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 Une allocation pour accompagner la fin de vie

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spidle33



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MessageSujet: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Mar 17 Fév 2009, 13:14

http://fr.news.yahoo.com/3/20090217/tpl-assemblee-fin-vie-allocation-cfb2994.html

Sauf effets qui m'échappent, je ne peux que dire bravo à cette mesure, et en tout cas l'idée qui lui est associée, à savoir qu'il faut sortir de la solitude les personnes en fin de vie.
Et espérons que nous développerons en parallèle les soins palliatifs !
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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Mar 17 Fév 2009, 16:46

Merci Spidle !

Je me réjouis de cette mesure.
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Axelle



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Mar 17 Fév 2009, 19:34

"La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a précisé que les dépenses seront assurées par l'Assurance-maladie."

Oui, encore des sous tombés de l'Etat Providence...
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Kerux



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Mer 18 Fév 2009, 22:38

Axelle a écrit:
"La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a précisé que les dépenses seront assurées par l'Assurance-maladie."

Oui, encore des sous tombés de l'Etat Providence...
L'Etat sait encore se montrer humain, c'est encourageant!



Un fait bien connu des soignants en gériatrie et dans les unités de soins palliatifs: on a constaté que les personnes en fin de vie parvenaient à exercer une certaine forme de "contrôle" sur le moment de leur départ. Inexplicable bien sur pour la médecine, mais néanmoins constaté, l'agonie se prolonge contre toute attente, alors que tout semble fini...

Et c'est souvent l'arrivée d'un "fils perdu", d'une ex-femme ou d'un ami qui permet au malade de partir en paix vers la Lumière. Comme si la personne avait besoin d'une ultime réconciliation ou d'une dernière marque d'amour avant de s'en aller...
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Axelle



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Jeu 19 Fév 2009, 12:57

L'Etat n'a pas à se montrer "humain", Kerux. Ce sont les individus qui sont humains. Ce sont les individus qui entreprennent et agissent. L'Etat n'est présent que pour encourager les initiatives individuelles. Pas faire le boulot à la place des gens. Donner du fric qu'il n'a pas, l'Etat, est un leurre.ça rassure tout le monde, ça nous fait du bien à notre charité perso. mais ça ne résout en rien le problème de la fin de vie. Pourquoi 49 euros par jour, pourquoi pas 50 ou 54 euros ?? Cette façon de balancer de l'argent - que nous n'avons pas, je le répète- est totalement irresponsable et criminelle. ça ne résout en rien la question de fond, l'euthanasie. C'est cela qui nous pend au nez et c'est ce type de mesure, lénifiante, qui fait que nous aurons des lois pro-euthanasie sans même le réaliser. Nous aurons été rassurés -anesthésiés serait le terme plus adéquat- auparavant par cet état si "humain".
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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Jeu 19 Fév 2009, 13:04

Rien à ajouter, rien à retrancher, Axelle !
De quel porte-monnaie va-t-elle sortir, cette taxe ! ?
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spidle33



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Jeu 19 Fév 2009, 15:09

"La politique n'est pas là pour satisfaire les petits bonheurs privés, mais pour éviter les grands malheurs publics." (P. de Villiers).

Je crois qu'il s'agit là d'une très bonne définition.
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Kerux



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Jeu 19 Fév 2009, 22:18

Chère Axelle,

Je comprends votre position sur le rôle de l'Etat qui n'a pas a être humain, néanmoins par ce type d'aide il promeut en un certain sens une présence "humaine" auprès des mourants. Mais j'avais l'impression que vous remettiez en cause le bien fondé d'une telle mesure visant à améliorer la fin de vie?

Citation :
C'est cela qui nous pend au nez et c'est ce type de mesure, lénifiante, qui fait que nous aurons des lois pro-euthanasie sans même le réaliser.
Pardonnez-moi, mais je ne vois pas du tout en quoi ce type d'aide financière annonce une future légalisation de l'euthanasie?? Pouvez-vous développer? Merci!
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Axelle



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Ven 20 Fév 2009, 10:51

Kerux : je vous promets une réponse développée dans la journée.
A+
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Axelle



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Ven 20 Fév 2009, 14:27

Kerux, réponse développée :

"L'humanité" de l'état:
A propos des mesures soit disant "humaines" : d'abord il faut observer l'aspect purement matérialiste par lequel on traite le problème des mourants ( on les appelle d'ailleurs "fin de vie" parce que "mort" ou "mourant", ça fait peur.Pareil pour euthanasie au lieu de dire "tuer" on dit "aider à mourir"; pareil pour avortement : on dit être contre ce "projet parental "au lieu de dire tuer un enfant dans le ventre de sa mère. Bon sang!!! il faut remettre du sens aux mots!! c'est impératif!!) : 49 euros et 3 semaines de congés. Que se passera t-il si les 49 euros ne suffisent pas (et ils ne suffiront pas) et si les trois semaines ne suffisent pas non plus : faudra t-il se résoudre à "aider" le mourant à mourir ...
Cette approche matérialiste par lequel on traite aujourd'hui tous nos problèmes de société est très bien décrite par Delsol, ( "éloge de la singularité") que j'ai déjà cité et que je citerai souvent parce qu'elle me paraît aborder de façon très réaliste la "modernité". Elle dit bien mieux que moi ce que je pense :
"
Citation :
Nos sociétés se veulent solidaires, et c'est là qu'elles déploient leur idéal moral, croyant ainsi dépasser la vulgaire loi du profit. Pourtant, la solidarité même qui les habite s'inscrit dans ce contexte du primat accordé à la matière. Car ce que recherche la démocratie en tout cas en France, c'est moins la solidarité comme mode d'existence que l'égalité comme résultat."
C'est sans doute pourquoi la solidarité économique est la seule valeur qui s'impose sans débat. L'individu peut vivre comme il l'entend, mais le seul devoir qu'on lui impose est de partager la richesse, comme si l'argent représentait la seule valeur véritable... A ce point que les facteurs extra-économiques comptent pour rien dans les tentatives de compréhension des problèmes sociaux. Devant les cas tragiques de drames familiaux, le critère retenu pour la compréhension des causes est le critère économique : le crime est du à la pauvreté et, s'il est dû à la maltraitance, cette maltraitance elle-même est dû à la pauvreté. L'incapacité éducative de certains parents est en général relevée comme conséquence du manque d'argent." [on peut appliquer pour l'affaire qui nous concerne, la mort, le même critère purement économique : 49 euros.]
(...) Ainsi la solidarité ne permet-elle même pas de sortir du cadre étroit et sec de l'économisme, car elle s'entend presque exclusivement comme un partage monétaire.La démarche de solidarité, démarche de ferveur vers un idéal toujours inachevé qui concerne les relations entre les êtres, se voit dénaturée en une simple volonté de partager également les possessions, par des moyens anonymes."
(...) Voir la solidarité en termes purement comptables, c'est admettre une forme d'inhumanité."

[Pour rejoindre un autre fil sur la crise financière, on s'aperçoit que balancer du fric -ce que fait l'état- n'est pas forcément le moyen de nous tirer d'affaire. Cette mentalité typiquement socialiste d'assistanat est le coeur du problème. Obama à ce titre sera considéré comme le plus socialiste des américains.Et c'est pas un compliment de ma part.]

Tous ici et autour de nous, cathos., pas cathos. etc.,etc. rejetons avec force ce culte de l'argent roi. C'est facile mais ça ne suffit pas. Et ça ne résout pas notre problème de valeurs, de morale que nous avons rejeté aussi - les idéologies aux XXème siècle, on a vu ce que ça donnait et avoir des certitudes universelles donc une forme de "fanatisme" n'est plus tout à fait dans l'air du temps : "Puisque les croyances religieuses, les projets sociaux ou politiques, développent les guerres, mieux vaut se réunir autour de quelques certitudes prosaïques et évidentes par elles-mêmes, que nul ne peut contester. Les sociétés démocratiques incitent tout naturellement à la passion économique."

Le seul moyen de retrouver une solidarité non-dénaturée est de retrouver le lien, le partage entre des individus singuliers, des êtres humains et ça , ça ne peut pas passer par l'état. Au contraire, l'état dans son assistance jusqu'au dans ce qu'il y a de plus intime et personnel et privé -la mort-, dénature complètement les rapports et les actes des individus et en fait des robots. ça se constate aussi dans l'éducation : il faut que les familles se ré approprie leur rôle de parents : aujourd'hui, c'est même ce que l'on doit manger qui est ordonné par l'état! 5 fruits et légumes par jour! Les enfants rentrent de l'école avec des menus préparés pour la semaine pour montrer à maman ce qu'elle doit cuisiner! C'est hallucinant quand on y réfléchit un peu.
Même si cette ré appropriation est imparfaite, médiocre, maladroite, elle vaut mieux que cette immense machinerie étatique qui nous enlève notre liberté, notre responsabilité. C'est vraiment une question de survie. Soit nous acceptons d'être des hommes et des femmes imparfaits mais qui assument leurs actes et qui se construisent dans leurs agir, soit on devient des êtres complètement assistés et lobotomisés, irresponsables. C'est toujours la même chose : aujourd'hui quand on voit dans la rue un "pauvre", un SDF, on crie : "que font les services sociaux??" Quand on voit quelqu'un se faire agresser, on réfléchit à deux fois avant d'aller au secours de la personne : un parce que on peut être rapidement accusé par l'état de notre initiative ( la légitime défense est condamnée), deux parce que justement on se dit : la police va intervenir, c'est pas mon boulot de le faire, laissons faire les professionnels. En matière éducative, on dit aux parents : laissez faire les pro., les maîtresses, après tout vous n'êtes que la mère! C'est dingue de voir ce qu'on a perdu en initiative propre donc en être.
L'état crée des lois, des allocations pour nous dire jusqu'en dans notre façon de nous torcher bientôt, j'en suis sûre, comment agir, et ça c'est la fin de l'homme.Vous allez recevoir 49 euros pour vous occuper de vos mourants : oui! parce que ça ne nous était pas évident, ça nous est plus évident qu'il faut accompagner nos mourants. On préfère là aussi laisser faire des "professionnels", des infirmières, des médecins, etc., etc. Ce manque d'initiative personnelle amène directement à l'euthanasie qui est une façon parfaitement "propre" et impersonnelle et professionnelle de traiter le "problème" de la mort.
J'ai repris un commentaire trouvé sur le net que je trouve judicieux :
Citation :
"Mesure administrative qui propose non pas deux, non pas quatre, mais trois semaines, c’est qu’il faut bien arrêter de payer à un moment. On ne dit pas s’il faudra à l’avenir piquouser le mourant qui tarde et qui coûte. Mesure “équilibrée” par gain fait sur les arrêts de travail intempestifs. Tout est prévu, de la naissance à la mort, l’Etat est là, l’Etat pourvoit, l’Etat légifère, l’Etat vous décharge des douloureuses contraintes, inutile de se faire du mouron pour le pognon. Mesure abject d’auto-satisfaction lacrymale. Plus l’Etat s’immisce dans vos vies, plus il se félicite de faire tomber, barrières, tabous, culpabilité, l’Etat se substitue à le vie même, et à chaque fois il accapare ces moments, ces décisions morales, ces difficultés financières."

Kerux : ç'est quoi l'origine de votre pseudo? ( oui, oui , je sais la curiosité est un vilain défaut!!)
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adamev



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Ven 20 Fév 2009, 15:03

Axelle vous avez craché dans la soupe fort bien.

A part votre discours idéologique sur la "réappropriation" vous proposez quoi?

Vous proposez quoi à celui qui a un parent hospitalisé en fin de vie, l'autre handicapé dans un fauteuil et 2 ou 3 gosses à nourrir, pour qui une jounée de travail non payée fait un trou dans sa tésorerie???

49 euros c'est sans doute pas beaucoup... mais pour certains c'est beaucoup mieux que rien.

Quand mon père est mort j'ai eu beaucoup de chance de travailler dans une entreprise dont le patron m'a dit dès qu'il a connu la situation "prenez le temps qu'il faut... on s'ocupe du reste". Et en effet j'ai été intégralement payé et certains frais pris en charge au titre des oeuvres sociales au personnel.

Combien dans ce cas????
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Axelle



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Ven 20 Fév 2009, 15:57

Combien ? c'est justement pas possible de quantifier la mort.
C'est ça le problème.
Donc : rien , zéro, nada, pas un kopeck de l'état.
Parce que ça ne sera jamais assez. Par contre que l'état joue un rôle de "régulation", de mise en oeuvre de valeurs civilisatrices : la vie c'est sacré, l'éducation aux parents, etc., etc., ça d'accord.
La solidarité doit venir des êtres humains, des voisins, de la famille, du chef d'entreprise mais pas d'une instance collective qui ordonne la redistribution forcée pour tous, la charité obligatoire et non plus libre.ça nous enlève ce que nous sommes profondément ou du moins ce que nous devons devenir : des êtres "humains".
.
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adamev



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Ven 20 Fév 2009, 21:18

Ma question n'a rien à voir avec votre réponse.

Ma question est : combien de personnes sont ou on été dans le même cas que moi à pouvoir prendre du temps payé ainsi que certains frais pour s'occuper, être à côté, de leurs parents?
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Axelle



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Ven 20 Fév 2009, 23:12

Désolée, Adamev, j'avais mal compris le "combien".
A mon avis, peu de monde peut ce permettre ce "luxe", c'est clair. Vous êtes tombé sur un chef d'entreprise vraiment humain. Ce type là est véritablement un exemple.
A nous de changer la donne. Tant que nous serons assistés, nous ne voudrons pas la changer. Et nous n'apprendrons pas à nos enfants à nous conduire avec charité et humanité. C'est ça le drame. Plus on s'enlisera avec des mesures lénifiantes et anesthésiantes pour notre conscience, plus on se comportera avec nos parents comme des barbares.Moins il y aura de personnes comme ce chef d'entreprise.

Lu ça dans d'autres commentaires sur le net : attention, c'est très ironique :
"Cette subvention est totalement perverse, d’abord elle va encourager les pauvres à faire mourir leur “mourants” le plus tard possible : “pas maintenant, papy, attends encore un peu, 1 semaine et je peux me payer un 21 pouces avec TNT intégré”.
Ensuite, le capitalisme reprenant d’une main ce qu’il donne de l’autre, cette mesure est inflationniste var les grandes surfaces des obsèques vont augmenter leur prix…..
Bien sûr aucun contrôle n’est prévu : c’est encore l’infirmière qui se tapera la fin de vie du début à la fin, le parent passant son temps au guichet de la sécu pour obtenir son “droit à”….


Un autre :
Les babyboomers français, après avoir tout acheté, tout gaspillé et tout squatté, commenceraient-ils à flipper ? Auraient-ils peur de mourir dans la solitude, des fois que la X génération aurait décidé de leur demander des comptes en les laissant choir en ce moment délicat ? Ont-il peur que leurs enfants leur fassent ce qu’ils ont fait à leurs parents (vive les maisons de retraite pour se débarrasser des vieux et continuer à jouir sans entraves) ? Allez zou, continuons de creuser le déficit, de toute façon ce sont ceux qui tiennent la main qui paieront in fine le trou gigantesque laissé en héritage. Plus narcissique et égocentrique que cette génération 68… tu meurs (si j’ose dire).

Bonne nuit Adamev, j'espère ne pas avoir ravivé trop de douleurs. J'en serai sincèrement désolée.
J'aime beaucoup votre image de marcheur.
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Axelle



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Sam 21 Fév 2009, 10:57

Autre chose Adamev : "je ne crache pas dans la soupe"
J'ai huit gamins et un mari prof. Autant dire que les problèmes de fric on connait. Et la soupe chez nous on la termine.
Mais je pense que l'assistanat c'est la mort de la liberté.
Et moi je veux pas faire de mes moufflets des zombies qui tendent la mains et prêts à toutes les bassesses pour vivre. En particulier je ne veux pas qu'on nous achète pour faire des lois pro euthanasie, pro avortement etc., etc.
La ficelle est un peu grosse en fait : c'est là tout le problème.
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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Sam 21 Fév 2009, 14:41

Axelle, je ne comprends pas bien votre aversion envers l'Etat. N'est-ce pas un fantasme ? Que craignez-vous ?
Vraiment je ne vois pas le rapport entre cette allocation pour accompagner la fin de vie et l'euthanasie. J'ai lu ce que vous avez écrit plus haut mais ça ne me convainc pas.
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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Sam 21 Fév 2009, 15:01

Axelle, vous dites que vous avez une famille nombreuse et vous percevez une allocation pour vos enfants. Dans ce cas précis il s'agit bien d'une reconnaissance de la part de l'Etat de la valeur de la famille. Qu'y a t-il de choquant à cela ?
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Axelle



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Sam 21 Fév 2009, 15:25

En France, le système veut que l'on ponctionne 50% de notre salaire pour être reversé sous forme d'allocations diverses et variées. Je souhaiterais (mais là je rêve complètement j'en ai bien conscience) que nous ayions plus de notre salaire à nous et que nous l'utilisions nous comme nous l'entendons - à ce moment là nous nous réapproprions la charité et devenons humains individuellement- plutôt que contraints dans des allocations qui sont souvent douteuses et à l'inverse de nos valeurs.
L'Etat reconnait la valeur de la famille ? Mais vous parlez de quelle famille ?? Les familles recomposées, monoparentales, les familles avec polygamie effective etc., etc. Oui, il y a tout de même de vraies déviances.
Maintenant le système fonctionne ainsi et nous en profitons. Est-ce à dire qu'il ne faut pas le critiquer? Bon OK. Ne disons plus rien et attendons que le système s'effondre.
Je n'ai pas une aversion de l'Etat. J'ai une aversion pour sa place démesurée.
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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Sam 21 Fév 2009, 16:51

Attention quand même à ne pas exagérer: "En France, le système veut que l'on ponctionne 50% de notre salaire pour être reversé sous forme d'allocations diverses et variées."
Je suis, comme vous, opposé à ce que l'Etat occupe une place démesurée.
Faisons une expérience de pensée et imaginons que demain nous ayons la possibilité de gérer notre salaire comme bon nous semble. Il y a fort à parier que cela détruira le peu de solidarité ( même artificielle) qui reste.
Pourquoi avons nous besoin de notre mère l'Etat ? Parce-que nous ne savons plus qui nous sommes et que le terreau sur lequel s'est fait notre identité a disparu. Contrairement aux américains nous n'avons plus de sentiment patriotique et surtout nous n'avons plus d'espérance.
Il s'agit d'abord d'une crise spirituelle. Changer les structures ? Ok, pourquoi pas . Personnellement je doute du résultat.
"Les familles recomposées, monoparentales, les familles avec polygamie effective etc., etc. Oui, il y a tout de même de vraies déviances." Et alors, parce qu'il y a des déviances on arrête tout. Il ne faudrait tout de même pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
Franchement je le répète je trouve ça plutôt bien et même très bien que l'Etat verse de l'argent aux familles ( un père, une mère et des enfants ).
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Axelle



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Sam 21 Fév 2009, 17:51

Oui 100% d'accord avec vous Versus : j'étais dans l'exagération. Je le reconnais bien volontiers.Verser des alloc. pour l'accompagnement des mourants, c'est bien. Verser des allocs. pour les familles, pourquoi pas. Mais l'exagération est due à l'urgence de la situation, face à un système qui est perverti.et qui nous tue à petit feu.

Vous dites :
Pourquoi avons nous besoin de notre mère l'Etat ? Parce-que nous ne savons plus qui nous sommes et que le terreau sur lequel s'est fait notre identité a disparu. Contrairement aux américains nous n'avons plus de sentiment patriotique et surtout nous n'avons plus d'espérance.
Il s'agit d'abord d'une crise spirituelle.


Voilà; je crois que c'est cela qui me fiche le plus la trouille et c'est contre cela que je veux lutter. Je veux retrouver cette espérance perdue, je veux que mes enfants soient élevés avec la conviction que la Charité est l'alpha et l'oméga de l'homme.

Il y aura très peu de solidarité au moins au départ ( si moins d'Etat il y avait et c'est ce qui se passera parce que l'Etat démissionne de tout et partout en ce moment) parce que nous saurons plus comment faire "tout seul". Il y aura sans doute de la barbarie . A moins que nous éduquions dès à présent les futures générations.L'espérance se retrouve. Il faut le dire et le hurler autour de nous.Il faut la vivre.
Crise spirituelle ? Oui. Ce qui m'intéresse c'est la sortie de crise.
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versus



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Dim 22 Fév 2009, 16:43

Parfaitement d'accord avec vous Axelle. Ce qui m'intéresse aussi c'est la sortie de crise et pour cela nous, catholique, devrons témoigner.

Ci-dessous un petit extrait d'un article du père Garrigues:
Vous pouvez lire le texte intégral: http://www.dominicains-bx.com/politiquebis.htm

"« Les conflits qui surgissent aujourd’hui autour de la bioéthique, à propos de l’enfant à naître, menacé de mort parce que non-désiré ou handicapé, à propos du mariage et de la famille comme cellule indispensable à la procréation et à l’éducation des enfants, à propos de la véritable dignité des mourants, menacée par l’euthanasie, montrent que l’Eglise doit se préparer à témoigner de sa foi y compris jusqu’au martyre, face à l’utilitarisme de nos sociétés. On pressent qu’à un moment ou à un autre on arrivera à un non possumus, à l’objection de conscience et à la désobéissance civique »[17]. Certes, nous n’en sommes pas au martyre, et nous devons nous garder de dramatiser notre situation, ce qui serait de la sottise, et encore plus de la souhaiter plus dramatique, ce qui serait de l’orgueil. Nous n’en sommes pas non plus, nous l’avons dit, à la désobéissance civique. Mais pour ce qui touche à l’objection de conscience électorale face au relativisme éthique politiquement dominant, la présente Note du Magistère suprême de l’Eglise nous indique clairement que l’heure du témoignage a sonné pour les catholiques cohérents avec leur foi."
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Dim 22 Fév 2009, 16:54

doris a écrit:
Rien à ajouter, rien à retrancher, Axelle !
De quel porte-monnaie va-t-elle sortir, cette taxe ! ?

L'idéal est qu'elle soit transférée depuis l'allocation chômage. Il faut en effet favoriser en priorité le retour à l'emploi. Pour cela, il est important qu'on gagne moins au chômage qu'au travail ...

_________________
Arnaud
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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Dim 22 Fév 2009, 17:06

Axelle, je livre à votre sagacité une réflexion d'Edith Stein :

Edith Stein a écrit un ouvrage qui reprend ce propos, intitulé « l’Etat », dans lequel elle montre que le rapport à l’autre peut s’étendre au champ du collectif. Edith Stein met en avant une théorie de la personne compatible avec la notion d’Etat. L’état n’est pas envisagé comme un « monstre froid », ni comme une instance supérieure, mais plutôt comme un lieu de liberté et de valeur qui doit être « humanisé » par des individualités. Ainsi, c’est la personne qui va donner à l’Etat son « sens ». Il y a une analogie entre le destin de la personne et celui de l’Etat. La perception de qui je suis, combinée à la perception de l’autre, me donne le sentiment d’appartenance à un même groupe. C’est ce qui fonde la communauté.
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Axelle



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Dim 22 Fév 2009, 20:10

"l’Eglise doit se préparer à témoigner de sa foi y compris jusqu’au martyre,"
Versus, cette phrase là de Garrigues c'est la clef de tout.( on peut le regretter mais c'est ainsi^^)

Je pars en Bretagne pendant une semaine sans internet.
Je ne puis poursuivre dans l'immédiat cette intéressante conversation.
Je vous remercie infiniment pour vos deux références : Garrigues ( justement je dois lire "la politique du meilleur possible", mais j'ai d'autres lectures en cours dont "qu'est que l'homme" de Delsol ou elle parle beaucoup de la mort des individus et des civilisations - passionnant)
Et surtout Edith Stein que je vais me procurer.Je ne l'ai pas lu et effectivement cette vision "individualisée", humaine de l'état me plait bien.

J'ai trouvé ceci je ne sais plus où mais ça résume bien ce problème d'allocations familiales : la seule réserve à cette analyse, c'est qu'on ne définit plus bien ce qu'est la famille et les allocations familiales sont distribuées à tort et à travers.( ce que l'on remarquait au dessus.)

Les familles ont besoin de justice


Jacques Bichot décrypte la pseudo-politique familiale de Nicolas Sarkozy :

"Les familles n’ont pas besoin de charité, mais de justice. L’État doit poser des règles permettant aux familles de recevoir de la société la contrepartie de leur apport irremplaçable. Ce n’est pas le chemin qui est pris. [...]

[A]u 6 février, on trouve une intervention marquante du cardinal Antonelli, président du Conseil pontifical pour la famille. À Prague, ce prélat lançait un appel pour

"reconnaître dans sa dignité et son utilité le travail domestique, le rétribuant de manière adéquate pour donner aux parents, surtout à la mère, la possibilité de choisir librement de se consacrer, à la maison, au soin des enfants. [...] Pourquoi pénaliser une mère qui se consacre à ses enfants ? Pourquoi une famille qui décide d’avoir des enfants devrait-elle devenir plus pauvre ?"

Ces évènements presque concomitants invitent à faire le point sur la politique familiale, son évolution et ses perspectives d’avenir. [...] Si les familles constituent réellement la base de la société, avec quoi va-t-on les soutenir ? Si la famille est la base, c’est elle qui soutient la société, pas l’inverse ! [...] Dire que la famille est la base de la société, c’est notamment prendre acte d’une réalité économique incontournable : la mise au monde et l’éducation des enfants est l’investissement le plus important pour l’avenir de l’humanité et de son économie. [...] De même qu’il est impossible que l’État aide globalement les entreprises (il peut seulement en aider certaines en prenant à d’autres), de même lui est-il impossible d’aider globalement les familles, car ce sont elles qui lui fournissent ses moyens d’action. Ce qu’il peut faire, et qu’il doit faire, c’est de poser des règles telles que justice leur soit rendue, que leur apport irremplaçable ait une contrepartie, qu’elles reçoivent l’équivalent de ce qu’elles fournissent.

Cela correspond à un leitmotiv de la doctrine sociale de l’Église, qui s’oppose à ce que «l’on offre comme don de la charité ce qui est dû en justice». Les familles ont besoin de justice pour remplir correctement leur rôle ; seules quelques-unes d’entre elles ont besoin qu’on leur fasse l’aumône. Ce n’est hélas pas dans ce sens que va le discours présidentiel."


Ma sagacité^^.
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Christophore



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MessageSujet: Re: Une allocation pour accompagner la fin de vie   Ven 06 Mar 2009, 21:03

Mercredi 18 février, neuf députés UMP ont déposé un projet de loi visant à légaliser l'euthanasie.
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MessageSujet: Entreprenariat social   Mer 11 Mar 2009, 15:35

Connaissez vous l'entreprenariat social? Ashoka: http://usa.ashoka.org/jpalmer? Jeff Palmer ? Cela ne vous dit rien ? Mr.Red

Lisez plutôt: P 199 et suivantes de " Passeurs d'espoir 1":

Aux USA," modèle libéral oblige, toute personne disposant de revenus, même minimums, doit prendre en charge sa propre couverture sociale en contractant une assurance privée " Pour les 20pour cent qui sont au bas de l'échelle des revenus, l'employeur précaire n'offre pas d'assurance sociale et l'employé ne peut financer sa propre assurance.. et son statut de salarié lui interdit tout accès à la couverture sociale "offerte " par l'Etat aux sans ressources. Face à cette situation sociale, Jeff Palmer a su développer une réponse qui s'autofinance avec une véritable rentabilité économique.Le nom de sa société: CCN. Jeff constate : "Plus vite on intervient pour résoudre les multiples problèmes que rencontre une personne en situation de précarité, plus on limite les dépenses. Quand on attend, la personne s'enfonce dans la désocialisation et le sauvetage devient beaucoup plus onéreux.Il a alors l'idée de développer un système de prévention performant capable d'intervenir rapidement en listant , auditant et coordonnant toutes les associations oeuvrant dans les différents domaines sociaux.
Chaque Etat américain finance, pour les exclus, une assurance santé par le biais d'organismes privés sous contrat appelés FQHC. Jeff est allé rencontrer le FQHC de Pennsylvanie pour lui dévoiler une analyse étonnante de sa base de donnée. Il a ainsi prouvé , grâce à ses statistiques, que 20pour cent de leur clientèle- les exclus sociaux financés par l'Etat- représentaient 80 pour cent des coûts de soins qu'ils remboursaient.
CCN effectue le suivi de prévention des assurés identifiés comme étant à "Haut risque" pour éviter qu'ils deviennent à "haut coût". Les économies ainsi dégagées sont alors partagées à 50-50. Avec ces économies, le FQHC s'engage à proposer aux salariés à très faible revenu une assurance sociale à bas prix. Avec l'autre moitié des économies, CCN peut financer le travail des associations qui oeuvrent à la resocialisation.
Et ce n'est pas tout : le système est si performant qu'il a permis FQHC de baisser de 20 pour cent ses dépenses d'hospitalisation et CCN connaît une rentabilité et des taux de croissance à faire pâlir la plus belle des start-up. cheers cheers
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Une allocation pour accompagner la fin de vie
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