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 L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme - Max Weber

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Lephenix



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MessageSujet: L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme - Max Weber   Mar 29 Sep 2009, 08:22

(Petite base de travail pour "ceusses" qui veulent bien réfléchir sur certaines causes "oubliées" (occultées ?) du déclin de la tradition occidentale et de l' "avènement" du monde moderne)
- Il ne s'agit pas là, bien évidemment, de "La Cause Profonde !" - :evil:

L’Auteur.

Max Weber (1864-1920) est certainement de tous les sociologues celui qui aura le plus apporté à sa discipline. Son érudition a non seulement marqué son temps de son empreinte mais également posé les jalons de la sociologie actuelle. Pourtant son œuvre ne s’inscrit dans une démarche sociologique que sur le tard.

En effet le fil d’Ariane de Weber est sans conteste l’action politique et son préalable : la compréhension de la société. Une motivation qui trouve ses sources dans le contexte historique allemand et les difficultés économiques et politiques que connaît le pays en ce début de XXè siècle.

Cette compréhension passera essentiellement par l’étude du capitalisme, des conditions de son développement et des obstacles qu’il rencontre.

Né à Erfurt dans une famille d’industriels protestants, il commença par enseigner le droit puis très rapidement l’économie, il fut nommé professeur d’économie à l’Université de Fribourg à 30 ans. Son influence est à noter dans le nombre considérable de disciplines qui s’en réclament. Ce n’est que relativement récemment que cet éclectisme a été présenté notamment grâce à Raymond Aron dans l’introduction de l’ouvrage Le savant et la politique.

L’ouvrage que nous présentons et qui est parue en 1905, L’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme fait partie de ceux caractérisant le mieux Max Weber sociologue admiré et contesté, et dont les thèses ont donné et donnent encore lieu à de vifs débats. A partir de 1903, il engagera d’importants travaux des recherches documentaires sur l’histoire et la sociologie des religions, ainsi que des réflexions méthodologiques et épistémologiques sur le statut des sciences historiques.

Enfin " L’exigence d’une construction de concepts rigoureux et d’une séparation stricte entre savoir empirique et jugement de valeur " l’amène à mettre en œuvre l’ensemble de ses savoirs : histoire du droit, sociologie économique, sociologie des religions et politique et ce afin de rédiger Economie et Société.

Le contexte wébérien.

Etudié une œuvre de Weber nécessite de se resituer dans son contexte historique. L’époque dans laquelle il se situe, la nôtre de surcroît, est celle de l’affirmation du pluralisme des valeurs qui voit le jour sous l’effet conjugué de la disparition du pathos unitaire qu’était l’éthique chrétienne, conséquence de la désagrégation du christianisme, et de la multiplication des philosophies.

Ce pluralisme signe l’arrêt du modèle normatif monothéiste dont les derniers tenants sont les philosophies de Hegel et de Marx. La lente disparition de ce socle n’est pas sans effet puisqu’on lui substitue le polythéisme et son corollaire : la multitude de valeurs. Mais alors que le polythéisme antique demeurait " sous le charme des Dieux et Démons, le monde actuel, sous l’effet d’une rationalisation et d’une intellectualisation croissantes, est un monde désenchanté, désensorcelé, dépoétisé. " Cet état de fait destinant l’humanité à la détresse spirituelle.

Et même si tantôt certaines valeurs peuvent laisser croire, du fait de l’adhésion qu’elles recueillent, à une issue autre que le relativisme, ce n’est qu'illusion ; ne serait-ce qu’à cause du " paradoxe des conséquences " que décrit Weber qui conduit un événement a donné une conséquence paradoxale à celle attendue. A ce monde l’alternative wébérienne nous dicte d’opter pour une attitude suivant l’éthique de la conviction et/ou l’éthique de la responsabilité.

La sociologie wébérienne.

Le particularisme wébérien réside plus le côté compréhensif de cette sociologie en opposition à la sociologie durkheimienne ou au déterminisme de Marx (dans son matérialisme historique lui fait considérer la religion comme étant le reflet, la superstructure d’une infrastructure économique) De sorte que pour définir sa sociologie Weber écrit à R. Liefman en 1920 : " Si je suis sociologue, c'est essentiellement afin de mettre un point final ces exercices à base de concepts collectifs dont le spectre rôde toujours. En d'autres termes, la sociologie, elle aussi, ne peut procéder que des actions d'un, de quelques ou de nombreux individus séparés. C'est pourquoi elle se doit d'adopter des méthodes strictement individualistes "

Ainsi à l’inverse de Durkheim dans sa sociologie structuraliste qui se consacre aux faits sociaux extérieurs aux individus en ignorant leurs motivations et intentions, pour Weber c’est surtout la compréhension de ces individus, le rapport inter-groupes qui est essentielle pour établir les phénomènes collectifs, c’est la méthode de l’individualisme méthodologique.

Toute compréhensive qu’elle soit, cette sociologie ne se veut pas opposer à celle que d’aucun nomme explicative. Au contraire puisque Weber les réconcilie et dépasse ainsi le dualisme Diltheyen via l’expression désignant la démarche d’ " explication compréhensive " ou de " compréhension explicative. "

L’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme illustre cette démarche dans l’examen de la motivation du comportement des individus au sein des groupes religieux dans lesquels ils s’insèrent. La sociologie wébérienne a vu naître de nombreux thèmes les plus connus sont les types de domination, les types d’activité sociale ainsi que les multiples travaux sur les différentes sortes de relations sociales ou les diverses structures sociales etc.

Dans le premier chapitre du tome 1 de son ouvrage Economie et société Weber donne les concepts fondamentaux de la sociologie parmi ceux-ci l’outil méthodologique indispensable l’idéaltype. Il entend par-là un concept construit abstraitement qui ordonne en un tableau homogène les caractéristiques essentielles d’un phénomène.

Cela permet de mettre en évidence des relations réelles, dans l’Ethique protestante il s’agira de mettre en évidence les relations existantes entre l’idéaltype de l’ascétisme protestant et celui de l’esprit du capitalisme.

Mr. Green
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