Avec tout cela à l'esprit, nous percevons une situation de plus en plus intense dans laquelle, d'une part, une majorité de fidèles du monde - clergé et laïcs - sont loyaux et fidèles au pape, car il est leur pontife, tout en critiquant son pontificat, et, d'autre part, une grande partie des fidèles du monde - clergé et laïcs - soutiennent François avec enthousiasme précisément parce qu'il permet et encourage leur enseignement ambigu et leur pratique ecclésiale.

L'Église se retrouvera donc avec un pape qui est le pape de l'Église catholique et, en même temps, le chef de fait, à toutes fins pratiques, d'une Église schismatique.  Parce qu'il est à la tête des deux, l'apparence d'une seule église demeure, alors qu'en fait il y en a deux.

La seule phrase que je puisse trouver pour décrire cette situation est "schisme papal interne", car le pape, même en tant que pape, sera effectivement le leader d'un segment de l'Église qui, par sa doctrine, son enseignement moral et sa structure ecclésiale, est à toutes fins pratiques schismatique.  C'est le vrai schisme qui est parmi nous et qu'il faut affronter, mais je ne crois pas que le Pape François ait peur de ce schisme.   Tant qu'il aura le contrôle, il l'accueillera, je le crains, car il considère l'élément schismatique comme le nouveau "paradigme" de l'Église future.