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 Extrait du livre ''la Royauté universelle du Christ''

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cameliasoleil



Messages : 78
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MessageSujet: Extrait du livre ''la Royauté universelle du Christ''   Sam 17 Fév 2007, 19:40

Je poste sur le forum un extrait d'un livre du Pèr Garrigou-Lagrange
''La Royauté universelle de Notre-Seigneur Jésus-Christ''
Par le P. Reg. Garrigou-Lagrange, O.P.

La Royauté universelle de Jésus-Christ dans la Sainte Écriture


Les textes messianiques, qui prédisent le Christ futur, manifestent progressivement ses attributions de roi universel.

La Genèse annonce déjà que les nations de la terre seront bénies en lui et qu’il sera l’attente des nations. Les Nombres disent que de Jacob sortira le vrai dominateur (Gn 12, 2. 3; 23, 17; 26, 449, 8; Nb 24, 17).

Le psaume 2 représente le Messie comme une personne distincte du Père, que le Père appelle son véritable fils, et qui a pour héritage tous les peuples: « Dominus dixit ad me: Filius meus es tu, ego hodie genui te. Postula a me, et dabo tibi gentes haereditatem tuam...: Le Seigneur m’a dit: Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui. Demande, et je te donnerai les nations pour héritage, pour domaine les extrémités de la terre... Et maintenant, rois, devenez sages: recevez l’avertissement, juges de la terre. Servez le Seigneur avec crainte, tressaillez de joie avec tremblement. »

Le psaume 109 décrit en même temps la Royauté et le Sacerdoce du Messie: « Le Seigneur a dit à mon Seigneur: "Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds." Yahvéh étendra de Sion le sceptre de ta puissance: Règne en maître au milieu de tes ennemis!... Il exerce son jugement parmi les nations. »

Le psaume 71: Deus, judicium tuum regi da..., annonce la justice, la paix et la prospérité du règne du Messie: « Il dominera d’une mer à l’autre... Tous les rois se prosterneront devant lui; toutes les nations lui seront soumises. Car il délivrera le pauvre qui crie vers lui et le malheureux dépourvu de tout secours... Que son nom dure à jamais! Tant que brillera le soleil, que son nom se propage! Qu’on cherche en lui la bénédiction! Que toutes les nations le proclament heureux. »

Isaïe (9, 5) annonce de même: « Il sera appelé l’Admirable, Dieu fort, Prince de la paix,... pour l’établir par le droit et la justice, dès maintenant et à toujours. »

Daniel (2, 34 ss.) parle aussi de ce royaume, lorsqu’il annonce qu’une petite pierre brisera la statue colossale aux pieds d’argile, et deviendra une grande montagne qui remplira toute la terre.

Zacharie (9, 9) célèbre les vertus de ce roi humble et pauvre, mais juste et sauveur: « Ecce rex tuus venit tibi justus et salvator, ipse pauper: Voici que ton roi viendra à toi, juste et sauveur; lui-même pauvre. »

Quelle est la nature, le fondement et l'excellence de cette royauté ?


Si l’Ancien Testament affirme déjà si souvent et si nettement la royauté universelle du Sauveur, le Nouveau Testament doit être plus explicite encore.

L’archange Gabriel, qui annonce sa naissance à Marie, lui dit: « Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père; il régnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n’aura point de fin » (Lc 1, 32). Cujus regni non erit finis, disons-nous dans le Credo.

Cette royauté se manifeste comme universelle par l’adoration des rois mages, qui ne sont pas juifs, mais gentils, et qui lui offrent, comme à un roi envoyé de Dieu, de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Dans sa vie publique Jésus exerce de diverses manières ce pouvoir suprême: il perfectionne la Loi divine transmise aux hommes par Moïse (Mt 5, 7); il est le maître du sabbat, qui est aussi d’institution divine (Mt 9, 15); d’une seule parole il remet les péchés et régénère, vivifie les âmes comme il ressuscite les corps (Lc 5, 17-26); par ses miracles il manifeste son pouvoir sur toute la création corporelle et spirituelle (2). Les anges eux-mêmes sont heureux de lui être soumis et de le servir (Lc 2, 13; Mt 4, 11. 24, 53).

Au terme de sa vie publique, lorsque Jésus entre triomphalement à Jérusalem, la foule crie: « Hosanna au Fils de David... (Mt 21, 9) Béni le roi qui vient au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux (Lc 19, 38). » Isaïe (42, 11) avait annoncé: « Dites à la fille de Sion: "Voici que ton roi vient à toi plein de douceur, assis sur une ânesse." » Cet équipage d’humilité est digne de celui qui vient au monde pour fouler aux pieds les grandeurs humaines, et chose frappante, comme le remarque Bossuet (3), Jésus, qui s’était enfui sur la montagne quand le peuple, après la multiplication des pains, avait voulu le faire roi temporel, accepte maintenant les acclamations de la foule en témoignage public de sa royauté spirituelle. C’est qu’il entre à Jérusalem pour consommer l’œuvre de notre rédemption et conquérir son royaume. — Les pharisiens, irrités de ces acclamations, lui disent: « Maître, réprimandez vos disciples. »
Jésus leur répond: ''Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront (Lc 19, 40).''
Chose plus frappante encore, Jésus, qui a refusé les honneurs extérieurs de la royauté temporelle, confesse qu’il est roi pendant sa douloureuse Passion. Il n’a jamais été plus grand et plus digne que pendant ces heures d’humiliation et d’ignominie. « Lui, note Bossuet, qui n’a jamais dit à ses disciples qu’il est roi; il le dit à Pilate; lui qui n’en a jamais parlé parmi ses miracles, il le publie parmi ses supplices. »

Il veut nous faire entendre que cette royauté spirituelle qu’il a par droit de naissance, il la conquiert aussi sur nos âmes en nous rachetant par sa mort.

Pilate lui dit: « Es-tu le roi des Juifs? » Jésus répond: « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18, 36); c’est-à-dire: Mon royaume ne tire pas son origine d’ici -bas et ne s’exerce pas comme celui des rois de la terre. Pilate insiste: « Tu es donc roi? » Jésus répond: « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité, et quiconque est de la vérité écoute ma voix »; c’est-à-dire: je suis roi non seulement des Juifs, mais de tous ceux qui doivent entendre le témoignage de vérité que je leur apporte.

Jésus est roi, mais roi pauvre, roi de douleur, et c’est pendant sa Passion qu’il conquiert cette royauté spirituelle sur les âmes. Par dérision les Juifs lui donnent une couronne d’épines pour diadème, et un fragile roseau pour sceptre; mais ils ne comprennent pas de quelle royauté universelle cette couronne d’épine est le symbole, ils ne voient pas que les gouttes de sang répandues sur ces épines sont infiniment plus précieuses que tous les diamants de la terre.

Pilate fait écrire le titre de sa royauté au haut de sa Croix, dans les trois langues les plus connues du monde ancien; en hébreu, en grec et en latin, pour que toute la terre en soit informée. Les Juifs réclament, mais Pilate, tout à l’heure si faible, maintient fermement ce qu’il a écrit.

Jésus est roi, mais roi crucifié, roi rédempteur par ses souffrances: « Sa Croix est son trône, son sang est sa pourpre, sa chair déchirée est sa force (4). »

Qui le comprend au moment où Jésus expire? Marie corédemptrice, qui, pour avoir participé à ses souffrances, participe aussi à sa royauté.

Le royaume de Dieu est fondé. Notre roi, par son crucifiement, nous a rachetés de l’esclavage du démon et du péché; dans trois jours, cette mystérieuse victoire sur le péché sera manifestée d’une façon éclatante par sa victoire sur la mort, suite et châtiment du péché. Jésus ressuscité dira alors à ses apôtres: « Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations... Voici, je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles » (Mt 28, 18.
La Résurrection rend au Christ Jésus sa gloire, et saint Jean dans l’Apocalypse (19, 16) contemple son triomphe dans le ciel, il le voit sur un trône splendide, son nom est écrit sur ses vêtements: Rex regum, Dominus dominantium, Roi des rois, Seigneur des seigneurs, Juge suprême, qui rend à chacun selon ses œuvres (cf. Ap 1, 18; 4, 9; 6, 10; 22, 13; 17, 14)

Saint Paul affirme aux Philippiens (2, 5 ss.) que Jésus a cette royauté universelle par droit d’héritage à raison de « son égalité avec Dieu » et par droit de conquête: « Il s’est fait obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue confesse, à la gloire de Dieu le Père, que Jésus-Christ est Seigneur. » Item Rm 8, 31; He 1,1. – « Oportet illum regnare: Il faut qu’il règne... Et lorsque tout lui aura été soumis, alors le Fils lui-même en fera hommage à Celui qui lui aura soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous » (1 Co 15, 25-27).

Parmi les Pères qui ont le plus nettement affirmé cette royauté universelle du Christ, il faut citer saint Justin (5), saint Irénée (6), saint Ephrem (7), saint Cyrille d’Alexandrie (8), saint Ambroise qui écrit: « C’est à bon droit que le titre de Roi est placé sur la croix, parce que sur elle rayonnait la majesté du Roi Jésus, supra crucem tamen Regis majestas radiabat (9). »

La liturgie dans le Te Deum salue le Christ, roi de gloire: Tu rex gloriae, Christe; dans les antiennes de l’Avent elle l’appelle roi des nations: O Rex gentium, et dans la fête du Saint-Sacrement: Christum Regem dominantem gentibus.''



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Acri



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MessageSujet: Re: Extrait du livre ''la Royauté universelle du Christ''   Sam 17 Fév 2007, 22:04

Les antiennes O de l'Avent de l'ancienne liturgie sont une petite merveille lorsqu'on en connaît la symbolique :
Au nombre de sept, elles se chantent au Magnificat du 17 au 23 décembre et servent comme introduction solennelle à la grande fête de Noël. Elles commencent toutes par l'interjection O et on les appelle grandes à cause de leur solennité et des sublimes mystères qu'elles expriment. Ces invocations datent, pour le moins, du VI° siècle.
Elles commencent chacune par un titre attibrué au Christ dont nous attendons la venue (Sagesse, Adonaï, Fils de la race de Jessé, Clef de la cite de David, Orient, Roi des Nations).

O Sapientia...
O Adonai...
O Radix Jesse...
O Clavis David...
O Oriens...
O Rex gentium...
O Emmanuel...

Ces titres forment l'acrostiche Ero Cras : Demain je serai là.
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