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 L'eau bénite

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Peau d'âne



Féminin Messages : 1981
Inscription : 28/06/2006

MessageSujet: L'eau bénite   Mer 25 Avr 2007, 01:54

Trouvé cela sur le net :



TRADUCTION DU BREF POUR MÉMOIRE ÉTERNELLE. - Parmi les plus anciens rites sacrés que, dès son origine, l'É-glise de Jésus-Christ a employés soit pour administrer les sacrements institués par Notre-Seigneur Jésus-Christ, soit pour sanctifier les choses destinées à l'usage des fidèles, il faut placer la consécration ou bénédiction de l'eau et du sel.

En effet, en bénissant l'eau et le sel par ses prières et par ses invocations, l'Église a l'intention que Dieu répande en eux une vertu céleste pour chasser les démons et éloigner les maladies, et par conséquent pour que le peuple chrétien obtienne par l'usage de l'eau bénite des effets salutaires.

« Nous donc qui, dans notre charité paternelle, brûlons du désir d'augmenter la religion des fidèles et de procurer le salut éternel des âmes, afin de rendre plus fréquent parmi les chrétiens l'usage de l'Eau Bénite, Nous avons jugé convenable d'ouvrir les célestes trésors de l'Église, dont le Très-Haut nous a établi le Dispensateur.

« C'est pourquoi, confiant en la miséricorde du Dieu ToutPuissant et en l'autorité de ses bienheureux apôtres Pierre et Paul, Nous accordons, dans la forme accoutumée de l'Église, à tous et à chacun des fidèles de l'un et de l'autre sexe, au moins contrits de coeur, chaque fois qu'ils feront sur eux le signe de la croix avec de l'eau bénite et en invoquant la très-sainte Trinité, cent jours d'indulgences pour les pénitences qui leur auraient été imposées ou dont ils seraient redevables à un autre titre quelconque. Nous accordons de plus que ces indulgences puissent être appliquées par manière de suffrage, aux âmes des fidèles chrétiens qui ont quitté ce monde dans la grace de Dieu.

Enfin, Nous voulons qu'aux copies manuscrites ou exemplaires imprimés des présentes Lettres, signées par un notaire public et munies du sceau d'une personne ecclésiastique constituée en dignité, on accorde absolument la même foi qu'on accorderait à ces Présentes elles-mêmes, si elles étaient exhibées ou montrées; et aussi qu'un exemplaire de ces mêmes Lettres soit porté à la Secrétairerie de la Sacrée Congrégation des Indulgences et des Saintes Reliques, sous peine de nullité, conformément au décret de la même Sacrée Congrégation, en date du 19 janvier 1756, et approuvé par notre Prédécesseur de sainte mémoire, le Pape Benoît XIV, le 28 du même mois et de la même année.

« Donné à Rome, chez Saint-Pierre, sous l'anneau du Pêcheur, le 23 mars 1866. »

« De notre pontificat la vingtième année. « N. CARDINAL PARACCIANI CLARELLI.»

Locus sigilli.

Pour copie conforme, J. GAUME,

Protonotaire apostolique, vicaire général d'Aquila.

Paris, 25 avril 1866.
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Peau d'âne



Féminin Messages : 1981
Inscription : 28/06/2006

MessageSujet: Re: L'eau bénite   Mer 25 Avr 2007, 11:47

On t'a demandé pourquoi nous disons : l'Eau bénite au XIXe siècle, et non pas simplement l'Eau bénite. Je vais répondre.

Nous disons l'eau bénite au XIXe siècle, pour exprimer ce qu'elle n'est pas au XIXe siècle, et ce qu'elle doit être. Ce qu'elle n'est pas. Notre siècle semble avoir la fièvre des eaux. Tu peux voir dans un pareil symptôme, une nouvelle similitude avec les Romains aux jours de leur décadence. Les neuf cents établissements de bains renfermés dans leur capitale ne suffisaient plus à leur mollesse. Au retour du printemps, les rivages célèbres des mers d'Italie se peuplaient de ces sybarites, vainqueurs du monde par les armes, et vaincus à leur tour par la volupté. Pompeï, Herculanum, Stabia, Pouzzoles, et surtout Baïa, la voluptueuse Baïa, voyaient arriver des multitudes de Romains et de Romaines, parmi lesquels, dit Sénèque, on comptait la moitié moins de malades que de gens bien portants.

Depuis trente ou quarante ans, quel spectacle avons-nous sous les yeux ? Chaque année, ce qu'on appelle le beau monde, et que j'ai le mauvais goût de ne pas trouver tel, s'empresse, lorsque la saison est venue, de quitter les villes et leurs plaisirs, et s'en va passer aux eaux une partie de l'été. Eaux de mer, eaux de Vichy, de Barèges, de Néris, de Bourbonne, de Plombières, d'Ems, de Bade; eaux purgatives, sulfureuses, ferrugineuses : il les connaît toutes. Il les estime toutes : à toutes il court et il recourt. Seule, la plus salutaire, l'eau bénite n'est ni connue, ni recherchée, ni employée.

Aux eaux naturelles on ajoute les eaux artificielles. Pour n'en citer que quelques-unes : qui ne connaît l'eau de Cologne, l'eau de Mélisse, l'eau de Botot; et l'immense consommation qui s'en fait ? On les vend partout; donc on en fait usage partout. Afin de les contenir, l'art s'ingénie à fabriquer des vases plus riches et plus gracieux les uns que les autres. Ils figurent avec honneur sur les étagères des salons, sur les meubles coquets des boudoirs. Eh bien ! tu peux parier que dans nos villes, soi-disant catholiques, sur cent familles, à peine s'en trouve-t-il trois ou quatre qui possèdent une goutte d'eau bénite. Et encore, cette goutte, cachée au fond de quelque armoire isolée, dans je ne sais quelle fiole plus ou moins poudreuse, ne révèle sa présence que pour des cas exceptionnels.

Tu peux parier encore que sur mille individus, habillés de drap, plus de neuf cent quatre-vingts méprisent l'eau bénite et ne la connaissent qu'aux enterrements, lorsque, obligés de recevoir le goupillon, ils viennent la jeter machinalement sur le cercueil de leurs morts. Quant aux autres, la plupart ou négligent l'usage de l'eau bénite, ou ils la prennent sans respect, sans dévotion, sans confiance, sans songer à ce qu'ils font : voilà ce qu'est, en général, l'eau bénite au XIXe siècle.

Reste à dire ce qu'elle doit être. Pour le savoir, il suffit d'interroger la plus grande autorité qui soit sous le ciel, l'Église catholique. Continuation du Rédempteur, elle existe uniquement pour détruire le règne du démon, ut dissolvat opera diaboli. Combattre le prince des ténèbres non seulement dans ses mensonges dogmatiques, mais encore dans son action malfaisante sur l'homme, sur ses biens et sur toutes les créatures : telle est sa mission.

L'histoire dit avec quel succès elle s'en est acquittée. Partout où elle gagne du terrain, Satan recule. Partout où elle s'établit, le règne de Satan disparaît. Les individus, les familles, les nations, viennent-ils à éconduire leur libératrice ? aussitôt ils retombent sous l'empire de l'antique usurpateur.

Or, pour chasser le démon des lieux, des choses et des personnes qu'il tyrannise, quelles sont les armes les plus anciennes, les plus universelles, les plus usuelles, les meilleures, enfin, que l'Église emploie? Toute sa conduite répond :

Depuis dix-huit siècles, on voit ces armes de précision aux mains de tous les apôtres, de tous les missionnaires, de tous les exorcistes. Sous tous les climats, chez tous les peuples, à ses nouveaux enfants, comme à ses fils aînés, l'Église apporte ses deux armes, avec recommandation d'en faire, à son exemple, le plus constant usage.

De quel droit le catholique d'Europe, le catholique du XIXe siècle, mépriserait-il la pratique séculaire de ses aïeux et les pressantes exhortations de sa Mère? A-t-il trouvé de meilleures armes pour combattre son implacable ennemi ? La vie de l'humanité a-t-elle cessé d'être une lutte ? Les tentations qui attaquent à la fois tous les sens du corps et toutes les facultés de l'âme, sont-elles moins séduisantes ou moins nombreuses ? Satan a-t-il changé ? a-t-il vieilli ? Le nier n'est pas le détruire. Cette négation même est une preuve de son empire. Le siècle qui se la permet ou qui l'entend avec indifférence, a plus besoin qu'un autre de se défier du démon et de s'armer contre lui.

Qu'est-ce, d'ailleurs, que l'esprit moderne ? Cet esprit, devenu l'admiration de notre siècle; l'oracle par lequel il jure; le principe acclamé du progrès, de la liberté, des lumières ; en un mot, de cette civilisation qui, dit-on, nous distingue si glorieusement des siècles passés ? quel est-il ?

Par Mgr JEAN-JOSEPH GAUME, PROTONOTAIRE APOSTOLIQUE Extrait issu du site : Salve Regina
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Masculin Messages : 5705
Inscription : 25/04/2006

MessageSujet: Re: L'eau bénite   Mer 25 Avr 2007, 13:22

Monseigneur Gaume fut de ceux qui combattirent avec acharnement le"catholicisme" libéral,il fut un ami personnel de Sa Sainteté le Pape.

j'ai quelques texte de lui,si vous etes interessée..
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