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 Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?

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Laurent
Invité



MessageSujet: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 22:21

Arnaud Dumouch a écrit:
abdnasser a écrit:
Arnaud je tien si vous le voulez bien le faire avec mon ami, car on est trés proche dans notre mode de suivis et il posséde plus de science que moi, je ne peut assumer cette tache et cette enorme responsabilité seul, j'espere que vous y concenterez

D'accord. Vous aurez beaucoup de rectifications théologiques de détail à faire.

Et j'espère ne pas vous choquer à la fin sur certaines considérations concernant le peuple prophète (le peuple Juif).

L'essentiel de toute façon est ailleurs. C'est dans ces deux théologies qui s'affrontent.

Arnaud, tu vas travailler avec des salafistes !!!

Il faut te faire un dessin ???
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 22:47

Laurent a écrit:
Arnaud Dumouch a écrit:
abdnasser a écrit:
Arnaud je tien si vous le voulez bien le faire avec mon ami, car on est trés proche dans notre mode de suivis et il posséde plus de science que moi, je ne peut assumer cette tache et cette enorme responsabilité seul, j'espere que vous y concenterez

D'accord. Vous aurez beaucoup de rectifications théologiques de détail à faire.

Et j'espère ne pas vous choquer à la fin sur certaines considérations concernant le peuple prophète (le peuple Juif).

L'essentiel de toute façon est ailleurs. C'est dans ces deux théologies qui s'affrontent.

Arnaud, tu vas travailler avec des salafistes !!!

Il faut te faire un dessin ???

tu sais Laurent vous souffrez d'une grnade désinformation je te donne un exemple concré.

une fatwa tombe sur la tete de quelqu'un ca fais la une des journaux des dizaine dénonce le terrorisme et JAMAIS les média l'ont dit Idea

que reproche tu au salafisme, quel sont les precept salafiste? qui sont les savants salafiste et que prechent ils?
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 22:58

Position par rapport aux quatre écoles traditionnelles [modifier]

Les salafis apprennent des 4 écoles et affirment qu'il n'est pas obligatoire d'adhérer à une école. Au contraire, il est du devoir des salafis de chercher "la vérité" même si elle contredit l'avis d'une école. Ce point de vue des salafis a suscité la colère des fanatiques des quatre écoles.

Les arguments avancés par les salafis, à ce sujet, sont développés dans des livres tels que I'lâm ul-Muwaqqi'în d'Ibn Al-Qayyim (XIVe siècle), Al-Qawl ul-Mufîd fî hukm it-taqlîd d'Ash-Shawkâniy (XIXème siècle), Hadiyyat us-Sultân, ilâ muslimî bilâd il-Yâbân de Sultân Al-Ma'sûmiy, ou encore Bid'at ut-Ta'assub il-Madhhabiy du contemporain 'Îd 'Abbâsiy, qui est une réponse au livre Al-Lâmadhhabiyyah d'Al-Bûtî.

Les salafis restés proches de l'Arabie saoudite, et condamnant les pratiques « djihadistes » et le terrorisme, sont souvent appelés « cheikhistes ». Ce courant désavouent et dénoncent tout acte terroriste, qu'il soit fait au nom de l'islam ou non. Plusieurs théologiens salafis (les mufti d'Arabie saoudite Âl Ash-Sheikh, Ibn Baz, Ibn 'Uthaymîn, Al-Fawzân, Al-'Ubaykân) se sont prononcés contre les attentats suicides quelle que soit leur justification. Ce qui leur a valu des critiques acerbes des khawarijs contemporains dits « djihadistes ». Beaucoup se sont aussi opposés à l'entrée des militants musulmans dans l'activisme politique. Une des paroles célèbres du cheikh salafis Nasir ud-Dîn Al-Albâniy était : « Il fait partie de la [bonne] politique, aujourd'hui, de délaisser la politique ». Ce théologien Albano-Syrien qui a été la figure la plus marquante du salafisme depuis les années 60, jusqu'à sa mort en 2000, et qui a beaucoup contribué à la diffusion du salafisme, était convaincu que la seule solution aux problèmes des musulmans consiste en ce qu'il appelait "At-Tasfiyatu wa-Tarbiyah" (la purification et l'éducation) : d'une part, purifier la religion musulmane de toutes les "innovations" qui ont entaché ses préceptes et ses dogmes, pour revenir à la religion originelle telle qu'elle a été transmise par le Prophète, et d'autre part, l'éducation des musulmans pour qu'ils se conforment à cette religion purifiée, et délaissent leurs mauvaises coutumes. Il considérait donc, que tout autre solution (qu'elle soit politique ou révolutionnaire) ne fait que détourner les musulmans du bon chemin à suivre. Peu avant sa mort, il estimait que beaucoup a été fait pour ce qui est de la "purification", mais que l'essentiel reste à faire en ce qui concerne "l'éducation".

http://fr.wikipedia.org/wiki/Salafisme

sache les savants cités sont ceux que je suis
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Laurent
Invité



MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:13

Le salafisme en Europe : la mouvance polymorphe d'une radicalisation

(extraits)

Citation :
Les trois tendances du salafisme en Europe

Trois tendances antagonistes s’inscrivent en Europe dans cette filiation, se réclamant explicitement du salafisme. La première est le salafisme dit révolutionnaire, aussi appelé djihadiste.

Ce courant fut, dans un premier temps, attaché à la doctrine politique des Frères musulmans. Il n’a conservé de l’idéologie frériste qu’une idée  : les actions politiques et sociales doivent nécessairement s’inscrire dans une perspective islamique – perspective mariée à une lecture littéraliste des textes coraniques à connotation politique
sur la gestion du pouvoir, le califat et l’autorité, le tout tendant à une action révolutionnaire. Le discours est radical et s’oppose à toute idée d’engagement ou de collaboration avec les sociétés musulmanes ou occidentales.
Il s’agit de s’opposer aux pouvoirs, même en Occident, de lutter pour l’instauration de l’État islamique et, à terme, du califat. S’inspirant en partie des avis religieux
du théologien damascène du xiiie  siècle Ibn Taymiyya, qui justifia le recours au djihad contre des Mongols dont il mettait en doute l’appartenance à l’oumma, ce courant prône l’action directe pour instaurer le règne de Dieu sur terre. Hostiles à une action religieuse limitée à la prédication (da’wa), les salafistes révolutionnaires
placent le djihad au coeur de la croyance islamique.

Les violences associées au djihad relèvent de deux catégories, verticale lorsqu’il conteste l’État qu’il soit européen ou arabe, horizontale quand il touche des individus accusés de contrevenir à une norme religieuse que les djihadistes entendent faire respecter par tous les moyens 9. En Occident, ces violences visent seulement à contester la légitimité et l’action des régimes occidentaux, l’appui des différents pays européens aux régimes arabes étant perçu comme un obstacle à la révolution et à l’instauration d’un État islamique dans les pays musulmans. Les attentats du 11  mars 2004 à Madrid n’avaient pas pour objectif de punir les victimes pour leur non-respect de la norme islamique, mais de faire pression sur les États occidentaux, en l’occurrence l’Espagne, pour qu’ils rappellent leurs militaires
d’Irak. Autre exemple, les attentats des Groupes islamiques armés (GIA), dans le RER parisien en juillet  1995, voulaient pousser la France à cesser son soutien au régime algérien. Cette violence verticale diffère donc
du terrorisme islamiste qui sévit dans le monde arabo-musulman. En plus de la pression sur les États, les actions dans les pays arabes visent le respect par les individus des obligations religieuses. Lorsque les GIA massacraient des civils, ils entendaient également sanctionner des populations enfreignant,
selon eux, la norme religieuse.L’idée du djihad vertical est développée dans un texte d’Ayman Al-Zawahiri, théoricien d’origine égyptienne d’Al-Qaida, «   Cavaliers sous la bannière du Prophète  », dans lequel il juge nécessaire, pour renverser les régimes arabes, d’obtenir le soutien des masses musulmanes. Al-Zawahiri propose une stratégie d’exportation du djihad en Occident, et notamment aux États-Unis, pour, d’une part, obtenir le soutien des masses indécises et, d’autre part, affaiblir les soutiens occidentaux aux pays musulmans jugés impies. Il s’agit donc de frapper l’ennemi occidental qui, par ricochet, affaiblira les régimes arabes, ce qui facilitera une prise de pouvoir dont l’objectif ultime est l’instauration de l’État islamique.

Il faut souligner que le djihad pensé en Europe relève aussi de deux logiques stratégiques, selon qu’il se déroule en Occident ou dans le monde arabo-musulman – même si elles peuvent se recouper. En Europe, il doit être qualifié d’offensif  : il exprime la volonté de déstabiliser les gouvernements
occidentaux pour qu’ils cessent de soutenir des régimes arabo-musulmans que les salafistes combattent. Dans le cas du djihad lancé par de jeunes musulmans d’Europe vers les pays musulmans, il doit être considéré
comme défensif. Pour les djihadistes européens, les actions militaires manifestent la volonté de soutenir des populations musulmanes victimes d’une agression souvent perpétrée par les puissances occidentales.De multiples organisations inscrivent leurs actions dans des logiques salafistes de type révolutionnaire. C’est le cas du groupuscule Kaplan, résultat d’une scission avec le parti islamiste turc, le Refah (Parti de la prospérité).
Présent en France, en Allemagne ou encore en Belgique, il prône l’instauration du califat par tous les moyens. Ce discours se retrouve également
chez le Hizb ut-Tahrir11 (Parti de la libération), fruit d’une séparation d’avec les Frères musulmans. Fondé par Taqieddin Nabhani en 1958, il est présent en Grande-Bretagne et au Danemark. Enfin, on peut citer la filière irakienne qu’ont empruntée quelques jeunes Français pour combattre les troupes américaines en Irak, suite à la prédication d’un jeune de 23  ans d’origine algérienne, Farid Benyettou.


Citation :
Alors que le salafisme révolutionnaire prône le djihad, la deuxième tendance s’inscrit quant à elle dans une logique missionnaire et de prédication.
S’opposant au salafisme révolutionnaire qu’elle voit comme un groupement violent et hérétique, elle estime que ce n’est pas le djihad ni l’action armée qui permettront de mettre en place un État et une société islamiques. Beaucoup de ceux qui se réclament aujourd’hui du salafisme prédicatif se sont donc opposés à l’entrée de militants musulmans dans l’activisme
politique ou révolutionnaire. Un célèbre commentaire du cheikh salafiste albano-syrien, Nasir ud-Din Al-Albani précise : « Il fait partie de la [bonne] politique, aujourd’hui, de délaisser la politique ». Ce théologien,
qui fut la figure la plus marquante du salafisme avec le grand mufti d’Arabie Saoudite Abdelaziz Ibn Baz – depuis les années 1960 jusqu’à leur mort en 1999 –, a beaucoup participé à la diffusion du salafisme prédicatif
à travers le monde. Tous deux étaient convaincus que la seule solution
aux problèmes des musulmans était ce qu’ils nommaient At-Tasfiyatu wa-Tarbiyya, la purification et l’éducation : purification de la religion des « innovations » entachant ses préceptes et ses dogmes pour revenir à la religion
transmise par le Prophète ; éducation des musulmans pour qu’ils se conforment à cette religion et délaissent leurs mauvaises coutumes – toute autre solution (politique ou révolutionnaire) ne faisant que les détourner du bon chemin. Critiquant le salafisme révolutionnaire incapable d’instaurer
par la guerre sainte le royaume d’Allah sur terre, ces théologiens lui opposent une vision piétiste, qui s’appuie sur une croyance eschatologique et apodictique, où la purification
des croyances et l’éducation islamique s’inscrivent dans le destin de l’humanité. Il s’agit bien d’insuffler aux musulmans une conscience islamique par un retour à une pratique religieuse délivrée de tout ajout postérieur à la révélation coranique et à l’apostolat prophétique. La prédication permettra de créer un mouvement social aboutissant à une nouvelle organisation du monde qui accordera à l’islam la prééminence. Les salafistes piétistes ne s’occupent donc pas dans un premier temps de politique, mais ils s’attachent à corriger la croyance et les pratiques religieuses13.En Europe, cette tendance est en grande partie incarnée par le salafisme
d’inspiration wahhabite. Liée à l’institution religieuse officielle de l’Arabie Saoudite (Dar el Ifta) et aux différentes universités islamiques du pays, elle a pour chef de file des théologiens comme Ibn Baz, ancien
mufti du royaume, Al-Albani14 (décédés tous deux en 1999), ou encore Ibn Uthaymin15, mort en 2001. Fawzan16, Al-Madkhali17 et le grand mufti du royaume saoudien, Al-Cheikh, ou le Yéménite Muqbil18 (mort en 2001) sont les représentants contemporains de cette tendance.Les salafistes prédicatifs s’opposent à toute forme de participation politique des populations musulmanes à la société européenne, au motif qu’elle serait contraire à l’islam. La démocratie est assimilée à une forme d’associationnisme (chirk) conduisant à l’hérésie, puisque les députés occidentaux
légifèrent au nom de valeurs qui ne sont pas celles de la charia. Les salafistes prônent en Occident une attitude de retrait, teinté d’indifférence
par rapport à la scène politique officielle, quand bien même celle-ci concerne les musulmans d’Europe. Lors des manifestations contre le projet de loi sur les signes religieux à l’école19 organisées par des associations musulmanes en décembre 2003 et janvier 2004, sur les quelques milliers de participants, rares étaient, selon nos observations, ceux qui appartenaient à cette tendance du salafisme. Cette absence peut être interprétée comme une manifestation d’indifférence pour les questions citoyennes. Ces salafistes
ne s’inscrivent pas dans un processus de négociation avec l’État : l’islam ne saurait être contenu par une telle négociation. Leur interprétation,
fondée sur le primat de l’islam sur tout autre système – a fortiori laïc – leur interdit de se penser comme partie prenante d’un système politique non musulman. Y participer reviendrait à reconnaître implicitement un statut identique à l’islam et aux problématiques de société : le retrait est donc préférable à toute forme de participation. Cette attitude vis-à-vis des sociétés européennes est confirmée par les fatwas des théologiens saoudiens,
qui érigent en obligation religieuse la hijra (« émigration ») vers un pays musulman pour tout pratiquant vivant en Occident.

S’ils refusent toute forme d’intégration, ces salafistes développent cependant
un rapport non contestataire au pouvoir, refusant tout passage à la violence. Alors que le salafisme prédicatif est présent aux Pays-Bas et en Belgique via l’immigration marocaine, il est en France en partie le résultat du prosélytisme d’individus d’origine algérienne, et le mouvement prend pied dans les années 1990 par l’intermédiaire d’Abdelkader Bouziane à Lyon ou avec Abdelhadi Doudi à Marseille.

Citation :
Si le salafisme prédicatif donne la priorité à l’éducation et à la formation
islamique, la troisième tendance met l’accent sur l’activisme politique comme moyen d’inculquer aux masses musulmanes l’impératif de l’État et de la société islamiques.


Dernière édition par le Sam 23 Juin 2007, 23:22, édité 2 fois
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Laurent
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:13

Citation :
Le patrimoine commun : imaginaire islamiste et mythes politiques

Bien que dépourvue de toute synergie organisationnelle et traversée d’excommunications
mutuelles, la mouvance salafiste a en commun quelques
constantes idéologiques et les mythes qui structurent son imaginaire politique – tous éléments qu’elle partage avec les islamistes. Le premier élément que l’on perçoit chez les salafistes, et qui se trouve être une thématique
centrale des islamistes, est l’idée selon laquelle l’islam ne se réduit pas à sa dimension religieuse, ne se résume pas aux pratiques rituelles. Bien au contraire, l’islam est un système global régissant tous les domaines de la vie, activités profanes et sacrées. Comme les Frères musulmans, les salafistes, quelle que soit leur obédience, récusent la vision exclusivement cultuelle de l’appartenance confessionnelle22.

Deuxième point commun avec l’islamisme : un effort systématique pour définir l’apport de la civilisation islamique aux sociétés occidentales.
Comme les islamistes, les salafistes voient les sociétés européennes confrontées à une impasse politique et économique que seul l’islam peut surmonter – un islam qui, vu en tant que système global, détient les ressources nécessaires pour résorber les crises et difficultés des sociétés européennes et musulmanes.De nombreux mythes contribuent également à fonder l’imaginaire politique
de la mouvance salafiste, révolutionnaire, politique ou prédicative.

L’un des premiers ressorts de la mythologie politique du salafisme est le mythe de la décadence. L’islam serait en décomposition et l’identité musulmane
s’enfoncerait dans le flou face à l’hégémonie occidentale. Pour les salafistes comme pour les islamistes, le pourrissement de la jeunesse par l’irréligion accélère la fin des temps. La société musulmane et les minorités musulmanes d’Occident seraient entrées dans un état d’anomie généralisé23,
fruit, en particulier, des divisions entre musulmans, que seul l’islam pourrait combattre. La mythologie politique salafiste privilégie aussi une dimension millénariste et apocalyptique : la fin du monde est proche, de nombreux signes de la tradition prophétique annoncent son imminence, et elle sera précédée d’une guerre opposant musulmans et non-musulmans où l’islam triomphera du Mal incarné par l’Occident.

Pour les salafistes, le déclin des sociétés musulmanes résulte certes de la trahison du message coranique originel, mais aussi d’une conspiration. Avec l’idée de l’altération de la pratique islamique, la théorie du complot est un des éléments explicatifs de base de la faiblesse des musulmans dans le monde. À l’origine de ce complot se trouvent l’Occident et les juifs, qui ont fomenté un plan pour maintenir les musulmans en position dominée et empêcher l’islam de se développer24. Dans cette représentation idéologique,
l’islam est la seule force pouvant renverser l’impérialisme et la domination
occidentale manipulés par un pouvoir occulte dont les responsables sont juifs. « La théorie de la conspiration » écrit Karl Popper, est une vision aux termes de laquelle « tout ce qui se produit dans une société, y compris les choses qu’en règle générale les gens n’aiment pas, comme la guerre, le chômage, la misère, la pénurie, résultent directement des desseins de certains individus ou groupes puissants25. »

Le salafisme : une réponse à l’échec de l’islamisme ?

Le succès actuel de la mouvance salafiste auprès de certains segments de la population musulmane d’Europe s’explique en partie par la déception née de l’échec des mouvements de réislamisation d’inspiration islamiste, comme les Frères musulmans. Le développement du salafisme en Europe dans les années 1990 doit donc être analysé à l’aune des apories de l’islam politique26. Les salafistes reprochent aux mouvements islamistes issus des Frères musulmans de vouloir établir l’État islamique par le haut (pourles prédicatifs), en usant des catégories politiques occidentales (pour les djihadistes) ou de vouloir rénover l’islam en fonction de la modernité occidentale (pour les politiques). Ainsi les salafistes, qu’ils soient djihadistes,
politiques ou quiétistes, ont-ils en commun de considérer l’essentiel des concessions des Frères musulmans comme des altérations inacceptables
de la référence coranique et de la tradition du Prophète27. En France, nombre de salafistes prédicatifs (d’inspiration wahhabite) reprochent aux représentants des Frères musulmans dans l’Hexagone – l’Union des organisations
islamiques de France (UOIF) – d’avoir accepté un processus de négociation avec les pouvoirs publics, notamment lors du processus d’institutionnalisation
de l’islam de France, qui aboutit in fine à la trahison du message coranique.

L’émergence de ces différentes formes de salafisme doit donc être analysée comme le refus d’une politisation excessive de l’islam par des modalités empruntées à la culture politique occidentale. Les salafistes reprochent
ainsi aux Frères musulmans d’intégrer dans le patrimoine islamique des valeurs comme la démocratie, étrangères à la religion musulmane. Ce positionnement doit être compris moins comme la négation totale de la culture politique occidentale que comme un refus des méthodes d’appropriation
de la modernité occidentale proposées par les Frères musulmans.Les négociations avec les pouvoirs publics et la société en Occident auraient ainsi conduit à une certaine routinisation du discours des Frères musulmans, diluant sa portée contestataire et laissant le champ libre à une mouvance salafiste dont le potentiel protestataire n’a pas encore été mis à l’épreuve. Cette dernière apparaît dès lors comme une « variante islamiste » séduisante pour les groupes marginalisés
et exclus de toute participation politique. La performance mobilisatrice
du discours salafiste est donc la conséquence du rejet des stratégiesde participation politique et sociale des Frères musulmans par certaines populations d’abord séduites par les rhétoriques radicales des Frères dans les années 1980-1990. En entrant dans un processus de négociation, les Frères musulmans ont cessé de représenter une utopie mobilisatrice. Le salafisme doit être dès lors conçu comme une manière de régénérerla mythologie de l’islamisme et comme un nouveau moyen d’investir le champ de la participation politique. Pour les djihadistes, cela passe par la violence politique et, pour les prédicatifs, par l’indifférence. Il s’agit donc de dépasser les limites de l’islamisme traditionnel et de surmonter les blocages sécuritaires des régimes arabes ou occidentaux. En Algérie, l’interdiction du Front islamique du salut en 1992 a conduit certains de ses militants à se lancer dans l’action armée avec l’Armée islamique du salut (AIS), les Groupes islamiques armés ou le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Une part non négligeable des salafistes français ont d’abord fréquenté les Frères musulmans avant de rejoindre le salafisme et ont été séduits par les discours d’un Tariq Ramadan.Enfin la mouvance salafiste reproche aux Frères musulmans moins leur ouverture politique que l’instrumentalisation de l’islam dans une logique partisane (hazbiyya). Cette dernière aboutit, pour les salafistes, à une fragmentation
de l’oumma, inacceptable dans la mesure où elle génère une fragilisation de l’islam et une fitna (« division de l’oumma ») – cause de guerre chez les musulmans.

Les fonctions politiques du salafisme en Europe

Pour ceux qui s’y reconnaissent, le salafisme remplit trois fonctions : une fonction protestataire, une fonction tribunitienne, une fonction élective. La première constitue une manière d’exprimer une opposition au système politique et social, à l’offre politique et religieuse dominante, plus qu’une proposition : d’où l’absence de projet politique précis, celui-ci se résumant le plus souvent à la mise en place d’un État islamique, sans plus de précision. Pour les salafistes, l’islam est redouté d’abord par les classes moyennes et supérieures qui, selon eux, maintiennent les musulmans dans une position dominée. Rejeté par les nantis, l’islam fascine ceux qui ont un différend avec l’ordre majoritaire et la hiérarchie sociale.

C’est à partir de cette dimension protestataire que se développe sa fonction
tribunitienne : le salafisme se fait le tribun d’une masse de mécontents que ni les partis politiques ni les autres courants religieux ne prennent en charge28. L’émergence du salafisme apparaît donc comme la conséquence
de la crise de la représentation politique en Europe, manifestant une défiance vis-à-vis de structures incapables de prendre en charge les aspirations d’une partie des populations musulmanes qui y vivent. Le salafisme exprime une révolte où la religion symbolise une affirmation de soi en rupture avec les valeurs dominantes de la société.

La troisième fonction est élective. Pour les salafis, appartenir au salafisme,
c’est incarner une élite, une avant-garde chargée de mettre en oeuvre le dessein de Dieu sur terre. Acteurs d’une histoire définie par Dieu, les salafistes prennent en charge les musulmans qui n’ont pas encore été touchés par la grâce divine.

Dérivés d’une même volonté de renouer avec l’âge d’or de l’islam, les trois pôles du salafisme européen s’opposent sur les méthodes devant aboutir à l’État islamique. Ces modes opératoires différentiels marquent trois rapports distincts à l’altérité occidentale. Pour le salafisme révolutionnaire,
les relations à ces sociétés s’expriment principalement à travers la violence. Le salafisme prédicatif développe des rapports fondés sur un registre sectaire. Le salafisme politique s’accommode pragmatiquement avec la société occidentale.

Ces trois tendances ont toujours entretenu de multiples passerelles entre elles. Dans les années 1990, Ali l’Irakien fréquentait les milieux kaplanci (salafisme révolutionnaire), avant de devenir l’imam salafiste wahhabite
de la mosquée As-Salam d’Argenteuil. Ce type d’itinéraire, fréquent hier, ne l’est plus aujourd’hui. Depuis la guerre civile algérienne, surtout depuis les attentats du 11 septembre, les démarcations se sont durcies. On assiste dès lors à une autonomisation croissante de ces mouvements les uns par rapport aux autres. Les salafistes prédicatifs se présentent comme les meilleurs remparts contre le salafisme révolutionnaire, qu’ils affublent du terme de takfiri (celui qui jette l’anathème) ; quant aux salafistes révolutionnaires,
ils ne se lassent pas d’accuser les prédicatifs d’être à la solde des monarchies et des régimes arabes.

http://www.ifri.org/files/PE_1_2006_amghar.pdf
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:29

Les origines du salafisme [modifier]

Les salafis refusent de se voir comme un mouvement de fondation récente, et considèrent qu'ils représentent la continuation légitime de l'islam des premiers siècles. L'utilisation du mot arabe salafiy (salafiste) remonte au moins au XIVe siècle. Ibn Taymiyyah déclarait ainsi : "il n'y a nul inconvénient à s'attribuer aux salafs". On trouve aussi cette attribution dans les écrits de son élève, historien et spécialiste du hadith, Adh-Dhahabiy.

L'attribution au salafisme a été plus largement diffusée au début du XXe siècle par l'école rationnaliste de l'égyptien Muhammad Abduh et de son élève syrien Muhammad Rashid Ridha, par opposition au soufisme, qu'ils combattaient comme étant une des principales sources de la décadence des musulmans. Cependant, ils n'ont pas adopté les autres fondements qui distinguent aujourd'hui les salafistes (non interprétation des attributs divins, rôle limité de la raison dans l'interprétation des textes sacrés...). Les salafis d'aujourd'hui sont donc assez critiques envers cette école. Le yéménite Muqbil Ibn Hâdî a ainsi écrit un livre pour démontrer que Rashid Ridha et encore moins son maître Muhammad Abduh, ne peuvent se prévaloir du salafisme.

Al-Albâni considérait qu'il est nécessaire aujourd'hui de s'appeler "salafis", et qu'il ne suffit pas de se déclarer simplement "musulman", car les courants les plus opposés, du chiisme au kharidjisme, se déclarent aussi musulmans. C'est donc dans un souci de distinction des autres courants qu'il a insisté sur cette appellation. Il affirmait qu'elle était simplement un résumé en un mot de la phrase "musulman suivant le Coran et la Sunna, selon l'interprétation des pieux prédécesseurs" (as-salaf as-sâlih).

Les principaux fondements du salafisme [modifier]

* Insister sur le tawhid (monothéisme) dont ils distinguent trois branches, ce qui est une différenciation nette vis à vis des autres théologiens musulmans :
o Tawhîd ur-rubûbiyyah (unicité dans Sa Seigneurerie): L'unicité d'Allah comme créateur,Maitre(Possésseur) de Sa création et Administrateur(Gérant) de Sa création.
o Tawhîd ul-Ulûhiyyah (Unicité dans Son adoration): Le fait de consacrer tous ses actes d'adoration à Allah et à Lui seul. Ils affirment que la première mission de tous les prophètes a été d'appeler les gens à se conformer à cet aspect du monothéisme.
o Tawhîd ul-Asmâ`i was-Sifât(unicité dans Ses noms et attributs) : Le fait d'accepter le sens apparent des attributs et actes divins qui apparaissent dans le Coran et la Sunna authentique, sans les interpréter de façon métaphorique, et sans les assimiler aux attributs humains.
* Revenir à la religion telle que pratiquée par les "pieux prédécesseurs" et dénoncer toute innovation dans les préceptes ou les pratiques religieuses, ce qui les amène bien souvent à dénoncer des choses qui ne sont pas reconnues comme des innovations par le consensus des sunites traditionnels.
* Aucune parole ou avis d'aucune personne ne doit primer sur les textes du Coran et de la Sunna. Ils citent ainsi souvent la parole de l'Imâm Mâlik : "L'avis de toute personne est susceptible d'être accepté ou refusé, sauf [les paroles de] celui qui gît dans cette tombe", montrant la tombe du Prophete Mohamad: "Si le hadith se révèle authentique [alors qu'il se contredit avec ma parole], alors jetez ma parole contre le mur".

Position au sujet des attributs divins [modifier]

Du point de vue doctrinal, les salafis s'opposent aux acharites et aux maturidites, en prétendant refuser d'interpréter de façon métaphorique les attributs et les actes divins (tels que l'ascension sur le trône, la "main de Dieu", "l'œil de Dieu", "la jambe de Dieu", "la face / le visage de Dieu", "le sourire de Dieu"...), sans toutefois les assimiler aux attributs humains. Ils se réclament ainsi de la majorité des hanbalites, et notamment d'Ibn Taymiyyah qui constitue une de leur références privilégiées. Mais dans les faits, ils interpretent les attributs divins de façon littérale, ce qui est considéré par la majorité des savants sunnites non salafis comme de l'anthropomorphisme. En effet, pour chaque attribut, ils disent que le sens est connu mais la modalité inconnue. Donc la Main de Dieu serait selon eux véritablement une main au sens ou nous l'entendons mais ne resemblerait pas aux autres mains connues.

Cette position est attestée dans des écrits anciens. At-Tirmidhiy au Xe siècle, dit dans ses Sunan (livre qui constitue l'une des six plus importantes références de hadîth chez les sunnites), en commentant le hadîth selon lequel "Allah accepte l'aumône et la prend de sa main droite ..." :

« A propos de ce hadîth et des récits du même ordre, mentionnant des attributs [divins], ou évoquant la descente du Seigneur - Glorifié et Elevé soit-Il - chaque nuit, au ciel le plus bas, plusieurs savants ont dit : certains de ces récits sont authentiques, [on doit] y croire, mais on ne doit pas l'imaginer ni s'interroger sur le comment. Ceci a été rapporté de Mâlik Ibn Anas, Sufyân Ibn 'Uyaynah et Abd-Allâh Ibn Al-Mubârak. Ils ont dit à propos de ces hadîths : "Faites-les passer sans parler du 'comment'". Ceci est l'avis des savants parmi les gens de la sunna et du consensus. Quant à la [secte] des djahmiyyah, ils ont renié ces récits et ont dit que c'est de l'anthropomorphisme. Alors qu'Allah a mentionné dans plusieurs passages de son Livre, "la Main", "l'Ouïe", "la Vue", les djahmiyyah ont interprété ces versets de manière métaphorique et l'ont expliqué d'une manière contraire à celle des gens de la science. Ils ont prétendu qu'Allah n'a pas créé Adam de Sa Main, mais ils ont dit que "main" ici signifie "force". Ishâq Ibn Râhawayh a dit : "Ce serait de l'anthropomorphisme si on disait : 'Une main telle que telle main' (yadun ka-yad) ou 'une ouïe telle que telle ouïe' (sam'un ka-sam' ) ou 'qui ressemble à telle ouïe' (sam'un mithla sam') (...). Quant à dire, comme Allah l'a dit, 'une Main', 'une ouïe', 'une vue' sans parler du comment et sans dire 'qui ressemble à telle ouïe' ou 'telle que telle ouïe', alors ceci n'est en aucun cas de l'anthropomorphisme. C'est conforme à ce qu'Allah - Glorifié et Elevé soit-Il - a dit dans son Livre : لَيسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ ("Il n'y a rien qui Lui ressemble; et c'est Lui l'Audient, le Clairvoyant") »

Les acharites accusent les salafistes d'anthropomorphisme lorsqu'ils parlent de "Main d'Allah", des "Yeux d'Allah", de la "Colère d'Allah", de la "Miséricorde d'Allah", etc. au sens propre, car pour eux ces attributs sont le propre des créatures et impliquent une certaine faiblesse. Les salafis leur répondent que les acharites aussi reconnaissent certains attribus ("La Vie", "La Volonté", "La Vue", ...) alors qu'elles sont partagés par les créatures. Pourquoi donc ne parleraient-ils pas d'anthropomorphisme dans ce cas ? Les gens de la Sunna et du consensus citent souvent cette formule: "Nous savons ce qu'est l'ouie(ou la main,la vue....),nous ignorons comment elle est(aupres de Dieu), et poser des questions a ce sujet est une innovation". Autrement dit, ils reconnaissent que Dieu a une main, une ouie etc... mais ils refusent de se poser la question du comment qui, selon eux, est une innovation, ce qui est sur, c'est qu'en aucun cas Dieu ne ressemble a ses creatures.

Les salafis acceptent tout les noms et attributs divins sans les nier, ni les transformer, ni les comparer...

Position par rapport aux quatre écoles traditionnelles [modifier]

Les salafis apprennent des 4 écoles et affirment qu'il n'est pas obligatoire d'adhérer à une école. Au contraire, il est du devoir des salafis de chercher "la vérité" même si elle contredit l'avis d'une école. Ce point de vue des salafis a suscité la colère des fanatiques des quatre écoles.

Les arguments avancés par les salafis, à ce sujet, sont développés dans des livres tels que I'lâm ul-Muwaqqi'în d'Ibn Al-Qayyim (XIVe siècle), Al-Qawl ul-Mufîd fî hukm it-taqlîd d'Ash-Shawkâniy (XIXème siècle), Hadiyyat us-Sultân, ilâ muslimî bilâd il-Yâbân de Sultân Al-Ma'sûmiy, ou encore Bid'at ut-Ta'assub il-Madhhabiy du contemporain 'Îd 'Abbâsiy, qui est une réponse au livre Al-Lâmadhhabiyyah d'Al-Bûtî.

Les salafis restés proches de l'Arabie saoudite, et condamnant les pratiques « djihadistes » et le terrorisme, sont souvent appelés « cheikhistes ». Ce courant désavouent et dénoncent tout acte terroriste, qu'il soit fait au nom de l'islam ou non. Plusieurs théologiens salafis (les mufti d'Arabie saoudite Âl Ash-Sheikh, Ibn Baz, Ibn 'Uthaymîn, Al-Fawzân, Al-'Ubaykân) se sont prononcés contre les attentats suicides quelle que soit leur justification. Ce qui leur a valu des critiques acerbes des khawarijs contemporains dits « djihadistes ». Beaucoup se sont aussi opposés à l'entrée des militants musulmans dans l'activisme politique. Une des paroles célèbres du cheikh salafis Nasir ud-Dîn Al-Albâniy était : « Il fait partie de la [bonne] politique, aujourd'hui, de délaisser la politique ». Ce théologien Albano-Syrien qui a été la figure la plus marquante du salafisme depuis les années 60, jusqu'à sa mort en 2000, et qui a beaucoup contribué à la diffusion du salafisme, était convaincu que la seule solution aux problèmes des musulmans consiste en ce qu'il appelait "At-Tasfiyatu wa-Tarbiyah" (la purification et l'éducation) : d'une part, purifier la religion musulmane de toutes les "innovations" qui ont entaché ses préceptes et ses dogmes, pour revenir à la religion originelle telle qu'elle a été transmise par le Prophète, et d'autre part, l'éducation des musulmans pour qu'ils se conforment à cette religion purifiée, et délaissent leurs mauvaises coutumes. Il considérait donc, que tout autre solution (qu'elle soit politique ou révolutionnaire) ne fait que détourner les musulmans du bon chemin à suivre. Peu avant sa mort, il estimait que beaucoup a été fait pour ce qui est de la "purification", mais que l'essentiel reste à faire en ce qui concerne "l'éducation".

Critique des salafis [modifier]

Certains Musulmans reprochent aux Salafis leur manière d'interpréter les textes qu'ils considèrent comme vide de leurs contextes, de leurs sens profond et de justifications appropriées. Ils les reprochent aussi leur manque de rationnalisme et de références scientifiques. Les seuls arguments que les salafis tiennent pour sources fiables et sûres, selon leurs propos, sont leurs références aux Savants qu'ils ont choisit de reconnaître comme bien pensant. Or, pour les Musulmans, les Savants ne sont pas infaillibles et peuvent se tromper ou émettre des erreurs sur des questions de jurisprudence islamique ou sur l'interprétation des textes.

Autre reproche faite aux salafis : leur opposition à la démocratie pour des raisons diverses et variées, mais jamais justifiées concrètement ; selon eux, même si l'islam ne peut pas venir par les urnes, la volonté d'une minorité est de droit. Ces quelques faits ont résulté que certains Musulmans s'opposent à cette mouvance qu'ils considérent comme sectaire et, et certains vont même jusqu'à dire qu'ils représentent l'antithèse de l'islam.

e.


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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:29

Relation avec les Frères Musulmans et autres... [modifier]

Certains membres des Frères musulmans sont plus ou moins sympathisants du salafisme, mais le mouvement en lui-même n'est pas une émanation du salafisme. Hassan El-Banna, le fondateur du mouvement, le définissait comme "à la fois salafiste et soufi", dans un souci de rassembler le plus de musulmans dans son mouvement politico-religieux. La plupart des salafis sont très critiques envers le mouvement des Frères musulmans. Ils les accusent notamment :

* de ne pas insister sur le tawhid dans leur prêche.
* de rassembler des gens de diverses croyances sans se soucier de corriger leurs éventuelles déviances.
* de fonder les critères d'alliance et de désaveu sur l'appartenance à leur mouvement, le respect de ses règles, et l'obéissance à leur murchid au lieu de les fonder sur le respect de l'islam.
* de s'être rapprochés des chiites qui sont le groupe le plus détesté des salafis.

Cf. Waqafâtun ma'a kitâbi li-ddu'âti faqat ((ar) [1]) de Muhammad Ibn Sayf Al-'Adjmiy.

Sâlih Âl Ash-Shaykh, actuel ministre saoudien des affaires religieuses, déclarait :

« Quant au groupe des Frères Musulmans, parmi les principaux aspects de leur appel, on relève : le secret, la dissimulation, la versatilité, le rapprochement de ceux qui présentent un intérêt pour eux (...). Aussi, parmi les aspects [distinctifs] de ce groupe et ses fondements, est le fait qu'ils empêchent leurs disciples d'entendre les avis qui s'opposent au leur. Ils ont pour cela des tactiques variés : occuper le temps des jeunes du matin au soir (...) pour qu'ils n'aient plus l'occasion de s'intéresser à autre chose, accuser les gens qui connaissent leur vérité et les diffamer (...) pour empêcher les autres de les écouter. Ils sont en cela semblables aux polythéistes, dans un certain aspect, lesquels accusaient le Messager d'Allah (...), en public, de divers maux pour empêcher les gens de le suivre. (...)
D'autre part, le but ultime de l'appel [des Frères Musulmans] est d'arriver au pouvoir. (...) Quant au fait que les gens soient sauvés du châtiment d'Allah (...) et entrent au paradis, ceci n'est pas important pour eux.»

(Propos enregistrés dans une cassette intitulée Fatâwâ Al-'Ulamâ`i fil-djamâ'âti wa atharuhâ 'alâ bilâd il-h'aramayn, aux éditions Minhâdj us-Sunnah, Riyad).

Les salafis désavouent la croyance qu'ils pensent être erronée des chiites, des mourjis, des mou'tazila, des ach'arites, des frères musulmans, des khawarijs, des jahmites, des habaches, des soufis, des tijanis, des tablighis... Car pour eux, ces sectes font partie des groupes qui vont au feu, cela appuyé par certains hadiths du Prophète.

Les termes exacts sont : Salafi, et les autres, les Khawaridj, qu'on appelle aussi les terroristes, même si dans une très grande majorité des cas, les médias ne prennent pas le temps de préciser, et mettent les terroristes dans le camp des Salafis.

Les références des salafis [modifier]

Les salafis Cheikhistes se réfèrent à des oulémas anciens :

* D'abord les compagnons du Prophète, qu'ils considèrent comme étant les plus savants et le premier exemple à suivre après Mahomet.
* Les quatre Imâms fondateurs des écoles juridiques, pour lesquels ils montrent un grand respect bien qu'ils refusent de les suivre aveuglément.

* Les savants spécialistes du hadith du IXème-XIIIème siècle, tels que : Ibn Al-Mubârak, Ibn 'Uyaynah, Al-Bukhâriy, Muslim, At-Tirmidhiy, Abû Daoûd, Ibn Khuzaymah, Ibn Battah, Ibn Mandah, Ibn Qudâmah...

* Ibn Taymiyyah et ses disciples Ibn Al-Qayyim, Ibn Kathîr et Adh-Dhahabiy, qui ont vécu au XIIIème-XIVème siècle, à l'époque des mamelouks. Les salafistes les citent très souvent (surtout les trois premiers) car leurs œuvres sont abondantes et qu'ils ont défendu avec énergie la croyance « salafi » contre les courants soufis et asharites, majoritaires à leur époque. En pratique, cette référence préférentielle à des théologiens de l'école hanbalite place les salafistes dans une vison de l'islam qui est assez proche de celle de cette dernière école, même si les salafistes refusent par principe de se référer à une école plutôt qu'à une autre.

Tous les théologiens qui précèdent sont également reconnus et respectés par les musulmans sunnites des autres courants.

* Muhammad Ibn Abd Al-Wahhâb et ses disciples, dont les œuvres ont été rassemblés dans "Les œuvres complètes de Muhammad Ibn 'Abd Al-Wahhab" et "Al-Fatâwa An-Nadjdiyyah". Ces théologiens font l'objet de beaucoup plus de polémiques entre les salafis et les autres courants.

* Muhammad Ibn Ibrâhîm, ancien mufti d'arabie saoudite, au début du XXème siècle. Son livre Tahkîm ul-Qawânîn est très cité par les khawarijs, car ils pensent y trouver un jugement d'apostasie des gouverneurs qui n'appliquent pas la chari'a. Ce passage du livre a été discuté par certains salafis pour lui donner sa vraie interprétation.

Quant aux oulémas contemporains, les salafis se réfèrent à :

* Ibn Bâz, précédent mufti d'Arabie Saoudite. Ses œuvres complètes ont été rassemblées dans un recueil.

* Nasir ud-Dîn Al-Albâniy, spécialiste de la science du hadith. Il a émigré d'Albanie avec son père qui était un mufti hanafite, pour s'installer en Syrie. Il est pour une grande partie auto-didacte. Il a été appelé pour enseigner les sciences du hadith à l'Université de Médine, l'année de sa fondation. Mais, après deux ans, son contrat n'a pas été renouvelé. Il a vécu un certain temps au Liban et aux Emirats, avant de s'installer définitivement à Amman en Jordanie.

* Ibn 'Uthaymîn, ancien membre du Comité des grands savants saoudiens. Parmi ses fatwas célèbres est le fait que "l'auteur d'un attentat suicide sera en enfer pour toute l'éternité" (Cf. son livre Sharhu Riyâdh is-Sâlihîn).

* le yéménite Muqbil Ibn Hâdî, formé en arabie saoudite. Il en a été expulsé, ce qu'il a vécu comme une injustice. Il a été très critique envers le gouvernement saoudien, jusqu'à peu avant sa mort. Il est revenu sur sa position lorsque des reponsables saoudiens l'ont accueilli et transféré pour être soigné aux États-Unis puis en Arabie Saoudite. Il rapportait que Oussama Ben Laden lui proposait de fournir en armes ses étudiants au Yémen, ce qu'il a refusé. Il a été très critique envers lui, et il a déclaré avant les attentats du 11 septembre : "Qu'Allah nous protège contre Oussama Ben Laden. C'est un mauvais présage pour les musulmans".

Ces quatre oulémas, décédés tous entre 1999 et 2001, constituent les premières références contemporaines des salafis. Ils sont souvent plus ou moins attaqués par les djihadistes ou khawarijs contemporains qui les considèrent volontiers comme étant à la solde des gouvernements arabes, car ils refusaient de les déclarer "apostats" comme le font les djihadistes, et sont opposés aux soulèvements armés et aux attentats.

Parmi les oulémas encore vivants auquels se réfèrent les salafis :

* Le saoudien Rabî' Ibn Hâdî Al-Madkhaliy, qui est sans doute leur premier porte-parole aujourd'hui. Ancien chef du département des sciences de la Sunna à l'Université de Médine. Il a été élève d'Al-Albâniy. Le cheikh Rabî' concentre les critiques les plus véhémentes des khawarijs.

* L'actuel mufti d'Arabie Saoudite, 'Abd Al-'Azîz Âl Ash-Shaykh (descendant d'Ibn 'Abd Al-Wahhab).

* Sâlih Al-Fawzân, membre du Comité des grands savants saoudiens.

* Sâlih Âl Ash-Shaykh, actuel ministre des affaires religieuses de l'Arabie saoudite (également descendant d'Ibn 'Abd Al-Wahhab).

Le salafisme dans le monde [modifier]

* Arabie saoudite : Les autorités et les oulémas saoudiens se réclament du salafisme tout en rejetant l'appellation "wahhabite" considérée comme une insulte.

* Afghanistan : A l'époque de l'occupation soviétique, le salafisme était représenté par le combattant Djamîl ar-Rahmân qui fut assassiné par une fraction rivale liée au Frères musulmans. Les talibans ne se revendiquaient pas du salafisme. Ils étaient plutôt des soufis de l'école de Deoband. En Afghanistan, Inde et Pakistan, les salafis se nomment Ahl ul-Hadîth.

* Algérie : Certains voient en Djam'iyyat al-'Ulamâ` (l'association des oulémas) fondée par Ibn Bâdis et Al-Bachîr Al-Ibrâhîmiy en 1931 une tendance se rattachant au salafisme.
L'organisation Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat ou GSPC classée parmi les mouvements terroristes revendique son appartenance au salafisme, cependant comme nous l'avons dit plus haut, tous les savants salafis rejettent complètement les actes terroristes (qu'il soient faits au nom de l'islam ou non).

* Egypte : Mohammed Rachid Rida (1865-1935) a contribué à la diffusion de l'attribution au salafisme, mais il est critiqué par les salafis d'aujourd'hui. Les salafistes ont été longtemps représentés par l'association Ansâr as-sunnat il-Muhammadiyyah fondée en 1926 par Muhammad Hâmid Al-Faqî (1892-1959), et qui compta parmi ses membres des oulémas tels que Ahmad Shâkir, Muhyi-ddîn Al-Khatîb, 'Abd Ar-Rahmân Al-Wakîl, Khalîl Harrâs, et d'autres. Muhammad Hâmid Al-Faqî était très opposé à l'organisation des Frères musulmans, qu'il appelait ironiquement Al-Khuwwân (les traitres) au lieu d'Al-Ikhwân (les Frères). Cette association existe encore en Egypte et au Soudan. Même si certains membres des Frères musulmans se sont rapprochés des salafistes ou ont adoptés certains de leurs principes, ils ne peuvent être considérés comme une continuation de la tendance salafie. Les grandes figures du salafisme egyptien sont aujourd'hui Hassan Ibn 'Abd Al-Wahhâb El-Banna (à ne pas confondre avec son homonyme fondateur de la confrérie des Frères Musulmans) et son frère Muhammad El-Banna, ou encore les prédicateurs Muhammad Ibrahim et Abou Al-Yamin (élève du cheikh Nasir ud-Dîn Al-Albâniy, dans la région d'Alexandrie).

* Pakistan : l'un des plus éminents représentants du salafisme fut Ihsân Ilâhî Zhahîr.

* Syrie, Liban, Jordanie : Les adeptes du salafisme dans cette région ont beaucoup été influencés par Nâcir ud-Dîn Al-Albâniy. Un groupe de ses élèves (jordaniens d'origine palestinienne pour la plupart) ont créé un centre appelé Markaz Al-Albâniy à Amman.

* Yémen : La présence salafis au Yémen est notamment due à l'enseignement de Muqbil Ibn Hâdî (m.2001). Ses élèves sont à la tête de centres d'enseignement dans plusieurs villes du Yémen. Au début de l'année 2003, les centres des anciens élèves Sheikh Abû `Abd al-Ra/hmân Muqbil b. Hâdî al-Wâdi`î (Rahimahullah) étaient les suivants :

/Sa`da (Dammâj), à sept kilomètres de /Sa`da, mudîriyyyat al-/Sâfra', fondé au début des années 1980 et dirigé par cheikh al Hajjûrî),

Hodeida (dirigé par Sheikh al-Wi/sâbî),

Dhamâr (cheikh Sheikh `Abd Allâh `Uthmân),

Ma`bar (Sheikh Mu/hammad al-Imâm),

Mafraq /Hubaysh (Sheikh `Abd al-`Azîz al-Bur`î),

Ibb (Sheikh `Abd al-/Sabûr al-Ba`dânî),

Sanaa (Masjid al-Khayr de Sheikh al-/Sawmalî et Markaz sharqayn du Sheikh Ma`mar, anciennement /Hajjûrî, fondé en 1998),

Mâwiya (Sheikh /Sâli/h al-Jamîlî), Shaykh `Uthmân (Sheikh `Uthmân al-`Utmî),

Al-Shi/hr (Sheikh `Abd al-Ra/hmân Mar`î et son frère `Abd Allâh).

* Afrique de l'Ouest : Les prédicateurs salafis sont nombreux dans le monde et l'Afrique de l'ouest voit naître le mouvement. On notera les plus remarqués (même si les oulémas ouest-africains restent très méconnus) : Au Mali le cheikh Abdoul Wahab SYLLA, en Guinée le cheikh Salih Camara, et au Sénégal le cheikh Muhammad Ahmad Lo qui fonde sa dawa sur l'éducation par la discipline, la modération, le juste milieu et s'oppose à toute violence


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Zeus



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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:31

Si Abnasser avait été un Arabe, ses positions antisionistes aurait pu être comprises comme du nationalisme arabe.

Mais comme converti, cela ressemble bigrement à de l'antisémitisme...
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:31

tes copier colelr laurent ne sont que mensonge et difamation et je te demande des preuves a travers les écrits de savants salafiste si tu es du nombres des véridiques
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:32

Zeus a écrit:
Si Abnasser avait été un Arabe, ses positions antisionistes aurait pu être comprises comme du nationalisme arabe.

Mais comme converti, cela ressemble bigrement à de l'antisémitisme...

Antisémite??? qu'ai je dit?
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Laurent
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:36

Laurent a écrit:
S’ils refusent toute forme d’intégration, ces salafistes développent cependant
un rapport non contestataire au pouvoir, refusant tout passage à la violence. Alors que le salafisme prédicatif est présent aux Pays-Bas et en Belgique via l’immigration marocaine, il est en France en partie le résultat du prosélytisme d’individus d’origine algérienne, et le mouvement prend pied dans les années 1990 par l’intermédiaire d’ Abdelkader Bouziane à Lyon ou avec Abdelhadi Doudi à Marseille.

Citation :
Abdelkader Bouziane

Abdelkader Bouziane, né en 1952, est un imam fondamentaliste d'origine algérienne. Entré en France en 1980, polygame, il a seize enfants dont quatorze sont nés en France.
Il diffuse depuis le début des années 1990 la pensée salafiste, et donc favorable à une interprétation stricte et littérale du Coran.


Il a exercé à Villefranche-sur-Saône, puis dans le quartier de la Duchère à Lyon, et enfin à la mosquée de Vénissieux, située non loin du quartier des Minguettes, il était connu pour ses prêches intégristes, suivies, chaque vendredi, par plusieurs centaines de personnes. Au moment du déclenchement du conflit en Irak, il avait « édicté une fatwa appelant au djihad contre les intérêts américains en France ».

Le 26 février 2004, un premier arrêté d'expulsion, jamais appliqué, mentionnait que l'imam portait « atteinte à l'ordre public, du fait de son activité doctrinale salafiste». Cet arrêté pris par le ministère de l’Intérieur Nicolas Sarkozy invoquait « l’urgence absolue » et « la nécessité impérieuse pour la sûreté de l’État et la sécurité publique », pour faire usage de cette procédure qui permet de passer outre certaines règles de protection des étrangers, car l’imam, appelait « ouvertement à la violence et à la haine » et apparaissait comme le « principal vecteur de l’idéologie salafiste dans la région lyonnaise », en lien « avec des éléments très déterminés de la mouvance intégriste islamiste (...), en relation avec des organisations prônant des actes terroristes ».

En 2006, la présence en Belgique avérée de l'imam pose un grand nombre de problèmes, alors qu'il fait l'objet d'un signalement de police dans l'espace Schengen et qu'il aurait du être interpellé et expulsé. Ce qui ne fut jamais fait alors que plusieurs sources policières et judiciaires confirment avoir été au courant de sa présence à Farciennes.

L'affaire de l'interview du Lyon Mag

En avril 2004, dans une interview donnée au mensuel « Lyon Mag », Abdelkader Bouziane justifie, au nom du Coran, la lapidation des femmes infidèles en terre d'Islam et admis qu'en France, un mari puisse frapper son épouse, dans « certains cas serrés » comme l'adultère, : « (...) battre sa femme, c'est autorisé par le Coran, mais dans certaines conditions, notamment si la femme trompe son mari (...) Mais attention, l'homme n'a pas le droit de frapper n'importe où. Il ne doit pas frapper au visage, mais viser le bas, les jambes ou le ventre. Et il peut frapper fort, pour faire peur à sa femme, afin qu'elle ne recommence plus. (...) ».

Le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, prend un nouvel arrêté d'expulsion mis à exécution le 20 avril, à la suite de la parution de l'interview accordée par l'imam au mensuel «Lyon Mag», et deux «notes blanches» des renseignements généraux mettant en cause l'imam, notamment ses liens entretenus « directement ou indirectement, avec des organisations terroristes appartenant à des filières afghanes, yéménites et tchétchènes ».
Saisi en référé (en urgence) par l’avocat Mahmoud Hebia d’Abdelkader Bouziane, le tribunal administratif de Lyon relevait des contradictions et suspendit l’arrêté d’expulsion dès le 23 avril et rejetait la requête du ministre du 26 avril, l’obligeant donc à se pourvoir devant le Conseil d'État. Autorisé à revenir en France, l'imam expulsé fut de retour dès le 22 mai.
Le 5 octobre 2004, le Conseil d’État, la plus haute autorité administrative française, annula la suspension — décidée par le tribunal administratif de Lyon — de la mesure d’expulsion prise par le ministère de l’Intérieur. Dès le lendemain, l’imam fut à nouveau interpellé et conduit à l’aéroport pour embarquer sur un vol à destination d’Oran en Algérie. Un nouvel arrêt de la Cour d’appel administrative de Lyon rejette les demandes de l’imam[1].
Le 21 juin 2005, le tribunal correctionnel de Lyon le relaxa pour l'entretien accordé à Lyon Mag ; il a été condamné en appel le 14 octobre 2005 à six mois de prison avec sursis, et son pourvoi en cassation rejeté le 6 février 2004[2].

Interview d'Abdelkader Bouziane

Extraits de l'interview publié en avril 2004 par « Lyon Mag » dans son dossier : « Islamisme: Les banlieues lyonnaises contaminées ».
Pour vous, la femme est l'égale de l'homme ?
- «Non. Exemple: elle n'a pas le droit de travailler avec des hommes parce qu'elle pourrait être tentée par l'adultère (…)»
La femme doit être forcément soumise à l'homme ?
- «Oui, car le chef de famille, c'est toujours l'homme. Mais il doit rester juste avec sa femme: ne pas la frapper sans raison, ne pas la considérer comme une esclave»
C'est pour ça que vous êtes pour la polygamie ?
- «Oui, un musulman peut avoir plusieurs femmes, mais attention, quatre au maximum. Et il y a des conditions. (…)»
Mais pourquoi la femme ne peut pas avoir plusieurs hommes ?
- «Parce qu'on ne saura pas qui est le père des différents enfants!(…)»
Et vous êtes pour la lapidation des femmes ?
- «Oui, car battre sa femme, c'est autorisé par le Coran, mais dans certaines conditions, notamment si la femme trompe son mari. (…) Mais attention, l'homme n'a pas le droit de frapper n'importe où. Il ne doit pas frapper au visage mais viser le bas, les jambes ou le ventre. Et il peut frapper fort pour faire peur à sa femme, afin qu'elle ne recommence plus. (…)»
Vous souhaitez que la France devienne un pays islamiste ?
- «Oui, car les gens seraient plus heureux en se rapprochant d'Allah. D'ailleurs Allah punit les sociétés qui s'enfoncent dans le péché avec des tremblements de terre, des maladies comme le sida…(…)»
Franchement, souhaiteriez vous vraiment l'installation d'un République islamique en France ?
- «Oui, mais pas seulement pour la France. Je souhaite que le monde entier devienne musulman.»
Mais c'est un appel à la guerre sainte !
- «Non, car il y a un verset du Coran qui dit qu'il ne faut pas obliger les gens à se convertir à l'islam. Moi je ne veux pas élever la voix, frapper ou commettre des attentats pour convertir les gens à l'islam.»
Vous condamnez les attentats de Ben Laden ?
- «Je ne peux pas condamner Ben Laden tant qu'il n'y a pas de preuves que c'est vraiment lui qui a organisé les attentats à New York et à Madrid. Mais si on me prouvait que c'est lui, je le condamnerais, car ces attentats vont à l'encontre du but qu'ils poursuivent.»
Pas de pitié pour les victimes de ces attentats ?
- «Je vous répète que c'est un grand péché de poser une bombe, car Allah est en colère quand on tue des innocents.»
Mais reconnaissez-vous que vos prêches poussent à la haine de l'Occident ?
- «Non, car même si je critique l'Occident, je demande toujours aux musulmans qui m'écoutent de respecter la loi du pays où ils vivent.»

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelkader_Bouziane

Note : l'info concernant l'imam de Vénissieux a été postée en son temps sur le fil débat islam, pour ceux qui suivent mes infos ;)


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Laurent
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:40

abdnasser a écrit:
tes copier colelr laurent ne sont que mensonge et difamation et je te demande des preuves a travers les écrits de savants salafiste si tu es du nombres des véridiques

Tu es complètement endoctriné, abdnasser, et il serait temps que tu ouvres les yeux...

Je te le dis bien amicalement, mais tu as mis les pieds dans un des pires fondamentalismes qui soient Idea
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:44

Laurent a écrit:
abdnasser a écrit:
tes copier colelr laurent ne sont que mensonge et difamation et je te demande des preuves a travers les écrits de savants salafiste si tu es du nombres des véridiques

Tu es complètement endoctriné, abdnasser, et il serait temps que tu ouvres les yeux...

Je te le dis bien amicalement, mais tu as mis les pieds dans un des pires fondamentalismes qui soient Idea
pose des preuves tangible as tu lus ce que j'ai écrit au moins ?

donne moi les fatxas de savnts salafiste tu es un supos des médias et des ignorants je m'escuse sincerement de ces mots mais tu ne fais que des amalgame et c'est fou quand meme.
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Laurent
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:44

Zeus a écrit:
Si Abnasser avait été un Arabe, ses positions antisionistes aurait pu être comprises comme du nationalisme arabe.

Mais comme converti, cela ressemble bigrement à de l'antisémitisme...

Non, c'est de l'islamisme Idea
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Laurent
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:46

abdnasser a écrit:
Laurent a écrit:
abdnasser a écrit:
tes copier colelr laurent ne sont que mensonge et difamation et je te demande des preuves a travers les écrits de savants salafiste si tu es du nombres des véridiques

Tu es complètement endoctriné, abdnasser, et il serait temps que tu ouvres les yeux...

Je te le dis bien amicalement, mais tu as mis les pieds dans un des pires fondamentalismes qui soient Idea
pose des preuves tangible as tu lus ce que j'ai écrit au moins ?

donne moi les fatxas de savnts salafiste tu es un supos des médias et des ignorants je m'escuse sincerement de ces mots mais tu ne fais que des amalgame et c'est fou quand meme.

Encore une fois, les FAITS sont là, abdnasser, et ce n'est pas moi qui les invente...

Je te le répète, encore une fois bien amicalement, car pour moi tu es une victime de l'islamisme, fous le camp de là avant qu'il ne soit trop tard !!!
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:47

Laurent a écrit:
Zeus a écrit:
Si Abnasser avait été un Arabe, ses positions antisionistes aurait pu être comprises comme du nationalisme arabe.

Mais comme converti, cela ressemble bigrement à de l'antisémitisme...

Non, c'est de l'islamisme Idea
dit moi ce que j'ai dit au moins ne parlez pas dans le vide, c est lourd de discuter avec des gens plein de préjugé
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Sam 23 Juin 2007, 23:50

Laurent a écrit:
abdnasser a écrit:
Laurent a écrit:
abdnasser a écrit:
tes copier colelr laurent ne sont que mensonge et difamation et je te demande des preuves a travers les écrits de savants salafiste si tu es du nombres des véridiques

Tu es complètement endoctriné, abdnasser, et il serait temps que tu ouvres les yeux...

Je te le dis bien amicalement, mais tu as mis les pieds dans un des pires fondamentalismes qui soient Idea
pose des preuves tangible as tu lus ce que j'ai écrit au moins ?

donne moi les fatxas de savnts salafiste tu es un supos des médias et des ignorants je m'escuse sincerement de ces mots mais tu ne fais que des amalgame et c'est fou quand meme.

Encore une fois, les FAITS sont là, abdnasser, et ce n'est pas moi qui les invente...

Je te le répète, encore une fois bien amicalement, car pour moi tu es une victime de l'islamisme, fous le camp de là avant qu'il ne soit trop tard !!!
quel faits??? ce Abdelkader Bouziane n'est pas un cheikh salafiste les cheikh salafiste sont: cheikh ibn Baz, cheikh Albanni, chekh Otheymine Cheykh Forwzan et d'autre mais pas lui il se reclame de cette dawa mais ne l'es pas.
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Dim 24 Juin 2007, 00:00

Je t'ai dit ce que j'avais à dire, abdnasser, et j'espère VRAIMENT et SINCEREMENT que tu te rendes compte par toi-même dans quoi tu t'es fourré Idea
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Dim 24 Juin 2007, 00:04

sincerement Laurent qui connais le mieux le salafisme toi ou moi?

bref je ne te deteste pas Laurent mais tu es trés irritable parfois, tu as un don loool
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Dim 24 Juin 2007, 09:23

Bref, je conclus de votre échange que le salafisme, comme toutes les divisions dans l'islam (sauf peut-être le soufisme), connaît

1° son courant spirituel,

2° son courant légaliste

3° son courant fanatique.

Me trompe-je ?

_________________
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Dim 24 Juin 2007, 11:08

Oui, et les TROIS COURANTS relèvent plus que clairement du fondamentalisme islamique, et sont d'une dangerosité extrême pour nos pays et sociétés. Abdnasser reconnaît lui-même que son courant, même s'il condamne avec force les atrocités de ses coreligionnaires, est de l'orthodoxie la plus rigoureuse, ce qui est la définition exacte de l'"islamisme" Idea

Et il suffit de voir, plus qu'une justification, son approbation TOTALE des atrocités de Mahomet (l'égorgement de 900 juifs prisonniers, et donc désarmés et sans défense) pour s'en convaincre :|

Et lorsqu'on voit une telle mentalité (voir sa mention "en passant" de l'exécution de la femme, qui, de par l'indifférence totale avec laquelle c'est dit, est plus que terrifiante) on ne peut que se rendre compte que le terrain est d'ores et déjà plus que préparé pour l'étape suivante, qui est...le djihadisme pur et dur Idea

Petit indice : son acceptation TOTALE du concept de "Djihad défensif (voir ses différentes remarques sur le sujet dans ses différents posts)", concept...qui est exactement le MEME que celui défendu par le Djihad international Idea

Cette secte criminelle n'en finit pas d'opérer ses ravages, puisqu'elle va jusqu'à nous prendre nos enfants spiderman
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Dim 24 Juin 2007, 12:01

Que répond Abnasser à cela ?

_________________
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Dim 24 Juin 2007, 15:09

Quelques liens EDIFIANTS sur le salafisme light, qui prouvent l'incompatibilité TOTALE de cette "religion" avec nos démocraties :

L’interdiction de célébrer les fêtes des mécréants

http://www.sounna.com/article.php3?id_article=193&artsuite=0

Réfutation de l’oecuménisme (appel au rapprochement et à l’unité des religions).

http://www.sounna.com/article.php3?id_article=158

Cheikh : Que conseilles-tu à une personne qui travaille au milieu de mécréants ?

http://www.sounna.com/article.php3?id_article=3

Paroles des savants au sujet des caricatures blasphèmatoires parues dans les journaux.

http://www.sounna.com/article.php3?id_article=168

Polythéistes ou mécréants ?

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10159

(bonne nouvelle, chers amis cathos, vous n'êtes qu'une bande de mécréants Mr. Green )

Le Djihâd contre soi-même avant tout

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article379

Est-il permis de maudire une personne en particulier ?

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article278

Ce qui est obligatoire pour les nations Islamiques

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article24

A qui donner la Zakât ?

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10106

L’obligation de la Zakât

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10105

(les mécréants peuvent crever)

L’interdiction du voile

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10014

La terre est-elle ronde ?

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=89

Paroles des imams sur l’interdiction de raser la barbe

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=93

Le danger de la mixité entre hommes et femmes, particulièrement dans les lieux de travail des hommes

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=105

Féliciter les mécréants pour leurs fêtes

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=215

Les juifs et chrétiens sont-ils mécréants ?

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=217

Conditions pour vivre parmi les mécréants

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=219

(intéressant article 8) )

Mettre ses enfants dans les écoles des mécréants

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=240

Lien vers tous les sites :
http://www.sounna.info/

On sort de la lecture de ces trucs complètement effaré et atterré, tellement c'est HAL-LU-CI-NANT d'obscurantisme What a Face

Ceci dit, aucun appel à la violence détecté Idea
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Dim 24 Juin 2007, 15:30

Laurent a écrit:
Oui, et les TROIS COURANTS relèvent plus que clairement du fondamentalisme islamique, et sont d'une dangerosité extrême pour nos pays et sociétés. Abdnasser reconnaît lui-même que son courant, même s'il condamne avec force les atrocités de ses coreligionnaires, est de l'orthodoxie la plus rigoureuse, ce qui est la définition exacte de l'"islamisme" Idea

Et il suffit de voir, plus qu'une justification, son approbation TOTALE des atrocités de Mahomet (l'égorgement de 900 juifs prisonniers, et donc désarmés et sans défense) pour s'en convaincre :|

Et lorsqu'on voit une telle mentalité (voir sa mention "en passant" de l'exécution de la femme, qui, de par l'indifférence totale avec laquelle c'est dit, est plus que terrifiante) on ne peut que se rendre compte que le terrain est d'ores et déjà plus que préparé pour l'étape suivante, qui est...le djihadisme pur et dur Idea

Petit indice : son acceptation TOTALE du concept de "Djihad défensif (voir ses différentes remarques sur le sujet dans ses différents posts)", concept...qui est exactement le MEME que celui défendu par le Djihad international Idea

Cette secte criminelle n'en finit pas d'opérer ses ravages, puisqu'elle va jusqu'à nous prendre nos enfants spiderman
dites donc cher Laurent vous qui avez déféndu les americain d'avoir tué 250 000 CIVILES, vous reprochez aux autres d avoir tué 900 combattants?
belle équité ;)

le salafisme est appelé orthodoxie car elle se purifie de toute innovation religieuse .

tu la qualifie de secte criminelle donne tes preuves tu sais trés bien que c 'est le premier groupe musulman qui a denoncé le terorisme et c est le plus dur avec ces gens la!!!

alors de quel crime parle tu donc?
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Dim 24 Juin 2007, 15:31

Arnaud Dumouch a écrit:
Que répond Abnasser à cela ?
je dit Arnaud qu'il faut des preuves pour dire de quelqu'un qu'il est CRIMINEL
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Dim 24 Juin 2007, 15:32

Laurent a écrit:
Quelques liens EDIFIANTS sur le salafisme light, qui prouvent l'incompatibilité TOTALE de cette "religion" avec nos démocraties :

L’interdiction de célébrer les fêtes des mécréants

http://www.sounna.com/article.php3?id_article=193&artsuite=0

Réfutation de l’oecuménisme (appel au rapprochement et à l’unité des religions).

http://www.sounna.com/article.php3?id_article=158

Cheikh : Que conseilles-tu à une personne qui travaille au milieu de mécréants ?

http://www.sounna.com/article.php3?id_article=3

Paroles des savants au sujet des caricatures blasphèmatoires parues dans les journaux.

http://www.sounna.com/article.php3?id_article=168

Polythéistes ou mécréants ?

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10159

(bonne nouvelle, chers amis cathos, vous n'êtes qu'une bande de mécréants Mr. Green )

Le Djihâd contre soi-même avant tout

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article379

Est-il permis de maudire une personne en particulier ?

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article278

Ce qui est obligatoire pour les nations Islamiques

http://www.manhajulhaqq.com/spip.php?article24

A qui donner la Zakât ?

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10106

L’obligation de la Zakât

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10105

(les mécréants peuvent crever)

L’interdiction du voile

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10014

La terre est-elle ronde ?

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=89

Paroles des imams sur l’interdiction de raser la barbe

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=93

Le danger de la mixité entre hommes et femmes, particulièrement dans les lieux de travail des hommes

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=105

Féliciter les mécréants pour leurs fêtes

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=215

Les juifs et chrétiens sont-ils mécréants ?

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=217

Conditions pour vivre parmi les mécréants

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=219

(intéressant article 8) )

Mettre ses enfants dans les écoles des mécréants

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=240

Lien vers tous les sites :
http://www.sounna.info/

On sort de la lecture de ces trucs complètement effaré et atterré, tellement c'est HAL-LU-CI-NANT d'obscurantisme What a Face

Ceci dit, aucun appel à la violence détecté Idea

et alors???
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Laurent
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Dim 24 Juin 2007, 15:35

Et alors ?

Ben rien, je constate Idea
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Laurent
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Dim 24 Juin 2007, 15:38

abdnasser a écrit:
Laurent a écrit:
Oui, et les TROIS COURANTS relèvent plus que clairement du fondamentalisme islamique, et sont d'une dangerosité extrême pour nos pays et sociétés. Abdnasser reconnaît lui-même que son courant, même s'il condamne avec force les atrocités de ses coreligionnaires, est de l'orthodoxie la plus rigoureuse, ce qui est la définition exacte de l'"islamisme" Idea

Et il suffit de voir, plus qu'une justification, son approbation TOTALE des atrocités de Mahomet (l'égorgement de 900 juifs prisonniers, et donc désarmés et sans défense) pour s'en convaincre :|

Et lorsqu'on voit une telle mentalité (voir sa mention "en passant" de l'exécution de la femme, qui, de par l'indifférence totale avec laquelle c'est dit, est plus que terrifiante) on ne peut que se rendre compte que le terrain est d'ores et déjà plus que préparé pour l'étape suivante, qui est...le djihadisme pur et dur Idea

Petit indice : son acceptation TOTALE du concept de "Djihad défensif (voir ses différentes remarques sur le sujet dans ses différents posts)", concept...qui est exactement le MEME que celui défendu par le Djihad international Idea

Cette secte criminelle n'en finit pas d'opérer ses ravages, puisqu'elle va jusqu'à nous prendre nos enfants spiderman
dites donc cher Laurent vous qui avez déféndu les americain d'avoir tué 250 000 CIVILES, vous reprochez aux autres d avoir tué 900 combattants?
belle équité ;)

le salafisme est appelé orthodoxie car elle se purifie de toute innovation religieuse .

tu la qualifie de secte criminelle donne tes preuves tu sais trés bien que c 'est le premier groupe musulman qui a denoncé le terorisme et c est le plus dur avec ces gens la!!!

alors de quel crime parle tu donc?

La "secte criminelle", c'est l'Islam, dont le salafisme n'est qu'un des courants Idea

Des preuves ???

Il y en a partout sur le forum...

Quant à ton courant, je l'ai dit plus haut, il n'y a en effet aucun appel à la violence décelable :|
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Dim 24 Juin 2007, 15:43

Laurent a écrit:
abdnasser a écrit:
Laurent a écrit:
Oui, et les TROIS COURANTS relèvent plus que clairement du fondamentalisme islamique, et sont d'une dangerosité extrême pour nos pays et sociétés. Abdnasser reconnaît lui-même que son courant, même s'il condamne avec force les atrocités de ses coreligionnaires, est de l'orthodoxie la plus rigoureuse, ce qui est la définition exacte de l'"islamisme" Idea

Et il suffit de voir, plus qu'une justification, son approbation TOTALE des atrocités de Mahomet (l'égorgement de 900 juifs prisonniers, et donc désarmés et sans défense) pour s'en convaincre :|

Et lorsqu'on voit une telle mentalité (voir sa mention "en passant" de l'exécution de la femme, qui, de par l'indifférence totale avec laquelle c'est dit, est plus que terrifiante) on ne peut que se rendre compte que le terrain est d'ores et déjà plus que préparé pour l'étape suivante, qui est...le djihadisme pur et dur Idea

Petit indice : son acceptation TOTALE du concept de "Djihad défensif (voir ses différentes remarques sur le sujet dans ses différents posts)", concept...qui est exactement le MEME que celui défendu par le Djihad international Idea

Cette secte criminelle n'en finit pas d'opérer ses ravages, puisqu'elle va jusqu'à nous prendre nos enfants spiderman
dites donc cher Laurent vous qui avez déféndu les americain d'avoir tué 250 000 CIVILES, vous reprochez aux autres d avoir tué 900 combattants?
belle équité ;)

le salafisme est appelé orthodoxie car elle se purifie de toute innovation religieuse .

tu la qualifie de secte criminelle donne tes preuves tu sais trés bien que c 'est le premier groupe musulman qui a denoncé le terorisme et c est le plus dur avec ces gens la!!!

alors de quel crime parle tu donc?

La "secte criminelle", c'est l'Islam, dont le salafisme n'est qu'un des courants Idea

Des preuves ???

Il y en a partout sur le forum...

Quant à ton courant, je l'ai dit plus haut, il n'y a en effet aucun appel à la violence décelable :|

bon Laurent a quoi bon discuter alors???

avec toi c'est comme parler avec un mur.

alors bonne continuation dans ta haine et intox

Arrow
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Laurent
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Dim 24 Juin 2007, 15:49

Pour ceux que ca intéresse, il y a un passage sur les salafistes dans l'excellente vidéo "questions à la une", sur le fil...vidéo Idea

http://docteurangelique.forumactif.com/Discussions-diverses-philosophie-realiste-f2/Panel-de-videos-sur-l-islam-radical-t4274.htm
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lagaillette



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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Lun 25 Juin 2007, 18:29

abdnasser a écrit:

bon Laurent a quoi bon discuter alors???

avec toi c'est comme parler avec un mur.

alors bonne continuation dans ta haine et intox

Arrow

Qu'est-ce qu'on peut dire de plus ?

A moins qu'Arnaud, qui avait engagé avec abdnasser un échange correct, ne revienne.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Lun 25 Juin 2007, 19:46

lagaillette a écrit:


A moins qu'Arnaud, qui avait engagé avec abdnasser un échange correct, ne revienne.

Je trouve au contraire ce dialogue interessant.

Abnasser répond et argumente.

Laurent le met face à de vraies questions.

Abnasser répond que la morale de la guerre défendue par Mohamed fut liée à des circonstances de guerre. C'était donc non une morale universelle, mais une morale du moindre mal dans telle circonstance.

Et cela se tient.

_________________
Arnaud
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MessageSujet: Re: Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?   Lun 25 Juin 2007, 20:39

lagaillette a écrit:
abdnasser a écrit:

bon Laurent a quoi bon discuter alors???

avec toi c'est comme parler avec un mur.

alors bonne continuation dans ta haine et intox

Arrow

Qu'est-ce qu'on peut dire de plus ?

A moins qu'Arnaud, qui avait engagé avec abdnasser un échange correct, ne revienne.

L'échange reste tout à fait correct, il me semble avoir affirmé à plusieurs reprises ici même que je restais dans le débat d'idée.

Je ne fais que me livrer à la critique des religions, qui, plus qu'une opinion, est un DROIT CONSTITUTIONNEL dans nos démocraties occidentales Idea

A moins que tu ne veuilles rétablir le délit de blasphème, Lagaillette ?
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Théologie musulmane: Qu'est ce que le salafisme ?
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