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 Pie XII et le libéralisme

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julieng



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MessageSujet: Pie XII et le libéralisme   Ven 24 Avr 2009, 00:42

comme y a plus moyen de faire des interventions sur le sujet Capitalisme modéré selon Léon XIII, j'en ouvre un autre.
j'aimerais avant avoir une explication sur ce verrouillage. Arnaud a déposé les armes, mais il n'était pas le seul intervenant. enfin bon!

Comme l'affirmait un intervenant dans l'autre débat, tout a été dit par les papes sur la doctrine sociale, ce qui n'exige pas de nouveaux enseignements du pape: « le faux réalisme est appliqué aussi à l'actuelle structure démocratique. Ses insuffisances sont réduites à de simples défauts d'institutions et celles-ci à leur tour à une connaissance encore défectueuse des processus du fonctionnement complexe de la machine sociale. En fait, l'Etat lui aussi et sa forme dépendent de la valeur morale des citoyens, à une époque où l'Etat moderne pleinement conscient de toutes les possibilités techniques et de l'organisation n'a que trop tendance à retirer à l'individu pour les transférer à des institutions publiques, le souci et la responsabilité de sa propre vie. Une démocratie moderne ainsi constitué devra échouer, dans la mesure où elle ne s'adresse plus, où elle ne peut plus s'adresser à la responsabilité morale individuelle des citoyens. Mais même si elle voulait le faire, elle ne pourrait plus réussir, parce qu'elle ne trouverait plus chez eu d'écho, dans la mesure où le sens de la vériatble réalité de l'homme, la conscience de la dignité de la nature humaine et de ses limites, ont cessé d'être sentis dans le peuple. On cherche à remédier à cet égard de choses en mettant en oeuvre des réformes institutionnelles, démesurées parfois, basées sur des fondement erronés. Mais la réforme des institutions n'est pas aussi urgente que celle des moeurs. Et celle-ci à son tour, ne peut être accomplie que sur la base de la véritable réalité de l'homme, celle qu'on vient apprendre avec une religieuse humilité devant le berceau de Bethléem. Dans la vie des Etats eux-mêmes, la force et la faiblesse des hommes, le péché et la grâce jouent un rôle capital. La politique du Xxe siècle ne peut ni ignorer ni admettre qu'ôn persiste dans l'erreur de vouloir séparer l'Etat de la religion au nom d'un laïcisme que les faits n'ont pas pu justifier. »
texte prophétique non? Il est de Pie XII, Noël 1956. tout y est, la compréhension qu'un Etat fondé sur la neutralité axiologique reporte tous ses espoirs dans des mesures techniques et rend inévitablement ses citoyens sans ressource morale. la fameuse aporie que je relevais dans l'autre fil! Un tel Etat court à sa perte comme le dit Pie XI, une" telle démocratie moderne devra échoué". 50 ans plus tard elle a échoué, nous ne sommes plus en démocratie les ravages de l'amoralisme ont pénétré partout, grâce au capitalisme qui vit de la levée des entraves morales.
Benoît XVI n'a plus qu'à nouer la gerbe: démocratie totalitaire et capitalisme ne se conçoivent pas l'un sans l'autre.
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Lephenix



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MessageSujet: Re: Pie XII et le libéralisme   Ven 24 Avr 2009, 04:08

julieng a écrit:
comme y a plus moyen de faire des interventions sur le sujet Capitalisme modéré selon Léon XIII, j'en ouvre un autre.
j'aimerais avant avoir une explication sur ce verrouillage. Arnaud a déposé les armes, mais il n'était pas le seul intervenant. enfin bon!

Comme l'affirmait un intervenant dans l'autre débat, tout a été dit par les papes sur la doctrine sociale, ce qui n'exige pas de nouveaux enseignements du pape: « le faux réalisme est appliqué aussi à l'actuelle structure démocratique. Ses insuffisances sont réduites à de simples défauts d'institutions et celles-ci à leur tour à une connaissance encore défectueuse des processus du fonctionnement complexe de la machine sociale. En fait, l'Etat lui aussi et sa forme dépendent de la valeur morale des citoyens, à une époque où l'Etat moderne pleinement conscient de toutes les possibilités techniques et de l'organisation n'a que trop tendance à retirer à l'individu pour les transférer à des institutions publiques, le souci et la responsabilité de sa propre vie. Une démocratie moderne ainsi constitué devra échouer, dans la mesure où elle ne s'adresse plus, où elle ne peut plus s'adresser à la responsabilité morale individuelle des citoyens. Mais même si elle voulait le faire, elle ne pourrait plus réussir, parce qu'elle ne trouverait plus chez eu d'écho, dans la mesure où le sens de la vériatble réalité de l'homme, la conscience de la dignité de la nature humaine et de ses limites, ont cessé d'être sentis dans le peuple. On cherche à remédier à cet égard de choses en mettant en oeuvre des réformes institutionnelles, démesurées parfois, basées sur des fondement erronés. Mais la réforme des institutions n'est pas aussi urgente que celle des moeurs. Et celle-ci à son tour, ne peut être accomplie que sur la base de la véritable réalité de l'homme, celle qu'on vient apprendre avec une religieuse humilité devant le berceau de Bethléem. Dans la vie des Etats eux-mêmes, la force et la faiblesse des hommes, le péché et la grâce jouent un rôle capital. La politique du Xxe siècle ne peut ni ignorer ni admettre qu'ôn persiste dans l'erreur de vouloir séparer l'Etat de la religion au nom d'un laïcisme que les faits n'ont pas pu justifier. »
texte prophétique non? Il est de Pie XII, Noël 1956. tout y est, la compréhension qu'un Etat fondé sur la neutralité axiologique reporte tous ses espoirs dans des mesures techniques et rend inévitablement ses citoyens sans ressource morale. la fameuse aporie que je relevais dans l'autre fil! Un tel Etat court à sa perte comme le dit Pie XI, une" telle démocratie moderne devra échoué". 50 ans plus tard elle a échoué, nous ne sommes plus en démocratie les ravages de l'amoralisme ont pénétré partout, grâce au capitalisme qui vit de la levée des entraves morales.
Benoît XVI n'a plus qu'à nouer la gerbe: démocratie totalitaire et capitalisme ne se conçoivent pas l'un sans l'autre.
Je vous soumets cette petite citation que j'ai commise un jour. Elle vaut ce qu'elle vaut, mais elle est de moi :

"Toute activité humaine, politique, sociale ou autre, qui ne prend pas clairement en compte la nature spirituelle de l’homme, est inévitablement vouée à l’échec."

Lephenix

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julieng



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MessageSujet: Re: Pie XII et le libéralisme   Ven 24 Avr 2009, 08:08

j'applaudis des deux mains phenix, c'est bien pourquoi dans le cadre de l'Etat libéral toute idée de régulation du capitalisme est une chimère, c'est bien pourquoi les libéraux de gauche comme de droite apparaissent, au bout d'un certain temps, pour ce q'ils ont tj été: des jumeaux.

voici un fil très explicite sur la question de l'immigration et des stratégies en faveur du capital que les libéraux suivent en la matière, et ceci à l'encontre de l'avis de certaines personnes qui ne peuvent pas faire entrer ces données dans leur grille d'analye http://www.dailymotion.com/video/x6f9lw_alain-soral-immigration
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julieng



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MessageSujet: Re: Pie XII et le libéralisme   Ven 24 Avr 2009, 22:33

Voici en quels termes Jean Claude Michéa dénonce cette grande farce qu'est devenue la démocratie moderne: "la tableau libéral définit un tableau à double entrée, la droite moderne ( celle qui a renoncé à rétablir l'alliance du trône et de l'autel) représente l'entrée par le marché et son expansion perpétuelle, la gauche moderne ( celle qui a définitivement renoncé depuis Mai 68 étudiant, au compromis historique passé avec le mouvement ouvrier socialiste lors de l'affaire dreyfus) représente le mode d'entrée privilégié par le Droit et sa culture transgressive. (...) L'une procède plutôt de Turgot et d'Adam Smith, l'autre plutôt de Benjamin Constant et de John Stuart Mil ( parfois revêtus, il est vrai, du manteau de cuir de Trotsky, pour de vagues raisons historiques encore partiellement agissantes)"
c'est pourquoi le clivage historique droite/ gauche, tel qu'il en est venu à fonctionner de nos jours, "est la clé politique ultime des progrès constants de l'ordre capitaliste."Il permet, en effet, de placer en permanence les classes popualaires devant une alternative impossible.


Si elles cherchent à se mettre à l'abri des effets économiques du libéralisme elles vont alors avec la gauche valider toutes les conditions culturelles du système qui engendre ses effets. Si elles se révolte contre cette apologie perpétuelle de la trangression elle tombe entre les griffes des de la droite et l'extrême droite qui démantèlent leurs conditions d'existence matérielles.

Cette main mise du libéralisme sur la démocratie rend illusoire toute idée de régulation du capitalisme, celui-ci n'étant que la dimension économique du projet libéral. Dans le débat qui m'a opposé à Arnaud, celui-ci a cru bon de se réfugier derrière la doctrine sociale de l'Eglise. la nature perverse du libéralisme a pourtant été abondamment commenté par les encycliques. Pie XII, Pie X, léon XIII qui dans "au milieu des sollicitudes" écrivait :" « si les croyances religieuses furent, toujours et partout, données comme base à la moralité des nations humaines et à l'existence de toute société bien ordonnée, il est évident que la religion catholique, par le fait même qu'elle est la vraie Eglise de JC, possède plus que toute autre l'efficacité voulue pour bien régler la vie, dans la société comme dans l'individu. » et Pie XII qui disait "Une démocratie moderne ainsi constitué ( dépourvue de référence morale) devra échouer". Pour un catholique il est impossible d'adhérer à la démocratie laïque, l'autre nom du libéralisme. Car une fois un tel régime en place celui-ci se sera immunisé par voie légale contre toutes les tentatives de remise en causse des logiques du capital et du droit qui ont pour terme la destruction des communautés naturelles, la destruction en l'homme des médiations d'appartenance qui font la singularité humaine, qui font notre humanité, l'avènement d'un homme abstrait disponible à toutes les refontes, les recompositions...
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SJA



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MessageSujet: Re: Pie XII et le libéralisme   Lun 27 Avr 2009, 14:15

julieng a écrit:
Pour un catholique il est impossible d'adhérer à la démocratie laïque, l'autre nom du libéralisme. Car une fois un tel régime en place celui-ci se sera immunisé par voie légale contre toutes les tentatives de remise en causse des logiques du capital et du droit qui ont pour terme la destruction des communautés naturelles, la destruction en l'homme des médiations d'appartenance qui font la singularité humaine, qui font notre humanité, l'avènement d'un homme abstrait disponible à toutes les refontes, les recompositions...

Thumright

La laïcisation permet au pouvoir temporel d'éjecter le pouvoir spirituel de la sphère politique.

Une fois le pouvoir spirituel éjecté, vient le règne du "présentisme". Source des crises croissantes. Climat, endettement, dénatalité,...

Lorsque le pouvoir spirituel disparait, il est vain, à mon sens, de compter sur la conscience de chacun pour compenser.

D'un côté une froide logique et le pouvoir politique, et de l'autre, des consciences désemparées.
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adamev



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MessageSujet: Re: Pie XII et le libéralisme   Lun 27 Avr 2009, 14:54

"Toute activité humaine, politique, sociale ou autre, qui ne prend pas clairement en compte la nature spirituelle de l’homme, est inévitablement vouée à l’échec."

Toute activité humaine, politique, sociale ou autre, qui prend clairement en compte la nature spirituelle de l’homme, est inévitablement vouée à la théocratie.". C.à.D à la dictature religieuse (peu importe la religion).

Et voilà comment on y entre :

Et celle-ci à son tour, ne peut être accomplie que sur la base de la véritable réalité de l'homme, celle qu'on vient apprendre avec une religieuse humilité devant le berceau de Bethléem. Dans la vie des Etats eux-mêmes, la force et la faiblesse des hommes, le péché et la grâce jouent un rôle capital.../...

.../...il est évident que la religion catholique, par le fait même qu'elle est la vraie Eglise de JC, possède plus que toute autre l'efficacité voulue pour bien régler la vie, dans la société comme dans l'individu. » et Pie XII qui disait "Une démocratie moderne ainsi constitué ( dépourvue de référence morale) devra échouer". Pour un catholique il est impossible d'adhérer à la démocratie laïque, l'autre nom du libéralisme.../...
.

Car il est évidemment faux de confondre "démocratie" et "libéralisme".
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julieng



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MessageSujet: Re: Pie XII et le libéralisme   Lun 27 Avr 2009, 15:48

parfaitement d'accord avec vous Adamev sur un point: le libéralisme n'est pas inhérent à toute démocratie, il ne l'est qu'à la fausse démocratie, celle qui fait de la volonté des hommes le fondement de la souverainenté et de toutes autorités ( art 3 de la déclaration des droits de l'homme de 1789). alors que dans la démocratie classique, la vraie, les hommes ne peuvent enfreindre la loi naturelle.
par contre vous ne pouvez que sombrer dans le ridicule en affirmant que la reconnaissance du primat du spirituel en occident a abouti à des régimes théocratiques. j'aimerais bien voir en quoi la monarchie française fut théocratique, puisque la doctrine éternelle de l'eglise reconnaît au temporel une sphère propre d'intervention.
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adamev



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MessageSujet: Re: Pie XII et le libéralisme   Lun 27 Avr 2009, 23:27

1- Je n'ai pas écrit que "la reconnaissance du primat du spirituel en occident a abouti à des régimes théocratiques". Mais j'ai écrit : "Toute activité humaine, politique, sociale ou autre, qui prend clairement en compte la nature spirituelle de l’homme, est inévitablement vouée à la théocratie". Et ce en contrepoint de l'affirmation précédente du phénix.
2- Sauf erreur de ma part "la monarchie" n'a jamais été une "démocratie". Quand bien même elle n'a pas eu que des inconvénients (ce que je crois) il faudra m'expliquer pourquoi toutes les monarchies "occidentales" sont devenues "constitutionnelles".
3- Le problème n'est pas qu'une église d'une religion particulière reconnaisse quoi que ce soit au temporel. Le problème est que le temporel reconnaisse au(x) religieu(x) un droit tel que chaque croyant (de quelque religion qu'il soit) puisse pratiquer la religion selon selon son coeur. Petit rappel "Art X de la DDHC89 (placée par ses fondateurs sous les auspices de l'Etre Suprême) "nul ne peut être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu qu'elles ne troublent pas l'ordre public". Dans sa grande sagesse le "peuple souverain" français a donné au religieux la protection et l'espace nécessaires à son exercice. Et ça s'appelle la Laîcité qui est le seul rampart contre la théocratie (genre mollahs et autres excités de la foi).
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