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 Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70

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Acri



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MessageSujet: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Lun 28 Sep 2009, 17:16

Depuis, cet été, Mgr Jqcques Masson qui fait partie de la Curie, publie régulièrement ses souvenirs sur le site www.hermas.info

Je propose de recopier ici ses écrits.
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Acri



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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Lun 28 Sep 2009, 17:19

Préface de Pierre Gabarra



Il n'est pas rare, quand on parle avec des personnes qui n'ont pas connu les temps de crise des années 60-70, que ce soit des prêtres ou des laïques, de se heurter sur ce sujet à l'incrédulité. On brode, on exagère, en tout cas on dérange. On dit "n'importe quoi". Rappeler ces choses, en toute hypothèse, n'est-il d'ailleurs pas déjà une marque "d'intégrisme" ? La révolution de ces années noires a bien fait son oeuvre dans les esprits. Comme toutes les révolutions finalement embourgeoisées ou entrées dans les voies du conformisme, celle-ci a généré chez les moins enclins aux bouleversements des réflexes primitifs de rejet à l'égard de toute critique rétrospective, comme si l'Histoire avait définitement tracé une frontière entre les bons [dont ils font évidemment partie] et les méchants qu'il paraitrait en quelque sorte impudique de remettre désormais en cause.


Selon cette Histoire qui, comme le souligne un de nos lecteurs, est ici aussi devenu une histoire officielle, quoique partiellement non écrite, la modernité avait un compte à régler avec le passé, et elle en a triomphé, non pas par le Concile, que ses zélateurs intolérants n'ont ni lu ni eu l'intention d'appliquer, sans quoi il les aurait conduit au respect de la langue latine, du chant grégorien, de la réforme liturgique et de l'enseignement ecclésiastique, pour ce citer que ces domaines, mais par l'Esprit du Concile, idéologie parricide du désordre, de l'inventivité, du sacrilège, du scepticisme et de la recherche en roue libre qui a à ce point pu inquiéter le Pape Paul VI qu'il a évoqué les « fumées de Satan » entrées dans l'Eglise. Le Diable s'est fait Tartuffe pour ruiner la Maison commune, invoquant, pour y parvenir, un Concile dont l'objet était de la réformer dans les voies de la sainteté. On était trop occupé à se débrailler et à rire à sa suite, et à se gonfler d'esprit propre et de recherche de soi-même pour apercevoir ses pieds de bouc. Aujourd'hui encore, l''aveuglement est tel que ces destructions sont parfois encore considérées comme des maux nécessaires, des accidents de l'histoire, davantage imputés, encore et toujours, au passé abhorré, dont ils n'ont fait qu'exprimer le rejet, qu'à leurs causes véritables : la sottise, l'immense, la supine et orgueilleuse sottise de tant de clercs.



Un jour, la très difficile histoire de ces temps cruels sera écrite sans complaisance. Mgr Masson nous en raconte ici quelques souvenirs, avec humour. Des exemples parmi d'autres, parmi une foule d'autres. Qu'il en soit cordialement remercié.
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Acri



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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Lun 28 Sep 2009, 17:22

Extrait n°1



Je suis entré au séminaire Saint-Sulpice fin septembre 1963, à la fin de mon service militaire. Depuis le mois de janvier 1963, nouveauté dans l'Eglise, en France notamment, le clergyman était permis. Ô miracle, comme si le mot d'ordre avait été donné auparavant, la plus grande partie des prêtres et des séminaristes se sont retrouvés en clergyman dès le lendemain de la publication du texte le permettant, à certaines conditions : col blanc, couleur noir ou gris foncé.


Je terminai mon service militaire à l'Etat-major du Train, à Metz, après avoir servi en Algérie jusqu'au moment de l'Indépendance. J'étais arrivé à la caserne en soutane, au mois de nombre 1962, et j'en suis sorti en soutane, à la fin du mois de mai 1963, avec les compliments du Lieutenant-colonel pour ma fidélité à « l'habit » qui était pour lui « comme un drapeau ».


Mon arrivée à Saint-Sulpice en soutane fit impression. J'ai su, plus tard, que plusieurs séminaristes étaient allés informer aussitôt le Supérieur qu'un « intégriste » était arrivé au séminaire. Je passe sur l'effondrement du séminaire, règlement, vie liturgique, cours, une véritable révolution faite en un mois, au mois d'octobre, le Mois du Rosaire, par un groupe de séminaristes, déjà en polos, le corps professoral n'osant pas réagir.


L'année 1964 fut décisive pour moi : 2° année de théologie. Elle était importante car elle se terminait au mois de juin par l'ordination au sous-diaconat (si le conseil des professeurs vous en jugeait digne !), « le pas » comme on l'appelait, que l'on faisait, en s'engageant au service du Seigneur, en se consacrant à Lui corps et âme, dans le vœu de chasteté. On appelait cela « faire le pas », car l'Evêque, lors de la cérémonie, demandait aux candidats au sous-diaconat, s'ils étaient d'accord pour s'engager librement dans cette voie du célibat et de la chasteté, d'avancer d'un pas : « huc accedite ».


Au mois d'octobre 1964, le Père Longère, supérieur du cycle de théologie me convoqua dans son bireau, et s'adressa à moi en ces termes : « Jacques, vous le savez, je vous aime bien »... Quand un discours commence de la sorte, méfiez-vous, il y a un MAIS !


Celui-ci n'a pas manqué : « MAIS, je dois vous dire sincèrement que si vous ne vous mettez pas en clergyman, le conseil des professeurs ne vous appellera pas au sous-diaconat : il considèrera que c'est de l'orgueil, et que vous allez contre le Concile (sic ! note : le Concile Vatican II avait commencé le 11 octobre 1962, un avant auparavant).


Je fis alors remarquer au Père Longère que les Statuts Synodaux déclaraient que la soutane était l'habit normal et habituel du clerc, et que le clergyman était seulement autorisé. Il me répondit : « C'est vrai, mais étant donné que tous vos confrères, et les Pères eux-mêmes ont adopté le clergyman, votre attitude sera considérée, je vous l'ai dit, comme un entêtement, comme de l'orgueil ».


Je déclarai alors au Père Longère que j'étais d'une famille d'humble origine (Papa étant peintre en bâtiments aux Brasseries de Champigneulles), à la différence de la plupart des autres séminaristes dont les parents avaient tous des situations aisées dirais-je. Que, se présenter avec un costume noir ou gris dans mon village, c'était porter « l'habit d'un riche », l'habit que les gens du village revêtait pour les grandes cérémonies, les grandes occasions ; alors que la soutane, elle, permettait de passer dans tous les milieux. Que cela choquerait !


- « Jacques, si vous ne vous mettez pas en clergyman, vous ne serez pas ordonné sous-diacre, et vous en deviendrez jamais prêtre, me répondit le Père Longère ».

- « Monsieur le Supérieur : est-ce un désir ou un ORDRE ? »

- « Je ne peux pas vous donner un ordre, car, comme vous l'avez dit, les Statuts Synodaux précisent bien que la soutane est l'habit normal pour le clerc et pour le prêtre ».

- « Vous êtes le Supérieur ! Est-ce un désir ou un ORDRE. Donnez-moi l'ordre, et j'obéirai ».

- « Je ne peux pas vous donner l'ordre. Mais, je vous le répète, car je vous aime bien, si vous ne vous mettez pas en clergyman, vous ne serez pas ordonné sous-diacre. Croyez-moi ! ».


Quelques secondes de réflexion, de prière plutôt (Paris vaut bien une Messe !). Puis je déclarai au Père Longère :


- « Monsieur le Supérieur, étant donné que vous ne pouvez me donner l'ordre de me mettre en clergyman, et étant donné d'autre part qu'il serait imprudent de ma part de ne pas vous écouter et de ne pas me "mettre" le clergyman, car mon sacerdoce en dépend, je vous propose un compromis : Etes-vous d'accord sur le principe ? »

- « Je suis d'accord ! »

- « Alors, j'accepte de porter le clergyman, en signe de docilité au désir exprimé par mon Supérieur, même s'il ne peut m'en donner l'ordre : mais, une fois par mois : le dernier dimanche du mois ! Acceptez-vous ? ».

- « Absolument, et je vous garantis que vous serez appelé au sous-diaconat ».

- « Un point encore, Monsieur le Supérieur : mes parents sont des gens d'origine modeste, et je ne puis leur demander de me payer un clergyman ! »

- « Pas de problème, me répondit le Père Longère, le Séminaire vous le paiera ».


Avec des amis chez qui je me « réfugiais » à chaque sortie, le jeudi notamment et le dimanche également, nous allâmes ensemble acheter "mon" clergyman. Nous sommes allés au « Bon Marché », et j'ai choisi le vêtement le plus cher, gris très foncé.


Chaque dernier dimanche, à 12 h 10, je revêtais le clergyman, et je descendais au réfectoire, sous les quolibets de mes « confrères ». A la fin du repas, les professeurs nous précédaient, et saluaient les séminaristes qui voulaient leur parler. Je les saluais les uns après les autres. Puis, je remontais dans ma chambre, enlevais le clergyman, remettais la soutane, et je sortais dans Paris, avec mes amis.


J'ai porté le clergyman de la fin du mois d'octobre à la fin du mois de juin (ensuite je partis en vacances en Lorraine), puis une fois au mois d'octobre, par prudence, car il y avait l'appel au diaconat, le premier degré du sacerdoce. J'ai été appelé au diaconat, que j'ai reçu le 30 octobre 1965.


Et c'est ainsi que j'ai été ordonné prêtre le 25 juin 1966 !


J'ai alors cessé de porter le clergyman. Je le possède toujours, notez-bien, 44 ans plus tard, toujours aussi neuf, toujours aussi chic, comme souvenir de « la Grande Persécution » comme écrivaient les prêtres réfractaires à la Révolution sur les registres secrets des actes de baptême et de mariages, administrés en secret et au risque de leur vie, et de la vie de leurs fidèles (et parmi lesquels se trouvaient déjà, bien sûr, mes ancêtres... des "réfractaires !", « Bon chien chasse de race ! »


Une anecdote encore, dans la même ligne pour montrer l'acharnement contre la soutane qu'ont connu ces années-là : pendant l'année de diaconat, j'avais été affecté, pour exercer mon ministère de diacre, à la paroisse Saint-Ambroise, à Paris, une grande paroisse. J'y assurais homélies et baptêmes, chaque dimanche. Tout le clergé était en clergyman, bien entendu, sauf le Curé, si ce n'est de temps en temps ; il était âgé, on le lui pardonnait !


Un dimanche, L'Archevêque de Paris, Mgr Veuillot est venu à Saint-Ambroise pour administrer le sacrement de la confirmation. Après avoir célébré moi-même un bon nombre de baptêmes, une dizaine, je m'en souviens, j'arrivai à la salle-à-manger, avec le Curé de la paroisse. Tous deux étions revêtus de notre soutane. Mgr Veuillot était là, qui nous attendait, vêtu quant à lui d'un clergyman.


Le pauvre Curé, tout gêné, demanda alors à Mgr Veuillot de bien vouloir l'excuser d'être en soutane : « Excusez-moi, je vais me changer ».


L'Archevêque de Paris lui fit cette réponse, si expressive du climat de cette époque et de la charité réservée à ceux qui n'étaient pas dans le "sens de l'histoire" : « Vous avez raison, ALLEZ VOUS HABILLER EN HOMME ! » (sic). A table, j'étais en face de lui, seul à demeurer en soutane. Mgr Veuillot ne m'a cependant pas adressé une seule parole et ne m'a pas davantage salué à son départ.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Lun 28 Sep 2009, 18:15

Et ce texte ne parle que d'une persécution portant sur l'habit (l'extérieur donc).

Il faudrait parler de la persécution concernant le fond : la foi, la théologie, la fidélité au Magistère.

A une époque, entrer au séminaire était une FOLIE Pour sa foi. On ne pouvait que la perdre ou être remercié.

c'est dans ce climat que le père M. D Philippe fonda la communauté saint Jean. Il en parlait à Marthe Robin car il hésitait à le faire en dehors de l'obéissance dominicaine.

Marthe lui répondit :
Citation :

"Si vous ne le faites pas, où iront ces jeunes ?"

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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Lun 28 Sep 2009, 18:19

Arnaud Dumouch a écrit:

Citation :

"Si vous ne le faites pas, où iront ces jeunes ?"

C'est vrai, ça...est-ce qu'il y a encore un lieu où on enseigne la métaphysique ? ;)
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Lun 28 Sep 2009, 18:33

C'était plus que la métaphysique qui était atteinte. C'était non seulement la philosophie réaliste (remplacée par Marx, Freud etc.) mais surtout la théologie catholique (remplacée par de l'exégèse fumeuse, des théories rénovatrices séparées du dogme etc.

Ne parlons pas de l'apprentissage de la vie de prière : remplcée par du syndicalisme au nom du soucis "du plus pauvre".


On croirait lire le secret de la Salette (il faudrait mettre 1964 au lieu de 1864 ...


Citation :
- En l'année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l'Enfer ; ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu ; ils les aveugleront d'une telle manière, qu'à moins d'une grâce particulière, ces personnes prendront l'esprit de ces mauvais anges ; plusieurs maisons religieuses perdront entièrement la foi et perdront beaucoup d'âmes.

dans les couvents, les fleurs de l'Église seront putréfiées et le démon se rendra comme le roi des coeurs.
Que ceux qui sont à la tête des communautés religieuses se tiennent en garde pour les personnes qu'ils doivent recevoir, parce que le démon usera de toute sa malice pour introduire dans les ordres religieux des personnes adonnées au pêché, car les désordres et l'amour des plaisirs charnels seront répandus par toute la terre.

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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Lun 28 Sep 2009, 20:14

Ce n'est que le début des souvenirs de Mgr Masson. Pour avoir lu un petit peu plus loin, il décrit ce qu'il a vu des pertes de la foi qui étaient à l'œuvre dès avant les années 60 et dont les années 70 ont été la continuité.
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le plombier



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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Lun 28 Sep 2009, 21:12

Citation :

"Si vous ne le faites pas, où iront ces jeunes ?"

chez les pères Timon-David par exemple :

http://www.timon-david.org/spip/rubrique.php3?id_rubrique=2

Jacques . Very Happy
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Lun 28 Sep 2009, 22:00

J'ai fait un stage de deux mois chez eux à Bezier (je crois) en 1984 !

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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Mar 29 Sep 2009, 00:27

Je me répète, mais cette anecdote me plaît tellement : le curé sapé moderne de l'époque qui allait dans une vieille ferme aveyronnaise et, devant l'incrédulité du vieux paysan quant à son statut, il lui montre la petite croix qu'il a épinglée au revers de sa veste.
Le vieux paysan de remarquer en son patois :" Notre Seigneur la portait plus grande !"

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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Mar 29 Sep 2009, 07:54

Extrait n°2

« Monseigneur Lefebvre ? On le poussera au schisme ! » (1)


- « Monseigneur Lefebvre ? On le poussera au schisme ! »
Paroles d’un Evêque.
D’un Evêque français.
Mon Evêque,
Monseigneur Jacques Ménager,
alors Evêque de Meaux.
[Juillet 1971].


POURQUOI ET COMMENT JE SUIS ALLE A ECÔNE



Avant d’arriver à cette date de juillet 1971, date à laquelle j’étais Directeur du Séminaire d’Ecône, et d’évoquer les événements décisifs de 1972, un an plus tard, il est nécessaire de faire un petit saut en arrière, pour bien comprendre le déroulement des choses.



La première question qui se pose est en effet la suivante : pourquoi et comment ai-je été amené à aller à Ecône ?



Ma décision de quitter la France, l’Eglise de France, et de me joindre à Monseigneur Lefebvre, ne fut pas le fruit d’un caprice, mais le résultat d’une décision prise après mûre réflexion, conséquence de quatre années de ministère dans le diocèse de Meaux, au petit séminaire Sainte-Marie de Meaux tout d’abord, pendant trois ans, puis à la paroisse Saint Jean-Baptiste de Nemours ensuite, une année environ.


Après trois années de “purgatoire” au Séminaire Saint-Sulpice, à Issy-les-Moulineaux, que j’ai déjà évoquées (1).


Le petit-séminaire Sainte Marie de Meaux



J’ai été ordonné prêtre le 25 juin 1966, au titre du Diocèse de Meaux. Quelques semaines avant l’Ordination, l’Evêque, de passage à Saint-Sulpice, m’annonçait qu’il me nommait au petit séminaire Sainte-Marie de Meaux, en ces termes : « Je vous donne carte blanche, vous devez y remettre de l’ordre, de la discipline et de la spiritualité, et vous occuper plus spécialement des séminaristes et des Dimanches Apostoliques ».



Le Séminaire Sainte-Marie était un séminaire « mixte » en ce sens qu’il accueillait des séminaristes, mais aussi des élèves et des étudiants non séminaristes. Il ne tarda pas à devenir « mixte » au sens complet du mot, pour les classes de terminale.



Mon arrivée fit sensation : j’étais jeune alors, 29 ans, et je portais la soutane. Il y avait un autre prêtre qui portait la soutane, le Père Taroux, professeur en classe de Première. Mais il était « âgé », on le lui pardonnait… Ils sont toutefois parvenus à le faire se mettre en clergyman, après mon départ.



Sensation dans le corps professoral, prêtres professeurs, et professeurs laïcs, mais aussi chez les élèves et les étudiants, et en particulier chez les séminaires des « « grandes classes ». De fait, Monseigneur Ménager l’avait bien vu, il y avait un grand vide spirituel, une absence de formation, de discipline. L’arrivée d’un « nouveau », en soutane, attira tout particulièrement les séminaristes les plus grands, ceux qui étaient censés entrer à Saint-Sulpice, mais qui en avaient déjà perdu toute envie, après y avoir fait quelques visites ! Le peu qu’ils en avaient vu leur suffisait. Et je les comprenais très bien.



Ils se regroupèrent ainsi autour de moi, changèrent de directeur de conscience, ce qui est toujours un drame, surtout quand certains prêtres font la « chasse aux pénitents ». Et notamment le Directeur des Vocations, le Père Duranton, professeur de Lettres également pour les 3° et 2 : il valait mieux se mettre bien avec lui ! Paris vaut bien une Messe, n’est-ce pas ?



Je passe rapidement, car je pourrais écrire un livre sur ces trois années passées au petit-séminaire de Sainte-Marie de Meaux. Mais le fait est que les jeunes séminaristes s’étaient regroupés autour de moi, du moins les plus grands, surtout pour les « Dimanches Apostoliques », une fois par mois, où ils ne retournaient pas en famille, mais restaient pour un jour et demi de retraite au séminaire. J’étais responsable aussi de la liturgie. Et les jeunes adoraient le chant grégorien, recherchaient les Bénédictions du Saint-Sacrement, les Adorations du Saint-Sacrement. Les plus grands ont même obtenu de faire une nuit d’adoration du Sacrement, en menaçant d’occuper la chapelle, car le Supérieur, le Père Lherbier, le leur avait débord refusé. Le dimanche soir, on chantait même les Complies en latin. Et, bien souvent, les séminaristes (les plus grands) venaient dans ma chambre pour réciter le Chapelet. Cela n’existait pas à Sainte-Marie ! Pour assister à la Messe « officielle » du matin, il fallait une permission spéciale, exceptionnelle, du surveillant de la classe d’étude.



Mais ces jeunes se « battaient » pour pouvoir me servir la Messe le matin, en privé, à l’autel situé au fond de la Chapelle, alors qu’il y avait, dans le même temps, la Messe « officielle », célébrée par le Directeur des Vocations le Père Duranton, réduit bien souvent à parler dans le désert. Ce qui ne manqua pas de créer des tensions, bien sûr !



Le 8 décembre 1967, fête patronale du séminaire Sainte Marie, nous avons même eu une Messe Pontificale célébrée par Mgr Ménager. Rien n’y manquait : les Diacres assistants, les porte-insignes, bref, une vingtaine de servants dans le chœur. Les jeunes étaient « aux Anges », d’autant plus que j’avais préparé la chorale qui avait chanté tout le Kyriale des Messes solennelles n° 2 « Kyrie Fons Bonitatis ». Les jeunes, séminaristes et non séminaristes de la chorale, chantaient de tout leur cœur. A la fin de la Messe, Monseigneur Ménager m’a remercié, en ajoutant (in cauda venenum) : « Mais le Kyrie était beaucoup trop long ». Je lui répondis : « Certes ! Mais il a été composé par des gens qui méditaient, pour des gens qui méditent ».



Et ainsi, la situation s’est tendue, régulièrement, et devint rapidement insoutenable. D’autant plus que les jeunes qui se destinaient au Sacerdoce me disaient, dans leur langage affectueux « L’abbé, vous devez nous trouver un BON séminaire, parce qu’on n’ira pas à LEUR Saint Sulpice ». Trouver un bon séminaire ! « Hic jacet lepus » ! C’était bien là la difficulté ! J’étais devenu un « trublion », au point que le Père Duranton me demanda un jour s’il pouvait venir me parler dans mon bureau-chambre. Bien sûr, avant son arrivée, j’ai installé un magnétophone sous mon lit ! Je résume l’entretien en quelques mots : « Avec votre soutane, et vos idées préconciliaires, vous êtes un scandale pour tout le Diocèse ». Mais déjà pour Sainte-Marie, et surtout pour lui qui avait perdu une grande partie de ses pénitents. Il était bien « en cour » avec Mgr Ménager, et je m’attendais à être changé « pour faire un peu de pastorale en paroisse » et « être remis au pas en contact avec la réalité ». Le Père Lherbier m’avait soutenu, il me soutenait, il était heureux de chanter les Complies en latin etc. Mais c’était un faible, surtout devant le Père Duranton.



Je dois reconnaître que ce dernier ne me portait pas du tout dans son cœur. Surtout après une intervention de ma part auprès de Mgr Ménager. En 1969, Le Père Duranton, Directeur des Vocations, avait organisé deux journées de rencontre pour les jeunes gens et les jeunes filles du Diocèse, un samedi et un dimanche. Il avait prévu notamment une Messe « à étapes » : le samedi soir, dîner en commun dans la nature, si le temps le permettait, au cours duquel se déroulerait la première partie de la Messe : La Liturgie de la Parole.



Après cela, repos dans les greniers des fermes des environs, couchés dans la paille, garçons et filles mélangés, pour aider aux rencontres interpersonnelles, favoriser les contacts et les échanges et aider ainsi les jeunes à préparer leur avenir.



Pour le dimanche matin, le petit déjeuner comprendrait la liturgie de l’Offertoire, avec la présentation du pain et du vin. Et, pendant le repas de midi, on procèderait à la Consécration et à la communion.



Mis au courant de ce projet, préparé dans tous les détails, j’intervins auprès de Mgr Ménager, réticent d’abord sur une intervention, mais qui dut céder devant ma menace de déposer une plainte à Rome. La réunion des jeunes du Diocèse aurait lieu, comme prévu, mais la Messe serait célébrée, normalement, dans l’église du village qui nous accueillait. La Messe ? Les jeunes, assis, couchés sur le sol de l’église, discutant, riant, en tenue négligée après une nuit passée dans la paille, et dans quelles conditions (?) chantaient à tue-tête des chants hippies, accompagnés à la guitare, et qui n’avaient, pour la plupart, aucun rapport avec la Messe célébrée. Je m’étais réfugié, par prudence, au fond de l’église, et les séminaristes s’étaient joints à moi les uns après les autres.



Vint le moment de l’échange de la paix, qui se donna sous toutes les formes possibles et imaginables ; aussi, lorsque des jeunes, envoyés tout exprès par l’organisateur pour « nous donner la paix », j’ai répondu avec un grand sourire « Foutez-nous la paix ! ». A la sortie de l’église, au moment de quitter l’assemblée, un groupe de jeunes, guidé par l’Abbé Duranton, s’en prit à nous, à moi, en criant : « hérétiques, intégristes ».



Mon avenir était tracé !



A la fin du mois de juillet, Monseigneur Ménager m’annonça, non pas oralement, mais par lettre, que je reçus alors que j’étais en vacances avec ma famille, que j’étais nommé Vicaire à Nemours. A la mi-juin je lui avais parlé de bruits concernant mon changement ! Il m’avait répondu avec fermeté : « Il n’en est pas question ».



Parole d’Evêque.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Mar 29 Sep 2009, 11:59

Impressionnant ! Il fallait un tempérament de martyre pour tenir bon à cette époque ...

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Arnaud
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Etienne



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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Jeu 01 Oct 2009, 10:51

Ce témoignage fait froid dans le dos....

On peut aussi lire un ouvrage intéressant de Monseigneur Maurice Gaidon, l'Eglise de France, entre crise et renouveau. On y lit presque exactement le même phénomène : abandon de la soutane, abandon de l'enseignement philosophique classique au profit de la philosophie marxiste et communiste, quasi-interdiction des adorations eucharistiques et des messes quotidiennes, jugées "réactionnaires", etc...

Il va encore falloir attendre pour que cette génération disparaisse. C'est triste à dire, mais nous les jeunes, en avons marre de ces curés aux propos insipides et à la liturgie fantaisiste.
Je rencontre tous les ans de nouveaux jeunes prêtres extraordinaires, qui sont réellement l'avenir de l'Église. La nomination du nouveau nonce pour la France me réjouit profondément.

Deo gratias....
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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Jeu 01 Oct 2009, 10:54

Etienne a écrit:
Il va encore falloir attendre pour que cette génération disparaisse. C'est triste à dire, mais nous les jeunes, en avons marre de ces curés aux propos insipides et à la liturgie fantaisiste.

Thumright

salut
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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Jeu 01 Oct 2009, 10:59

Je vous raconte pas comment je me suis fait engueuler par le curé de ma paroisse (60 ans environ) lors de ma préparation à la confirmation, il y a quelques années, quand j'ai prononcé les mots « transsubstantiation » et création « ex nihilo » ... comme si je disais des mots obscènes. affraid Mr. Green
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Jeu 01 Oct 2009, 12:38

Etienne a écrit:
Ce témoignage fait froid dans le dos....

On peut aussi lire un ouvrage intéressant de Monseigneur Maurice Gaidon, l'Eglise de France, entre crise et renouveau. On y lit presque exactement le même phénomène : abandon de la soutane, abandon de l'enseignement philosophique classique au profit de la philosophie marxiste et communiste, quasi-interdiction des adorations eucharistiques et des messes quotidiennes, jugées "réactionnaires", etc...

Il va encore falloir attendre pour que cette génération disparaisse. C'est triste à dire, mais nous les jeunes, en avons marre de ces curés aux propos insipides et à la liturgie fantaisiste.
Je rencontre tous les ans de nouveaux jeunes prêtres extraordinaires, qui sont réellement l'avenir de l'Église. La nomination du nouveau nonce pour la France me réjouit profondément.

Deo gratias....

C'est vrai. Et en entendant, la génération des très vieux prêtres et celle des jeunes vit souvent un véritable martyre dans les diocèses. Les choses s'arrangent un peu car les jeunes, pas fous, ont fui pendant 30 ans les formations diocésaines et ont essayer de réaliser leur vocation à travers les communautés nouvelles. salut

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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Sam 25 Fév 2012, 19:26

Arnaud Dumouch a écrit:
Et ce texte ne parle que d'une persécution portant sur l'habit (l'extérieur donc).

Il faudrait parler de la persécution concernant le fond : la foi, la théologie, la fidélité au Magistère.

A une époque, entrer au séminaire était une FOLIE Pour sa foi. On ne pouvait que la perdre ou être remercié.

c'est dans ce climat que le père M. D Philippe fonda la communauté saint Jean. Il en parlait à Marthe Robin car il hésitait à le faire en dehors de l'obéissance dominicaine.

Marthe lui répondit :
Citation :

"Si vous ne le faites pas, où iront ces jeunes ?"


Fascinant. Au delà des différences de diagnostic et stratégie il faut voir que la fsspx a les mêmes sources avec souvent les mêmes expressions (on ne peut laisser ces séminaristes à l'abandon etc).

Cf le livre de f charles, la génération défroquée (au sens de l'habit aussi bien que du droit canon. Charles est né en 35 comme gaillot, défroQué en 76.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Sam 25 Fév 2012, 19:38

Mais la FSSPX l'a fait DANS LE SCHISME et l'HERESIE.

Voilà pourquoi, se croyant les derniers catholiques, ils sont tout étonné en voyant Vatican II fleurir partout dans l'Eglise.

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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Dim 26 Fév 2012, 08:14

Pas du tout. De 70 à 74 , i.e. À la source, ils sont en règle. Ensuite il n 'y a plus de schisme depuis quelque annees. En fin il est asolument nécessaire de s'abstenir du mot hérésie si on s'en abstient pour les protestants etc, ca ne passera jamais et c'est pas sérieux.


Dernière édition par christianK le Dim 26 Fév 2012, 08:50, édité 1 fois
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Dim 26 Fév 2012, 08:41

christianK a écrit:
Pas du tout. De 70 à 74 , i.e. À la source, ils sont en règle. Ensuite il n 'y a plus de schisme depuis quelques. En fin il est asolument nécessaire de s'abstenir du mot hérésie si on s'en abstient pour les protestants etc, ca ne passera jamais et c'est pas sérieux.
+

Le mot "hérésie" est utilisé quand on refuse obstinément un dogme de la foi proclamé par le Magistère... Il me semble que, à Ecône, on est tenté de refuser obstinément certaines vérités dogmatiques de Vatican II, quitte à trouver le moyen de les faire passer pour de vagues discussions entre vieux pasteurs...

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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Dim 26 Fév 2012, 08:49

Acri a écrit:
Depuis, cet été, Mgr Jqcques Masson qui fait partie de la Curie, publie régulièrement ses souvenirs sur le site www.hermas.info

Je propose de recopier ici ses écrits.
Décès de Mgr Jacques Masson (1937-2010)

priere.jpg Une très grande peine frappe aujourd'hui notre équipe d'Hermas.info.
http://www.hermas.info/article-deces-de-mgr-jacques-masson-1937-2010-59014900.html
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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Dim 26 Fév 2012, 08:55

Arnaud Dumouch a écrit:
christianK a écrit:
Pas du tout. De 70 à 74 , i.e. À la source, ils sont en règle. Ensuite il n 'y a plus de schisme depuis quelques. En fin il est asolument nécessaire de s'abstenir du mot hérésie si on s'en abstient pour les protestants etc, ca ne passera jamais et c'est pas sérieux.
+

Le mot "hérésie" est utilisé quand on refuse obstinément un dogme de la foi proclamé par le Magistère... Il me semble que, à Ecône, on est tenté de refuser obstinément certaines vérités dogmatiques de Vatican II, quitte à trouver le moyen de les faire passer pour de vagues discussions entre vieux pasteurs...

1- c'est matière à interprétation
2-l'essentiel n'est pas là; il est excrémentiel de réserver le mot hérésie à la fsspx. L'histoire, et la providence, vont punir ca impitoyablement, horizon 2025.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Dim 26 Fév 2012, 09:09

Je ne réserve pas pour ma part le mot hérésie à la tentation de la FSSPX. Le protestantisme luthérien et calviniste est au sens littéral, davantage qu'un schisme. C'est une vraie hérésie.

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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Dim 26 Fév 2012, 18:43

Alors bien sur pas de problème, mais ce n'est pas pratique courante et cette situation est très suspecte chez les postconciliaires locaux, surtout francais.
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Raphaël



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MessageSujet: Re: Mgr Masson : Souvenir de la grande crise des années 70   Dim 26 Fév 2012, 19:12

Acri a écrit:
Extrait n°2

Vint le moment de l’échange de la paix, qui se donna sous toutes les formes possibles et imaginables ; aussi, lorsque des jeunes, envoyés tout exprès par l’organisateur pour « nous donner la paix », j’ai répondu avec un grand sourire « Foutez-nous la paix ! ».

C'est vrai que les messes "bisounours" commencent à être gonflantes. Le reste du témoignage fait se dresser les cheveux de sur ma tête. Je ne sais pas quoi dire tant il y a tout à en redire.

J'espère cependant une chose : qu'on revienne à la messe tridentine sous sa forme ordinaire, et la messe de Paul VI sous sa forme extra, et avec l'accord de l'évêque. C'est la juste mesure, car dans le premier cas, la messe est issue de la tradition millénaire et reste inchangée, dans le second, elle laisse trop de place au côté "freestyle" et au sacrilège. Si l'évêque s'occupe de gérer ce genre de messes, alors il y aura nettement moins de problèmes liturgiques. Et les messes Paul VI, nettement moins nombreuses, n'en seront que mieux soignées.
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