasser les préjugés. Les enfants ont besoin que les
adultes se respectent entre eux.
Tous les événements sur www.17oct.org
Contact Presse :
Typhaine Cornacchiari
01 42 46 01 69 – 06 18 05 29 83
typhaine@atd-quartmonde.org
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MessageSujet: Re: journée mondiuale du refus de la misére   Ven 08 Jan 2010, 20:11

Pierre Saglio : « La société semble s'être résignée à la grande pauvreté »


Pour Pierre Saglio, président d’ATD Quart Monde France, on s’enferme trop aujourd’hui dans des logiques d’urgence sans se préoccuper de ce qui produit de l’exclusion

La Croix. Comment évaluez-vous l’état de la grande pauvreté en France aujourd’hui ?
Pierre Saglio : La misère noire est toujours, hélas, une souffrance quotidienne insoutenable pour un nombre important de nos concitoyens. Mais ce que l’on ne perçoit pas assez, c’est à quel point les gens pauvres souffrent d’abord de l’isolement. Or, quand on est pauvre, on s’épuise d’autant plus vite que le sentiment d’être abandonné vous gagne.

Certains indicateurs montrent que la grande exclusion s’aggrave. Comment expliquez-vous cette tendance ?
Dix ans de combat du monde associatif avaient permis d’obtenir l’adoption de la loi d’orientation contre les exclusions de 1998. Cette réforme portait une grande ambition résumée par une formule : « L’accès de tous aux droits de tous ». Il s’agissait de mobiliser l’ensemble du droit commun dans la lutte contre la pauvreté. Cela a ensuite débouché sur des lois spécifiques portant la création de la couverture maladie universelle ou du droit au logement opposable.

Le drame est que cette ambition du droit commun pour tous, jusqu’aux plus fragiles, n’est plus portée, aujourd’hui, au plus haut sommet de l’État. Le revenu de solidarité active (RSA) est un bon outil pour des gens qui peuvent accéder à un travail mais pour ceux qui sont exclus du marché de l’emploi, il n’apporte rien. La réforme du RSA est significative d’un abandon de l’ambition du droit commun pour ceux qui sont les plus éloignés du travail.

Les politiques auraient-ils renoncé à s’attaquer à la grande pauvreté ?
Oui, il y a une forme de renoncement qui m’inquiète et qui n’est pas le fait des seuls politiques. L’ensemble de la société semble s’être résigné. On distribue de l’aide, on apporte les secours de base pour soulager la souffrance mais on renonce à l’ambition radicale d’en finir avec ce fléau. On distribue en France plus de 2,5 millions de repas gratuits par jour ! Avec le temps, on a fini par instituer un véritable circuit de consommation réservé aux pauvres alors que l’aide alimentaire devrait être limitée aux situations d’urgence.

En disant cela, je ne conteste pas l’engagement important des bénévoles dans le monde caritatif qui exprime une réelle compassion. Ce n’est pas cette générosité qui est en cause mais un certain renoncement de notre société à la construction d’un monde où les droits sont les mêmes pour tous. Nous devons réapprendre à nous lier les uns aux autres, pour que personne ne soit à la rue, abandonné, pour que cesse le mépris.

La pauvreté serait-elle moins bien acceptée par la société ?
Le discours politique actuel banalise la suspicion à l’égard de ceux qui n’arrivent pas à accéder à l’emploi. Les pauvres ont toujours été victimes d’attitudes de mépris et d’humiliation qui ont tendance à se renforcer aujourd’hui. On stigmatise le monde des pauvres sous ses aspects les plus négatifs alors que les valeurs de courage ou de solidarité y sont fortes. Une militante du Quart Monde me disait qu’elle n’aimait pas l’expression « s’en sortir » car cela évoquait pour elle une trahison de son milieu. Ce dont elle ne veut plus, pour elle ou ses enfants, c’est de la souffrance. Mais elle souhaitait rester fidèle aux valeurs du monde des pauvres, faites de courage et du refus de l’abandon.

Voyez-vous aujourd’hui de nouvelles formes de pauvreté se développer ?
Je n’aime pas cette idée de « nouveaux pauvres » alors que les processus d’exclusion sont toujours les mêmes. L’expression illustre simplement que l’on n’a jamais vraiment pris le temps de se mettre de leur côté. Alors que la lutte contre la pauvreté ne peut être menée que sur le long terme, on s’enferme dans des logiques d’urgence sans se préoccuper de ce qui produit de l’exclusion. Le développement durable nous a permis de prendre conscience qu’il faut se préoccuper aujourd’hui de l’état de la planète de demain. De la même façon, la société doit comprendre que certains comportements d’aujourd’hui préparent la pauvreté de demain.

Recueilli par Bernard GORCE
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MessageSujet: Re: journée mondiuale du refus de la misére   Ven 08 Jan 2010, 20:16

L’Europe veut donner la parole aux pauvres


Pouvoirs publics et associations veulent faire de cette « Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale » une occasion pour chacun de se faire entendre autrement

Après la créativité et l’innovation en 2009, 2010 a été proclamée par le Parlement européen et les Vingt-Sept « Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ». Comment éviter d’en faire autre chose qu’une série de colloques savants et de campagnes misérabilistes aussitôt oubliés ?

C’est tout le défi des pouvoirs publics et associations à travers l’Europe, qui se sont efforcés de promouvoir plutôt ce qui se fait de neuf et de créatif pour venir en aide aux plus démunis. Et avec leur concours. L’implication des personnes en situation de pauvreté est un des objectifs et une originalité de l’Année européenne.

« Ces personnes ont droit à la parole, une légitimité pour s’exprimer sur leur situation qu’il faut reconnaître », justifie Antoine Saint-Denis, qui prépare le programme de l’année à la Commission européenne. Cette participation vise à « casser les stéréotypes et les représentations de la pauvreté dans le grand public », à provoquer un « grand débat sur la réalité de la pauvreté et sa perception » et au final à montrer, dans un souci de cohésion sociale, qu’ « il n’y pas des pauvres d’un côté, des non-pauvres de l’autre », poursuit-il.

Démontrer qu’« il n’existe pas de fatalité à la pauvreté »
Le but est de démontrer ainsi qu’« il n’existe pas de fatalité à la pauvreté ». Un message clé de cette Année européenne, dont le coup d’envoi officiel sera donné le 21 janvier à Madrid, présidence espagnole oblige, en présence du chef de gouvernement José Luis Zapatero et de son lointain prédécesseur, Felipe Gonzales.

L’accent mis sur la participation directe des personnes démunies sert aussi à les responsabiliser elles-mêmes, en leur faisant connaître leurs droits civiques et sociaux, autre message essentiel de cette année. « Aider les gens à s’aider », résume Antoine Saint-Denis, pour qui cette implication conditionne aussi la réussite des politiques sociales. « Vivre dans la misère, c’est quand d’autres décident tout à notre place parce qu’ils pensent qu’ils savent tout mieux que nous (…) allant même jusqu’à nous dire le nombre d’enfants que nous avons le droit d’avoir, si nous pouvons ou non rester avec notre conjoint », témoignait Carine Vanden Elshout, militante d’ATD Quart Monde, lors d’un atelier préparatoire à l’Année européenne à Bruxelles.

« À cause de ce que nous vivons, nous avons une autre sensibilité, nous voyons autrement les réalités (…) Notre savoir, c’est plus que notre vécu. C’est aussi notre réflexion », poursuivait cette militante qui a connu la pauvreté. Illustrant cette nécessité d’associer les personnes pauvres dans l’éradication de la misère, des représentants des exclus des 27 pays de l’UE seront au cœur d’une semaine de sensibilisation à la pauvreté prévue à Bruxelles courant mai, un point d’orgue de l’Année européenne.

27 programmes nationaux d’actions de terrain
Mais cette année ne se veut surtout pas seulement bruxelloise ni même transnationale, insiste-t-on à la Commission. L’exécutif communautaire cofinance 27 programmes nationaux d’actions de terrain, qui se veulent autant de déclinaisons concrètes et locales de l’Année européenne. « Une bonne occasion pour les Églises de mieux faire connaître les nombreuses activités qu’elles mènent en faveur des pauvres à travers toute l’Europe, où elles sont en première ligne », estime le jésuite Hervé-Pierre Guillot, qui a épluché les 27 programmes. « La Suède et la Finlande font explicitement référence aux organisations ecclésiales associées à la préparation de l’Année européenne », apprécie-t-il.

En France, le ministère des affaires sociales a reçu 600 projets d’associations et collectivités territoriales, y compris des DOM-TOM. Avec un budget européen de 750 000 € qu’il doublera, il vient d’en retenir 68, toujours avec ce souci de faire participer directement les personnes touchées par la pauvreté. À l’instar d’ateliers proposés au Havre pour apprendre à des familles en difficulté à réussir par elles-mêmes de petits travaux de réaménagement chez elles. Ou encore, en Lorraine, un bus londonien qui stationnera dans des quartiers sensibles, offrant à bord un « espace café convivial pour l’écoute ». « Nous avons choisi des initiatives de toutes tailles, parfois ultra-localisées.

Pas seulement en banlieue, en zones rurales aussi. Nous avons privilégié les projets novateurs, originaux et porteurs d’un certain optimisme, telle une expo photo évitant les clichés misérabilistes », rend compte une responsable au ministère français. Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, lancera l’Année européenne dans l’hexagone lors d’une journée inaugurale le 18 février à Paris, au Palais des congrès. L’objectif n’est pas de responsabiliser les seuls exclus mais le grand public pour inciter chacun à s’engager dans la lutte contre la misère. Comme une suite logique, 2011 est déjà intitulée « Année européenne du volontariat ».

Sébastien MAILLARD
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