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 Questions au cœur de nos choix de société

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En Christ



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MessageSujet: Questions au cœur de nos choix de société   Jeu 18 Juin 2009, 14:17

Pourquoi et pour qui travaillons-nous réellement ? Cela nous regarde-t-il de le savoir ?

Jusqu'où doit aller la sécurité sociale ? Jusqu'à laisser l'État décider de tout ?

Jusqu'à quel point l'État doit-il être renseigné sur nous ?

Quel est le sens réel du mot liberté, est-ce une utopie, et combien de révolutions seront encore faites en son nom ?
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En Christ



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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 19 Juin 2009, 14:23

Citation :
Cohn-Bendit, nouvelle «institution» médiatique

À 64 ans, le chef de file des écologistes a prouvé sa maîtrise des rouages de la politique française.

Daniel Cohn-Bendit est un amoureux averti du football. L'autre soir, sur France 2, alors que François Bayrou le tançait pour ses impudicités avouées jadis à l'égard des enfants, il n'a pas pu ne pas songer au «coup de boule de Zidane», lors de la finale de la Coupe du monde de 2006. Car Cohn-Bendit avait jusque-là joué parfaitement le rôle du joueur italien Materazzi. Celui qui insulte, exaspère, irrite tant l'adversaire qu'il en devient fou de rage. Et perd ses nerfs et la coupe du monde.

La rouerie, jusqu'au cynisme ; la décontraction jusqu'à la séduction ; le tutoiement chaleureux jusqu'au mépris. Cohn-Bendit est tout cela à la fois. Quand on observe son parcours depuis quarante ans, on songe que les «enragés de Mai 1968» ne se sont pas trompés en le choisissant comme incarnation de leur révolte. Icône médiatique de leur génération. Avec ses talents et travers. Ses contradictions, et apostasies. Sa réalité sans fard. Libertaire dans les années 1970, libéral dans les années 1980. Français et Allemand selon les moments. Pacifiste, mais pour la guerre contre la Serbie. Au nom des «droits de l'homme». De la Révolution jusqu'au Marché, mais toujours internationaliste. Sa vision inspirée de «l'Europe du Rhin au Bosphore» qui inclurait la Turquie correspond exactement aux frontières de l'Otan et aux desiderata de l'Administration américaine, de Bush à Obama. Un hasard sans doute.

Un rebelle devenu bourgeois

Finalement, une seule constante idéologique, cette hostilité sourde à l'État-nation, le français, surtout, comme matrice de tous les autres, coupables d'enrégimenter les individus dans des carcans à la fois sociaux et patriotiques. «Le nationalisme, c'est la guerre», comme disait Mitterrand.

Cohn-Bendit est cet enfant de la guerre qui ne voudra jamais voir que l'Allemagne nazie combattait elle aussi au nom de l'Europe.

Au fil des années, le rouquin a perdu des cheveux, mais arbore des lunettes rondes, derrière lesquelles vibrionne son sempiternel regard bleu. À 64 ans, l'héritier rebelle est devenu un bourgeois respecté, dans lequel se reconnaissent les fameux bobos. L'insolent trublion souriant à la face d'un «CRS-SS,» s'est transformé en politicien habile et retors.

Le référendum de 2005 sur la Constitution européenne fut son chemin de Damas. Il fait campagne pour le oui, mais s'abouche très vite avec les partisans du non. Son alliance avec José Bové est le mariage de la carpe et du lapin, du «grand marché» et de l'altermondialisme. Mais les électeurs ne sont pas trop regardants. Cohn-Bendit fait de José Manuel Barroso un parfait bouc émissaire, dont il soutenait pourtant naguère les choix «européens». Il brocarde sans vergogne son ancien «copain» de Strasbourg, François Bayrou, «touché par la Vierge» et obsédé par la présidentielle. Lui qui appela, au lendemain du premier tour de la présidentielle de 2007 son cher «François» à rejoindre «Ségolène», se fait désormais l'allié objectif de Nicolas Sarkozy.

Il savoure sa revanche

Le résultat du 7 juin valide ses choix tactiques. Le soir, à la télévision, il jubile, plastronne, entre narcissisme et savoir-faire médiatique. Il savoure sa revanche. Les Verts, qui le détestaient pour son vedettariat et son libéralisme, sont contraints de l'acclamer ; en une campagne, il a redonné vie au plus vieux fantasme politique des écologistes, mais auquel ils avaient fini par renoncer : remplacer le PS comme celui-ci s'est substitué au PCF. Au nom du sens de l'Histoire. Mais Cohn-Bendit n'est pas Mitterrand. Il ne rêve pas d'être président de la République ni «faiseur» de parti. Trop de contraintes, de responsabilités. Séduire, convaincre, combattre, détruire : tout cela est dans ses cordes. Mais pas diriger, façonner, construire. Être l'homme d'influence, le parrain, l'oncle, qui conseille, oriente, catalyse. Mais surtout pas incarner la figure honnie du pater familias. Jusqu'au bout, une certaine incarnation de sa génération.

Éric Zemmour
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En Christ



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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 19 Juin 2009, 18:56

Qui sont les femmes qui portent la burqa en France ?

Citation :
Le gouvernement n'exclut pas de légiférer sur le port de ce voile, dont les adeptes en France sont souvent jeunes et proches du mouvement salafiste qui prône un islam rigoriste.

Si certaines femmes souffrent de ce voile qui les ensevelit de la tête au pied, «la majorité a volontairement adopté cette tenue», tranche Bernard Godard, spécialiste de l'islam (1). «Beaucoup ont la nationalité française. Et l'on compte pas mal de converties dans leurs rangs», ajoute cet ancien du Bureau des cultes au ministère de l'Intérieur. «Elles deviennent salafistes comme on entre dans une secte», poursuit-il.

Les salafistes, tenant d'un islam radical, restent minoritaires en France. Ils seraient entre 30 000 et 50 000. Mais ils progressent régulièrement, dopés par leur opposition à l'Occident. Un fondamentalisme qui, comme le tabligh, attire justement des jeunes en mal d'absolu, dont des femmes. Comme dans les sectes, leurs membres passent des heures à peaufiner les règles, à revoir les sourates, mais aussi les milliers de hadiths, ces paroles rapportées du Prophète qu'ils entendent respecter à la lettre. Or ces hadiths sont aussi riches que contradictoires.

Majoritaire en France, l'islam malékite ne prescrit pas de voile intégral. Ce grand voile n'appartient ni aux obligations religieuses classiques ni aux traditions du Maghreb. Pourtant, seul le recteur de la Grande Mosquée de Paris, qui dépend de l'Algérie, s'est clairement prononcé contre ce niqab. Les autres mouvements paraissent gênés, analyse-t-on à la Direction centrale du renseignement intérieur, car ils composent avec une frange fondamentaliste en leur sein.

Surenchère religieuse

À mesure que le salafisme se propage, le profil de ces femmes se diversifie. Beaucoup font de leur surenchère religieuse un élément de distinction dans leur famille, dans leur milieu. Telle Sofia, étudiante en physique-chimie à Paris-VII, titulaire d'un bac mention bien, qui apparaissait toujours entièrement voilée dans l'amphithéâtre de sa faculté, suscitant le malaise des professeurs. Après avoir décroché une très bonne note de soutenance, elle a obtenu un stage dans la prestigieuse maison Chanel, rêvant de travailler dans la cosmétique.

Tout aussi sophistiquée, la chevelure blonde parfaitement brushée, «Delphine-Aïcha», mère de quatre enfants, aime provoquer : «Vous pensiez que j'avais les cheveux gras ? J'ai une copine coiffeuse qui vient à domicile !» Née catholique dans la classe moyenne de la région parisienne, elle fait partie des nombreuses converties qui cher­chaient «un sens à la vie». «Bien sûr, j'ai d'abord rencontré un musulman. Mais c'est moi qui ai évolué vers plus d'islam, par foi», raconte-t-elle. Du foulard, au hidjab, puis au niqab. Per­dant au passage l'appui de ses pa­rents «qui n'acceptent pas ma te­nue», elle chérit d'autant plus «la solidarité» de ses nouvelles «sœurs».

Karima, elle, a grandi aux Courtilles, une cité de Saint-Denis. Après une adolescence banale, jean moulant, boucles d'oreille et flirts, elle rate son BEP, commence des ménages, sent sa vie faner dans la cité, l'horizon se rétrécir. Amoureuse d'un voisin retourné vers l'islam, elle accepte de le suivre dans son fondamentalisme. Du foulard à la tenue intégrale, en quelques années. À cette époque, elle ne sort plus qu'avec lui, uniquement pour promener les enfants. Qui ne fréquentent pas l'école maternelle publique, jugée koufar (mécréante), mais une crèche salafiste semi-clandestine. À la maison, les poupées des petits ont le vi­sage brûlé, car on ne doit rien représenter… Deux ans plus tard, partie vivre en Algérie, Karima ne cache pas sa souffrance car son mari va prendre une deuxième épouse.

(1) Auteur de Musulmans de France, éditions Robert Laffont, 2007[/quote]
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Lephenix



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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 19 Juin 2009, 19:25

La question est très mal posée.

Il n'y a que deux types de sociétés possibles.

- La "société" traditionnelle
- La "société" antitraditionnelle

La société traditionnelle est fondée sur des lois procédant de principes stables et immuables.

La société antitraditionnelle n'est fondée sur aucun principe mais sur des conventions humaines, c'est-à-dire, instables et changeantes en fonction des contingences du moment.
Les "conventions" qui la régisse suivent une sorte de "mode" d'où la dénomination de "moderne", et, d'un certain point de vue, on peut même la définir par une forme de culture de "mort", car ce qui est vrai aujourd'hui, ne l'est plus demain.

Aujourd'hui, les seuls choix proposés, par ceux qui ont accès à l'information et qui se partagent le pouvoir politique, car les autres sont écartés voir éliminé, s'inscrivent tous dans le fonctionnement d'un seul et même type de société : la société "moderne", c'est-à-dire "antitraditionnelle".

Ainsi donc, tout le "cirque médiatico-politique" ne propose nullement un choix de "société", mais une espèce de loterie truquée afin de savoir qui va se partager les parts du "gâteau" et comment.

Cette dégénérescence est tellement avancée que, de même on prépare et on sélectionne certains jeunes pour de venir footballeur professionnel, de même aujourd'hui, on prépare certains jeunes, sélectionnés selon certains critères, comme la capacité à exécuter des ordres sans état d'âme, pour prendre des fonctions dans les rouages de cette énorme machinerie artificielle.

Question : qui dirige cette monstrueuse machinerie ? :twisted:
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En Christ



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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Mer 24 Juin 2009, 17:35

Citation :
La question est très mal posée.

Vous n’avez répondu à aucune des questions au préambule.
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En Christ



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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Mer 01 Juil 2009, 11:18

Citation :
«L’insécurité est un instrument efficace de contrôle so­cial»

« On croit volontiers que l’insécurité est toujours et néces­sai­re­ment en elle-même une calamité. Mais c’est là une vue par trop étroi­te du problème.

En réalité elle joue un rôle important dans le maintien de la stabilité du système. Elle concourt utilement par exemple à dé­mo­raliser les populations, et par là même aussi à les convaincre de la va­nité qu’il y aurait à vouloir s’opposer au « sens de l’histoire» (tel que le définissent les autorités).

On pourrait dire aussi qu’elle a une fonc­tion rééducative. Elle achève de réduire les individus à l’impuissance et de les mettre dans l’incapacité de ne rien entreprendre contre la no­menklatura en place. Bref, c’est un instrument efficace de contrôle so­cial. On lui est redevable de soustraire les autorités aux désa­gré­ments liés à une hypothétique et toujours aléatoire contestation ve­nue de la base.

On comprend dès lors le soin tout particulier qu’elles mett­ent à la laisser se développer comme elle le fait. Elles ne disent na­turellement pas qu’elles sont pour l’insécurité (non quand même), mais elles ne s’emploient pas moins à la favoriser discrètement. L’in­sécurité a parallèlement encore une autre fonction péda­go­gi­que: celle d’habituer progressivement les populations à l’ab­sence de droit.

La croyance en l’existence du droit n’a en effet de sens que dans un Etat de droit. Dans un Etat qui n’ est pas de droit ou l’est de moins en moins, parce que les autorités elles-mêmes en pren­nent de plus en plus à leur aise avec le droit (quand elles n’en vien­nent pas purement et simplement, comme c’est souvent le cas, à se mettre au-dessus du droit), une telle croyance perd évidemment tou­te raison d’être. A la limite même, elle pourrait passer pour sub­versive.»

Eric Werner – De l’extermination, Editions Thael – 1993.
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En Christ



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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 03 Juil 2009, 17:01

Citation :
La France humiliée par Tsahal

Si Nicolas Sarkozy fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de l’Etat hébreu, on ne peut pas dire que la réciproque soit vraie. A preuve la multiplication des «bavures» commises par les forces de sécurité israéliennes à l’encontre de ressortissants français en mission et soigneusement étouffées par le Quai d’Orsay, telle la souillure par des excréments du drapeau tricolore.

Lundi, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. «Je peux te tuer», a lancé en anglais l’un des soldats. Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques. Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas «gêner» la visite de Nétanyahou. Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.

D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires. Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.

Mais l’incident le plus choquant est l’occupation du domicile de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier. En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux – pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français. Le Quai d’Orsay n’a là encore élevé aucune protestation. Une occupation semblable s’est produite au domicile d’une professeure palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag écrit en français sur la bibliothèque dévastée : «Sale arabe, ont va revenir te tuer». C’est, dit-on à Gaza, la faute de français – le «t» en trop – qui a choqué l’enseignante
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 03 Juil 2009, 17:09

Cher En Christ, vous voulez faire d'un incident impliquant un soldat excité un drame diplomatique, venant du gouvernement d'Israël ? Vous voulez quoi ? Une guerre ?

Et Israël va répondre en mettant en exergue la mort Ilan Alimi en France ?

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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 03 Juil 2009, 17:27

Arnaud Dumouch a écrit:
Cher En Christ, vous voulez faire d'un incident impliquant un soldat excité un incident diplomatique ?

Je n'ai rien fait moi.

Il est écrit:

Citation :
D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires.
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En Christ



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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 03 Juil 2009, 17:55

Citation :
Et Israël va répondre en mettant en exergue la mort Ilan Alimi en France ?

Non, mais imaginez la France faire la même chose qu'Israël avec ses soldats et ses policiers…
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 03 Juil 2009, 21:01

En Christ a écrit:
Citation :
Et Israël va répondre en mettant en exergue la mort Ilan Alimi en France ?

Non, mais imaginez la France faire la même chose qu'Israël avec ses soldats et ses policiers…

Les Policiers français le font très souvent avec les Arabes et les Noirs, lors de contrôle d'identité.

Et il y a des Marocains pour écrire comme votre article sur leurs forum : "Voyez :
Citation :
Et ils ont souillé d’excréments le drapeau marocain.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Sam 04 Juil 2009, 11:01

Arnaud Dumouch a écrit:
En Christ a écrit:
Citation :
Et Israël va répondre en mettant en exergue la mort Ilan Alimi en France ?

Non, mais imaginez la France faire la même chose qu'Israël avec ses soldats et ses policiers…

Les Policiers français le font très souvent avec les Arabes et les Noirs, lors de contrôle d'identité.

Et il y a des Marocains pour écrire comme votre article sur leurs forum : "Voyez :
Citation :
Et ils ont souillé d’excréments le drapeau marocain.

D'accord, mais faites la même chose avec des ressortissants Israélien. Vous verrez leur réaction.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Sam 04 Juil 2009, 11:06

Les Juifs sépharades, qui ont un look "arabes" se font contrôler et tutoyer comme les Arabes.

Les Policiers contrôlent en cherchant l'efficacité et vont plus vite contrôler un jeune blanc à capuche qu'un monsieur noir en complet !

_________________
Arnaud
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Sam 04 Juil 2009, 11:16

Arnaud Dumouch a écrit:
Les Juifs sépharades, qui ont un look "arabes" se font contrôler et tutoyer comme les Arabes.

Les Policiers contrôlent en cherchant l'efficacité et vont plus vite contrôler un jeune blanc à capuche qu'un monsieur noir en complet !

Enfin bref, je trouve la France bien courageuse. Je ne sais pas si elle va encore tenir longtemps comme ça.
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En Christ



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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Sam 04 Juil 2009, 12:04

Citation :
L'Affaire Madoff: des juifs redoutent un regain d'antisémitisme

Un grand nombre des victimes présumées de Bernard Madoff possèdent un point commun: elles appartiennent, comme lui, à la communauté juive américaine. D'où l'inquiétude de certains juifs qui craignent que l'escroquerie de 50 milliards de dollars (35 milliards d'euros) dont le financier new-yorkais est accusé n'alimente de vieux clichés antisémites.

De nombreux juifs et organisations de la communauté israélite ont perdu de l'argent dans la vaste fraude pyramidale présumée. Le concept d'escroquerie dite "par affinités", où un aigrefin cible des membres de sa communauté, n'est pas nouveau. Mais certains craignent que l'affaire Madoff ne ravive des stéréotypes négatifs sur les juifs qui remontent au Moyen-Age.

La Ligue anti-diffamation (ADL) fait état d'une hausse des commentaires antisémites sur Internet après l'arrestation, le 11 décembre, de Madoff. Le scandale "exauce les voeux de tout antisémite", déplore un chroniqueur du quotidien israélien "Haaretz".

Le directeur exécutif du Comité juif américain (AJC), David Harris, a de son côté critiqué "l'accent frappant" mis sur la religion de Bernard Madoff. L'affaire est du "pain béni pour les fanatiques", estime pour sa part Abraham Foxman, directeur national de l'ADL dans un entretien à l'Associated Press. "C'est embarrassant et douloureux."

Il est difficile de narrer l'affaire en détail sans mentionner la confession religieuse de M. Madoff. Le gérant de fonds, âgé de 70 ans et ancien président du Nasdaq, a distribué des centaines de milliers de dollars en dons annuels, dont une bonne part à des causes juives. Et beaucoup de victimes connues de la société Bernard L. Madoff Investment Securities sont des grands noms de la communauté juive américaine.

L'université Yeshiva, une des plus importantes institutions juives d'enseignement supérieur aux Etats-Unis, a perdu dans la fraude 110 millions de dollars (78 millions d'euros); Hadassah, Organisation des femmes sionistes d'Amérique, 90 millions de dollars (64 millions d'euros); la Fondation Wunderkinder du cinéaste Steven Spielberg, un montant non précisé; la fondation de l'écrivain et rescapé de la Shoah Elie Wiesel, 15 millions de dollars (10,5 millions d'euros); des fédérations et hôpitaux juifs ont perdu des millions et certaines fondations ont dû fermer.

Les dégâts pour la communauté juive sont aussi bien financiers que psychologiques, selon Kenneth Bandler, porte-parole de l'AJC. Dans les organisations juives et les synagogues américaines, les gens se demandent: "Comment quelqu'un avec une telle aura dans la communauté juive a-t-il pu escroquer délibérément ceux qui étaient censés être ses amis, les organisations qu'il admirait et soutenait?"

Les fraudes survenant au sein de groupes partageant la même religion ont touché 80.000 personnes et représenté près de 2 milliards de dollars entre 1998 et 2001 aux Etats-Unis, selon les derniers chiffres disponibles de l'Association américaine des administrateurs de titres, une association de défense des investisseurs.

Quel que soit le milieu, les fraudes par affinités fonctionnent sur la confiance. Les victimes sont approchées par un membre de leur communauté ou de leur cercle et se méfient donc moins, explique Joseph Borg, directeur de la Commission des titres de l'Alabama.

Certains craignent que l'affaire Madoff ne ravive de vieux clichés antisémites. Depuis que les juifs ont occupé la fonction de prêteurs dans l'Europe médiévale, où ils n'avaient pas le droit d'exercer de nombreux autres métiers, ils ont souvent été caricaturés sous les traits de personnes avares, cupides et obsédées par l'argent.

Dans une lettre envoyée au "Times" au sujet d'un article sur Bernard Madoff, M. Harris écrit: "Oui, il est juif. Nous l'avons compris. Mais cela avait-il un lien avec le fait qu'il ait été arrêté pour avoir dupé des investisseurs ou est-ce si important dans son parcours d'homme d'affaires que cela doive être répété sans arrêt?" Dans un communiqué publié mercredi, le Conseil rabbinique d'Amérique souligne "qu'il n'y a pas de raison de penser qu'un comportement aussi terrible est plus répandu chez les juifs".

Reste que les attaques antisémites ont fleuri sur Internet après l'arrestation du gestionnaires de fonds, y compris sur les pages de sites d'actualités populaires ouvertes aux réactions du public, note M. Foxman. Certains commentaires sont retirés des sites par les webmestres, d'autres se voient répondre qu'il existe des brebis galeuses dans tous les milieux. AP
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Sam 04 Juil 2009, 12:09

En Christ a écrit:
Citation :
L'Affaire Madoff: des juifs redoutent un regain d'antisémitisme


Je comprends cette peut des Juifs. Elle vient de l'expérience d'Hitler qui a utilisé la crise de 29 pour en accuser le peuple Juif tout entier.

Dès qu'un Juif riche fait un bêtise, les antisémites de type "haineducomplotfinancierjuif" disent :
Citation :
"Vous voyez : ils ont de l'argent et ruinent volontairement le monde".

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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Sam 04 Juil 2009, 12:18

Arnaud Dumouch a écrit:
En Christ a écrit:
Citation :
L'Affaire Madoff: des juifs redoutent un regain d'antisémitisme


Je comprends cette peut des Juifs. Elle vient de l'expérience d'Hitler qui a utilisé la crise de 29 pour en accuser le peuple Juif tout entier.

Dès qu'un Juif riche fait un bêtise, les antisémites de type "haineducomplotfinancierjuif" disent :
Citation :
"Vous voyez : ils ont de l'argent et ruinent volontairement le monde".

Sauf que Madoff a ruiné beaucoup de juifs !
Mais cela ne décourage pas les complotistes qui pensent les juifs responsables de la Shoah...

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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Sam 04 Juil 2009, 12:26

Karl Marx a bien dit:

Citation :
Quel est le fond profane du judaïsme ? Le besoin pratique, l'utilité personnelle. Quel est le culte profane du Juif ? Le trafic. Quel est son Dieu profane ? L'argent.

Il est tout de même bien placer pour le dire. Il est Juif lui même.
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Sam 04 Juil 2009, 13:10

En Christ a écrit:
Karl Marx a bien dit:

Citation :
Quel est le fond profane du judaïsme ? Le besoin pratique, l'utilité personnelle. Quel est le culte profane du Juif ? Le trafic. Quel est son Dieu profane ? L'argent.

Il est tout de même bien placer pour le dire. Il est Juif lui même.

Je trouve ça lamentable...faire appel à Karl Marx pour tenter de justifier ses propres opinions antisémites ...

Si encore vous aviez dit : une grande partie des juifs sont intéressés par l'argent, etc. Désolé, mais parler du Juif, ça ne passe pas ! Idea

Qu'on leur foute la paix, tout simplement. Idea
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En Christ



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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Sam 04 Juil 2009, 14:13

Kafir a écrit:
En Christ a écrit:
Karl Marx a bien dit:

Citation :
Quel est le fond profane du judaïsme ? Le besoin pratique, l'utilité personnelle. Quel est le culte profane du Juif ? Le trafic. Quel est son Dieu profane ? L'argent.

Il est tout de même bien placer pour le dire. Il est Juif lui même.

Je trouve ça lamentable...faire appel à Karl Marx pour tenter de justifier ses propres opinions antisémites ...

Si encore vous aviez dit : une grande partie des juifs sont intéressés par l'argent, etc. Désolé, mais parler du Juif, ça ne passe pas ! Idea

Qu'on leur foute la paix, tout simplement. Idea

Sur ce site on n'arrête pas de critiquer les Arabo-musulmans mais quand c’est les Juifs on ne peut plus rien dire.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Sam 04 Juil 2009, 14:23

En Christ a écrit:

Sur ce site on n'arrête pas de critiquer les Arabo-musulmans mais quand c’est les Juifs on ne peut plus rien dire.

On ne critique pas les arabos-musulmans en eux-mêmes, on réfléchit sur des comportements.
Dire "les juifs ne se préoccupent que de l'argent", c'est faire une généralisation raciste.

_________________
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Sam 04 Juil 2009, 14:25

Philippe Fabry a écrit:
En Christ a écrit:

Sur ce site on n'arrête pas de critiquer les Arabo-musulmans mais quand c’est les Juifs on ne peut plus rien dire.

On ne critique pas les arabos-musulmans en eux-mêmes, on réfléchit sur des comportements.
Dire "les juifs ne se préoccupent que de l'argent", c'est faire une généralisation raciste.

Je n'ai jamais dit ça.
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Philippe Fabry
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Dim 05 Juil 2009, 00:26

En Christ a écrit:
Philippe Fabry a écrit:
En Christ a écrit:

Sur ce site on n'arrête pas de critiquer les Arabo-musulmans mais quand c’est les Juifs on ne peut plus rien dire.

On ne critique pas les arabos-musulmans en eux-mêmes, on réfléchit sur des comportements.
Dire "les juifs ne se préoccupent que de l'argent", c'est faire une généralisation raciste.

Je n'ai jamais dit ça.

Marx le dit dans votre citation.

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boudo



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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Dim 05 Juil 2009, 07:51

Et Marx était juif . Ce que l'on veut souvent ignorer dans le monde chrétien , c'est que l' "identité juive " n'est pas monolithique . Je considérerais le judaïsme comme une fédération de sectes ( il y en a quelques échos dans les évangiles , d'ailleurs ) .
Et ceux qui se réclament de l'identité juive , sont souvent terribles entre eux .
Tous les peuples vivent des tensions civiles allant parfois jusqu'à la guerre ( civile ) . C'est encore
beaucoup plus vrai de l'identité juive mais les guerres civiles y sont moins visibles , le " peuple juif "
étant dispersé et devant faire front commun ( à son corps défendant ) contre les " autres " .
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Dim 05 Juil 2009, 08:13

Citation :
[quote="boudo"]Et Marx était juif . Ce que l'on veut souvent ignorer dans le monde chrétien , c'est que l' "identité juive " n'est pas monolithique . Je considérerais le judaïsme comme une fédération de sectes ( il y en a quelques échos dans les évangiles , d'ailleurs ) .

Le peuple Juif est juste un peuple "normal" donc divers, quoique plus cultivé en moyenne que les autres peuples.

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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Dim 05 Juil 2009, 09:44

Citation :
Marx le dit dans votre citation.

Ce n'est pas parce que je récite une citation de Karl Marx que je suis antisémite. De Gaulle dit pire:

Citation :

Certains même redoutaient que les juifs, jusqu’alors dispersés, qui étaient restés ce qu’il avaient été de tout temps, un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur.
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Dim 05 Juil 2009, 11:51

Sur ce forum on est censuré quand un article de Julien Dray dénonce le lobby juif mais quand on fait appel au meurtre des Arabo-musulmans. Pas une personne ne se scandalise. C'est le monde à l'envers.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Dim 05 Juil 2009, 11:57

Où a-t-on appelé au meurtre des Arabes ? spiderman affraid

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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Dim 05 Juil 2009, 12:06

Arnaud Dumouch a écrit:
Où a-t-on appelé au meurtre des Arabes ? spiderman affraid

Ca ne choque tellement personne que cela passe inaperçu.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Dim 05 Juil 2009, 12:09

Il faut citer l'endroit qui devra être censuré ! On ne peut tout lire !

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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Dim 05 Juil 2009, 12:32

Citation :
Une librairie pro-palestinienne saccagée

Une librairie du XVIIème arrondissement de Paris, connue pour son engagement en faveur de la cause palestinienne, a été saccagée cet après-midi, a constaté un journaliste de l'AFP.Interrogés, les propriétaires de la librairie ont mis en cause un groupe de la Ligue de défense juive, organisation sioniste réputée pour ses actions violentes.

"Peu après 14h00, un groupe de cinq hommes cagoulés en jogging sombre sont entrés en courant dans la librairie, armés de bouteilles d'huile et de bâtons", a dit à l'AFP un témoin présent dans la rue au moment de l'agression.Une fois dans le magasin, "les cinq hommes ont cassé la caisse et les ordinateurs, jeté les livres par terre et vidé leurs bouteilles d'huile sur le sol", a précisé la gérante de l'établissement, Olivia Zemor.

"Avant de repartir, ils ont crié qu'ils étaient de la Ligue de défense juive", a-t-elle affirmé.
La librairie visée par l'agression, située près de la station de métro Guy-Moquet, est connue pour son soutien à la cause palestinienne. Par le passé, elle a déjà fait l'objet de plusieurs attaques similaires, selon ses gérants. La Ligue de défense juive n'avait pu être jointe vers 17h00.
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Dim 05 Juil 2009, 12:38

Aux États-Unis, la Ligue de défense juive a longtemps été dénoncée par ses détracteurs comme un mouvement raciste et violent, avant même les accusations de terrorisme.

En France, compte tenu d'actes violents imputés à des membres de la LDJ française et des rapprochements idéologiques qui sont prêtés à ce mouvement, certaines associations comme le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) ou la Ligue des droits de l’Homme (LDH) réclament sa dissolution.
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Jeu 09 Juil 2009, 20:44

Faire de l’argent, s’enrichir, s’entourer de luxe est devenu partout une maxime de morale et de gouvernement. Les nations qui poursuivent la richesse matérielle et les voluptés qu’elle procure, sont des nations qui déclinent.

PROUDHON/ La Guerre et la Paix/ 1861.
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Jeu 09 Juil 2009, 22:02

Citation :
B'nai B'rith en France

Le B'nai B'rith France existe depuis 1932 et constitue la section la plus importante du District européen, forte d'une soixantaine de cellules réparties dans cinq régions: Île-de-France - Provence Midi Pyrénées - Côte d'Azur - Est - Rhône-Alpes. Elle a son siège à Paris. Le Bnai Brith est membre du Conseil représentatif des institutions juives de France. Le B'nai B'rith France participe activement aux principaux événements qui concernent la vie juive en France. L'ancien président de la LICRA (1968-1993) Jean Pierre-Bloch en a été le président de 1974 à 1981. Ce dernier a remis la médaille d'or du B'nai B'rith au président du Sénat et candidat malheureux à la présidence de la République Alain Poher en 1979.

Ses valeurs : Humanisme et démocratie, laïcité et pluralisme, solidarité et fraternité, liberté et responsabilité. Ses combats: lutte contre le racisme et l’antisémitisme, droit à l’existence de l’État d’Israël, défense des Droits de l’Homme et fraternité, lutte contre l’enseignement de la haine, cultiver la Mémoire. Ses actions: Printemps des Droits de l’Homme et de la Fraternité, Fête des Lumières contre l’Obscurantisme, Collectif Agir Ensemble (avec Ni p*** ni Soumises, SOS Racisme, Berbères de France, UEJF, CRAN, Amitiés judéo-noires, Amitités kudéo-musulmanes, Amitiés Judéo-chrétiennes…), Universités d’été, Salon des écrivains, Journée Européenne de la Culture Juive (Portes ouvertes sur le Patrimoine juif, Remise du Prix des Droits de l’Homme.

Le 26 mars 1986, le journal Le Monde révéla que le B'naï B'rith France aurait organisé des réunions avec des politiciens français de droite où ceux-ci s'engagèrent à ne passer aucune alliance avec le Front national. Ce qui fut dénoncé par le journal de tendance national-catholique Présent.
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Jeu 09 Juil 2009, 22:55

affraid Encore Ein Kolossal Komplot !

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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 10 Juil 2009, 09:45

Arnaud Dumouch a écrit:
affraid Encore Ein Kolossal Komplot !

Vous voyez des complots partout.
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 10 Juil 2009, 10:37

Citation :
"Sarkozy Israël et les Juifs", de Paul-Eric Blanrue - Commentaires de Jean Bricmont

Ce qui est surtout choquant, ce ne sont pas les difficultés rencontrées par P.E. Blanrue pour être publié en France, mais bien le fait qu’il rencontre ces difficultés à propos d’un livre aussi modéré. Dire que le livre n’est pas antisémite est un euphémisme ; en fait, il n’est pas même très antisioniste. Il ne dénonce pas de "lobby", car il voit plutôt à l’œuvre une multitude de réseaux pro-israéliens et, vu la documentation qu’il apporte, il est difficile de le contredire.
Par Jean Bricmont

Pour bien fonctionner, une censure doit toujours s’exercer à plusieurs niveaux. A l’époque où l’homosexualité était réprimée légalement, Bertrand Russell faisait remarquer que, non seulement ces lois répressives existaient, mais qu’il existait aussi des lois sur la pudeur qui, en pratique, empêchaient de parler de façon positive de l’homosexualité et, par conséquent, de critiquer ces lois répressives.

C’est la même chose avec le sionisme ; tous les hommes politiques et tous les journalistes savent, en leur for intérieur, qu’il faut faire très attention dès que l’on parle d’Israël. Mais pourquoi ? A cause des menaces que font peser les groupes de pression. Mais, alors qu’on peut parfaitement émettre des critiques modérées et inefficaces d’Israël, il est absolument impossible de parler librement de ces groupes (on est alors immédiatement attaqué pour "délires antisémites" ou quelque chose du genre). Or, ce sont eux qui enferment le débat dans des limites très étroites. Et c’est lorsque la critique de ces groupes sera devenue possible que le verrou sioniste sur la pensée et la politique française sautera.

C’est pourquoi le livre de Blanrue, s’il arrive à être diffusé, fera date, parce qu’il est le premier à braquer les projecteurs sur ces groupes de pression, qui évidemment veulent agir dans l’ombre, même si leur influence devient de plus en plus évidente depuis l’élection de Sarkozy, influence qui pousse constamment la France vers plus d’alignement sur les Etats-Unis et Israël. Ce livre devrait être diffusé, non seulement par les amis de la Palestine, mais par tous les amis d’une France indépendante et souveraine.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 10 Juil 2009, 12:55

En Christ a écrit:
Citation :
"Sarkozy Israël et les Juifs", de Paul-Eric Blanrue - Commentaires de Jean Bricmont

Ce qui est surtout choquant, ce ne sont pas les difficultés rencontrées par P.E. Blanrue pour être publié en France, mais bien le fait qu’il rencontre ces difficultés à propos d’un livre aussi modéré. Dire que le livre n’est pas antisémite est un euphémisme ; en fait, il n’est pas même très antisioniste. Il ne dénonce pas de "lobby", car il voit plutôt à l’œuvre une multitude de réseaux pro-israéliens et, vu la documentation qu’il apporte, il est difficile de le contredire.
Par Jean Bricmont

Pour bien fonctionner, une censure doit toujours s’exercer à plusieurs niveaux. A l’époque où l’homosexualité était réprimée légalement, Bertrand Russell faisait remarquer que, non seulement ces lois répressives existaient, mais qu’il existait aussi des lois sur la pudeur qui, en pratique, empêchaient de parler de façon positive de l’homosexualité et, par conséquent, de critiquer ces lois répressives.

C’est la même chose avec le sionisme ; tous les hommes politiques et tous les journalistes savent, en leur for intérieur, qu’il faut faire très attention dès que l’on parle d’Israël. Mais pourquoi ? A cause des menaces que font peser les groupes de pression. Mais, alors qu’on peut parfaitement émettre des critiques modérées et inefficaces d’Israël, il est absolument impossible de parler librement de ces groupes (on est alors immédiatement attaqué pour "délires antisémites" ou quelque chose du genre). Or, ce sont eux qui enferment le débat dans des limites très étroites. Et c’est lorsque la critique de ces groupes sera devenue possible que le verrou sioniste sur la pensée et la politique française sautera.

C’est pourquoi le livre de Blanrue, s’il arrive à être diffusé, fera date, parce qu’il est le premier à braquer les projecteurs sur ces groupes de pression, qui évidemment veulent agir dans l’ombre, même si leur influence devient de plus en plus évidente depuis l’élection de Sarkozy, influence qui pousse constamment la France vers plus d’alignement sur les Etats-Unis et Israël. Ce livre devrait être diffusé, non seulement par les amis de la Palestine, mais par tous les amis d’une France indépendante et souveraine.

C'est vous qui voyez des Komplot partout !

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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 10 Juil 2009, 13:50

On se demande qui oppresse qui.
Citation :

PARIS, 8 juil 2009 (AFP) - Saccage d'une librairie: quatre jeunes de la mouvance LDJ interpellés

Quatre jeunes de la mouvance de la Ligue de défense juive (LDJ), groupe sioniste connu pour ses actions violentes, ont été interpellés mercredi et placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le saccage d'une librairie à Paris, a-t-on appris de source judiciaire.

Agés de 16, 18, 23 et 26 ans, ils ont été interpellés à Paris, Bagnolet (Seine-Saint-Denis) et Maison-Alfort (Val-de-Marne) et placés en garde à vue dans les locaux de la 1ère division de police judiciaire (1ère DPJ).

Ils sont suspectés d'avoir saccagé vendredi après-midi la librairie Résistances du XVIIème arrondissement connue pour son engagement en faveur de la cause palestinienne.

Selon la préfecture de police (PP), c'est le "travail en profondeur" de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) et de la 1ère DPJ saisie de l'enquête qui a permis "d'identifier extrêmement rapidement" les auteurs présumés" et de les interpeller.

Vendredi cinq hommes cagoulés et en jogging sombre étaient entrés dans la librairie armés de bâtons et de bouteilles d'huile.

Ils avaient cassé la caisse et les ordinateurs, jeté les livres par terre et vidé leurs bouteilles d'huile sur le sol.

La librairie visée, située près de la station de métro Guy-Môquet, a déjà fait l'objet de plusieurs attaques similaires, selon ses gérants.

A la suite de cette nouvelle attaque, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) avait une nouvelle fois réclamé mardi l'interdiction en France de la LDJ, qualifiée de "groupe d'extrême droite, laissé libre d'agir en France alors qu'il est interdit en Israël et aux Etats-Unis".
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 10 Juil 2009, 17:57

Citation :
Sarkozy, Israël et les juifs

« Le livre de Paul-Éric Blanrue, Sarkozy, Israël et les juifs (*) s’il arrive à être diffusé, fera date. C’est le premier ouvrage à braquer les projecteurs sur ces groupes de pression, qui évidemment veulent agir dans l’ombre, même si leur influence devient de plus en plus évidente depuis l’élection de Sarkozy », observe le physicien belge Jean Bricmont (**). Car si le livre est distribué dans divers pays, et fait déjà l’objet de quatre traductions, il n’est pas encore diffusé dans le propre pays de l’auteur, la France !

Paul-Éric Blanrue, 42 ans, est un personnage franc, attachant. Il fait partie de ces historiens qui contestent la légitimité de lois qui portent atteinte à la liberté d’expression, comme la loi Gayssot et qui se rebellent à juste titre contre l’intoxication et la désinformation médiatique et politique.

Silvia Cattori : Votre livre « Sarkozy, Israël et les juifs » permet de comprendre en quoi les liens tissés entre Nicolas Sarkozy et les différents réseaux sionistes en France, et dans le monde, sont dangereux pour la souveraineté nationale. Liens qui ramènent évidemment à l’Etat juif d’Israël : le cœur du problème. Quel évènement précis vous a-t-il conduit à écrire ce livre en toute hâte ?

Paul-Éric Blanrue : Ce qui m’a fait réagir c’est quand, après le carnage de l’armée israélienne à Gaza, la France de Sarkozy a envoyé la frégate Germinal [1] pour empêcher le transfert d’armes aux Palestiniens assiégés. Cette nouvelle m’a fait bondir parce que c’était un acte politique très clair de la part de la France en faveur d’Israël. C’était un acte d’autant plus grave, à mon sens, que les Etats-Unis n’y avaient pas pris part.

« Sarkozy, Israël et les juifs » a vraiment commencé à exister à partir de ce moment-là, avec ce qui s’est passé à Gaza. J’ai été scandalisé par la façon dont la France a réagi à ce massacre, dont Bernard Kouchner et les proches de Sarkozy en ont parlé, dont Bernard-Henry Lévy (BHL) en a disserté dans « Le Point ».

J’ai alors cherché à montrer les accointances qu’il y avait, malgré une réserve de surface, entre BHL, et un certain nombre de personnages qui se prétendent de gauche. Qu’il y avait une véritable coalition du monde intellectuel parisien, de cette intelligentsia déliquescente, avec la politique pro-israélienne de Sarkozy. Que c’était très grave.

Cela dit, je suis un observateur de la chose politique. J’avais déjà accumulé de nombreuses informations lors de la rédaction, l’an passé, d’un petit livre sur le mariage de Sarkozy [2]. J’avais suivi sa campagne électorale ; j’avais remarqué comment, grâce à Henri Guaino [3], il avait réussi à se faire passer pour un « gaullien ». Il était parfois libéral dans ses discours. Dans d’autres très protectionniste. La question était : qu’est-ce que cela va donner ?

Par la suite j’ai constaté que la stratégie ouvertement pro-israélienne de Sarkozy, n’avait pas été seulement une tactique pour se faire élire, mais qu’il continuait de s’y tenir. Les résultats sont là. On voit aujourd’hui qu’il s’y est accroché et qu’il est aussi voire plus pro-israélien que ne l’était George W. Bush.

Au mois de janvier 2009 qu’est-ce qu’on a vu ? Alain Finkielkraut se faire décorer de la légion d’honneur [4]. Et en avril c’était au tour d’André Glucksmann. Et que tout cela était logique, répondant à une logique incroyable ! Et qui voit-on aujourd’hui défiler, au Trocadéro contre le Président Ahmadinedjad ? On voit les mêmes ! On voit Pascal Bruckner, BHL, Alain Finkielkraut, André Glucksmann, Jack Lang. Bref tout l’entourage pro-israélien de Sarkozy.

Silvia Cattori : BHL ne faisait-il pas partie de l’entourage de Mme Royal ?

Paul-Éric Blanrue : BHL a fait partie de l’entourage de Ségolène Royal durant la campagne électorale, mais pas très longtemps. Elle ne doit pas être considérée comme suffisamment sioniste par le réseau pro-israélien [5]. C’est une des rares personnalités politiques à avoir émis des réserves sur le dîner du CRIF.

Silvia Cattori : On sent un vent de liberté chez vous, une énergie toute juvénile, une force, une gravité. C’est fascinant. C’est donc cet alignement de la France sur la politique d’un pays qui prêche la guerre contre ses voisins arabes et l’Islam, qui vous a conduit à réagir ? Est-ce à dire que « Sarkozy Israël et les juifs » n’aurait jamais vu le jour sans cette alliance entre la France de Sarkozy et Israël ?

Paul-Éric Blanrue : En effet. C’est l’envoi par Sarkozy de cette frégate destinée à empêcher la résistance palestinienne de recevoir des armes qui m’a conduit à réagir. Cette décision m’a paru grave, car nous n’étions plus ici simplement dans le discours.

La France n’aurait jamais agi de cette façon sous la présidence de Jacques Chirac. Ni sous la présidence de François Mitterrand. Même si, avec ce dernier, les choses étaient plus complexes.

Tant que Sarkozy faisait des déclarations destinées à se mettre les musulmans français dans la poche, ou les catholiques [6], nous pouvions mettre cela sur le compte d’une démagogie purement électoraliste. Mais avec l’envoi d’une frégate dans des eaux contrôlées illégalement par Israël, Sarkozy entrait dans l’action.

En 2006 déjà, lors de l’agression israélienne contre le Liban, Sarkozy, alors ministre, avait déjà montré un net parti pris pro-israélien en demandant à Zeev Boïm, ministre israélien en visite à Paris, de « combien de temps » il avait besoin « pour terminer le travail ». Mais alors il n’y avait pas eu d’action concrète, sinon ce parti pris stupéfiant.

Silvia Cattori : Vous avez réussi à rendre accessible à un large public une réalité terriblement complexe. On comprend que 2007, avec l’arrivée de Sarkozy à l’Elysée, marque un tournant. C’est la fin du régime « gaullien ». La France ne sera plus jamais cette nation unique aux yeux du monde ! Finie la résistance aux pressions des réseaux pro-israéliens. Vous vous attaquez à un tabou. Des personnalités en vue qui, par le passé, ont osé l’enfreindre, l’ont chèrement payé. Je pense à Raymond Barre, à Dieudonné, à Tariq Ramadan, à Guigue [7]. Les temps sont-ils plus propices aujourd’hui ? N’avez-vous pas pensé que vous marchiez sur un champ frappé d’interdits ?

Paul-Éric Blanrue : Je ne me suis pas posé la question de savoir si c’était dangereux ou pas. Si je me posais cette question, je crois que je ne ferais rien ; je resterais chez moi à regarder la télévision en mangeant des chips. Ca n’a jamais été ma façon de penser ni d’agir. Je ne puis pas vivre sans dire ce que je pense. Je crois qu’il y a en moi une forme d’énergie ou de revendication de liberté, comme Fanfan-la-Tulipe ; un côté mousquetaire. Je ne supporte pas l’injustice ; je ne supporte pas, surtout, la contrainte et l’interdiction de s’exprimer. C’est quelque chose d’épouvantable, cet interdit !

Quand on n’a plus le droit de parler, ça devient très grave. Alors, quand on vit dans un pays où le mot « Liberté » est inscrit sur le fronton de tous les monuments, je crois que, quand même, il faut se dresser. Je crois à la vertu de l’exemple de la personne qui part au combat, « sans peur et sans reproche ». Un côté chevalier Bayard. Mais je ne veux pas me comparer à ces personnages-là parce que, tout de même, je ne fais qu’écrire. Je suis un écrivain, je ne pars pas au combat avec un fusil. Mon fusil, c’est mon stylo. Donc, voila, j’essaie d’être efficace dans mon domaine.

Par ailleurs, je ne suis pas du tout partisan de la guerre ; au contraire, ce livre est également un livre pacifiant, je l’espère en tous cas. Il appelle au calme et à la raison ces représentants de la communauté juive, comme le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), et que je ne confonds pas avec l’ensemble de la communauté juive. Je leur dis qu’ils n’ont pas intérêt à faire monter la tension.

Du reste, on prête beaucoup trop d’importance à ces réseaux pro-israéliens français. Certes ils ont beaucoup d’influence, surtout aujourd’hui où ils sont arrivés au pouvoir grâce à leur homme-lige, grâce à Sarkozy. Mais je pense qu’ils sont en réalité très faibles et divisés. Il y a des tensions énormes à l’intérieur du CRIF. L’ancien président du CRIF, Théo Klein, s’est fait traiter de terroriste par un de ses successeurs. Il suffit d’ailleurs d’écouter Radio J, ou Radio Shalom, – je l’écoutais tous les soirs quand j’écrivais mon livre – pour comprendre l’ampleur des dissensions internes.
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 10 Juil 2009, 17:59

Citation :
Les pro-israéliens se sentent forts parce que certains d’entre eux occupent des postes hauts placés. Un député sur six appartient au Groupe d’amitié France-Israël. Ils ont réussi à faire accourir chaque année le pouvoir politique au dîner du CRIF. Mais rien n’obligeait le président Sarkozy à y aller. Il suffirait que la classe politique dise au CRIF « Nous ne nous rendrons pas à votre dîner annuel » pour que cette influence tombe. Ils sont arrivés au faîte de leur puissance et ils ne peuvent que retomber.

Silvia Cattori : Vous montrez tout cela en perspective. En ce sens, vos réflexions ouvrent une brèche. Elles peuvent conduire ceux qui vous lisent à refuser ce climat d’intimidation et de peur créé par le CRIF et consorts. Vous avez dit : « J’aurai fait tout mon possible pour que ce livre puisse être une base de discussion raisonnable entre deux camps que tout oppose. Il faut que la situation se débloque… ». Quelles sont les chances de sortir de ces blocages, et comment voyez-vous ces deux camps ?

Paul-Éric Blanrue : Je crois que « les juifs » de France – je parle ici non pas de leurs représentants mais de tous les juifs en tant qu’appartenant à la religion juive - vont un jour prendre conscience du fait que le CRIF les manipule. Que le CRIF, qui prétend les représenter, ne les représente nullement. Et que cela leur donne une très mauvaise image. A l’intérieur du CRIF il y a des gens, qui ne supportent plus cette situation. J’ai rencontré hier un journaliste d’un quotidien suisse et d’un hebdomadaire français qui m’a dit « Je ne peux pas faire une interview de toi, car ma rédaction ne le permettrait pas, mais je suis tout-à-fait d’accord avec ce que tu dis ; je suis scandalisé par ce qui arrive aux Palestiniens, et je ne suis pas d’accord avec le fait que le CRIF parle en mon nom ».

C’est pour cette raison que je dis « les juifs » ; car je crois qu’ils peuvent en ce moment agir, être une des sources de salut. Comme disait Léon Bloy : « le salut par les juifs » ! Autrement dit, ils ont, dans l’histoire, souvent eu des caractères, des personnages qui sont sortis du lot. Je ne suis pas religieux du tout, mais si vous voyez le christianisme, c’est une branche qui a rompu avec le judaïsme pour faire tout autre chose, une œuvre civilisatrice à visée universaliste. Il y a eu des personnalités éminentes qui ont rompu avec les synagogues, comme Spinoza ; dans un autre domaine, Karl Marx a lui-même brisé avec son milieu. J’espère que des personnalités vont sortir, et contester le pouvoir du CRIF. J’en appelle à eux parce que, justement, les personnes qui ne sont pas de confession juive, si elles s’entêtent à mener des campagnes, par exemple contre l’existence de la loi Gayssot, ou contre les prérogatives du CRIF, ou contre le dîner du CRIF, seront marginalisées, accusées d’antisémitisme. Donc définitivement disqualifiées, aux yeux des médias en tout cas.

Silvia Cattori : Vous dites « les juifs » comme s’il s’agissait d’une ethnie, comme s’il s’agissait d’un peuple, alors qu’il s’agit d’une religion. Alors, pourquoi ne pas dire « les gens de confession juive » ?

Paul-Éric Blanrue : Je suis entièrement d’accord avec vous. « Juif », c’est d’abord et avant tout une religion. Par le fait du sionisme certains, comme Moses Hess ou Theodor Herzl ont commencé à parler de peuple, d’ethnie ou de race juive. Evidemment c’est une aberration totale. Shlomo Sand l’a très bien montré [8] ; il y a eu une fabrication qui est totalement désastreuse parce qu’elle confond deux choses : une religion millénaire et une idéologie politique destinée à la doubler, voire à la remplacer, ce qu’ont fort bien compris certains rabbins qui se sont opposés au sionisme dès l’origine.

Silvia Cattori : Cette confusion ne sert-elle pas un objectif idéologique bien précis ?

Paul-Éric Blanrue : Oui, l’objectif est très clair. D’abord je dirais que l’objectif principal du CRIF, aujourd’hui, c’est de jouer sur ce terme « juif », sur l’assimilation entre peuple et religion. Je pense ici en particulier à la campagne qu’ils mènent en ce moment pour faire passer la loi appelée « Loi Martin Luther King ». Cette loi, qui est en gestation, vise à assimiler légalement l’antisionisme à l’antisémitisme. Si cette loi passe, cela veut dire qu’en France, l’antisionisme sera considéré comme un délit. Critiquer Israël pourra vous conduire en prison. C’est très grave. C’est l’Union des patrons juifs de France (UPJF), qui soutient ce projet de loi transmis à tous les députés français. C’est le plus fort syndicat sioniste de France - je dis fort dans tous les sens du terme. L’UPJF a élu Sarkozy l’« homme politique de l’année » en 2006, un an avant la présidentielle.

Silvia Cattori : Avant vous, à ma connaissance, en France, voire en Europe, aucun auteur n’avait jamais traité cette question des réseaux pro-israéliens. Vous montrez comment des personnalités politiques haut placées font passer les intérêts d’Israël et des États-Unis avant ceux de leur pays ! On voit comment Sarkozy en vient à renverser les valeurs de la République française. Et en quoi il y a là double allégeance. Toutes choses d’une extrême gravité. Et on se dit avec étonnement : comment se fait-il qu’il ne se soit trouvé personne avant vous, y compris dans l’opposition, pour dénoncer ces dérives ?

Paul-Éric Blanrue : Il n’y a eu personne parce que les gens sont en général terrorisés, moralement, mentalement, professionnellement. Mon éditeur est un Belge, ce n’est pas par hasard ! Lui au moins ne peut pas subir les foudres de Sarkozy. Ces foudres peuvent être multiples ; aller du redressement fiscal, aux convocations à la police, à la garde à vue, et à la perte de son emploi.

Silvia Cattori : Vous ne craignez pas ces foudres ?

Paul-Éric Blanrue : Non, je ne les crains pas. Non, je ne crains rien. J’irais écrire à l’étranger s’il le fallait. S’il faut partir, je partirai. S’il faut s’exiler, je m’exilerai, ce n’est pas grave. Je gagne ma vie en écrivant. Je peux écrire partout, même dans le désert. Il est important que ce livre soit diffusé en France. Il est dans toutes les librairies belges. Il sortira au Canada. Il va être mis en vente au Moyen Orient, en Amérique du sud, dans les pays anglophones. Pourquoi les Français ne l’auraient-ils pas ?

Silvia Cattori : Vous le montrez fort bien. Sarkozy a toujours laissé entendre ce qu’il projetait d’accomplir d’inquiétant. Il n’a jamais caché qu’il allait mettre Israël au centre de tout ; et la France au service du projet unipolaire des Etats-Unis. Il a laissé entrevoir, bien avant d’être candidat, qu’il se consacrait au lobbying en faveur d’Israël ; que les cibles désignées par Israël – les forces de résistance anticoloniales du Hamas, du Hezbollah, les opposants Frères musulmans au régime dictatorial de Moubarak, l’Iran - allaient être également ses cibles prioritaires. Cela, curieusement, n’a jamais fait réagir ses opposants ! Je me souviens que Nicolas Dupont-Aignan, avait eu, lui, l’honnêteté de dire en 2007 : « Nous sommes à la veille d’un changement profond de la politique étrangère de la France si M. Nicolas Sarkozy ou Mme Ségolène Royal devaient être élus ». [9] Êtes-vous d’accord avec cette symétrie entre les deux grands partis ?

Paul-Éric Blanrue : Nicolas Dupont-Aignan avait raison. Élue, Ségolène Royal n’aurait pas été seule à gouverner. Certes, elle n’a pas exactement la même vision des choses que Sarkozy sur le Proche Orient, je la crois beaucoup plus prudente. En revanche, elle aurait été entourée de conseillers, de ministres qui, eux, sont liés au réseau pro-israélien. Est-ce qu’elle aurait eu la force, l’intelligence, la culture, pour résister à leur pression ? Je n’en suis pas certain. Il ne faut pas oublier que Bernard Kouchner était au Parti socialiste. C’est lui que Ségolène Royal aurait probablement nommé comme chef de la diplomatie étrangère.

Vous avez vu le tollé quand Sarkozy avait laissé croire – encore une fois très fin, très malin –qu’il hésitait entre Védrine et Kouchner. Le nom d’Hubert Védrine avait tout de suite soulevé des protestations à Jérusalem. Le Jérusalem Post avait titré « Nous sommes choqués ». Un journaliste français de la télévision BFM, qui était sur place, rapportait à l’époque que M. Kouchner était vu là-bas comme plus « israélo-compatible qu’Hubert Védrine ».

Silvia Cattori : Ce n’est donc pas la tendance gauche ou droite qui prime, mais le fait que tel politicien est clairement identifié comme sioniste ?

Paul-Éric Blanrue : Exactement. Les réseaux pro-israéliens ont misé sur Sarkozy depuis très longtemps mais ils n’ont pas mis tous les œufs dans le même panier. Ils ont leurs poissons pilotes dans tous les partis : Strauss-Kahn et Sarkozy, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. C’est la raison pour laquelle Sarkozy, aujourd’hui « roi des sionistes », arrive à débaucher des socialistes ou des centristes. La grille de lecture du gouvernement, c’est qu’il est sioniste et que la plupart les gens qu’il nomme, y compris dernièrement Frédéric Mitterrand, sont des amis décomplexés d’Israël.

Silvia Cattori : Ils peuvent aussi se montrer pro-israéliens par opportunisme ?

Paul-Éric Blanrue : Alors là, je n’ai pas du tout sondé les cœurs et les reins de Sarkozy et de tout son entourage ! Je pense que Sarkozy agit plus par opportunisme que par tradition familiale. Anecdote amusante, j’ai rencontré dernièrement, sur la place Péreire, près des Champs-Elysées, Patrick Buisson, un homme brillant, un des conseillers de Sarkozy durant la présidentielle. Sarkozy avait le choix entre capter les voix du centre ou capter les voix de l’extrême droite, c’est-à-dire les voix de Le Pen. Et Patrick Buisson qui, lui-même, vient de la « droite nationale » (il avait une fonction importante à l’hebdomadaire Minute) lui a conseillé de pêcher les voix de Le Pen. Seulement, pour prendre les voix de Le Pen, il fallait tenir un peu le discours de Le Pen sur les immigrés, les banlieues ; en parlant de les « nettoyer au karcher », il allait encore plus loin que Le Pen !. Mais comment faire pour ne pas être considéré comme raciste et pour qu’il n’y ait pas une campagne contre lui dans toute la presse française qui l’assimile à Le Pen ? Eh bien, c’est très simple : il se présente comme sioniste. Autrement dit, il a avec lui, par exemple, la LICRA (Ligue contre le racisme et l’antisémitisme), dont le président est Patrick Gaubert, qui est un de ses meilleurs amis, un sioniste militant lui aussi. Vous voyez ?

J’ai remis mon livre à M. Buisson ; quand il a lu le titre, il m’a dit « Mais, vous savez, Nicolas Sarkozy ne se sent pas spécialement juif, il se sent immigré hongrois ». Je lui ai répondu : « C’est exactement ce que je dis, c’est par opportunisme, c’est par démagogie, ou en tout cas par intérêt politique, qu’il est allé vers le lobby pro-israélien, américain d’abord, pour ensuite faire sa tournée en Israël, et se présenter comme la valeur refuge des sionistes français ». J’ai ajouté qu’évidemment, comme il soutenait Israël, il espérait le soutien d’Israël en retour. Et là M. Buisson m’a dit « Ah, évidemment, c’est vrai qu’il soutient Israël, on ne peut pas dire le contraire ». Il disait ça sur un ton presque désabusé, mi-ironique.

Silvia Cattori : Pas de réactions judiciaires ? Pour bien moins, le simple sketch de l’humoriste Dieudonné en 2003 avait déclenché une avalanche de procès. L’Etat s’en était mêlé, ce qui avait conduit Dieudonné à être poursuivi par une ribambelle de tribunaux. L’antisémitisme trop galvaudé n’est-il plus un argument qui porte ?

Votre avocat, Maître John Bastardi Daumont, a qualifié le refus par le milieu de l’édition française de diffuser votre livre, de « censure par le vide » [10] N’est-ce pas là le signe que les droits fondamentaux sont menacés en France ? Peut-on parler de censure politique pour autant ?

Paul-Éric Blanrue : L’excellent et très courageux John Bastardi Daumont, qui bataille avec ardeur à mes côtés, a trouvé là le mot juste. Mais attention, mon livre n’est pas interdit, au sens légal, je ne peux pas parler de censure politique. Je ne connais pas la raison exacte pour laquelle il n’a pas été diffusé. Cela dit, mon livre est très posé, ce n’est pas du tout un pamphlet, je donne 500 références. Sa non diffusion en France reste donc une chose bizarre. Mais surtout, les journalistes français, eux, auraient dû en parler, auraient dû se dire « Tiens, un livre qui parle de Sarkozy qui n’est pas diffusé en France, c’est très étonnant ! » Or pas un journaliste français n’en a soufflé mot alors que, l’année dernière, quand j’ai publié deux livres - « Carla et Nicolas, Chronique d’une liaison dangereuse » et « Jérôme Kerviel seul contre tous »- j’ai eu une très large couverture médiatique.

On a voulu faire le silence total sur mon livre. Ce qu’ils ne savent pas est que mon livre en est déjà à la seconde édition. J’introduis des corrections, mon avocat y ajoutera une préface, où il expliquera dans le détail le concept de censure par le vide. On est en bonne voie pour trouver un diffuseur français. Le livre est traduit en anglais, en espagnol et en arabe.
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Ven 10 Juil 2009, 18:02

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Quant à l’accusation, fausse, d’antisémitisme, face à des gens qui ne le sont pas, elle ne porte plus du tout, en particulier chez la jeune génération. C’est un argument trop daté, qui a été trop utilisé. Les jeunes, sur internet, ont trouvé un petit gimmick pour se moquer des gens qui utilisent cet argument, ce sont les « points Godwin »… C’est comme un joker ; on dit : « Tu as utilisé l’argument d’Hitler tu as perdu, tu es éliminé automatiquement du débat » !

On l’a vu avec le livre de Pierre Péan sur Kouchner [11]. Cela n’a pas marché. Cet argument ne fonctionne plus. Je suis totalement décomplexé et j’appelle les Français à l’être tout autant.

Silvia Cattori : Vous étiez-vous attendu à ce bannissement humiliant ?

Paul-Éric Blanrue : Ce n’est pas du tout humiliant ! Au contraire c’est honorifique ! Cela montre que j’ai vraiment touché la cible au coeur.

Silvia Cattori : Vous avez dit n’avoir peur de rien. Pourtant, j’ai noté que les gens qui vous lisent et vous apprécient ont peur pour vous. Ils vous qualifient de « courageux ». Ce qui laisse penser qu’il faut du cran pour parler d’Israël et de ceux qui légitiment ses crimes. Vous parlez d’une réalité très inquiétante, faite de manipulations et d’impostures dont l’objectif machiavélique n’est-il pas de préparer la prochaine guerre ? Cela vous honore mais vous expose ?!

Paul-Éric Blanrue : Ce livre est apprécié parce qu’il vient confirmer ce que les gens pressentent, comprennent, mais n’osent expliciter, ou ne le peuvent par manque d’information. En ce qui concerne la prochaine guerre, je crois effectivement qu’Israël se croit obligé, pour survivre, d’entretenir un climat belliqueux permanent. Il y a des divisions en Israël aussi. En fait, ce qui leur permet d’assurer leur cohésion, c’est la désignation d’un ennemi commun, hier Saddam, aujourd’hui Ahmadinedjad.

Silvia Cattori : L’échec de la politique du « Grand Moyen-Orient » de Bush, le discrédit et l’affaiblissement des USA, sont un sujet de préoccupation pour les autorités israéliennes. Sarkozy n’est-il pas arrivé pile, comme un miracle pour Tel Aviv ?

Paul-Éric Blanrue : Miracle préparé tout de même de longue date. Depuis la seconde Intifada, en 2000, ils ont misé sur Sarkozy, sur le bon cheval ; et lui, il a vu tout l’intérêt politique qu’il pouvait en tirer.

C’était donnant donnant. Lui, il s’est dit : je vais être porté au pouvoir grâce aux réseaux ; et les états-majors israéliens se sont dit : une fois que nos amis seront arrivés au pouvoir nous allons avoir un pays de plus dans notre escarcelle pour soutenir l’axe Israël- Etats-Unis.

Ils ont gagné sur toute la ligne, pour le moment. Leur seul problème est que Sarkozy n’avait pas prévu ce que dirait Obama. On pensait qu’Obama allait être un bon pro-israélien, un bon sioniste avec Emanuel Rahm à ses côtés.

Cela dit, attention, il se peut que Sarkozy soit comme le poisson pilote de Washington. Qu’il soit celui qui va plus loin que l’administration Obama pour tâter le terrain.

Silvia Cattori : Nous venons de le vérifier avec l’Iran ! Là où des dirigeants un peu rationnels, comme Obama, sont restés d’abord très prudents, réservés, les pro-israéliens, ce réseau sioniste que vous avez très bien identifié, les ont forcés à crier avec les loups. Sarkozy ne s’est-il pas ridiculisé en convoquant deux diplomates iraniens ? Voulait-il faire oublier ce qui est au cœur du problème : la Palestine ?

Paul-Éric Blanrue : Oui, bien sûr. C’est une opération de diversion par rapport aux excès de l’armée israélienne en Palestine. Les mêmes qui ont justifié Gaza, sont ceux qui vont défiler contre l’Iran. Sarkozy est ridicule mais, pour le moment, les Français ne s’en aperçoivent pas. Pour le moment, je suis l’enfant du conte d’Andersen qui dit « le roi est nu ». C’est un peu mon statut ; tout le monde voit qu’il est obsessionnellement pro-israélien mais personne n’ose le dire.

Silvia Cattori : Les plans de guerre de Sarkozy – Kouchner contre l’Iran sont-ils toujours sur la table ?

Paul-Éric Blanrue : C’est sûr qu’ils vont tout essayer pour déstabiliser ce pays dans les prochaines années. Israël a l’Iran en tête. La France va tout faire pour aider Israël. Mais je crois qu’avec l’Iran, ils sont tombés sur un os. Certains ont essayé de déstabiliser l’Iran de l’intérieur : ils n’y sont pas arrivés. Ils n’y parviendront pas. Il peut y avoir une guerre. Mais les Etats-Unis n’attaqueront pas l’Iran, je crois. Ils ont quantité d’autres possibilités pour déstabiliser l’Iran.

Silvia Cattori : Cette emprise du réseau pro-israélien en France s’est accentuée au moment même où, aux USA, les néoconservateurs avaient perdu de leur allant. Au moment aussi où Bush, l’allié d’Israël, battait de l’aile. Sarkozy ne s’est-il pas démené pour sortir Israël de ce mauvais pas ? Ne se prend-il pas pour le chef du réseau des néoconservateurs pro-israéliens dans le monde ?

Paul-Éric Blanrue : C’est une très bonne définition. Il est devenu le remplaçant de Bush. J’ai l’impression que la stratégie israélienne est une stratégie de fuite en avant désespérée ; je vois que les peuples du monde entier se révoltent. Souvenez-vous de la conférence « Durban II » [12]. Les sionistes s’y sont préparés durant trois ou quatre ans pour la déstabiliser. Ils ont fait un flop.

Le jour où les Etats-Unis comprendront qu’Israël leur est préjudiciable, ce qui lui pend au nez, c’est la fin du soutien financier et militaire. S’ils coupent les fonds, que va devenir Israël ? Ce n’est pas la France qui peut soutenir financièrement l’effort militaire d’Israël !

Silvia Cattori : L’accord militaire signé entre la France et l’Émirat d’Abu Dhabi, lors de l’inauguration par Sarkozy d’une base militaire, n’a-t-il pas placé la France aux avant-postes d’un éventuel conflit avec l’Iran ?

Paul-Éric Blanrue : C’est exactement le sujet de mon livre. Sarkozy met la pression sur l’Iran, parce que c’est un pays qui, sur le plan géostratégique, n’est pas contrôlé par les États-Unis. Jointe à ces raisons il y a la question métaphysico-politique d’Israël qui, lui, a ses propres intérêts. Je crois que Sarkozy est devenu plus pro-israélien que pro-américain. Il veut devenir le nouveau Bush.

Sarkozy nous entraîne dans une course effrénée vers la guerre.

J’aimerais maintenant que les questions graves que je soulève dans « Sarkozy, Israël et les Juifs » soient mises sur la table, que l’on puisse en discuter avec les responsables politiques. Et que l’on nous explique où nous allons maintenant que la France soutient Israël ! Rappelez-vous Kouchner qui avait proclamé en 2007 que l’alternative « c’est la guerre ».

Israël et ses amis sont persuadés que la guerre leur permet d’exister. Ils ne peuvent pas exister sans cela. S’ils ne bougent pas, ils se dégradent, ils se liquéfient. Ils sont obligés d’être toujours à l’attaque. S’ils sont dans la moindre position défensive pour Israël, ils sont perdants. Ils doivent attaquer en permanence. C’est pour cela qu’ils perdront.

Silvia Cattori : Sans Bernard Kouchner, sans sa diplomatie brutale, violente, sans son vernis « socialiste », Sarkozy aurait-il pu réussir à faire avaler aux Français cet asservissement total à Israël et cette formidable animosité à l’égard de tous les États qui représentent un obstacle au projet atlantiste, Tel Aviv – Paris – USA ?

Paul-Éric Blanrue : Les Français se désintéressent de la politique étrangère. Sans Kouchner, il y en aurait eu un autre, et ça se serait passé de la même façon. Sarkozy a été programmé pour accomplir un programme précis : il l’a fait. S’il cessait de donner des signes forts d’adhésion à Israël, il est probable que les réseaux qui l’ont aidé à accéder au pouvoir le laisseraient tomber. Il n’a aucun intérêt à les décevoir. Il va donc continuer, puisqu’il veut manifestement se faire réélire en 2012.

Silvia Cattori : L’appellation « Sarkozy l’Israélien » prend donc tout son sens ?

Paul-Éric Blanrue : Vous savez que ce n’est pas moi qui l’ai le premier appelé « Sarkozy l’Israélien », ce sont certains cercles israéliens.

Silvia Cattori : En conclusion, la politique de Sarkozy peut avoir de graves conséquences sur la politique intérieure, si la « Loi Martin Luther King », devait passer. Et, sur le plan extérieur, alors que l’indépendance de décision de la France a déjà été compromise par son retour dans le commandement intégré de l’OTAN, l’alignement de Sarkozy sur Tel Aviv conduit la France sur un chemin très dangereux : à se faire la complice de ces opérations de déstabilisation criminelles engagées par le Mossad, pour assurer – comme vous l’avez dit – le « climat belliqueux permanent dont Israël a besoin pour survivre ». C’est-à-dire à favoriser le déclenchement de nouvelles guerres. N’est-ce pas cela le plus grave ?

Paul-Éric Blanrue : En France, Sarkozy dirige tout, ou en tout cas, tente de le faire car en réalité ses moyens d’action sont limités par la crise, par l’Europe, etc. Il gesticule beaucoup. On l’entend tous les jours ou presque à la télévision, comme s’il était une speakerine. Mais même si ses moyens d’action ne sont pas aussi importants que certains le redoutent, il a encore la capacité de nous entraîner dans une nouvelle guerre, car il reste le chef des armées ! Sur ce plan, mon livre tire la sonnette d’alarme. Je veux informer les Français des risques encourus par notre pays. Plus la France soutient Israël, plus nous risquons d’entrer un jour en guerre à ses côtés, au Liban, en Iran ou ailleurs. Mais pour m’entendre, encore faudrait-il que mon livre soit diffusé dans mon propre pays ! Il y a des jours où je me demande où est passée la France. Heureusement, je suis optimiste de nature. Et, comme historien, je sais qu’aucun combat n’est jamais perdu d’avance, surtout dans notre pays, parfois long à la détente, mais qui a la tête dure.
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Dim 12 Juil 2009, 11:12

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Hénin-Beaumont, ultimes questions

Saura-t-on jamais pourquoi les habitants de Hénin-Beaumont n'ont finalement pas voulu mettre la liste du Front national à la tête de leur mairie ? Ont-ils cru que les loups entraient dans leur ville ? Que Marine Le Pen était antisémite et nostalgique de la Waffen-SS bien qu'elle ait construit sa carrière politique sur le refus systématique des « dérapages » reprochés à son père ? Ont-ils entendu le chant élyséen qui les exhortait à sauver la démocratie en danger ? Ont-ils compris que Valérie Pécresse les incitait à ne pas voter pour le FN après leur avoir dit de ne pas choisir, et que les appels de Xavier Bertrand en faveur du « front républicain » rendaient furieux les (rares) électeurs UMP du cru ? Ont-ils voulu éviter que le Ch'ti de New York Dany Boon ne décide Obama à envoyer les « boys » pour les libérer ? Ont-ils deviné que Martine Aubry nettoierait au plus vite les écuries d'Augias du socialisme nordiste ? Ont-ils voulu favoriser la candidature de Bruno Gollnisch à la succession de Jean-Marie Le Pen ? Mettre un coup d'arrêt à la vague « populiste et nationaliste » montée partout lors des européennes ? Permettre à Nicolas Sarkozy de continuer à s'enorgueillir d'avoir « tué Le Pen » ? Ont-ils craint que les subventions régionales et départementales leur soient supprimées ? Que leurs services sociaux ferment les uns après les autres ? Ont-ils voulu se débarrasser des bataillons de journalistes, caméras au poing comme des armes, qui détruisaient la tranquillité de leur existence ? Et derrière eux, la centaine de militants d'extrême gauche antiraciste montés de Paris pour casser du « fasciste » ? Ont-ils eu peur d'être ostracisés éternellement alors qu'ils subissaient déjà la face obscure de la « mondialisation heureuse » : désindustrialisation massive, chômage de masse, immigration débridée, violence croissante ? Salauds de pauvres.

Éric Zemmour
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Jeu 16 Juil 2009, 11:56

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Affaire Halimi : Alliot Marie condamne la justice

En cédant à la pression de quelques organisations juives très habiles, Michèle Alliot Marie a commis son premier impair, sérieux, en tant que Ministre de la Justice : en acceptant un second procès pour les complices de Fofana elle désavoue un remarquable travail de Justice, qui avait su échapper, malgré la pression, aux emballements passionnels de quelques illuminés.

Philippe Bilger l’a dit, et bien dit, le procès de ce qu’on a appelé le « gang des barbares » et de leur chef Youssouf Fofana, a été exemplaire, sur bien des points, et en premier lieu sur le fait qu’il a su échapper à l’excentrique mise en scène de la douleur d’une famille par des habitués de la récupération politique qui s’agitent dès qu’un grand procès se profile, si possible sur fond de soi disant lutte contre les racismes de tout poil. Le procès des assassins d’Ilan Halimi a su se maintenir à flot, rester digne et cohérent, en dépit d’un climat délétère à l’extérieur. Et les peines qui en ont découlé sont apparues du coup aux yeux de tous comme justifiées, équilibrées et cohérentes. Sauf pour la mère et la famille du mort, évidemment, mais la justice, le répétera-t-on jamais assez, n’est pas là pour guérir la douleur des victimes, elle n’est pas là pour soigner leurs âmes en peine ou guérir la société mais pour trouver les causes d’une dérive et par là même, ensuite, prévenir certains maux.

Que madame Halimi souhaite que tous ceux, toutes celles qui aient de près ou de loin participer à l’assassinat de son fils soient pendus haut et court est normal, compréhensible, humain. Mais la Justice est ailleurs. Et la Justice n’est certainement pas dans les pas de ces gogos, recouverts du drapeau israélien, qui font le siège du palais de Justice en attendant qu’on rejuge les bourreaux. En attendant que leurs idées soient entendues, sans restriction. Le Justice ne doit pas céder aux ordres, aux diktats, ni des politiques, ni des associations, sans quoi on n’en finira plus de juger et rejuger à l’envie, au nom de tout, au nom de rien, parce que jamais les familles en deuil, de toute façon, n’auront en face de leur douleur de peines assez exemplaires pour leur redonner la joie, ou l’espérance. La Justice n’est pas la foi, n’est pas une église.

Alliot Marie devrait le savoir, elle qui vient d’enfiler les bottes de marque de Rachida Dati, elle devrait le savoir que céder à des revendications identitaires ne peut que semer le trouble, attiser la haine de certains, et conforter les antisémites dans leur certitude qu’un lobby juif mène le monde, en France comme ailleurs. Alliot Marie, en accordant un second procès à la famille Halimi, au Crif et à SOS Racisme prend un risque inconsidéré et place d’un coup d’un seul juges, avocats, procureurs à la merci de donneurs de leçons souvent fantasques et qui ne sont là certainement pas pour atténuer la tristesse des familles, mais pour l’instrumentaliser et s’en servir comme tremplin pour des idées douteuses, pour le moins, radicales souvent.

Les complices de Fofana ont été condamnés, et certains à de lourdes peines. Dix ans, neuf ans de prison, ce n’est pas rien, surtout pour des jeunes gens. Combien vaut une complicité, de toute façon ? Tout dépend de quoi on est complice, me direz vous. Combien vaut la séquestration, la torture et l’assassinat d’un jeune homme ? Une vie sans doute, ou plusieurs, mais aucune peine ne changera la mort, de toute façon. Le meurtre d’Ilan Halimi a marqué les esprits parce que ce meurtre s’accompagnait de relents antisémites notoires. Sans ces relents là, l’affaire aurait fait le bruit d’un sordide fait divers, comme il y en a malheureusement quelques uns chaque année, ici. Et puis l’affaire a eu un fort retentissement grâce à Fofana, clown sordide, qui en a rajouté des litres, à coup de provocations puériles et de déclarations stupides, qui a enfilé avec délectation le costume de barbare en chef, sans qu’on sache vraiment d’ailleurs si ce qu’il disait tenait du lard ou du cochon. Fofana a accepté l’étiquette antisémite, l’a revendiqué, haut et fort, trop haut et trop fort peut-être pour être honnête. Il savait dès lors qu’il passerait de l’état d’accusé à celui de monstre, de symbole de ce que beaucoup appelle « l’antisémitisme à la française », sorte de fantasme soigneusement cultivé d’un relent censé perduré depuis les années 40 dans notre beau pays. C’est toujours ce délire là qu’on nous ressert. La France et les Juifs, histoire nébuleuse, jamais affrontée, jamais tirée au clair, donc sujette à toutes formes d’interprétation, constamment, et en tout cas au moindre fait divers censé rappeler les temps obscurs. Le jour où l’on se penchera vraiment sur notre honte, on y verra plus clair, mais ce n’est pas demain la veille. Et en attendant, la décision d’Alliot Marie risque d’avoir évidemment l’effet exactement contraire, confortant ceux qui voient dans « les juifs » une sorte de société secrète aux ordres de laquelle se tiennent la Justice et les Politiques, les Médias et l’Economie. C’est Dieudonné qui doit se frotter les mains. Et c’est aux petits malins qui manipulent la juste lutte contre l’antisémitisme que l’on doit cela. Qui font tout pour maintenir toujours debout les vieux décombres.

Que Madame Halimi ne se fasse aucune illusion : nulle justice ne lui rendra son fils, nulle justice n’atténuera sa peine, nulle justice ne gommera les tortures subies. Mais en s’entêtant ainsi, elle risque de voir un procès digne se transformer en pantalonnade politique où seuls ceux qui cherchent à tout prix l’affrontement sortiront vainqueurs.
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Sam 18 Juil 2009, 16:55

Voilà ce qui reste de la Palestine:

http://4.bp.blogspot.com/_-bOuOvUehso/Skyt9vI7eRI/AAAAAAAAAUM/eX-KWPxhufM/s1600-h/5935_1187434648998_1322265342_30494985_4945767_n.jpg
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Mar 21 Juil 2009, 13:18

Citation :
Le mythe de l’abondance face à la réalité des violences urbaines

Face à la montée de la violence dans les établissements scolaires, la réponse des pouvoirs publics, reposant sur le renfort de l’arsenal répressif, fait apparaître une certaine incompréhension de la problématique spécifique aux jeunes en difficultés. Il devient urgent de dépasser la simple question sécuritaire pour orienter le débat public sur l’effacement de règles sociales, dans une société de consommation où l’abondance est élevée au rang de dogme.

Rappelons tout d’abord que notre économie a pour objectif de satisfaire, à partir de ressources rares, les besoins illimités des agents économiques. Par conséquent, la recherche du bien-être économique induit nécessairement un niveau de consommation supérieur. L’explosion des crédits à la consommation constitue à ce titre un bon révélateur de la contrainte de consommation imposée aux ménages par des firmes qui utilisent l’outil marketing pour susciter de nouveaux besoins.

Ainsi, notre société marchande a favorisé la poursuite d’une quête commune à l’ensemble des groupes sociaux : la consommation d’une quantité de biens et services toujours plus conséquente. A l’image des voyageurs, chaque ménage est tenu, sous peine d’être rapidement marginalisé, de posséder un « kit de survie » composé de biens et de services (portable, voiture, etc.) évoluant avec le niveau de consommation. Dès lors, le plus grand danger pour cette société réside dans la non-obtention d’un niveau de consommation suffisant chez les individus, susceptible de créer un manque à assouvir coûte que coûte.

Or, et les vols de lecteurs MP3 et de téléphones portables sont là pour le rappeler, l’urgence à satisfaire le besoin de consommation a pris le pas sur le contrôle opéré par les règles sociales. Telle la dépendance à une drogue dure, le manque insoutenable de consommer des biens et des services, plus particulièrement chez les jeunes générations, conduit un grand nombre d’individus à enfreindre les institutions formelles (lois, règlements) et informelles (règles morales).

La situation des quartiers difficiles constitue une parfaite illustration de ce constat social dans lequel l’escalade de la violence en direction de la police et des établissements scolaires s’explique en partie par l’exclusion du rêve consumériste. En pénétrant dans les collèges et lycées, les délinquants, au-delà des gains obtenus (vols, racket), manifestent leur rejet d’une institution, qui à travers leur échec scolaire, les a conduit à ne pas accéder à l’abondance.

Dès lors, il est légitime de penser que la menace d’une sanction supplémentaire ne permettra pas de solutionner ces actes délinquants. Les gouvernements pourront multiplier les législations, ils se heurteront à une opposition sociale dont l’origine se situe au cœur même de notre modèle de société, basé sur la consommation. Seule l’opposition à ce mythe pourrait réellement modifier notre mode de vie.

Malheureusement, cette remise en cause apparaît pour le moins compromise si l’on considère que l’objectif principal des politiques anti-crise est de retrouver la voie de la croissance, unique solution trouvée à ce jour à la problématique du progrès humain. Il semble que l’épisode de la crise économique actuelle ne remette en aucune façon en cause notre dépendance au chemin tracé par un système dans lequel l’abondance est, à tort, interprétée comme le synonyme du bien-être.

Gérard Marty est enseignant agrégé d’économie-gestion au lycée F. Chopin de Nancy, assesseur au tribunal pour enfants de Nancy et doctorant en sociologie.
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Mer 22 Juil 2009, 10:09

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La nouvelle Inquisition : sionisme en France

La nouvelle Inquisition : le sionisme impose ses lois, ses sanctions et ses silences en France. Une nouvelle victime des réseaux d’influence sioniste qui tentent imposer leurs lois dans notre République vient de tomber, Richard Labévière et vous n’en avez rien su.

Certains voudraient constituer le corps "vertueux" des défenseurs de la "Liberté d’expression", mais représentent en réalité la nouvelle Pravda qui décide quelle "vérité" EST vérité et qui a droit d’exprimer opinion dans ce pays sans risquer dénonciation infamante, menace ou sanction. Ce réseau d’intrigue ne défend qu’une seule cause qui est celle des intérêts du sionisme le plus radical.

Les journalistes, comme Richard Labévière qui vient d’être licencié de RFI, sont les premières victimes de cette nouvelle Inquisition qui frappe aussi d’autres intellectuels dès lors qu’ils critiquent la politique de l’Etat d’Israël ou même seulement apportent des informations qui permettent de mieux comprendre la vraie nature du sionisme.

Malédiction sur ceux-là immédiatement taxés d’antisémitisme comme d’autres furent jadis taxés d’apostasie ou d’hérésie jusqu’à mériter la mise au bûcher après la torture dont la forme moderne est représentée par la mise au ban de l’infamie, les procédures judiciaires abusives et le harcèlement éternel de ceux dont on attend qu’ils fassent leur autocritique ou renoncent à la vie publique pour prix d’une tranquillité qui leur serait sinon refusée avec un acharnement sans limite.

Que ces nouveaux inquisiteurs soient tolérés par les plus hautes autorités du pouvoir exécutif, législatif et judiciaire peut nous inquiéter sur l’indépendance même de ce pays et sur l’influence qu’il peut subir dans ses choix en politique étrangère. Que ces nouveaux inquisiteurs au service du sionisme ne soient pas tous d’une origine communautaire que d’autres revendiquent ouvertement peut aussi nous inquiéter sur la présence, sur notre propre sol, d’un courant qui outre-Atlantique forme la frange néoconservatrice-sioniste dont nul ne songe à nier l’existence ni le rôle qu’elle a pu jouer dans les orientations politiques guerrières de l’Empire américain !

Il est permis de penser que, au-delà de la solidarité indispensable avec les personnes victimes de cette nouvelle Inquisition, nous ne devrions pas ignorer dans quel contexte politique se passent ces actes : il ne s’agit pas seulement de "règlements de compte" qui devraient se résoudre devant la justice en faveur des victimes stigmatisées. Il s’agit d’une stratégie politique globale visant à préparer l’opinion à une adhésion sans limite aux théories du "choc des civilisations" et au ralliement avec la frange la plus belliqueuse de cette idéologie qui nous prépare un siècle de sang et de terreur, pas seulement au Moyen-Orient, en réplique à des actes issus de minorités le plus souvent non-étatiques dont la violence insupportable ne peut être niée, mais il nous est demandé d’accréditer les confusions, les amalgames et les mensonges qui désignent déjà comme "terroriste" tous ceux sur la planète qui songent seulement "à se défendre" contre nos prétentions dominatrices.

1 / L’AFFAIRE RICHARD LABEVIERE

Cet écrivain et journaliste de réputation internationale a été licencié le 12 août 2008 de Radio France Internationale, dans des conditions de brutalité inouïe, qui témoignent des nouvelles méthodes de gestion sous la présidence de Nicolas Sarkozy et du triomphe néo-conservateur de l’équipe atlantiste gravitant dans la sphère directoriale du pôle audiovisuel extérieur français (1).

La raison invoquée pour ce licenciement ? Richard Labévière est accusé de ne pas avoir informé la direction de la radio de l’interview du président syrien Bachar El Assad qu’il avait réalisée à Damas et qui a été diffusée le 9 juillet par TV5 et le 10 juillet par RFI, à la veille de la venue officielle d’El Assad à Paris, sur invitation du président Sarkozy.

En réalité, ce prétexte solde définitivement un contentieux plus ancien : Richard Labévière avait déjà été évincé du poste de rédacteur en chef de RFI pour avoir apporté son soutien à Alain Ménargues, lui-même contraint à la démission pour « antisémitisme » sur demande de l’ambassadeur d’Israël en France, Nissim Zvili ! Il fut ensuite responsable de l’émission matinale « propose ? », qui lui a été retirée en 2005, sur demande du même ambassadeur. Il ne lui restait plus que l’émission « géopolitique, le débat », 40 minutes le samedi. Il ne l’a plus… Il est vrai qu’il avait aussi écrit avec Bruno Jeanmart un livre, Bernard-Henri Lévy ou la règle du Je, sans complaisance envers le médiatique BHL. Il est vrai aussi qu’il persistait à dire que Tel-Aviv (et non pas Jérusalem) était la capitale d’Israël, parler comme l’ONU devient suspect désormais… Quatre jours après le licenciement, cette information n’est parue que dans la presse étrangère, bizarre non ? La peur régnerait-elle dans les cercles médiatiques ? Il est vrai que Richard Labévière avait "aussi" écrit des articles soutenant la cause palestinienne et un livre avec Pierre Péan, Bethléhem en Palestine, qui lui avait valu des menaces…

2 / UNE AFFAIRE PARMI D’AUTRES…

On se souvient comment en 2003 fut stigmatisé Pascal Boniface directeur de l’IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques) pour avoir osé écrire un essai, Est-il permis de critiquer Israël ? (2), succédant à une note sur le même sujet rédigée en interne pour le Parti socialiste en 2001 (3). Il n’est pas inutile de rappeler que cet épisode déboucha sur son éviction du Parti socialiste dont la bienveillance entretenue des représentants de la communauté juive se proclamant eux-mêmes soutien inconditionnel d’Israël semblait électoralement stratégique, même si cette allégeance devait trouver plus tard une sanction cinglante… Pascal Boniface avait eu l’occasion de dire qu’il ne croyait pas à l’existence d’un "lobby juif", mais à celle d’un lobby pro-israélien dépassant la communauté juive (4). En effet, nous pouvons le constater au travers de chacune de ces affaires, comme a pu être observée la manière singulière dont la presse fait état des conflits de cette nature, analysée par exemple par Acrimed au sujet de la démission du PS résultant de ce profond désaccord (5). Dominique Vidal du Monde diplomatique avait en 2002 déjà explicité "les alliances douteuses des inconditionnels d’Israël… au nom du combat contre l’antisémitisme" (6).

Cette affaire exemplaire, car les données du problème y étaient explicites, n’a pas été la seule. Chacun se souvient des procédures, menaces et invectives qui ont souillé les personnes comme Edgar Morin (7-8-9), Daniel Mermet (10-11) ou Charles Enderlin (12) pour n’évoquer que les plus médiatisés. Mais il y eut aussi Bruno Guigue (13) et le dernier en date des victimes de cette nouvelle Inquisition est le dessinateur Siné (14).

Il n’est pas même utile de rappeler que ces mêmes vertueux défenseurs de "vérité" font presque tous corps défensifs autour des islamophobes déclarés comme Robert Redeker (15), démontrant si cela était encore nécessaire que leur combat n’est pas mené au nom des libertés, mais au nom du choc des civilisations.
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Mer 22 Juil 2009, 10:10

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3 / UN CONTEXTE EVIDENT

Ces événements qui peuvent sembler d’une importance factuelle dérisoire représentent en réalité des faits d’une importance majeure. Ils nous révèlent un glissement de nos perceptions qui nous fait banaliser l’intolérance. La crainte de l’inquisiteur contribue à faire accepter l’Inquisition. On peut y voir en effet l’effet de « la peur » qui a saisi nos sociétés depuis le 11-Septembre 2001. On peut aussi y voir l’impact d’une sournoise propagande au quotidien qui travaille pour banaliser aussi bien le découpage du monde en un axe du bien et un axe du mal, légitimant toutes les lois sécuritaires et les guerres préventives. Il est dans ce contexte attendu que les intellectuels ne soient au service que d’une seule cause qui sert les intérêts de l’Occident ; ceux d’entre eux qui tenteraient de garder une pensée « universaliste » sont suspects et discrédités, assimilés au camp déjà désigné ennemi ! Robert Redeker, dans sa sincérité délirante et sa phobie voyait partout une « islamisation des esprits ». En réalité, ce que "son affaire" avait révélé c’est tout le contraire, c’est une "islamophobisation massive des esprits". Ce que révèlent les excès de ceux qui croient défendre la lutte contre l’antisémitisme, c’est une sionisation massive des esprits.

Parce que les mots « tuent », il ne faut banaliser aucun discours excessif. Le tribunal de Nuremberg n’a pas jugé des combattants de terrain qui auraient survécu à leurs crimes, il a jugé les penseurs et les instigateurs de ces crimes qui avaient élaboré une idéologie faisant de l’intolérance un dogme.

Il est fait par certains de nos inquisiteurs permanents et autoproclamés souvent appel à Voltaire, en omettant de dire qu’il n’a jamais préconisé de taire la critique, mais seulement de la fonder sur la raison et non sur la force. Qui peut imaginer qu’un Voltaire aurait signé un soutien inconditionnel à une thèse dont il aurait détesté le contenu, sans engager toute son énergie d’abord pour la combattre ? C’est ce que semblent avoir collectivement oublié nombre de ceux qui croient devoir donner leur bénédiction laïque à des propos islamophobes détestables, ou tolérer que l’exigence d’une communauté puisse dicter sa loi dans nos institutions républicaines comme dans nos médias... Tous ceux-là, qui ne perçoivent pas le danger ou acceptent en connaissance de cause les conséquences prévisibles, sont déjà formatés à une pensée de l’intolérance qui pourrait bien mener le XXIe siècle vers la tragédie.

Rares sont ceux qui s’interrogent, comme Mohammed Arkoun (16) dans Histoire de l’Islam en France (Albin Michel 2006), sur l’émergence de l’islamisme, mais aussi sur la construction médiatique de l’islamophobie. Assurément un ouvrage tel que celui-là doit paraître insupportable à tous les annonciateurs du « choc des civilisations ». Il se pourrait que la survie même de notre société dépende de notre capacité à reconquérir une pensée obscurcie, non par l’islam, mais notre peur de voir s’ébranler nos dogmes hégémoniques et nos certitudes intellectuelles.

Plus rares encore sont ceux qui savent la pénétration de l’entreprise sioniste qui prétend infléchir les politiques de l’Occident tout entier dans le sens de ses intérêts ressentis. Ils existent pourtant ces "lanceurs d’alerte" ou "avertisseurs d’incendie" pour évoquer Walter Benjamin, qui interrogent l’opinion et souvent leur communauté sur les conséquences prévisibles d’une telle déraison : dans Actualité juive, Jean Robin peut s’interroger sur la "judéomanie" et le rôle des lobbies communautaires, mais cette même interrogation relève de l’antisémitisme en dehors de ces cercles autorisés (17). Pierre Stambul peut alarmer sa communauté sur les périls que représente l’assimilation de l’antisionisme à l’antisémitisme (18). Tony Judt argumente "Trop de Shoah tue la Shoah" (19). Enzo Traverso, auteur d’Interpréter le fascisme, Allemagne nazie et Espagne inquisitoriale. Le comparatisme historique de Christiane Stallaert, nous propose : "Messianisme, orientalisme et holocauste. Un bilan historique du sionisme" (20). Ailleurs, l’inquiétude peut s’exprimer plus clairement et Hassan Nafaa d’écrire : "Sauvegarder les Etats-Unis de l’emprise d’Israël. Le rôle hégémonique d’Israël dans la formulation de la politique étrangère états-unienne est la plus grande menace pour la paix mondiale" (21). Jonathan Cook peut dénoncer dans une conférence tenue à Haïfa « l’impasse du Sionisme : la séparation ou le nettoyage ethnique ? L’enfermement par Israël de Gaza vise à accomplir les deux » (22). Le groupe religieux YECHOUROUN produit de multiples textes sur la thématique "Judaïsme contre sionisme" (23).

Autant d’auteurs que nos inquisiteurs nationaux doivent classer déjà du côté du diable... La critique de la politique israélienne reste un sujet tabou en France, sauf à prendre des risques d’une convocation pas toujours symbolique devant le grand tribunal inquisitorial de "la" cause au-dessus de toutes les causes, qui prétend même asservir les services de la République à ses exigences.

CONCLUSION


Nous n’échapperons pas, même au péril de notre confort intellectuel tenté par la simplification de toute pensée et voyant que nombre de ces inquisiteurs se parent de la toge des philosophes, à la réouverture du vieux questionnement « Misère de la philosophie ? » ouvert par Proudhon.

Sauf à consentir au pire qui serait de laisser les ennemis de la pensée diriger le monde, nous n’échapperons pas non plus à l’exigence d’un retour vers une réflexion qui ne soit pas asservie par l’opinion dominante (actuellement politico-médiatique plus qu’académique).

Il est urgent de dire que la pensée peut et doit être véritablement mise au service de la recherche d’une émancipation humaine universelle. Si par aveuglement ou paresse nous en restions là, les listes de pétitionnaires « pour Redeker ou contre Charles Enderlin ou contre Siné » pourraient bien désigner déjà ceux qui démissionnent dans ce combat, car ils ont revêtu déjà l’armure des croisés qui prêchent pour nous entraîner vers l’abîme de nouvelles guerres préventives aux conséquences incalculables sur de longues décennies…

L’enjeu n’est pas seulement de défendre des hommes, comme Richard Labévière, dernier blacklisté du nouveau mac-carthisme sarko-sioniste, il est d’empêcher une perversion profonde de la démocratie "embedded" dans une guerre de civilisation qui n’aurait jamais dû être la sienne, mais que certains cultivent comme une croisade existentielle.

JACQUES RICHAUD
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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Mer 22 Juil 2009, 10:23

En Christ a écrit:
Voilà ce qui reste de la Palestine:

http://4.bp.blogspot.com/_-bOuOvUehso/Skyt9vI7eRI/AAAAAAAAAUM/eX-KWPxhufM/s1600-h/5935_1187434648998_1322265342_30494985_4945767_n.jpg

Béni sois tu Seigneur ! cheers
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En Christ



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MessageSujet: Re: Questions au cœur de nos choix de société   Mer 22 Juil 2009, 10:52

Jean Robin : Halimi surmédiatisé, William Modolo sous-médiatisé

http://www.fdesouche.com/articles/56401
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Questions au cœur de nos choix de société
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