DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE

Théologie Spirituelle Catholique
Pour déposer une intention de prière:Agapé
ATTENTION : Les publicités ci-dessous sont indépendantes de notre volonté !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 journée contre la misére 17/10/2007

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
mandonnaud



Messages : 984
Inscription : 21/10/2006

MessageSujet: journée contre la misére 17/10/2007   Jeu 11 Oct 2007, 14:16

Histoire de la journée
De 1987 date du premier rassemblement à nos jours....a limoges nous y étions...cette année nous y remontons...venez avec nous...

Le 17 octobre 1987, à l’appel du Père Joseph Wresinski, 100 000 défenseurs des Droits de l’Homme se sont rassemblés sur le Parvis du Trocadéro, à Paris, pour rendre honneur aux victimes de la faim, de la violence et de l’ignorance, pour dire leur refus de la misère et appeler l’humanité à s’unir pour faire respecter les Droits de l’Homme. Une Dalle, proclamant ce message, a été inaugurée à cette occasion sur le Parvis des Droits de l’Homme et des Libertés, là où fut signée, en 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Les 100 000 personnes présentes étaient des citoyens de toutes origines, de tous milieux, et de toutes croyances. Certains représentaient de hautes autorités publiques, internationales, nationales ou locales. D’autres étaient des personnes et des familles vivant elles-mêmes dans la grande pauvreté et y résistant quotidiennement.

Depuis cette date, le 17 octobre de chaque année, les plus pauvres et tous ceux qui refusent la misère et l’exclusion se rassemblent dans le monde entier afin de témoigner de leur solidarité et de leur engagement pour que la dignité et la liberté de tous soient respectées : ainsi est née la Journée Mondiale du Refus de la Misère.

Le 17 octobre 1992, Monsieur Javier Pérez de Cuéllar, ancien Secrétaire général de l’ONU, au nom d’un groupe de personalités internationales rassemblées dans le Comité pour la Journée Mondiale du Refus de la Misère, lance un appel pour la reconnaissance du 17 octobre. Le 22 décembre 1992, le 17 octobre est proclamé Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté par l’Assemblée genérale des Nations Unies. Depuis, les initiatives pour célébrer cette journée n’ont cessé de se multiplier. Dans de nombreux lieux, des rassemblements se tiennent également le 17 de chaque mois.
D’un bidonville à la Première Décennie des Nations Unies pour l’Elimination de la Pauvreté

1956 : Le père Joseph Wresinski crée une association avec des familles très pauvres pour qu’elles soient reconnues.

La Journée mondiale du refus de la misère trouve son origine dans un rassemblement de familles en grande pauvreté dans un camp de sans logis dans la région parisienne. Le père Joseph Wresinski, homme lui-même issu du monde de la misère et qui les avait rejointes, fondera avec elles en 1957 une association qui deviendra plus tard le Mouvement ATD Quart Monde.

Dès son arrivée dans le camp, le père Wresinski fit la promesse de faire monter à son peuple les marches de tous les lieux où se décidait l’avenir des hommes, tel l’Élysée, le Vatican et les Nations Unies. Il voulait par là assurer à ces familles une reconnaissance et une existence dans la conscience de l’humanité.

Ces familles, isolées et exclues du reste de la société, avaient également besoin de membres de la société qui, avec elles, refusaient d’accepter leur condition d’exclusion. C’est ainsi qu’est née une histoire de partenariat entre des familles, exclues à cause de leur histoire de misère, et des personnes établies et reconnues dans la société, toujours plus nombreuses et diverses.

17 Octobre 1987 : Les familles très pauvres de par le monde ont enfin un lieu à elles. C’est cette histoire qui est à l’origine du rassemblement de 100.000 personnes, le 17 Octobre 1987, à Paris, sur le Parvis des Libertés, des Droits de l’Homme et du Citoyen. A l’appel du Père Joseph Wresinski, ces personnes affirmèrent la nécessité de s’unir pour faire respecter les Droits de l’Homme, dont la misère est un déni permanent. Cette affirmation a été matérialisée par la pose d’une Dalle en hommage aux victimes de la misère, en ce lieu où, en 1948, avait été signée la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. La pose de cette Dalle a marqué une reconnaissance symbolique des familles les plus pauvres dont l’existence même avait jusqu’alors été ignorée dans la vie politique, sociale et culturelle de leurs pays.

Depuis cette date, le 17 de chaque mois, et en plus grand nombre le 17 octobre de chaque année, des citoyens de toutes origines, de toutes conditions, de toutes convictions, ont décidé de se réunir autour de cette Dalle, pour témoigner leur solidarité avec plus pauvres qu’eux et renouveler leur engagement. Des rassemblements identiques se sont organisés partout dans le monde, dès 1988, au coeur de nombreuses communautés locales, ainsi que dans des lieux de misère en Afrique, en Asie, et dans les autres continents. C’est une véritable "Journée Mondiale du Refus de la Misère" qui est ainsi née à l’initiative des plus pauvres du monde entier.

1992 : Les Nations Unies reconnaissent le Quart Monde et sa contribution au monde.

Le 22 décembre, l’Assemblée Générale des Nations Unies adoptait une résolution proclamant le 17 octobre "Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté", entérinant cette contribution des familles les plus pauvres au monde. Le 17 octobre 1994, les familles du Quart Monde, en Congrès aux États Unis, ont été reçues par le Secrétaire Général des Nations Unies, signifiant ainsi la reconnaissance des familles très pauvres de par le monde par les Nations Unies. Ce faisant, la promesse du père Wresinski de faire monter les marches des Nations Unies au peuple du Quart Monde était honorée.

1997-2006 : Les familles très pauvres sont reconnues comme partenaires dans la construction du monde de demain.

1996 a été officiellement désignée par les Nations Unies "Année internationale pour l’élimination de la pauvreté". Cette année a été une étape importante dans la longue marche des familles très pauvres pour être accueillies comme partenaires dans les lieux où les hommes réfléchissent et décident de leur avenir. A travers cette année des Nations Unies, et la décennie (1997-2006) qu’elle a ouverte, c’est l’histoire d’une fraternité nouvelle entre tous les hommes autour des plus pauvres qui continue de s’écrire. Aujourd’hui, il est proposé à toutes celles et ceux qui souhaitent de s’associer à ce courant mondial.

17 octobre 2007 : XXème anniversaire de la Journée mondiale du refus de la misère

REVELER ET AMPLIFIER UN GRAND COURANT DU REFUS DE LA MISERE

Pré-programme

Mercredi 17 octobre, de 10h00 à 22h00 au Trocadéro

de 10h à 18h30 : Sur le Parvis des Droits de l’Homme : accueil et animations autour de la déclaration de solidarité « Refuser la misère, un

- DES DEBATS Dans l’auditorium de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, se tiendront trois débats, "solidaires pour les droits" :

De 11h00 à 12h30 : Le premier débat "pour un monde riche de tout son monde" mettra l’accent sur l’association indispensable entre les plus pauvres et d’autres citoyens. A partir d’actions concrètes, l’échange se fera autour des questions suivantes :

- quelles motivations entraînent nos engagements ?
- qu’est-ce qui fait obstacle, et quels sont au contraire les points d’appui qui favorisent l’exercice d’une citoyenneté commune ?
- quelles leçons tirées de nos actions pour sortir d’une société de ségrégation et aller vers plus d’unité ?

De 14h00 à 15h30, le second débat "habiter ensemble", sera axé sur 3 questions :

- Comment sommes nous tous concernés par le droit au logement de nos concitoyens ?
- Qu’avons-nous à gagner ensemble à ce que chacun puisse habiter un logement décent et indépendant ?
- Pourquoi ne pas réaliser de vrais logements sociaux dans la commune (ou le quartier) ?

De 16h00 à 17h30 aura lieu le troisième débat : "un travail décent pour tous". Préparé avec les collectifs Alerte et AMCP, ainsi qu’avec les partenaires sociaux, ce débat partira de l’emploi comme une des conditions pour sortir de la pauvreté. En même temps, l’existence de travailleurs pauvres montre que tous les emplois ne le permettent pas. Le public sera invité à échanger autour des questions suivantes :

- comment puis-je m’impliquer pour réclamer le droit au travail, les droits dans le travail et au-delà du travail ?
- Comment soutenir des personnes pauvres dans leurs combats pour un emploi décent ?

- des animations proposées par les jeunes des « Caravanes européennes de la fraternité » (vidéos, expos, récits, musique…) permettront de découvrir 4 mois de voyages et de rencontres dans 9 pays européens.

- pour les plus jeunes, des activités ludiques, artistiques, sportives et d’expression permettront aux enfants de trouver du bonheur à se rencontrer au-delà des différences, de garder en mémoire cette journée où on peut vivre des moments d’amitié et de paix si on le décide ensemble. Les associations réunies dans le collectif « Forum des Enfants » proposeront diverses activités : mur d’escalade, capoeira, animations scientifiques, échecs, activités manuelles, ateliers d’expression...

- des expositions : « Sourires du monde » illustre la force de vie des plus pauvres à travers le monde. « Ecoutez-nous et changeons le monde » permet de façon interactive aux enfants d’entrer dans la compréhension de l’univers des autres. « La Journée mondiale du Refus de la Misère », dont les 15 panneaux présentent le sens et l’histoire de cette journée. Proposée par Amnesty International, « Esclaves au Paradis » dénonce l’esclavage contemporain.

- des animations musicales

- un « espace monde » sous forme de cyber-café où des liaisons Internet permettront de se mettre en contact avec d’autres personnes qui célèbrent cette même journée dans différents endroits du monde. Des conversations auront par exemple lieu avec un groupe réuni au Parlement à Varsovie (Pologne), avec des étudiants à Abidjan (Côte d’Ivoire), des membres du Mouvement ATD Quart Monde à Madagascar, ou encore avec des correspondants à Wellington (Nouvelle Zélande).

de 14h30 à 15h30 : « le temps du monde » sur le Parvis des Droits de l’Homme Ce moment mettra à l’honneur le refus de la misère tel qu’il est porté dans le monde, notamment grâce aux délégations de retour de l’Hôtel de Ville de Paris, ainsi que celles de République Centrafricaine, du Pérou, de Madagascar, de Haïti, du Guatemala, de Taiwan, de Tanzanie, de Thaïlande, d’Espagne, des Pays Bas, d’Irlande ... Des liens seront établis avec des manifestations se déroulant simultanément dans d’autres pays du monde, grâce au studio installé sur place par Radio France Internationale. Le message du Dalaï Lama, apportant son soutien à la journée, sera diffusé à ce moment-là.

de 18h30 à 19h30 : « le temps du rassemblement » sur le Parvis des Droits de l’Homme, en présence de nombreuses personnalités du monde culturel, politique, spirituel et sportif. Après que les enfants aient ouvert ce temps, la parole des personnes connaissant la grande pauvreté, soutenue par une mise en scène spectaculaire et musicale, rappellera l’intolérable de la misère et la possibilité de la refuser ensemble. Ce temps mettra en lumière la richesse d’engagements révélés par l’adhésion au message de la déclaration de solidarité, signée dans plus de 120 pays au cours de la campagne "refuser la misère un chemin vers la paix". Une remise symbolique en sera faite au représentant de l’Organisation des Nations Unies

de 20h30 à 22h00 : « la veillée »Entraîné par les jeunes, le public sera invité à prolonger la rencontre sur le Parvis. Au programme : saltimbanques, musique, danse, récits, fête... pour se donner de la force et du courage pour l’avenir.
venez nombreux
amitiées
paul de LIMOGES
Revenir en haut Aller en bas
http://www.mandonnaud.net
mandonnaud



Messages : 984
Inscription : 21/10/2006

MessageSujet: le fondateur   Ven 12 Oct 2007, 13:13

Père Joseph Wrésinski (1917 -1988)

Né d’un père polonais et d’une mère espagnole, le 12 février 1917, l’enfant Joseph Wresinski grandit dans un foyer très pauvre à Angers, France. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1946, à Soissons. Curé dans des paroisses ouvrières et rurales, pendant dix ans, dans le département de l’Aisne, son évêque lui propose en 1956 de rejoindre un camp de sans-logis, à Noisy-le-Grand (région parisienne).

Le 14 juillet 1956, il rejoint les 252 familles rassemblées dans le camp des sans-logis. Il y éprouve un véritable choc. "Ce jour-là, je suis entré dans le malheur", écrira-t-il plus tard. Désormais, il consacrera toute son énergie à faire reconnaître ce peuple en quête de dignité, un peuple avec une pensée et une expérience uniques, indispensables à la société.
JPG - 9.6 ko
Père Joseph Wresinski

"J’ai été hanté par l’idée que jamais ces familles ne sortiraient de la misère aussi longtemps qu’elles ne seraient pas accueillies dans leur ensemble, en tant que peuple, là où débattaient les autres hommes. Je me suis promis que si je restais, je ferais en sorte que ces familles puissent gravir les marches du Vatican, de l’Elysée, de l’ONU…"

A Noisy-le-Grand, il proposera aux familles de créer un jardin d’enfants et une bibliothèque. "Ce n’est pas tellement de nourriture, de vêtements qu’avaient besoin tous ces gens, mais de dignité, de ne plus dépendre du bon vouloir des autres." Une chapelle, un atelier pour les jeunes et les adultes, une laverie, un salon d’esthétique pour les femmes vont être réalisés peu à peu.

Avec les familles vivant à Noisy-le-Grand, le père Joseph Wresinski créera une association qui deviendra "Aide à Toute Détresse" (ATD). Une certitude anime le père Joseph Wresinski : "La misère est l’oeuvre des hommes, seuls les hommes peuvent la détruire." Des hommes et des femmes de tous horizons le rejoignent peu à peu. Certains, venant de nombreux pays, choisissent d’engager leur avenir avec les plus pauvres. Ainsi nait le volontariat permanent du Mouvement ATD Quart Monde.

Membre du Conseil économique et social de la République française à partir de 1979, le père Joseph Wresinski rédigera un Rapport aux répercussions sociales et politiques importantes à travers l’Europe et dans le monde. Ce rapport intitulé "Grande pauvreté et précarité économique et sociale" est adopté le 11 février 1987.

Pour la première fois, le peuple du Quart Monde s’exprime officiellement par la voix de l’un des siens. Le rapport reconnaît la misère comme une violation des droits de l’homme. Il est proclamé qu’il n’est pas possible de supprimer la grande pauvreté sans associer d’emblée les plus pauvres comme partenaires.

Quelques mois plus tard, le 17 octobre 1987, à Paris, répondant à l’appel du père Joseph Wresinski, plus de 100 000 personnes expriment la nécessité de s’unir pour faire respecter les droits de l’homme en se rassemblant autour du parvis du Trocadéro à Paris, à l’endroit où fut signée la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. A cette occasion, une dalle affirmant que les plus pauvres sont les créateurs d’une humanité fraternelle, a été gravés. On peut y lire l’appel du père Joseph : "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré".

Ce rassemblement a institué le 17 octobre, Journée mondiale du refus de la misère. Cette journée a été reconnue officiellement par les Nations Unies le 22 décembre 1992.

Le 14 février 1988, le père Joseph Wresinski décède. Il est inhumé à Méry-sur-Oise (Val d’Oise, France), où se trouve le centre international du Mouvement ATD Quart Monde. Son nom est désormais lié à la libération des plus pauvres dont il a été durant toute sa vie un authentique représentant. La Maison Joseph Wresinski de Baillet-en-France (Val d’Oise, France) rassemble l’ensemble de ses publications et écrits et contribue à répandre son message à travers le monde.
14 décembre 2005

je les rencontrai 8 fois avent sa mort entre 1984 et 1988 car nous avons commencer les démarche de volontaire avec ma femme.
a bientot sur la dalle
amitiées,
paul de LIMOGES
Revenir en haut Aller en bas
http://www.mandonnaud.net
mandonnaud



Messages : 984
Inscription : 21/10/2006

MessageSujet: a limoges   Ven 12 Oct 2007, 13:20

Journée du refus de la misère
Un chemin vers la paix
Mercredi 17 octobre 00:00-23:00
Limoges

Les activités programmées par ATD Quart Monde Limoges sur le thème "refuser la misère, un chemin vers la Paix"à l’occasion du 17 octobre :

Le samedi 13 octobre de 9h a 18h, place de la Motte dans le cadre de Aliment-terre avec la MDH : Les membres du Mouvement ATD Quart Monde tiendront un stand intitulé "Refuser la misère, un chemin vers la Paix"

Ils mettront à votre disposition le journal "Résistances" qui témoigne du combat contre la misère et vous proposerons de signer votre déclaration de solidarité.

Ils proposeront aussi un puzzle, en plusieurs langues, de la Dalle posée le 17 octobre 1987 à Paris au Trocadero :

"Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré"

Le mercredi 17 octobre : un car de 50 personnes des quatiers défavorisées se rendra à Paris pour participer aux manifestions du 20ième anniversaire de la Journée Mondiale du refus de la misère

Les 16, 17 et 18 octobre à l’IUFM de limoges de 11h30 à 14h (dans la cantine) :

les membres du Mouvement ATD Quart Monde vous présenteront des livres des Editions Quart Monde et vous donneront le journal "Résistances" qui témoigne de la lutte contre la misère.

Vous pourrez trouver également le journal Résistances dans divers lieux de la ville.

Et dans tous les bureaux de Poste de France.

amitiées

paul de LIMOGES
Revenir en haut Aller en bas
http://www.mandonnaud.net
chiboleth



Messages : 1661
Inscription : 22/07/2007

MessageSujet: Re: journée contre la misére 17/10/2007   Ven 12 Oct 2007, 13:45

Merci Mandonnau

C'est avec le père Joseph Wresinski, et avec mon père alors responsable syndical au sein du service d'action sociale de la SNCF (un gauchiste évidemment... de la CFTC et co-fondateur plus tard de la CFDT), que j'ai découvert un jour une fillette de quelques mois, dormant dans une caisse à savons, dont le visage avait été partiellement rongé par un rat.

Ca laisse des traces dans l'esprit du gamin que j'étais alors et de l'homme que je suis devenu.

J'ai connu un Jean-Louis Mandonnau, membre du CES et de la mutualité Française... un lien?
Revenir en haut Aller en bas
mandonnaud



Messages : 984
Inscription : 21/10/2006

MessageSujet: Re: journée contre la misére 17/10/2007   Ven 12 Oct 2007, 14:57

non, mon nom se fini par mandonnaud nom limousin.
le fait que vous avez vue enfant m'était connu, au sein du mouvement.
j'ai 65 ans et en tant que patron menuisier je fesais parti de la CAPEB avec mr lecoeur.
je suis aller dans l'enseinte de CES pour le livre fait avec les syndicatss et le mouvement .
amitiées paul de LIMOGES
Revenir en haut Aller en bas
http://www.mandonnaud.net
Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80841
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: journée contre la misére 17/10/2007   Ven 12 Oct 2007, 17:01

La mlisère de l'occident est de plus en plus psychologique et morale.

Ce sera le prochain combat après toutes les lois sociales qui ont fait reculer la misère pour la transformer en pauvreté.


Je pense aux suicides, dans toutes les couches de la société.

Je pense à l'augmentation de la consommation des drogues.

Et puis il y a la misère morale: La moitié des prisonniers le sont pour raison sexuelle (viol, inceste pédophilie).

Bref, le combat continu.

_________________
Arnaud
Revenir en haut Aller en bas
http://eschatologie.free.fr
chiboleth



Messages : 1661
Inscription : 22/07/2007

MessageSujet: Re: journée contre la misére 17/10/2007   Ven 12 Oct 2007, 18:21

Pour être franc je me soucie assez peu des états d'âmes des bourgeoises et de leurs rejetons camés et suicidaires. Ils n'ont qu'à s'occuper un peu moins d'eux et un peu plus des autres. Ca donnera de la couleur à leur vie. De même les victimes de viols, incestes... agressions de toutes sortes me concernent plus que le sort des pauvres prisonniers.

Lois sociales qui, selon vous, ont pour beaucoup été concoctées dans les loges.

Vous dites "Ce sera le prochain combat après toutes les lois sociales qui ont fait reculer la misère pour la transformer en pauvreté.". J'avoue être dubitatif? Vous voulez dire que la misère est plus enviable que la pauvreté? Vous voulez dire que les lois sociales avaient pour but de rendre les gens plus pauvres???
Revenir en haut Aller en bas
chiboleth



Messages : 1661
Inscription : 22/07/2007

MessageSujet: Re: journée contre la misére 17/10/2007   Ven 12 Oct 2007, 18:22

mandonnaud a écrit:
non, mon nom se fini par mandonnaud nom limousin.
le fait que vous avez vue enfant m'était connu, au sein du mouvement.
j'ai 65 ans et en tant que patron menuisier je fesais parti de la CAPEB avec mr lecoeur.
je suis aller dans l'enseinte de CES pour le livre fait avec les syndicatss et le mouvement .
amitiées paul de LIMOGES

Pardon d'avoir écorché votre nom Embarassed
Revenir en haut Aller en bas
Arnaud Dumouch
Administrateur


Masculin Messages : 80841
Inscription : 19/05/2005

MessageSujet: Re: journée contre la misére 17/10/2007   Ven 12 Oct 2007, 21:25

chiboleth a écrit:
Pour être franc je me soucie assez peu des états d'âmes des bourgeoises et de leurs rejetons camés et suicidaires. Ils n'ont qu'à s'occuper un peu moins d'eux et un peu plus des autres. Ca donnera de la couleur à leur vie. De même les victimes de viols, incestes... agressions de toutes sortes me concernent plus que le sort des pauvres prisonniers.

Un fruit du matérialisme européen qui croyait tout régler avec de l'argent et de la richesse matérielle.

Marx (car c'est lui) appelerait comme vous d'un ton de mépris du nom de "bourgeois" les âme souffrantes de la jeunesse n'ayant plus de sens à sa vie.

_________________
Arnaud
Revenir en haut Aller en bas
http://eschatologie.free.fr
mandonnaud



Messages : 984
Inscription : 21/10/2006

MessageSujet: Re: journée contre la misére 17/10/2007   Lun 15 Oct 2007, 15:10

Agenda du Président de la République du 15 octobre au 19 octobre 2007


Paris, le 15 octobre 2007

LUNDI 15 OCTOBRE
11 h 30
Remise du rapport sur le comité de suivi sur la mise en œuvre du droit au logement opposable


16 h 00
Réunion de travail avec les principales organisations nationales de lutte contre la pauvreté, dont atd Quart monde, secourt catholique émaus etc etc




MERCREDI 17 OCTOBRE
Journée Mondiale de Refus de la Misère

10 h 00 H conseil des ministres mr martin Hirsch fera des propositions dans lutte contre la misére


15 h 30
Conseil Economique et Social – Discours sur la lutte contre la pauvreté du président et remise des 110000 pétitions de solidarité contre la misére par une délégation de personnes pauvres de ATD Quart Monde.

18h30 cérémonie sur la dalle du trocadero à paris

avec aux moins 19 personnes pauvres et alliées de LIMOGES nous y serons.
amitiées,

paul de LIMOGES
Revenir en haut Aller en bas
http://www.mandonnaud.net
mandonnaud



Messages : 984
Inscription : 21/10/2006

MessageSujet: Re: journée contre la misére 17/10/2007   Jeu 18 Oct 2007, 19:19

17 Octobre 2007 - Journée mondiale du Refus de la misère
Message d’Eugen Brand, Délégué général du Mouvement International ATD Quart Monde

Le 17 octobre 1987, ici même,
à l’endroit où fut signée la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme,
l’histoire des très pauvres s’est inscrite dans l’histoire de l’humanité.
Ce jour là, le père Joseph Wresinski
fit graver un Appel sur une dalle de ce parvis.
Il invitait tous les hommes à retrouver leur humanité commune
et à s’unir avec les victimes de « la faim, l’ignorance et la violence ».

Nous répondons aujourd’hui
à cet Appel mûri en terre d’humiliation et de souffrance.
En effet, c’est dans la boue d'une ancienne décharge,
aux portes de Paris,
que Joseph Wresinski a créé une alliance entre les très pauvres et les autres,
au nom de leur humanité commune et de leur égale dignité.

Il était convaincu que les uns ne se libéreraient pas de leur révolte,
sans que les autres ne se libèrent de leur aveuglement.
Convaincu que, face au mépris
qu’une société peut reproduire d’une génération à l’autre,
cette alliance s’imposait.

En ce 17 Octobre 2007,
dans nos têtes et dans nos cœurs se bousculent les noms
d’hommes et de femmes, d’enfants et de jeunes, de familles,
qui nous ont précédés,
qui n’en pouvaient plus de la honte,
de ces regards qui les traversaient, comme s’ils étaient transparents.
Le chant qui nous porte ce soir nous unit à leur espérance.
Les voix qui nous rejoignent depuis 141 pays,
à travers la Déclaration de Solidarité : « Refuser la misère, un chemin vers la paix »,
font apparaître dans la lumière
cette chaîne immense de personnes
qui luttent pour la justice et appellent à la fraternité.
Chaîne humaine dans laquelle, vous les enfants,
vous les jeunes, vous êtes devant.

Et parce qu’il est devenu possible de dépasser la peur,
de se regarder dans les yeux, d’unir nos voix,
de s’asseoir autour de la même table,
de comprendre nos histoires personnelles et collectives,
une intelligence nouvelle a jailli.
La paix devient possible.
L’égale dignité remplace l’humiliation,
le croisement des savoirs chasse l’ignorance,
l’engagement l’emporte sur le fatalisme.

Mais, restons vigilants ! L’actualité nous y oblige :
« Les Droits de l’Homme sont violés ».
Dans tous nos pays, des personnes, des familles, des communautés sont déplacées,
forcées à l’exil, chassées et privées de tout.
Les forts continuent à décider à la place des faibles,
sous prétexte de les protéger.
Les sécurités s’accumulent pour les uns,
au prix d’une totale insécurité pour les autres.

Les stratégies politiques qui visent une réduction du nombre des pauvres de 10, 30 ou 50%
portent le danger d’une logique redoutable d’écrémage et de résignation.
Elles risquent de nous détourner du but essentiel
qui est l’accès de tous, sans exception, aux droits fondamentaux de tous.

Osons agir !
Face au changement climatique,
osons agir pour que l’écologie et le développement durable
se pensent avec celles et ceux, qui sont obligés
d’aménager leur vie dans les lieux les plus dégradés,
obligés de s’ingénier à gérer au compte-goutte
les ressources communes que sont l’eau, l’électricité ou le bois.

Face à la globalisation de l’économie,
osons agir avec celles et ceux qui sont obligés de réorganiser
leurs journées comme leurs nuits, en permanence,
pour affronter des situations de chômage, de petits boulots ou d’inutilité imposée.

Dans ce monde passionné de communication,
osons faire place à celles et ceux qui marchent de longues heures
pour prendre nouvelles des autres, remplis de cette certitude
que pour sortir de la misère, il faut communiquer et partager le savoir.

Face aux conflits qui ensanglantent la terre,
osons apprendre de celles et ceux qui, violentés par une vie insupportable,
portent en eux une paix que le monde ne connaît pas,
une paix bâtie à l’épreuve du pardon.

Soyons convaincus que par ce partenariat
la pensée de notre temps,
les données de la vie politique,
l'esprit des institutions et des lois,
la vie des confessions religieuses
se ressourceront et se transformeront en profondeur.

« S’unir est un devoir sacré »
Donnons-nous les moyens de ce défi !
Créons, dans tous les espaces culturels, politiques et spirituels,
des lieux, où des citoyens en grande pauvreté
et d’autres acteurs peuvent faire ensemble, dans la durée,
l’apprentissage et l’exercice de cette responsabilité de « s’unir » pour inventer une culture
qui est rencontre du meilleur de chaque personne, de chaque peuple et
«qui deviendra l’Histoire même des Hommes ».

En ce 17 Octobre 2007,
Nous réaffirmons, avec les artisans de la Déclaration Universelle
des Droits de l’Homme, notre engagement pour un monde,
« où chacun est libre de penser et de croire,
libéré de la misère et de la terreur ».
Nous réaffirmons, avec tous les acteurs de la Déclaration de Solidarité,
notre responsabilité pour « un monde riche de tout son monde ».
Nous réaffirmons, avec les mots de Joseph Wresinski, notre passion
pour « un monde où la justice et le cœur seront enfin réconciliés ».
Revenir en haut Aller en bas
http://www.mandonnaud.net
mandonnaud



Messages : 984
Inscription : 21/10/2006

MessageSujet: Re: journée contre la misére 17/10/2007   Jeu 18 Oct 2007, 19:30

Benoît XVI demande une mobilisation contre la pauvreté
Journée mondiale du Refus de la misère

ROME, Mercredi 17 octobre 2007 (ZENIT.org) – En demandant une mobilisation pour « éliminer les causes de la pauvreté », Benoît XVI s’est associé, lors de l’audience générale, à la Journée mondiale du Refus de la misère, célébrée chaque année le 17 octobre (cf. http://www.oct17.org/fr).

« On célèbre aujourd’hui, rappelait le pape en italien au terme de l’audience générale, la Journée mondiale du refus de la misère, reconnue par les Nations unies sous le titre de Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté ».

« J’encourage à multiplier les efforts pour éliminer les causes de la pauvreté et les tragiques conséquences qui en découlent », invitait le pape.

Benoît XVI soulignait le caractère « préoccupant » de cette situation pour l’avenir du monde : « Combien de populations vivent encore dans des conditions de pauvreté extrême !, s’exclamait-il. La disparité entre riches et pauvres est devenue plus évidente et inquiétante, également à l’intérieur des nations économiquement les plus avancées. Cette situation préoccupante s’impose à la conscience de l’humanité, puisque les conditions de vie d’un grand nombre de personnes sont telles qu’elles offensent la dignité de l’ê tre humain et compromettent par conséquent le progrès authentique et harmonieux de la communauté mondiale ».

Mais le pape a aussi voulu évoquer cette mobilisation en s’adressant aux francophones, en invitant à « refuser l’inacceptable » : « En ce jour où nous célébrons le vingtième anniversaire de la Journée du Refus de la misère, ma pensée rejoint toutes les personnes qui doivent affronter des conditions de vie difficiles. Je voudrais dire d’abord à chacune d’elles l’affection du successeur de Pierre. Je les invite à puiser dans leur dignité d’hommes et de femmes, créés à l’image de Dieu, les raisons de refuser l’inacceptable, la force de croire en un avenir meilleur pour elles et pour les leurs, la joie de s’entraider et enfin la simplicité d’accepter le secours fraternel qui leur est offert par ceux qui entendent leur cri. J’invite aussi, une fois encore, tous les fils et les filles de l’Église à partager généreusement le combat contre la misère ».

Le site de cette journée mondiale rappelle que le 17 octobre 1987, à l'appel du Père Joseph Wresinski – dont la cause de béatification est en route -, 100 000 défenseurs des Droits de l'Homme se sont rassemblés sur le Parvis du Trocadéro, à Paris, pour rendre honneur aux victimes de la faim, de la violence et de l'ignorance, pour dire leur refus de la misère et appeler l'humanité à s'unir pour faire respecter les Droits de l'Homme.

Une Dalle, proclamant ce message, a été inaugurée à cette occasion sur le Parvis des Libertés et des Droits de l'Homme, là où fut signée, en 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. On peut y lire l'appel du père Joseph: « Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »

Depuis cette date, le 17 octobre de chaque année, les plus pauvres et tous ceux qui refusent la misère et l'exclusion se rassemblent dans le monde entier afin de témoigner de leur solidarité et de leur engagement pour que la dignité et la liberté de tous soient respectées : ainsi est née la Journée Mondiale du Refus de la Misère.

Le 17 octobre 1992, M. Javier Perez de Cuellar, ancien secrétaire général de l'ONU, au nom d'un groupe de personnalités internationales rassemblées dans le Comité pour la Journée Mondiale du Refus de la Misère, a lancé un appel pour la reconnaissance du 17 octobre.

C’est le 22 décembre 1992 que le 17 octobre a été proclamé Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté par l'Assemblée générale des Nations Unies. Depuis, les initiatives pour célébrer cette journée n'ont cessé de se multiplier. Dans de nombreux lieux, des rassemblements se tiennent également le 17 de chaque mois.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.mandonnaud.net
mandonnaud



Messages : 984
Inscription : 21/10/2006

MessageSujet: Re: journée contre la misére 17/10/2007   Dim 21 Oct 2007, 16:08

A Limoges ,nous avions rendez vous a 7h avec le car soit pour les ramassages vers 6h30 le lever a 5h30, nous étions 25 de Limoges,7 alliées et 4 familles du quart monde avec leurs enfants dont une du voyage, 4 méres et 14 enfants entre 4 et 32 ans.L'une qui a eu 8 enfants, present avec 3 n'a plus que un quart de poumon et est venue avec 4 bouteilles d'oxygénes. A 42 km on a prit 6 personnes de gueret en creuse 2 alliés et 4 familles quart monde.Arrivé a 12h45 sur la dalle du trocadero avec le soleil retrouver car en route il pleut. 20000 personnes sont la, sur l'esplanade 6 gros ballon et un pont qui amene a la dalle avec 240 des bandeaux réaliser dans le monde, nous en avons 6 de limoges des lieus de lutte avec nos espoirs,une amie africain de Limoges qui au sénégal a animé durant 15 ans une biblihoteque de rue nous accueil avec un couple allié ancien de limogres, devant nous le choix de 99 propositions de forums pour le jours répartie en 5 étape dans la journée.la radio bleu de limoges nous avait interwiewer par telephone portable. Cette aprés midi est fait de temoignage du monde entier de lutte contre la misére venu de bolivie ou d'afrique etc etc un temps fort a 15 h avec une chorale de 300 enfants et de 18h30 a 19h45 les representant du gouvernement avec mme boutin(qui a 18h15 m'a demander des information sur limoges, sur l'axées aux droit,aux soins et l'état des plus pauvres qui se dégrade avec les hausses d'aliments de bases pus vite que pour nous) avec une délégés de l'onu, des perches de 4m donne le texte de la dalle au dessus de nous, les enfants du monde temoin puis les adultes, que de souffrences dites, on chante avec des chorale. a 15h30 le président Sarkosi au CES a recu nos 115000 pétition de solidarité et a 21 h le secrétaire les recoit a l'ONU. aux milieux de cette foules de pauvres et de personnes assoifé de justice et de droit de l'homme réspecter nous sommes regonflé pour lutter chaque jours, le pére josphe wresinski est la au milieu de nous, une des preuves de 17h a 20h le ciel est bleu on y lache des colombes de la paix par la lutte contre la misére. on repart a 20h30 aprés pink nik les jeunes dans le car chante 'bravo ATD" ils se sont retrouvé car en se jours 50% des présant avait moinde 30 ans. retours a LIMOGES sans dormir vu la féte dans le car couché a 3h du matin, mais voila déja 22h que l'on est levé???belle et long journée.amitiées
paul de LIMOGES
Revenir en haut Aller en bas
http://www.mandonnaud.net
mandonnaud



Messages : 984
Inscription : 21/10/2006

MessageSujet: Re: journée contre la misére 17/10/2007   Dim 02 Mar 2008, 21:58

Fin d'un article du monde diplomatique de Mr Zingler qui fait honte et réfléchir:


Les Etats industrialisés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont payé à leurs agriculteurs et éleveurs, en 2006, plus de 350 milliards de dollars au titre de subventions à la production et à l’exportation. L’Union européenne, en particulier, pratique le dumping agricole avec un cynisme sans faille. Résultat : la destruction systématique des agricultures vivrières africaines.

Prenons l’exemple de la Sandaga, le plus grand marché de biens de consommation courante de l’Afrique de l’Ouest. La Sandaga est un univers bruyant, coloré, odorant, merveilleux, situé au cœur de Dakar. On peut y acheter, selon les saisons, des légumes et des fruits portugais, français, espagnols, italiens, grecs, etc. – au tiers ou à la moitié du prix des produits autochtones équivalents.

Quelques kilomètres plus loin, sous un soleil brûlant, le paysan wolof, avec ses enfants, sa femme, travaille jusqu’à quinze heures par jour… et n’a pas la moindre chance d’acquérir un minimum vital décent.

Sur 52 pays africains, 37 sont des pays presque purement agricoles.

Peu d’êtres humains sur terre travaillent autant et dans des conditions aussi difficiles que les paysans wolof du Sénégal, bambarg du Mali, mossi du Burkina ou bashi du Kivu. La politique du dumping agricole européen détruit leur vie et celle de leurs enfants.

Revenons à Frontex. L’hypocrisie des commissaires de Bruxelles est détestable : d’une part, ils organisent la famine en Afrique ; de l’autre, ils criminalisent les réfugiés de la faim.

Aminata Traoré résume la situation : « Les moyens humains, financiers et technologiques que l’Europe des Vingt-Cinq déploie contre les flux migratoires africains sont, en fait, ceux d’une guerre en bonne et due forme entre cette puissance mondiale et de jeunes Africains ruraux et urbains sans défense, dont les droits à l’éducation, à l’information économique, au travail et à l’alimentation sont bafoués dans leurs pays d’origine sous ajustement structurel. Victimes de décisions et de choix macroéconomiques dont ils ne sont nullement responsables, ils sont chassés, traqués et humiliés lorsqu’ils tentent de chercher une issue dans l’émigration. Les morts, les blessés et les handicapés des événements sanglants de Ceuta et de Melilla, en 2005, ainsi que les milliers de corps sans vie qui échouent tous les mois sur les plages de Mauritanie, des îles Canaries, de Lampedusa ou d’ailleurs, sont autant de naufragés de l’émigration forcée et criminalisée (7). »
Jean Ziegler.


article complée a se lien:
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/03/ZIEGLER/15658
Revenir en haut Aller en bas
http://www.mandonnaud.net
 
journée contre la misére 17/10/2007
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le démon ne peut rien contre la miséricorde de Dieu Dom Gabriele Amorth - Stefano Stimamiglio
» journée contre la fourrure monptellier 10 janvier 2009
» Documentaire sur l'émétophobie ?
» 10 Juin : actions pour la journée contre le spécisme à Lyon
» Journée contre le spécisme & action barquette

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE :: Témoignages, discernement, cas concrets ╬-
Sauter vers: