DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE

Théologie Spirituelle Catholique
Pour déposer une intention de prière:Agapé
ATTENTION : Les publicités ci-dessous sont indépendantes de notre volonté !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 L'illumination finale à l'heure de la mort

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
usam



Messages : 196
Inscription : 29/11/2006

MessageSujet: L'illumination finale à l'heure de la mort   Dim 09 Déc 2007, 01:26

Trouvé ce texte sur un site.
Qu'en pensez-vous ?

Citation :

L'’illumination finale

On désigne sous le nom d’illumination finale une théorie qui affirme que, au moment la mort, chaque homme reçoit une illumination spéciale de la grâce de Dieu qui lui permet de choisir entre Dieu et le mal, entre le Ciel et l'Enfer. Qu’en est-il ? Qu'en dit l'Église ? Qu'en dit la théologie ? S'agit-il du cas des enfants morts sans baptême, ou bien s'agit-il, pour l'adulte, de l'acceptation ou du refus de la masse des péchés qu’on a commis pendant la vie ?

Si l'on recherche des documents sérieux, force est de constater que la moisson est bien maigre. Très maigre même. Les théologiens anciens n’'en parlent pas, seuls quelques modernes y font allusion, et le plus souvent à propos des enfants morts sans Baptême, et encore pour dire qu’on ne peut pas dire grand chose, sinon que cela est contraire à la pensée constante de l'Église. On peut le voir, par exemple, dans l’'ouvrage d’Albert Michel Enfants morts sans baptême, Paris Téqui, 1954.
De cette recherche, on peut tout de même tirer ce qui suit.

1. Cette théorie est gratuite. Rien, ni dans la sainte Écriture, ni dans le Magistère de l’'Église, ni dans l’enseignement des Pères et des théologiens, ni dans la prédication des saints, rien ne permet d’affirmer qu’une telle illumination existe. C’est à ceux qui l’'affirment d’en apporter un commencement de preuve ou de vraisemblance.
Si l’'on se reporte à ce que dit saint Thomas d’'Aquin de la mort et de ses circonstances, on voit bien qu’il n’y a aucune place pour cette illumination ni pour sa possibilité. Ainsi Contra gentes, IV, 91, 92, 93, 95.

2. Cette théorie est suspecte. Si le Magistère ne s’'est pas directement prononcé, il y a tout de même des indications très nettes sur ce qu’'en pense l’'Église.

a] Voici ce qu’'écrit José Ricart Torrens, Du nombre des élus, Nouvelles éditions latines 1965, page 127 :


« Le 5 mars 1936, le Saint-Office inscrivait dans l’Index des livres prohibés le livre de Luis G. Alonso Getino, Del gran numero de los que se salvan y de la mitigación de las penas eternas (Madrid, f.e.d.a., 1934).
« Le 6 mars 1936, l’Osservatore Romano commentait ainsi cette mise à l’Index :


« Cette condamnation mérite qu’on y attache une importance particulière et qu’on la signale tout de suite à l’attention des fidèles pour le tort très grave que pourrait leur causer la lecture du livre en question. Dans ladite publication, en effet, on s’inspire d’idées mises en vogue depuis quelque temps, surtout par des théologiens protestants ; en s’appuyant sur des arguments spécieux et des interprétations arbitraires de textes de la sainte Écriture et en citant certaines phrases prononcées par quelques Pères et Docteurs, on attaque à fond la claire et précise doctrine traditionnelle catholique sur l’éternité et la nature des peines de l’Enfer. Et comme si cela ne suffisait pas, on défend en outre, ex professo, dans ledit volume, une étrange théorie concernant une prétendue illumination spéciale que les âmes humaines recevraient de Dieu au moment de leur séparation du corps, et grâce à laquelle elles se convertiraient intimement et parfaitement au Créateur et seraient ainsi justifiées et sauvées.
« Il n’est pas nécessaire, certes, de beaucoup de paroles pour faire comprendre combien grave est le danger caché sous ces théories qui, non seulement n’ont aucun fondement dans la Révélation, mais sont même en contradiction avec elle et avec le sentiment commun de l’'Église. »

b] Voici ce qu’'écrit Albert Michel, Doctrine et vie chrétiennes, Berche et Pagis, Paris 1946, p. 310 :

Citation :

« C’est donc, pour le moins, une fit grave témérité d’imaginer qu’aussitôt après la mort un répit normal, accompagné d’une illumination de la grâce, sera encore accordé au pécheur pour se convertir. Le concile du Vatican avait préparé la définition suivante : « Après la mort, terme de notre vie, il nous faut tous paraître immédiatement au tribunal du Christ... et après cette vie mortelle, plus de pénitence possible pour se justifier. »

Voici le texte exact auquel fait référence A. Michel :


Citation :
«Post mortem quæ est viæ nostræ terminus, illico omnes manifestari nos oportet ante tribunal Christi, ut referat unusquisque propria corporis prout gessit, sive bonum, sive malum (II Cor. v, 10) ; neque ullus post hanc mortalem vitam relinquitur locus pænitentiæ ad justificationem. » [Mansi LIII, 175. Cité dans le Dictionnaire de Théologie Catholique, article Mort, col. 2494]

Le concile Vatican I ayant été interrompu par la guerre franco-allemande de 1870, ce texte n’a pu être présenté ni voté. Il n’est donc pas, par lui-même, un acte du Magistère. Mais il est une bonne expression de l’enseignement constant de la sainte Église catholique.

3. Cette théorie est néfaste. Elle entretient le pécheur dans une fausse sécurité, contrariant la motion intérieure de la grâce qui l’attire au repentir et à la conversion. Elle s’'oppose à la prédication chrétienne qui doit rappeler à temps et à contretemps les fins dernières et leur gravité. En effet, très souvent, Dieu se sert pour convertir les pécheurs de la crainte salutaire qu'’inspire son jugement, de la crainte d’être surpris par la mort dans l’état de péché.


Cette théorie vient donc désarmer voire anéantir l’oeuvre de Dieu, en laissant le pécheur s’imaginer qu’il peut toujours repousser la grâce puisqu'’il lui reste une dernière chance qui rachètera tout.
Il ne faut pas croire qu’'on exalte la miséricorde de Dieu en imaginant un systématique repêchage in extremis. La miséricorde de Dieu est infiniment plus grande : c'’est pendant le cours de la vie ici-bas qu’elle convertit, qu’elle sanctifie, qu’elle élève l’'ancien pécheur aux sommets les plus sublimes de l’union à Dieu – qu’on se souvienne de sainte Marie-Madeleine – par une grâce qui transforme intérieurement, et répand la paix et l’'édification ; elle n’'encourage pas le péché ni ne contredit ses propres avertissements.

Gratuite, suspecte, néfaste… La théorie de l’illumination finale n’a aucune chance d’être vraie. Il faut bien vite oublier cette invention des hommes à propos de réalités qui leur échappent totalement et qu’ils ne pourraient connaître que par Révélation divine. Il vaut mieux se convertir que se rassurer, il vaut mieux prier pour les pécheurs que de les tromper sur leur état. Soyons les instruments de la vraie miséricorde de Dieu, non pas les propagateurs des forgeries des hommes.
Revenir en haut Aller en bas
Mécréant-LV



Messages : 3438
Inscription : 08/04/2006

MessageSujet: Re: L'illumination finale à l'heure de la mort   Dim 09 Déc 2007, 03:09

J'en pense que j'en connais un qui va finir au bûcher Mr.Red

(pas de panique, il a reçu l'imprimatur et le nihil obstat ;))
Revenir en haut Aller en bas
http://www.libertyvox.com/
Tourterelle



Féminin Messages : 4217
Inscription : 27/11/2005

MessageSujet: Re: L'illumination finale à l'heure de la mort   Dim 09 Déc 2007, 05:11

L'heur de la mort, ce n'est pas après la mort (irréversible, finale, donc sans possibilité de retour)... ;) C'est plutôt la 11 ième heure où le corps agonise et lorsque l'âme n'est pas totalement séparée définitivement du corps (bien qu'elle puisse être hors de son corps sans en être définitivement séparée), à mon avis...

Donc pas de bûcher...
Revenir en haut Aller en bas
Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80872
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: L'illumination finale à l'heure de la mort   Dim 09 Déc 2007, 09:34

Cher Usam,

La théorie d'une illumination finale APRES LA MORT est opposée au dogme catholique et à la constitution dogmatique "Benedictus Deus" de Benoit XII:


Citation :
Par la présente constitution, qui restera à jamais en vigueur, et de notre autorité apostolique, Nous définissons que, d’après la disposition générale de Dieu, les âmes de tous les saints qui ont quitté ce monde sont au Ciel avec le Christ aussitôt après leur mort et la purification dont nous avons parlé pour celles qui en auraient besoin, avant même la résurrection dans leur corps et le Jugement général, et cela depuis l’Ascension du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ au Ciel.

En outre, nous définissons que, selon la disposition générale de Dieu, les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent aussitôt après leur mort en enfer, où elles sont tourmentées de peines infernales.

Mais ce texte que vous avez posté mélange beaucoup de choses avec une grande imprécision:

Il mélange avec cette théorie celle, protestante, de la sortie finale de l'enfer des damnés qui est elle aussi opposée au dogme.


Reprenons donc le message:



usam a écrit:



L'’illumination finale

On désigne sous le nom d’illumination finale une théorie qui affirme que, au moment la mort, chaque homme reçoit une illumination spéciale de la grâce de Dieu qui lui permet de choisir entre Dieu et le mal, entre le Ciel et l'Enfer. Qu’en est-il ? Qu'en dit l'Église ? Qu'en dit la théologie ? S'agit-il du cas des enfants morts sans baptême, ou bien s'agit-il, pour l'adulte, de l'acceptation ou du refus de la masse des péchés qu’on a commis pendant la vie ?


L'illumination finale AU MOMENT DE LA MORT (et avant l'entrée dans l'autre monde) est au contraire enseignée depuis un siècle environ par de plus en plus de saints dont sainte Faustine:


Citation :

« J’accompagne souvent les âmes agonisantes et je leur obtiens la confiance en la miséricorde divine. Je supplie Dieu de leur donner toute la grâce divine, qui est toujours victorieuse. La miséricorde divine atteint plus d’une fois le pécheur au dernier moment, d’une manière étrange et mystérieuse. A l’extérieur, nous croyons que tout est perdu, mais il n’en est pas ainsi. L’âme éclairée par un puissant rayon de la grâce suprême, se tourne vers Dieu avec une telle puissance d’amour, qu’en un instant elle reçoit de Dieu le pardon de ses fautes et de leurs punitions. Elle ne nous donne à l’extérieur aucun signe de repentir ou de contrition, car elle ne réagit plus aux choses extérieures. Oh! Que la miséricorde divine est insondable!
Mais horreur! il y a aussi des âmes, qui volontairement et consciemment, rejettent cette grâce et la dédaigne. C’est déjà le moment même de l’agonie. Mais Dieu, dans sa miséricorde, donne à l’âme dans son for intérieur ce moment de clarté. Et si l’âme le veut, elle a la possibilité de revenir à Dieu.
Mais parfois, il y a des âmes d’une telle dureté de cœur qu’elles choisissent consciemment l’enfer. Elles font échouer non seulement toutes les prières que d’autres âmes dirigent vers Dieu à leur intention, mais même aussi les efforts divins.»






Citation :

et encore pour dire qu’on ne peut pas dire grand chose, sinon que cela est contraire à la pensée constante de l'Église.

Je parie, cher Usam, que ce texte vous vient d'un site proche de Monseigneur Lefebvre. C'est leur argument principal.

Problème, ils appellent "pensée constante de l'Eglise" ce qui n'est en fait que "la pensée scolastique" inaugurée par saint Augustin et qui arrive à son sommet avec saint Thomas d'Aquin. La pensée officielle de l'Eglise est sur ce point tout à fait ouverte et va jusqu'à dire, avec Vatican II, qu'il se passe forcement une chose inconnue:

Citation :

“Puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal” (GS n° 22, 5, trad. officielle).





Citation :
1. Cette théorie est gratuite. Rien, ni dans la sainte Écriture,

Ca se discute:


Il y a en fait des dizaines de textes, du moins si on sait les voir:

- La parabole des ouvriers de la onzième heure en est un.

Mais aussi, par exemple, ceci:
Citation :

Matthieu 24, 14 "Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera proclamée dans le monde entier, en témoignage à la face de toutes les nations. Et alors viendra la fin.




Citation :

Si l’'on se reporte à ce que dit saint Thomas d’'Aquin de la mort et de ses circonstances, on voit bien qu’il n’y a aucune place pour cette illumination ni pour sa possibilité. Ainsi Contra gentes, IV, 91, 92, 93, 95.

Saint Thomas et saint Augustin, il est vrai, pensaient que Dieu ne proposait pas son salut à tout homme. Mais le texte de Vatican II cité plus haut montre que, sur ce point, ils se trompèrent. Le dogme s'oppose donc aujoud'hui )à leur pensée sur ce point: Le salut sera EXPLICITEMENT proposé à TOUT HOMME.



Saint Thomas a d'ailleurs des doutes. S'il n'y a pas de prédication finale de l'Evangile à l'heure de la mort, on est obligé de mettre en enfer tous ces païens, ces pauvres pécheurs morts en acte de péché, ces enfants morts sans baptême.... Ca fait beaucoup de monde. C'est pourquoi saint Thomas émet un doute dans ce petit texte:


Citation :
De Veritate, 14, 11, 1:
« A un homme qui, sans y mettre d’obstacle, suivrait la raison naturelle pour chercher le bien et éviter le mal, on doit tenir pour très certain que Dieu révélerait par une inspiration intérieure les choses qu’il est nécessaire de croire ou lui enverrait quelque prédicateur de la foi, comme Pierre à Corneille. »




Citation :
2. Cette théorie est suspecte. Si le Magistère ne s’'est pas directement prononcé, il y a tout de même des indications très nettes sur ce qu’'en pense l’'Église.

a] Voici ce qu’'écrit José Ricart Torrens, Du nombre des élus, Nouvelles éditions latines 1965, page 127 :


« Le 5 mars 1936, le Saint-Office inscrivait dans l’Index des livres prohibés le livre de Luis G. Alonso Getino, Del gran numero de los que se salvan y de la mitigación de las penas eternas (Madrid, f.e.d.a., 1934).
« Le 6 mars 1936, l’Osservatore Romano commentait ainsi cette mise à l’Index :


« Cette condamnation mérite qu’on y attache une importance particulière et qu’on la signale tout de suite à l’attention des fidèles pour le tort très grave que pourrait leur causer la lecture du livre en question. Dans ladite publication, en effet, on s’inspire d’idées mises en vogue depuis quelque temps, surtout par des théologiens protestants ; en s’appuyant sur des arguments spécieux et des interprétations arbitraires de textes de la sainte Écriture et en citant certaines phrases prononcées par quelques Pères et Docteurs, on attaque à fond la claire et précise doctrine traditionnelle catholique sur l’éternité et la nature des peines de l’Enfer.


La théorie de la non éternité de l'enfer n'a pas de rapport avec celle de l'illumination finale qui dit juste que, à l'heure de la mort, l'homme qui se met en enfer étant évangélisé, c'est par un vrai péché contre l'Esprit Saint qu'il le fait.










Citation :
b] Voici ce qu’'écrit Albert Michel, Doctrine et vie chrétiennes, Berche et Pagis, Paris 1946, p. 310 :

Citation :

« C’est donc, pour le moins, une fit grave témérité d’imaginer qu’aussitôt après la mort un répit normal, accompagné d’une illumination de la grâce, sera encore accordé au pécheur pour se convertir. Le concile du Vatican avait préparé la définition suivante : « Après la mort, terme de notre vie, il nous faut tous paraître immédiatement au tribunal du Christ... et après cette vie mortelle, plus de pénitence possible pour se justifier. »


Pas besoin d'un dogme de plus préparé pazr Vatican I: Benoît XII, cité plus haut, est suffisant.

C'est donc que cela ne se passe pas APRES LA MORT.
Si cette illumination a lieu, c'est A L'HEURE DE LA MORT (au moment où, selon l'Ave Maria", la Vierge prie pour nous).







Voici le texte exact auquel fait référence A. Michel :


Citation :
«Post mortem quæ est viæ nostræ terminus, illico omnes manifestari nos oportet ante tribunal Christi, ut referat unusquisque propria corporis prout gessit, sive bonum, sive malum (II Cor. v, 10) ; neque ullus post hanc mortalem vitam relinquitur locus pænitentiæ ad justificationem. » [Mansi LIII, 175. Cité dans le Dictionnaire de Théologie Catholique, article Mort, col. 2494]

Post mortem, c'est APRES LA MORT >>> Donc opposé au dogme.





Citation :

3. Cette théorie est néfaste. Elle entretient le pécheur dans une fausse sécurité, contrariant la motion intérieure de la grâce qui l’attire au repentir et à la conversion. Elle s’'oppose à la prédication chrétienne qui doit rappeler à temps et à contretemps les fins dernières et leur gravité. En effet, très souvent, Dieu se sert pour convertir les pécheurs de la crainte salutaire qu'’inspire son jugement, de la crainte d’être surpris par la mort dans l’état de péché.

voilà la grande crainte des intégristes face à cette théorie:

Si elle est vraie, alors il se passerait l'HORREUR SUIVANTE: Dieu ne mettrait en enfer éternel que des hommes qui LIBREMENT, CAR DANS UN ACTE ÉCLAIRÉ, refuseraient le salut explicitement proposé par le Christ.

On comprend leur scandale. Dieu, qui est juste, ne peut selon eux que damner tout ce qui est bouddhiste, musulman et surtout ces espèce d'horribles enfants morts sans baptême... Mr.Red






Citation :
Cette théorie vient donc désarmer voire anéantir l’oeuvre de Dieu, en laissant le pécheur s’imaginer qu’il peut toujours repousser la grâce puisqu'’il lui reste une dernière chance qui rachètera tout.

Cette théorie est au contraire, sur la question de l'enfer, extrêmement inquiétante pour nous. Elle voudrait dire que, si nous suivons Lucifer dans sa révolte contre Dieu, ce sera parce que l'enfer NOUS PLAIRA.

L'enfer ne serait donc pas une simple marmite de lave, mais un PROJET INTELLIGENT, RATIONNEL, pensé par Lucifer, où on choisit la LIBERTÉ ÉGOÏSTE (et ce qui va avec, la solitude), plutôt que le misérable projet divin d'amour poussé jusqu'à la kénose.


Quant aux auteurs intégristes de ce texte, Jésus les prévient à l'avance dans son évangile:


Citation :
Matthieu 20, 11 Tout en le recevant, ces hommes murmuraient contre le propriétaire:
Matthieu 20, 12 Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure de travail, et tu les as traités comme nous, qui avons porté le fardeau de la journée, avec sa chaleur (nous avons été chrétiens toute notre vie) .
Matthieu 20, 13 Alors il répliqua en disant à l'un d'eux: Mon ami, je ne te lèse en rien: n'est-ce pas d'un denier que nous sommes convenus?
Matthieu 20, 14 Prends ce qui te revient et va-t'en. Il me plaît de donner à ce dernier venu autant qu'à toi:
Matthieu 20, 15 n'ai-je pas le droit de disposer de mes biens comme il me plaît? Ou faut-il que tu sois jaloux parce que je suis bon?
Matthieu 20, 16 Voilà comment les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers."

_________________
Arnaud
Revenir en haut Aller en bas
http://eschatologie.free.fr
bajulum



Messages : 1029
Inscription : 03/10/2007

MessageSujet: Re: L'illumination finale à l'heure de la mort   Dim 09 Déc 2007, 10:03

L’illumination au moment de la mort m’ôte d’un poids. Une partie de ma famille est Musulmane. Je n’imagine pas que DIEU ne donne pas au Christ l’autorisation qu’il donna à Abraham ( … et s’il n’en reste que 10 …).
Loué soit le Seigneur.
Revenir en haut Aller en bas
usam



Messages : 196
Inscription : 29/11/2006

MessageSujet: Re: L'illumination finale à l'heure de la mort   Dim 09 Déc 2007, 10:11

Arnaud Dumouch a écrit:


Je parie, cher Usam, que ce texte vous vient d'un site proche de Monseigneur Lefebvre.

Bien vu Arnaud ! J'ai regardé ce site un peu plus en détail, il s'avère que c'est du 100% lefebvriste. Désolé de vous avoir fait perdre votre temps...

Sam
Revenir en haut Aller en bas
Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80872
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: L'illumination finale à l'heure de la mort   Dim 09 Déc 2007, 10:34

usam a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:


Je parie, cher Usam, que ce texte vous vient d'un site proche de Monseigneur Lefebvre.

Bien vu Arnaud ! J'ai regardé ce site un peu plus en détail, il s'avère que c'est du 100% lefebvriste. Désolé de vous avoir fait perdre votre temps...

Sam

Ce n'est pasd du tout une perte de temps.

C'est TRES SIGNIFICATIF de leur part.

Les derniers Lefebrvriste sont des thomiste opur jus, qui identifie la pensée du Saint Docteur avec le Magistère infaillible.

Pauvre saint Thomas: Il s'avère justement qu'il vit le christ lui apparaître juste avant sa mort et que, du coup, il voulut détruire tous ses écrits.





Citation :
Le 6 décembre 1273, fête de saint Nicolas, célébrant la messe dans la chapelle dédiée à ce saint au couvent de Naples, il a une révélation qui le change tellement, que dès lors il ne lui est plus possible ni d'écrire ni de dicter. "Ou plutôt, dit un auteur ancien, le Docteur brisa sa plume;" il en était à la troisième partie de sa Somme, dans le traité de la Pénitence.

Frère Réginald, son secrétaire, voyant son maître cesser d'écrire, lui dit: "Père, comment laissez-vous inachevée une oeuvre si grande entreprise, par vous pour la gloire de Dieu et l'illumination du monde? — Je ne peux continuer," répondit le Saint. Réginald, qui craignait que l'excès du travail n'eût émoussé l'intelligence du grand Docteur, insistait toujours, pour qu'il écrivît ou dictât, et Thomas lui répondait:


Citation :
"En vérité, mon fils, je ne puis plus; tout ce que j'ai écrit me paraît un brin de paille".

Sur le conseil de ses supérieurs, qui pensèrent qu'une absence de Naples le reposerait, Thomas se rendit chez la comtesse de San-Severino, sa soeur, pour laquelle il avait une vive affection: Il n'y arriva qu'avec une extrême difficulté, et lorsque la comtesse vint à sa rencontre, c'est à peine s'il lui parla. Elle en fut effrayée, et dit au compagnon du Bienheureux: "Qu'est-il donc survenu à mon frère, qu'il soit comme étranger à tout, et qu'il ne m'ait presque rien dit? — Depuis la fête de saint Nicolas, répondit Réginald, il est fréquemment dans des abstractions de ce genre, et il n'a plus écrit. Cependant je ne l'avais pas vu encore si complètement absorbé." Et, après une ou deux heures, s'approchant du Maître, il le tira vivement par sa chape, pour le faire revenir à lui. Thomas poussa un soupir, comme un homme arraché aux douceurs d'un profond sommeil, et dit:



Citation :
"Réginald, mon fils, je vais vous apprendre un secret; mais je vous adjure, au nom du Dieu tout-puissant, par votre attachement à notre Ordre et l'affection que vous me portez, de ne le révéler à personne, tant que je vivrai. Le terme de mes travaux est venu; tout ce que j'ai écrit et enseigné me semble un brin de paille auprès de ce que j'ai vu et de ce qui m'a été dévoilé. Désormais j'espère de la bonté de mon Dieu que la fin de ma vie suivra de près celle de mes travaux".



Et effectivement, saint Thomas mourut quelques temps après, le 2 mars 1274. Sans doute a-t-il eu, ce jour-là, la révélation brûlante et expérimentale, l'apparition du Messie dans sa gloire venu lui prêcher l'évangile pour l'heure de sa mort. Ce sermon n'est-il pas la trace d'un de ses derniers essais de prédication?

L'histoire de Guillaume de Tocco dit que, juste avant sa mort, saint Thomas, se rendit à Lyon pour un Concile. Sur la pression des moines d'un monastère où ils s'était arrêté pour l"étape, il voulut commencer un commentaire du Cantique des cantiques. Il n'en reste pas de trace, sauf peut-être un extrait qui dit tout….

"Mon âme s’est liquéfiée quand mon bien-aimé a parlé".

Ces paroles sont inscrites dans le Cantique (5, 6) à l’endroit où l’époux reconnaît le double bienfait de Dieu…

_________________
Arnaud
Revenir en haut Aller en bas
http://eschatologie.free.fr
 
L'illumination finale à l'heure de la mort
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La théorie de l'illumination finale d'Arnaud : vérité ou hérésie?
» La these d'Arnaud Dumouch sur l'Illumination a l'heure de la mort critiquée.
» A l'heure de la mort
» PETITION CONTROVERSE "L'HEURE DE LA MORT"
» La date et l'heure de notre mort.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE :: Archives :: Archives : Théologie dogmatique, morale et divers-
Sauter vers: