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 La pensée du courant catholique Traditionnaliste

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Jesus Christ est mon Dieu



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MessageSujet: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Jeu 15 Fév 2007, 21:45

La Fraternité et Rome




Les étapes d'un combat


La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X a été fondée, il y a maintenant dix-sept ans (... c'était en 1987).

Pour ceux qui ne connaissent pas bien son histoire, sans doute est-il bon d'en rappeler les principales étapes, au moment, où dans les circonstances que nous connaissons, nous nous efforçons de continuer et de développer ce que la Providence nous a donné de faire.

Si les événements apportaient un changement en faveur d'un retour à la Tradition à l'intérieur de l'Église, évidemment la situation se trouverait simplifiée pour nous. Nous serions certainement agréés par la hiérarchie, comme nous l'avons été dans les débuts et tous ces problèmes de relations avec les évêques, avec Rome, ne se poseraient plus.

Pour l'heure, nous devons garder l'authenticité de la Fraternité qui a été fondée, sans doute dans des circonstances bien particulières, mais cela aurait très bien pu se faire dans des temps normaux. Elle a été suscitée, c'est vrai, par la dégradation des séminaires. Mais, il y a eu des Sociétés comme celles de Saint-Vincent-de-Paul ou de Saint-Jean-Eudes, qui ont été fondées avec un objectif identique, qui est et demeure celui de donner une bonne formation sacerdotale aux futurs prêtres et de leur permettre ainsi d'exercer un ministère qui soit l'occasion d'un renouveau dans l'Église.




Dernière édition par le Mar 08 Mai 2007, 11:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Jeu 15 Fév 2007, 21:46

Raison d'être de la Fraternité:
former des prêtres selon l'esprit de l'Église




La Fraternité a donc été fondée avant tout pour faire des prêtres et par conséquent pour ouvrir des séminaires. C'est tout à fait conforme à la Tradition de l'Église : continuer tout simplement la formation sacerdotale traditionnelle pour l'Église.

Nous ne cherchons rien d'autre et nous n'avons jamais voulu innover, sinon dans le sens de la Tradition et en retrouvant certains éléments qui manquaient peut-être un peu à la formation des séminaristes particulièrement au plan spirituel. C'est pourquoi nous avons ajouté aux études philosophiques et théologiques une année de spiritualité. Celle-ci complète bien la préparation des séminaristes au Sacerdoce en les plaçant dans une atmosphère vraiment spirituelle. Ce n'est certes pas une innovation qui va dans le sens des modernistes, mais bien au contraire dans celui de la Tradition de l'Église.

Notre fondation a donc eu soin d'ajouter aux études une formation spirituelle sérieuse par une année supplémentaire qui constitue une espèce de noviciat et qui conduit à la grande connaissance de ce qu'est la spiritualité et à la pratique de la vie intérieure, de la vie purgative et illuminative, mystique qui demande une réforme de soi.La Fraternité n'a pas été fondée sur le modèle d'une congrégation religieuse. Pourquoi ? Parce que dans la pratique il est trop fréquent de constater les difficultés éprouvées par les religieux qui exercent un apostolat dans le monde, de respecter vraiment la stricte pauvreté telle qu'elle est demandée dans les Congrégations religieuses où l'on ne peut rien avoir, rien utiliser, rien employer, sans demander l'autorisation au Supérieur. Tout dépend du Supérieur. Il était donc préférable de ne pas être lié par un vœu qui risquait d'être contredit continuellement. Il valait mieux fonder une société de vie commune sans vœu, mais avec des promesses.


La Providence a donc décidé que notre Société était faite sur le modèle des sociétés à vie commune sans vœu et elle a déjà donné ses preuves. Il n'y a donc pas de raison de ne pas continuer.

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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Jeu 15 Fév 2007, 21:47

La Fraternité officiellement approuvée par Rome
C'est sous cette forme que la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X a été approuvée et érigée dans son diocèse par Mgr Charrière, évêque de Fribourg. C'est sous cette forme qu'elle a aussi été approuvée par Rome.


Cela est très important et même fondamental et il ne faut pas hésiter à le rappeler à ceux qui ne connaissent pas bien l'histoire de la Fraternité.

Le document romain est en effet capital, car il est tout à fait officiel. Il porte la date du 18 février 1971 et le timbre de la Sacré Congrégation pour les religieux. Il est signé par son préfet le cardinal Wright et soussigné par Mgr Palazzini, qui était son secrétaire à l'époque et qui est aujourd'hui cardinal. Ce document officiel, émanant d'une Congrégation romaine approuvant et louant « la sagesse des normes » des statuts de la Fraternité ne peut être regardé autrement que comme un décret de louange qui, par conséquent, autorise notre Société à être considérée comme de Droit pontifical pouvant par le fait même incardiner.

Des actes officiels, accomplis par la Congrégation des religieux ayant pour préfet le cardinal Antoniutti sont venus compléter et confirmer cette reconnaissance officielle, puisqu'ils ont permis au Père Snyder et à un autre religieux américain d'être directement incardinés dans la Fraternité. Il s'agissait donc bien d'actes officiels de Rome.

Force est donc de constater par ces documents officiels que la Congrégation pour le clergé estimait de facto que notre Société pouvait régulièrement et validement incardiner.

Cependant, personnellement, je n'ai pas cru devoir user de cette possibilité jusqu'au moment où nous avons été officiellement, mais illégalement, supprimés. Jusque là je m'étais toujours efforcé d'avoir des évêques qui donnaient les incardinations. J'ai eu recours à Mgr de Castro Mayer au Brésil, à Mgr Castan Lacoma en Espagne et à Mgr Guibert à La Réunion. Ces trois évêques acceptaient de délivrer des lettres dimissoriales aux prêtres de notre Société qui se trouvaient ainsi incardinés dans leurs diocèses. M. l'abbé Aulagnier, lui, a été incardiné dans son diocèse de Clermont-Ferrand, par Mgr de la Chanonie. A ce moment-là, nous étions doublement en règle. Mgr Adam me l'a dit explicitement: « Pourquoi n'incardinez-vous pas dans votre Société ? » J'ai répondu: « Il me semble qu'elle n'est que diocésaine. J'étais donc en deçà des règles canoniques plutôt qu'au delà ».

En effet, ces documents de la Congrégation pour le clergé concernant l'incardination de ces deux religieux américains dans notre Société, sont encore plus importants que la lettre signée par le cardinal Wright. C'est d'ailleurs ce que j'ai répondu à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi lorsque j'ai été interrogé sur les incardinations. On m'a dit : « Vous n'avez pas le droit d'incardiner dans votre Société. » - « Je n'ai pas le droit ? Alors il faut dire à la Congrégation pour le clergé qu'elle s'est trompée en incardinant dans notre Société ! ».

Cet acte du cardinal Wright, si on l'étudie de près, n'est pas seulement une lettre mais un « décret de louange », puisque effectivement il loue les statuts de la Fraternité. C'est un acte tout à fait officiel. Il ne s'agit nullement d'une lettre privée. Ainsi, pendant cinq ans, nous avons eu l’approbation totale de l'Église diocésaine et de Rome. Nous étions donc entés sur l'Église. Ceci est fondamental pour l'action providentielle accomplie par la Fraternité, et nous renforce dans notre existence et notre action en général. Étant vraiment d'Église, reconnus officiellement par l'Église, nous avons été persécutés.

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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Jeu 15 Fév 2007, 21:49

Pourquoi sommes-nous persécutés?


Nous sommes persécutés uniquement parce que nous gardons la Tradition et en particulier la Tradition liturgique.

Toujours en replaçant les faits dans l'ordre de leur intervention historique, il est aussi du plus grand intérêt de relire la lettre que Mgr Mamie m'a adressée le 6 mai 1975, pour bien nous pénétrer des véritables raisons qui ont poussé l'évêque de Lausanne, Genève et Fribourg à nous retirer ILLÉGALEMENT les actes effectués par son prédécesseur et particulièrement le décret d'érection de la Fraternité du 1er novembre 1970. C'est un témoignage. Mgr Mamie reconnaît, puisqu'il l'écrit, que la Fraternité a fait l'objet d'un décret d'érection signé par son prédécesseur au titre de Pia Unio avec siège à Fribourg « approuvant et confirmant les statuts de ladite Fraternité. »

Il n'avait pas le droit d'agir ainsi et de retirer de son propre chef cette reconnaissance canonique. C'est explicitement contraire au Droit Canon. (Can. 493).

Or, par deux fois dans sa lettre Mgr Mamie parle de la liturgie. « ... Je vous rappelais votre refus en ce qui concerne la célébration de la Sainte Messe selon le rite établi par S.S. Paul VI... » et « Quant à nous, nous continuons de demander aux fidèles comme aux prêtres catholiques d'accepter et d'appliquer toutes les orientations ou décisions du Concile Vatican II, tous les enseignements de Jean XXIIIet de Paul VI, toutes les directives des secrétariats institués par le Concile y compris dans la liturgie nouvelle. Cela nous l'avons fait, nous le ferons encore même aux jours les plus difficiles, avec la grâce de Dieu, parce que c'est le seul chemin pour édifier l'Église. »

Voilà ce qu'écrivait Mgr Mamie à cette époque.

Par deux fois dans cette lettre il rappelle la liturgie. « Parce que vous vous opposez à la liturgie. » C'est donc bien le motif principal, essentiel qui nous a valu ces mesures inqualifiables et illégales. Il faut bien que l'on se rappelle cela. La question de l'ordination des prêtres est venue postérieurement. En réalité, le véritable motif pour lequel nous avons été et sommes persécutés - illégalement encore une fois - par Mgr Mamie, par les cardinaux de Rome et les évêques de France, c'est en raison de notre attachement à la Sainte Messe de toujours. « Puisque vous continuez cette liturgie, vous êtes contre le Concile du Vatican. Puisque vous êtes contre le Concile, vous êtes contre le Pape. C'est inadmissible. Donc nous vous supprimons. » Le raisonnement était simple.

Alors ils ont exhibé l'Ordo de Mgr Bugnini et inventé ce qui n'existait pas : l'obligation de la nouvelle messe, qui a été imposée par les services du Vatican et par les évêques en France. C'est ainsi que, malheureusement, la Messe ancienne a été abandonnée par des communautés comme celle de l'Abbaye de Fontgombault, sous prétexte qu'il fallait obéir aux évêques. Tout cela a été imposé par la force, par la contrainte. On voulait absolument aussi nous contraindre à abandonner cette liturgie et par le fait même à fermer notre séminaire.

Devant cette imposture et l'illégalité dans laquelle tout cela a été fait et surtout devant l'esprit dans lequel cette persécution a été orchestrée, un esprit moderniste, progressiste et maçonnique, nous avons cru devoir continuer. On ne peut pas admettre quelque chose qui a été fait illégalement, dans un esprit mauvais, contre la Tradition et contre l'Église, pour la détruire.

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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Jeu 15 Fév 2007, 21:50

Nous avons toujours refusé de collaborer à la destruction de l'Église
Cela, nous l'avons toujours refusé. Du jour où nous refusions, il est évident que nous nous placions contre ceux qui apparaissent comme étant l'Église légale : nous étions hors la loi de l'Église et eux la respectaient. Nous croyons cette appréciation inexacte, car ce sont eux qui en fait s'éloignent de la légalité de l'Église et que nous, au contraire, nous demeurons dans la légalité et la validité. Considérant objectivement qu'ils accomplissent des actes dans un esprit qui détruit l'Église, dans la pratique nous nous sommes trouvés dans l'obligation d'agir d'une façon qui paraît contraire à la légalité de l'Église. C'est vrai. Et c'est une situation bien étrange que celle d'apparaître dans l'arbitraire en continuant simplement à célébrer la Messe de toujours et à ordonner des prêtres selon ce qui était la légalité jusqu'au Concile. C'est cependant cela qui m'a valu d'être frappé de suspense et aux prêtres qui ont accepté d'être ordonnés d'être interdits.


Mais, nous n'avons pas arrêté là notre exercice de l'illégalité dans les détails de la loi, tant au sujet des confessions, que des mariages et de notre installation dans les diocèses. Bien des choses que nous avons accomplies sont en elles-mêmes et au sens strict hors la loi, mais pourquoi les avons-nous faites ? Tout simplement parce que nous pensions que ce qui a été entrepris vis-à-vis de nous était illégal et que l'on n'avait pas le droit de nous supprimer.

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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Jeu 15 Fév 2007, 21:51

La loi fondamentale de l'Église, c'est le salut des âmes


Dès lors, nous avons agi selon les lois fondamentales de l'Église pour sauver les âmes, sauver le Sacerdoce, continuer l'Église. Ce sont effectivement bien celles-là qui sont en cause. Nous nous opposons à certaines lois particulières de l'Église pour garder les lois fondamentales. En faisant jouer les lois particulières contre nous, ce sont les lois fondamentales qui sont détruites : c'est aller contre le bien des âmes, contre les fins de l'Église.

Le nouveau Droit Canon comporte des articles qui sont contre les fins de l'Église. Quand on permet que la communion soit donnée à un protestant, on ne peut pas dire que cela ne va pas contre les fins de l'Église. Quand on affirme : il y a deux pouvoirs suprêmes dans l'Église, on ne peut pas dire que cela ne va pas contre les fins de l'Église. Elle est contraire au dogme cette définition de l'Église Peuple de Dieu dans lequel se trouvent fondamentalement tous les ministères, on ne fait plus de distinction entre le clergé et les laïcs. Tout cela va contre les fins de l'Église. On détruit les principes fondamentaux du Droit et l'on voudrait que nous nous soumettions.

Pour sauver les lois fondamentales de l'Église, nous sommes obligés d'aller contre les lois particulières. Dans tout cela qui a tort, qui a raison ? Evidemment ont raison ceux qui sauvent les fins de l'Église. Les lois particulières sont faites pour les lois fondamentales, c'est-à-dire pour le salut des âmes, pour la gloire de Dieu, pour la continuation de l'Église. C'est parfaitement clair.

Et on rappelle à toute occasion : Mgr Lefebvre est suspens et ses prêtres sont suspens, ilsn'ont pas le droit d'accomplir leur ministère. Ils rappellent là des lois particulières. Mais ils feraient aussi bien de rappeler qu'eux, ils sont en train de détruire l'Église, non pas les lois particulières, mais les lois fondamentales par ce nouveau Droit Canon qui est totalement inspiré par ce mauvais esprit moderniste qui s'est exprimé dans le Concile et après le Concile.

Ce que nous souhaitons bien sûr, c'est que tout soit normal, que nous ne nous trouvions plus dans cette situation apparemment illégale. Mais on ne peut pas nous faire reproche d'avoir voulu changer quoi que ce soit dans l'Église. Il nous faut toujours réfléchir et nous situer dans cet esprit que nous sommes d'Église et que nous continuons l'Église. Et pourquoi continuons-nous ? Parce que nous poursuivons les fins de l'Église. Si l'on peut nous faire grief de manquer à certaines lois pratiques; personne ne peut dire que la Fraternité n'agit pas selon les fins de l'Église. Nul ne peut affirmer le contraire !

Or, même dans les lois particulières, l'Église a eu la sagesse de toujours laisser une porte ouverte pour le salut des âmes. Elle a prévu des cas qui pouvaient être extraordinaires. C'en est ainsi pour la juridiction pour les confessions. Pratiquement, ce sont les personnes qui viennent trouver le prêtre pour recevoir le sacrement de Pénitence qui lui donnent la juridiction par l'intermédiaire du Droit Canon. Même si une personne va trouver un prêtre excommunié pour lui demander, à être entendue en confession, celui-ci reçoit la juridiction. (2)

Pour le mariage : ceuxqui ne parviennent pas à trouver un prêtre qui les marie selon l'esprit de l'Église, comme leurs parents ont été mariés (c'est tout de même élémentaire que des jeunes gens désirent se marier selon le rite dans lequel leurs propres parents l'ont été et non dans un rite qui n'est pas seulement souvent ridicule, mais parfois odieux, dans une ambiance qui est loin d'être pieuse et favorable à cet acte important et sacré qu'est le sacrement de mariage), le Droit Canon a prévu une exception. Si les fiancés ne trouvent pas de prêtre dans un délai d'un mois, ils peuvent se marier. Ce sont eux en fait qui se donnent le sacrement. Ils en sont les ministres et dans ce cas ils sont exempts de la forme canonique (2). Donc ils peuvent se marier devant témoin. S'il y a un prêtre, il doit être présent. Le prêtre ne sera pas délégué, mais il sera présent à leur mariage, comme le demande le Droit Canon et il leur donnera la bénédiction nuptiale.

Pour la Confirmation, il y aaussi une exception. Le prêtre a le droit de donner la Confirmation dans certains cas. C'est aussi dans le Droit Canon. Le prêtre doit donner ce sacrement à quelqu'un qui se trouve en danger de mort s'il ne l'a pas déjà reçu.

Un prêtre peut donner la Confirmation dans d'autres cas exceptionnels. Dans les Missions, cette possibilité a été étendue aux mariages. Les prêtres avaient le droit de donner la Confirmation avant le mariage, si les fiancés ne l'avaient pas reçue.

Je n'ai jamais dit que toutes les confirmations étaient invalides, mais on peut s'interroger quant à la formule qui est employée et certainement pour l'huile qui est utilisée. C'est quand même important. J'ai reçu bien des témoignages de personnes qui, formellement, m'ont donné l'expression employée par l'évêque... ce sont des expressions invalides. « Reçois le Saint-Esprit » tout simplement. « Je t'envoie en mission ». Ce n'est peut être pas fréquent, mais cela s'est rencontré et c'est invalide. En tout cas; nombreux sont les évêques qui estiment que la Confirmation est un Sacrement inutile, que le Saint-Esprit a déjà été donné au Baptême, que c'est une cérémonie supplémentaire pour rappeler ce qui a été fait au baptême. C'est. ce qu'écrivait explicitement l'ancien archevêque de Chambéry dans sa revue diocésaine: « La Confirmation ne donne pas le Saint-Esprit que l'on a reçu au baptême. » J'ai montré cette revue au cardinal Ratzinger en lui disant : « Vous me reprochez de donner les confirmations, regardez ce que pensent les évêques de la Confirmation. » Un archevêque, qui est maintenant retiré, mais qui avait à ce moment 72-73 ans et qui, avait donc été formé à la méthode ancienne. Il avait connu le Sacrement de Confirmation comme il a été enseigné autrefois. Sans doute la foi de l'évêque n'a-t-elle pas d'influence sur la Confirmation, mais peut-on traiter ainsi ce Sacrement ? C'est ainsi que raisonnent les protestants et on peutse demander si l'intention de ces évêques est de faire ce que l'Église veut faire. Si nous voulons survivre et que les bénédictions du Bon Dieu continuent de descendre sur la Fraternité, il nous faut demeurer fidèles à ces lois fondamentales de l'Église.


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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Jeu 15 Fév 2007, 21:52

w Sans la Messe tout s'écroule



Si nos prêtres venaient à abandonner la véritable liturgie, le vrai Saint Sacrifice de la Messe, les vrais sacrements, alors ce ne serait plus la peine de continuer. Nous nous suiciderions !Quand Rome demande : « Mais enfin vous pouvez bien adopter la nouvelle liturgie et continuer vos séminaires, ce n'est pas cela qui les fera disparaître », j'ai répondu : « Si, cela fera disparaître nos séminaires. Ils ne pourront pas accepter la nouvelle liturgie, ce serait introduire le poison de l'esprit conciliaire dans la communauté. Si les autres n'ont pas tenu, c'est parce qu'ils ont adopté cette nouvelle liturgie, toutes ces réformes et cet esprit nouveau. Si nous, nous acceptons aussi les mêmes choses, nous aurons les mêmes résultats. »


C'est pourquoi nous devons maintenir absolument notre ligne traditionnelle, malgré l'apparence d'une désobéissance et les persécutions de la part de ceux qui usent de leur autorité de manière injuste et souvent illégale.

Nous sommes de plus en plus contraints par les circonstances qui sans cesse s'aggravent. Si seulement les choses paraissaient devoir s'arranger, si l'on apercevait des signes tangibles d'un retour à la Tradition, tout serait alors différent. Mais, malheureusement, c'est toujours pire. Les évêques qui remplacent ceux qui partent ou qui meurent, ont reçu moins de formation théologique. Ils sont imbus de cet esprit du Concile, de cet esprit protestant, moderniste et c'est toujours de plus en plus grave. Devant cette dégradation continuelle, est-ce que nous ne sommes pas obligé de prendre des mesures qui évidemment sont extraordinaires. Tout ce qui se passe justifie notre attitude. Car enfin, les prêtres progressistes nous jettent à la figure quand ils le peuvent : vous n'avez pas de juridiction, vous n'avez pas le droit d'entendre les confessions. Bientôt tout ce que nous faisons sera invalide. C'est tout juste si notre Messe ne serait pas invalide. C'est tout au moins l'état d'esprit qui règne parmi les progressistes acharnés qui s'opposent à nous et nous insultent. Il ne faut pas hésiter à répondre qu'il faut profiter des lois de l'Église, c'est-à-dire de ce qu'elle permet dans des circonstances exceptionnelles et d'une extrême gravité.

Dieu sait si nous y sommes !


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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Jeu 15 Fév 2007, 21:52

w Les erreurs fondamentales



Douloureusement affecté par la perspective de la réunion des représentants de toutes les religions invités par le Pape à se réunir à Assise, le 27 octobre, j'avais adressé une lettre à plusieurs cardinaux leur demandant de supplier le Souverain Pontife de renoncer à cette véritable imposture.

On ne pourra pas dire que nous n'avons pas tout fait pour essayer de faire prendre conscience de la gravité de la situation dans laquelle nous nous trouvons.

Dans une prédication que j'avais faite en Suisse, j'avais évoqué les points principaux sur lesquels la Foi se trouve en danger et contredite par le Pape, les cardinaux et par les évêques d'une manière générale.

Il y a désormais trois erreurs fondamentales, qui, d'origine maçonnique, sont professées publiquement par les modernistes qui occupent l'Église.

- Le remplacement du Décalogue par les Droits de l'Homme. C'est désormais le leitmotiv pour rappeler la morale : ce sont les Droits de l'Homme qui se sont pratiquement substitués au Décalogue. Car l'article principal des Droits de l'Homme, c'est surtout la liberté religieuse, qui a été voulue d'une manière particulière par les francs-maçons. Jusque là c'était la religion catholique qui était LA religion, les autres religions étant fausses. Les francs-maçons ne voulaient plus de cette exclusive. Il fallait la supprimer. Alors on a décrété la liberté religieuse.

- Ce faux œcuménisme qui établit en fait l'égalité des religions. C'est ce que manifeste le Pape d'une manière concrète en toutes occasions. Il a dit lui-même que l’œcuménisme était l'un des objectifs principaux de son pontificat. Il a agi là contre le premier article du Credo et contre le premier commandement de l'Église.C'est d'une gravité exceptionnelle.

- Enfin, le troisième acte qui est maintenant courant, c'est la négation du règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ par la laïcisation des États. Le Pape a voulu et est arrivé pratiquement à laïciser les Sociétés, donc à supprimer le règne de Notre-Seigneur sur les Nations.

Si l'on réunit ces trois changements fondamentaux et qui en vérité n'en font qu'un, c'est vraiment la négation de l'unicité de la religion de Notre-Seigneur Jésus-Christ et par conséquent de son règne. Et pourquoi cela. En faveur de quoi. Probablement d'un sentiment religieux universel, d'une sorte de syncrétisme qui vise à réunir toutes les religions.

La situation est donc extrêmement grave, car il semble bien que la réalisation de l'idéal maçonnique soit accomplie par Rome même, par le Pape et les cardinaux. Les francs-maçons ont toujours désiré cela et ils y parviennent non plus par eux mais par les hommes d'Église eux-mêmes.

Il suffit de lire les articles écrits par certains d'entre eux, ou qui leur sont proches, pour voir avec quelle satisfaction ils saluent toute cette transformation de l'Église, ce changement radical qu'a opéré l'Église depuis le Concile et qui, pour eux-mêmes, était difficilement concevable.

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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Jeu 15 Fév 2007, 21:53

La vérité évoluerait avec le temps!


Ce n'est pas seulement le Pape qui est en cause. Le cardinal Ratzinger, qui passe dans la presse pour être plus ou moins traditionnel, est en fait un moderniste. Il suffit pour s'en convaincre de lire son livre « Les principes de la théologie catholique » pour connaître sa pensée, alors qu'il éprouve une certaine estime pour la théorie de Hegel quand il écrit : « A partir de lui, être et temps se compénètrent de plus en plus dans la pensée philosophique. L'être même répond désormais à la notion de temps... la vérité devient fonction du temps ; le vrai n'est pas purement et simplement et c'est vrai pour un temps parce qu'il appartient au devenir de la vérité, laquelle est en tant qu'elle devient. »

Que voulez-vous que nous fassions ? Comment discuter avec qui tient semblable raisonnement ?

Aussi sa réaction n'est-elle pas surprenante quand je lui ai demandé : « Mais enfin, Éminence, il y a quand même contradiction entre la liberté religieuse et ce que dit le Syllabus. » « Mais, Monseigneur, m'a-t-il répondu, nous ne sommes plus au temps du Syllabus! » Toute discussion devient impossible.

Voilà ce que le cardinal Ratzinger écrit dans son livre à propos du texte de l'Église dans le monde (Gaudium et spes) sous le titre : « L'Église et le monde à propos de la question de la réception du deuxième Concile du Vatican. » Il développe ses arguments sur plusieurs pages et précise : « Si l'on cherche un diagnostic global du texte, on pourrait dire qu'il est (en liaison avec les textes sur la liberté religieuse et sur les religions dans le monde) une révision du Syllabus de Pie IX, une sorte de contre-Syllabus (Dignitatis Humanae) ».

Donc, il reconnaît que le texte de l'Église dans le monde, celui de la liberté religieuse et celui sur les non-chrétiens (Nostra AÉtate) constituent une espèce de « contre-Syllabus ». C'est ce que nous lui avons dit, mais maintenant, sans que cela paraisse le gêner, il l'écrit explicitement.

Et le cardinal poursuit : « Harnack, on le sait, a interprété le Syllabus comme un défi à son siècle ; ce qu'il y a de vrai, c'est qu'il a tracé une ligne de séparation devant les forces déterminantes du XIXème siècle. »

Quelles sont « les forces déterminantes du XIXème siècle » ? C'est la révolution française bien sûr avec toute son entreprise de destruction. Ces « forces déterminantes », le cardinal les définit lui-même comme étant « les conceptions scientifiques et politiques du libéralisme ». Et il poursuit « Dans la controverse moderniste, cette double frontière a été encore une fois renforcée et fortifiée ».

« Depuis lors, sans doute, bien des choses s'étaient modifiées. La nouvelle politique ecclésiastique de Pie XI avait instauré une certaine ouverture à l'égard de la conception libérale de l'État. L'exégèse et l'histoire de l'Église, dans un combat silencieux et persévérant, avaient adopté de plus en plus les postulats de la science libérale, et d'un autre côté le libéralisme s'était vu dans la nécessité, au cours des grands retournements politiques du XXe siècle, d'accepter des corrections notables ».

« C'est pourquoi, d'abord en Europe centrale, l'attachement unilatéral, conditionné par la situation, aux positions prises par l'Église à l'initiative de Pie IX et de Pie X contre la nouvelle période de l'histoire ouverte par la révolution française, avait été dans une large mesure corrigé via facti, mais une détermination fondamentale nouvelle des rapports avec le monde tel qu'il se présentait depuis 1789 manquait encore ».

Cette détermination fondamentale va être celle du Concile.

« En réalité, continue le cardinal, dans les pays à forte majorité catholique, régnait encore largement l'optique d'avant la révolution : presque personne ne conteste plus aujourd'hui que les concordats espagnol et italien cherchaient à conserver beaucoup trop de choses d'une conception du monde qui depuis longtemps ne correspondait plus aux données réelles. De même presque plus personne ne peut contester qu'à cet attachement à une conception périmée des rapports entre l'Église et l'État correspondaient des anachronismes semblables dans le domaine de l'éducation, et de l'attitude à prendre à l'égard de la méthode historique critique moderne. »Ainsi se précise le véritable esprit du cardinal Ratzinger qui ajoute : « Seule une recherche minutieuse des manières diverses dont les différentes parties de l'Église ont accompli leur accueil du monde moderne pouvait débrouiller le réseau compliqué de causes qui ont contribué à donner sa forme à la constitution pastorale, et ce n'est que de cette manière que pourrait s'éclairer le drame de l'histoire de son influence ».


« Contentons-nous ici de constater que le texte joue le rôle d'un contre-Syllabus dans la mesure où il représente une tentative pour la réconciliation officielle de l'Église avec le monde tel qu'il était devenu depuis 1789 ».

Tout cela est clair et correspond à tout ce que nous n'avons cessé d'affirmer. Nous refusons, nous ne voulons pas être les héritiers de 1789 !

« D'un côté, cette vue seule, éclaire le complexe de ghetto dont nous avons parlé au début ; (l'Église un ghetto !) et d'un autre côté, elle seule permet de comprendre le sens de cet étrange vis-à-vis de l'Église et du monde: par « monde » on entend, au fond, l'esprit des temps modernes, en face duquel la conscience de groupe dans l'Église se ressentait comme un sujet séparé qui, après une guerre tantôt chaude et tantôt froide, recherchait le dialogue et la coopération. »Force est bien de constater que le cardinal a perdu totalement de vue l'idée de l'Apocalypse de la lutte entre le vrai et l'erreur, entre le bien et le mal. Désormais, on recherche le dialogue entre le vrai et l'erreur. On ne peut pas comprendre l'étrangeté de ce vis-à-vis entre l'Église et le monde.


Plus loin, le cardinal définit ainsi sa pensée : « L'Église et le monde, c'est comme le corps et l'âme. » - « Bien entendu, il faut ajouter que le climat de tout le processus était marqué de façon décisive par « Gaudium et spes ». Le sentiment qu’il ne devait vraiment plus y avoir de mur entre l’Église et le monde, que tout « dualisme » : corps-âme, Église-monde, grâce-nature et même, en fin de compte, Dieu-monde était nuisible : ce sentiment devint de plus en plus une force destructrice pour l’ensemble ».

Le cardinal Ratzinger est à la tête de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, l'ex-Saint Office. Avec une semblable expression de pensée que peut-on espérer pour l'Église de celui qui a cependant en charge la défense de la Foi ?

Quant au Pape, d'une autre façon, il a le même esprit. Sans doute est-il polonais, mais le fondement des idées est le même. Ce sont les mêmes principes, la même formation qui l'animent. C'est la raison pour laquelle ils n'éprouvent ni honte, ni horreur en faisant ce qu'ils font alors que nous, nous en sommes épouvantés. La religion, comme nous l'avons vu dans le libéralisme, dans le modernisme, c'est un sentiment interne.



Ainsi dès le jour où, au mépris du droit, nous avons été frappé par Mgr Mamie, soutenu par Rome, nous n'en avons pas tenu compte et apparemment nous avons désobéi. Mais, c'était notre devoir de désobéir, parce que l'on voulait nous placer dans l'esprit de 1789, l'esprit du libéralisme, l'esprit du contre-Syllabus. Nous avons refusé et nous continuons de refuser. Ce sont des hommes, comme le cardinal Villot, imbus de ce libéralisme, c'est cette Rome libérale qui nous ont condamné. Mais en agissant de la sorte ils ont condamné la Tradition, la Vérité.

Nous avons refusé cette condamnation car nous la considérions comme nulle et inspirée de l'esprit moderniste. Ce que nous faisions et que nous continuons de faire n'est autre que d’œuvrer au maintien de la Tradition. Nous nous sommes donc trouvé être dans une situation apparente de désobéissance légale, mais nous avons continué à ordonner des prêtres, à donner des prêtres aux fidèles pour le salut de leurs âmes. Ceux-ci ont exercé et exercent leur ministère toujours sous une apparence de désobéissance à la lettre de la loi. Et nous continuerons tant que le Bon Dieu le jugera bon.

Ce n'est pas nous qui créons la situation de l'Église et celle-ci s'aggrave toujours davantage dans des conditions stupéfiantes. Personne n'aurait pu imaginer il y a dix ans, avant l'avènement du pape Jean-Paul II, qu'un Souverain Pontife aurait un jour fait cette cérémonie à Assise. L'idée même n'en serait jamais venue. Nul n'aurait pensé qu'il aurait été à la Synagogue et qu'il y aurait fait ce discours abominable. Personne ne l'aurait imaginé. De même n'aurait-on jamais pu concevoir ce qu'il a fait en Inde. Tout cela aurait paru inconcevable.


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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Jeu 15 Fév 2007, 21:54

w Nous voulons continuer l'Église



Alors, nous qui sommes entés sur l'Église, nous qui avons reçu les approbations officielles de l'Église, nous voulons continuer l'Église, continuer le Sacerdoce, sauver les âmes.

Que l'on me comprenne bien, je ne dis pas que la Fraternité c'est l'Église, mais nous sommes d'Église, comme l'ont été les Sulpiciens, les Lazaristes, les Missions étrangères et tant d'autres. Nous avons été reconnus comme tels et nous le demeurons. Nous ne voulons pas changer.

Il n'y a qu'une Église, dont nous sommes un rameau puissant, plein de sève, approuvé par l'Église absolument comme les autres Sociétés l'ont été autrefois et qui sont maintenant - hélas - en grande majorité en train de mourir de leur belle mort.

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X a été suscitée, pensons-nous, providentiellement par le Bon Dieu pour être un phare, une lumière dans le monde entier afin de sauver le vrai Sacerdoce, le vrai Sacrifice de la Messe, la Doctrine et la Tradition de l'Église et la Vérité pour apporter le salut aux âmes. Nous vivons dans un temps vraiment exceptionnel et croyons-nous apocalyptique, nous devons supplier le Bon Dieu, prier saint Pie X notre patron, afin de recevoir les grâces qui nous fortifient.

Le Bon Dieu m'a presque contraint à fonder la Fraternité, à réaliser cette oeuvre, qui dans son développement semble bien avoir reçu Sa bénédiction.Nier cela, serait nier l'évidence. Tout le monde peut le constater.Beaucoup d'entre nos prêtres ont maintenant plus de huit ans, plus de dix ans de Sacerdoce et le nombre des catholiques qui gravitent autour d'eux et qui sont heureux de les avoir est considérable. Combien de fois je reçois des lettres ou des compliments quand je passe dans les prieurés : « Ah, Monseigneur, vos prêtres ! Heureusement que nous avons vos prêtres ! Quel bien ils nous font. Ils nous aident, ainsi que nos familles, à demeurer catholiques. Combien nous vous remercions ! ».
Comment ne pas constater l'action de la Providence quand on voit ces vocations qui viennent de partout, et ce malgré toutes les attaques et les entreprises subversives pour essayer de nous démolir. Il n'y a pas de doute, le diable fait tout ce qui est en son pouvoir pour nous diviser, pour nous désagréger, c'est clair. Malheureusement, dans une certaine mesure, il y est parvenu : trop nombreux sont ceux qui nous ont abandonné. J'ai ordonné trois cent six prêtres depuis quinze ans, dont cinquante-six d'entre eux pour les communautés ou monastères amis. Naturellement les premières années, il n'y a pas eu beaucoup d'ordinations. Les premières ordinations importantes ont commencé en 1975. En onze ans, cela fait tout de même un chiffre assez considérable et cela malgré toutes les oppositions, les persécutions contre nos séminaires, malgré aussi le découragement que l'on provoque chez les séminaristes et que certains sont parvenus à détourner de leur vocation.


Soyons unis, courageux, soyons fermes, continuons. Le Bon Dieu nous bénira certainement. Nous ne devons pas craindre et trembler, mais demeurer résolus à défendre et à transmettre notre Foi.

Louis Veuillot disait : « Deux puissances vivent et sont en lutte dans le monde : la Révélation et la Révolution ».

Nous avons choisi de garder la Révélation, tandis que la nouvelle Église conciliaire a choisi la Révolution.

La raison de nos vingt années de combat est dans ce choix.

Prions, demandons à la Très Sainte Vierge, à notre Reine à laquelle la Fraternité est consacrée de nous aider.


Mgr Marcel LEFEBVRE





Tiré de Fideliter n°55 de janvier-février 1987



http://www.fsspx.org/fran/rome/cadrome/cadreRome.htm
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jo zecat
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Jeu 15 Fév 2007, 22:04

Jesus Christ est mon Dieu a écrit:
Nous avons toujours refusé de collaborer à la destruction de l'Église



Ben, n empêche que pour finir, il ont oeuvré pour le contraire de ce qu ils prétendaient sauvegarder...
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Jeu 15 Fév 2007, 22:10

jo zecat a écrit:
Jesus Christ est mon Dieu a écrit:
Nous avons toujours refusé de collaborer à la destruction de l'Église



Ben, n empêche que pour finir, il ont oeuvré pour le contraire de ce qu ils prétendaient sauvegarder...

ben non puisque Grace à eux la Tradition a été sauvegardée.

s'ils n'avaient pas désobéis,plus personne ne celebrerait la Sainte Messe de Toujours,de rite Tridentin.
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Clotilde
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Jeu 15 Fév 2007, 22:17

JCMD me dit pas que là aussi tu cherches, hein.. pukel :thumbdown:
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Ven 16 Fév 2007, 00:31

Clotilde a écrit:
JCMD me dit pas que là aussi tu cherches, hein.. pukel :thumbdown:

J'aime le Pape et je lui suis fidèle.

mais je comprends que tu puisses te faire des idées.
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Clotilde
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Ven 16 Fév 2007, 19:54

Jesus Christ est mon Dieu a écrit:
Clotilde a écrit:
JCMD me dit pas que là aussi tu cherches, hein.. pukel :thumbdown:

J'aime le Pape et je lui suis fidèle.

mais je comprends que tu puisses te faire des idées.

je ne me fais pas des idées JCMD, je m'appuie sur ce que tu donnes à voir ici et sur tes propos qui sont trés contradictoires.


Citation :
ben non puisque Grace à eux la Tradition a été sauvegardée.

s'ils n'avaient pas désobéis,plus personne ne celebrerait la Sainte Messe de Toujours,de rite Tridentin.

Tu aimes le Pape et lui es fidèle mais tu remercies ceux qui lui ont été infidèles parce que sans eux il n'y aurait plus de messe. Je ne vois pas où est ton amour et ta fidélité au Pape là dedans... :no
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Ven 16 Fév 2007, 20:17

Benoit XVI lui-meme celebre la messe Tridentine,en privé clotilde.

est-il aussi hors la loi?

la FSSPX n'est ni schismatique,ni encore moins hérétique.Ils sont dedans(la Communion).

Monseigneur Castrillon Hoyos, envoyé du Pape, l'a déclaré publiquement(canal 5 TV italienne 13 novembre 2006).
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Clotilde
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Ven 16 Fév 2007, 20:25

Jesus Christ est mon Dieu a écrit:
Benoit XVI lui-meme celebre la messe Tridentine,en privé clotilde.

est-il aussi hors la loi?

la FSSPX n'est ni schismatique,ni encore moins hérétique.Ils sont dedans(la Communion).

Monseigneur Castrillon Hoyos, envoyé du Pape, l'a déclaré publiquement(canal 5 TV italienne 13 novembre 2006).

mais JCMD, encore une fois je m'appuie sur ce que tu dis, c'est toi qui parle de "désobéir", pas moi! C'est toi aussi qui n'a de cesse de laisser entendre qu'en dehors du rite tridentin, il n'y a pas de messe puisque c'est pour toi la messe de TOUJOURS !! Donc la notion de "hors la loi", c'est toi qui la met sur la fraternité donc, il y a forcément infidélité au Pape.

Je n'ai rien contre le rite tridentin, et que le Pape utilise ce rite "en privé", je trouve cela trés approprié! Mais tu auras remarqué qu'il ne déprécie pas pour autant le rite de Paul VI . La messe de toujours, c'est la messe de l'Eglise catholique, la messe fidèle au magistère et aux recommandations liturgiques, quelle que soit sa forme. Idea Idea Idea Idea
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Ven 16 Fév 2007, 20:28

Clotilde a écrit:
Jesus Christ est mon Dieu a écrit:
Benoit XVI lui-meme celebre la messe Tridentine,en privé clotilde.

est-il aussi hors la loi?

la FSSPX n'est ni schismatique,ni encore moins hérétique.Ils sont dedans(la Communion).

Monseigneur Castrillon Hoyos, envoyé du Pape, l'a déclaré publiquement(canal 5 TV italienne 13 novembre 2006).

mais JCMD, encore une fois je m'appuie sur ce que tu dis, c'est toi qui parle de "désobéir", pas moi! C'est toi aussi qui n'a de cesse de laisser entendre qu'en dehors du rite tridentin, il n'y a pas de messe puisque c'est pour toi la messe de TOUJOURS !! Donc la notion de "hors la loi", c'est toi qui la met sur la fraternité donc, il y a forcément infidélité au Pape.

Je n'ai rien contre le rite tridentin, et que le Pape utilise ce rite "en privé", je trouve cela trés approprié! Mais tu auras remarqué qu'il ne déprécie pas pour autant le rite de Paul VI . La messe de toujours, c'est la messe de l'Eglise catholique, la messe fidèle au magistère et aux recommandations liturgiques, quelle que soit sa forme. Idea Idea Idea Idea

Clotilde,aucun Pape n'a interdit ou aboli la Messe de Toujours.

si désobéissance il y a eu,ce n'est pas au Pape mais aux eveques modernistes heretiques.
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Clotilde
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Ven 16 Fév 2007, 20:33

Jesus Christ est mon Dieu a écrit:


Clotilde,aucun Pape n'a interdit ou aboli la Messe de Toujours.


La messe de toujours, c'est la messe de l'Eglise catholique, la messe fidèle au magistère et aux recommandations liturgiques, quelle que soit sa forme


Citation :
si désobéissance il y a eu,ce n'est pas au Pape mais aux eveques modernistes heretiques.

non, non, tu as dit que c'est grâce à eux que la Tradition avait été gardé, ce qui implique qu'elle ne l'a pas été par le Pape, forcément, sinon il n'y aurait pas lieu de désobéïr. C'est donc bel et bien au Pape qu'ils ont désobéï Exclamation
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Acri



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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Ven 16 Fév 2007, 20:36

Lorsque j'entends l'expression "messe de toujours", je la comprends en réaction à ceux parmi les progressistes qui ne veulent pas, plus, en entendre parler.

Je n'ai jamais assisté à un rite tridentin, mais depuis quelque temps cela m'attire. Il y a quelques années, je n'avais aucune considération pour ces "fanatiques". Je crois que c'est depuis que j'ai assisté à des offices dans d'autres rites (gréco-orthodoxe et gréco-arménien) que je n'ai plus rejetté a priori le rite tradi.
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Acri



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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Ven 16 Fév 2007, 21:06

J'ajouterai que la papauté est passée par bien d'autres épreuves que ces ordinations épiscopales schismatiques : pour ne citer qu'un exemple, je lisais, ce soir, un article dans une revue a propos des papes d'Avignon : le Grand Schisme me paraît autrement plus grave. Il n'est que de songer qu'à un moment il y a eu, je crois me souvenir, jusqu'à 3 papes qui s'entrexcomunniaient.
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Clotilde
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Ven 16 Fév 2007, 21:10

Acri a écrit:
Lorsque j'entends l'expression "messe de toujours", je la comprends en réaction à ceux parmi les progressistes qui ne veulent pas, plus, en entendre parler.


probablement, mais c'est avoir une réaction aussi bête qu'eux que d'utiliser cette expression.

Je n'ai rien contre le rite tridentin, surtout si le Pape l'autorise, mais par contre je suis allergique aux réflexions et attitudes qui visent à dénigrer le rite actuellement utilisé par l'Eglise catholique romaine.
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Acri



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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Ven 16 Fév 2007, 21:14

Clotilde a écrit:
Je n'ai rien contre le rite tridentin, surtout si le Pape l'autorise, mais par contre je suis allergique aux réflexions et attitudes qui visent à dénigrer le rite actuellement utilisé par l'Eglise catholique romaine.

Entièrement d'accord. Very Happy
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MessageSujet: La liberté religieuse selon vatican II   Dim 04 Mar 2007, 14:05

De même, la liberté des cultes, qualifiée de « désastreuse et à jamais déplorable hérésie » par Pie VII (lettre apostolique Post tam diuturnas, 29 avril 1814), fut présentée comme une vérité de foi par Vatican II.



L’un des rédacteurs de Dignitatis humanae, le Père Congar, écrivit que d’après ce texte, la liberté religieuse était conte­nue dans la Révélation.



Or il avoua lui-même qu’une telle affirma­tion était mensonge. « À la demande du pape, j’ai collaboré aux der­niers paragraphes de la déclaration sur la liberté religieuse: il s’agissait de montrer que le thème de la liberté religieuse appa­raissait déjà dans l’Écriture, or il n’y est pas » (in: Éric Vatré: A la droite du Père, Paris 1994, p. 118).



Quel aveu! Déclarer qu’une doctrine est révélée, alors que l’on sait pertinemment que cela est faux!



La liberté religieuse est même contraire à la Révélation.



Quand les juifs rendaient un culte au veau d’or, Moïse les a-t-il fé­licités? II ne les a pas encouragés à « manifester librement l’efficacité singulière de leur doctrine pour organiser la société et vivifier toute l’activité humaine » (Dignitatis humanae, § 4).



L’inexistence du droit à la liberté religieuse est une vérité révélée.



Dieu, par exemple, ordonna à Gédéon de renverser l’autel dressé à Baal par son propre père (Juges V, 25). Le prophète Élie ÉGORGEA de ses propres mains les prêtres de Baal (2. Rois XVIII, 40). Or Élie est le plus grand des prophètes, puisqu’il fut spécialement honoré par NSJC lors de la Transfiguration (donc le Christ est contre la liberté re­ligieuse). Le successeur d’Élie, Elisée sacra Jéhu. Le roi Jéhu fit massacrer tous les fidèles de Baal, démolit l’autel et « ils démolirent aussi le temple de Baal et en firent un cloaque, ce qu’il est resté jusqu’à maintenant » (2. Rois X, 27). Ce cloaque à côté de Jérusalem s’appelle la Géhenne...



« La liberté religieuse demande, en outre, que les grou­pes religieux ne soient pas empêchés de manifester librement l’efficacité singulière de leur doctrine pour organiser la société et vivifier toute l’activité humaine » (Dignitatis humanae, § 4).



Or le Christ a dit: « Je suis la voie, la vérité, la vie » (Jean XIV, 6).



Il n’a pas dit que d’autres religions que la sienne apportaient la vie.



D’autre part, le Christ a dit: « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean XV, 5). Il n’a pas dit que l’on pouvait faire quelque chose (organiser avec « efficacité » la société) grâce à Bouddha ou Maho­met. Le Christ a dit: « Celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc XVI, 16). Il n’a donc pas donné l’autorisation d’honorer l’Être su­prême (terme cher aux francs-maçons) selon un culte X.



Si Vatican II prétend que les bouddhistes, musulmans, protestants, animistes etc. ont le droit d’ « honorer d’un culte public la divinité suprême » (Dignitatis humanae, § 4; l’expression « divinité suprême » figure aussi dans Nostra aetate)



, cela prouve que les prélats ont adopté l’idéologie et le langage des loges maçonniques, tout comme Woj­tyla à Assise, demandant à ses invités de prier simplement « une puissance suprême », « l’Être absolu », « une puissance au-dessus de toutes nos forces humaines », « cette réalité qui est au-delà de nous ».



« Divinité suprême »? Un commentateur attentif pourrait même souligner que l’adjectif « suprême » implique qu’il existe également des divinités inférieures. Vatican II professerait alors le polythéisme...



la fin des temps est plus que proche,les prophéties de daniel,de saint jean dans l'apocalypse et celles de Notre Dame s'accomplissent...
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MessageSujet: Confiance et union au Christ Jésus dans la tentation.   Dim 04 Mar 2007, 22:49

Confiance et union au Christ Jésus dans la tentation.

Prions le Christ d'être notre soutien dans la lutte contre le démon, contre le monde son complice, contre la concupiscence qui est en nous.
Comme les apôtres ballottés par la tempête (1), crions vers le Christ Jésus : « Seigneur, aidez-nous, car sans vous nous périssons »; et, étendant la main, le Christ nous sauvera.
A la suite du Christ qui a voulu, pour notre exemple et pour nous mériter la grâce de résister, être tenté, — bien qu'à cause de sa divinité, cette tentation ait été purement extérieure, — forçons Satan à se retirer, en lui disant dès qu'il se présente : « Il n'y a qu'un seul Seigneur que je veux adorer et servir. Au jour du baptême, j'ai choisi le Christ, c'est lui seul que je veux écouter. »
Le Christ est en nous depuis le baptême; et le Christ, dit saint Jean, « est plus grand que celui qui est dans le monde, c'est-à-dire que Satan ». Le démon n'a pas vaincu le Christ; « le prince de ce monde, disait Jésus, n'a rien en moi qui lui appartienne »; dès lors il ne pourra nous vaincre.
Si, veillant constamment sur nous-mêmes, nous restons unis à Jésus, et si nous nous appuyons sur ses paroles et ses mérites, le Christ dira comme autrefois : Confidite : Ego vici mundum. : « Ayez confiance, j'ai vaincu le monde. » Une âme qui cherche à rester unie au Christ par la foi est au-dessus de ses passions, au-dessus du monde et des démons; tout peut se soulever en elle, autour d'elle; le Christ la tiendra, par sa force divine, au-dessus de tous les assauts.

Le Christ, vie de l'âme, pp. 225, 226.

(1) Cfr Évangile de la messe.


Dernière édition par le Mar 06 Mar 2007, 16:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 01:02

LA CRISE DE L'EGLISE par Mgr Lefebvre.

La crise de l'Église
La naissance d'Ecône
L'opposition personnelle de l'épiscopat français
L'Église condamne le libéralisme
Influences du libéralisme sur le Concile
Ce qu'est le libéralisme
Un seul ennemi pour le libéralisme: la Tradition
Le libéralisme dans les réformes postconciliares
Fidèles gardiens de la tradition, nous sommes les meilleurs serviteurs du Pape
Ecône continue pour l'Eglise et pour le Pape
Gardons la Foi

LA CRISE DE L'ÉGLISE
Ce n'est pas pour autre chose, en effet, je pense, que vous êtes ici, dans le désir de mesurer d'une manière plus parfaite l'ampleur de cette crise terrible qui nous fait beaucoup de peine et qui nous déchire intérieurement. Nous voudrions tant que l'Église soit florissante, qu'il n'y ait pas de divisions en son sein, mais une unité parfaite comme autrefois. Nous étions si heureux alors d'être, en quelque sorte, sans problèmes, et de voir l'Église croître toujours davantage. Personnellement, j'ai pu assister à la croissance de l'Église d'une manière absolument admirable en Afrique. Lorsque j'étais délégué apostolique, en effet, entre 1948 et 1959, j'ai eu l'occasion de visiter tous les pays d'Afrique. Pendant ces onze ans, j'ai traversé l'Afrique entière, visitant les diocèses au nom du Saint Père, à qui je venais ensuite rendre compte de mes visites. C'était un émerveillement pour moi de voir la croissance de l'Église. Que s'est-il donc passé dans notre Église, pour qu'une Église qui était en plein essor, en pleine croissance se trouve tout à coup aux prises avec un drame considérable ? Actuellement, j'ai l'occasion de me rendre dans tous les pays d'Europe, en Australie, aux États-Unis, en Amérique du Sud. Partout, dans tous que les contacts que j'ai, les échos sont les mêmes ; l'Église est divisée, les catholiques sont inquiets, les prêtres ne savent plus que penser de la situation. Les évêques même constatent ces difficultés dans leurs diocèses : paroisses divisées, diocèses divisés, manque de vocations, séminaires vides : congrégations religieuses qui ne se recrutent plus. Tout cela jette l'Église du monde entier dans une angoisse vraiment profonde, et lorsque l'on va à Rome, on a les mêmes échos. Lorsqu'on a l'occasion de rencontrer des cardinaux, des personnalités, c'est toujours la même inquiétude, chacun se demande quand va se terminer enfin cette crise et ce que l'on peut faire pour y mettre un terme. Il y a donc un problème qui se pose depuis - disons-le franchement - depuis le Concile, depuis cet événement. Sans doute il y avait déjà des préparations à cette crise bien avant le Concile, cela est certain. Le péché originel d'abord et puis toutes les suites du péché originel. Mais il y a eu tout de même à ce moment là un événement qui a provoqué dans l'Église un choc, une crise vraiment douloureuse.
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 01:03

LA NAISSANCE D'ECONE.
Comment à l'occasion de cette crise et aussitôt après le Concile, me suis-je trouvé personnellement au coeur même - si je puis ainsi dire - de ce drame, c'est ce que je voudrais vous expliquer. En 1968, alors que je n'étais plus Supérieur Général de la Congrégation du Saint Esprit, ayant donné ma démission, des séminaristes sont venus me trouver, envoyé par des prêtres, par leurs parents, par des amis, me demandant avec insistance de leur trouver un moyen d'être éduqués en vrais prêtres, bref de leur donner une véritable formation sacerdotale. Il me fallait donc trouver un séminaire. J'ai cru en trouver un dans le Séminaire Français de Rome. J'y ai envoyé quelques séminaristes. Malheureusement, au bout d'un an ou deux, les évêques, poussés par les professeurs mêmes du séminaire, ont refusé ces séminaristes parce qu'ils gardaient leur soutane, récitaient le chapelet, se réunissaient à la chapelle et manifestaient ainsi une certaine division dans le séminaire en étant plus réguliers que les autres aux exercices de piété. Ce fut considéré comme une sorte de rébellion et on les a refusés aux Ordinations. Il m'a donc fallu chercher une autre solution pour ces séminaristes. Certains sont allés se mettre sous la protection du Cardinal Siri de Gênes. Pour ma part, j'ai cherché en Europe une Université qui fût encore assez traditionnelle pour qu'ils puissent y recevoir une bonne formation théologique et philosophique. Je me suis adressé à Fribourg, car je connaissais Mgr Charrière. Lorsque j'étais archevêque de Dakar, en effet, il était venu y passer quinze jours. C'est pourquoi je me suis dit : l'Université de Fribourg est encore bonne, il y a là de bons professeurs, je connais Mgr Charrière, c'est probablement là que j'aurais le plus de facilité à trouver un endroit pour mettre mes séminaristes. Je suis allé à Fribourg et me suis rendu chez Mgr Charrière. Les choses se sont arrangées, j'ai loué des chambres chez les Salésiens. Un an après, j'ai acheté une maison à Fribourg et, la même année, je m'installai à Ecône avec onze nouveaux séminaristes. Puis ce furent vingt deux, puis trente, puis quarante nouveaux séminaristes qui sont arrivés dans les années suivantes. Je me suis ainsi trouvé pris - si j'ose dire. Non par ma propre volonté, jamais je n'ai eu l'intention bien arrêtée à l'avance d'agir ainsi, jamais je ne me suis dit : je vais faire un séminaire, je le ferai de telle manière, je le ferai à tel endroit. Pas du tout. Ce sont vraiment les circonstances qui m'ont comme forcé à faire ce séminaire. Je me suis senti poussé par tous ces séminaristes qui venaient. Je ne pouvais plus même me dégager de cet engrenage dans lequel j'étais pris, alors que j'aurais pu prendre tout simplement ma retraite, étant déjà âgé, après de nombreuses années d'Afrique Et voilà comment Ecône est né. Agréé par l'autorité ecclésiastique, agréé par Mgr Charrière, agréé par Mgr Adam. Comment, me direz-vous, dans ces conditions, Ecône s'est-il trouvé au centre de la crise, avec des oppositions, des attaques incroyables ?
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 01:04

L'OPPOSITION PERSONNELLE DE L'EPISCOPAT FRANCAIS.
Et d'abord, d'où sont-elles venues surtout ? De France. Pourtant mon séminaire est international, puisqu'il s'y trouve des Américains, des Australiens, des Anglais, des Belges, des Allemands, des Suisses, des Italiens. Mais évidemment, la majorité est française et les évêques français avaient déjà depuis longtemps une opposition à ma propre personne, parce que au Concile, je ne les avais pas suivis. Je puis bien le dire, en effet, je n'ai pas suivi dans mes interventions au Concile l'Assemblée épiscopale française. Ils avaient leurs réunions au cours desquelles on donnait exactement le texte des interventions qu'il fallait faire : Vous, Monseigneur Untel, vous voudrez bien faire une intervention sur tel sujet, tel théologien vous rédigera votre texte, vous n'aurez qu'à le dire. Je n'ai pas voulu être pris dans ce système, et, étant très libre, n'ayant pas eu l'habitude de me trouver dans l'assemblée française, bien que j'ai été pendant quelque temps évêque de Tulle, donc d'un diocèse de France, j'ai agi seul, en dehors de l'assemblée. Et cela, on ne me l'a pas pardonné, d'avoir, moi, un évêque français, pris dans le Concile des positions contraires à celle de l'assemblée française. À la vérité, ce n'était pas contre l'assemblée française que je prenais ces positions qui ne concordaient pas avec les siennes, mais parce que j'estimais devoir les prendre. Dès ce moment-là, j'ai commencé à être très mal vu par l'assemblée épiscopale française, à tel point que je passais pour ultra-traditionaliste, il faut bien le dire, parce que ma position était traditionnelle et contre cet esprit de nouveauté qui me semblait très dangereux. Et donc, lorsque les évêques français ont vu que j'avais un séminaire florissant, où de nombreux séminaristes se rendaient, ils ont eu peur. Ils se sont dit : voilà des séminaristes qui, une fois prêtres, viendront porter en France les idées traditionnelles de Mgr Lefebvre, et de cela, nous ne voulons pas. Nous ne voulons pas dans nos diocèses de prêtres traditionnels qui diviseront nos diocèses, qui ne seront pas dans le courant, qui s'opposeront aux autres prêtres, que sais-je ? Il y a donc eu immédiatement une opposition de la part des évêques de France. Et elle n'a fait que croître à mesure que mon séminaire grandissait, qu'ils apprenaient que je construisais des bâtiments, que le nombre des séminaristes passait de vingt à quarante, à soixante, à quatre-vingt, à cent. Ce n'était plus possible. Je devenais un gêneur à mon séminaire aussi. C'est alors quels ont fait pression à Rome, sur le Cardinal Villot, français comme eux, qui les connaissait bien et qui est un ami pour eux, et sur le Cardinal Garonne également français, pour faire supprimer mon séminaire, en disant : nous ne voulons pas de ce séminaire, il faut le supprimer. Voilà ce que l'on peut appeler la raison historique de cette opposition, opposition qui se fait au nom de l'opposition que mon séminaire représente vis-à-vis du courant actuel et, disons-le, des réformes conciliaires, du Concile lui-même.
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 01:04

L'ÉGLISE CONDAMNE LE LIBERALISME.
Cette opposition, il faut la situer dans l'Histoire de l'Église. Pourquoi cette opposition entre des évêques et d'autres évêques ? Je ne suis pas seul, en effet, beaucoup ont combattu avec moi dans le Concile. Nous étions 250 dans ce groupement qu'on a appelé le "Coetus Internationalis Patrum", (groupement International des Pères), qui avait une tendance traditionnelle et qui défendait la tradition contre peut-être 200 ou 250 pères qui, eux, étaient organisés pour défendre les thèses libérales. Or, vous le savez, je n'ai pas besoin de refaire devant vous l'Histoire de l'Église depuis deux siècles, vous la connaissez suffisamment, surtout vous qui désirez mieux la connaître la situation de l'Église, les Papes ont écrit des Encycliques sur ce sujet. Lisez-les ou relisez-les tous ces documents que les Papes nous ont donnés depuis le Concile de Trente jusqu'à l'Encyclique " Humani Generis " du Pape Pie XII. Que ce soit dans la Bulle " Auctorem Fidei " qui condamne le Concile de Pistoie, dans l'Encyclique " Quanta Cura " et le Syllabus de Pie IX, dans l'Encyclique " Immortale Dei " de Léon XIII, ou dans les actes de Saint Pie X, condamnant le "Sillon" et le Modernisme, tous les Papes ont condamné les thèses du libéralisme. Et s'ils l'ont fait, c'est parce qu'ils voyaient dans ces thèses, des thèses directement opposées à la foi de l'Église. Ce n'était pas seulement une condamnation de points secondaires, mais de thèses qui s'opposaient à Notre Seigneur Jésus-Christ, qui détruisaient le surnaturel, car le libéralisme détruit le surnaturel et nous fait tomber dans le naturalisme qu'ont condamné tous les Papes. Eh bien, ces thèses Libérales, condamnées et recondamnées ont toujours trouvé des catholiques pour les défendre. Même des évêques se sont opposés à ces documents pontificaux.
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 01:05

INFLUENCES DU LIBERALISME SUR LE CONCILE.
Et au Concile, ces thèses ont trouvé des défenseurs dans l'organisation des cardinaux des bords du Rhin, comme on les a appelés, c'est-à-dire les cardinaux de Hollande, d'Allemagne, de Belgique, de France et d'Autriche - certes l'Autriche est un peu loin du Rhin, mais elle le touche bien un peu quand même. Ces cardinaux se voyaient régulièrement et leur organisation n'était autre que l'IDOC. L'ID0C était une organisation qui existait pendant le Concile, qui avait une foule de secrétaires, des bureaux, un argent considérable venant des Conférences épiscopales, surtout hollandaise et allemande qui, très riches, finançaient tout ce secrétariat. Tous les jours pendant le Concile, nous recevions des feuilles et des feuilles de documents de l'ID0C. Tous les Pères en recevaient, nous en trouvions tous les matins dans nos boîtes aux lettres. Et puis, ils ont organisé des conférences avec des théologiens et ils avaient leurs propres experts, une véritable organisation. Ainsi vous le voyez, le groupe qui défendait les thèses libérales était organisé d'une manière incroyable, tandis que les autres Pères qui étaient venus de leurs diocèses, sans penser un instant qu'il y aurait pu y avoir une organisation de ce genre pour les conditionner en quelque sorte, se sont trouvés démunis, complètement démunis. On pensait que tout simplement la majorité des Pères allait défendre les thèses traditionnelles et qu'on n'allait pas se mettre à défendre les thèses condamnées parles Papes pendant des siècles. Et bien, malheureusement, je suis personnellement persuadé que cette organisation a réussi à triompher dans le Concile, et cela dès le début du Concile, dès les premiers jours. Le Concile, en effet, n'était pas commencé depuis huit jours, que les membres de cette organisation en détenaient déjà dans leurs mains toutes les clefs. Ils les ont tenues par les Commissions, ayant obtenu de revoir le nom de tous les membres des commissions. Ils se sont alors opposés aux noms qui étaient proposés à l'assentiment des Pères. Proposés et non pas imposés, par le cardinal Ottaviani qui avait donné les noms de ceux qui faisaient partie des commissions pré-conciliaires, seulement pour informer les Pères, et non pour imposer ces noms. Néanmoins le cardinal Liénart s'est immédiatement levé et a dit : " Nous protestons, c'est inadmissible, on veut nous imposer des listes, on veut nous imposer des noms, nous voulons avoir notre liberté, c'est aux Conférences épiscopales à désigner les noms des commissions ". Bref, toute une histoire invraisemblable. Mais l'organisation avait déjà préparé des listes qui furent aussitôt distribuées à tous les Pères dans leurs boîtes aux lettres. Et vingt-quatre heures après, il fallait voter. Personne n'avait eu le temps de préparer des listes internationales. Seul ce groupe en avait. Ce sont évidemment ces listes là qui sont passées. Ils avaient ainsi dans leurs mains les deux tiers des membres des commissions, de ceux qui rédigeraient les schémas. Puis, deuxième victoire - vous pouvez lire cela dans le livre du P. Wiltgen "The Rhine flows into the Tiber", (" Le Rhin coule dans le Tibre") -, deuxième victoire de ces libéraux, lorsqu'ils ont réussi à faire éliminer tous les schémas préparatoires. Tout le travail de préparation, auquel j'ai moi-même participé comme membre de la commission centrale, tout ce. que nous avions fait pendant deux ans et demi, tout ceci était rejeté et nous n'avions plus de schémas entre les mains. Il a donc fallu en faire refaire de nouveaux par les commissions. Et ainsi ces commissions nommées par eux refirent les schémas selon leur esprit, selon l'esprit libéral. Ce sont des choses qu'il faut savoir, qu'on ne peut pas ne pas savoir, si l'on veut se rendre compte comment tout cela à pu arriver, comment toute cette influence libérale a pu dominer l'Église, et la domine encore actuellement. Je vous dis ces choses pour vous expliquer comment le Concile a été soumis à cette influence libérale. Il faut également savoir que dans les sous-commissions pouvaient être nommées des personnes qui n'étaient pas désignées comme experts. Certes, il y avait des experts parmi les membres des sous-commissions, mais les commissions pouvaient nommer dans les sous-commissions des membres qui n'étaient pas experts. C'est ainsi que nous avons eu dans les sous-commissions des théologiens comme Schillebeckx, Rahner, Küng, Congar, Murphy des États-Unis, Leclerc de Louvain, Davis de Lancaster. Tous ces messieurs-là, dont les uns sont maintenant mariés, les autres de véritables hérétiques, étaient dans les sous- commissions. Ce sont eux qui ont rédigé les schémas. De la sorte, nous avons eu des schémas complètement soumis à cette influence. Et des schémas qui étaient équivoques. Schillebeckx lui-même a écrit "nous savons très bien ce que nous faisons en mettant des phrases équivoques dans les schémas du Concile. Nous en tirerons les conséquences après le Concile". Voilà ce que disait Schillebeckx qui était un des membres des sous-commissions. Il faut savoir ces choses-là pour se rendre compte de l'influence libérale qui a pesé sur le Concile. Car il est impossible de changer complètement un schéma qui vous est donné. On peut changer des phrases, ajouter quelques paragraphes, modifier quelques mots, on ne peut pas en changer complètement l'esprit à moins de le rejeter et de le refaire. Or la plupart du temps, nous n'avions pas le temps de changer les schémas, d'autant que la première question que l'on nous posait était : "Êtes-vous d'accord pour prendre comme sujet de discussion ce schéma qui est dans vos mains ?"Alors l'on répondait "sujet de discussion... si nous le rejetons, il va encore falloir attendre...". Les Pères étaient souvent fatigués de leur situation assez pénible dans les hôtels, ne désiraient pas que le Concile durât indéfiniment, aussi ne voulaient-ils pas rejeter tout le temps les schémas et disaient ils : " ... donc acceptons-le comme sujet de discussion". Mais aussitôt qu'on l'avait accepté comme sujet de discussion, l'on ne pouvait plus en changer les thèmes fondamentaux, mais seulement y apporter des modifications accidentelles. Si l'on voulait faire une intervention contre un point fondamental, l'on se voyait répondre - " Ah ! pardon, vous l'avez accepté comme thème de discussion, et par conséquent vous en avez accepté les idées fondamentales. Maintenant, il s'agit évidemment de savoir sous quelle forme il faut les présenter, s'il faut ajouter un paragraphe, modifier la présentation, mais non pas en changer les thèmes fondamentaux". Nous nous trouvions donc dans l'impossibilité de modifier profondément ces schémas. Et c'est ainsi que les idées de collégialité, d'oecuménisme, de liberté et quantité d'autres idées équivoques se sont trouvées exprimées dans ces schémas. Et l'équivoque était telle parfois qu'il a fallu, pour le schéma sur l'Église, insérer une note explicative qui précisât les rapports qui existent entre les évêques, le collège des évêques et le Pape, entre le collège épiscopal et le collège apostolique. Il n'est pas pensable dans un Concile de 2350 évêques d'introduire des phrases équivoques. C'est pourquoi, nous-mêmes, une douzaine d'évêques, nous avons écrit au Saint Père pour le supplier de faire attention aux équivoques qui se trouvaient dans le Concile. Nous n'avons pas eu de réponse, mais au moins le Saint Père a-t-il été averti. Ce sont ces choses qu'il faut comprendre pour se rendre compte du poids de l'influence libérale sur le Concile. Et, il faut l'ajouter, après le Concile ceux qui ont reçu et qui exercent maintenant la responsabilité des dicastères sont ceux qui les avaient attaqués le plus violemment pendant le Concile. Le cardinal Garonne, par exemple, avait violemment attaqué dans une de ses interventions, le dicastère des études et des universités. Je me souviens encore de la stupeur qu'avait causée cette intervention, et de l'ahurissement du cardinal Antoniutti, qui était présent, et de son secrétaire, Mgr Staffa, aujourd'hui cardinal, devant ces attaques contre leur dicastère. Eh bien, c'est le cardinal Garonne qui est actuellement à la tête de ce dicastère. Ce sont là tout de même des choses significatives. Actuellement, ceux qui ont les dicastères en mains sont les mêmes qui ont lutté dans le Concile pour faire passer les idées libérales. Il ne faut pas s'étonner dès lors qu'ils appliquent les décisions du Concile avec cet esprit libéral, et que nous nous trouvions dans une situation incroyable de désordre dans l'Église, d' "autodémolition de l'Église ", comme l'a dit notre Saint Père le Pape. Ces idées libérales sont corrosives par elles-mêmes, elles détruisent tout ce qu'elles touchent, si l'on peut dire, elles détruisent tout ce qu'elles font.
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 01:06

CE QU'EST LE LIBERALISME.
Le libéralisme, si vous le voulez, peut se définir en deux mots - car je ne puis en faire une étude complète devant vous -, en deux mots, c'est-à-dire apporter la libération, libérer l'homme. Le libérer de quoi ? de la Vérité qui lui est imposée du dehors. L'homme doit se faire lui-même sa vérité et juger lui-même de sa vérité. Donc chacun possède sa vérité, chaque époque possède sa vérité. Elle se fait à l'intérieur de la conscience de chaque homme. L'homme dispose ainsi de sa vérité qui ne lui est plus imposée du dehors, car cela est contraire à sa dignité, à son caractère d'homme adulte, d'homme moderne, d'homme libéral. Il se libère de la Vérité parce qu'il y voit une contrainte. Au contraire, si la Vérité existe et qu'elle s'impose à nous, nous devons nous y soumettre. Si l'Église est la seule Vérité, nous devons nous soumettre à l'Église. Mais on ne veut plus de Vérité qui s'impose. Deuxième libération, libération des dogmes de la foi, On ne veut pas se voir imposer des dogmes tout faits, une Révélation toute faite qui nous est proposée. On ne veut pas d'un Credo qui nous soit imposé, de sacrements qui nous soient imposés, et d'un Sacrifice de la Messe qui nous soit imposé. Tout cela n'est pas possible. L'homme moderne ne peut pas accepter des dogmes qui lui soient imposés. Il faut qu'il les critique par sa raison, qu'il les soumette à sa raison, à la science, à sa propre conscience. Par conséquent ces dogmes doivent être, eux aussi, soumis à une évolution selon les temps et la conscience que l'on en prend. Et ainsi, tout est soumis à l'homme, l'homme devient le maître de tout, le Dieu. Troisième libération, libération de la loi. L'on ne veut pas admettre de loi. La loi limite nécessairement la liberté, oblige à se conduire selon une certaine orientation. Or cela est inadmissible, inadmissible ! En effet, c'est 1 'homme qui se fait sa propre loi, il a une conscience, il doit donc se faire sa loi et on ne peut lui en imposer une. S'il estime qu'une loi sociale qui lui est imposée lui est nécessaire, il l'admet ; s'il estime qu'elle ne lui convient pas, il ne l'admet pas C'est ce qui se passe dans nos pays et même dans l'Église. Regardez les lois, le droit canon, ou du moins ce qu'il en reste. Chacun en fait ce qu'il veut. Que ce soient les rubriques liturgiques, les programmes des catéchismes, les règlements des séminaires, chacun en fait ce qu'il veut. Car tel est bien le principe du libéralisme : chacun se fait sa loi. Et ce principe corrosif s'oppose directement à Dieu. Qui, en effet, nous impose la Vérité ? La Révélation n'est pas autre chose que Notre Seigneur Jésus-Christ. Et notre Seigneur est la loi. Il est le Verbe, la loi de Dieu, la loi de charité qu'Il nous impose. C'est pourquoi l'on peut dire que le libéral attaque directement Dieu et Notre Seigneur Jésus-Christ. Cela est très grave, excessivement grave. Sans doute, les catholiques libéraux n'ont pas cette intention ni ce désir, mais par le fait qu'ils mettent ces principes en pratique, ils luttent contre Dieu et Notre Seigneur, même s'ils n'en ont pas l'intention théorique. Et d'ailleurs, ces hommes-là vivent constamment dans la contradiction, ainsi que le remarquait le cardinal Billot en définissant le catholique libéral comme l'homme qui vit dans l'incohérence. Le catholique libéral, en effet, proclame bien la thèse de l'Église, mais dans la pratique, dans l'hypothèse, il prend l'opinion publique et son opinion personnelle pour loi. En conséquence de ces principes, il n'y a pas pour le libéral, en politique comme dans l'Église, d'ennemis à gauche. Il n'y a que des ennemis à droite. Le catholique libéral est un sectaire, disait déjà Louis Veuillot. Il ne peut pas supporter ceux qui maintiennent la Vérité, ceux qui maintiennent les dogmes, ceux qui maintiennent la loi. Il ne peut pas les supporter car ils sont pour lui un reproche continuel.
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 01:06

UN SEUL ENNEMI POUR LE LIBERALISME : LA TRADITION
Mes chers amis, mesdames et messieurs, tout le problème d'Ecône est là. Les libéraux qui sont installés actuellement à Rome, qui dominent dans l'Église, qui, on peut bien le dire, occupent l'Église et en tiennent les postes les plus importants, ces libéraux sont prêts à faire toutes les compromissions possibles à gauche, avec les protestants, avec les bouddhistes, les pentecôtistes, les communistes. Ils n'y font aucune difficulté, du moment que c'est à gauche. Mais avec ceux qui maintiennent la tradition et les dogmes, ceux qui maintiennent la Sainte Messe et les Sacrements, ils ne veulent rien entendre. C'est pourquoi, il ne faut pas nous dire, comme quelquefois certains de nos amis traditionalistes : " mais vous devriez faire une petite concession. Pas grand'chose, mais une partie de la nouvelle messe, par exemple. Et vous seriez très bien vu à Rome, vous recevriez peut- être le chapeau de cardinal". Cela nous ne le pouvons pas, car nous nous trouvons devant une idéologie. Et la meilleure preuve qu'ils n'accepteraient pas ces concessions-là, c'est leur acharnement contre ceux qui ont simplement une attitude traditionnelle. Prenez, par exemple, ce qui s'est passé à Fribourg il y a quinze jours. On y a voulu déplacer l'abbé Noël, curé depuis 25 ans d'une paroisse du bas- Fribourg. Et pourtant, ce prêtre dit la nouvelle messe et il ne s'est jamais opposé à son évêque, ni au Concile, ni au Pape, ni à quoi que ce soit, mais il a une allure traditionnelle, il porte la soutane, il fait réciter le chapelet dans son église, il va visiter ses malades, il confesse à longueur de journées, il n'a pas tourné son autel à l'envers, bref il a gardé certaines traditions ; et donc il faut le faire partir. Cela a fait un scandale. Tous ses paroissiens se sont ligués autour de lui. Six cents d'entre eux se sont rendus à l'évêché, remettre une pétition pour empêcher le déplacement de ce curé qui n'a que soixante ans, en rappelant tout le bien qu'il a fait dans la paroisse. Mais non, il a une attitude traditionnelle, cela suffit pour le déplacer. Pas d'ennemis à gauche, des ennemis à droite. Tous ceux qui veulent maintenir tant soit peu de la tradition, qui ont simplement une allure traditionnelle, sont indésirables. C'est inutile, dans ces conditions, de nous dire qu'il suffit de faire une petite concession et que tout ira bien. Cela n'est pas vrai. C'est se faire illusion totale sur la nature de ces libéraux. Nous le voyons à chaque instant. Un Séminaire de Paray-le-Monial est allé se réfugier dans le diocèse de Cortone, avec l'approbation du Cardinal Siri. Dans ce Séminaire, on prend toute la nouvelle liturgie en langue vernaculaire, les séminaristes y sont très libres et il y a la télévision. Mais, il y a tout de même une discipline de piété et une attitude extérieure de tradition - les séminaristes reçoivent la soutane - certains la portent, d'autres non - Eh bien, on a fermé le séminaire et mis à la porte les 30 séminaristes. Qu'on ne vienne donc pas nous dire qu'il ne s'agit que d'une petite affaire, que l'on en veut à Ecône parce que nous ne prenons pas la nouvelle liturgie et que, si nous la prenions, tout irait bien. Cela n'est pas vrai, cela n'est pas vrai, les choses sont beaucoup plus graves que cela. Je viens de vous expliquer qu'il s'agit d'une histoire qui a plusieurs siècles. Il s'agit de la lutte séculaire entre les papes, entre la Vérité de l'Église et ceux qui veulent marier l'Église avec le monde, avec la Révolution, qui veulent marier la Vérité avec l'erreur, le bien avec le mal. Voilà le libéral, qui n'a de cesse que l'Église finisse par accepter le monde tel qu'il est. Non pas le corriger, non pas le convertir, mais l'accepter tel qu'il est. Eh bien, cela Dieu, Notre Seigneur ne le veulent pas. Notre Seigneur veut qu'on se convertisse à l'Église et non que l'Église se convertisse au monde.
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 01:08

LE LIBERALISME DANS LES REFORMES POSTCONCILIAIRES.
Or c'est cela qui s'est passé dans le Concile, c'est l'Église qui s'est convertie au monde, et non le monde à l'Église. Cette idée d'aggiornamento de l'Église, de Concile pastoral, a été comme une obsession pendant le Concile. Les Pères se demandaient que faire pour être plus près du monde, plus à l'écoute du monde, davantage reçus par lui, pour qu'il se montre plus favorable à l'Église. Des évêques disaient : "Jetons nos croix d'or, jetons nos anneaux, que le pape enlève sa tiare, descende de sa sedia gestatoria. Vivons comme des pauvres. Soyons à l'écoute du monde. Acceptons-en toutes les misères, qu'on élargisse les lois du mariage, les lois de la morale, qu'on supprime les commandements de l'Église - c'est ce qui a été demandé par Maximos IV ! - qu'on supprime les commandements de l'Église, chacun fera ce qu'il veut, ira à la messe si cela lui plaît, une fois par mois ou une fois tous les deux mois, cela suffit bien... ". En un mot, libéraliser, libéraliser, libéraliser. Voilà l'atmosphère qui a régné dans les Conciles et dans les réformes postconciliaires. Je pourrais vous raconter - mais je ne veux pas abuser de votre patience ce qui m'est arrivé comme Supérieur Général de la Congrégation des Pères du St Esprit, lors du Chapitre Général extraordinaire. J'étais Supérieur Général depuis 1962 et jusqu'en 1974. Le Chapitre a eu lieu en 1968. J'avais donc encore six ans de Supériorat. Eh bien, Mgr Moro, secrétaire de la Congrégation des Religieux, en l'absence du Cardinal Antoniutti qui était en voyage en Amérique du Sud, m'a déclaré : "Laissez vos capitulants faire ce qu'ils veulent. Depuis le Concile, vous comprenez, il faut que ce soit la base qui commande, il faut que vos membres du Chapitre Général s'organisent entre eux et nomment eux-mêmes quel qu'un pour présider le Chapitre. Car il n'est plus nécessaire que ce soit le Supérieur Général qui le préside. Vous feriez mieux d'aller vous promener en Amérique. " Voilà ce que l'on m'a dit : "Vous feriez bien de faire un voyage en Amérique ". Et cela, alors que j'étais encore Supérieur Général pour six ans. Comment voulez-vous qu'une Congrégation subsiste dans ces conditions ? Et Mgr Moro de renchérir : " Laissez y faire, laissez faire. Depuis le Concile, vous comprenez, e est aux capitulants à prendre leurs responsabilités ". De fait, les capitulants ont nommé une équipe de trois membres pour présider le Chapitre et cela a été la révolution totale dans notre Congrégation. Lorsque j'ai vu cela j'ai dit que je n'accepterais pas de continuer d'assumer une charge dans ces conditions et que puisque le Saint Siège ne soutenait plus les Supérieurs Généraux, qu'il n'y avait plus de droit canon, de Constitutions, je donnais ma démission. Elle a été acceptée aussitôt. A ce moment, il y avait encore 5200 membres dans notre Congrégation, aujourd'hui, il y en a moins de 4000. Voilà le résultat ! La ruine pure et simple de notre Congrégation. Si j'ai donné ma démission, c'est que je ne voulais pas que l'histoire pût dire que c'était Mgr Lefebvre qui avait ruiné la Congrégation. Voilà donc un exemple, mais, direz-vous : "Ce n'est qu'un cas particulier, qui n'est arrivé qu'à vous ". Pas du tout. L'on m'a cité le cas du Supérieur Général des Rédemptoristes qui est allé se promener en Amérique pendant son Chapitre Général extraordinaire. On avait donc donné ce conseil à un autre. C'était donc une consigne qui était donnée par la Congrégation des Religieux ! Par l'instance la plus haute au point de vue des religieux. Vous imaginez aisément ce qui peut rester des Congrégations religieuses avec de tels principes de gouvernement. [Retour] FIDELES GARDIENS DE LA TRADITION, NOUS SOMMES LES MEILLEURS SERVITEURS DU PAPE. Voilà donc les raisons pour lesquelles nous n'admettons pas de compromissions pour Ecône. On pourra nous dire ce que l'on voudra, nous n'acceptons pas d'abandonner la tradition de l'Église. Nous n'acceptons pas de nous séparer de tous les papes qui ont parlé depuis le Concile de Trente et avec le Concile de Trente. Nous préférons être avec les papes de quatre siècles, que d'être avec la curie romaine actuelle qui veut des nouveautés, les fait toutes et tend ainsi à nous rendre protestants et modernistes. Cela nous ne le voulons pas, et nous sommes persuadés qu'en agissant ainsi, nous sommes avec le Pape. Le pape ne peut pas être contre la tradition. C'est impossible. Qu'est-ce qu'un pape, en effet ? Pie IX nous le dit dans son Encyclique " Pastor Aeternus " : " Le Saint Esprit n'a pas été promis aux Successeurs de Pierre pour leur permettre de publier, d'après ses révélations, une doctrine nouvelle, mais de garder strictement et d'exposer fidèlement avec son assistance les révélations transmises par les apôtres, c'est-à-dire le dépôt de la foi". Telle est la mission du pape : garder fidèlement le dépôt et le transmettre aussi fidèlement. Bien sûr, certaines expressions peuvent changer, encore qu'il faille conserver les expressions définies par les Conciles ou employées dans les Professions de Foi, comme par exemple l'expression "un seul Dieu en trois Personnes". Ces expressions définies ont en effet un sens tellement précis qu'on ne peut les changer sans risquer de changer la substance de notre foi, dont l'expression rend nécessaires des paroles précises et fixes. C'est aussi le cas du terme de " transsubstantiation " pour la sainte Eucharistie que l'Église a défini une fois pour toutes. Nous ne pouvons pas dire aujourd'hui "Nous ne savons plus ce qu'est la substance, avec les découvertes de la science moderne, on ne peut plus parler de transsubstantiation". Cela est faux, absolument faux. On n'a pas le droit de changer ces choses- là qui sont définitives. C'est pourquoi nous refusons les nouveautés. Et nous sommes persuadés d'être avec le Saint Père en gardant la tradition, d'être ses meilleurs serviteurs, même si éventuellement nous devrions apparaître en opposition avec lui, à cause des tendances libérales de son entourage auxquelles, il faut bien le dire, son enfance, son adolescence passée en milieu libéral l'ont rendu peut-être plus sensible qu'un autre pape. Cette influence libérale qui a pesé sur le Saint Père dans sa jeunesse est connue de tous et, d'après un article à mon sens très bien composé, il aurait à cette époque animé un petit journal de gauche, intitulé " La Fronde ". C'est un petit fait évidemment, mais qui montre cependant quelle était déjà la tendance du Pape Paul VI. Et l'on comprend très bien alors qu'un tel pape puisse être davantage influencé par des tendances libérales. C'est normal. Et ce n'est pas impossible. Dieu n'a pas déclaré que toute parole sortant de la bouche du Saint Père serait infaillible, ni que tous les papes seraient des saints, sans qu'aucune de leurs actions fût mauvaise. Cela n'est pas vrai, l'Histoire nous l'enseigne. On a peut-être trop insisté sur l'infaillibilité pontificale depuis le Concile Vatican I. Il est vrai que nous avons eu des papes extraordinaires et qu'ainsi s'est répandue dans le peuple fidèle et même chez les clercs, la croyance que toute parole sortant de la bouche du Saint Père était infaillible. Mais cela n'est pas vrai. Il y a des conditions exactes de l'infaillibilité qui ont été définies, selon que le pape parle " ex cathedra " ou seulement dans son magistère ordinaire. L'on comprend très bien ainsi qu'un concile qui est pastoral, qui veut réaliser un " aggiornamento ", qu'un concile qui ne se veut pas dogmatique - le Pape l'a encore rappelé explicitement il y a un mois : "ce concile est un concile non-dogmatique", eh bien, l'on comprend très bien que toutes les paroles d'un tel concile ne soient pas infaillibles. Il faut savoir faire des distinctions. Ce concile ne se présente pas comme les autres. Tous les autres conciles ont été faits pour lutter contre une erreur et préciser la vérité de l'Église. Celui-ci, non. Le Pape Jean XXIII l'a déclaré sans ambages "Nous ne voulons définir. aucune nouvelle vérité, par conséquent nous ne voulons pas faire un concile dogmatique, nous voulons faire un concile pastoral". Par le fait même il écartait, si je puis dire, ce charisme de l'infaillibilité qui est nécessaire lorsque le Pape définit quelque chose. C'est pourquoi, je crois personnellement que nous pouvons juger ce concile et même le critiquer, dans le bon sens du terme, C'est-à-dire examiner chaque schéma pour voir quelles en sont les phrases absolument conformes à la tradition et celles qui sont nouvelles. Pour ces dernières, nous avons le droit de les passer au Crible de la Tradition. De la Tradition, et non de notre propre jugement comme on nous le reproche. On nous dit que c'est nous qui jugeons, mais il n'en est rien. On nous dit : "Vous vous opposez au Pape, aux évêques, au Concile"". Mais non. Nous comparons simplement ce que les papes ont dit et ce que le Concile dit. S'il y a des choses qui apparaissent contradictoires, il faut absolument conformer le Concile à la Tradition. On ne peut pas faire autrement.
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 01:09

ECONE CONTINUE POUR L'ÉGLISE ET POUR LE PAPE.
Voilà donc notre position. Et nous continuons. Bien sûr, nous aurons peut- être des réprobations, mais personnellement, je pense que nous ne pouvons pas dilapider les vocations sacerdotales aujourd'hui. Je dirais que c'est comme si on voulait nous faire piétiner des reliques. Si l'on me disait aujourd'hui : "Vous allez piétiner des reliques ", je répondrai : "Non, je préfère mourir plutôt que de piétiner des reliques. " Eh bien, les vocations sacerdotales sont pour moi comme des reliques, des reliques de bonnes vocations, de saintes vocations, dés reliques de saints prêtres. L'Église n'a presque plus de vrais séminaires, c'est-à-dire selon les lois que l'Église a toujours appliquées pour la formation des prêtres. J'ai visité le Brésil, l'Argentine, la Colombie, l'Amérique du Nord. J'ai visité les séminaires, j'ai rencontré leurs évêques. Tous le disent Nous n'avons plus de vocations ". Et il faut voir les séminaristes qui restent dans les séminaires qui existent encore - cheveux longs, guitares. Des jeunes gens qui se demandent pourquoi ils sont là. Et l'on voudrait que je ferme mon séminaire qui réunit de tous les horizons du monde les quelques bonnes vocations qui restent, que je jette à la rue mes séminaristes. Je réponds : Non - Pour l'Église et pour le Pape, pour l'honneur de Dieu et de Notre Seigneur, je veux garder et continuer à former ces vocations. Et je suis persuadé que le Bon Dieu est avec nous. Il n'est pas possible qu'il ne bénisse pas notre oeuvre. Il l'a bénie visiblement en nous donnant tout ce que nous désirions et cela c'est un signe que, malgré tout, notre oeuvre rendra service à l'Église. J'en suis sûr, après la tourmente qui secoue actuellement l'Église, on reconnaîtra le bien fondé de notre oeuvre. Mgr Adam lui-même, l'évêque de Sion et donc du séminaire me disait il y a huit jours, au cours d'un déjeuner : Il Monseigneur, il faut que votre séminaire continue. Je lui ai répondu : "Monseigneur, c'est vous-même qui l'avez supprimé, et vous voulez qu'il continue ! que puis je faire ? " - "Il faut qu'il continue ! Il le faut. Continuez comme Séminaire International. Nous pouvons peut-être le faire reconnaître par Rome, je pourrai peut-être le reconnaître moi-même. Mais vous ferez quelques modifications". - " Attention, je veux savoir ce que vous me demanderez, car je ne ferai pas n'importe quoi. En tous cas, si vous voulez que mon séminaire continue, je le veux aussi ". Voyez l'incohérence. Le même Mgr Adam déclare à la Télévision que le séminaire d'Ecône est une secte et puis il me demande de continuer. Je n'y comprends plus rien. Mais ce dont je suis persuadé, c'est que Dieu veut que ce séminaire continue, et c'est pourquoi nous sommes décidés à continuer.

GARDONS LA FOI.
Je vous remercie à l'avance des prières que vous pourrez faire pour nous et de la générosité que vous avez déjà eue et que vous aurez encore pour nous. Et j'espère qu'un jour, si le Bon Dieu le permet, il y aura des vocations qui viennent d'Autriche à Ecône. Vous savez que nous avons ouvert une maison à Weissbad près d'Appenzell et non loin du lac de Constance, pour les séminaristes de langue allemande. Nous avons déjà un prêtre autrichien dans ce séminaire et j'espère qu'un jour nous y aurons des séminaristes autrichiens. Je vous demande de le dire autour de vous pour que des jeunes gens puissent venir nous rejoindre. J'ajoute que je souhaite que beaucoup de personnes fassent partie de cette association mariale de St Pie X et acquièrent ainsi une piété profonde et une grande dévotion envers Saint Pie X, le dernier pape qui est saint, et qui a tellement lutté contre toutes ces erreurs dont je vous ai parlé. Confions-nous à lui. Enfin je vous recommande le catéchisme du Cardinal Gasparri, qui a été réédité récemment dans une traduction du Dr Steinhart et que j'ai préfacé. Gardez ce catéchisme précieusement. Enseignez-le à vos enfants. Lisez-le afin de conserver la foi. La foi, en effet, est le don le plus précieux que nous ayons. Au jour de votre Baptême, le prêtre a demandé à vos parrains et marraines : " que vous apporte la foi ?", et ils ont répondu : "La vie éternelle ". Si donc la foi nous apporte la vie éternelle, nous ne devons pas avoir de bien plus précieux, et être prêt à mourir, à donner jusqu'à la dernière goutte de notre sang plutôt que d'abandonner notre foi catholique.

Conférence de Mgr Lefèbvre, à Vienne, le 9 septembre 75
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MessageSujet: La nouvelle messe est équivoque.   Lun 05 Mar 2007, 03:01

La nouvelle messe est équivoque.




Ce texte est extrait d'un bulletin paroissial de la FSSPX. L'auteur en est l'abbé Giraud.




Citation :
"Vous, tous, catholiques ... Nous vous exhortons, dans l'effusion de Notre coeur, à vous rappeler le culte et la foi de vos pères, à lui rester fidèles puisque la religion est le premier et le plus grand des biens ... Eloignez de vous tous les usurpateurs, sous quelque titre qu'ils se présentent, archevêques, évêques, curés; n'ayez rien de commun avec eux surtout dans l'exercice de la religion."
(Pie VI)



N'oublions pas que le rite de la Messe dite de Paul VI a été concu et fabriqué pour servir à la fois au culte catholique et au culte protestant. C'est pour cette raison que six pasteurs protestants ont participé à son élaboration; et ayant réussi à rendre équivoque ce nouveau rite, qui peut être compris aussi dans le sens luthérien, la nouvelle messe a été adoptée par des communautés protestantes qui ne croient toujours pas en nos dogmes eucharistiques.


Pour comprendre en quoi la nouvelle messe esr équivoque, il est indispensable de nous rappeler la doctrine catholique et la doctrine luthérienne sur les principaux dogmes eucharistiques. Ces deux doctrines sont comparées dans le tableau ci-dessous.




--------------------------------------------------------------------



Citation :
Doctrine catholique



Oui, la Messe est un vrai sacrifice propitiatoire qui peut être offert pour les vivants et pour les défunts.




Oui, à la Messe il y a présence réelle corporelle et physique du Christ. Le Christ y est présent avec son Corps, son Sang, son Ame et sa Divinité.




Oui, le prêtre possède un véritable sacerdoce ministériel qui lui donne des pouvoirs que les autres fidèles n'ont pas.


Oui, ce sont les paroles de la consécration prononcées par le prêtre et non la foi des assistants qui rendent le Christ présent corporellement sous les apparences du pain et du vin.






Citation :
Doctrine protestante



Non, la Messe n'est pas un sacrifice propiatoire; c'est seulement un mémorial, c'est à dire un souvenir de la Cène du Christ.




Non, à la Messe il n'y a pas présence réelle corporelle et physique du Christ; il y a seulement une certaine présence réelle spirituelle du Seigneur.




Non, il n'y a pas de sacerdoces en dehors de celui que possèdent tous les baptisés.


Non, Non, ce ne sont pas les paroles de la consécrations mais la foi des assistants qui produit durant la Cène une certaine présence réelle du Christ : la présence réelle spirituelle.


--------------------------------------------------------------


Comme on peut le constater, sur tous ces Dogmes eucharistiques, il y a opposition irréductible entre deux doctrines contradictoires. Les catholiques affirment, les Protestants nient. C'est "oui" pour les uns et "non" pour les autres.


Considérons quelques changements qui soulignent l'équivoque de la nouvelle messe.


Premier changement



---------------------------------------------------------------

Citation :
Dans l'ancienne Messe dite de St Pie V

Le prêtre interrompt le récit de la Cène pour prononcer les paroles de la consécration, qui, dans le Missel traditionnel, sont imprimées dans une typographie différente.
Ces paroles, il ne les dit pas sur le ton récitatif, comme on fait pour un récit, pour un mémorial, il les dit sur le ton imitatif, c'est à dire sur le ton normal de quelqu'un qui accomplit une action personnelle. De même que le prêtre dit : "Je te baptise", ou "Je te pardonne tes péchés", il dit : "Ceci est mon corps", "Ceci est le calice de mon Sang..."


Dans la nouvelle Messe dite de Paul VI



(Il ne s'agit pas des élucubrations qu'on peut trouver dans certaines paroisses, mais bien de ce que certains appellent une "bonne messe Paul VI")

Le prêtre n'interrompt pas le récit de la Cène et prononce les paroles de la consécration sur le même ton récitatif et sans les séparer des paroles qui les précédent. Dans les nouveaux Missels les formules consécratoires ne sont pas dans une typographie différente comme dans les Missels de St Pie V, ce qui soulignait si fortement le changement d'action.
-------------------------------------------------------------------

Deuxième changement



-------------------------------------------------------------------

Citation :
Dans l'ancienne Messe dite de St Pie V

Après la première consécration, sûr de ne plus tenir du pain mais le vrai Corps du Christ, le prêtre plie le genou pour adorer son Dieu; puis, se redressant, il élève la Sainte Hostie pour la présenter à l'adoration des assistants agenouillés, et il l'adore à nouveau après l'avoir déposé sur le corporal qui signifie le linceul et rappelle la réalité du Corps.


Dans la nouvelle Messe dite de Paul VI

Tout est changé. Comme s'il ne s'était rien passé, le prêtre sans adorer, élève l'hostie, la présente, à l'assitance qui reste également debout, puis il la dépose non sur le corporal mais sur la patène et alors seulement il plie le genou.
-------------------------------------------------------------------


Même s'il est gêné par la nouvelle facon de faire, le catholique n'est pas nécessairement troublé dans sa foi, car, se dit-il, la présence réelle n'est pas fonction des signes d'adoration qu'on multiplie ou qu'on diminue; aussi pour lui, qui assiste à la nouvelle messe avec la foi catholique, le Christ est-il présent dans l'Hostie dès que les paroles consécratoires sont prononcées.



Non, déclare le Protestant, qui assiste à cette même nouvelle Messe avec la foi luthérienne; la présence du Christ n'est pas produite par les paroles du prêtre mais par la foi des assistants. Du reste, ajoute le Protestant, vous l'avez bien vu, le prêtre n'a pas adoré comme il le faisait à tort dans l'ancien rite. Pourquoi l'Eglise a-t-elle supprimé la première génuflexion ? Parce qu'elle a enfin compris le bien-fondé de la théorie de Luther. Ce n'est que par la foi des fidèles que le Christ est spirituellement présent dans l'hostie; et voilà pourquoi, désormais, le prêtre présente d'abord le pain aux fidèles et après, seulement, il fait sa génuflexion, car, après seulement, le Christ est présent.


Troisième changement



-----------------------------------------------------------------

Citation :
Dans l'ancienne Messe dite de St Pie V

L'expression "mysterium fidei" incluse dans la formule de la consécration du calice ne souffre aucune autre interprétation que l'interprétation catholique. Le "mystère de foi" c'est ce qui est en train de se produire : la transsubstantiation ou changement du pain et du vin dans le Corps et le Sang du Christ.


Dans la nouvelle Messe dite de Paul VI



Après avoir élevé et reposé le calice, le prêtre fait une génuflexion, il se relève et dit à haute voix : "Il est grand le mystère de la foi."

Ici, nous posons une question. Nous demandons : Quel mystère de la foi ?

--------------------------------------------------------------------


Mais, répond le Catholique, qui assiste à la nouvelle messe avec sa foi catholique, le mystère de la transsubstantiation !
Bien sûr que non ! rétorque le protestant, qui assiste à la même nouvelle messe avec sa foi luthérienne. Le mystère de foi, que nous acclamons, est celui des fidèles. C'est lui qui a rendu le Christ présent au milieu de nous. Le voilà bien le mystère de la foi, et avouez qu'il est grand puisqu'il a un tel effet.



Et les deux, le Catholique et le Protestant ont chacun raison car ils assistent à un rite équivoque, un rite qui permet cette double interprétation contradictoire, un rite qui contente en même temps :





  • Les Luthériens, puisqu'ils acceptent ce nouvel Ordo pour célébrer leur Cène.
  • Les Catholiques, puisque même les bons, dans leur grande majorité, l'ont "gobé" comme on gobe un oeuf sans même se rendre compte qu'ils "gobaient un scorpion". (Luc, XI, 12).



On pourrait ajouter que le rite de la Nouvelle Messe, toujours pour plaire aux protestants, omet certains dogmes clairement professés par la Messe de St Pie V. Ainsi, par exemple :





  • la virginité de Marie : "Marie toujours vierge" est remplacée par "la vierge Marie";
  • le dogme de l'enfer : la prière "Hans igitur" est purement et simplement supprimée.




Citation :
Comment dès lors, ne pas comprendre qu'une messe dont le rite est équivoque ne peut pas plaire à Dieu... "Le langage à double sens sera maudit" (Ecclésiastique, XXIII, 15).


________________________

En 1969 (année de la promulgation de la nouvelle messe), les cardinaux Ottaviani (secrétaire du Saint-Office et président de la commission de théologie à Vatican II) et Bacci (de la Congrégation des rites à la Curie romaine) ont écrit à Paul VI dans leur "bref examen critique du Nouvel Ordo Missae" :

Citation :
Le Nouvel Ordo Missae [NDLR : c'est à dire la messe de Paul VI] s'éloigne de facon impressionnate dans l'ensemble comme dans le détail, de la Théologie Catholique de la Sainte Messe... Le Nouvel Ordo Missae renonce en fait à être l'expression de la doctrine que le consile de Trente a définie comme étant de Foi Divine et Catholique... Il en résulte que la promulgation du Nouvel Ordo Missae met chaque catholique dans la tragique nécessité de choisir."
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 10:22

Je considère les lefebvristes pathétiques!... Laughing Ont-ils oublié que le rôle du diable est la division(diabolos=dia:à travers, ballô:jeter, d'où diviser, semer la zizanie...)? Depuis la création du C.O.E. en 1927, et Vatican II,en 1965, nous cherchons à rétablir l'unité sans altérer le dogme. Comment alors qualifier quiconque, qui professe le Symbole de Nicée-Constantinople de 381(C.O.E.) et la même Bible(T.O.B.), de suppôt de satan ou d'antéchrist?

Certes, de mon côté, je déplore la superstition et la crédulité, voire les simagrées, qui affectent certains rites Rolling Eyes . Néanmoins, je fais assez confiance en Dieu-Trinité pour sauver ses enfants où qu'ils soient, même in extremis!... cheers

Au fond, pour l'essentiel:Trinité, Incarnation, Rédemption et Création, nous avons les mêmes dogmes. Le tout de notre contentieux romains/pro-testants est une question de méthode, pas d'objet:Sola Fide, Sola Scriptura! Donc, avançons vers l'unité, sans nous soucier des exaltés et autres convulsionnaires ou réactionnaires...
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 13:25

Citation :
Ont-ils oublié que le rôle du diable est la division(diabolos=dia:à travers, ballô:jeter, d'où diviser, semer la zizanie...)?

nous sommes séparés.

mais je t'invite à integrer l'Eglise du Christ,la Sainte Eglise Catholique,Apostolique et Romaine.

Very Happy
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 17:03

Jesus Christ est mon Dieu a écrit:
Citation :
Ont-ils oublié que le rôle du diable est la division(diabolos=dia:à travers, ballô:jeter, d'où diviser, semer la zizanie...)?

nous sommes séparés.

mais je t'invite à integrer l'Eglise du Christ,la Sainte Eglise Catholique,Apostolique et Romaine.

Very Happy

Ne suis-je pas baptisé? Ne professai-je pas le Symbole de Nicée-Constantinople et la Bible? Alors, comment osez-vous m'exclure de l'Église chrétienne catholique?... Confused
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 17:50

saint Zibou a écrit:
Jesus Christ est mon Dieu a écrit:
Citation :
Ont-ils oublié que le rôle du diable est la division(diabolos=dia:à travers, ballô:jeter, d'où diviser, semer la zizanie...)?

nous sommes séparés.

mais je t'invite à integrer l'Eglise du Christ,la Sainte Eglise Catholique,Apostolique et Romaine.

Very Happy

Ne suis-je pas baptisé? Ne professai-je pas le Symbole de Nicée-Constantinople et la Bible? Alors, comment osez-vous m'exclure de l'Église chrétienne catholique?... Confused

mais cher zibou,

personne ne t'exclue,puisque tu n'es pas dans l'Eglise du Christ mais dans une église d'homme.
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manuel



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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 18:00

Mon humble avis : Saint Zibou est plus proche de la Vérité que JCMD. Même si un coup de pouce serait nécessaire pour reconnaître le Magistère de l'Eglise...

Enfin bon. L'intransigeance de JCMD est la lisière de l'intégrisme chrétien ou pas. Il joue ce qu'il dénonce par ailleurs.

M.
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 18:02

manuel a écrit:
Mon humble avis : Saint Zibou est plus proche de la Vérité que JCMD. Même si un coup de pouce serait nécessaire pour reconnaître le Magistère de l'Eglise...

Enfin bon. L'intransigeance de JCMD est la lisière de l'intégrisme chrétien ou pas. Il joue ce qu'il dénonce par ailleurs.

M.

je colle à ce qu'ont dit les Papes,c'est tout.
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MessageSujet: La Seule Eglise du Christ...   Lun 05 Mar 2007, 20:26

c'est la Très Sainte Eglise Catholique,Apostolique et Romaine.

Hors de l'Eglise,point de Salut.

Citation :
Or, dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs.N'ont-ils pas obéi à l'Evêque de Rome, Pasteur suprême des âmes, les ancêtres de ceux qui, aujourd'hui, sont enfoncés dans les erreurs de Photius et des novateurs? Des fils ont, hélas ! déserté la maison paternelle, laquelle ne s'est point pour cela effondrée et n'a pas péri, soutenue qu'elle était par l'assistance perpétuelle de Dieu. Qu'ils reviennent donc au Père commun, qui oubliera les insultes proférées jadis contre le Siège Apostolique et les recevra avec la plus grande affection. Si, comme ils le répètent, ils désirent se joindre à nous et aux nôtres, pourquoi ne se hâteraient-ils pas d'aller vers l'Eglise, " mère et maîtresse de tous les fidèles du Christ " (Conc. Latran IV, c. 5).

Qu'ils écoutent Lactance s'écriant: " Seule... l'Eglise catholique est celle qui garde le vrai culte. Elle est la source de vérité, la demeure de la foi, le temple de Dieu; qui n'y entre pas ou qui en sort, se prive de tout espoir de vie et de salut. Que personne ne se flatte d'une lutte obstinée. Car c'est une question de vie et de salut; si l'on n'y veille avec précaution et diligence, c'est la perte et la mort " (Divin. Instit., IV. 30, 11-12).

MORTALIUM ANIMOS

LETTRE ENCYCLIQUE
DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE XI
SUR L'UNITÉ DE LA VÉRITABLE ÉGLISE.


http://www.vatican.va/holy_father/pius_xi/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc_19280106_mortalium-animos_fr.html

l'oecuménisme ou chacun reste dans ses hérésies,est une abomination.

Citation :
Comment, dès lors, concevoir la légitimité d'une sorte de pacte chrétien, dont les adhérents, même dans les questions de foi, garderaient chacun leur manière particulière de penser et de juger, alors même qu'elle serait en contradiction avec celles des autres?Et par quelle formule, Nous le demandons, pourraient-ils constituer une seule et même société de fidèles, des hommes qui divergent en opinions contradictoires?....

Citation :
On comprend donc, Vénérables Frères, pourquoi ce Siège Apostolique n'a jamais autorisé ses fidèles à prendre part aux congrès des non-catholiques: il n'est pas permis, en effet, de procurer la réunion des chrétiens autrement qu'en poussant au retour des dissidents à la seule véritable Église du Christ, puisqu'ils ont eu jadis le malheur de s'en séparer.

concernant les panchrétiens(protestants..).

Citation :
Il est vrai, ces panchrétiens qui cherchent à fédérer les églises, semblent poursuivre le très noble dessein de promouvoir la charité entre tous les chrétiens; mais comment la charité pourrait-elle tourner au détriment de la foi? Personne sans doute n'ignore que saint Jean lui-même, l'Apôtre de la charité, que l'on a vu dans son Evangile, dévoiler les secrets du Coeur Sacré de Jésus et qui ne cessait d'inculquer dans l'esprit de ses fidèles le précepte nouveau: " Aimez-vous les uns les autres ", interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ, entière et pure: " Si quelqu'un vient à vous et n'apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas " (Joan. II, 10). C'est pourquoi, puisque la charité a pour fondement une foi intègre et sincère, c'est l'unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ.

cet oecuménisme de vatican II est du modernisme!
Citation :

En vérité, nous ne savons pas comment, à travers une si grande divergence d'opinions, la voie vers l'unité de l'Eglise pourrait être ouverte, quand cette unité ne peut naître que d'un magistère unique, d'une règle unique de foi et d'une même croyance des chrétiens. En revanche, nous savons très bien que, par là, une étape est facilement franchie vers la négligence de la religion ou indifférentisme et vers ce qu'on nomme le modernisme, dont les malheureuses victimes soutiennent que la vérité des dogmes n'est pas absolue, mais relative, c'est-à-dire qu'elle s'adapte aux besoins changeants des époques et des lieux et aux diverses tendances des esprits, puisqu'elle n'est pas contenue dans une révélation immuable, mais qu'elle est de nature à s'accommoder à la vie des hommes.
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 21:40

Vos lefebvristes pontifient comme n'importe quelle secte, au mépris de VaticanII, du Symbole et de la Bible!...
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manuel



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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 21:53

Oui bien sûr en dénigrant Vatican II, certaines de ses décisions et en se réferant à une dissidence catholique?

Vous êtes libre d'adhérer à qui vous voulez (et ne me sortez pas le Christ c'est un peu plus compliqué que cela...) mais ne nous faites pas prendre des vessies pour des lanternes.


M.
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 22:46

saint Zibou a écrit:
Vos lefebvristes pontifient comme n'importe quelle secte, au mépris de VaticanII, du Symbole et de la Bible!...

ben je ne suis pas copain avec certains points de Vatican II, je prefere donc suivre le Pape.

ici en l'occurence Sa Sainteté Pie XI.
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 22:50

Citation :
Oui bien sûr en dénigrant Vatican II

ben oui car certains points de ce concile dénigrent les Papes saint pie X,pie XI,pie XII,benoit XVI,Léon XIII etc..etc...etc....
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Clotilde
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 23:09

Jesus Christ est mon Dieu a écrit:
Citation :
Oui bien sûr en dénigrant Vatican II

ben oui car certains points de ce concile dénigrent les Papes saint pie X,pie XI,pie XII,benoit XVI,Léon XIII etc..etc...etc....

c'est faux! C'est simplement TON interprétation que le Concile Vatican II vient bousculer! Et plutôt que de te remettre en question, tu préfères accuser le Pape et l'Eglise d'être dans l'erreur. Tu fais le jeu des anti-catho pukel
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Zeus



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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 23:11

Citation :
Qu'ils écoutent Lactance s'écriant: " Seule... l'Eglise catholique est celle qui garde le vrai culte. Elle est la source de vérité, la demeure de la foi, le temple de Dieu; qui n'y entre pas ou qui en sort, se prive de tout espoir de vie et de salut. Que personne ne se flatte d'une lutte obstinée. Car c'est une question de vie et de salut; si l'on n'y veille avec précaution et diligence, c'est la perte et la mort " (Divin. Instit., IV. 30, 11-12).

C'est vraiment le Pape qui a écrit ça ? Comment pouvait-il ignorer que pour Lactance le mot "catholique" ne pouvait s'appliquer à l'église de Rome qui n'avait pas encore d'autorité ?
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 23:16

Clotilde a écrit:
Jesus Christ est mon Dieu a écrit:
Citation :
Oui bien sûr en dénigrant Vatican II

ben oui car certains points de ce concile dénigrent les Papes saint pie X,pie XI,pie XII,benoit XVI,Léon XIII etc..etc...etc....

c'est faux! C'est simplement TON interprétation que le Concile Vatican II vient bousculer! Et plutôt que de te remettre en question, tu préfères accuser le Pape et l'Eglise d'être dans l'erreur. Tu fais le jeu des anti-catho pukel

qui a dit que l'Eglise était dans le faux? c'est impossible!

par contre que nous soyons à la fin des temps,là par contre...
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Clotilde
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MessageSujet: Re: La pensée du courant catholique Traditionnaliste   Lun 05 Mar 2007, 23:19

Jesus Christ est mon Dieu a écrit:
Clotilde a écrit:
Jesus Christ est mon Dieu a écrit:
Citation :
Oui bien sûr en dénigrant Vatican II

ben oui car certains points de ce concile dénigrent les Papes saint pie X,pie XI,pie XII,benoit XVI,Léon XIII etc..etc...etc....

c'est faux! C'est simplement TON interprétation que le Concile Vatican II vient bousculer! Et plutôt que de te remettre en question, tu préfères accuser le Pape et l'Eglise d'être dans l'erreur. Tu fais le jeu des anti-catho pukel

qui a dit que l'Eglise était dans le faux? c'est impossible!


toi! Tu n'arrêtes pas de le dire, il n'y a que l'Eglise selon ta conception qui est dans le vrai, celle d'avant Vatican II, celle de Pie XI...
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