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 Méditation 200: La Croix dans les discours et dans les faits

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eric



Messages : 898
Inscription : 01/06/2008

MessageSujet: Méditation 200: La Croix dans les discours et dans les faits   Sam 13 Sep 2008, 17:53

Car nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé,
afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. (Jn 3, 13-17)


L’évangéliste Jean révèle une fois de plus par ces paroles toute la profondeur de sa méditation sur le « fait » Jésus mort sur la Croix:
Le Fils de l’homme en même temps qu’il fut physiquement élevé sur une croix destinée au supplice des bandits et des esclaves, est élevé, au sens d’exalté, dans la gloire pour les siècles des siècles.

Remarquons que l’Apôtre Jean focalise son regard théologique non sur ce qui aurait pu paraître aux yeux des hommes le plus brillant et le plus chatoyant parmi les paroles et les actes de Jésus.
Mais au contraire sur sa fin misérable, sur sa souffrance et sa mort affreuse, sur son anéantissement cloué sur une croix.

Est-ce par goût morbide de la souffrance et de la mort ?

Non, répondons-nous, nous qui sommes évangélisés depuis longtemps et connaissons le paradoxe de la Croix.
Nous savons que de cette croix va jaillir la Résurrection glorieuse et savons que si Jean exalte la Croix ce n’est pas pour elle-même mais comme instrument du Salut de l’humanité.

Mais en tirons-nous toutes les conséquences ?

Des peuples sont actuellement et depuis des décennies, voire des siècles, cloués sur la Croix de la misère totale : celle qui prend l’homme non seulement par la faim physique, mais par l’emprisonnement moral de toute initiative et vraie liberté.

Regardons par exemple le Peuple haïtien qui souffre de mille souffrances. Voilà ce qu’en disent ses propres évêques à l’occasion de leur Conférence épiscopale de 2004:

CONSTAT
• Avec les yeux du cœur, de l'âme et de l'esprit, nous avons essayé de mieux saisir l'Haïtien – homme et femme -- en ce qu'il a toujours vécu et vit encore aujourd'hui. C'est une personne en crise de confiance, qui a perdu confiance en soi et dans les autres. La raison en est qu'ils ont toujours été victimes du mensonge, de l'exploitation et de la corruption. Cette situation a contribué à créer chez l'homme haïtien, chez la femme haïtienne, une mentalité particulière de recherche de profit immédiat, marquée au coin du marronnage, du repli sur soi, de l'individualisme, de l'agressivité verbale et gestuelle et, paradoxalement, de la peur.
• Quand nous y regardons de plus près, nous voyons que cette personne est le produit d'une société, la nôtre, qui a émergé d'un pays trop longtemps mal dirigé et mal administré, souvent par des dictateurs rétrogrades. Nous en subissons aujourd'hui les conséquences, dont voici quelques-unes :
• La moitié de la population de ce pays, quelque quatre millions d'individus, vit en dessous du seuil de la pauvreté : Elle ne dispose même pas d'un dollar américain par jour. L'indice de développement humain est en nette régression et le taux de croissance démographique est bien supérieur à celui de la production des biens. Par ailleurs, le pays fonctionne sans un budget rigoureux et n'a pas assez d'institutions fortes pouvant assurer son progrès.
• Le retard socio-économique enregistré par notre pays tout au long de son histoire.
• La suprématie, non pas du droit, mais de la force et des intérêts particuliers et mesquins.
• L'instabilité politique, l'intolérance, l'antagonisme acerbe des classes sociales et des partis politiques qui ont occasionné l'ingérence des forces étrangères, mettant le peuple sous tutelle par l'occupation militaire directe ou par des interventions dites d'arbitrage et de maintien de la paix.
• Le désastre écologique qui provoque des catastrophes, telle que celle qui a frappé Mapou et Fonds-Verretes au mois de mai de cette année, qui vient de s'abattre sur Les Gonaïves et le Nord-Ouest tout récemment et qui menace le pays tout entier.
• Le résultat de tout cela, c'est le sous-développement, le chômage, l'exode rural, la fuite des cerveaux et le phénomène des boat-people, l'exploitation des braceros haïtiens s'aggravant aujourd'hui par la traite de nos enfants de cinq à quinze ans dans la République voisine, les deux fléaux dévastateurs que sont le trafic de la drogue et la propagation du sida, la violence et l'insécurité toujours croissante, allant jusqu'au terrorisme.
• N'aurions-nous pas pu éviter d'en arriver là ? Que faut-il faire ? Que pouvons-nous faire face à tout cela ?


Ce peuple est sur une Croix, la Croix de la misère totale, et que faisons-nous pour eux, nous chrétiens nantis ? En quoi lui apportons-nous ne serait-ce que l’espoir d'un peu moins de malheurs, d'un peu moins de souffrances ?

On peut se le demander à juste titre quand par exemple nos journaux télévisés consacrent des dizaines de minutes à parler de queues d’ouragans qui n’ont fait aucune victime aux USA tandis qu’ils restent trois secondes pour parler froidement de centaines de morts haïtiens. La vie d’un haïtien mérite-t-elle 10 000 fois moins de considération que celle d’un américain, ou celle d’un européen ?

Notre Pape actuel multiplie les voyages en Europe, Australie, Etats-Unis. Il est en France actuellement. Très bien !

Mais quand ira-t-il en Afrique, quand ira-t-il en Haïti ?
Est-ce que les jeunes africains, ceux d’Haïti et ceux de tant d’autres pays du Tiers-Monde, n’ont pas besoin, eux-aussi, qu’on leur fasse confiance et qu’on leur redonne espoir ?

C’est bien gentil ces discours devant un aréopage d’intellectuels éminents et de célébrités diverses au Collège des Bernardins, ou encore à Ratisbonne. Et certainement intellectuellement et spirituellement très intéressant.

Mais il faudrait aussi peut-être qu’il aille à Port au Prince et qu’au cours de ce voyage il aide à la libération des gens de ce pays en prononçant des discours certes moins intellectuels, mais plus percutant et mobilisant pour rompre les chaines multiples qui emprisonnent ce peuple.

Et qu’au lieu de réduire à l’état laïc un évêque (Fernando Lugo) sous prétexte que sa fonction de Président du Paraguay ne serait pas compatible avec celle de pasteur, il l’aide dans son combat en faveur des plus pauvres et des exploités de son pays, par exemple en se rendant dans son pays.

Qu’est-ce qui est le plus important : respecter le Droit Canon et toutes ses prérogatives ou suivre l’évangile dans les faits ?
Parler savamment de la Croix, ou aider ceux qui la subissent jour après jour à cause de l'égoïsme des riches que nous sommes? que je suis?

Texte de l'Association Pierre Valdès. Rédacteur principal: Eric.
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mandonnaud



Messages : 984
Inscription : 21/10/2006

MessageSujet: La croix dans les discours et fait et la France   Sam 13 Sep 2008, 19:00

Car nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé,
afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. (Jn 3, 13-17)

L’évangéliste Jean révèle une fois de plus par ces paroles toute la profondeur de sa méditation sur le « fait » Jésus mort sur la Croix:
Le Fils de l’homme en même temps qu’il fut physiquement élevé sur une croix destinée au supplice des bandits et des esclaves, est élevé, au sens d’exalté, dans la gloire pour les siècles des siècles.

Remarquons que l’Apôtre Jean focalise son regard théologique non sur ce qui aurait pu paraître aux yeux des hommes le plus brillant et le plus chatoyant parmi les paroles et les actes de Jésus.
Mais au contraire sur sa fin misérable, sur sa souffrance et sa mort affreuse, sur son anéantissement cloué sur une croix.

Est-ce par goût morbide de la souffrance et de la mort ?

Non, répondons-nous, nous qui sommes évangélisés depuis longtemps et connaissons le paradoxe de la Croix.
Nous savons que de cette croix va jaillir la Résurrection glorieuse et savons que si Jean exalte la Croix ce n’est pas pour elle-même mais comme instrument du Salut de l’humanité.

Mais en tirons-nous toutes les conséquences ?

Des peuples sont actuellement et depuis des décennies, voire des siècles, cloués sur la Croix de la misère totale : celle qui prend l’homme non seulement par la faim physique, mais par l’emprisonnement moral de toute initiative et vraie liberté.

Regardons par exemple le Peuple haïtien qui souffre de mille souffrances. Voilà ce qu’en disent ses propres évêques à l’occasion de leur Conférence épiscopale de 2004:

CONSTAT
• Avec les yeux du cœur, de l'âme et de l'esprit, nous avons essayé de mieux saisir l'Haïtien – homme et femme -- en ce qu'il a toujours vécu et vit encore aujourd'hui. C'est une personne en crise de confiance, qui a perdu confiance en soi et dans les autres. La raison en est qu'ils ont toujours été victimes du mensonge, de l'exploitation et de la corruption. Cette situation a contribué à créer chez l'homme haïtien, chez la femme haïtienne, une mentalité particulière de recherche de profit immédiat, marquée au coin du marronnage, du repli sur soi, de l'individualisme, de l'agressivité verbale et gestuelle et, paradoxalement, de la peur.
• Quand nous y regardons de plus près, nous voyons que cette personne est le produit d'une société, la nôtre, qui a émergé d'un pays trop longtemps mal dirigé et mal administré, souvent par des dictateurs rétrogrades. Nous en subissons aujourd'hui les conséquences, dont voici quelques-unes :
• La moitié de la population de ce pays, quelque quatre millions d'individus, vit en dessous du seuil de la pauvreté : Elle ne dispose même pas d'un dollar américain par jour. L'indice de développement humain est en nette régression et le taux de croissance démographique est bien supérieur à celui de la production des biens. Par ailleurs, le pays fonctionne sans un budget rigoureux et n'a pas assez d'institutions fortes pouvant assurer son progrès.
• Le retard socio-économique enregistré par notre pays tout au long de son histoire.
• La suprématie, non pas du droit, mais de la force et des intérêts particuliers et mesquins.
• L'instabilité politique, l'intolérance, l'antagonisme acerbe des classes sociales et des partis politiques qui ont occasionné l'ingérence des forces étrangères, mettant le peuple sous tutelle par l'occupation militaire directe ou par des interventions dites d'arbitrage et de maintien de la paix.
• Le désastre écologique qui provoque des catastrophes, telle que celle qui a frappé Mapou et Fonds-Verretes au mois de mai de cette année, qui vient de s'abattre sur Les Gonaïves et le Nord-Ouest tout récemment et qui menace le pays tout entier.
• Le résultat de tout cela, c'est le sous-développement, le chômage, l'exode rural, la fuite des cerveaux et le phénomène des boat-people, l'exploitation des braceros haïtiens s'aggravant aujourd'hui par la traite de nos enfants de cinq à quinze ans dans la République voisine, les deux fléaux dévastateurs que sont le trafic de la drogue et la propagation du sida, la violence et l'insécurité toujours croissante, allant jusqu'au terrorisme.
• N'aurions-nous pas pu éviter d'en arriver là ? Que faut-il faire ? Que pouvons-nous faire face à tout cela ?

Ce peuple est sur une Croix, la Croix de la misère totale, et que faisons-nous pour eux, nous chrétiens nantis ? En quoi lui apportons-nous ne serait-ce que l’espoir d'un peu moins de malheurs, d'un peu moins de souffrances ?

On peut se le demander à juste titre quand par exemple nos journaux télévisés consacrent des dizaines de minutes à parler de queues d’ouragans qui n’ont fait aucune victime aux USA tandis qu’ils restent trois secondes pour parler froidement de centaines de morts haïtiens. La vie d’un haïtien mérite-t-elle 10 000 fois moins de considération que celle d’un américain, ou celle d’un européen ?

Notre Pape actuel multiplie les voyages en Europe, Australie, Etats-Unis. Il est en France actuellement. Très bien !

Mais quand ira-t-il en Afrique, quand ira-t-il en Haïti ?
Est-ce que les jeunes africains, ceux d’Haïti et ceux de tant d’autres pays du Tiers-Monde, n’ont pas besoin, eux-aussi, qu’on leur fasse confiance et qu’on leur redonne espoir ?

C’est bien gentil ces discours devant un aréopage d’intellectuels éminents et de célébrités diverses au Collège des Bernardins, ou encore à Ratisbonne. Et certainement intellectuellement et spirituellement très intéressant.

Mais il faudrait aussi peut-être qu’il aille à Port au Prince et qu’au cours de ce voyage il aide à la libération des gens de ce pays en prononçant des discours certes moins intellectuels, mais plus percutant et mobilisant pour rompre les chaines multiples qui emprisonnent ce peuple.

Et qu’au lieu de réduire à l’état laïc un évêque (Fernando Lugo) sous prétexte que sa fonction de Président du Paraguay ne serait pas compatible avec celle de pasteur, il l’aide dans son combat en faveur des plus pauvres et des exploités de son pays, par exemple en se rendant dans son pays.

Qu’est-ce qui est le plus important : respecter le Droit Canon et toutes ses prérogatives ou suivre l’évangile dans les faits ?
Parler savamment de la Croix, ou aider ceux qui la subissent jour après jour à cause de l'égoïsme des riches que nous sommes? que je suis?

Texte de l'Association Pierre Valdès. Rédacteur principal: Eric.

Réponse paul mandonnaud

Tu as raison mais Benoit XVI a dit à l'Elysée devant Sarkosi et le gouvernement ses parole:

"L'Église peut apporter dans ce domaine sa contribution spécifique. La situation sociale occidentale, hélas marquée par une avancée sournoise de la distance entre les riches et les pauvres, me soucie aussi. Je suis certain qu'il est possible de trouver de justes solutions qui, dépassant l'aide immédiate nécessaire, iront au coeur des problèmes afin de protéger les faibles et de promouvoir leur dignité. À travers ses nombreuses institutions et par ses activités, l'Église, tout comme de nombreuses associations dans votre pays, tente souvent de parer à l'immédiat, mais c'est à l'État qu'il revient de légiférer pour éradiquer les injustices. Dans un cadre beaucoup plus large, Monsieur le Président, l'état de notre planète me préoccupe aussi. Avec grande générosité, Dieu nous a confié le monde qu'il a créé. Il faudra apprendre à le respecter et à le protéger davantage.
Il me semble qu'est arrivé le moment de faire des propositions plus constructives pour garantir le bien des générations futures.
L'exercice de la Présidence de l'Union Européenne est l'occasion pour votre pays de témoigner de l'attachement de la France aux droits de l'homme et à leur promotion pour le bien de l'individu et de la société. Lorsque l'Européen verra et expérimentera personnellement que les droits inaliénables de la personne humaine, depuis sa conception jusqu'à sa mort
naturelle, ainsi que ceux relatifs à son éducation libre, à sa vie familiale, à son travail, sans oublier naturellement ses droits religieux, lorsque donc cet Européen saisira que ces droits, qui constituent un tout indissociable, sont promus et respectés, alors il comprendra pleinement la grandeur de la construction de l'Union et en deviendra un artisan actif. La charge qui vous incombe, Monsieur le Président, n'est pas facile. Les temps sont incertains, et c'est une entreprise ardue de trouver la bonne voie parmi les méandres du quotidien social et économique, national et international. En particulier, devant le danger de l’émergence d’anciennes méfiances, de tensions et d’oppositions entre les Nations, dont nous sommes aujourd’hui les témoins préoccupés, la France, historiquement sensible à la réconciliation des peuples, est appelée à aider l’Europe à construire la paix dans ses frontières et dans le monde entier. À cet égard, il est important de promouvoir une unité qui ne peut pas et ne veut pas être une uniformité, mais qui est capable de garantir le respect des différences nationales et des diverses traditions culturelles qui constituent une richesse dans la symphonie européenne, en rappelant d’autre part que « l’identité nationale elle-même ne se réalise que dans l’ouverture aux autres peuples et à travers la solidarité envers eux » (Exhortation apostolique Ecclesia in Europa, n. 112). J’exprime ma confiance que votre pays contribuera toujours plus à faire progresser ce siècle vers la sérénité, l'harmonie et la paix."
amitiés paul
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