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 Démocratie et Monarchie

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MessageSujet: Démocratie et Monarchie   Mer 03 Juin 2009, 13:25

Voici un texte en deux parties, susceptible d'intéresser du monde.
Merci de donner vos avis.

Un livre (1) est paru aux États-Unis qui suscite de nombreux débats dans les milieux
libertariens ( ultra-libéraux) et chez les économistes.

En France, le silence a été total jusqu'à présent : Le livre n'est pas politiquement correct.
Pensez, l'auteur prétend que la monarchie est de loin préférable à la démocratie !
et ce qui est nouveau, c'est que sa démonstration est fondée sur la science économique.
L'auteur Hans-Hermann HOPPE, est un allemand, professeur d'économie, docteur de
l'Université de FRANCFORT sur le MAIN. Pour l'instant, il enseigne aux États-Unis,
à LAS VEGAS, à l'Université du NEVADA ; >> et vient d'écrire un livre qui fait
grand bruit outre-atlantique.

<< Sa thèse est la suivante : « Du point de vue de la science économique, une monarchie
est un régime où le pouvoir politique est privatisé dans les mains d'une dynastie. Une
démocratie est un régime où le pouvoir politique est nationalisé ou collectivisé, donc
remis aux mains du peuple. »

<< Les conséquences sont les mêmes que pour une entreprise privée. Dès qu'elle est
nationalisée, l'entreprise rentable se met à avoir des déficits (2). « Le roi, parce qu'il
est propriétaire a le souci, non seulement des revenus du pouvoir mais aussi du capital.
Il va donc faire des choix rationnels de bon père de famille, en ayant en vue l'intérêt à
long terme de la dynastie, et du pays. Le chef démocratique élu, en revanche, n'est pas
propriétaire. » Il n'est que gérant pour cinq ans, soumis à réélection. Son intérêt est de
maximiser les revenus du pouvoir à court terme, pour plaire aux catégories qui vont le
réélire. Il n'a aucun souci du capital à maintenir ou à accroître. Pire encore, si ce chef
démocratique a des scrupules et ne joue pas le jeu politique par souci du pays en longue
période, il sera sans doute battu par un démagogue sans scrupules à la prochaine élection.>>

<< En effet, pour HOPPE, le fait que le pouvoir soit ouvert à tous n'est pas nécessairement
un avantage. « la compétition n'est pas toujours un bien. La compétition pour produire
des biens est une bonne chose. La compétition pour escroquer autrui est un mal. Or, l
a compétition électorale démocratique , qui consiste à exploiter l'envie des plus nombreux
contre les plus riches, est moralement dégradante. ». HOPPE ne mâche pas ses mots.
Pour lui, la démocratie élève la préférence pour l'immédiat. Or, une forte préférence
pour l'immédiat caractérise les êtres peu civilisés. La civilisation suppose suffisamment
de discipline pour préférer un bien durable à long terme à une jouissance fugitive à court
terme. Or, seule la monarchie privilégie le long terme.>>

<< La monarchie est restée le régime dominant en Europe jusqu'à la guerre de 1914-1918 (3).
Pour HOPPE, la monarchie naît naturellement de la croissance des sociétés. « Certains
hommes deviennent les protecteurs des autres et finissent par fonder une dynastie royale.
Par contre, comme les masses n'ont pas d'ascendant naturel, les démocraties sont fondées
sur la violence d'une guerre et d'une révolution. » Les États-Unis ne font pas exception et
lors de l'indépendance américaine, nombreux furent les Anglais loyalistes à être expulsés,
et à être expropriés de leurs biens.>>

<< Pour notre auteur, l'Europe a eu le choix au début du vingtième siècle entre deux
modèles opposés : le modèle autrichien des HABSBOURG et le modèle démocratique
américain. Les Français avec Georges CLEMENCEAU et les Américains avec Woodrow
WILSON ont tout fait pour abattre l'AUTRICHE et les anciennes dynasties d'Europe
centrale et de l'Est. Résultat : on a eu HITLER et STALINE (3) .>>

<< Le XX ème siècle, siècle de la démocratie triomphante, a aussi été le siècle des républiques tyranniques fasciste, national-socialiste et communiste. La démocratie dérive naturellement
vers le socialisme car il est intéressant électoralement pour le pouvoir de redistribuer les
revenus en frappant les moins nombreux, c'est-à-dire les riches ! >>

<la préférence pour l'immédiat se sont accrus. La criminalité et la délinquance n'ont fait
que croître. La sécurité sociale a dé-responsabilisé les individus. La famille a perdu sa
valeur économique et la natalité s'est effondrée. Les mœurs se sont dégradées et une
sous-culture de masse vulgaire a envahi les esprits. La démocratie favorise l'égalitarisme
. Elle favorise l'immigration de mauvaise qualité et « l'intégration forcée », alors que l
es monarques, comme Frédéric II de Prusse ou Marie-Thérèse d'Autriche favorisaient
une immigration de qualité. Il vaut mieux naturaliser un immigré qui vit de l'aide sociale et
qui vote bien plutôt qu'un immigré génial pressuré par le fisc qui votera mal, écrit en
substance HOPPE.>>

<< Quel avenir ? Pour HOPPE, la démocratie occidentale va s'effondrer un jour comme
l'URSS l'a fait en 1989. Car elle mange le capital passé. La dette publique s'accroît sans
cesse et les régimes sociaux sont menacés de faillite. La démographie, minée par la politique
anti-familiale des classes politiques démocratiques, empêchera de financer les régimes
sociaux. Et pour notre auteur, cela détruira la réputation de la démocratie et fera voir
son vrai visage. Comment la remplacer ? HOPPE, en bon libertaire, rêve d'un monde
sans État, composé de propriétaires associés. Si ce n'est pas possible, il préfère la monarchie.
Il préfère aussi les petits États, comme le Liechtenstein, Monaco ou le Luxembourg, qui
font moins de mal que les grands !.>>
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MessageSujet: Re: Démocratie et Monarchie   Mer 03 Juin 2009, 13:29

Suite et fin :

Pour Hoppe, il semble que tout tourne autour d’un principe : la
préférence de l’immédiat et de son contraire, la préférence pour le long
terme, qui se manifeste à travers la propriété privée. La préférence
pour l’immédiat est mauvaise : elle caractérise l’attitude des
adolescents pour qui un besoin, ou prétendu tel, doit être, sans
attendre le résultat d’un effort, satisfait au plus vite : impulsivité,
imprévoyance et désintérêt pour ce qui n’est pas eux.
En revanche, la propriété privée, qui suppose épargne et investissement,
est bonne, car elle implique une vision à long terme. Et Hoppe, de
définir la monarchie comme un gouvernement basé sur la propriété privée
où le roi, développant cette vision à long terme de ses intérêts
s’efforce, par exemple, de ne pas taxer ses sujets inutilement et de ne
pas agir avec excès pour maintenir sa légitimité. Le roi, en tant que
propriétaire privé, ne peut détruire sans danger pour lui-même la
propriété des autres ; il y a solidarité. La monarchie modère aussi la
politique étrangère : le mariage est préférable à la guerre pour
accroître la propriété…

La démocratie républicaine a conduit à l'accroissement permanent des
impôts, de l'endettement public et du nombre des fonctionnaires.
L'étalon or détruit, l'inflation a progressé, ainsi que le
protectionnisme.
De plus, les institutions du mariage et de la famille y ont été
affaiblies, le nombre des enfants a baissé, le taux de divorces,
d'enfants illégitimes, d'avortements a augmenté. Le taux d'épargne a
baissé malgré la hausse des revenus. En comparaison avec le dix-neuvième
siècle, le niveau intellectuel des élites politiques s'est
dramatiquement effondré, de même que la qualité de l'enseignement
public. Les taux de délinquance, de chômage, d'assistance, de
parasitisme, de négligence, de brutalité et d'impolitesse, de
psychopathie et d'hédonisme désordonné ont augmenté.
Les rois ne purent gouverner que parce que l'opinion publique trouvait
cela légitime ; de même le gouvernement démocratique dépend de l'opinion
publique. Il faut que cette opinion change, si l'on veut arrêter ce
processus de déclin de la civilisation. L'idée du gouvernement démocratique
sera un jour considérée comme immorale et politiquement impensable. Cette
"déligitimation" est nécessaire pour empêcher la catastrophe sociale qui
s'annonce. Ce n'est pas le gouvernement qui est la source de la
civilisation, mais l'institution de la propriété privée, la défense des
droits de propriété, des contrats et la responsabilité individuelle. Un
gouvernement fondé sur la propriété privée est donc nécessairement plus
civilisateur qu'un gouvernement dont la propriété a été collectivisée.
Depuis 1918, le processus de collectivisation s'est généralisé, tous les
indicateurs d'exploitation du peuple par l'État sont en hausse :
Pression fiscale ? : de 8 % en moyenne durant huit siècles jusqu’en
1900, elle atteint plus de 50 % aujourd’hui ;
endettement ?: en monarchie pas d’inflation. En démocratie, comme dit
Keynes, parfait démocrate : À long terme nous sommes tous morts,
pourquoi ne pas tolérer l'inflation ? ;
Famille ?: depuis l'arrivée de la démocratie, tous les indicateurs de
dysfonctionnement familial augmentent : baisse du nombre d'enfants,
stagnation de la population de souche, augmentation des divorces, des
familles mono-parentales, des avortements… ;
Délinquance ? : Il apparait à l’analyste, selon Hoppe, que la montée du
taux de criminalité ne peut pas être expliquée sans référence au
processus de démocratisation : préférence pour l'immédiat, baisse de la
responsabilité, relativisme moral promu par une législation mouvante,
fainéantise, manque de fiabilité, paresse, absence de courtoisie,
brutalité. Il y a un lien entre la préférence pour l'immédiat et la
dégradation criminelle des comportements, car pour gagner de l'argent
honnêtement sur un marché, il faut un minimum de prévoyance, de patience
et de sacrifice. Le meurtre, le viol, le vol, le cambriolage n'exigent
pas cette discipline car la satisfaction est immédiate et la punition éloignée et incertaine.
Droit ? : en monarchie, le gouvernement ne crée pas la loi.
Le droit privé général qui s'applique à tous. Le roi, comme un juge,
applique la loi préexistante. Ayant lui-même des droits subjectifs, il
respecte ceux des autres, même antérieurs à son autorité. Si un roi
violait une propriété privée, il remettrait en cause le titre qui le
fait roi. Dès lors, on ne change pas les droits des sujets sans leur
consentement. Le droit privé s'impose au roi.

Ainsi, le passage de la monarchie à la démocratie n’a jamais été un
progrès, mais au contraire une étape dans le déclin de notre
civilisation.
L'héritage biologique et juridique, le choix sélectif du conjoint et le
mariage renforcent l'autorité naturelle de certaines familles dont les
membres, de conduite exemplaire, sont bien placés pour jouer le rôle d'arbitre et de juge. De là, nait la monarchie de façon endogène. Ce qui est critiquable peut
être le monopole du pouvoir, mais non la noblesse ou l’élite en soi.
Mais la démocratie fait pire : elle prétend faire la loi de façon
constructiviste, elle détruit les aristocraties indépendantes avec leur
haute culture morale et spirituelle héritée. En démocratie, les nouveaux
riches n'ont pas de bon goût, ou de vertu spécifique, mais sont formés
par la culture de masse prolétarienne tournée vers le présent,
l'opportunisme et le matérialisme vulgaire. Cette élite-là n'a pas de
raisons d'être respectée par le peuple.
Selon Hoppe, aucune société libre ne peut éviter de dégénérer en société
de masse sans une aristocratie naturelle dirigée par des ascètes de la
civilisation d’une moralité exemplaire. La survie du monde libre
dépendra de notre capacité à produire un nombre suffisant d'aristocrates
dévoués à l'esprit public.

En monarchie, c'est le prince qui décide si vous pouvez participer au
pouvoir. En démocratie, tout le monde peut, en théorie, participer : on
élit n’importe qui. En démocratie, il n'y a pas de privilèges attachés à
la personne, mais des privilèges attachés aux fonctions publiques. Les
privilèges, la discrimination et le protectionnisme ne disparaissent
pas. Au lieu d'être limités aux princes, ils peuvent être exercés par
n'importe qui. Le gérant interchangeable profite du monopole du pouvoir
avec sa vision à court terme et il est indifférent à la charge qu'il
fera payer aux propriétés d'autrui. Avec le roi, le droit privé demeure
le droit supérieur. Avec la démocratie, le droit public prédomine et
mine le droit privé.
Le suffrage universel, combiné avec la loi de la majorité, organise une
compétition entre gérants qui vont faire des promesses de type
égalitariste à divers groupes sociaux pour se faire élire.
La qualité des hommes baisse, comme la vie qui perd en agrément. Plutôt
que de favoriser la production, la moralisation et la plus grande
culture, la démocratie apporte délinquance et mauvaises manières,
corruption et décadence culturelle.
La compétition démocratique est mauvaise : aider A à s'associer à B pour
voler C au nom de la règle de la majorité, n'a rien à voir avec la
justice : c'est en quoi la démocratie est non seulement antiéconomique
mais carrément immorale.
La sélection d'un prince n'est pas parfaite, mais il est élevé à
préserver la dynastie. S’il est très mauvais, la famille interviendra et
l'entourage immédiat prendra soin de l'État. C'est pourquoi un roi n'est
jamais un Hitler ou un Staline mais, ou bien un homme de qualité, ou
bien, au pire, un dilettante.
Par contraste, la sélection de l'homme politique par voie électorale
exclut presque qu'un homme honnête ou neutre parvienne au sommet. Seul
le démagogue sans inhibitions morales arrive à se faire élire président.
Le gagnant est celui qui promet le plus.

Peut-on revenir à la monarchie, c'est-à-dire reprivatiser
l'État ? Cela paraît difficile a priori mais ce serait une erreur de
croire que l'histoire ne peut pas prendre de tournants imprévus. Qui a
cru Andreï Amalrik quand il fit paraître en 1977, L’Union Soviétique
survivra-t-elle en 1984 ? Il ne s’est pourtant trompé que de cinq
petites années… La démocratie occidentale n'a pas de raison d'être
éternelle. Hoppe explique pourquoi la démocratie va s'effondrer sous le
poids de ses dettes et des dépenses sociales accompagnées de
l'effondrement démographique produit par la destruction des valeurs
familiales.
Finalement, on peut imaginer un régime monarchique politiquement,
libéral économiquement et conservateur sur le plan culturel et moral.
On peut aussi imaginer un pouvoir exécutif monarchique réel (et non
purement formel comme dans les monarchies européennes sociales
démocrates), un Parlement élu, avec une représentation sincère, et des
référendums populaires coexistant harmonieusement.
Un tel régime existe en Europe : c'est celui de la Principauté du
Liechtenstein !
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fredsinam



Messages : 3922
Inscription : 30/11/2008

MessageSujet: Re: Démocratie et Monarchie   Mer 03 Juin 2009, 15:14

même si je ne suis pas entierement d'accord mais ça devrait refroidir les partisants d'une hyper democratie au vatican que bien evidement je ne souhaite pas
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