DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE

Théologie Spirituelle Catholique
Pour déposer une intention de prière:Agapé
ATTENTION : Les publicités ci-dessous sont indépendantes de notre volonté !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
anipassion.com
Partagez | 
 

 Pélerinage en Terre Sainte

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Gabrielle



Féminin Messages : 242
Inscription : 14/09/2007

MessageSujet: Pélerinage en Terre Sainte   Dim 15 Juin 2008, 22:19

Chers amis du forum,

Je voudrais vous faire partager un peu mon enthousiasme à l'issue du pélerinage que je viens d'effectuer en Terre Sainte, sur les pas du Seigneur ! sunny Il y avait bien longtemps que nous avions envie de faire ce voyage particulier, mon mari et moi...Et nous avons attendu que nos parents âgés ne soient plus de ce monde pour réaliser ce voeu.

Comme il est émouvant de découvrir les lieux où vécut Jésus...Béthléem, la Galilée, Capharnaüm, Béthanie, etc. et... Jérusalem ! Tous ces grands noms de l'Evangile ont à présent pour moi une consistance, cela me permet d'approfondir ma connaissance du Christ sur un certain plan...de saisir certains éléments qui m'échappaient complètement auparavant, et que mon existence quotidienne d'Occidentale de me permettait pas de découvrir...

Je ne saurais trop conseiller à mes frères chrétiens, et plus particulièrement catholiques, de faire un jour cette expérience unique d'aller visiter la Terre du Seigneur. Encore que certains d'entre vous m'ont peut-être déjà précédée dans cette démarche ?

Gabrielle.
Revenir en haut Aller en bas
Brice



Masculin Messages : 504
Inscription : 25/08/2007

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Lun 16 Juin 2008, 09:41

Et comment avez vous été accueilli là bas? La situation politique est compliquée l'avez vous ressenti ? Sinon : on veut des photos!!!
Revenir en haut Aller en bas
Acri



Masculin Messages : 1571
Inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Lun 16 Juin 2008, 20:21

Interview de Mgr Fouad Twal, nouveau patriarche latin de Jérusalem : « Personne n’a le droit de penser qu’il détient la solution qui apportera la paix. »

Le nouveau patriarche latin de Jérusalem, Monseigneur Twal, doit succéder à Monseigneur Sabbah le 22 juin. Jordanien, appartenant à une tribu établie à Madaba où se trouve la plus ancienne représentation chrétienne cartographique de Jérusalem (mosaïque byzantine du 6ème siècle), le nouveau patriarche a donc, comme son prédécesseur, une proximité culturelle naturelle avec le monde arabe. Cependant, il entend développer le dialogue avec le monde juif.

Né en 1940, Fouad Twal est ordonné prêtre en 1966 au séminaire de Beit Jala, une commune mitoyenne de Bethléem. En 1972, il entre à l’université pontificale du Latran à Rome. Il fera sa thèse doctorat sur le droit tribal. Diplomate de carrière du Saint-Siège depuis près de 30 ans, parfait francophone, sa première mission l’emmène au Honduras. Il sera ensuite en poste au Caire, à Bonn - il est en Allemagne lors de la chute du Mur - et au Pérou. En 1992, il est nommé évêque et envoyé en Tunisie. Il est alors le premier arabe à occuper cette fonction en Afrique du Nord, succédant à une longue lignée de prélats français. Initialement nommé pour trois ou quatre ans, il effectuera un mandat de treize années pendant lesquelles il accomplit un travail colossal et sera promu archevêque en 1994.

En septembre 2005, il est nommé coadjuteur au Patriarcat de Jérusalem. Sa nomination à ce nouveau poste est une « proposition de Monseigneur Sambi », ancien représentant du Vatican auprès d’Israël et de l’Autorité Palestinienne de 1998 à 2006 et aujourd’hui Nonce apostolique à Washington. Monseigneur Twal a hésité quelques jours avant d’accepter cette mission qui, si elle constitue le couronnement de sa carrière, lui inspirait néanmoins une certaine « appréhension ». Il est membre du Conseil pontifical interreligieux depuis janvier 2007.

Lors de cet entretien, cet homme chaleureux, prêchant la confiance, a parfaitement incarné cette attitude ; aucun de ses propos n’a été fait sous le sceau du secret, un fait suffisamment exceptionnel dans ce milieu pour être souligné.

Catherine Dupeyron : Comment concevez-vous votre mission de patriarche latin de Jérusalem ?

Mgr Fouad Twal : D’abord, je tiens à instaurer plus de confiance et de compréhension entre l’Eglise et le gouvernement d’Israël. La confiance reste insuffisante entre nous. Il faut améliorer notre connaissance réciproque car l’ignorance aggrave les situations. Il nous faut donc tisser des liens, se rencontrer plus souvent, faire des petits gestes de part et d’autre, c’est ce que j’ai dit à Mordékhay Lewy, le nouvel ambassadeur d’Israël à Rome. De mon côté, je suis prêt à avoir plus de contacts, à les inviter comme à leur rendre visite. J’espère que du leur, ils feront des petits gestes qui faciliteront la vie de nos prêtres sur le terrain.

- Quels types de gestes concrets attendez-vous de la part du gouvernement israélien ?

Je ne demande pas des miracles mais des petites choses qui peuvent prouver que le gouvernement a confiance en nous. Il s’agit avant tout de donner des visas à nos prêtres jordaniens qui constituent la majorité des religieux du Patriarcat Latin de Jérusalem. Le gouvernement d’Israël peut-il comprendre que, pour nous, Chrétiens, il est indispensable de visiter Jérusalem, de prier à Jérusalem ? - c’est un peu comme le Mur des Lamentations pour eux, peut-être même un peu plus car pour nous Jérusalem incarne la personne du Christ, c’est notre foi, c’est notre dogme et pas seulement un vestige. Et puis, il entre dans ma mission pastorale d’évêque de faire en sorte que tous les prêtres de notre juridiction (NDLR : qui recouvre Israël, les Territoires Palestiniens, la Jordanie et Chypre) puissent circuler librement et venir à Jérusalem comme ils le souhaitent. De quoi le gouvernement israélien a-t-il peur ? Qu’est-ce qu’un prêtre passant une année à Jérusalem peut faire de mal ? Pourquoi cette méfiance perdure-t-elle alors que la Jordanie a des relations diplomatiques avec Israël ? (NDLR : traité de paix de 1994)

- Vous-même avez parfois rencontré des problèmes pour circuler librement ?

J’ai un passeport diplomatique du Saint-Siège depuis une vingtaine d’années, mais les autorités israéliennes ont cru que le Saint-Siège m’avait accordé ce passeport uniquement parce que je suis en poste ici.

- Avez-vous l’impression que la méfiance du gouvernement israélien est liée uniquement à des questions sécuritaires ou également à la crainte d’une activité missionnaire qui existe au sein d’autres Eglises installées dans la région ?

Je pense qu’elles sont exclusivement sécuritaires. La crainte d’une activité missionnaire n’a guère de sens pour nos prêtres jordaniens. D’abord, ces derniers ne parlent pas l’hébreu - ce que d’ailleurs je déplore. En outre, un prêtre catholique qui vient seul, qui a tout donné à l‘Eglise, qui n’a pas d’enfant, ne représente pas un danger démographique pour Israël. Le jour où il meurt il n’a pas de descendance.

- De votre côté, quels sont les gestes que vous pensez faire pour créer ce dialogue avec le gouvernement israélien ?

Je pense simplement accomplir ma mission d’évêque ou de patriarche. J’ai ici, face à moi, plusieurs groupes, les Juifs, les Chrétiens hébréophones, les Européens, les Palestiniens chrétiens et musulmans, les Jordaniens chrétiens et musulmans. Or, tous n’ont pas la même sensibilité à l’égard du conflit, de la situation politique. Dans ces conditions, c’est à moi, dans mes discours, d’utiliser des mots avec prudence de manière à faire passer notre message à ces différents groupes car chaque mot peut être mal perçu par les uns ou par les autres. Car devant Dieu et devant l’histoire, nous devons être responsables de la paix de tous, du bien-être de tous, de la réconciliation de tous, de l’amour entre tous. En fait, peut-être que dans une situation aussi compliquée que celle qui existe ici, il faudrait parler moins, aimer plus et prier davantage pour tout le monde.

- Une parole prudente n’est-elle pas un piège ? Est-ce que vous ne risquez pas de diluer votre message ?

En effet, trop de prudence paralyse, j’en suis conscient. C’est pour cela aussi que d’après moi, même si on aime son prochain ou plutôt parce que l’on aime son prochain, il faut avoir le courage de lui parler avec franchise y compris ce qu’il n’a pas forcément envie d’entendre. Et lorsque l’on parle avec amour mais sans complaisance, on est mieux entendu. J’ai dit cela une fois à quatre sénateurs américains en visite dans la région. Ils m’ont dit : « Nous aimons Israël ». Je leur ai répondu : « En tant que chrétien je vous félicite car nous préférons toujours le mot aimer au mot haïr. Puis j’ai ajouté : « Israël apparaît un peu comme l’enfant chéri, choyé, gâté de votre grande nation américaine. Avez-vous le courage de lui soumettre des critiques comme le ferait une mère à son enfant qui prend une mauvaise voie ? Or, justement parce que vous lui parlerez avec amour, sans doute vous écoutera-t-il plus. Et dans ce cas, vous remplissez votre mission d’une grande nation. A l’inverse, lorsque les critiques sont faites dans la haine ou l’inimitié, elles ne peuvent être entendues. »

- Est-ce que cet amour non complaisant signifie que vous pourriez être plus critique de certaines actions terroristes palestiniennes ?

Absolument. Cela rentre dans le cadre de la collaboration pour le bien public. Les actes sauvages isolés ne servent à rien, ils ne conduisent à rien sauf à renforcer l’ennemi en tant que tel et à alimenter aussi la méfiance. Ceci dit, si quelqu’un agit mal, il est inutile de lui dire qu’il agit mal, il faut l’aider à sortir du mal et de la peur qui le font agir. La critique doit être calme et constructive. Il faut prier aussi quelquefois car ce que nous, les hommes, ne pouvons pas faire, certainement Dieu peut le faire.
Revenir en haut Aller en bas
Acri



Masculin Messages : 1571
Inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Lun 16 Juin 2008, 20:22

- Mis à part le dialogue avec les différents groupes qui composent la réalité locale, quelles sont vos autres priorités ?

Je suis évêque, pas politicien. J’ai donc l’intention d’accorder plus d’importance à nos communautés, notamment en Jordanie car c’est là qu’elles sont les plus nombreuses. Notre attention a longtemps été tournée vers la blessure qui existe ici, dans les Territoires Palestiniens. Le Patriarcat avec les Franciscains ont accompli nombre de projets immobiliers pour éviter l’émigration des jeunes couples chrétiens. C’était nécessaire. Mais, le même phénomène et les mêmes besoins existent de l’autre côté du Jourdain. En Jordanie aussi, nombre de jeunes couples sont tentés d’émigrer et beaucoup le font. Et là, nous n’avons pas fait assez. L’émigration a atteint une phase nouvelle dramatique. De plus en plus de chrétiens partent en vendant leur maison. Autrement dit, ils partent pour ne plus revenir, ils renoncent totalement et définitivement à leur maison, à leur terre. C’est la perte d’appartenance. Ils peuvent trouver ailleurs d’autres maisons, d’autres lieux mais ce ne sera pas la Terre Sainte.

- Comment expliquez-vous cette émigration importante de Jordanie alors que votre pays n’est pas soumis à l’occupation ?

L’émigration est un phénomène humain motivé par des raisons économiques et culturelles - ceux qui partent sont en quête d’une vie meilleure. Et puis, beaucoup de chrétiens locaux sont en diaspora depuis parfois plus d’un siècle, cela attire de nouveaux émigrants. Ceux qui, aujourd’hui émigrent, savent où aller et s’installent assez facilement grâce à leur famille déjà établie depuis plusieurs générations. Les premiers sont partis parfois sur des bateaux de commerce. J’étais en poste en Amérique Latine où il y avait une belle communauté palestinienne. Lorsque leurs ancêtres sont venus il y a près d’un siècle, le conflit n’existait pas. Aujourd’hui, nos jeunes font des études admirables en Amérique du nord et souvent ils y restent. Nous devons lutter contre cette émigration chrétienne de Jordanie et des Territoires car nous, Chrétiens, pouvons être un facteur de réconciliation dans la région. Comme dit l’Evangile, c’est le sel de la terre. Les Israéliens le savent et sont intéressés à conserver une présence chrétienne. Des responsables israéliens m’ont clairement dit que le maintien des chrétiens était important pour eux. Nous, chrétiens, pouvons faire ce pont entre juifs et musulmans. Notre double culture - d’un côté notre tradition, notre mentalité arabe et de l’autre notre ouverture, notre foi - nous permet de parler aux deux. Nous pouvons faire plus pour bâtir ce pont de la réconciliation, de la paix.

- Vous êtes vous-même jordanien. Racontez-nous vos attaches, la tribu dont vous êtes originaire et qui vous est si chère ?

Je suis originaire d’une grande tribu, la tribu Al-Uzeizat composée de treize grandes familles et la plus grande famille est la famille Twal à laquelle j’appartiens. Nous avons fait le passage d’une tribu nomade à semi-nomade et de semi-nomade à sédentarisée. Grâce à Dieu, en dépit de la vie moderne, nous avons réussi à préserver un peu les valeurs du système tribal à savoir le sens de l’hospitalité, le respect du voisin et de la parole. Les tribus étaient et restent très proches du Royaume hachémite mais elles préservent un système tribal qui fonctionne parallèlement à celui du gouvernement. Or, cela contribue à la stabilité politique de notre pays. Les Palestiniens, grâce aux Lieux saints sont depuis longtemps exposés aux touristes, aux étrangers, et sont plus astucieux que nous pour le tourisme et le commerce. Dans ma ville, à Madaba, les hôtels n’ont fait leur apparition que depuis cinq ans alors qu’à Jérusalem les Palestiniens accueillent massivement les pèlerins depuis la fin du 19ème siècle.

- Il existe en Jordanie une longue tradition de bonnes relations entre chrétiens et musulmans, de dialogue interreligieux dont le prince Hassan est un parfait exemple. Comment l’expliquez-vous ?

Il existe des alliances entre tribus, or l’alliance ne se fait pas forcément sur le critère religieux. Il y a donc des alliances entre tribus chrétiennes et musulmanes face à d’autres tribus chrétiennes et musulmanes. Cela nous aide à vivre ensemble. Et puis, nous, les nomades, n’avons jamais jamais été très religieux. Nous sommes honnêtes et fiers mais notre foi est plus tribale que personnelle. Toute la tribu allait à la messe et toute la tribu revenait de la messe, mais il y avait peu de dévotions personnelles.
Si vous assistez, le 13 juillet, à mon entrée solennelle comme Patriarche à Madaba, ma ville, vous verrez quelque chose d’unique : ce sera une fête presque nationale avec toutes les tribus, chrétienne, musulmane, catholique, grecque orthodoxe, toutes seront là.

- En effet, cette union est exceptionnelle car en Terre Sainte, même au sein du monde chrétien, les relations sont loin d’être toujours cordiales. Il y a parfois des batailles physiques entre religieux des différentes Eglises en dépit du Statu Quo, une espèce de code de bonne conduite qui date du 19ème siècle.

Il existe ici treize Eglises. Le Statu Quo est positif mais je pense qu’il faut aller au delà du Statu Quo pour le bien commun, pour régler des problèmes pratiques de la vie de tous les jours. Il faut établir des relations fraternelles entre nous. Je crois qu’avec l’amitié et la confiance on gagne plus qu’avec le droit. Il nous faut pouvoir faire un certain nombre de travaux au Saint-Sépulcre, comme par exemple aménager des toilettes. Il nous faut mettre en pratique l’amour de Dieu, nous aimer les uns les autres, donner un bon exemple. On doit faire plus pour l’amour de Dieu.

- Pendant des années vous avez été informé de la situation locale sans y vivre. Vous êtes désormais installé à Jérusalem depuis deux ans et demi. Comment percevez-vous la situation en y étant confronté de plus près ?

J’avoue que c’est encore beaucoup plus compliqué que je ne le pensais. Ici, tout est imbriqué, le politique, le religieux, l’économique, le fanatisme. Personne n’a le droit de penser qu’il a la réponse à cette situation, qu’il détient la solution qui apportera la paix. En tous cas, moi je ne le dirais jamais.

- Ne pensez-vous pas qu’un accord sur la base des frontières dites de 1967 apporterait la paix ?

Jamais. C’est ce que ce que je dis à mes prêtres. Même si toutes les parties parviennent à un accord, il y aura toujours un imbécile, qui d’un côté ou de l’autre, fera obstacle à la paix (NDLR : pour la première et unique fois de l’entretien, il hausse nettement le ton de la voix). Il faut être humble devant la situation et reconnaître que c’est extrêmement compliqué. Il faut aller lentement, convaincre, gagner le terrain de la confiance réciproque, de la coopération, de la justice.

- Ces dernières années des chrétiens de Bethléem se sont installés en Israël faute d’avoir assez d’argent pour émigrer aux Amériques ou en Europe. Quelle réflexion cela vous inspire-t-il ? Quel est le sort des Arabes chrétiens en Israël ?

Je préfère l’émigration quand elle se fait à l’intérieur même des frontières de notre diocèse. Ainsi ils restent sous notre soin pastoral. Ils sont chez eux que ce soit en Jordanie, dans les Territoires Palestiniens ou en Israël. Or, il faut dire les choses comme elles sont ; les Palestiniens qui ont un passeport Israélien - chrétiens et musulmans confondus - vivent en paix en Israël. Si vous leur demandez s’ils sont disposés à vivre de l’autre côté, je ne pense pas qu’ils vont accepter. (NDLR : les Arabes d’Israël représentent près de 20 % de la population)

- Est-ce que vous diriez qu’avec le temps, il émerge une Eglise d’Israël - même si le terme ne plait ni aux juifs, ni aux chrétiens pour des raisons différentes - comme il existe une Eglise de France ?

J’aimerais donner plus d’importance à cette Eglise qui émerge. Si on pense aux dizaines de milliers de Philippins qui travaillent en Israël et qui sont chrétiens et surtout si l’on pense aux quelques centaines de milliers de russes arrivés dans les années 90 et qui ne sont ni 100 % juifs, ni 100 % chrétiens orthodoxes, il existe un potentiel important. Ces immigrants qui aiment cette terre peuvent participer de l’avenir des chrétiens en Israël. Il faut s’y intéresser. D’ailleurs, toutes les Eglises s’y intéressent de près et leur courent après. (NDLR : il rit)

- Est-ce que, personnellement, le terme « Eglise d’Israël »vous choque ?

Je ne sais pas si Israël peut accepter ce terme. Le terme « l’Eglise en Israël » serait, sans doute, plus acceptable. Ceci étant, l’Eglise qui est la mienne est Une, et en adoptant cette terminologie, vous m’obligez à me couper en trois morceaux. Je n’aime pas cela ! (NDLR : il rit) Je suis responsable de cette Eglise qui est une exception. Nous sommes le seul diocèse qui recouvre trois Etats alors qu’ailleurs un Etat comprend plusieurs diocèses. Cette situation est unique au monde. Le conflit et l’existence de frontières complique les choses et l’expression « Eglise d’Israël » formalise ces frontières. A l’inverse, il me semble que « l’Eglise en Terre Sainte » permet de franchir les frontières sans visa.

- L’expression « Eglise en Terre Sainte » permet de franchir les frontières. Mais cette notion de « Terre Sainte » n’est-elle pas, pour certains, un moyen d’occulter la réalité géo-politique à savoir la diversité de la vie des chrétiens dans les trois entités étatiques que sont Israël, la Jordanie et la Palestine ?

Je crois que notre force est de parler de « l’Eglise de Jérusalem ». Sans Jérusalem, les autres églises deviennent de toutes petites églises. C’est notre force spirituelle, mémoriale, morale, et historique. Renoncer à ce terme reviendrait à se détacher d’une richesse que, personnellement, je ne suis pas prêt à perdre. J’aime aller chez moi, en Jordanie, mais pour moi chrétien, Jérusalem reste Jérusalem pour l’amour de Dieu. C’est le mystère de Jérusalem, qui nous unit tous, Juifs-Chrétiens-Musulmans et c’est Jérusalem qui nous divise plus que jamais. C’est le mystère qu’il faut accepter de ne pas comprendre.

source
Revenir en haut Aller en bas
Gabrielle



Féminin Messages : 242
Inscription : 14/09/2007

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Lun 16 Juin 2008, 21:28

Merci, cher Acri, pour cette longue interview de Mgr Fouad Twal ! Figurez-vous que nous devions le rencontrer, au Patriarcat latin de Jérusalem, mais il a eu un empêchement de dernière minute, et c'est l'évêque émérite de Jérusalem qui nous a reçus à sa place (nous étions un groupe de 27 pélerins).





L'évêque coadjuteur a eu des paroles assez dures...Il nous a sensibilisés à la situation difficile des chrétiens de Terre Sainte, pris en sandwich entre les deux peuples en conflit, Israéliens et Palestiniens ; mais surtout ce qui m'a frappé, c'est lorsqu'il a dépeint les chrétiens de Terre Sainte comme "des chiens ou des chats" -c'était son expression-, c'est-à-dire des citoyens de second ordre qui n'ont pas le même poids que les autres et qui doivent rester effacés pour être considérés en quelque sorte...

Mais les chrétiens de là-bas nous ont accueillis comme des rois, nous avons été comme des coqs en pâte dans les étalissements hospitaliers où nous logions ; chez les Pères de Bétharam à Nazareth, et chez les Soeurs maronites, dans la Vieille Ville de Jérusalem ; sans compter l'accueil de la communauté melkite de Bethléem...

C'est là que j'ai compris combien ils ont besoin de nous, de notre soutien. Il faut que les pélerinages se développent pour que nos frères du Proche-Orient nous sentent proches d'eux...

Gabrielle.
Revenir en haut Aller en bas
Gabrielle



Féminin Messages : 242
Inscription : 14/09/2007

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Mar 17 Juin 2008, 22:06

Pour faire plaisir à Brice, voici une autre photo : les vestiges de la maison de St Pierre à Capharnaüm, là où Jésus avait élu domicile, et où souvent l'on venait le voir. Les premiers chrétiens l'avaient incluse dans une église, et de nos jours, une église moderne a été édifiée au-dessus des ruines :




Gabrielle.
Revenir en haut Aller en bas
Acri



Masculin Messages : 1571
Inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Mar 17 Juin 2008, 22:10

Ah ! La soucoupe volante... on va donc pouvoir relancer le fil sur les extra-terrestres.... Mr. Green
Revenir en haut Aller en bas
Gabrielle



Féminin Messages : 242
Inscription : 14/09/2007

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Mer 18 Juin 2008, 21:33

Acri a écrit:
Ah ! La soucoupe volante... on va donc pouvoir relancer le fil sur les extra-terrestres.... Mr. Green

Oui, effectivement, Smile il y a une petite similitude, avec l'église juste au-dessus, mais depuis l'église, on peut voir l'intérieur, là où Jésus prenait ses repas avec la famille de Simon-Pierre, et là ça ne ressemble plus à un OVNI...



Gabrielle.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Mer 18 Juin 2008, 22:22

Gabrielle, ma paroisse récemment est allée en terre sainte. J'ai des photos superbes. Je en envoyer quelques unes. Ca fait du bien de voir la photo de mon pape en avatar. Merci.
Revenir en haut Aller en bas
Jonas et le signe



Masculin Messages : 12292
Inscription : 13/09/2006

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Jeu 19 Juin 2008, 08:16

Sur quelles bases archéologiques s'appuie-ton pour déterminer que ces fondations sont celles de la maison de Pierre? A-t-on retrouvé des inscriptions?
Revenir en haut Aller en bas
Acri



Masculin Messages : 1571
Inscription : 31/12/2006

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Jeu 19 Juin 2008, 09:05

La plupart des sites de Terre Sainte ont été "redécouverts" par les byzantins (voir l'histoire de Sainte Hélène). En effet, les romains (l'empereur Hadrien) ont beaucoup rasé suite à la révolte de Bar Kokhba.
L'empereur Constantin (le fils de Sainte Hélène) se convertit et en Terre les lieux qui étaient cachés par les chrétiens persécutés revinrent au grand jour.
Les archéologues font grande confiance aux sites ayant des vestiges de cette époque au contraire des sites issus des croisés qui eux ne s'embarrassaient pas : il est dit que Jésus a fait tel ou tel miracle en cette ville : on n'a pas de site précis, tant pis, on décide que ce sera ce vestige et on en fera mémoire en ce lieu. L'important au Moyen Age, n'était pas le lieu exact, mais de pouvoir faire mémoire des faits dans le coin où l'Évangile le décrit.

Pour la soucoupe volante de Capharnaüm, je vous renvoie à cet article : La maison de Pierre Il y a effectivement des inscriptions très anciennes qui permettent de croire que ce lieu à de très fortes probabilité d'être le bon.
Revenir en haut Aller en bas
Jonas et le signe



Masculin Messages : 12292
Inscription : 13/09/2006

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Jeu 19 Juin 2008, 09:17

Merci Acri pour ces précisions; les sites sont intéressants...
Revenir en haut Aller en bas
Gabrielle



Féminin Messages : 242
Inscription : 14/09/2007

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Jeu 19 Juin 2008, 22:01

Voilà des précisions qui illustrent bien la photo : merci, Acri !

Une autre belle photo que je puis vous envoyer est celle d'un lieu où la messe a été célébrée, autour des deux prêtres de notre groupe, près du Lac de Tibériade (à Taghba) : un coin splendide empeint de sérénité, qui se prêtait tout-à-fait à la méditation (d'ailleurs le prêtre officiant a remplacé l'homélie par un temps de silence face au lac...) ; tout semblait exactement comme au temps de Jésus et de ses apôtres, lorsque la barque glissait sur les eaux...



Gabrielle.
Revenir en haut Aller en bas
Gabrielle



Féminin Messages : 242
Inscription : 14/09/2007

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Ven 20 Juin 2008, 22:51

La Galilée est vraiment très belle au mois de mai ! Ainsi apparaît-elle sur cette photo, prise au pied du Mont Thabor, avec le figuier en premier plan...On pense tout de suite à la parabole du figuier desséché de l'Evangile (encore que celui-ci ne l'est pas !) :



Gabrielle.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Sam 21 Juin 2008, 14:08

Merci Gabrielle pour ces belles photos Thumright
Revenir en haut Aller en bas
Gabrielle



Féminin Messages : 242
Inscription : 14/09/2007

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Dim 22 Juin 2008, 23:03

Merci, Eloïse...
Une autre photo : celle de la campagne autour de Jérusalem, avec l'itinéraire qu'a suivi Jésus depuis le Jardin des Oliviers (au loin, à l'arrière plan), jusqu'à la maison de Caïphe sur la colline de Sion où il fût emprisonné : les marches du premier plan, près de la maison de Caïphe (St Pierre en Gallicante) sont du premier siècle, de Son époque ; c'est par là qu'Il est passé...



Gabrielle.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Dim 22 Juin 2008, 23:13

Merci I love you Chère Gabrielle, cette photo est magnifique et très émouvante !
Revenir en haut Aller en bas
Jonas et le signe



Masculin Messages : 12292
Inscription : 13/09/2006

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Lun 23 Juin 2008, 10:31

Je suis bien content aussi de voir ces clichés;
j'aimerais bcp aller là-bas; un jour pê....?
Revenir en haut Aller en bas
Brice



Masculin Messages : 504
Inscription : 25/08/2007

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Lun 23 Juin 2008, 17:03

Merci pour les photos, je ne les avais pas vu, ça donne envie de voyager tout ça!
Revenir en haut Aller en bas
Gabrielle



Féminin Messages : 242
Inscription : 14/09/2007

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Mar 24 Juin 2008, 23:10

C'est vrai que le voyage en Terre Sainte, sur les pas du Seigneur, est une expérience unique...Voici encore à St-Pierre en Gallicante, sur la colline de Sion, le cachot où Jésus fût enfermé dans la maison de Caïphe: c'est une sorte de citerne où l'on descend le prisonnier par un orifice ; nous nous y sommes rendus pour prier (c'est vraiment très émouvant !), et ce que vous voyez est ce qu'a vu Jésus avant d'être conduit devant Pilate :



Voici aussi une très belle statue de bronze non loin de là, qui illustre cet épisode douloureux...



Gabrielle
Revenir en haut Aller en bas
Gabrielle



Féminin Messages : 242
Inscription : 14/09/2007

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Jeu 26 Juin 2008, 22:52

Et pour terminer, Jérusalem... la Ville trois fois sainte vue du Mont des Oliviers :



En espérant que ce petit aperçu vous aura été agréable et peut-être (?) vous aura donné une idée de voyage futur...

Amicalement.

Gabrielle.
Revenir en haut Aller en bas
Jonas et le signe



Masculin Messages : 12292
Inscription : 13/09/2006

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Ven 27 Juin 2008, 09:37

Je suis bien content de ces photos... Ca fait envie; merci...
Revenir en haut Aller en bas
Jean-Louis B



Masculin Messages : 1319
Inscription : 03/07/2007

MessageSujet: Re: Pélerinage en Terre Sainte   Ven 27 Juin 2008, 10:13

Ca rappel de bon souvenir tout ça !

Il faudrait que je prenne le temps de scanner mes diapos moi aussi (plaine de judée, désert du néguev, mère morte, Bethléem, Nazareth, Capharnaüm, le mont des Béatitudes, le lac de Tibériade, le Jourdain, Jérusalem, le Saint Sépulcre, le mur des lamentations...)
Revenir en haut Aller en bas
 
Pélerinage en Terre Sainte
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Rivalités chrétiennes dans les Lieux saints (Terre sainte)
» Pèlerinage en Terre Sainte (6) Père Doucette
» Journée internationale d’intercession pour la paix en Terre Sainte
» Les reliques de sainte Thérèse en Terre Sainte
» Jérusalem: des chrétiens de toutes traditions fêteront Pâques en Terre sainte

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE :: Témoignages, discernement, cas concrets ╬-
Sauter vers: