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 La théologie de la libération

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Louis



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MessageSujet: Re: La théologie de la libération   Dim 28 Jan 2007, 18:46

Peau d'âne a écrit:
Arnaud Dumouch : Du coup, les hommes n'ont jamais eu autant matériellement mais sont malheureux.
scratch C'est curieux d'affirmer cela, à l'époque où sévit une grande crise. Les gens galèrent. Même ceux qui travaillent.
Oui, mais globalement on vit mieux. La France est un des pays les plus riches du monde. Le problème est dans la répartition des richesses.
Je pense qu'en Europe nous sommes globalement plus heureux que dans les siècles précédents.
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La théologie de la libération   Dim 28 Jan 2007, 19:53

Peau d'âne a écrit:
Arnaud Dumouch : Du coup, les hommes n'ont jamais eu autant matériellement mais sont malheureux.

scratch C'est curieux d'affirmer cela, à l'époque où sévit une grande crise. Les gens galèrent. Même ceux qui travaillent.

Chère Peau d'âne, objectivons: Les enfants d'un RMiste actuel, ne vont pas à l'école en portant ses sabots sur son dos pour ne pas les user comme les petits paysans de 1920.

Avec 150 Euros, il peut accéder à un ordinateur modèle 2004 et avoir Internet.

Mais il se peut qu'il soit malheureux... en comparant aux autres enfants. c'est la différence entre misère et pauvreté.
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Peau d'âne



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MessageSujet: Re: La théologie de la libération   Dim 28 Jan 2007, 19:59

Finalement je comprends votre façon d'aborder le problème de la pauvreté. Vous faites des parallèles entres ce que fut la pauvreté et ce qu'elle est aujourd'hui. Ce n'est pas là, je crois, qu'il faut admettre ou pas une réalité de pauvreté. Ce qui fut un jour une souffrance, est transformé en un autre ordre, la souffrance est toujours là, mais la cause est transformée. C'est pourquoi nous ne nous comprenons pas je crois.
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Arnaud Dumouch
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Masculin Messages : 80872
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MessageSujet: Re: La théologie de la libération   Dim 28 Jan 2007, 20:23

Oui, c'est vrai: Je discutais encore de cela avec mon épouse. COMME NOUS SOMMES MATERIELLEMENT HEUREUX !

Et il faut en profiter maintenant et être entièrement heureux.
Rien que la machine à laver. Quelle délivrance absolue ! Very Happy

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Arnaud
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Peau d'âne



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MessageSujet: Re: La théologie de la libération   Dim 28 Jan 2007, 20:28

Cela me fait penser à cette question qu'on m'a posée dans l'audelà : Qu'as tu fais de ta vie ? Embarassed Je fus bien embarrassé. Mr. Green Déjà que j'avais du mal à me souvenir de ma vie sur terre. Aujourd'hui cette question m'est resté gravée, et c'est une source de soucis pour moi.
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Arnaud Dumouch
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Masculin Messages : 80872
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MessageSujet: Re: La théologie de la libération   Dim 28 Jan 2007, 21:51

Ca met de la vie. Very Happy

Notre forum sans Noel, ce serait comme cochon sans tirebouchon ! Mr.Red

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Arnaud
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La théologie de la libération   Dim 28 Jan 2007, 21:54

Mr.Red

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jo le pe
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MessageSujet: Re: La théologie de la libération   Lun 07 Mai 2007, 18:00

VOYAGE DU PAPE AU BRESIL

LE JOUR DU SEIGNEUR - France 2
http://www.lejourduseigneur.com/emissions/2007/23_04/voyage_du_pape_au_bresil


Voyage du Pape au Brésil
> Quels sont les défis rencontrés par l'Eglise en Amérique Latine ? L'option préférentielle pour les pauvres est-elle encore d'actualité ? Réagissez sur le forum.

A l’occasion du voyage du pape Benoit XVI au Brésil, du 9 au 13 mai 2007, l’équipe de Question d’actualité s’est penché sur la situation actuelle de l’Eglise catholique dans le plus grand pays d’Amérique du Sud.

Si l’Amérique latine rassemble 43% des catholiques dans le monde, l’Eglise n’y est pas moins confrontée à des questions majeures. Des questions touchant à la vie quotidienne des latino-américains : la pauvreté, l’injustice sociale, la violence, les problèmes de mœurs… Mais également des interrogations qui touchent directement l’Eglise elle-même : la baisse régulière du nombre des fidèles - 1% par an au Brésil - l’influence des mouvements évangéliques et l’apparition problématique de sectes.

Dix jours avant le deuxième « grand » voyage du pape depuis son élection, trois reportages tenterons d’illustrer et de comprendre les enjeux pour l’avenir de l’Eglise catholique ainsi que la nécessité d’une nouvelle évangélisation.

VIDEO du 29.04

VIDEO du 6.05

1°) Cliquez pour démarrer RealPlayer

2°) LANCER L'APPLICATION
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jo le pe
Invité



MessageSujet: Re: La théologie de la libération   Mar 08 Mai 2007, 12:07

jo zecat a écrit:
VOYAGE DU PAPE AU BRESIL

LE JOUR DU SEIGNEUR - France 2
http://www.lejourduseigneur.com/emissions/2007/23_04/voyage_du_pape_au_bresil


Voyage du Pape au Brésil
> Quels sont les défis rencontrés par l'Eglise en Amérique Latine ? L'option préférentielle pour les pauvres est-elle encore d'actualité ? Réagissez sur le forum.

A l’occasion du voyage du pape Benoit XVI au Brésil, du 9 au 13 mai 2007, l’équipe de Question d’actualité s’est penché sur la situation actuelle de l’Eglise catholique dans le plus grand pays d’Amérique du Sud.

Si l’Amérique latine rassemble 43% des catholiques dans le monde, l’Eglise n’y est pas moins confrontée à des questions majeures. Des questions touchant à la vie quotidienne des latino-américains : la pauvreté, l’injustice sociale, la violence, les problèmes de mœurs… Mais également des interrogations qui touchent directement l’Eglise elle-même : la baisse régulière du nombre des fidèles - 1% par an au Brésil - l’influence des mouvements évangéliques et l’apparition problématique de sectes.

Dix jours avant le deuxième « grand » voyage du pape depuis son élection, trois reportages tenterons d’illustrer et de comprendre les enjeux pour l’avenir de l’Eglise catholique ainsi que la nécessité d’une nouvelle évangélisation.

VIDEO du 29.04

VIDEO du 6.05

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2°) LANCER L'APPLICATION

LES DIFFICULTES QUE VA RENCONTRER LE PAPE :

..............
L´Assembleia de Deùs, mouvement pentecôtiste, est très présent en Amérique du Sud. Il fut implanté sous l´influence américaine afin de contrer la théologie de la libération au moment où elle devenait puissante, à la fin des années 60.
C´est le secrétaire d´Etat américain d´alors, Rockfeller, qui a lancé une véritable campagne pour implanter cette Eglise en Amérique du Sud, à l´aide de subventions très importantes. Selon Valdir, c´est un mouvement très agressif au niveau du recrutement, qui n´hésite pas à baser ses prêches sur un message de prospérité économique, afin de susciter la générosité des dons de ses fidèles, s´appuyant sur ce message clé : " pare de sufrir " (Arrête de souffrir).
..............
Partout en Afrique et en Amérique latine de grandes croisades attirent dans les stades des masses impressionnantes d'adeptes ou de curieux sur le thème de la théologie de la prospérité - Dieu n'aime pas la pauvreté (s'enrichir n'est pas un péché), des programmes télévisés de " guérison divine " polarisent l´attention des populations modestes aux prises avec la pauvreté. Le pentecôtisme renoue avec une dévotion et un mysticisme populaires très répandus au XIXe siècle, expression populaire " païenne " que l'Eglise catholique a voulu discipliner, à partir du dernier tiers du siècle en question, par ce qu'on a appelé la " romanisation ".

Ce "bras spirituel" de l'impérialisme américain se conjugue donc avec une sorte de "néo-libéralisme triomphant". Les exclus s'adaptent aux exigences du marché et traversent sans protester les épreuves de la mondialisation, grâce à la prêche des pasteurs faite d´empowerment (l'octroi de droits) aux femmes et aux hommes, de confiance en soi et de capacité à vaincre l'adversité, qui doit permettre aux exclus de la société de ne pas se laisser écraser, leur intimant même de " rebondir ".. Dans ces contrées exclues du progrès économique, les fidèles inventent une nouvelle donne religieuse, mais cette "culture de résistance" reproduit malgré tout et malgré elle, l'idéologie dominante.

L´IURD (Eglise Universelle du Royaume de Dieu) est une autre Eglise pentecôtiste, fondée par l´évêque brésilien Edir Macedo, qui s´est récemment développée avec succès en Amérique du Sud et au Brésil en particulier. Elle est accusée par l´Eglise catholique d´exploiter la crédulité populaire en prétendant accomplir des miracles qui assureraient la prospérité des adeptes en échange d´argent versé. En fait, le succès de cette Eglise repose d´une part sur l´idée qu´elle apporte une réponse utopique à tous les maux dont souffrent la société latino-américaine, condition sociale, argent, santé des enfants, drogue, violence, chomage, et d´autre part sur l´idée que les critiques extérieures de l´Eglise catholique et des intellectuels ne font que consolider la croyance interne selon laquelle l´IURD constitue une citadelle assiégée par le démon de ses adversaires.

L´élaboration d´une identité religieuse positive, située du coté du bien, est une des méthodes pour combattre des formes de ségrégation sociale ou de criminalisation des pauvres. A l´opposé, le refus de l´Eglise catholique de recourir à ses pouvoirs surnaturels et sacrés pour affronter la violence urbaine affaiblit le pouvoir symbolique de son discours de libération. Il faut voir que le catholicisme et le protestantisme historiques ont été entraînés ces derniers siècles dans une rationalisation croissante, dans un désenchantement, dans ce que Marcel Gauchet appelle une " sortie de la religion ", et qu'ils n'offrent généralement plus ni chaleur ni consolation.
Les pasteurs pentecôtistes, eux, se prévalent d´une telle force spirituelle, qu´ils inspirent le respect aux représentants du mal eux-mêmes, les organisations de trafic de drogue, ce qui leur confère un pouvoir social et moral bien supérieur dans les favelas, et ainsi une capacité plus grande à soustraire ses habitants à la contagion des forces malignes. Ce, en s´appuyant sur deux armes, le rituel de l´exorcisme et la parole.

Face à ce raz-de marée pentecôtiste, le Père Tato nous explique que les paroisses s´attachent à former des leaders laïcs avec une solide formation théologique afin de diffuser la vraie foi dans les communautés rurales et les zones marginales, l´Eglise ne pouvant se résumer à une fiesta permanente.
Mais la reconquête de l´Eglise catholique s´appuie surtout sur un renouveau du mouvement charismatique, à base de purification, sanctification, rencontres dans les stades avec hymnes de louanges. Le tout, avec l´appui de la hiérarchie conservatrice continentale et du Vatican, s´avère très efficace auprès des jeunes. Les rencontres mystiques et les spectacles de masse paraissent avoir pris le pas sur les austères groupes de discussion des communautés de base avec leurs préoccupations politiques. Les conditions semblent désormais réunies pour que l'église catholique, jusqu'alors "régulatrice des croyances légitimes", devienne une instance parmi d'autres, "soumise à une logique de marché" : elle doit dès à présent vendre "ses produits" (!) sur un marché compétitif et en imitant les "démarches pionnières de ses concurrents".

La place de la religion en Amérique Latine
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La théologie de la libération   Dim 20 Mai 2007, 22:01

Ni marxisme ni capitalisme, l’Evangile du Christ pour libérer les pauvres


Citation :
Ouverture de la Ve conférence de l’épiscopat latino-américain et des Caraïbes

ROME, Lundi 14 mai 2007 (ZENIT.org) – Ce que les media italiens ont retenu du dernier jour du voyage du pape au Brésil c’est le passage du discours de dimanche soir, où Benoît XVI renvoie dos à dos le marxisme (tentation d’une certaine tendance de la théologie de la libération) et le capitalisme, tous deux incapables de tenir leurs promesses pour les pauvres.

Benoît XVI y rappelle aussi que l’Eglise ne peut pas être un sujet politique. Le pape a ainsi réaffirmé « l’option préférentielle de l’Eglise et son engagement pour les pauvres », grâce à la libération qu’apporte l’Evangile du Christ.

En outre, le pape défend les populations autochtone, soulignant comment elles ont réussi une synthèse originale entre l’Evangile que les missionnaires leur ont apporté et leurs propres cultures, sans les renier. Un passage d’autant plus remarqué que le pape a accompagné ses discours d’un don en faveur de la protection de l’Amazonie et de ses populations.

Nous ne reprenons ici que quelques extraits de ce très long et passionnant discours de Benoît XVI pour l’ouverture, dimanche soir, des travaux des évêques d’Amérique latine et des Caraïbes, qui se poursuivront jusque fin mai.

Cette assemblée a, rappelons-le, pour thème : « Disciples et missionnaires de Jésus Christ, pour que nos peuples aient la vie, en lui ; Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». Le thème a été approuvé par Benoît XVI, moyennant l’ajout de « en lui » : une petite modification qui dit l’accent christologique de l’annonce de l’Evangile à laquelle l’Amérique latine et les Caraïbes sont appelées en ce début de IIIe millénaire, selon la vision de Benoît XVI.

L'inauguration de cette conférence a commencé par la messe du matin, en plein air, devant des centaines de milliers de personnes, au sanctuaire marial d’Aparecida, et s’est poursuivie par la célébration des secondes vêpres de ce VIe dimanche de Pâques.

Le pape a répondu au discours d'accueil du cardinal Francisco Javier Errázuriz Ossa, archevêque de Santiago du Chili, président du Conseil épiscopal latino-américain et des Caraïbes.

Benoît XVI a tout d’abord rendu grâces à Dieu pour le « grand don de la foi chrétienne » dans ce continent en disant : « La foi en Dieu a animé la vie et la culture de ces peuples pendant plus de cinq siècles ».

« Mais, interrogeait le pape, quel a été le sens de l'acceptation de la foi chrétienne par les peuples d'Amérique latine et des Caraïbes ? Pour eux, cela a signifié connaître et accepter le Christ, ce Dieu inconnu que leurs ancêtres, sans le savoir, recherchaient dans leurs riches traditions religieuses. Le Christ était le Sauveur qu'ils désiraient silencieusement ».

A propos des cultures indigènes, le pape a souligné, contrairement à certaines idées reçues sur l’histoire du sous-continent, que « l'annonce de Jésus et de son Evangile n'a jamais sous-entendu l'annulation des cultures précolombiennes, et n'a pas non plus été l'imposition d'une culture étrangère ».

Dans ce sens, il a souligné aussi que « les cultures authentiques » sont celles qui « recherchent la rencontre avec les autres cultures car elles souhaitent atteindre l'universalité dans la rencontre et le dialogue avec les autres formes de vie et avec les éléments qui peuvent les conduire à une nouvelle synthèse qui respecte toujours la diversité des expressions et des réalisations culturelles concrètes ».

« La sagesse des peuples autochtones les a heureusement aidés à faire une synthèse de leurs cultures avec la foi chrétienne offerte par les missionnaires. De cette rencontre est née la riche et profonde religiosité populaire, l'âme des peuples latino-américains », affirmait le pape.

Pour ce qui est du phénomène de la mondialisation, Benoît XVI en soulignait les deux aspects : elle peut être « considérée par certains aspects un succès de la grande famille des hommes », et en même temps, elle « comporte également le risque des grands monopoles et de convertir le bénéfice en valeur suprême ».

Notons que le thème a été étudié dans un livre récemment publié en français aux éditions canadiennes Anne Sigier, par le prof. Guzman Carriquiry Lecour, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour les Laïcs, avec pour titre : « Globalisation et Humanisme Chrétien. Perspective sur l’Amérique Latine » (cf. Zenit du 2 mars 2007). Uruguayen, marié et père de famille, le prof. Carriquiry travaille depuis 30 ans au dicastère romain pour les laïcs : il était à Aparecida et participera aux travaux de la Ve conférence du CELAM. Il a présenté son livre, préfacé par le cardinal Marc Ouellet, au centre culturel Saint-Louis de France le 26 avril dernier (cf. www.saintlouisdefrance.it).

Pour ce qui est des régimes politiques, le pape faisait observer : « En Amérique latine et aux Caraïbes, comme dans d'autres régions du monde, les démocraties l’emportent, même si demeurent quelques préoccupations devant certaines formes de gouvernements autoritaires ou sujets à des idéologies que l'on croit dépassées, et qui ne correspondent pas à la vision chrétienne de l'homme et de la société, comme nous l'enseigne la doctrine sociale de l'Eglise. D'autre part, l'économie libérale de certains pays latino-américains doit tenir compte de l'égalité, puisque les secteurs sociaux de plus en plus éprouvés par une énorme pauvreté et même expropriés des biens naturels propres ne cessent d'augmenter ».

Un autre défi pour le sous-continent américain : les sectes. Le pape déplorait que malgré « la maturité dans la foi » de nombreux laïcs et catéchistes, on constate en même temps « un certain affaiblissement de la vie chrétienne, perceptible dans l'ensemble de la société », et « le prosélytisme de nombreuses sectes, de religions animistes et de nouvelles expressions pseudo religieuses ».

Le pape évoquait une autre objection. « Face à la priorité de la foi en Jésus Christ et de la vie en lui, formulée dans le thème de cette conférence, une autre question pourrait être soulevée : cette priorité ne pourrait-elle pas être une fuite vers l'intimisme, vers l'individualisme religieux, un abandon de l'urgente réalité des grands problèmes économiques, sociaux et politiques de l'Amérique latine et du monde, et une fuite de la réalité vers un monde spirituel ? ».

Benoît XVI répondait notamment : « Seul celui qui reconnaît Dieu, connaît la réalité et peut y répondre adéquatement et humainement. La vérité de cette thèse devient évidente face à l'échec de tous les systèmes qui mettent Dieu entre parenthèses ».

C’est pourquoi le pape recommandait la connaissance approfondie de la Bible et une vie eucharistique. « Au début de cette nouvelle étape que l'Eglise missionnaire d'Amérique latine et des Caraïbes se propose d'entreprendre, à partir de la conférence d'Aparecida, une profonde connaissance de la Parole de Dieu est indispensable, affirmait Benoît XVI. C'est pour cela qu'il faut éduquer le peuple à la lecture et à la méditation de la Parole de Dieu ».

Mais le pape ajoutait que « pour former le disciple et soutenir le missionnaire dans sa grande tâche, l'Eglise leur offre, en plus du Pain de la Parole, le Pain de l'Eucharistie », et il réaffirmait la nécessité « de donner la priorité, dans les programmes pastoraux, à la mise en valeur de la messe dominicale », en tant que « centre de la vie chrétienne ».

Le pape recommandait aussi une catéchèse fondée sur le Compendium de la Doctrine Sociale de l'Eglise, en faisant observer que « la vie chrétienne ne s'exprime pas seulement dans les vertus personnelles mais aussi dans les vertus sociales et politiques ».

« Les peuples latino-américains et des Caraïbes ont droit à une vie pleine, propre aux fils de Dieu, avec des conditions plus humaines : libres des menaces de la faim et de toute forme de violence », soulignait Benoît XVI.

Mais, dans ce contexte, « comment l'Eglise peut-elle contribuer à la solution des urgents problèmes sociaux et politiques et répondre aux grands défis de la pauvreté et de la misère ? » Le pape répondait : « Il est alors inévitable de parler du problème des structures, surtout de celles qui créent l'injustice », car « des structures justes sont une condition essentielle pour avoir un ordre juste dans la société ».

C’est ici que le pape a renvoyé dos à dos marxisme et capitalisme en disant : « Le capitalisme comme le marxisme ont promis de trouver la route pour la création de justes structures et ont affirmé que, une fois établies, celles-ci auraient fonctionnées toutes seules » et ceci prétendument « sans avoir besoin d'une morale individuelle préexistante », mais en promouvant « une morale commune ».

Le pape constatait que « cette promesse idéologique s'est démontrée fausse » et que « là où il a été appliqué, le modèle marxiste n'a laissé que ruines économiques et écologiques, et l'oppression ».

Il citait également le système occidental où « le fossé s'accroît entre riches et pauvres et où se produit une grave dégradation de la dignité humaine due à l'alcool, à la drogue et aux mirages du bonheur facile ».

« Les structures sociales bonnes » ne peuvent naître, ajoutait le pape, que par « un consensus moral sur les valeurs fondamentales et le renoncement, y compris personnel, à tout ce qui empêche de les vivre ». Or, « là où Dieu est écarté, le Dieu au visage humain qu'est le Christ, ses valeurs sont largement offusquées et ne font pas consensus ».

« Je ne veux pas dire, précisait le pape, que les non-croyants ne peuvent avoir une moralité élevée, mais qu'une société sans Dieu se prive du consensus nécessaire sur les valeurs morales, y compris contre son propre intérêt ».

Par ailleurs, le pape faisait observer que « les bonnes structures sociales doivent être élaborées sur la base de ces valeurs fondamentales, avec l'aide de la raison sociopolitique et économique ».

Répondant d’avance à une objection, le pape ajoutait : « Si cela ne relève pas de la compétence directe de l'Eglise », cependant, « le respect d'une juste laïcité correspond à l'essence de la tradition chrétienne ».

Benoît XVI mettait en garde contre toute implication de l’Eglise au niveau strictement politique en disant : « Si l'Eglise devenait une sorte de sujet politique, elle n'oeuvrerait pas pour les pauvres et la justice mais perdrait jusqu'à son indépendance et son autorité morale. S'identifiant à la stricte voie politique elle aurait des positions fragiles et contestables ».

Benoît XVI insistait sur cette autonomie de l’Eglise en disant : « Seule l'indépendance de l'Eglise permet de diffuser les grands principes et les valeurs essentielles, d’orienter les consciences et d’offrir un modèle de vie qui dépasse le cadre politique ».

Le pape revenait aussi au rôle des jeunes, en faisant remarquer que « la majorité de la population continentale est composée de jeunes », qui « n’ont pas peur de se sacrifier mais craignent une vie dépourvue de sens ».

C’est pourquoi Benoît XVI les a appelés à « s'engager à renouveler la société selon Dieu », et ceci « en s'opposant aussi aux illusions de la facilité et aux paradis artificiels, ainsi qu'à toute violence ».

Le pape a achevé son discours par une prière inspirée de la demande des pèlerins d’Emmaüs : « Reste avec nous, Seigneur, car déjà le soir tombe ».
ZF07051401

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Arnaud
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lagaillette



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MessageSujet: Re: La théologie de la libération   Mar 22 Mai 2007, 12:26

Code:
L´Assembleia de Deùs, mouvement pentecôtiste, est très présent en Amérique du Sud. Il fut implanté sous l´influence américaine afin de contrer la théologie de la libération au moment où elle devenait puissante, à la fin des années 60.

C'est vrai qu'Arnaud, comme Benoit XVI, sont plutôt pour la théologie de la soumission que pour la théologie de la libération.
Que la montée du mouvement pentecôtiste soit le résultat de cette politique, tant pis pour l'église catholique romaine.
Après tout, ce sont peut-être les pentecôtistes qui ont raison. Ne sommes-nous pas à la Pentecôte ?
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: La théologie de la libération   Mar 22 Mai 2007, 16:44

lagaillette a écrit:
Code:
L´Assembleia de Deùs, mouvement pentecôtiste, est très présent en Amérique du Sud. Il fut implanté sous l´influence américaine afin de contrer la théologie de la libération au moment où elle devenait puissante, à la fin des années 60.

C'est vrai qu'Arnaud, comme Benoit XVI, sont plutôt pour la théologie de la soumission que pour la théologie de la libération.
Que la montée du mouvement pentecôtiste soit le résultat de cette politique, tant pis pour l'église catholique romaine.
Après tout, ce sont peut-être les pentecôtistes qui ont raison. Ne sommes-nous pas à la Pentecôte ?

Les mots "libération" et "soumission" ne veulent rien dire en eux-mêmes.

Ils peuvent avoir un sens épanouissant ou au contraire un sens destructeur.

Deux exemples:
L'Eglise rejette la libération par la haine des classe ne visant que les biens matériels (même si elle prétend s'appuyer sur le Christ).

De même l'Eglise rejette la soumission aveugle aux riches sous prétexte de vie éternelle.

L'Evangile est ailleurs.

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Arnaud
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