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 Sans la foi, tout acte est-il péché ?

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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Mer 18 Mar 2009, 18:21

Arnaud Dumouch a écrit:



Bref, on peut croire en la divinité du Christ et être damné.
On ne peut être humble et aimant et être damné.

Tout ce qui ne vient pas de la Foi est péché! Donc, il est impossible, sans la Foi, d'être sauvé:IJn.4/1-4, Jn.1/1-18 etc...
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Mer 18 Mar 2009, 18:24

saint Zibou a écrit:


Tout ce qui ne vient pas de la Foi est péché! ..

Sola scriptura ! Trop drôle les auto-dogmes du Pasteur Hibou :


Citation :
Matthieu 25, 34 Alors le Roi dira à ceux de droite : Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde.
Matthieu 25, 35 Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli,
Matthieu 25, 36 nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir.
Matthieu 25, 37 Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer,
Matthieu 25, 38 étranger et de t'accueillir, nu et de te vêtir,
Matthieu 25, 39 malade ou prisonnier et de venir te voir?

Matthieu 25, 40 Et le Roi leur fera cette réponse : En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.



Citation :
Luc 4, 25 "Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d'Elie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ;
Luc 4, 26 et ce n'est à aucune d'elles que fut envoyé Elie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon.
Luc 4, 27 Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Elisée ; et aucun d'eux ne fut purifié, mais bien Naaman, le Syrien."
Luc 4, 28 Entendant cela, tous dans la synagogue furent remplis de fureur.

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Arnaud
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Mer 18 Mar 2009, 18:31

Arnaud Dumouch a écrit:
saint Zibou a écrit:


Tout ce qui ne vient pas de la Foi est péché! ..

Sola scriptura ! Trop drôle les auto-dogmes du Pasteur Hibou :


Citation :
Matthieu 25, 34 Alors le Roi dira à ceux de droite : Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde.
Matthieu 25, 35 Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli,
Matthieu 25, 36 nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir.
Matthieu 25, 37 Alors les justes lui répondront : Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer,
Matthieu 25, 38 étranger et de t'accueillir, nu et de te vêtir,
Matthieu 25, 39 malade ou prisonnier et de venir te voir?

Matthieu 25, 40 Et le Roi leur fera cette réponse : En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.



Citation :
Luc 4, 25 "Assurément, je vous le dis, il y avait beaucoup de veuves en Israël aux jours d'Elie, lorsque le ciel fut fermé pour trois ans et six mois, quand survint une grande famine sur tout le pays ;
Luc 4, 26 et ce n'est à aucune d'elles que fut envoyé Elie, mais bien à une veuve de Sarepta, au pays de Sidon.
Luc 4, 27 Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps du prophète Elisée ; et aucun d'eux ne fut purifié, mais bien Naaman, le Syrien."
Luc 4, 28 Entendant cela, tous dans la synagogue furent remplis de fureur.

Peu importe, s'ils ont bien agi, c'est grâce à la Foi(Rom14/25)!
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Mer 18 Mar 2009, 18:33

porte-christ a écrit:


C'est un débat pertinent. Jésus va-t-il dire aux tj : "je ne vous connaîs pas ?"

Evidemment: Relisez: IJn.2/22-23, 4/1-4, 2 Jn.7-11, Jn.1/1-18, Mc.3/28-30 etc...
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Mer 18 Mar 2009, 18:46

saint Zibou a écrit:


Peu importe, s'ils ont bien agi, c'est grâce à la Foi(Rom14/25)!

Mais oui hibou ! :lo::

La syrienne du 3° s. av JC agissait bien à cause de sa foi au Christ, vrai Dieu et vrai homme, Messie à venir ! On vous croit.

vous n'avez pas parfois l'impression que vos croyances sont aussi réalistes que le projet d'un dinosaure de vivre en appartement ? :beret:

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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Jeu 19 Mar 2009, 18:13

Arnaud Dumouch a écrit:
saint Zibou a écrit:


Peu importe, s'ils ont bien agi, c'est grâce à la Foi(Rom14/25)!

Mais oui hibou ! :lo::

La syrienne du 3° s. av JC agissait bien à cause de sa foi au Christ, vrai Dieu et vrai homme, Messie à venir ! On vous croit.

vous n'avez pas parfois l'impression que vos croyances sont aussi réalistes que le projet d'un dinosaure de vivre en appartement ? :beret:

Comme le dit saint Augustin, dans ses confessions, ceux qui furent sauvés avant et après J-C, ne le furent que par la Foi au Messie!
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Jeu 19 Mar 2009, 19:04

saint Zibou a écrit:


Comme le dit saint Augustin, dans ses confessions, ceux qui furent sauvés avant et après J-C, ne le furent que par la Foi au Messie!

Bien sûr qu'ils furent sauvés par JC puisque Jésus est Dieu.

Mais dire que les pauvres connaissaient Jésus Christ à cette époque, c'est juste de l'imaginaire. Ils agissaient bien, parce qu'ils avaient de la bonne volonté et ils erraient dans les ténèbres du paganisme.

vous vous êtes créé une espèce de théologie parfaitement délirante, pleine de sauvage de second millénaire av. JC attendant le Messie vrai Dieu et vrai homme ! Laughing

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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Ven 20 Mar 2009, 17:38

Arnaud Dumouch a écrit:
saint Zibou a écrit:


Comme le dit saint Augustin, dans ses confessions, ceux qui furent sauvés avant et après J-C, ne le furent que par la Foi au Messie!

Bien sûr qu'ils furent sauvés par JC puisque Jésus est Dieu.

Mais dire que les pauvres connaissaient Jésus Christ à cette époque, c'est juste de l'imaginaire. Ils agissaient bien, parce qu'ils avaient de la bonne volonté et ils erraient dans les ténèbres du paganisme.

vous vous êtes créé une espèce de théologie parfaitement délirante, pleine de sauvage de second millénaire av. JC attendant le Messie vrai Dieu et vrai homme ! Laughing

Attendre le Messie ou bien le reconnaître, encore faut-il y croire. Les personnages antéchristiques étaient dans la même situation que les post-christiques, sous l'angle de la Foi. Savez-vous lire?... Rolling Eyes Rejetez-vous saint Augustin, comme délirant et barbare? affraid
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Sam 21 Mar 2009, 19:25

frederic a écrit:
Franchement Zibou!

Ce que tu vois est plus merveilleux que ce que tu attends, non ?
Sûrement pas!
1 Corinthiens 10:4 et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ.

Combien furent sauvés à l'époque ???


Les personnages antéchristiques qui étaient là en Israël,quand enfin Christ vint ,ne l'ont pas aimé tant que ça,ce n'est pas qu'ils n'avaient pas de foi mais leur foi était devenu pauvre,engluée dans la loi.
Une fois privée de sève.

Il vaut mieux savoir à quoi l'on boit!

Si Jesus est allé,
au temps de sa mort,
faire un passage dans les endroits où sont les âmes des morts et jusqu'à ceux d'avant le déluge
c'est bien parce qu'il sait que de les avoir pousser par derrière sans qu'ils ne le sachent,ne pouvait qu'être qu' insuffisant pour l'homme ,et que cela produira plus de résultat ,à présent, quand attirés par devant et voyant sa face il purent avoir l'option de la grâce
L'Élection aura le dernier mot!
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Sam 21 Mar 2009, 19:26

Arnaud Dumouch a écrit:
saint Zibou a écrit:


Attendre le Messie ou bien le reconnaître, encore faut-il y croire. Les personnages antéchristiques étaient dans la même situation que les post-christiques, sous l'angle de la Foi. Savez-vous lire?... Rolling Eyes Rejetez-vous saint Augustin, comme délirant et barbare? affraid

Beaucoup de braves gens, sauvés aujourd'hui, n'attendaient pas le Messie.

Beaucoup, étant sur terre, esclaves des démons et des religions barbares, n'osaient plus rien attendre.

Et pourtant, à l'heure de leur mort, l'ange leur annonça le Messie ! Et beaucoup furent enthousiasmés ! Ils furent sauvés.

Après la mort vient le jugement, sans la Foi, point de salut: même le synode de Trente est d'accord, sur ce point, avec moi!
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Sam 21 Mar 2009, 20:35

Cela ne se passe pas APRÈS la mort mais dans le passage de la mort, autrement dit à la 11° heure de cette vie.

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Arnaud
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cébé



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Sam 21 Mar 2009, 20:53

Hé bien saint Zibou! ... mon fils de coeur est bouddhiste, il n'a pas la foi. Pourtant, quand viendra son heure, Jésus lui enseignera qui il est : il le suivra parce que c'est un homme honnête et juste.

Au passage de la mort — rencontre avec le Christ —, a-t-on besoin de la foi ? ... il me semble que devant une évidence, il n'est plus question de foi, mais d'amour.

Mais, Arnaud, que disent les théologiens sur la Foi et l'Espérance, quand on est dans ce passage et après le choix fait ?
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Enlui



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Sam 21 Mar 2009, 21:06

Oui ,Cébé

tu dis " il me semble que devant une évidence (la rencontre avec Christ au moment de la mort), il n'est plus question de foi, mais d'amour."

L'amour est une foi totale en l'être aimé
et l'espérance d'obtenir avec lui l'union:les trois vertus théologales réunies!!!

donc dans le même instant il sera saisi d'amour et de foi,ivre d'espérance,ces mêmes sentiments fondus l'un en l'autre en un seul
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 05:51

cébé a écrit:


Mais, Arnaud, que disent les théologiens sur la Foi et l'Espérance, quand on est dans ce passage et après le choix fait ?
Au moment du choix, à la 11° heure de cette vie, on entre donc dans la foi, l'espérance et la charité à l'invitation de l'humanité du Christ glorieux.

La foi et l'espérance ne disparaissent que plus tard, lors de l'entrée dans la Vision béatifique. Car, il voyant cette fois la divinité du Christ sans obstacles, il n'y a plus de place pour ce qui était imparfait :

On voit (on ne croit plus).
On possède (on n'espère plus).

seule la charité demeure car elle est la relation d'amour d'amitié qui fonde cette vie éternelle.

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Arnaud
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frederic



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 12:30

Voilà Cébé tu es rassurée j'espère!

C'st beau ce que tu écris de cette personne :"c'est un homme honnête et juste. "

Ceci nous ramène au sujet de ce fil....

Ca me fait penser à :Romains 2:26 Si donc l’incirconcis observe les ordonnances de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas tenue pour circoncision?

ceci voulant signifier qu'au regard de Dieu c'est l'attitude du coeur qui compte

Jesus dit par ailleurs qu'il hait les tièdes.

Jacques lui nous dit que d'entre les croyants certains demandent mais n'obtiennent rien car ils demandent avec peu de foi.

Du coup la foi par elle-même n'est pas un passeport,un laisser-passer.

Mieux vaut être le publicain,l'athé ,qui fait selon son coeur et qui lorsqu'il fait mal se le reproche,que celui qui tout en ayant la foi agit avec légèreté et se croit protégé que de l'avoir

Dieu ne fait acception de personne

Cela dit je crois comme cela est écrit que celui qui a la foi,s'il n'a aucune oeuvre dans sa vie qui ait de la valeur aux yeux de Dieu,celles-ci seront brûlées et lui il s'en sortira,passant à travers le feu qui les consummera, à cause de la foi.

Car Dieu est fidèle et pour la gloire de son nom il le fera

Ce qui semble signifier que la personne en question quoique finalement sauvée passera dans un feu qui à mon avis sera terrible

Alors ,Cébé,que ton fils de coeur bouddhiste,qu'il en soit ainsi,peut-être entrera dans le royaume sans qu'il soit necessaire de le cribler,de l'éprouver comme on éprouve l'argent,de le passer à la chaux.
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Christophore



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 13:37

"Celui qui croit en moi, fera lui aussi les oeuvres que je fais."
"Suis-Moi !"
"Qui croit en Moi, fût-il mort vivra. Et quiconque vit et croit en Moi, ne mourra jamais."
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cébé



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 17:33

Merci à vous!

Arnaud, il me semblait bien que logiquement, la Foi et l'Espérance n'avait plus de raison d'être dans la Vision Béatifique ... c'est ma raison qui me le soufflait ;)
.... Et comme Dieu est Amour, seule cette "vertu" reste ... A, comme Accomplie ....
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saint Zibou



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 18:53

Arnaud Dumouch a écrit:
Cela ne se passe pas APRÈS la mort mais dans le passage de la mort, autrement dit à la 11° heure de cette vie.

Citation :
2.11 Aussi Dieu leur envoie une puissance d'égarement, pour qu'ils croient au mensonge, 2.12 afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice, soient condamnés.
(IIThess.2/11-12)

Je crains plutôt que cette onzième heure ne leur soit funeste(sans jeu de mots...). affraid
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 18:56

En voyant le Christ qui leur annonce l'Evangile, ceux qu sont de bonne volonté croient puis AIMENT et sont sauvés.

Ceux qui sont centrés sur leur orgueil refusent de croire ou d'aimer et se rendent coupable d'un des six blasphème contre l'Esprit.

Ce retour du Christ à l'heure de la mort est donc compatible avec la foi protestante dans le salut par la foi au Christ.

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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 19:04

Arnaud Dumouch a écrit:
En voyant le Christ qui leur annonce l'Evangile, ceux qu sont de bonne volonté croient puis AIMENT et sont sauvés.

Ceux qui sont centrés sur leur orgueil refusent de croire ou d'aimer et se rendent coupable d'un des six blasphème contre l'Esprit.

Ce retour du Christ à l'heure de la mort est donc compatible avec la foi protestante dans le salut par la foi au Christ.

Je préfère nettement croire, tout de suite, plutôt que de m'exposer aux conséquences de IIThess.2/11-12!... pale
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 19:37

La foi est un don de Dieu, cher Hibou. Vous l'avez reçue sans la mériter. Ceux qui ne l'ont pas encore reçue ne l'ont pas bnon plus mérité.

Mais la foi leur sera proposée, soyez en sûr.

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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 20:30

Arnaud Dumouch a écrit:
En voyant le Christ qui leur annonce l'Evangile, ceux qu sont de bonne volonté croient puis AIMENT et sont sauvés.

Ceux qui sont centrés sur leur orgueil refusent de croire ou d'aimer et se rendent coupable d'un des six blasphème contre l'Esprit.

Ce retour du Christ à l'heure de la mort est donc compatible avec la foi protestante dans le salut par la foi au Christ.

C'est très juste.
Mais quels sont les six blasphèmes contre le Saint-Esprit ?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 20:34

On attribue au Père la PUISSANCE.

Voilà pourquoi on appelle péché contre le Père nos péchés mortels de faiblesse.

Ex: Je trompe ma femme entraîné par un désir non contrôlé.

On attribue au Fils la CONNAISSANCE, Voilà pourquoi on appelle péché contre le Père nos péchés mortels d'ignorance.

Ex : J'avorte de mon enfant, persuadé qu'il n'existe pas encore.

On attribue au Saint Esprit l'AMOUR, fruit de la connaissance et de la puissance. Voilà pourquoi on appelle péché contre le Saint Esprit les péchés mortels à la fois lucides et maîtrisés (la vraie méchanceté).

Ex: Les théologiens Juifs, bien que sachant qu'il vient de Dieu, décident de le tuer. Ils sont lucide et froids. Ils ont choisi de lutter contre dieu pourr maintenir leur pouvoir.

Le blasphème contre le Saint-Esprit

Or, refuser le pardon à cette heure constitue toujours un blasphème contre l’Esprit, péché sans rémission selon le Christ:

Citation :
"Je vous le dis, tout péché et blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit Saint ne sera pas pardonné. Quiconque aura dit une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné, mais quiconque aura parlé contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera jamais pardonné, ni dans ce monde ni dans l’autre. "

Le blasphème contre l’Esprit Saint est donc le seul péché à nous conduire en enfer. Il est important de discerner avec précision sa nature.
Dans l’Évangile, Jésus en parle à propos de certains Docteurs de la loi qui désiraient sa perte. Ces théologiens l’avaient vu accomplir de grands miracles . Ils savaient, en raison de leur science théologique, que certains faits comme la résurrection d’un mort, dépassent la puissance des démons. Ils ne peuvent venir que de Dieu car Dieu seul est infiniment puissant. Ils pouvaient donc en déduire que le prophète Jésus, par qui ces miracles avaient eu lieu, venait de Dieu. Or, ces hommes aimaient leur pouvoir. Ils l’aimaient tant que, voyant Jésus prendre de l’influence sur le peuple, ils eurent peur d’être supplantés. Ils décidèrent donc, sachant explicitement qu’il venait de Dieu, de le faire disparaître . Ils aimaient tant la gloire qu’ils étaient prêts à tuer le Messie, reconnu comme tel, pour la conserver. Le blasphème contre l’Esprit Saint consiste en un amour de soi poussé si loin qu’il est capable de rejeter lucidement, volontairement et librement tout ce qui s’y oppose, jusqu’à Dieu lui-même. On voit qu’un tel péché est rare sur la terre. En effet, il implique des conditions si sévères que très peu d’hommes en sont capables. Les conditions sont, d’après le Concile Vatican II, au nombre de trois: une parfaite connaissance, une totale maîtrise de soi, une liberté calme.
Aucune faiblesse ne doit être à la source de l’acte mais un choix posé et réfléchi. Ainsi, toute personne qui agit entraînée par une passion aveuglante ne commet pas un blasphème contre l’Esprit. Elle pèche plutôt contre le Père puisqu’on attribue au Père, dans la Trinité, tout ce qui a rapport à la puissance. De même, ce péché ne peut exister si la moindre ignorance l’accompagne. Ceux qui demandèrent la mort du Christ en ignorant sincèrement son origine prophétique ne commirent pas un blasphème contre l’Esprit puisque, "s’ils l’avaient connu, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire. " De même, tout homme qui ici-bas pèche contre ses frères en ignorant l’existence de Dieu ne peut commettre un véritable blasphème contre l’Esprit. Il commet plutôt dans son ignorance un péché contre le Fils puisqu’on attribue à la deuxième personne de la Trinité tout ce qui touche à la connaissance. Sur la terre, seuls les croyants connaissant quelque peu leur théologie peuvent commettre ce péché irrémissible. Mais, au moment de la mort, nous avons montré que c’est tout autre chose. Faiblesse et ignorance disparaissent. Le blasphème contre l’Esprit Saint devient possible car, face à Jésus contemplé dans sa gloire, cœur à cœur, vérité à vérité, nul ne peut agir autrement qu’en toute liberté.
Les six voies de la damnation
(Chose certaine, sauf peut-être le nombre six)
A travers quelques récits, nous allons essayer de manifester les six grandes manières dont il est possible, au moment de la mort de commettre le péché qui conduit en enfer. Saint Thomas d’Aquin donne dans sa Somme théologique la liste de ces six péchés . Cette liste reste valable et correspond parfaitement aux actes d’un orgueil devenu indestructible:
Refus de croire à la vérité suffisamment révélée,
Envie des grâces fraternelles,
Présomption,
Désespérance,
Obstination,
Impénitence finale.

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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 20:42

Merci.
Pourriez-vous donner la référence exacte dans la Somme ?
Quels sont ces "quelques récits" dont vous parlez ?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 21:07

Citation :
[quote="Christophore"]Merci.
Pourriez-vous donner la référence exacte dans la Somme ?

IIa IIae Question 14.

Ici :

http://docteurangelique.free.fr/livresformatweb/sommes/3sommetheologique2a2ae.htm

Citation :
Quels sont ces "quelques récits" dont vous parlez ?

les voilà. Ils illustrent certains de ces blasphèmes :

Citation :
1- Refus de croire à la vérité suffisamment révélée

Le premier de ces péchés vient d’être décrit à travers l’attitude des Docteurs de la loi dénoncés par Jésus. Il est clair, d’après ce qu’en dit le Messie, que certains désirèrent sa mort tout en sachant fort bien qu’il venait de Dieu. Or, quelques années plus tard, ils moururent. Entre temps, il est probable que certains d’entre eux avaient eu le temps de participer activement à des persécution¬s contre la toute jeune Église de Jésus. Cette attitude est logique. Celui qui pousse l’amour du pouvoir au point d’éliminer consciemment un envoyé de Dieu n’a pas de raison de changer par la suite, jusqu’à l’heure de sa mort, arrivé devant Jésus. C’est ainsi que fonctionne le premier de ces blasphèmes contre l’Esprit Saint. La vérité et l’amour pleinement manifestes ne produisent aucun effet de conversion. Le pécheur a déjà fait son choix d’une manière si définitive et lucide qu’il ne prend même pas la peine de considérer l’autre voie. Il n’y croit pas... par choix. Dans leur recherche exclusive du pouvoir, ces hommes sont prêts à nier pour l’éternité. Il faut pour cela, c’est certain, un orgueil démesuré. Sans cet orgueil lucide et fort, il ne peut y avoir d’enfer. Tout autre péché que celui-là ne résiste pas devant la douceur et l’humilité de Jésus.
L’histoire donne, semble-t-il, un exemple analogue mais beaucoup plus récent. Il s’agit encore d’un prêtre. Il s’appelle Monseigneur Pierre Cauchon. Il est le juge de Jeanne d’Arc. Les documents du procès de condamnation sont fiables par l’honnêteté du greffier Manchon qui, au risque de sa vie, refusait de falsifier les textes. Monseigneur Cauchon est Docteur en théologie, formé à la Sorbonne. La guerre de cent ans oppose les Anglais et les Français. Jeanne d’Arc, jeune fille de 18 ans sans culture, avait réussi à faire sacrer le roi de France Charles VII à Reims. Cauchon avait pris parti pour les Anglais. Une ambition secrète portait son zèle: devenir archevêque. Il le sera effectivement, pendant dix ans, au prix d’un péché dont on voit mal les circonstances atténuantes. Lorsque le destin le fit juge de Jeanne, il comprit ce qu’il lui faudrait faire: la convaincre de sorcellerie, par tous les moyens. Or, au cours du procès, tout lui indique qu’il a non seulement affaire à une jeune fille vivante et saine, pleine d’humour et de grâce, mais à une envoyée de Dieu. Elle est inspirée de réponses théologiques qui dépassent son niveau de culture. Elle échappe aux pièges de la dialectique subtile. Les prophéties qu’elle avait faites se sont réalisées à la lettre. Malgré cette évidence, l’évêque Cauchon refuse de croire à l’évidence. Il lui faut sa vie. Sa promotion en dépend. Pour cela, il utilise les astuces les plus rouées. Il falsifie sa science théologique. Jeanne n’a pu être convaincue de sorcellerie ou d’impiété . Elle n’est attaquable qu’au plan de la lettre d’un texte sacré qui condamne le travestissement. Elle ne s’habille pas en homme par vice mais parce qu’elle est entourée de soldats. Profitant d’une faiblesse due à une intoxication alimentaire qu’il a provoqué, l’évêque lui promet une prison gardée par des femmes à condition "qu’elle se soumette à son autorité et s’habille en femme." Les termes sont volontairement vagues. Fatiguée, elle accepte. Trahissant sa parole, l’évêque la remet aussitôt dans sa prison tenue par des hommes, ses vêtements d’homme bien en vue. Le lendemain, il n’aura qu’à constater sa rechute et à la faire brûler vive comme "relaps".
S’agit-il d’un péché contre l’Esprit Saint? Il est impossible de juger le fond des cœurs. Ces histoires ne font qu’illustrer les péchés contre l’Esprit Saint et ne se prononcent pas avec certitude sur la réalité de ce péché et le choix définitif des personnes citées. Mais l’apparence de cette histoire illustre bien ce qu’est le refus de croire à l’évidence. Ce péché est en fait une volonté de ne pas croire par amour d’autre chose: plaisir, pouvoir ou richesse. Cet évêque théologien est nécessairement lucide. Il manifeste une grande maîtrise de lui. Il est averti de nombreuses fois par son entourage. Son greffier est comme une voix de Dieu, droite et discrète. Si tout cela est vrai, si aucune faiblesse cachée ne motive le comportement de l’évêque, on peut légitimement être inquiet pour son salut. A sa mort, Monseigneur Cauchon se contentera de choisir avec la même détermination l’enfer où les ambitions du pouvoir sont comblées .
2- Envie des grâces fraternelles

Le deuxième blasphème contre l’Esprit est plus facile à comprendre car plus proche de nos comportements habituels. L’envie des grâces du prochain est un état d’âme fréquent qui, fort heureusement, n’est la plupart du temps que faiblesse ou bêtise. Nous prendrons l’exemple d’une personne ayant vécu. Il ne s’agit pas, encore une fois, de se prononcer sur le choix éternel de quiconque, mais seulement d’être illustratif. Lorsque Adolf Hitler s’est suicidé, il a quitté ce monde en emportant la responsabilité directe de dizaines de millions de vies humaines détruites dont, en particulier, quelques millions de femmes, d’enfants coupables d’être nés accompagnés de son mépris. Formellement, et sans entrer trop rapidement dans sa conscience, Hitler ne semble pas s’être rendu coupable d’un véritable blasphème contre l’Esprit Saint avant l’heure de sa mort. Rappelons-le, les conditions requises pour commettre ce péché sont vertigineuses. Dieu est juste et la moindre ignorance déterminante par rapport au sens de la vie terrestre est reçue comme une circonstance atténuante. A différence de Monseigneur Cauchon, Hitler ignore bien évidemment la théologie et le cœur de Dieu. Il ne soupçonne pas un seul instant à quel point il est aimé par les milliards d’êtres humains et angéliques présents auprès de Dieu. Nul ne peut savoir à l’avance comment il aurait vécu s’il avait connu le Seigneur de la gloire .
De toute façon, il est certain qu’il fut accueilli à l’heure de sa mort par le déploiement d’un innombrable cortège de saints. Le Ciel entier se mobilisa pour sauver ce grand pécheur. Parmi les âmes présentes brillaient celles de millions de juifs qu’il avait fait exterminer. Il les vit un à un pendant un de ces regards profonds que peut offrir la puissance de Dieu au moment décisif. Toutes ces âmes réunies proposaient leur pardon à Hitler, sans arrière-pensée. C’est ainsi que l’on est au Ciel. Nul ne peut entrer au Ciel sans être dans une telle disposition de l’âme. C’est pourquoi il est certain que les juifs accueillirent Hitler de cette façon. Il vit le visage de Jésus rayonnant douceur et humilité. Il vécut de l’intérieur cette parole terrible pour lui de l’Évangile: "Tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait." Le silence accueillant de Dieu à l’instant de la mort est décrit par l’Écriture comme le Jour de la colère (Dies irae). Car il vaudrait mieux affronter la colère de Dieu que son pardon . Mais le démon aussi, avait droit à la parole, comme il convient en cette occasion. Il n’est pas difficile, connaissant les obsessions d’Hitler durant sa vie terrestre, d’en reconstituer la teneur. Satan sait comment parler pour toucher une âme dans l’axe même de sa perversité: "Vois ces juifs, ces tziganes que tu as méprisés avec raison toute ta vie. Regarde leur humiliante attitude de dépendance les uns vis-à-vis des autres. Regarde la royauté qu’ils ont reçue de Dieu. Si tu te convertis maintenant, n’oublie pas que toi, le Guide de millions d’hommes, tu seras plus petit qu’eux pour l’éternité. De Maître que tu étais, tu deviendras inférieur car chacun se fait serviteur de tous dans leur monde. Ne te convertis pas. Reste fidèle à ton combat, sois Roi avec moi, loin de ces gens."
Là se trouve la puissante tentation de l’envie des grâces fraternelles. Elle concerne tout homme qui a été dominant vis-à-vis de son prochain durant sa vie. Il est difficile de renoncer au pouvoir. L’écho de ces paroles fut, on s’en doute, immense dans un cœur tel que le sien. Elles correspondaient à toute sa vie. Nous ne saurons qu’au Ciel quel fut le choix définitif d’Hitler en ce 30 avril 1945. Implora-t-il le pardon de Dieu et de ses frères ? Provoqua-t-il au Ciel la plus grande joie? Céda-t-il au contraire à l’envie, selon l’inclination acquise par toute une vie nourrie de haine? L’envie des grâces fraternelles, deuxième péché contre l’Esprit Saint, est sans rémission possible car, commis ainsi dans la lucidité de l’heure à la mort, il est le fait d’une personne qui jamais plus ne reviendra en arrière.
3- Présomption

Pour comprendre la présomption, troisième péché contre l’Esprit Saint, il faut se souvenir de la chute de l’ange Lucifer telle que rapportée en note dans la première partie. Actuellement, cet ange comme tous les démons ne cesse de réclamer la Vision béatifique à Dieu. Il s’estime digne de ce bonheur et le considère comme dû à chacun en mesure de la noblesse de son intelligence. La présomption est ici: vouloir posséder Dieu en refusant les conditions voulues par lui, humilité et charité. Ce péché est typiquement Luciférien car il implique un sens inné de sa propre grandeur. Il est pourtant possible chez l’être humain, surtout au terme d’une vie emplie d’honneurs et de richesses. Supposons qu’un homme arrive devant Jésus à l’heure de sa mort et exige le paradis tout en excluant les conditions de petitesse proposées par le Sauveur; supposons qu’il maintienne fermement cette attitude, en pleine lucidité, prêt à perdre la vie éternelle plutôt que d’aimer ce Dieu qui ne se donne qu’à l’amour, alors il se condamne lui-même à l’enfer et ce pour l’éternité puisque, éternellement, il criera à Dieu: "J’ai raison." Dieu rejette activement cet homme-là car il a l’audace de vouloir forcer l’entrée dans la vision béatifique. D’où ces textes : "Les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures. Là seront les pleurs et les grincements de dents."

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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 21:08

Citation :
4- Désespérance

La désespérance, en tant que telle, est un péché contre le Saint-Esprit et est plus difficile à comprendre. Trop facilement au cours de l’histoire, on l’a confondue avec le désespoir psychologique qui, quant à lui, est incapable de plonger un homme en enfer. L’histoire de Judas est significative à cet égard.
D’après les Évangiles, le défaut majeur de Judas fut son lien avec l’argent. Non seulement il volait dans la bourse commune des apôtres mais il se rendait malade à la vue du gaspillage apparemment autorisé par Jésus: "Pourquoi ce parfum a-t-il été répandu à terre? N’aurait-on pas dû le vendre trois cents deniers qu’on aurait donnés à des pauvres? ", reproche Judas à Jésus après le passage d’une femme repentie. A cause de son avarice, il ne supportait plus Jésus. Pourtant, il cachait son double jeu en vivant comme les autres disciples. Il avait certes été témoin des miracles de Jésus. Il ne pouvait pas être dupe de sa puissance surnaturelle. Cependant, il ne comprenait pas son message trop spirituel, pas assez réaliste. Jésus tenta tout pour le ramener à lui. Le signe de la bouchée de pain prouve l’amitié et la confiance. En acceptant ce pain de communion, sans parler à Jésus de son trouble, il s’enferra dans l’hypocrisie. Le démon n’eut plus qu’à lui suggérer de livrer Jésus aux chefs des Juifs, en lui apportant de très bonnes raisons, le danger politique de l’Évangile, la nécessité d’un jugement de discernement de la part des Docteurs de la loi, et l’argent à gagner. Lorsqu’il eut accompli son geste, il se sentit d’abord soulagé. Mais en même temps que disparaissait la tentation, il eut soudain un retour de lucidité: Tous les miracles de Jésus lui revinrent en mémoire ainsi que les prophéties de sa Passion. Il eut une conscience brutale d’être le traître, celui qui devait livrer le Messie. Il fut saisi d’un vertige désespérant devant l’immensité de son crime: "Faute impardonna¬ble! Malheur à moi" et il alla se suicider.
Ce suicide est le fruit d’un désespoir effrayant devant la conscience d’un acte irréparable. Mais il ne constitue pas encore, semble-t-il, un péché contre l’Esprit Saint. En effet, l’effroi d’une condamnation sans rémission possible de la part de Dieu vient submerger la pensée au point d’entraver le jugement. Elle est fausse et liée à un manque de connaissance de Dieu. Elle doit donc être rectifiée par une preuve glorieuse de la bonté de Dieu. Quant à sa faiblesse liée à la panique, l’attitude de Judas la prouve: il court rendre l’argent, espérant peut-être d’une façon illusoire libérer Jésus. Tout péché, aussi grave soit-il, lorsqu’il est empreint d’erreur théologique ou de faiblesse, ne peut constituer un véritable blasphème contre l’Esprit Saint. Le suicide de Judas révèle d’autre part en lui une capacité à regretter la faute commise tout en n’imaginant pas le pardon possible.
Aurions-nous agi de façon différente à sa place? Un tel désespoir dans une telle situation est naturel. Qui peut espérer être pardonné après une trahison aussi grave? Quand l’ami trahi est un Messie de Dieu, qui ne penserait à l’enfer?
Judas se pendit. A cet instant même, Jésus (ou un ange délégué par Jésus selon l’heure à laquelle il fit son geste) se montra à lui. Sans erreur possible, la clarté de cette apparition manifesta à Judas l’inimaginable: son péché pouvait être pardonné. Il lui suffisait de demander pardon et de se jeter dans les bras du Messie mort pour lui. Mais le démon toujours présent à l’heure de la mort criait: "Faute impardonnable! Malheur à toi, tu es perdu." Par cette parole, il le tentait non plus de désespoir mais de désespérance. Il ne s’agissait plus pour lui de le pousser à un désespoir psychologique en lui faisant croire faussement à l’impossibilité du pardon de Dieu. L’existence de ce pardon ne pouvait être ignorée à cette heure par Judas devant l’évidence de l’apparition glorieuse de l’Envoyé de Dieu. Non, le démon essayait de convaincre un homme calme, en pleine possession de ses facultés de jugement, connaissant parfaitement la Bonne Nouvelle, de refuser le pardon offert: "Garde ta dignité. Ta faute est trop grave, assumes-en les conséquences en refusant le pardon." Il s’agit d’une désespérance voulue et maintenue fermement malgré le pardon évident de Dieu.
Cet acte curieux est en fait une subtile manifestation d’un orgueil qui se camoufle en dignité: "J’ai trop péché, je m’en vais." Quel fut le choix définitif de Judas? Désespérance volontaire ou abandon de son âme blessée dans les bras de Dieu? Il existe une parole terrible de Jésus à son égard: "Malheur à cet homme-là par qui le Fils de l’homme est livré. Mieux eût valu pour cet homme-là de ne pas naître. " N’interprétons pas trop vite cette prophétie comme la preuve de la damnation éternelle de Judas. Il faut se souvenir que, par le péché, nous avons un jour livré le Fils de l’homme. Jésus ne prend d’ailleurs ce nom de Fils d’homme que pour signifier que tout péché contre un fils d’homme est contre lui. Il faut ajouter comme sous-entendu à ce texte: "sauf s’il implore le pardon."
La désespérance, comme blasphème contre l’Esprit Saint, est concrètement un choix de l’intelligence et non une pulsion de la sensibilité. La distinction peut paraître subtile. Elle est fondamentale si l’on veut comprendre le sort de ceux qui se suicident par désespoir. Loin d’être damnés pour l’éternité, il faut affirmer que la souffrance de ces pauvres enfants de Dieu les dispose au contraire à se précipiter avec amour dans ses bras dès qu’ils entendent parler de son existence .
5- Obstination

Le cinquième blasphème contre l’Esprit Saint, l’obstination, est aisé à comprendre. Tout homme qui, face à face avec Jésus, s’obstine à maintenir son choix définitif et lucide dans le sens de son égoïsme, se met librement en enfer. Et son enfer est éternel car, dans la lumière de Jésus, le choix est arrêté pour toujours. Il n’y a pas de fin à l’enfer car la personne obstinée veut demeurer sans fin dans son péché.

6- Impénitence finale

Quant à l’impénitence finale, elle a été décrite au début de ce chapitre. Arrivé de l’autre côté, l’homme du Moyen-Age ne se repent pas car, tout à coup, son péché lui paraît bon. Le seul motif qui le tenait dans l’inquiétude disparaît. Il n’a plus peur de l’enfer.
Il ne faut pas confondre le péché contre l’Esprit Saint d’impénitence finale avec l’impénitence que l’on observe parfois chez des mourants. Dans les années 1910, mourait un homme politique, adhérant du parti Radical socialiste, bon époux d’une femme catholique. Il avait toute sa vie professé des idées opposées au christianisme. Il avait même adhéré à un groupe philosophique de type franc-maçon, s’efforçant de construire un monde empreint des idées humanistes, liberté, justice sociale, solidarité. Ces trois idées ne sont pas en elles-mêmes opposées au christianisme mais elles s’accompagnent d’un athéisme pratique qui pourrait se traduire ainsi: "Vivons libres et respectons-nous les uns les autres afin de vivre heureux sur la terre avant que la mort ne nous détruise." Il en résulte à long terme une tolérance et un respect d’autrui finalisés par... l’amour de soi, afin de mieux trouver son bonheur individuel. La religion chrétienne, on le voit, implique une philosophie inverse.
Pour cet homme, la religion chrétienne comme toutes les religions lui paraissait conduire au fanatisme et à l’obscurantisme et il savait à l’occasion le prouver par des exemples bien documentés tirés de l’histoire. Puis il tomba malade et la maladie s’avéra sans guérison possible. Son épouse, angoissée par son salut, crut bien faire en appelant à son chevet un prêtre. Celui-ci vint et, sans le brusquer, avec toute la délicatesse voulue, lui parla de Jésus, du pardon, de la vie éternelle. Mais l’homme eut un geste terrible. Saisissant le crucifix, il le jeta à terre. Il se détourna et mourut quelques heures après. Ses frères Franc-maçons vinrent trouver sa femme et lui remirent une lettre-testament refusant les funérailles à l’église.
Devant les signes de son impénitence finale, son épouse crut en sa damnation éternelle. Elle en fut désespérée comme on peut l’être pour un mari tendrement aimé. Elle écrivit à Monseigneur d’Hulst, qui était à l’époque très connu pour la qualité de sa direction spirituelle. Il la rassura en lui écrivant une lettre qui mérite d’être citée car elle constitue historiquement la première allusion d’un théologien à la possibilité d’une révélation à l’heure de la mort.

"Dans ce dernier combat de l’agonie, quand la pensée est lucide et la voix muette, quand le monde extérieur s’éteint autour du moribond et le laisse seul avec son monde intérieur, quand son oreille n’entend plus ses paroles trompeuses destinées à le rassurer et que son âme entend la réponse de mort, qui lui dit la prochaine et terrible vérité, à cette heure d’angoisse et de clairvoyance, il y a certainement une sollicitation suprême de la miséricorde. Il y a une apparition (je prends ce mot dans le sens métaphysique et le plus large), une apparition de Jésus. Il y a le souvenir, tout d’un coup ranimé, de ces fragments épars d’instruction religieuse oubliés depuis l’enfance, d’idées religieuses répandues çà et là dans la société et que l’on rencontrait autrefois sur son chemin d’indifférence. Tout cela s’assemble, tout cela revit comme les ossements d’Ezéchiel, tout cela recompose une figure de la vérité qui s’offre à l’âme dans les traits bénis du Rédempteur."

Selon Monseigneur d’Hulst, cette grâce finale qui précède la mort est si certaine qu’on ne doit jamais désespérer du salut de personne.
De fait, que devint l’homme dont nous racontions la mort? Il fut sauvé et non seulement il le fut mais il devint grand dans le Ciel comme le deviennent ceux qui aiment beaucoup. C’est que le geste vis-à-vis du crucifix n’était pas celui d’un homme pervers et obstiné dans son impénitence. C’était celui d’un incroyant sincère: "Ne jugez pas, affirme Jésus, vous ne serez pas jugés." Selon notre homme, après mûre réflexion, Dieu ne pouvait pas exister. Le monde avec ses malheurs, la nature elle-même avec ses contradictions lui paraissaient avec évidence le fruit d’un hasard. De Dieu, point! L’homme, dans ce monde désespérant, lui paraissait plus malheureux que les animaux puisqu’il était conscient de tout cela. Quand il avait vu entrer ce prêtre dans sa chambre de mourant, il l’avait rejeté avec pitié comme on rejette un marchand d’espérance. Puis il était mort, regrettant seulement de ne pas avoir menti extérieurement pour rassurer sa femme. Mais, arrivé devant l’Au-delà, voyant d’un seul regard la Vérité, il y avait adhéré immédiatement. Un homme au cœur droit ne rejette pas l’évidence, surtout quand elle donne sens aux scandales les plus obscurs de la vie terrestre. Allégresse devant l’existence du salut et larmes pour ses erreurs passées, telles furent les réactions de cet homme juste. Il n’eut même pas à passer par un temps de purgatoire car, ayant aimé toute sa vie son épouse de tout son cœur, il sut immédiatement aimer Dieu.
Tout autre est l’impénitence finale. Elle est le fait d’un homme durci volontairement dans son péché, qui préfère froidement vivre en enfer éternel plutôt que de changer, et ceci face à la douceur de Dieu. Tous les blasphèmes contre l’Esprit Saint sont d’ailleurs de la même espèce. Tous sont un refus réfléchi d’un mariage d’amour éternel proposé par Dieu. Face à ce refus, Dieu ne se révolte pas. Il n’impose aucune punition et respecte la liberté de celui qui l’a rejeté. Il ne tente plus rien pour le sauver car il sait qu’il n’existe plus aucune action capable de le changer.

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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 21:41

C'est génial, Arnaud. Mais, "pour que rien ne manque à ma joie", n'auriez-vous pas de récits pour le deuxième et le troisième péché aussi ?
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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 21:53

Christophore a écrit:
C'est génial, Arnaud. Mais, "pour que rien ne manque à ma joie", n'auriez-vous pas de récits pour le deuxième et le troisième péché aussi ?


2- Envie des grâces fraternelles et 3- Présomption ? Juste au dessus : il y a les exemples. Very Happy

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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 22:39

Autant pour moi, je ne les avais pas vus. Mais j'ai encore une précision à demander :
Je viens de lire aussi la question de S.Thomas sur l'envie qui serait une tristesse éprouvée du bien de l'autre.
Donc, dans le cas de l'exemple sus-cité, l'envie des grâces fraternelles serait une tristesse causée par la compréhension de la gloire reçue par ceux qu'il avait persécutés, alors même que cette gloire lui serait proposée à lui aussi mais en leur compagnie. Donc le démon suggère à Hitler la folie de n'accepter la gloire que sans ces gens qu'il avait toute sa vie méprisés.
Il serait donc envieux de leur gloire càd triste de leur bien parce qu'il les jugerait indigne de "siéger avec lui" et a fortiori d'être servis par lui ni être servi par eux.
Est-ce bien de cela qu'il s'agit ?
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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Dim 22 Mar 2009, 22:57

Oui, en un sens ! Mais, en enfer, Hitler (s'il s'est damné) obtient ce qu'il veut : il règne sur lui-même et sur son propre enfer. Il est dans sa solitude et à jamais son propre führer !

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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Lun 23 Mar 2009, 00:57

Arnaud Dumouch a écrit:
Oui, en un sens ! Mais, en enfer, Hitler (s'il s'est damné) obtient ce qu'il veut : il règne sur lui-même et sur son propre enfer. Il est dans sa solitude et à jamais son propre führer !

Ich bin der Führer Von Alles !!!!

Moi je pense toujours à sa maman!
et lui enfant.

Des fois je me dis que des personnes reviendront mais à un âge où elles étaient encore innocentes.

Tout le monde a compris que j'aimerais mettre dans le paradis l'humanité entière!!!!!,

parce que je crois que jesus est vainqueur à jamais,et que rien ne peut échapper à la grâce de Dieu

Le péché à cru (croitre) mais la grâce a surabondé....sur,sur,au-dessus,plus,encore plus

Il faut bien donc que la grâce dissolve le monde entier ou bien Dieu serait-il limité ?

Sauf ,(là je le sais,et que quiconque le sache),celui qui ,à la dernière heure, au rendez-vous avec jesus, se voyant présenté le salut et qui le refuse, alors que délivré des vicissitudes de la terre et soulagé de sa propre pesanteur,et enfin clairement voyant Jesus-Christ , néammoins tourne le dos à Dieu
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dims



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MessageSujet: Re: Sans la foi, tout acte est-il péché ?   Lun 23 Mar 2009, 05:05

Enlui a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
Oui, en un sens ! Mais, en enfer, Hitler (s'il s'est damné) obtient ce qu'il veut : il règne sur lui-même et sur son propre enfer. Il est dans sa solitude et à jamais son propre führer !

Ich bin der Führer Von Alles !!!!

Moi je pense toujours à sa maman!
et lui enfant.

Des fois je me dis que des personnes reviendront mais à un âge où elles étaient encore innocentes.

Tout le monde a compris que j'aimerais mettre dans le paradis l'humanité entière!!!!!,

parce que je crois que jesus est vainqueur à jamais,et que rien ne peut échapper à la grâce de Dieu

Le péché à cru (croitre) mais la grâce a surabondé....sur,sur,au-dessus,plus,encore plus

Il faut bien donc que la grâce dissolve le monde entier ou bien Dieu serait-il limité ?

Sauf ,(là je le sais,et que quiconque le sache),celui qui ,à la dernière heure, au rendez-vous avec jesus, se voyant présenté le salut et qui le refuse, alors que délivré des vicissitudes de la terre et soulagé de sa propre pesanteur,et enfin clairement voyant Jesus-Christ , néammoins tourne le dos à Dieu

J'ai la meme vision que toi Enlui.
Car hitler avait une mere ou un pere ou un amis etc ... qu'il aimait profondement.
Il a tué des millions de gens mais l'amour eternel est vainceur pour toute ces victimes c'est notre croyance !
Si nous sommes tous egaux envers l'amour nous pouvons a aucun moment nous touner vers le mal car l'amour est juste et absolu pour chacun.Si un etre se tourne vers le mal il y a forcement une injustice !
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Sans la foi, tout acte est-il péché ?
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