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 Des lois ?

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polaire



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MessageSujet: Des lois ?   Mer 14 Mar 2007, 20:18

. Enchrist écrit
Citation :
Car voyez vous si je vous tue, je suis protégé par mon droit au meurtre au nom de cette liberté au "suicide assisté".
Alors que vous avez jamais eu l'envie de mourir à ma connaissance. Quiconque pourra tuer à sa guise et sera innocenté pour soit disant la LIBERTE de mourir.

Croyez -vous que ce soit si simple ?
La légitime défense est un droit . Il n'empêche que dans les cas présentés comme de légitime défense il y a enquête et enquête très sérieuse .

Nous n’avons pas la même vision de la vie .On ne peut pas y changer grand chose . Les lois vont dans le sens des majorités .
On est dans la majorité ou dans la minorité c’est le jeu qui veut ça .
IL est bien évident que la minorité se sent flouée et elle l’est dans une certaine mesure .

Une bonne loi devrait être mesurée .
Mais peuvent -elles l’être toutes ?
L abolition de la peine de mort c’est tout ou rien, ça ne peut être mesuré .
Va- t-on s ‘abstenir de faire des lois ?

En présence de positions aussi tranchées, intransigeantes que celle d’ Arnaud par exemple , aucune loi ne paraîtra mesurée .(et la position d' Arnaud est conforme au cathéchisme )

Va- t-on s ‘abstenir de faire des lois ?
La majorité demande à ce qu’il y ait des lois conforment à sa vision des choses .
La majorité actuellement en Europe n’ est pas en phase avec le catéchisme de l’église catholique . Les risques de divorce ( excusez moi ) sont patents .

L 'agessivité monte , certe , c'est fatal !!
Avez -vous vu le film la guerre des Roses ?

polaire
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polaire



Masculin Messages : 1858
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MessageSujet: Re: Des lois ?   Mer 14 Mar 2007, 23:55

Citation :
ne croyez-vs pas? Pourquoi faudrait-il légiférer pour des cas rares, au risque de susciter et de multiplier des excès, comme cela ne manquerait pas de se produire, à l'exemple de l'avortement;
Pacalou



Mais il faut légiférer sur les cas rares et on l’ a toujours fait

Trucider sa femme c’est rare et faire des faux billets aussi , le régicide était rare et rarissime , n ‘empêche .

La loi interdit ou autorise sur des phénomènes rares .( exemple je suis autorisé à adopter un petit africain )


Les phénomènes rares doivent être traités , il y a vide juridique sans cela .
Un phénomène comme l’euthanasie de malades incurables souffrant et demandant de l’aide est rare mais il ne peut être traité comme le tout venant des meurtres , il faut donc légiférer .
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En Christ



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 10:11

Citation :
L 'agessivité monte , certe , c'est fatal !!

Comme vous l'avez dit c'est Fatal!

Citation :
Avez -vous vu le film la guerre des Roses ?

Non, je ne l'ai pas vu.
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Peau d'âne



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 12:06

Car voyez vous si je vous tue, je suis protégé par mon droit au meurtre au nom de cette liberté au "suicide assisté".

A mon avis, l'euthanasie correspond à accepter la mort qui déjà est en court. Le suicide c'est de ne pas accepter la vie qui est déjà en court.
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En Christ



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 13:36

Peau d'âne a écrit:
Car voyez vous si je vous tue, je suis protégé par mon droit au meurtre au nom de cette liberté au "suicide assisté".

A mon avis, l'euthanasie correspond à accepter la mort qui déjà est en court. Le suicide c'est de ne pas accepter la vie qui est déjà en court.

Que se soit le suicide assisté ou l'euthanasie il y a mort volontaire donc meurtre pour la loi.
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Peau d'âne



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 13:57

En Christ dis : Que se soit le suicide assisté ou l'euthanasie il y a mort volontaire donc meurtre pour la loi.

Je ne comprends pas cette façon d'aborder le sujet de l'euthanasie. Parceque en réalité on parle d'euthanasie lorsque le processus de mort est en cours.

Il faut savoir une chose sur la mort physique. Contrairement aux idées répandues, le mécanisme se fait intérieurement part étapes. Pour mieux comprendre : remplacer le corps biologique par une maison, et chaque pièces éclairées serait les cellules du corps. La mort correspondrait à éteindre au fur à mesure chaque lumière dans chaque pièce de la maison.
Et c'est pour cela qu'on peut (si on interviens rapidement) ramener la lumière dans tout le corps avant que toutes les pièces ne soient éteintes. La médecine a fait de réelle progrès pour ce qui est d'entretenir ces lumières vitales à la vie du corps humain. Parrallèlement, elle en a fait pour apprendre à guérir des maladies localisées. Cependant, il reste des maladies qui débordent d'une localisation et envahis tout le corps humain. La mort est alors irrémédiable, et par les moyens extrèmes médicamenteux qui entretiennent les lumières vitales, on entretiens alors ce processus en cours inéductable. Pour faire simple, sans les soins extrèmes le processus de mort serait accomplis. L'euthanasie, interviens lorsque la maladie n'est plus locale, mais généralisée. L'euthanasie c'est de se dire, alors : As t'on le droit de continuer à soigner ? Précisément dans le contexte décris ci-dessus. Elle n'est donc pas d'apporter la mort, parceque déjà en cours mais de la laisser faire son travail. Humblement de reconnaître les limites de l'homme face à elle. La mort n'est pas à aborder comme un choix parcequ'elle se trouve déjà là.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 14:39

Citation :
Je ne comprends pas cette façon d'aborder le sujet de l'euthanasie. Parceque en réalité on parle d'euthanasie lorsque le processus de mort est en cours.

Chere Peau d'âne, en Belgique la loi autorise une personne DEPRESSIVE à demander l'euthanasie.

Eh oui. Car le principe qui a motivé cette loi est celui de l'humanisme du Carpe Diem: La vie ne vaut pas le coup d'être vécue dans les épreuves.

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Arnaud
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Peau d'âne



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 15:28

Dans le cas que vous citez, l'euthanasie n'a plus grand chose de commun avec ce qui la motive aujourd'hui dans nos pays.

Effectivement si tel serait une des condition "dépressif" pour son intervention. Je pense, ne pas être la seule sur ce forum à me joindre à votre avis.

Il est hors de question de vendre des kits tout prêt à la mort pour porter secours à quelques personnes en déséquilibre affectif.


Il est très clair, qu'il faut un environnement médical, et un processus de mort déjà en cours, maladie survivante dû à l'exagération des traitements médicamentaux.
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polaire



Masculin Messages : 1858
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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 15:34

Arnaud dit n'importe quoi .
il faut lire la loi belge http://www.admd.net/belgtxl.htm
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manuel



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 15:40

Non Polaire,

Arnaud a raison. A la lecture de cette loi, on parle de "souffrance physique ou psychique". La notion de souffrance psychique est très large. J'imagine très bien une personne très mélancolique qui résiste aux traitements classiques (et même à la sismothérapie appelé "électrochocs" et dont une mélancolie résistante aux traitements est une indication classique) et qui exprime le désir d'en finir peut très bien être euthanasier grâce à cette loi.


M.
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En Christ



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 15:46

Citation :
Il est très clair, qu'il faut un environnement médical, et un processus de mort déjà en cours, maladie survivante dû à l'exagération des traitements médicamentaux.

Des gens vous diront du fait d'arrêter les traitements médicamentaux engendre une volonté de tuer et donc d'euthanasier.

C'est pour cela qu'on ne peut pas promulguer une loi envers l'euthanasie.


Dernière édition par le Jeu 15 Mar 2007, 15:48, édité 1 fois
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Peau d'âne



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 15:48

Le texte de loi relatif à l'euthanasie
28 MAI 2002. - Loi relative à l'euthanasie (1)

(MINISTERE DE LA JUSTICE)
ALBERT II, Roi des Belges,

Article 1er. La présente loi règle une matière visée à l'article 78 de la Constitution.

CHAPITRE Ier. - Dispositions générales
Art. 2. Pour l'application de la présente loi, il y a lieu d'entendre par euthanasie l'acte, pratiqué par un tiers, qui met intentionnellement fin à la vie d'une personne à la demande de celle-ci.

CHAPITRE II. - Des conditions et de la procédure
Art. 3. § 1er. Le médecin qui pratique une euthanasie ne commet pas d'infraction s'il s'est assuré que :
- le patient est majeur ou mineur émancipé, capable et conscient au moment de sa demande;- la demande est formulée de manière volontaire, réfléchie et répétée, et qu'elle ne résulte pas d'une pression extérieure;
- le patient se trouve dans une situation médicale sans issue et fait état d'une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable;
et qu'il respecte les conditions et procédures prescrites par la présente loi.

§ 2. Sans préjudice des conditions complémentaires que le médecin désirerait mettre à son intervention, il doit, préalablement et dans tous les cas :
1° informer le patient de son état de santé et de son espérance de vie, se concerter avec le patient sur sa demande d'euthanasie et évoquer avec lui les possibilités thérapeutiques encore envisageables ainsi que les possibilités qu'offrent les soins palliatifs et leurs conséquences. Il doit arriver, avec le patient, à la conviction qu'il n'y a aucune autre solution raisonnable dans sa situation et que la demande du patient est entièrement volontaire;
2° s'assurer de la persistance de la souffrance physique ou psychique du patient et de sa volonté réitérée. A cette fin, il mène avec le patient plusieurs entretiens, espacés d'un délai raisonnable au regard de l'évolution de l'état du patient;
3° consulter un autre médecin quant au caractère grave et incurable de l'affection, en précisant les raisons de la consultation. Le médecin consulté prend connaissance du dossier médical, examine le patient et s'assure du caractère constant, insupportable et inapaisable de la souffrance physique ou psychique. Il rédige un rapport concernant ses constatations.
Le médecin consulté doit être indépendant, tant à l'égard du patient qu'à l'égard du médecin traitant et être compétent quant à la pathologie concernée. Le médecin traitant informe le patient concernant les résultats de cette consultation;
4° s'il existe une équipe soignante en contact régulier avec le patient, s'entretenir de la demande du patient avec l'équipe ou des membres de celle-ci;
5° si telle est la volonté du patient, s'entretenir de sa demande avec les proches que celui-ci désigne;
6° s'assurer que le patient a eu l'occasion de s'entretenir de sa demande avec les personnes qu'il souhaitait rencontrer.

§ 3. Si le médecin est d'avis que le décès n'interviendra manifestement pas à brève échéance, il doit, en outre :
.....
.........

.....

CHAPITRE III. - De la déclaration anticipée
Art. 4. § 1er. Tout majeur ou mineur émancipé capable peut, pour le cas où il ne pourrait plus manifester sa volonté, consigner par écrit, dans une déclaration, sa volonté qu'un médecin pratique une euthanasie si ce médecin constate :
- qu'il est atteint d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable;
- qu'il est inconscient;
- et que cette situation est irréversible selon l'état actuel de la science.

La déclaration peut désigner une ou plusieurs personnes de confiance majeures, classées par ordre de préférence, qui mettent le médecin traitant au courant de la volonté du patient. Chaque personne de confiance remplace celle qui la précède dans la déclaration en cas de refus, d'empêchement, d'incapacité ou de décès. Le médecin traitant du patient, le médecin consulté et les membres de l'équipe soignante ne peuvent pas être désignés comme personnes de confiance.

La déclaration peut être faite à tout moment. Elle doit être constatée par écrit, dressée en présence de deux témoins majeurs, dont l'un au moins n'aura pas d'intérêt matériel au décès du déclarant, datée et signée par le déclarant, par les témoins et, s'il échet, par la ou les personnes de confiance.

Si la personne qui souhaite faire une déclaration anticipée, est physiquement dans l'impossibilité permanente de rédiger et de signer, sa déclaration peut être actée par écrit par une personne majeure de son choix qui ne peut avoir aucun intérêt matériel au décès du déclarant, en présence de deux témoins majeurs, dont l'un au moins n'aura pas d'intérêt matériel au décès du déclarant. La déclaration doit alors préciser que le déclarant ne peut pas rédiger et signer, et en énoncer les raisons. La déclaration doit être datée et signée par la personne qui a acté par écrit la déclaration, par les témoins et, s'il échet, par la ou les personnes de confiance.

Une attestation médicale certifiant cette impossibilité physique permanente est jointe à la déclaration.

La déclaration ne peut être prise en compte que si elle a été établie ou confirmée moins de cinq ans avant le début de l'impossibilité de manifester sa volonté.

La déclaration peut être retirée ou adaptée à tout moment.

Le Roi détermine les modalités relatives à la présentation, à la conservation, à la confirmation, au retrait et à la communication de la déclaration aux médecins concernés, via les services du Registre national.

§ 2. Un médecin qui pratique une euthanasie, à la suite d'une déclaration anticipée, telle que prévue au § 1er, ne commet pas d'infraction s'il constate que le patient :
- est atteint d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable;
- est inconscient;
- et que cette situation est irréversible selon l'état actuel de la science;
et qu'il respecte les conditions et procédures prescrites par la présente loi.

Sans préjudice des conditions complémentaires que le médecin désirerait mettre à son intervention, il doit préalablement :
1° consulter un autre médecin quant à l'irréversibilité de la situation médicale du patient, en l'informant des raisons de cette consultation. Le médecin consulté prend connaissance du dossier médical et examine le patient. Il rédige un rapport de ses constatations. Si une personne de confiance est désignée dans la déclaration de volonté, le médecin traitant met cette personne de confiance au courant des résultats de cette consultation.
Le médecin consulté doit être indépendant à l'égard du patient ainsi qu'à l'égard du médecin traitant et être compétent quant à la pathologie concernée;
2° s'il existe une équipe soignante en contact régulier avec le patient, s'entretenir du contenu de la déclaration anticipée avec l'équipe soignante ou des membres de celle-ci;
3° si la déclaration désigne une personne de confiance, s'entretenir avec elle de la volonté du patient;
4° si la déclaration désigne une personne de confiance, s'entretenir du contenu de la déclaration anticipée du patient avec les proches du patient que la personne de confiance désigne.
La déclaration anticipée ainsi que l'ensemble des démarches du médecin traitant et leur résultat, y compris le rapport du médecin consulté, sont consignés régulièrement dans le dossier médical du patient.

CHAPITRE IV. - De la déclaration
Art. 5. Le médecin qui a pratiqué une euthanasie remet, dans les quatre jours ouvrables, le document d'enregistrement visé à l'article 7, dûment complété, à la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation visée à l'article 6 de la présente loi.

CHAPITRE V. - La Commission fédérale de contrôle et d'évaluation
Art. 6. § 1er. Il est institué une Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'application de la présente loi, ci-après dénommée « la commission ».

§ 2. La commission se compose de seize membres, désignés sur la base de leurs connaissances et de leur expérience dans les matières qui relèvent de la compétence de la commission. Huit membres sont docteurs en médecine, dont quatre au moins sont professeurs dans une université belge. Quatre membres sont professeurs de droit dans une université belge, ou avocats. Quatre membres sont issus des milieux chargés de la problématique des patients atteints d'une maladie incurable.

La qualité de membre de la commission est incompatible avec le mandat de membre d'une des assemblées législatives et avec celui de membre du gouvernement fédéral ou d'un gouvernement de communauté ou de région.

Les membres de la commission sont nommés, dans le respect de la parité linguistique - chaque groupe linguistique comptant au moins trois candidats de chaque sexe - et en veillant à assurer une représentation pluraliste, par arrêté royal délibéré en Conseil des Ministres, sur une liste double présentée par le Sénat, pour un terme renouvelable de quatre ans. Le mandat prend fin de plein droit lorsque le membre perd la qualité en laquelle il siège. Les candidats qui n'ont pas été désignés comme membres effectifs sont nommés en qualité de membres suppléants, selon une liste déterminant l'ordre dans lequel ils seront appelés à suppléer. La commission est présidée par un président d'expression française et un président d'expression néerlandaise. Les présidents sont élus par les membres de la commission appartenant à leur groupe linguistique respectif.

La commission ne peut délibérer valablement qu'à la condition que les deux tiers de ses membres soient présents.

§ 3. La commission établit son règlement d'ordre intérieur.

Art. 7. La commission établit un document d'enregistrement qui doit être complété par le médecin chaque fois qu'il pratique une euthanasie.
.......
.......
Le deuxième volet est également confidentiel et contient les données suivantes :
1° le sexe et les date et lieu de naissance du patient;
2° la date, le lieu et l'heure du décès;
3° la mention de l'affection accidentelle ou pathologique grave et incurable dont souffrait le patient;
4° la nature de la souffrance qui était constante et insupportable;
5° les raisons pour lesquelles cette souffrance a été qualifiée d'inapaisable;
6° les éléments qui ont permis de s'assurer que la demande a été formulée de manière volontaire, réfléchie et répétée et sans pression extérieure;
7° si l'on pouvait estimer que le décès aurait lieu à brève échéance;
8° s'il existe une déclaration de volonté;
9° la procédure suivie par le médecin;
10° la qualification du ou des médecins consultés, l'avis et les dates de ces consultations;
11° la qualité des personnes consultées par le médecin, et les dates de ces consultations;
12° la manière dont l'euthanasie a été effectuée et les moyens utilisés.

.........
.....

Lorsque, par décision prise à la majorité des deux tiers, la commission estime que les conditions prévues par la présente loi n'ont pas été respectées, elle envoie le dossier au procureur du Roi du lieu du décès du patient.

Lorsque la levée de l'anonymat fait apparaître des faits ou des circonstances susceptibles d'affecter l'indépendance ou l'impartialité du jugement d'un membre de la commission, ce membre se récusera ou pourra être récusé pour l'examen de cette affaire par la commission.

............
.......
.......

Pour l'accomplissement de ces missions, la commission peut recueillir toutes les informations utiles auprès des diverses autorités et institutions. Les renseignements recueillis par la commission sont confidentiels.

Aucun de ces documents ne peut contenir l'identité d'aucune personne citée dans les dossiers remis à la commission dans le cadre du contrôle prévu à l'article 8.

La commission peut décider de communiquer des informations statistiques et purement techniques, à l'exclusion de toutes données à caractère personnel, aux équipes universitaires de recherche qui en feraient la demande motivée. Elle peut entendre des experts.

.............
..........

Art. 12. Quiconque prête son concours, en quelque qualité que ce soit, à l'application de la présente loi, est tenu de respecter la confidentialité des données qui lui sont confiées dans l'exercice de sa mission et qui ont trait à l'exercice de celle-ci. L'article 458 du Code pénal lui est applicable.

.............

CHAPITRE VI. - Dispositions particulières
Art. 14. La demande et la déclaration anticipée de volonté telles que prévues aux articles 3 et 4 de la présente loi n'ont pas de valeur contraignante.

Aucun médecin n'est tenu de pratiquer une euthanasie.

Aucune autre personne n'est tenue de participer à une euthanasie.

...............

Le médecin qui refuse de donner suite à une requête d'euthanasie est tenu, à la demande du patient ou de la personne de confiance, de communiquer le dossier médical du patient au médecin désigné par ce dernier ou par la personne de confiance.

Art. 15. La personne décédée à la suite d'une euthanasie dans le respect des conditions imposées par la présente loi est réputée décédée de mort naturelle pour ce qui concerne l'exécution des contrats auxquels elle était partie, en particulier les contrats d'assurance.

.........

Bruxelles, le 28 mai 2002.
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Peau d'âne



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 16:52

Je pense sincèrement qu'on a dépassé le problème de l'euthanasie lui même. L'évidence étant qu'elle est déjà pratiquée dans les hopitaux. Ce qui est aujourd'hui débattue c'est la responsabilité des médecins vis à vis de ces décisions ; prises régulièrement mais qui ne porte pas encore de nom légale.
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Bénédicte



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 17:08

noël je trouve votre analyse très claire, même si le sens étymologique d'euthanasie signfie "belle mort" donc le droit à mourir dignement, et peut s'appliquer à la situation où une personne qui souffre trop demande la mort,
il y a quelque chose qui me gêne dans la formulation catholique du "droit" à la vie, je trouve qu'il s'apparente plutôt à une obligation de vivre e même une obligation de souffrir, et je trouve ça abusif

on oublie trop vite que les soins palliatifs ont des LIMITES, que la morphine ne soulage pas toutes les souffrances, et qu'il y a des souffrances morales insupportables, comme celle d'être complètement paralysé par ex

ça me pose vraiment question cette intransigeance de la religion catholique
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 17:31

Citation :
il y a quelque chose qui me gêne dans la formulation catholique du "droit" à la vie, je trouve qu'il s'apparente plutôt à une obligation de vivre e même une obligation de souffrir, et je trouve ça abusif

Chère Benédicte, oui, formulé comme cela, ce serait abusif.

Voici de manière plus précise:


Pour la foi catholique, ce qui compte c'est d'essayer de faire la volonté d'amour de Dieu. Il ne nous veut pas du mal. Il nous a mis sur la terre pour un temps, pour notre bien. Certes, ce n'est pas facile.

Il ne nous demande surtout pas de chercher la souffrance. Ce serait folie.
Mais il nous demande d'essayer de vivre jusqu'au bout dans cette terre. Il nous promet que ce sera pour notre bien. Il en fera sortir le bien.

En conséquence, toute la souffrance physique que nous pouvons éviter sans nous suicider, NOUS DEVONS L'EVITER.

Une application: si les médicaments antidouleurs provoquent, comme effet collatéral, d'hâter notre mort, il nous demande de les utiliser puisque le but n'est pas le suicide.

Maintenant, qu'arrive-t-il à une personne qui craque et qui se suicide? Est-elle perdue? Bien sûr que non. Au contraire. Dieu sait ce que c'est que ces souffrances ultimes. Il y est passé sur la croix. La personne qui s'est suicidée est au contraire accueillie, réconfortée, consolée. Et tout lui est expliquée (les raisons de sa souffrance, la cause du silence de Dieu).

Mais, quand cette personne comprend le but de tout cela, cette personne regrette d'avoir perdu les quelques semaines du reste de sa vie. Il est des choses qu'elle n'apprendra jamais et qui auraient pu la rendre plus proche de Dieu.

Vous le voyez: l'Eglise le dit. Et elle laisse bien sûr à chacun son libre arbitre.

L'euthanasie, posée librement par une personne, est un acte non comparable à l'avortement qui est la chose objectivement la plus terrible: le mort d'un innocent qui dort encore.

Mais (heureusement) ceux qui font cela ne savent pas ce qu'ils font.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 17:41

Citation :
il y a quelque chose qui me gêne dans la formulation catholique du "droit" à la vie, je trouve qu'il s'apparente plutôt à une obligation de vivre e même une obligation de souffrir, et je trouve ça abusif

Personne vous force à vivre alors ne forcer personne à vouloir mourir. De plus l'église est contre l'acharnement thérapeutique, il n'y a rien d'abusif et aucune obligation de souffrir là-dedans.

Citation :
on oublie trop vite que les soins palliatifs ont des LIMITES, que la morphine ne soulage pas toutes les souffrances, et qu'il y a des souffrances morales insupportables, comme celle d'être complètement paralysé par ex

Je suis bien d'accord avec vous mais le droit de se suicider se fait sans l'aide de la loi.

Celui qui voudra vivre, on lui demandera de se suicider parce que vous coûtez trop cher à la société?!
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Peau d'âne



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 18:01

En Christ : Celui qui voudra vivre, on lui demandera de se suicider parce que vous coûtez trop cher à la société?!


:greenange: y a les guerres pour ça
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En Christ



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 18:16

Peau d'âne a écrit:
En Christ : Celui qui voudra vivre, on lui demandera de se suicider parce que vous coûtez trop cher à la société?!


:greenange: y a les guerres pour ça

Je pense à une parole de Jésus qui dit:

Citation :
21 Un autre, du nombre des disciples, lui dit : " Seigneur, permettez-moi d'aller d'abord ensevelir
mon père. "
22 Mais Jésus lui dit : " Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts. "
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 20:34

manuel a écrit:
Non Polaire,

Arnaud a raison. A la lecture de cette loi, on parle de "souffrance physique ou psychique".


M.

D'ailleurs, sur ce mot "ou", il y a eu un débat violent en Belgique. Le Parti Social Chrétien voulut faire changer le t'exte en ceci:
Citation :

"souffrance physique et psychique

Ce fut refusé par la coélition PS et libéraux.

Bref: si un jeune à partir de 15 ans, dépressif, écrit par trois fois une lettre pour mourir, il obtiendra théoriquement son kit suicide... What a Face

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 21:16

à Arnaud ( et Manuel par l'occasion )

La loi belge mérite d’ être lue .

Arnaud dit qu’une personne dépressive peut demander d’être euthanasie .Qu’est ce que signifie dépressive ?.
Aux yeux de la loi belge - le patient se trouve dans une situation médicale sans issue et fait état d'une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable;
et qu'il respecte les conditions et procédures prescrites par la présente loi.


Est-ce qu’on est dans le cas de dépression ? Au sens usuel de ce mot .Tout le monde est dépressif de temps en temps .
""je déprime en ce moment ! "" Ca c’est le sens usuel .Ca se soigne ou ça passe et puis ça peut revenir .

S’il s’agit une personne qui subit une souffrance physique ou psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable .

Je suis d’ accord avec la loi belge

Et puis c’est tout

..................................................................

je suis d' accord avec ce OU

Bien sûr que je suis d’accord avec ce OU et non pas avec ce ET .

Pas d’accord avec ce ET parce que c’est une absurdité .
Pour les catholiques il faudrait souffrir physiquement mais garder le moral . Mais mon cher Arnaud tant qu’on garde le moral on ne demande pas à mourir .
Souffrir physiquement ( les maux du corps ) ce serait acceptable comme raison de vouloir en finir mais souffrir mentalement ça ce n’est pas une bonne raison .
La quasi majorité des gens qui se suicident pensent que c’est une bonne raison .
Ce doit être une bonne raison .
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 21:37

Citation :
S’il s’agit une personne qui subit une souffrance psychique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable .

Souffrance psychique...

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 22:03

Ce n’est pas une réponse mon cher Arnaud , c’est quoi ? une exclamation ? un soupir ? une virgule ?…

Une souffrance psychique ! la quasi totalité des suicidés pourraient vous en parler s’ils étaient encore là .

Une souffrance psychique tue par le suicide alors qu'une souffrance physique ne tue pas .

C est dire si cette souffrance psychique doit être prise en considération et ne pas se suffire d’être traitée par le prêchi prêcha de l’ordinaire conventuel .
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 22:11

Je n'ai rien à répondre de plus. Mais moi, quand des adolescents viennent me voitr tous les jours dans leurs grandes souffrances psychiques (parfois durables), je leur apprend à en sortir par étape.

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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 22:22

C 'est très méritoire mon ami .

« Plus de personnes meurent annuellement par suicide dans le monde qu’il n’y a de morts victimes de guerre, d’actes de terrorisme et d’homicides, tous chiffres confondus. » (Mishara et Toussignant, 2004)

Dans le monde, 815 000 personnes se sont suicidées en 2000, soit 14,5 décès pour 100 000 habitants (un décès toutes les 40 secondes)
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manuel



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 22:43

A Polaire,


La notion de souffrance psychique est une notion qui remplace peu à peu le terme de maladie mentale, d'une part.

D'autre part, Arnaud a raison. Ce que la psychiatrie appelle dépression est assez large : de la simple dépression dite réactionnelle (à la suite d'un deuil, d'un accident etc...) jusqu'à l'état mélancolique qui peut vraiment être très grave et très dure à supporter. Mais dans ce cas il est certain que le ressenti de la personne ne se différencie de sa maladie. l'un est un indissociable de l'autre. Là est le danger. Et toute la différence avec un mal physique

Je pense qu'à la longue il y a une démission face aux exigences et aux aléas de la vie. Je pense très clairement que nous mourrons de vivre.

Car il y a bien une distance entre la personne qui souffre atrocément et à qui nous devons tant (l'aider par tous le moyens et éventuellement si souffrance atroce et non maîtrisable par la thérapeutique. Il ne s'agit pas de vouloir les voir souffrir) et une décision politique et morale qui vaut pour la collectivité. Je pense qu'il faudrait légiférer pour les "euthanasies " (il faut bien choisir un terme!) que sur l'euthanasie.


M.
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 22:52

Peau d'âne a écrit:
En Christ : Celui qui voudra vivre, on lui demandera de se suicider parce que vous coûtez trop cher à la société?!


:greenange: y a les guerres pour ça
Pas besoin de guerre, chère amie. Un rétro-virus, genre Sida, savament cultivé en labo et volontairement disséminé, fait très bien l'affaire.
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polaire



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Jeu 15 Mar 2007, 22:59

à Manuel

Citation :

D'autre part, Arnaud a raison.
Il a parlé de gens dépressifs, il n 'a rien précisé .
Maintenant si vous voulez à tout prix lui donner raison .... pas de problèmes .
Il a raison de se décarcasser pour redonner par étapes le moral à ses jeunes , c’est aussi ce que je tenterais de faire , mais je ne suis pas si optimiste .



Citation :
Je pense qu'à la longue il y a une démission face aux exigences et aux aléas de la vie. Je pense très clairement que nous mourrons de vivre..

oui, bon !!
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Des lois ?   Ven 16 Mar 2007, 07:32

Citation :
Je pense qu'à la longue il y a une démission face aux exigences et aux aléas de la vie. Je pense très clairement que nous mourrons de vivre..

salut

L'une des causes, dans notre bonheur matériel, c'est la soif absolue des âmes au plan spirituel.

Eh oui:
Citation :
"L'homme ne vit pas seulement de pain".

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Des lois ?   Ven 16 Mar 2007, 08:50

A Polaire,


Outre que le sujet est grave et sérieux, nous sommes en plein dedans avec la loi belge sur l'euthanasie et vous savez comme moi que les termes utilisés et jusqu'à la virgule près sont essentiels car c'est dans la pratique interprétative des avocats et des juges (et autres juristes) que tout se joue.

Donc l'utilisation du "ou" dans "souffrance physique ou psychique" est primordiale pour le sujet qui nous intéresse.

Ainsi lorsque j'explicite toutes les implications du terme de souffrance psychique dans celui de "personne dépressive" pour rebondir sur ce que dit Arnaud, je ne fais que témoigner de la réalité médicale que recouvre ces termes et de la responsabilité exhorbitante laissée aux corps médical et paramédical (nous le voyons avec les procés actuels ou futurs sur l'euthanasie, entre le cadre législatif contraignant et la morale commune du présent...). Pouvoir de vie et de mort. La mort n'est plus un évènement (fatal certes) de la vie mais elle devient une réalité non seulement irrémédiable mais souhaitable et ainsi souterrainement maîtrisable c'est-à-dire devient une valeur face à la vie.


M.
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Peau d'âne



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Ven 16 Mar 2007, 09:43

Loup Ecossais dis : Pas besoin de guerre, chère amie. Un rétro-virus, genre Sida, savament cultivé en labo et volontairement disséminé, fait très bien l'affaire.

Aussi oui.....
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En Christ



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Ven 16 Mar 2007, 10:19

Euthanasie

Pourquoi combattre l’euthanasie

Entrevue avec la directrice de Catholic Organisation for Life and Family (COLF)

Ce dont les handicapés ont besoin, c’est d’une véritable compassion, et non d’une mort anticipée, soutient Michèle Boulva, directrice de COLF.

Au cours de cet entretien, Michèle Boulva s’est ouvert à ZENIT au sujet de la pression croissante en faveur de l’extension de l’euthanasie qui se fait sentir actuellement au Canada.

Question : Depuis maintenant un certain temps, un mouvement a fait jour dans votre pays en faveur de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Est-ce que ce mouvement se développe et a-t-il beaucoup d’impact sur l’opinion publique ?

Boulva : Ces questions très préoccupantes font la une des nouvelles canadiennes depuis environ 15 ans, chaque fois que les médias font état de situations dramatiques ou qu’un projet de loi est proposé.

Il faut dire que le vieillissement de la population lié à l’amélioration des soins de santé fournit une recette parfaite pour la promotion de l’euthanasie et du suicide assisté.

Les instigateurs de ces pratiques, indignes d’une société civilisée, déclarent que nous devrions tous avoir le droit de choisir la manière de notre propre mort et son moment. Ils soulignent la thèse selon laquelle la société n’a pas le droit de nous imposer des souffrances supplémentaires en nous forçant à vivre contre notre volonté.

Les enquêtes d’opinion les plus sérieuses montrent, en outre, que la population canadienne est divisée en parts égales à ce sujet. Néanmoins, une prudence s’impose dans l’interprétation de ces sondages car il règne une grande confusion au sein de la population. Certains, par exemple, déclarent être en faveur de suicide assisté alors qu’en réalité ils veulent affirmer leur rejet de l’acharnement thérapeutique.

Q : Les évêques du Canada ont pris une position tranchée contre ce plan et invitent sans cesse les fidèles à faire de même. Leur organisation en faveur de la vie et de la famille est engagée dans une bataille globale. Pouvez-vous nous faire une récapitulation historique des principaux moments du combat mené par l’Eglise ?

Boulva : Au delà de son action éducative et pastorale relative au respect inconditionnel envers la vie et la dignité humaine, les évêques interviennent en public chaque fois que l’actualité le réclame.

Plusieurs cas ont captivé l’attention du public au Canada au cours des ans, entre d’autres celui de Sue Rodriguez, une femme de 41 ans affectée d’une sclérose latérale amyotrophique, appelée également maladie de Lou Gehrig, et qui a lutté de 1991 à 1994 pour le droit de mourir.

Les juges de la cour suprême ont rejeté la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté à une faible majorité, 5 contre 4, si bien que Mme Rodriguez s’est suicidée en 1994 avec l’aide d’un docteur demeuré inconnu.

En 1993, un fermier du Saskatchewan a été condamné à une peine de prison pour avoir tué sa fille âgée de 12 ans, qui souffrait de paralysie cérébrale. Robert Latimer déclara avoir agi par amour, incapable de supporter plus longtemps la douleur de sa fille.

Au Québec, en 2004, Marielle Houle a aidé son fils, Charles Fariala, âgé de 36 ans, qui souffrait de la sclérose en plaques, à se suicider. Mme Houle a également déclaré avoir agi par amour. Au vu de son âge et de son état de santé, elle a été condamnée à trois ans avec sursis plutôt que de prison ferme.

Par ailleurs, en juin 1995, la commission spéciale du sénat sur l’euthanasie et le suicide assisté a publié un rapport intitulé "De la vie et de la mort."

Cette commission n’est jamais parvenue à un consensus sur l’euthanasie ou le suicide assisté, mais a fait des recommandations unanimes concernant les soins palliatifs.

Cinq ans plus tard, une sous-commission du sénat a observé que la mise en œuvre de ces recommandations demeurait incomplète et a fait 14 nouvelles propositions au sujet des soins palliatifs. Beaucoup reste à faire dans ce domaine, bien que les hôpitaux et les centres consacrés à cette mission effectuent déjà un travail formidable, très apprécié des familles.

Q : La raison la plus souvent invoquée par les personnes qui souhaitent ouvrir la porte à la pratique de l’euthanasie et du suicide assisté est le désir de soulager les souffrances de la personne. N’est-ce pas étrange d’entendre parler de ces gestes en termes de compassion envers la personne qui souffre. Quelle réponse y apportez-vous ?

Boulva : C’est une conception incorrecte de la compassion, qui tôt ou tard menace les citoyens, en particulier les personnes les plus vulnérables, malades et handicapées.

Prétendre alléger la souffrance en éliminant le patient est une absurdité. Parmi ces derniers d’ailleurs, ceux qui demandent la mort ne le font pas toujours ainsi en raison de leurs souffrances. Pour beaucoup, c’est un appel à l’aide face à la solitude et face au sentiment d’être un fardeau pour autrui.

La réponse à leur cri réside en une présence attentive emplie de chaleur et d’amour humain. Ils ont besoin d’attention, d’être entendus, de l’affection de leurs proches et du personnel soignant afin de pouvoir « supporter leur douleur dans la dignité. »

En ce qui concerne les familles, elles ont besoin de l’appui de l’Etat et de la société pour assumer leurs responsabilités envers leurs malades vieillissants et mourants.

Selon les partisans de l’euthanasie et du suicide assisté, une vie de douleur ne vaut pas la peine d’être vécue tandis que la dignité de la personne diminue dans la mesure où la maladie et la douleur désagrègent le corps.

Considérons un instant l’envers de la médaille. N’est-il pas envisageable qu’une vie condamnée à la souffrance vaille néanmoins la peine d’être vécue ? Qu’elle pourrait être une invitation à croître sur les plans moral et spirituel ? Et si la dignité de l’homme persistait en dépit de la maladie qui ronge son corps ?

Et si c’était le simple fait d’être un être d’humain et d’avoir été créé à l’image de Dieu qui assure notre dignité, plutôt que notre capacité d’autonomie, notre santé ou notre utilité sociale ? Et si toutes les personnes qui souffrent nous appelaient à plus de solidarité humaine ?

Ce dont les malades, les mourants et les handicapés ont besoin, n’est pas une mort prématurée mais davantage d’attention et d’une véritable compassion.

Q : Certaines personnes revendiquent le droit de mourir au nom de la liberté. Que doit-on en penser ?

Boulva : Dans notre culture, l’autonomie personnelle est presque devenue un absolu. Chaque choix est jugé valide aussi longtemps qu’il ne nuit pas à autrui.

Appliqué à l’euthanasie et au suicide assisté, cette attitude individualiste menace le bien commun de la société parce qu’elle a des conséquences non seulement pour la personne qui choisit de mourir, mais pour la société tout entière.

Ainsi que l’écrit Margaret Sommerville, experte canadienne renommée en matière d’éthique : « la légalisation de l’euthanasie nuirait aux valeurs et aux symboles importants de la société, qui sont fondés sur le respect de la vie humaine. »

Notre perception de la valeur et de la dignité de chaque vie humaine changerait. Comme produit de consommation, la vie humaine perdrait sa valeur dès lors qu’on s’approcherait de la « date limite de consommation ».

La confiance de base que nous plaçons dans les médecins, dans le personnel soignant, dans les avocats, sachant qu’ils sont opposés à l’élimination de toute personne, disparaîtrait.

De plus, il serait également très difficile d’empêcher l’abus. Dans notre société qui vieillit, qui doit faire face à l’augmentation des coûts de santé, on courrait bien vite le risque de voir le prétendu droit de mourir devenir un « devoir de mourir. »

Selon la tradition chrétienne, Dieu accorde aux êtres humains un certain degré d’autonomie : notre intelligence et notre volonté nous permettent de prendre nos propres décisions. Cependant, nous ne sommes pas le propriétaire du don de la vie ; nous n’en sommes que l’intendant.

La liberté véritable nous mène non seulement à choisir mais à choisir le bien véritable que Dieu nous a révélé pour notre bonheur éternel. Chaque fois que nous faisons usage de notre liberté, ou que nous posons un acte d’auto-détermination qui contredit le plan que Dieu a formulé pour chacun de nous, que ce soit en qualité d’individus ou d’être sociaux, tout cela est contraire à la liberté véritable.

Q : À l’occasion de la Journée Mondiale des Malades, vous avez publié un feuillet intitulé « Vie, souffrance et mort... Pour quoi faire ? » A qui ceci est-il adressé ?

Boulva : Bien que cette publication soit adressée en principe aux catholiques, elle sera également d’intérêt pour toute personne à la recherche du bonheur et de la signification de l’existence et de la souffrance. Nous l’avons conçue dans le contexte d’une société déchristianisée, confrontée au besoin de redécouvrir ses racines.

Le temps est venu pour proposer à nouveau l’espérance chrétienne. Le Christ vient pour donner une signification inattendue à notre vie. Beaucoup trouvent en lui la source de leur persévérance, de leur espoir, mais aussi de leur joie face à l’adversité.

Cette réflexion invite le lecteur à contempler un des grands mystères de la vie : la douleur et la souffrance. Elle leur révèle leur signification chrétienne profonde et leur inspire un sentiment renouvelé d’espérance, de courage et de paix.

Q : Sur quels points insistez-vous en particulier ?

Boulva : Nous rappelons le plan formidable de Dieu, qui est son amour pour chacun de ses enfants sur terre, son désir d’entrer dans un rapport d’amitié avec chacun de nous, son rêve de nous voir collaborent librement avec lui pour construire un monde plus juste et plus humain, et comment tout ceci se produit dans la vie ordinaire et quotidienne.

C’est là que nous pouvons faire l’expérience d’une rencontre extraordinaire avec Dieu : tout simplement au travail et au sein de la vie de famille, dans notre temps libre et à l’occasion d’engagements sociaux, de parler à Dieu et de tout lui offrir par amour.

Car le Christ a voulu donner une signification divine à nos vies. Nos croix, grandes et petites, unies à la sienne, trouvent toute leur signification dans l’Eucharistie. C’est là que le Christ les prend et les offre en même temps que sa propre croix, de telle sorte que nous devenions co-rédempteurs avec lui. Peut-on imaginer une plus grande dignité ?

Finalement, nous traitons de la question de la solidarité, des soins palliatifs et de l’appel à une véritable compassion que le Christ nous adresse, et qui se manifeste chez la personne seule, handicapée, angoissée et laissée pour compte.

En même temps, chacun de nous est appelé à servir le Christ souffrant, à être le Christ serviteur, qui soutient autrui en ses moments de souffrance de sorte qu’il garde courage jusqu’au terme naturel de sa vie.

C’est cela que signifie pour un chrétien l’accompagnement des mourants : aider autrui jusqu’à l’arrivée naturelle du moment le plus important d’une vie, le passage à la vie éternelle et la rencontre avec Dieu en tête à tête.
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Peau d'âne



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Ven 16 Mar 2007, 10:49

ARIS (AP) - La candidate socialiste Ségolène Royal a jugé jeudi soir qu'il fallait "rouvrir" le débat sur l'euthanasie et a souhaité que la décision soit prise d'une manière "collégiale au sein de l'hôpital".

Emue, la prétendante à l'Elysée a rappelé qu'elle avait "assisté à une fin de vie atroce d'un proche". "J'ai connu ce sentiment d'abandon, de n'avoir rien pu faire", a-t-elle ajouté lors de l'émission "A vous de juger" sur France-2.

"La question se pose", a insisté Ségolène Royal. "En même temps, il faut éviter toutes les dérives. Je crois qu'il va falloir rouvrir ce débat". Elle a exprimé l'idée de prendre la "décision" d'une manière "collégiale, au sein de l'hôpital". Selon elle, il faut associer "les familles" qui sont "souvent" les "moins bien placées pour évaluer cela".

Sa position intervient alors que la cour d'assises de la Dordogne a condamné jeudi un médecin, le Dr Laurence Tramois, à un an d'emprisonnement avec sursis pour avoir donné la mort à une patiente et a acquitté l'infirmière Chantal Chanel accusée des mêmes faits.

Lundi, le premier secrétaire du PS François Hollande avait annoncé que Ségolène Royal ferait voter au Parlement une loi permettant l'euthanasie active sous conditions et "avec toutes les précautions nécessaires". Ce texte reprendrait la proposition de loi citoyenne défendue par Marie Humbert, qui prévoit d'inscrire dans le Code pénal une "exception d'euthanasie". AP
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En Christ



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Ven 16 Mar 2007, 11:05

Pour l'instant la Loi interdit l'Euthanasie du moins en France.

Ca changera sans doute pour ceci:

Dans notre société qui vieillit, qui doit faire face à l’augmentation des coûts de santé, on courrait bien vite le risque de voir le prétendu droit de mourir devenir un « devoir de mourir. »
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polaire



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Ven 16 Mar 2007, 17:42

Citation :

Ca changera sans doute pour ceci

Votre explication est en contradiction flagrante avec tout se qui se développe de technique sanitaire visant à prolonger la vie .

Ce que vous remarquez d' ailleurs en parlant de l’augmentation des coûts de santé.

Votre explication est incongrue , elle n'est pas crédible .
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En Christ



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Ven 16 Mar 2007, 18:41

Quoiqu'il en soit on supprime toujours les plus faibles, ça comme par l'avortement (l'embryon n'a pas le droit à la vie) puis l'euthanasie pour la fin de vie.

On cherche plus de se débarasser de ce qui dérange dans nos vie de bien être et de liberté que de s'occuper des plus faibles comme les non-productifs et du coup coûteux pour la société.

L'homme est digne de vie même malade ou handicapé et dès la conception!

Va-t-on supprimer tout ce qui dérange pour notre liberté individuelle?!
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manuel



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Ven 16 Mar 2007, 19:20

En fait le fond du problème est celui :

Qu'est-ce que la vie? (la question philosophique par excellence selon moi plus fondamentale que la question de Camus : pourquoi dois-je vivre? qui suppose déjà la vie. Nous demandons à la vie le sens de la vie ainsi il est essentielle de savori ce qu'elle est).


Tant qu'on n'y répondra pas ou différemment, il y aura toujours des dissenssions et des dérives.


M.
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Loup Ecossais



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Ven 16 Mar 2007, 20:31

manuel a écrit:
En fait le fond du problème est celui :

Qu'est-ce que la vie? Elle est avant tout un "miracle". De nature Divine. (la question philosophique par excellence selon moi plus fondamentale que la question de Camus : pourquoi dois-je vivre? qui suppose déjà la vie. Nous demandons à la vie le sens de la vie ainsi il est essentielle de savori ce qu'elle est).


Tant qu'on n'y répondra pas ou différemment, il y aura toujours des dissenssions et des dérives.


M.
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polaire



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Ven 16 Mar 2007, 22:20

à Enchrist

Citation :
Quoiqu'il en soit on supprime toujours les plus faibles, ça comme par l'avortement (l'embryon n'a pas le droit à la vie) puis l'euthanasie pour la fin de vie.

Ecoutez ! franchement !…. on fait beaucoup et beaucoup plus que sous les sociétés d ‘ancien régime et pour l’enfance et pour les vieillards .
La différence est patente à qui s’est penché sur la vie quotidienne des français sous l’ancien régime .
De toute façon vieux on ne le devenait que par chance , on mourrait jeune ( exit du problème) . Mais maintenant l’ hygiéniste est de règle et il est du devoir de chacun de devenir vieux donc de durer le plus longtemps possible .On est tout à fait à l’opposé des catastrophes eugénistes prédites par Arnaud .

Vous concentrez vos attaques sur l’avortement . Toutes les contraceptions empêchent des vies potentielles .Un célibataire endurci empêche des vies de naître , il s’oppose à la vie d’e mbryons . Il fait pus que les tuer, il ne les fait même pas apparaître .

Que voulez- vous ? un enfants par femmes et par année ?
Chaque femme aurait une vingtaine d’enfants ou plus .

Si vous n’avez pas vu la guerre des roses vous connaissez peut être l’histoire des lapins en Australie .
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Peau d'âne



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Sam 17 Mar 2007, 09:46

Finalement en dehors de toutes polémiques de bien ou de mal. Je remarque que la mort passe de personnel à communautaire. D'où la question suivante : Sommes nous devenus majoritairement des malades en potentiel ? Est ce que mourrir simplement à la vie, par nature, est entrain de disparaitre ? La mort doit elle passer inévitablement par l'hopital ?
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En Christ



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Sam 17 Mar 2007, 11:15

Citation :
Va- t-on s ‘abstenir de faire des lois ?
La majorité demande à ce qu’il y ait des lois conforment à sa vision des choses .

Je voulais dire pour ce qui concerne la voix du peuple. On voit dans la démocratie que la majorité va sur la minorité, il n’en va pas ainsi pour la république, nous avons des droits et des devoirs, si nous cherchons tous à faire notre loi que serait notre société ?! On finirait dans le désordre. Ce sont par des limites qu'on peut dépasser certaine loi mais si il y plus de limite ou va la loi? C'est le KO assuré.
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Peau d'âne



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MessageSujet: Re: Des lois ?   Sam 17 Mar 2007, 21:59

Manuel dis : En fait le fond du problème est celui :
Qu'est-ce que la vie? (la question philosophique par excellence selon moi plus fondamentale que la question de Camus : pourquoi dois-je vivre? qui suppose déjà la vie. Nous demandons à la vie le sens de la vie ainsi il est essentielle de savori ce qu'elle est).
Tant qu'on n'y répondra pas ou différemment, il y aura toujours des dissenssions et des dérives.


Cela me rappelle qu'on me posa la question suivante : Qu'as tu fais de ta vie ?
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Des lois ?
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