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 "la femme adultère"

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MessageSujet: "la femme adultère"   Sam 15 Mar 2008, 19:12

Bonjour à toutes et à tous .

Je m'adresse aux Biblistes du forum.

Que penser de ceci qui met en cause la réalité de cet épisode de la vie de Jésus. Cet épisode est pour les Chrétiens la preuve de l'abolition de la loi mosaïque de la lapidation par Jésus. Et la primauté du pardon .

Mais, j'ai lu sur un forum Musulman ceci :

"Malgré les efforts de Zane Hodges pour prouver que le récit de la femme prise en flagrantdélit d'adultère faisait a l'origine partie de l'évangile de Jean, les données sont contre lui et les versions modernes ont raison de ne pas mentionné ce récit ou de le mettre entre crochet ou en note. Ces versets sont présent dans la plupart des minuscules grecs médiévaux, mais sont absent de quasiment tous les plus anciens manuscripts grecs qui nous sont parvenus et qui representent une grande diversité de traditions textuelles. L'exception la plus notable est celle de l'onction occidentale D, connut d'ailleurs pour son indépendance. Ces versets manques aussi dans les formes les plus anciennes des évangiles coptes et syriaque ainsi que dans de nombreux de la vieille latine, de l'ancienne version géorgienne et de manuscripts arméniens. Tous les premiers pères de l'église omettent ce passage Lorsqu'il commentent Jean il passe directement du verset 7,52 au verset 8,12. Aucun père oriental ne cite ce passage avant le 10 éme siecle. Didyme l'aveugle (exegete alexandrin du 4 éme siècle) mentionne une variante de ce récit tel que nous l'avons. De plus un certain nombre de manuscript plus tardif qui comprennent ce récit le distinguent par des astérixe et des obèles, révélant la grande incertitude et une hésitation quant a l'authenticité de ce passage, tandis que ceux que l'incluent présente une assez importante fréquance de variantes textuelles. Certains situent ce passsage aprés Luc 21,28 et d'autres aprés Jean 7,44, 7,36 ou 21,25. La diversité du positionnement confirme (sans pour autant prouvé) que ces versets ne sont pas authentiques. Même si l'on devait décider que la substance du récit est authentique, il serait tres difficile de démontrer l'authenticité johanique du matérieu: il comprend de nombreuses expressions qui ne figures nul part ailleurs chez Jean, mais qui sont en revnche caractéristiques des synoptiques, particulierement celui de Luc."

Source: le magnifique et très reconnut mondialement livre de Douglas J.Moo et Donald A.Carson qui s'intitule "Introduction au nouveau testament" avec a la fin de ce passage, plus d'une centaine de livres cités bibliographiquement comme source pour établir cette vérité que ce passage n'a rien d'authentique et ne s'est pas réellement passé dans la réalité.


MERCI de vos réponses !

ET QUE DIEU NOUS ECLAIRE !
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Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80866
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: "la femme adultère"   Sam 15 Mar 2008, 19:30

Cher Franc-Lazur,

Dites leur que ce passage est commenté par de nombreux pères de l'Egliseprimitive.

Saint Thomas d'Aquin, qui en a fait une recension de ces Pères au XIII° s. dans un de ses écrits appelé "La chaîne d'or sur l'évangile de saint Jean", cite les commentaires de saint Augustin au IV° siècle, d'Alcuin, Saint Bède le vénérable, Saint Grégoire le Grand, tous docteurs du premier millénaire.

Il cite même Origène dans sont commentaire de saint Jean.

Bref, il n'y a rien à craindre: les femmes ne risquent pas d'être lapidées demain en Occident. CVe texte est parfaitement authentique.
Qu'il ne s'étonne pas que certains éxégètes, professeur d'Université, en contestent l'authenticité. Ces professeurs font oeuvre de tout contester sous prétexte de "critique" et bientôt; ce sera le tour du Coran.



http://docteurangelique.free.fr/livresformatweb/ecriture/catenaaureajean.zip



Citation :


CHAPITRE VIII






Versets.
l-11.








alguin. (1) Notre-Seigneur, aux approches de sa passion, avait coutume de
passer le jour dans le temple de Jérusalem pour y prêcher la parole de Dieu et
y opérer dos miracles en prouve de sa divinité; il retournait le soir à
Béthanie où il demeurait chez les sœurs de Lazare, et le lendemain il revenait
à Jérusalem pour y recommencer les mêmes œuvres. C'est d'après cette coutume
qu'après avoir enseigné tout le jour dans le temple le dernier jour de la fête
des Tabernacles, nous le voyons se retirer le soir sur le mont des Oliviers,
selon la remarque de l'Evangéliste. — S. AUG.
(Traité 33 sur S. Jean.) Où convenait-il que le Christ
enseignât, si ce n'est sur le mont des Oliviers, sur lu montagne des parfums,
sur la montagne de l'onction ? En effet, le nom de Christ vient d'onction, et
le mot grec χρίμα chrême veut dire en latin unctio onction. Or, Dieu
nous a donné cette onction pour faire de nous de forts lutteurs contre le
démon. — ALCUIN. L'onction
procure du soulagement aux membres fatigués et souffrants. Le mont des Oliviers
signifie aussi la sublimité de la bonté du Sauveur, parce que le mot grec έλεος
veut dire en latin misericordia, miséricorde. La nature de l'huile se
prête parfaitement à cette signification mystérieuse, car elle surnage
au-dessus de tous les antres liquides, et comme le chante le Psalmiste: Ses
miséricordes sont au-dessus de toutes ses oeuvres: « Et dès le point du jour il
retourna dans le temple, » pour nous donner un symbole de sa miséricorde qu'il
faisait éclater aux yeux des fidèles, concurremment avec la lumière naissante
du Nouveau Testament. En effet, en revenant au point du jour, il annonçait
l'aurore de la grâce de la loi nouvelle.





Bède: Il voulait encore signifier que dès qu'il commença d'habiter par sa
grâce dans son temple, c'est-à-dire dans son Eglise, la foi en lui trouva des
adhérents dans toutes les nations: « Et tout le peuple vint à lui, dit
l'Evangéliste, et s'étant assis, il les enseignait. »ALCUIN. L'action de s'asseoir signifie l'humilité
de l'incarnation. Lors donc que Je Seigneur fut assis, le peuple vint à lui,
parce qu'en effet, lorsqu'il se fut rendu visible par son incarnation, un grand
nombre commencèrent à écouter ses enseignements et à croire en celui que son
humanité rapprochait d'eux. Mais tandis que les simples et les humbles sont
dans l'admiration des paroles du Sauveur, les scribes et les pharisiens lui
font des questions, non pour s'instruire, mais pour tendre des pièges à la
vérité: « Alors les scribes et les pharisiens lui amenèrent une femme surprise
en adultère, et ils la placèrent au milieu de la foule, et ils lui dirent: Maître,
celte femme vient d'être surprise en adultère. » — S. AUG. (Traité 33.) Ils avaient remarqué l'excessive
douceur du Sauveur, car c'est de lui que le Roi-prophète avait prédit: «
Avancez-vous, soyez heureux, et établissez votre règne par la vérité, parla
douceur et par la justice. » (Ps 44, 5) Il nous a donc apporté la vérité
comme docteur, la douceur comme notre libérateur, et la justice comme celui qui
connaît tout. Lorsqu'il ouvrait la bouche, la vérité éclatait dans ses paroles;
on admirait sa douceur dans le calme et la modération qu'il gardait vis-à-vis
de ses ennemis, ils cherchent donc à lui tendre un piège sur le troisième
point, celui de la justice. Voilà, en effet, ce qu'ils se dirent entre eux: S'il
déclare qu'il faut renvoyer cette femme, il n'observera pas les prescriptions
de la justice; car la loi ne pouvait commander de faire quelque chose d'injuste;
aussi ont-ils soin d'apporter le témoignage de la loi: « Or, Moïse, dans la
loi, nous a ordonné de lapider les adultères. » Mais Jésus, pour ne point
perdre la réputation de douceur qui l'a rendu aimable au peuple, déclarera
qu'il faut la renvoyer sans la punir. Ils lui demandent son avis sur ce point: «
Vous donc que dites-vous ? » En agissant de la sorte, se disaient-ils, nous
trouverons l'occasion de l'accuser, et nous le traduirons comme coupable et
prévaricateur de la loi. C'est la réflexion que fait l'Evangéliste: « C'était
pour le tenter qu'ils l'interrogeaient ainsi, afin de pouvoir l'accuser. »





Mais le Seigneur, dans la réponse qu'il leur fait, restera fidèle à la
justice, sans s'écarter de sa douceur habituelle: « Mais Jésus, se baissant,
écrivait du doigt sur la terre. » — S. AUG.
(de l'acc. Des Evang., 4, 18.) Il signifiait ainsi que le nom de
ces hommes ne serait pas écrit dans le ciel, où ses disciples devaient se
réjouir de voir leurs noms écrits; ou bien, il voulait montrer que c'est en
s'humiliant (comme l'indiquait l'action de se baisser), qu'il opérait des
miracles sur la terre; ou bien enfin, il voulait enseigner que le temps était
venu d'écrire la loi, non plus sur une pierre stérile, mais sur une terre qui
pourrait produire des fruits. — ALCUIN. La terre est en effet le symbole du
cœur humain qui produit ordinairement le fruit des bonnes et des mauvaises
actions; le doigt qui doit sa souplesse à la flexibilité des articulations,
figure la subtilité du discernement. Jésus nous apprend donc à ne pas condamner
aussitôt et avec précipitation le mal que nous pouvons apercevoir dans nos
frères, mais à rentrer humblement dans notre conscience, et à l'examiner à fond
et avec le plus grand soin, comme avec le doigt du discernement. — Bède: Quant au sens qu'on peut appeler
historique, Jésus, en écrivant de son doigt sur la terre, prouvait que c'était
lui qui avait autrefois écrit la loi sur la pierre.





« Comme ils continuaient à l'interroger, il se redressa. » — S. AUG. (Traité
34.) Il ne leur dit pas: Elle ne doit pas être lapidée, pour ne pas se
mettre en opposition avec la loi; encore moins leur dit-il: Qu'elle soit
lapidée, car il n'est point venu perdre ce qu'il avait trouvé, mais chercher ce
qui avait péri. Quelle est donc sa réponse ? « Que celui de vous qui est sans
péché, jette le premier la pierre contre elle. » C'est la voix de la justice
elle-même: Que la pécheresse soit punie, mais non point par les pécheurs, que
la loi soit exécutée, mais non par les prévaricateurs de la loi. — S. GREG. (Moral., 14, 13 ou 15.)
Celui qui ne commence point par se juger tout d'abord, est incapable de porter
un jugement juste sur les autres; malgré les renseignements extérieurs qu'il
peut recueillir, il ne peut apprécier avec, équité le mérite des actions du
prochain, si la conscience de son innocence personnelle ne lui donne pas une
règle sûre de jugement.





S. AUG. (Traité 34.)
Après les avoir ainsi percés du trait de la justice, le Sauveur ne daigne même
pas jeter un regard sur leur humiliation, il détourne les yeux: « Et se baissant
de nouveau, il écrivait sur la terre. » — ALCUIN.
On peut dire encore que le Sauveur, comme cela arrive souvent,
paraissait faire une chose, tout en fixant son attention sur une autre, pour
leur laisser la liberté de se retirer. Il nous apprend on même temps d'une
manière figurée qu'avant de reprendre nos frères de leurs fautes, comme après
avoir rempli le devoir de la correction, nous devons examiner sérieusement si
nous ne sommes pas coupables des mêmes fautes ou d'autres semblables. — S. AUG.
(Traité 34.) Frappés tous par la voix de la justice comme par un trait
perçant et se reconnaissant coupables, ils se retirèrent les uns après les
autres: « Ayant entendu cette parole, ils s'en allèrent l'un après l'autre, à
commencer par les plus anciens. » — LA
GLOSE. C'étaient peut-être les plus coupables, ou du moins ceux qui
connaissaient plus leurs crimes.





S. AUG. (Traité 34.) Ils restèrent deux, la misère et la
miséricorde, c'est-à-dire qu'il ne resta que Jésus et la femme qui était au
milieu de la foule. Cette femme, je le suppose, fut saisie d'effroi, elle
pouvait craindre d'être punie par celui qu'il lui était impossible de
convaincre de péché. Mais ce bon Sauveur qui avait confondu ses ennemis par le
langage de la justice, leva sur elle les yeux de la douceur et lui fit une
question: « Alors, Jésus, se relevant, lui dit: Femme, où sont ceux qui vous
accusaient ? Personne ne vous a condamnée ? Elle répondit: Personne, Seigneur.
» Nous avons entendu la voix de la justice, entendons maintenant la voix de la
douceur: « Et Jésus lui dit: Ni moi non plus je ne vous condamnerai, » bien que
vous ayez pu le craindre, parce que vous n'avez pas trouvé de péché en moi.
Quelle est donc, cette conduite, Seigneur ? Vous vous montrez favorable au
péché ? Non, assurément. Ecoutez ce qui suit: « Allez, et ne péchez plus. »
Vous le voyez donc, le Seigneur condamne le péché, mais il ne condamne pas
l'homme; s'il favorisait le péché, il aurait dit à cette femme: Allez et vivez
comme vous l'entendez. Soyez assurée que je serai votre libérateur, quelque
énormes que soient vos crimes, je vous délivrerai de l'enfer et de ses
supplices, mais tel n'est point son langage. Que ceux qui aiment dans le
Seigneur la douceur et craignent la vérité, pèsent avec attention ces paroles: «
Car le Seigneur est plein de douceur et de droiture. » (Ps 24)

_________________
Arnaud
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MessageSujet: Re: "la femme adultère"   Dim 16 Mar 2008, 08:52

Arnaud Dumouch a écrit:
Cher Franc-Lazur,

Dites leur que ce passage est commenté par de nombreux pères de l'Egliseprimitive.

Saint Thomas d'Aquin, qui en a fait une recension de ces Pères au XIII° s. dans un de ses écrits appelé "La chaîne d'or sur l'évangile de saint Jean", cite les commentaires de saint Augustin au IV° siècle, d'Alcuin, Saint Bède le vénérable, Saint Grégoire le Grand, tous docteurs du premier millénaire.

Il cite même Origène dans sont commentaire de saint Jean.

Bref, il n'y a rien à craindre: les femmes ne risquent pas d'être lapidées demain en Occident. CVe texte est parfaitement authentique.
Qu'il ne s'étonne pas que certains éxégètes, professeur d'Université, en contestent l'authenticité. Ces professeurs font oeuvre de tout contester sous prétexte de "critique" et bientôt; ce sera le tour du Coran.



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MERCI, cher Arnaud. C'est la réponse que j'attendais : elle me sera utile !


Bon dimanche des Rameaux, et sainte entrée dans le Carême...


Fraternellement.
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MessageSujet: Re: "la femme adultère"   Dim 16 Mar 2008, 20:10

Encore la provocation envers un membre du forum !

Rose blanche ou rose noire ???? batman :twisted:
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"la femme adultère"
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