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 DESCRIPTION DE LA VIERGE MARIE par le père LAMY (saint)

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jo zecat
Invité



MessageSujet: DESCRIPTION DE LA VIERGE MARIE par le père LAMY (saint)   Dim 28 Jan 2007, 21:31

« Pour la Très Sainte Vierge, Elle m'est apparue pour la première fois les mains comme ceci, en Immaculée-Conception. C'était sensiblement avant ma première communion, que j'ai faite à onze ans et demi. J'avais comme voisins trois jeunes gens qui avaient fait leurs études à Malroy. Ils avaient dix ans de plus que moi. Je crois que c'est l'un d'eux qui m'avait donné l'image de la Vierge de Sous-Terre. Mes parents avaient deux vaches, et je les conduisais aux champs. Ils louaient le pâquis du Pré-Jacquot : il n'y avait pas beaucoup d'herbe, mais une fontaine. Ces arbres-là, en avant du Pré-Jacquot, nous appartiennent : c'est le Vert-Loup. Là s'arrête la rivière. En gardant les vaches, je faisais de petites chapelles en argile, des gradins, un autel avec une statue de la Vierge et ses bras appliqués. Je faisais des colonnes en roulant la terre dans mon sac, comme ceci.

J'avais une image de la Sainte Vierge, de la Vierge qui doit enfanter, et je faisais une petite procession dans les allées d'un carré de peupliers en tenant mon image comme cela (le Père élève les deux mains à la hauteur du front, tenant une image fictive entre le pouce et l'index). Je chantais Ses Litanies. Elle s'est montrée à moi dans les branches des peupliers, presque au sommet, à une grande hauteur, la tête penchée, me regardant. Il y avait là de très gros peupliers, bien alignés. Elle est restée là tout le temps des litanies. Elle a reculé un moment ; mais j'ai continué mon chemin au-delà. Elle était entre les peupliers, dans l'allée ; plus j'avançais, plus Elle semblait aller à reculons. Elle s'est retournée. J'ai fini mes litanies. La Sainte Vierge s'est alors élevée un peu au-dessus des branches et Elle a disparu aussitôt. »

« J'avais d'abord cru à un mirage, comme il y en a quelquefois auprès de l'eau ou dans les montagnes. J'étais défiant. J'ai continué les litanies pendant l'apparition, comme si de rien n'était. J'étais enfant ! Je me suis dit :

« Si ça plait à cette bonne Dame d'être là-haut dans les peupliers ! » Après cela, je me suis assis au pied d'un peuplier et j'ai récité mon chapelet et me suis endormi. La Sainte Vierge a bien gardé mes vaches, car je les ai retrouvées autour de moi, quand je me suis réveillé. Aucune ne s'était écartée. Quand même, j'en avais été très émotionné. J'ai dit : « Ah ! Monsieur le Curé, j'ai vu une drôle de chose. J'ai vu en haut des peupliers une personne. Je crois bien que c'est la Sainte Vierge. Je faisais une procession... »

— Tout seul?

— Oui, tout seul, et j'avais cette image de la Vierge de Sous-Terre. »

Mon curé m'a répondu : « Qu'est-ce qu'Elle ferait bien avec toi ? » Le curé m'a passé un abatage ; mais, dans mon for intérieur, j'avais gardé ce souvenir. C'est Elle-même qui me l'a rappelé. A Gray, Elle a dit : « Vous m'avez vue au Pré-Jacquot. » Elle a dit : « Il avait une voix fraîche, que j'aimais entendre. » Elle en a pourtant entendu bien d'autres !

Les peupliers n'y sont plus : on les a coupés, et la prairie elle-même est devenue un bois. Le peuplier où la Très Sainte Vierge s'est montrée était presque à la lisière du bois actuel. C'était en fin de mai, et la Sainte Vierge était tournée du côté du Pailly. »
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jo zecat
Invité



MessageSujet: Re: DESCRIPTION DE LA VIERGE MARIE par le père LAMY (saint)   Dim 28 Jan 2007, 21:45

« Le petit servant a dit : « C'est la Sainte Vierge, Monsieur l'Abbé ? » tout en prenant le livre du côté de l'épître pour le porter du côté de l'évangile. Je lui ai répondu à voix basse : « Ne dis rien ! Tu La ferais partir ! » Elle l'a regardé avec une tendresse maternelle. Elle s'est reculée, l'a laissé passer, et Elle a repris Sa place au milieu de l'autel. Quand j'ai dit le Munda cor meum, Elle a quitté le milieu de l'autel et s'est dirigée du côté de l'évangile. »

« Après l'évangile, le prêtre est revenu dire le Credo. Elle a repris Sa place à côté du prêtre, presque devant le livre. Elle l'a laissé commencer le Credo ; à l'Incarnatus est, Elle s'est inclinée, semblant dire : « C'est comme ça ». Au Sub Pontia Pilato, Elle a tendu ses mains fermées au-dessus de l'autel, en crispant ses poings dans un geste de grande douleur. Elle avait les bras tout à côté de moi (et le Père montre la distance d'une dizaine de centimètres). J'étais tellement ému que je me suis trompé. J'ai bafouillé. Quand Elle a vu que je n'en sortais plus, Elle a continué le Credo comme si Elle disait la messe. Ça m'avait donné une telle secousse ! Elle m'a remis où j'en étais resté, bien tranquillement (souriant) : Elle sait bien ses prières. »

« Aux Memento, Elle recommanda au prêtre de demander davantage : il y a abondance et surabondance pour donner. »


« La Très Sainte Vierge annonça la guerre, me parla maternellement de mon enfance, fonda le pèlerinage de Notre-Dame des Bois, me dit qu'Elle désirait une congrégation nouvelle, Elle condamna avec grande énergie le modernisme, traita différents sujets, me défendant contre Lucifer. »
« Elle était vêtue d'une robe bleu foncé, avec son voile blanc, les manches serrées aux poignets et pieds nus. Sa robe monte jusqu'au-dessous du menton. Elle a une robe ample et toute simple. Elle peut bien porter autre chose ! Les proportions sont parfaites, tout est parfait dans la Très Sainte Vierge. Ses yeux sont très doux. Elle peut prendre toutes les couleurs d'yeux ; il y a un fixe, pourtant. De son vivant, ils n'étaient ni bruns, ni tout à fait bleus, plutôt pervenche. Les oreilles de la Très Sainte Vierge sont visibles. De même la naissance des cheveux sur le devant du front. On voit également les bandeaux de cheveux sur les côtés. La seule statue qui Lui ressemble un peu c'est celle-ci (rue du Bac, au-dessus de la porte d'entrée des Filles de la Charité), où Elle donne audience à Catherine Labouré. Elle a le visage aussi long, mais Elle n'a pas son front. Elle a l'air trop jeune dans sa statue, et on ne peut pas La vieillir. Je ne Lui ai jamais pu donner son âge. La Vierge est très brune : Nigra sum sed formosa. Son extérieur est très simple. Elle penche rarement la tête et vous regarde bien en face, tout comme Son divin Fils. Mais on sent qu'au-delà de vous, leur regard plonge dans le monde entier. »

« Quand la Sainte Vierge parle maternellement, Elle porte une couronne formée d'un brin de rose, d'un de lis et d'une marguerite, avec un cercle d'argent très peu large placé au tiers de la hauteur. Ces brins fleuris sont disposés comme les doigts, une rose blanche à peine ouverte, une seule fleur de lis à peine ouverte et une marguerite. Naturellement, ces fleurs plusieurs fois répétées et formant un cercle. Quant aux branchages verts du bas de la couronne, ils sont très sobres. C'est une couronne évasée. On pourrait passer la main entre le voile qui couvre Sa tête et Sa couronne. Mais quand Elle a condamné le modernisme, Elle a porté une couronne d'une incomparable beauté. Si la couronne de fleurs peut s'imiter, pour l'autre, la grande, on ne peut y songer. Elle est composée de pierreries et de lumières, les pierreries très fines, petites pour la plupart et quelques-unes de grosses. Elles sont disposées harmonieusement, placées comme les grains dans un épi de blé, avec des lumières scintillantes encastrant les pierres et les faisant ressortir. Il y a des pierres bleues, quelques-unes rouges, quelques-unes violettes, mais en moins grand nombre que les bleues. Parmi les plus belles sont les pierres d'un bleu pâle. J'ai presque regretté de ne pas Lui en avoir demandé une. De ces pierres, les unes pendent et les autres forment côtés, et il y a tout un jeu de lumières, les unes extérieures et les autres intérieures à la couronne. Ce n'est pas à proprement parler une couronne : c'est comme un diadème gonflé dans le milieu. Tout ce que j'ai vu dans les musées ressemble à l'œuvre d'un savetier à côté d'un soulier fin. Il n'y a pas de couronne sur terre qui approche de celle-là. Elle la porte quand Elle parle comme une souveraine. Elle est majestueuse. Elle l'a portée sans la gloire ; sinon, Elle serait effrayante, et Elle ne vient pas pour effrayer. »


« Après le Credo, Elle a parlé de la guerre sur un ton très douloureux : « Elle sera lente à s'allumer, elle embrasera toute l'Europe, elle embrasera l'univers. Il y aura environ cinq millions de tués, mais – se tournant vers Lucifer – j'en sauverai beaucoup malgré vous. » Le démon Lui disait : « Ils pisseront par la trouée des Vosges ». La Sainte Vierge : « Non, ils passeront par la Belgique ». Satan a dit : « Ils sont aussi coupables d'un côté que de l'autre ». Satan connaît très bien les culpabilités. La Très Sainte Vierge s'est tournée à moitié vers moi, et le fond de l'église a été rempli par un nuage blanc, qui s'est ouvert. Le mur a disparu, et c'est là que j'ai vu une ville avec un immense fleuve. Je crois que c'est Belgrade. J'ai vu les tableaux de la guerre. J'ai eu une sensation curieuse : je me sentais bien dans l'église, mais j'étais aussi transporté loin de l'église ; je ne peux pas me rendre compte exactement de la chose. Je me suis parfaitement rendu compte de la grâce que me faisait la Sainte Vierge, de me montrer ces pays. Elle m'a fait parcourir un pays immense. Je vous donne là des explications très incomplètes : je ne trouve pas de termes appropriés à ces choses. J'ai vu des navires de guerre avec des cheminées énormes. J'ai vu les paysages ; mais, plus tard, je me suis donné un mal énorme pour les situer et cela n'a pas été possible pour tout. On voit des fleuves, des monts, la mer : comment les situer sur des cartes ? Tout n'est pas fini. Il y a des scènes que je n'ai pas vu se dérouler. Le meilleur, maintenant, est de se taire pour moi. »

« Le prêtre a recommandé sa paroisse à la Très Sainte Vierge. La Très Sainte Vierge l'a protégée d'une façon très particulière pendant la guerre, surtout le jour de l'explosion. »

« Elle m'a regardé bien fixement : « Lui vivant, les Allemands ne passeront pas ici », – au Pailly –. Après un petit silence, Elle ajouta : « Même après sa mort. C'est son berceau, c'est le village où il est né. Je deviendrai la Protectrice de ces contrées ». Là ont cessé les tableaux de la guerre, et le bois est apparu. « Ils n'ont rien dans ces contrées ; ils n'ont rien » – pas de pèlerinage. Lucifer lui a dit : « Vous vous appelez déjà Notre-Dame de Lourdes... vous vous appellerez Notre-Dame des Bois ». Elle a tourné légèrement la tête. J'ai suivi la direction et Elle m'a montré la baraque. J'ai vu la baraque, j'ai vu la statuette. Elle l'aura peut-être choisie à cause de ses gestes. La Vierge – c'est gauche et c'est mal fait ! – étend son manteau pour nous protéger et l'Enfant bénit la terre, sur laquelle il n'y a plus de croix. Tout à ce moment, Elle s'est reculée un peu de l'autel : c'était pour laisser passer l'enfant avec le livre. »
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« De ce qui m'a été dit sur les monastères, je ne répéterai pas grand'chose. Elle m'a parlé longtemps des communautés à Gray. Elle fait la visite des communautés. Elle me l'a dit : Elle les visite. Elle-même a enseigné les Saintes Femmes. Elle avait groupé les Saintes Femmes, des veuves. Elle a eu avec Elle des Saintes Femmes. Lui était avec ses apôtres. La dispersion des congrégations était un châtiment plus pour le peuple que pour les individus. Elle m'a montré tous les monastères de France dans les temps passés et dans les temps futurs, avec leurs habitants.
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jo zecat
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MessageSujet: Re: DESCRIPTION DE LA VIERGE MARIE par le père LAMY (saint)   Dim 28 Jan 2007, 21:58

« Elle causait avec moi, et me faisait un rendement de comptes de ma vie journalière jusques et y compris le Sub tuum terminant la prière du soir, qui n'était pas souvent bien récité. Elle m'a rappelé le privilège sabbatin. Il faut faire ce qui est prescrit. Elle est très stricte pour le respect des ordres du pape. Elle a repassé mon existence. La Très Sainte Vierge m'a expliqué toute mon enfance. Elle m'a dit que, sans Elle, je me serais tué cent fois quand je faisais des cabrioles dans le poirier. Le poirier se trouvait dans le jardin fruitier de mes parents, de l'autre côté de la route par rapport à leur maison, là où est la grange. Puis, qu'Elle m'avait sauvé la vie quand j'avais la fièvre typhoïde. Ni le médecin, ni ma mère n'ont connu la maladie ; elle a été guérie en un jour par l'eau panée. Puis, Elle m'a parlé de l'incendie de notre maison.Elle m'a dit qui l'a allumé. Cela a réduit ma famille à la plus grande misère. Mon trousseau était déjà en préparation pour que j'aille au Petit Séminaire – j'avais dix-neuf ans – et cela a fait que j'ai dû différer. Je n'ai pu qu'y aller après mon service. Elle a dit : « Je le voulais prêtre. Vous le voyez : il est prêtre ».

« Elle m'a parlé aussi de la Médaille Miraculeuse. Elle m'a entretenu d'une statue en plâtre selon la Médaille » qu'une personne m'avait donnée très anciennement. Dans ma foi d'enfant, j'ai cru faire quelque chose de merveilleux en peignant cette statue, un vrai barbouillage. J'avais peint la Vierge en blanc, son manteau en bleu, son voile en blanc. Par une idée bizarre, j'avais peint la ceinture en jaune. « II a voulu me faire une ceinture jaune. C'était laid ! C'était bien laid ! » a dit la Très Sainte Vierge en riant de tout son cœur, mais j'ai accepté l'intention ». J'avais huit ans, ou un peu moins. Cette statue a brûlé dans l'incendie. La sainte Mère a dit : « Un moment, j'ai eu l'intention de sauver la statue, mais il n'en avait pas besoin ». J'ai recherché la statue dans les débris de l'incendie, et j'en ai ramassé les morceaux dans mon chapeau. J'ai porté ces débris où est la maison neuve, et je les ai enterrés au pied d'un groseillier noir. La Sainte Vierge a ajouté : « Il les a placés dans son chapeau. A ce moment, vous avez voulu le tuer » – Elle parlait à Satan – « en faisant tomber le reste de la cheminée, mais j'ai détourné le coup ». En effet, la statue avait été posée sur le manteau de la cheminée, qui était assez grand, comme dans les vieilles maisons. Vous voyez combien la Sainte Vierge est autour de nous ! Elle veille sur nous, Elle nous protège, Elle nous défend ! Enfin, au service, j'étais si fatigué que je serais tombé malade si la Très Sainte Vierge n'avait veillé sur moi. Elle m'a encore parlé de Troyes, de Saint-Ouen. Elle a encore dit sur Le Pailly, mais je ne dirai rien sur Le Pailly. »

« Sur Sa poitrine m'est apparu un chapelet avec les Pater et les Ave, dont les grains ressemblaient à des perles blanches. Il était disposé en forme de cœur, mais se terminait par rien. En dessous, comme s'il y avait une petite plaie ouverte à l'endroit du cœur, sortaient, à chaque instant, une flamme rouge et une flamme verte qui montaient et qui marquaient Sa respiration, et ce détail m'a profondément touché, m'a rendu bien reconnaissant. Le chapelet est le symbole de la Foi ; une flamme rouge c'était la Charité ; une flamme verte, c'était l'Espérance. La flamme montait et s'éteignait, montait et s'éteignait. Je compris que la prière en union avec la Très Sainte Vierge avait un grand pouvoir sur le cœur de Dieu. « Je n'ai qu'à demander, dit-Elle. J'entends la prière humble et confiante des petits ». En me montrant ce chapelet sur Son cœur, la Très Sainte Vierge a voulu montrer combien Elle est attachée à la prière du chapelet. Nous nous unissons aux anges pour le réciter. Nous le disons avec toute l'Église, avec les Saints. « Quand on médite sur la Passion, dit la Sainte Vierge, je donne presque autant qu'aux Saints qui sont dans le ciel ! »

« Elle laisse voir quand une chose a Son agrément. Elle a souri devant sa toute petite statue (la Vierge miraculeuse de Gray). Elle a regardé un tableau qui représente des Sœurs transportant un malade, mais il n'a pas eu l'air de retenir son attention. Elle est tellement habituée à voir dans la réalité les misères humaines ! N'est-ce pas vers Elle que toutes convergent ? »

« La Très Sainte Vierge a dit : « Il voudrait bien que je le guérisse, mais je ne le guérirai pas. Ça le maintiendra dans l'humilité ».
Elle disait cela en voyant mes lunettes, que j'avais posées sur l'autel. J'avais déjà une bien mauvaise vue. »

« La Très Sainte Vierge a dit aussi : « Pendant que je suis sur la terre, demandez-moi tout ce que vous voudrez, je vous l'accorderai. » – Lucifer à la Très Sainte Vierge : « S'il vous demandait la science infuse ? » - La Très Sainte Vierge : « Je peux la lui accorder, mais il ne la demande pas ». – Lucifer : « S'il vous demandait les richesses, les honneurs ?

— Il ne les demande pas.

— Le don des miracles.

— Il ne le demande pas.


Ils ont dit d'autres choses que je ne dis pas. Je me suis dit en moi-même : « Oh, peuh ! » en dédaignant les dons de ce monde ; puis : « Sainte Mère de Dieu, priez pour moi maintenant et à l'heure de la mort ». - « Pourquoi mon Père n'avez-vous pas demandé les grâces utiles à la conversion de beaucoup d'âmes ? » – C'est une grâce qu'Elle m'accordait personnellement. La science infuse aurait été celle de vaincre et de convaincre : je ne l'ai pas demandée. Sur les honneurs, les richesses, je pense pareillement. Je ne les ai pas demandés, non plus que la science infuse. C'était une sorte d'épreuve devant la Très Sainte Vierge. Pourquoi Lui demander les richesses ? J'ai pesé autant que j'ai pu mes paroles : je savais bien qu'Elle ne me laisserait jamais manquer de pain. Un enfant ne va pas dire à sa mère : « Maman, est-ce que j'aurai du pain ? Tu en mettras de côté pour moi pour dans huit jours ? » Non, il sait qu'elle en a et qu'elle lui en donnera. »

« Une conversation très vive s'engagea entre Elle et Lucifer. Elle me parla de ma mort, me promit son assistance, et dit au démon : « Maintenant que nous n'avons plus rien à faire ici, partons ». Lucifer disparut le premier, et comme je La regardais avec beaucoup de respect et d'attention, j'ai dû cligner des yeux. Le clignotement fini, il n'y avait plus personne. La chapelle était devenue d'un sombre ! Ils étaient l'un et l'autre du côté de l'évangile. »

« L'interruption apportée à la messe a été longue. Je ne saurais préciser combien elle a duré.

Elle a disparu, et son divin Fils est apparu ensuite à la consécration. Il m'a dit simplement : « Dans un an d'ici ». Il m'est réapparu, en effet, ainsi, un an après, jour pour jour. »

« Que de sentiments m'assiègent quand je me retrouve devant cette chapelle ! Quand je redis la messe en cet endroit où j'ai été tellement favorisé ! A l'autel, tout me revient à la mémoire, comme si j'y étais encore. Cela a été surprenant, effrayant, attirant et réconfortant tout à la fois. Oui, chacun de ces quatre qualificatifs me paraît approprié. Je me retournais pour lire l'oraison : je reste stupéfait... Oh ! Quels sentiments ! Surtout quand ils ont parlé... »

« En allant, avec le curé de Violot, nous avions causé tranquillement de choses et d'autres. Je me préparais de mon mieux à la sainte messe. Après, nous avons pris le petit déjeuner chez une de ses paroissiennes, à Gray, Adeline Gérard, la fille de la Guston, d'Augustine Thirion. Nous avons déjeuné de bonne heure, et je ne sais plus ce que le curé avait encore à faire. Oh ! je connaissais Adeline : elle était de Violot. Je me suis arrêté à Violot, et j'ai voulu être seul. J'ai pris le prétexte d'aller chercher des mousserons. J'ai été à travers la plaine et je suis rentré très tard au Pailly. J'étais très ému, mais me possédais parfaitement bien. Je me représentais la scène très nette. J'étais seul, bien tranquille, et je suis reparti le lendemain dans ma paroisse. A Gray, je ne puis pas dire que j'aie saisi la portée de tout immédiatement. J'écoutais avec la plus grande attention ce que disait la Sainte Vierge, et après, j'ai essayé de classer ces choses dans mon esprit. J'étais aussi tout abasourdi par la révélation qu'Elle me faisait d'une guerre imminente. J'ai pris part à la peine qu'Elle exprimait. Si on L'avait écoutée, la guerre ne serait pas arrivée. Elle demandait des pénitences, le retour à Dieu. » - « Mais personne n'a fait la commission ! »

- « Je crois l'avoir dit à La Courneuve, l'avoir dit assez. Je le répétais tout le temps, tous les dimanches. Les gens disaient : « C'est un brave homme, mais il est toujours avec la guerre, et il faut faire ceci et faire cela ! C'est sa marotte ». Ils disaient simplement que j'étais toqué. Ils se disaient : « Il l'a dit, il l'a dit encore, et tu verras, il le dira dimanche ». Après, on m'a dit :

— Ah ! Si nous avions su !

— Mais je vous l'avais assez dit !

— Nous ne vous avons pas cru.

Elle demande la sainteté de la vie de famille. Elle demande qu'on cesse le désordre et qu'on rentre dans l'ordre, et puis tout est dit : Dieu n'en demande pas plus pour pardonner. »

« Je ne vous ai pas dit le dixième de ce que j'ai vu. Il y a bien des choses que je ne mettrai pas. Il y a des choses qu'il ne serait pas bon de dire, même dans quarante ans d'ici. Et puis, l'époque est peut-être la moins propice qui ait existé pour des révélations. Je ne parle pas d'une fraction du peuple, des catholiques fervents : ceux-là justement n'ont pas besoin de révélations. »
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jo zecat
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MessageSujet: Re: DESCRIPTION DE LA VIERGE MARIE par le père LAMY (saint)   Dim 28 Jan 2007, 22:17

« La Très Sainte Vierge est venue le 18 mai 1912 avec saint Lucien (patron de l'église) et des saints que j'ai connus et quelques-uns d'entre eux avec lesquels j'avais habité, que j'avais connus de longues années. »

« La Sainte Vierge, qui veille sur moi, est si bonne et si attentive ! Mais Elle ne laisse point passer la moindre chos
e. Comme mon sacristain n'était plus ni jeune, ni ingambe, je faisais moi-même des nettoyages dans mon église, un tablier bleu autour des reins, nettoyant tout, astiquant les chandeliers, plein de taches, non pas pauvrement mis, mais sale, avec une vieille barrette. »

« Il était à peu près 5 heures du soir. J'étais parti porter mes comptes du trimestre à l'archevêché. J'étais en retard. J'avais été avec M. Dupin, et j'avais encore bavardé un quart d'heure avec lui. L'église était très sale ; elle avait grandement besoin d'être balayée. Il y avait eu deux fêtes. Nous avions eu les premières communions le dimanche, messe d'actions de grâces et l'Ascension. J'allai m'appuyer contre un petit harmonium, que j'ai vendu, pour dire un Ave Maria. Le saint Archange me dit : « Faites attention ! Vous allez prier devant la Vierge Marie ». Je venais d'apercevoir de vieux journaux traînant par terre, et je m'étais mis à les ramasser. C'étaient des gamins qui les avaient laissés là, et je me disais : « Ils sont insupportables ! » J'étais à quatre pattes pour ramasser ces papiers. La Très Sainte Vierge était là, au milieu des saints, et moi dans cette belle position. Elle dit aux saints qui l'environnaient : « Tenez ! Regardez-le, le voilà, c'est lui ». J'ai piqué un fard. Je ne savais où me mettre ; j'aurais voulu rentrer sous terre. J'ai enlevé ma barrette ; mais, pour le tablier (gesticulant), je tirais sur les cordons, et plus je tirais, plus je serrais. Il y a une espèce d'attraction quand Elle est là. Je sentais bien que c'était pitoyable. « Tenez, le voilà tout rouge ! » a-t-Elle dit aux saints en voyant que je me démenais. Je me suis dit, mais plus tard : « Le ciel n'est pas le pays de la bile ! » Elle saisit toutes les nuances. Elle a voulu me montrer qu'Elle n'était pas blessée de me voir avec un chiffon épouvantable. »

« La Sainte Vierge est une personne très ménagère (souriant) : Elle n'est pas lésineuse, mais Elle aime bien que les choses soient bien faites.
Je l'ai bien vu quand Elle est venue à La Courneuve. Les bonnes femmes, au lieu de mettre les vases comme elles devaient, elles ont bavardé. Je le craignais, les ayant vu bavarder, mais je ne m'étais pas approché d'elles pour éviter plus de bavardages. Elles bavardaient, et le travail ne se faisait pas. A la fin, on vide l'eau d'un vase dans l'autre ; les vases n'étaient pas propres et l'eau était sale, et broup, broup, broup ! (imitant les gestes de personnes qui videraient hâtivement l'eau d'un vase dans l'autre en bâclant l'ouvrage). Et il y avait de la cire et de la terre sur les gradins. Ce jour-là, je n'ai pas surveillé. »

« Quand Elle a été là, j'ai vu les vases, et j'ai vu clair dans le fond des vases comme si je les avais en mains. Et j'ai vu la terre sur les gradins. Ça m'a été montré par Son regard. Elle ne se plaint pas, mais Elle montre du regard ce qu'Elle regarde. Ce n'était pas digne d'Elle. Quand Elle a été partie, j'ai tout lavé ; mais il était bien temps ! Je pestais contre moi-même, et je me disais : « Imbécile ! Que n'as-tu surveillé ? » Elle est bonne, très bonne, mais Elle aime bien que ce qu'on fait soit fait. Elle reprend bien maternellement, mais Elle a montré. Si j'étais passé une heure auparavant, Elle n'aurait pas vu ça. Je m'en doutais bien, puisque j'avais mis ma vieille barrette et mon vieux tablier : je venais nettoyer. Ce qu'Elle devait faire sur la terre devait être bien fait ! »

« Son regard s'est arrêté sur les taches de cire, sur l'eau des vases et le fond des vases, et sur la terre qui avait coulé des pots de fleurs et se trouvait sur les gradins. Elle sait montrer, et tout devient clair là où s'arrête Son regard. On voit comme Elle voit, et la matière n'est pas un obstacle pour Elle. Elle voit tout, considère tout, mais Elle est très bonne : Elle ne fait aucune réflexion. »

« J'ai voulu enlever mon tablier, mais j'ai tâché en vain de délier les cordons : ça a été ma grande préoccupation devant la Très Sainte Vierge. Je n'ai pas entré dans la chapelle, je suis resté à genoux contre la grille, avec les mains toujours occupées. Je tâchais d'enlever. Je ne me suis pas attardé. Cependant, j'ai causé avec la Très Sainte Vierge. Ce qu'Elle disait m'intéressait. Ce que je lui ai dit L'intéressait peut-être, ou Elle a eu la bonté de faire tout comme. Quand on cause à une personne, on s'intéresse plus à ce qu'on dit qu'à ce qu'on fait. »

« Elle était d'abord entre le tabernacle et Son effigie. Son cortège faisait autour de la Très Sainte Vierge un demi-cercle. Saint Lucien (patron de La Courneuve) était immédiatement à sa gauche, devant le carton figurant le Cœur Immaculé de Marie. Saint Lucien a le vêtement rouge des martyrs et du blanc ici (sur le haut du buste). Il porte une robe rouge et un surplis excessivement fin, ou plutôt ce n'est que la même étoffe. C'est l'extrémité de la laine qui, dans le haut, paraît blanche : la nuance est dégradée. Il paraît déjà âgé, les joues creuses. Il a la mine d'un vieillard très austère »

« Il y avait bien au moins une soixantaine d'anges dans le reste de la chapelle. »

« La Très Sainte Vierge a dit aux saints : « Lorsque vous avez été jugés, je vous ai fait donner tout ce qu'il – un personnage – pouvait avoir ou acquérir de mérites ». Et les autres de répondre : « Nous en sommes bien reconnaissants ». L'entretien roula sur des points tout à fait intimes, et, avant de se retirer, la Très Sainte Vierge dit : « Oui, je lui donnerai beaucoup ». Quant à la réponse des saints, je ne vous la dis pas. »


« La Très Sainte Vierge était en arrière du tabernacle, Sa figure allant jusqu'au front de la statue, à peu près. Il y a de la place en arrière du tabernacle. Quand Elle a voulu rentrer dans le chœur, Elle est passée devant (le tabernacle), a marché sur l'autel et est passée par le mur, et là, a disparu immédiatement. Elle a retourné encore la tête pour me reparler en partant, au dernier moment. Elle marchait en l'air, à mi-hauteur du tabernacle. Elle marche toujours en l'air : je ne lui ai jamais vu toucher terre.

— Cette statue, dont vous parlez, mon Père, est-elle du XVIIIe siècle ? On le croirait.

— Non, cette statue était une maquette faite par un sculpteur nommé Edy pour la comtesse de Schramm, la femme du ministre de la Guerre de Napoléon III. C'était pour un petit pavillon de son jardin, devenu maintenant le poulailler du maire de La Courneuve. Cette statue avait dû être exécutée en marbre, mais elle ne l'avait pas été, la comtesse étant morte sur les entrefaites. Elle avait été donnée à l'église aux environs de 1870. »



« Sans regarder les objets, mais comme se parlant à Elle-même, devant le démon qui était dans le coin et qui L'observait, la Très Sainte Vierge a énuméré ce que la mère D. avait donné, avant de réclamer son âme. Elle a parlé des candélabres du chœur où elle (la vieille paroissienne) avait mis encore quelque chose, ayant payé complètement la couronne de la statue et deux vases contenant des lis en bronze : « Elle m'a donné ça, puis encore ça », puis, gardant un petit instant le silence, et continuant à regarder devant Elle, Elle dit à Lucifer : « Vous me la donnerez celle-là (cette âme).

— Il le faut bien », dit Lucifer avec rage.

Elle avait regardé ces présents : c'était par bonté ! Elle a montré que ce qu'on Lui offrait était prêté à gros intérêt. Avoir le ciel pour si peu, vraiment ! Combien Sa bonté est grande ! »

..........
« C'était dans l'église de La Courneuve en 1913 ou 1914, pendant l'été, un dimanche avant les vêpres. Je La sentais présente pendant la récitation du chapelet, et j'avais l'impression qu'Elle se tenait à la place du prêtre (dans le chœur). Les enfants, ce jour-là, avaient récité le rosaire avec un peu plus d'attention. Mais, par humilité, je n'ai pas osé La chercher du regard.

— Comment La sentez-vous, mon Père ?

— Sa Présence se sent bien. Elle est pour l'âme comme le parfum est pour le corps : on ne s'y trompe pas. Dans une autre apparition, la Sainte Vierge, me parlant de cette visite à La Courneuve, Lucifer Lui a dit : « S'il avait regardé, qu'auriez-Vous fait ? » Elle a répondu : « S'il avait levé les yeux, il m'aurait vue ». Elle a ajouté en riant : « Mes anges ont chanté au ciel un cantique sur l'air de celui que je venais d'entendre ». C'était pourtant un pauvre cantique, avec de piètres paroles ! .Au ciel, les anges ont répété l'air, mais point les mots. Du jour où Elle m'a eu dit cela, nous avons chanté ce cantique tous les dimanches à La Courneuve :



Mère de la Sainte Espérance,

Ô Vous, dont le nom est si doux,

Sensible à notre confiance,

Reine des Cieux, priez pour nous.



J'ai appris ce cantique dans mon enfance, mais ils ne le chantent plus au Pailly. »
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jo zecat
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MessageSujet: Re: DESCRIPTION DE LA VIERGE MARIE par le père LAMY (saint)   Lun 29 Jan 2007, 20:11

CONSIDÉRATIONS SUR LA PERSONNE DE LA TRÈS SAINTE VIERGE

(PERE LAMY)



« Elle donne toujours dans Ses fêtes.
Il y a des lumières qui sont intimes : il faut les garder. On ne peut dire ces choses-là à l'extérieur. Croyez-vous que je sois digne de La voir ? Ce sont des faveurs gratuites, imméritées. »
« La Très Sainte Vierge est vêtue de bleu foncé avec un voile blanc ; mais, quand Elle remonte au ciel, Elle semble revêtir un vêtement blanc. On croirait qu'Elle dépouille Son habit bleu ; il semble blanchir au moment où Elle disparaît. Catherine Emmerich lui donne soixante-quatre ans ; je la crois un peu plus vieille : soixante-six. Je ne saurais pas dire du tout l'âge de la Sainte Vierge d'après Son aspect ; il est absolument indéterminé. Elle est belle au suprême degré, mais non d'une beauté sensuelle. Quand Elle est en face de Son Fils, Elle rayonne d'amour. La Sainte Vierge a la parole un peu plus rapide que Lui. »


« Un jour, une femme sculpteur m'avait fait la Sainte Vierge avec une tête penchée :

— Et pourquoi, Madame ?

— Elle a l'air mystique ainsi.

— Mais que non ! Elle n'a pas l'air mystique ! Elle est là ; Elle vous regarde en face, tout bonnement, et c'est bien. Tout bonnement, et c'est très bien. »

A une de ses fréquentes visites à la chapelle de la rue du Bac, montrant le groupe de Sœur Labouré agenouillée devant Marie : « Ce n'est pas cela, mais il y a quand même quelque chose. La Très Sainte Vierge n'est pas grosse comme ça : elle est toute mince, toute menue. Cependant, il y a quelque chose de Son sourire. Elle fait bien ce geste-là. Elle n'est pas maniérée avec Ses enfants. Le voile est bien posé, comme dans la réalité ; c'est plus joli que cela ; il est aussi simple, mais plus gracieux. C'est bien Ses cheveux, Son bandeau. C'est, humainement, ce qu'on peut faire. »

« Quelle bonne odeur règne dans cette chapelle (rue du Bac) ! Dans tous les lieux où Elle s'est arrêtée, on sent le parfum des vertus de la Très Sainte Vierge. Ils n'ont rien de terrestre, comme celui des fleurs du ciel. On dit qu'ils se rapprochent de l'odeur des roses, des lis... ce sont des figures grossières. Il n'y a aucune analogie. Les apparitions de la Vierge à Catherine Labouré valent celles à Bernadette, mais les Parisiens aiment à aller en promenade. Venir ici, c'est seulement faire une course ! »
« Les anges sont bien mieux comme apparence que la Sainte Vierge. Avec ces beaux reflets, qui changent incessamment de place sur leurs vêtements blancs, ils ont l'air de brillants officiers autour d'Elle, si simple. Je parle de la Très Sainte Vierge indépendamment de Sa lumière. Quand Elle se montre dans ce que je pourrais appeler Sa grande gloire, Elle est un peu effrayante, car le soleil n'est qu'une lumière à côté. Ce que je disais, c'est quand Elle conserve seulement Sa petite gloire. »

« Avec quelle simplicité et quelle affection les anges L'entourent ! Dieu Lui en a donné des milliers et des milliers. Elle les connaît tous par leur nom. Eux ne La connaissent que sous un nom : « Reine ». Chacun d'eux a sa physionomie particulière, mais tous sont aussi beaux. Les anges L'appellent « Reine » d'un ton très respectueux, et quand Elle s'adresse à l'Archange, Elle lui dit tout simplement : « Gabriel », d'un ton très maternel. Elle considère les anges avec un regard doux et direct. »
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jo zecat
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MessageSujet: Re: DESCRIPTION DE LA VIERGE MARIE par le père LAMY (saint)   Lun 29 Jan 2007, 20:23

« Son Immaculée-Conception est, de la part de Dieu, une faveur gratuite. Elle le sait bien. Mais, comment rendre la bonté et la condescendance de la Sainte Vierge dans ses paroles ? Tout ce que je répète semble déformé quand ce n'est plus dans Sa bouche. »

« Elle n'a jamais été saisie par une nuance de faiblesse humaine. Femme, Elle l'a été ; Mère, Elle l'est, mais dans toute la noblesse du mot. Quand on entend parler la Sainte Vierge, c'est correct, et tellement évangélique ! Quand Notre-Seigneur parle, c'est bien ; quand c'est la Sainte Vierge, c'est aussi bien. Je ne me porte pas théologien : Je n'ai jamais distingué, à la voix près, entre les paroles de la Très Sainte Vierge et de Notre-Seigneur. »

« Dans la Sainte Vierge, la joie surabonde. Elle a la plénitude des joies du ciel. Essayer de définir sa joie est pour moi l'impossible. Il faudrait un bon théologien, et encore ! »

« La Sainte Vierge dit : « Je donne toujours ». Un jour qu'Elle parlait avec une sainte, Elle répondait à une de ses demandes : « Mais je n'ai rien promis, je n'ai rien promis ! » en riant de tout son cœur. »

« Elle est infiniment bonne, mais ne nous passe rien. Je ne L'ai jamais vu faire de compliments, mais plutôt des reproches maternels. Qu'est-ce qu'Elle peut louer dans un homme ?
Le démon est capable de faire des compliments : « Vous serez comme des dieux ! » De pauvres dieux et de tristes dieux ! Elle semble dire : « Regardez ce que vous avez coûté à mon Fils ! Et pour quelles bêtises vous faites des péchés ! »

« En vous écoutant, Elle écoute des centaines de mille, le million de voix qui L'implorent. Elle nous écoute tous, mais Elle a une prédilection pour la prière humble et confiante des petits. Des prières impératives, il ne faut pas les écouter beaucoup. Elle aime la simplicité. Je reçois des lettres avec des primo, des secundo... Elle n'aime pas ces mécaniques. Pour moi, je mets tout dans le sac. Je veux dire : je ne démêle pas. Vous lui présentez ces requêtes : c'est bien. En montant la colline (de Notre-Dame des Bois), je Lui dis : « Ma Bonne Mère, je vous apporte bien des embêtements », toutes ces rêveries ! Elle est droite, Elle a le jugement sain. Il ne faut pas Lui expliquer : « Guérissez-moi tel nerf, parce que c'est tel nerf qui commande telle articulation, qui m'empêche de faire tel mouvement du pied ». Tout cela, Elle le sait. Ce n'est pas telle maladie, et tel pied, et telle chose ! Non : « Je suis malade ». Elle me disait un jour : « Ils veulent me faire travailler la matière : ils n'ont plus que cela ! Elle ne se perd pas dans les prières compliquées quand Elle prie Notre-Seigneur. Elle dit : « Jésus ? » ou bien « Mon Fils ? » Il lui dit : « Mère ». Ils se sont compris. Disons comme les malades le disaient à son Fils : « Marie, Fille de David, ayez pitié de moi ! » Elle ne dit pas un mot inutile ; Elle ne cherche pas à vous en faire dire un de plus, tant s'en faut. »

« Je n'ai plus la simplicité de demander comme autrefois tout ce que les gens me demandaient à la Très Sainte Vierge. Je La prie d'accorder seulement ce qui leur sera utile. Un jour, une femme, dont le visage était tout tordu, m'a sollicité de prier la Sainte Vierge de la guérir. Je ne l'ai pas revue ; mais, quelques semaines plus tard, j'ai demandé à des gens de sa compagnie si elle n'avait pas été guérie. Ils m'ont répondu que oui, mais qu'elle ne pensait plus qu'à aller à la danse. Et j'ai dit : « Quand je redemanderai quelque chose à la Très Sainte Vierge, il fera chaud ! » Elle n'avait désiré être guérie que pour plaire à ses danseurs. J'ai été bien attrapé ! »
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jo zecat
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MessageSujet: Re: DESCRIPTION DE LA VIERGE MARIE par le père LAMY (saint)   Lun 29 Jan 2007, 20:44

« Quelles prières Elle reçoit souvent dans la récitation du rosaire, sans idée des mystères ! Je Lui ai dit une fois : « On Vous offre des fruits, Bonne Mère, et on Vous donne des feuilles ! » Elle les accepte quand même. Je comprends que le diable La redoute, car Elle sait attirer la miséricorde de Dieu sur presque rien. Ce qui importe, c'est de prier. La Sainte Vierge offre nos prières à Dieu. Elle les embellit ; Elle en fait quelque chose de plaisant. Elle les dore, même quand ce n'est qu'une misérable ferraille. C'est une chiffonnière qui est divinement habile ! Elle sait retirer, de là où on ne voit rien, des chiffons. Elle trouve toujours quelques petites choses, et Elle les dore. Elle sera la patronne de la Congrégation : j'espère qu'Elle maintiendra les âmes tout en blanc. On y met les corps (souriant) : qu'Elle y mette les âmes ! »

« La prière, même faite sans grande attention, est toujours une prière, et notre sainte Mère parachève ce qui manque. C'est un peu comme les saints que nous invoquons. Prenons un exemple. Si nous demandons à l'un 10 francs et qu'il ne soit capable de nous en donner que 7, 5 ou 3, cela n'importe pas : il a recours à la Très Sainte Vierge, qui arrondit le chiffre, et il nous donne les 10 francs. »

« Elle s'emploie perpétuellement à diminuer nos faiblesses devant la face de Dieu. Ce qui agit en Elle, c'est Sa bonté, Sa charité. Si Elle employait la sévérité, nous serions basculés immédiatement ; nous disparaîtrions devant la face de Dieu. Le démon, criant un jour après moi, qui avais fait ceci et cela, Elle a répondu : « C'est de la faiblesse humaine ». Elle aime qu'on La prie avec confiance et qu'on La laisse faire à sa manière. »

« Quand on demande un miracle à la Très Sainte Vierge, et qu'Elle vous le refuse, Elle dit pourquoi : c'est que le vœu est en contradiction avec les décrets de Dieu. Le Père donne des ordres, établit certaines règles, et tout le monde doit s'y conformer. Maintenant, presque personne ne demande plus de faire la volonté de Dieu. La plupart des prières, ce sont des ordres : « Mon Dieu, faites ceci, faites cela ». A propos de faveurs non obtenues, la Très Sainte Vierge me disait : « Vous êtes sur la terre pour faire la volonté de Dieu, et ma volonté est adéquate à celle de Dieu.
» Il est des choses qu'Elle déplore : Lucifer a obtenu du Père la disparition des monastères en France... » Elle a donné le motif en soupirant. Si Elle est bonne, il est rusé. »

« La Mère de Dieu s'incline devant l'autorité du Pape. »

« La Très Sainte Vierge me l'a dit : beaucoup de chrétiens et de chrétiennes échappent à l'enfer par Son intercession. Elle promouvoit souvent un repentir quand l'âme se sent arrachée du corps. Dans ce moment d'extrême détresse, Elle tâche de mettre un sentiment d'amour de Dieu, de repentir. »

« La Sainte Vierge a horreur du purgatoire.
C'est un triste lieu. J'aime beaucoup prier pour les âmes du purgatoire. La Très Sainte Vierge trouvait que je ne demandais pas assez pour elles. Elle disait : « J'étends », j'étends les grâces sur ces âmes, les grâces que je n'osais demander. Elle m'a parlé de l'indulgence sabbatine. »

« Saint Bernard connaissait beaucoup, beaucoup la Très Sainte Vierge. Elle m'en a parlé une fois. »

« Les raisons de la Très Sainte Vierge dans son choix de Notre-Dame des Bois ? Je ne me suis pas permis de les Lui demander. Elle m'a montré le bois : cela m'a suffi. On n'est pas grand devant la Sainte Vierge. C'est la Reine du Ciel. Qu'est-ce que nos petites personnes devant une Majesté si grande ? Marie, pourtant, régnera sur ce pays-là (la région de Langres) : Elle en sera la Reine. »

« Il faut mettre toute confiance en la Sainte Vierge. C'est Elle qui tient le gouvernail. Elle m'a dit : « Je n'ai qu'à demander. Dieu rendra la paix au monde ». Or, Marie est tellement pleine de miséricorde qu'Elle disait à un pauvre homme : « Si Dieu, dans sa colère, brisait le monde, je lui en rapporterais les morceaux. »
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MessageSujet: Re: DESCRIPTION DE LA VIERGE MARIE par le père LAMY (saint)   Lun 29 Jan 2007, 22:14

Superbe relation... sunny Merci, chère Jo! I love you

La grande simplicité de la Sainte Vierge est souvent soulignée dans les récits. cheers

Par contre, ce qui me surprend, ce sont ces échanges de paroles entre la Reine du Ciel et Lucifer... Question Je n'aurais pas songé à tant de familiarité! Smile

Il y a beaucoup matière à réflexion, dans ces expériences mystiques ; on songe au Saint curé d'Ars, qui avait un peu le même langage et le même solide bon sens. Very Happy

Beaucoup d'espérance transparaît dans ce portrait de Marie, I love you dont la Bonté est prodigieuse!! sunny L'invitation à s'abandonner, dans la prière, à celle qui peut l'exaucer, est très juste...
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jo zecat
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MessageSujet: Re: DESCRIPTION DE LA VIERGE MARIE par le père LAMY (saint)   Lun 29 Jan 2007, 22:38

Oui, je pense que ces textes tous simples nous font retourner aux sources de la Vérité "ce que j'ai caché aux sages et aux savants, je l'ai révélé aux tout petits"

Citation :
Mt 18, 3
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux.

Citation :
Mt 19, 14
Jésus leur dit : « Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent. »

Citation :
Mc 10, 14
Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
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jo zecat
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MessageSujet: Re: DESCRIPTION DE LA VIERGE MARIE par le père LAMY (saint)   Mar 30 Jan 2007, 20:03

Citation :
En revenant prendre l'autobus, pour retourner à la gare du Nord, j'ai remarqué au carrefour de..., près d'une boucherie, une devanture où se trouvaient plusieurs statues de la Vierge, dont une assise, une très petite, et celle-là, qui m'avait été montrée à Gray. Je l'ai trouvée bien laide en la revoyant. Je n'arrivais pas à croire que la Très Sainte Vierge en eût choisi une pareille. Il y avait une petite reproduction de Notre-Dame de Chartres, de Notre-Dame de Sous-Terre, qui me plaisait bien davantage. Ce n'était pas celle-là que voulait la Très Sainte Vierge. La Très Sainte Vierge trouve souvent que ses statues ne sont pas belles, mais cela ne L'empêche pas de les aimer comme des signes de l'affection qu'on a pour Elle, et de s'en servir comme canal de Ses grâces. Elle a des goûts très artistiques. La Très Sainte Vierge prend Son manteau pour couvrir les âmes qui viennent. L'Enfant Jésus tient le globe du monde pour le bénir. Elle a choisi cette statue pour montrer Sa protection et la bénédiction de Notre-Seigneur sur la terre. »

Citation :
« A Gray, j'ai vu les congrégations et la congrégation future. La Très Sainte Vierge la souhaite. Il y a bien des choses à ce propos que je ne peux pas dire maintenant, mais je les dirai un jour, une fois opéré le rassemblement. La réunion, je ne la verrai pas longtemps, mais ce sera ma dernière joie. Fonder une congrégation à mon âge, c'est vingt ans trop vieux. Je n'ai pas osé avant. J'ai tellement regimbé – permettez-moi l'expression – même le 9 septembre (1909), qu'Elle m'a dit : « Tenez ! Le voilà qui prie mon Fils contre moi ! »Mr. Green Depuis lors, je voyais le temps passer, et les années, et j'espérais être enterré avant que la Règle vît le jour ; mais la Très Sainte Vierge a prolongé mon existence au-delà de ce que je devais. Je vous l'ai dit et je vous le répète : je ne verrai pas la réunion longtemps, je mourrai peu après. »

Citation :
« F. et J.-P. sont arrivés (l'après-midi du lundi 22 septembre 1930). Ils m'ont dit bien gentiment bonjour. J'ai dit : « Je vais cueillir une salade pour le dessert du souper ». J'ai dit : « Nous allons dire notre Ave Maria en vue du départ (du lendemain, pour le couvent) aux pieds de la Très Sainte Vierge, une dizaine. » Penché sur les salades, je fus interpellé par un des jeunes gens qui me dit : « Mon Père, regardez donc : la Sainte Vierge qui pleure ! » Je me redressai, et, regardant la statue, je ne vis rien d'anormal. Le jeune homme reprit : « Voyez donc : je vous le dis : la Sainte Vierge pleure ! » Je fis un pas hors du carré des salades et je me rapprochai de la statue ; alors, je vis des larmes abondantes qui tombaient des yeux de la statue et coulaient sur sa poitrine. Les larmes semblaient creuser le bronze de la statue en coulant jusqu'à sa ceinture. Alors, je vis la sainte Mère de Dieu devant sa statue, revêtue d'un voile noir continuer à pleurer. Elle apparaissait dans un nuage, jusque-là (au bas de la poitrine). J'ai mis mes deux mains comme ça, pour voir (en abat-jour, pour se garantir du soleil) s'il n'y avait aucune illusion. Elle ne trouve pas nos précautions déplacées. J'en fus si saisi de douleur que je n'ai pu m'empêcher de Lui dire : « Sainte Mère de Dieu, je ne Vous ai jamais vue aussi triste ! » Je Lui ai parlé. Elle a écouté ce que je Lui disais. C'est une apparition pour nous, pour chez nous. Elle a dit autrefois : « Vos derniers jours sur la terre seront très pénibles, mais je serai là ».
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MessageSujet: Re: DESCRIPTION DE LA VIERGE MARIE par le père LAMY (saint)   Mer 31 Jan 2007, 12:57

Citation :

Oui, je pense que ces textes tous simples nous font retourner aux sources de la Vérité "ce que j'ai caché aux sages et aux savants, je l'ai révélé aux tout petits"

Tout à fait d'accord : dans l'innocence, dans la petitesse, la simplicité, et dans la pauvreté, on commence à entendre un peu Qui est Dieu... Very Happy

A propos de beauté spirituelle, on rencontre des oeuvres rares, incroyablement belles, en Eglise, mais aussi des horreurs... What a Face Je me demande comment la Sainte Vierge fait pour ne pas fuir... Rolling Eyes Smile

La question est plus grave qu'il n'y paraît : la beauté seule est capable d'émouvoir les coeurs et de les amener à la conversion ; que l'oeuvre soit littéraire, musicale, sculpturale, picturale, florale, architecturale... J'ai vu de petites églises romanes qui sont des témoignages vivants de la foi et de la Lumière!! Bouleversant. sunny

Amitiés, et encore merci. I love you

Fanny
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MessageSujet: Re: DESCRIPTION DE LA VIERGE MARIE par le père LAMY (saint)   Mer 31 Jan 2007, 18:15

Merci Jo pour ces posts . Ca m'a bien aidé.

Marvel
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