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 Le brigand sur la croix

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Clémentine



Féminin Messages : 3
Inscription : 14/11/2006

MessageSujet: Le brigand sur la croix   Jeu 30 Nov 2006, 11:13

Bonjour,

L'objection qu'on présente le plus fréquemment est la réponse de Jésus au brigand sur la croix (Luc 23.43). Selon l'opinion courante, le brigand repentant alla au moment de sa mort, rejoindre le Seigneur au ciel. Mais on sait que le témoignage des Ecritures est que les âpotres, les martyrs et les autres saints qui sont morts reçoivent leur récompense à la seconde présence de Jésus-Christ. Il en résulterait, si l'opinion courante à l'égard de la réponse du Seigneur est correcte, que ce brigand aurait eu la préséance sur les âpotres et les saints martyrs Shocked . Mais le Seigneur lui-même dit à Marie trois jours après sa promesse au brigand : "Je ne suis pas encore monté vers mon Père". Et Pierre, dans Actes 2.27, attire mon attention su les paroles de David au Psaume 16 : "Tu n'abandonneras pas mon âme dans le sépulcre", et montre que David ne parlait pas ici de lui-même. Comme organe prophétique du Seigneur Jésus, il annonçait ainsi que l'âme de Jésus irait au séjour des morts, non au paradis, mais qu'elle n'y resterait pas. Lorsque j'examine la chose, je trouve la solution bien simple. La version biblique anglaise de Rotherham supprime toutes les difficultés. Voici son interprétation du passage de Luc 23.43 : "En vérité je te le dis aujourd'hui, tu seras avec moi en paradis". Rotherham place la virgule après aujourd'hui, au lieu de la mettre avant ce mot.
Cet auteur avait-il le droit de faire un tel changement Question
Pour ma part, certainement. Quand la Bible a été écrite, la virgule était inconnue. Il n'y a que quatre siècles environ, c'est à dire peu de temps après l'invention de l'imprimerie, que la ponctuation a été inventée. Elle a pour but, de la part de l'écrivain moderne, d'inviter le lecteur à faire une courte pause à certaines places, afin de faciliter la compréhension de ce qui est écrit. Si vous désirez vous convaincre qu'il n'y a pas de ponctuation dans les anciens manuscrits de la Bible, je vous conseille de visiter le British Museum (Très beau d'ailleurs Laughing ) in London. Vous y trouverez, ouvert dans une vitrine, l'un des trois plus anciens manuscrits de la Bible. Comme les deux autres, il est écrit en grec (communément appellé "le manuscrit Alexandrin"). Que vous sachiez le grec ou non, vous verrez que tous les mots et toutes les phrases se suivent. Il n'existe aucune séparation entre eux et il ne se trouve pas une virgule dans tout le manuscrit. Cela signifie que les virgules et autres signes de ponctuation que l'on trouve dans les versions actuelles ne sont pas inspirés, mais qu'ils ont été ajoutés par les traducteurs pour faire ressortir ce qu'ils envisageaient être la pensée des Ecritures.
Ceux qui ont traduit le Nouveau Testament pensaient que les âmes des croyants passent immédiatement au séjour de la gloire ; et c'est pourquoi ils ont placé la virgule après "Je te dis". Mais on sait au contraire, que Jésus et ses âpotres ont dit que c'est lors de son retour, dans la gloire de son Père, avec ses saints anges, que les croyants seraient récompensés et les impies punis. En conséquence, la virgule aurait dû être placée après "Aujourd'hui". Ce que Jésus a vraiment dit est : "En vérité, je te le dis aujourd'hui que tu seras avec moi dans le paradis". On voit ainsi que Jésus n'a pas contredit ce qu'il avait affirmé en d'autres occasions, et qu'il n'a fait aucune exception pour le brigand repentant.
Simple remarque, en Deutéronome 30.16, un emploi semblable du mot "Aujourd'hui". Citation : "Je te commande aujourd'hui, d'aimer le Seigneur ton Dieu".
Lorsque Jésus prononça les paroles au brigand, le fait qu'il serait Roi un jour devait paraitre entre toutes choses le moins probable. Suspendu à une croix, mourant de la mort d'un criminel, avec le titre "Roi des Juifs" inscrit comme moquerie au-dessus de sa tête, le fait qu'il recevrait un jour le Royaume a dû sembler, à ce moment, en dehors de toutes limites de la possiblité. Mais quand le brigand demanda à Jésus de se souvenir de lui lorsqu'il serait entré dans Son Règne, Jésus honora sa foi et dit : "En vérité je te dis aujourd'hui, (en ce jour sombre où je meurs de la mort d'un malfaiteur et où il semble que je sois un imposteur) tu seras avec moi dans le paradis". Une autre raison importante pour le Seigneur d'employer ce mot "Aujourd'hui" était qu'en ce jour-là s'accomplissait le grand sacrifice pour le péché du monde, lequel rendait impossible l'établissement de Son Royaume.
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MessageSujet: Re: Le brigand sur la croix   Jeu 30 Nov 2006, 12:22

Aujourd’hui , tu seras avec Moi dans le paradis – Cardinal Danneels – extrait 7 paroles de Jésus en Croix.

Maintenant, le pardon n’est plus seulement demandé à Dieu dans la prière, il est accordé par Jésus. Jésus à la fois prie et donne. Car c’est là le mystère du Fils de l’Homme. Il est pleinement homme , prenant place parmi les pécheurs. Isaie l’avait prédit : « Avec les pécheurs, Il s’est laissé recenser » (53,12). Il s’est même laissé suspendre sans défense entre eux à une croix… Mais Il est également Fils de Dieu, en mesure d’accorder le pardon.

Un prodige s’est accompli dans le bon larron.

Ce n’est pas rien que d’être suspendu à une croix avec l’Innocent. Il n’est que deux réactions possibles : le repentir ou le sarcasme. Le bon larron reçoit le plus beau cadeau qu’un pécheur puisse recevoir de Dieu : celui d’un cœur tendre. Le regard sur un innocent rend meilleur, ou plus mauvais encore. A l’approche de la mort, se manifeste la vraie nature du pécheur : soit il s’attendrit, soit il s’endurcit.

Au seuil de la mort, toutes les passions apparaissent d’ailleurs dans leur relativité, que ce soit l’appétit de richesse, la soif du pouvoir ou le désir de jouissance. En vue de la fin, elles montrent comme elles sont vides de sens. La mort rend pâles toutes choses.
Peut-être est ce là la grâce du dernier moment. Peut-être voyons nous alors en un seul instant tout le passé et nous-mêmes dans la claire lumière de la vérité. Incapables que nous sommes désormais de vivre dans le provisoire, d’écarter la réalité, de la refouler ou de la nier. La porte de l’éternité devant laquelle nous nous tenons, est un miroir dans lequel nous sommes maintenant contraints de nous regarder.
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MessageSujet: Re: Le brigand sur la croix   Jeu 30 Nov 2006, 12:24

Souviens-toi de moi…

Toute notre vie durant, Dieu n’a fait que penser à nous. C’est nous qui ne pensions pas à lui, distraits ou obstinés comme nous l’étions. Alors que les pensées de Dieu sont seulement Miséricorde et pitié : « Moi, Je sais les projets que J’ai formés à votre sujet – oracle du Seigneur – projets de prospérité et non de malheur : je vais vous donner un avenir et une espérance’ Jérémie 29,11.

Notre péché ne peut jamais être tel qu’il ne puisse être vaincu par la tendresse et le pardon de Dieu. Il sait d’ailleurs de quoi nous sommes faits :ne nous a-t-Il pas créés ? ‘Tu aimes tous les êtres’ disait un sage, ‘et tu ne détestes aucune de tes œuvres : aurais Tu haï l’une d’elles, Tu ne l’aurais pas créée…. Tu les épargnes, car elles sont à toi, Maître qui aimes la vie’ (Sagesse II, 24.26).

L’épisode du bon larron, Luc est seul à l’insérer dans son récit de la Passion. Il est bien l’évangéliste de la miséricorde. Rappelons-nous qu’il est seul aussi à transmettre les paraboles du fils retrouvé, de la drachme et de la brebis perdue et retrouvée.

Aujourdh’ui, est le terme par excellence quand est évoquée l’action de Dieu. Le moment présent est plein de sa puissance et de sa pitié. ‘Ce soir, vous connaîtrez que c’est le Seigneur qui vous a fait sortir du pays d’Egypte’ disait Dieu aux fils d’Israël lors de leur libération de la maison d’esclavage (Exode 16,6). La nuit de Noël nous chantons ‘Tu es mon Fils, Moi, aujourd’hui je t’ai engendré’(Ps 2,7), alors que les anges avaient dit aux bergers : Il vous est né aujourd’hui dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur.’ Luc 2,11.

Et Jésus dira à Zachée : « Il me faut aujourd’hui demeurer dans ta maison » puis « aujourd’hui, le Salut est venu pour cette maison » (Luc 19/5.9).

‘Aujourd’hui’ est également un mot typique pour évoquer le Salut qui nous échoit quand nous célébrons la liturgie.
Mais aujourd’hui est aussi le moment de notre réponse. Or le mot retentit comme un avertissement, en particulier dans la lettre aux Hébreux ‘Encouragez-vous les uns les autres, jour après jour, tant que dure la proclamation de l’aujourd’hui… l’Ecriture dit en effet : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs comme autrefois (Hebr.3,13.15 et Ps 95,7s). Si nous avons négligé un premier ‘aujourd’hui’ et l’avons laissé passer , Dieu donne une seconde chance et fixe un second ‘aujourd’hui’.
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MessageSujet: Re: Le brigand sur la croix   Jeu 30 Nov 2006, 12:26

Avec moi…..

Le bon larron est venu tout près de Jésus. Tellement près qu’il l’appelle par son nom. Nulle part ailleurs quelqu’un ne s’adresse à Jésus aussi directement. A part certains esprits malins qui habitent des possédés : ‘De quoi te mêles Tu, Jésus Fils du Dieu Très Haut ? je t’en prie ne me tourmente pas’(Luc 8,28 C’est qu’ils Le connaissent , eux. Le bon larron , lui aussi le connaît, mais de façon totalement différente. Il ne supplie pas Jésus de s’en aller, comme les esprits mauvais qui craignaient qu’Il vienne les tourmenter avant le temps prévu. Le bon larron, lui , supplie Jésus de pouvoir être auprès de lui dans son Royaume. Maintenant de fait le temps est venu, la rédemption est là, le moment de l’expulsion définitive du mal.
La croix est dressée et Jésus y est cloué définitivement. Désormais nous pouvons nous approcher tout près de Lui.

Jésus accueille le bon larron dans son intimité, au paradis.

Le Bonheur éternel ce n’est pas quelque chose, ce n’est pas un état ou un milieu, c’est d’être avec Quelqu’un. Beaucoup de gens rêvent d’un paradis, les chrétiens savent qu’ils ne peuvent être heureux qu’auprès de Quelqu’un. Etre près de Dieu, être admis à le contempler, c’est la vie éternelle pour nous, chrétiens. Parce que seul Quelqu’un peut nous rendre heureux, pas quelque chose. Et ce n’est pas tout . La vie éternelle , ce n’est pas seulement d’être près de Dieu, même pour toujours. C’est d’être divinisé. Il ne s’agit pas seulement d’être auprès de Lui, mais d’être en Lui, de devenir participants de sa ‘nature divine’. Non que nous devenions des dieux, mais quand même divinisés.
En pleine Passion, au milieu de tant de souffrance, d’une si grande déréliction, nous trouvons la petite phrase de l’Evangile la plus riche d’Espérance pour nous : ‘Aujourd’hui, tu seras avec Moi dans le paradis’.

ps : j'ai oublié de préciser tout ce texte les 3 posts est écrit par notre cardinal Godfried Danneels et j'y adhère parfaitement. sunny


Dernière édition par le Jeu 30 Nov 2006, 13:26, édité 1 fois
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Sylvie



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MessageSujet: Re: Le brigand sur la croix   Jeu 30 Nov 2006, 13:15

Chère Cécile,

Très intéressant comme question. Comme quoi, l'ajout d'une virgule dans un texte peut changer tous le sens de la phrase.

De mon côté, je n'ai pas vraiment lu sur ce sujet. Mais il me semble que la récompense finale du salut sera complète lorsqu'aura lieu la résurrection des morts.

Ci dessous quelques extraits des pères sur ce passage de saint Luc. Je mets en gras, quelques phrases.


Citation :
- S. GRÉGOIRE (Moral., 18,23.) Les pieds et les mains de ce voleur étaient attachés à la croix avec des clous, et il n'avait de libre des souffrances que el coeur et la langue. Dieu lui inspire donc de lui offrir tout ce qu'il avait encore de libre, afin que selon la doctrine de l’Apôtre : «Il crût de cour pour être justifié, et confessât de bouche pour obtenir el salut. » (Rom 10,10). C’est ainsi que cet heureux larron, rempli tout à coup de la grâce divine, reçut et conserva sur la croix les trois vertus dont parle encore l’apôtre saint Paul (cf. 1 Cor 3). Il eut en effet la foi, puisqu’il crut que celui qu’il voyait mourir avec lui, régnerait un jour en Dieu, il eut l’espérance, puisqu’il lui demanda l’entrée de son royaume, il fit aussi profession en mourant d’une vive charité, en reprenant de sa conduite coupable, son compagnon et son complice, qui mourait en punition des mêmes crimes.

- S. AMBROISE. Quel exemple plus puissant pour nous exciter à revenir à Dieu, que l'exemple de ce voleur qui obtient si facilement son pardon ? Le Seigneur pardonne promptement, mais la conversion a été prompte aussi; la grâce est plus abondante et s'étend bien plus loin que la prière, car Dieu accorde toujours plus qu'on ne demande, le larron le prie de se souvenir de lui, et Jésus lui répond : «En vérité, je vous le dis, vous serez avec moi dans le paradis,» car la vie, c'est d'être avec Jésus Christ, et là où est Jésus Christ là aussi est le royaume.

- S. CHRYSOSTOME. Quel spectacle admirable de voir le Sauveur au milieu de ces deux larrons, pesant avec la balance de la justice la foi et l'incrédulité. Le démon avait chassé Adam du paradis, Jésus Christ introduit un voleur dans le ciel avant tous les hommes, avant les apôtres eux-mêmes, une simple parole et la foi seule lui ont ouvert les portes du paradis, afin que personne ne désespère d'obtenir la même grâce après ses égarements. Et voyez avec quelle promptitude s'opère ce changement, il passe de la croix dans les cieux, d'un supplice infâme dans le paradis, pour vous apprendre que c'est ici l'oeuvre de la miséricorde de Dieu plutôt que l'effet des bons sentiments de ce grand coupable. Or, si Dieu accorde dès maintenant la récompense des cieux, la résurrection ne devient-elle pas inutile ? Le Seigneur introduit ce larron dans le paradis, et abandonne sur la terre son corps à la corruption, il est donc évident qu'il n'y a point de résurrection des corps. Tel est le langage que tiennent quelques-uns. Mais quoi ! est-ce que le corps qui a partagé les travaux de l'âme, n'aurait aucune part dans les récompenses ? Écoutez ces paroles de saint Paul : «Il faut que ce corps corruptible soit revêtu de l'incorruptibilité.» (1 Cor 15). Mais puisque le Seigneur a promis au bon larron le royaume des cieux, et qu'il le fait entrer dans le paradis, il ne lui a pas encore donné la récompense promise. On dit à cela que sous le nom de paradis, le Sauveur a voulu désigner le royaume des cieux, et il s’est servi de cette expression usitée chez les Juifs, en s'adressant au larron qui n’avait jamais entendu ses sublimes enseignements. il en est d’autres qui au lieu de lire : «Aujourd’hui vous serez avec moi dans le paradis,» coupent ainsi la phrase : «Je vous le dis aujourd’hui; vous serez avec moi dans le paradis.» Voici toutefois une explication plus claire : lorsque les médecins voient un malade dans un état désespéré; ils disent : «il est mort;» ainsi dit-on de ce larron qu’il est entré dans le paradis, parce qu’on n’avait plus à craindre qu’il retombât dans l’abîme de la perdition.

- THÉOPHYLACTE. Enfin, il est plus vrai de dire encore que le bon larron
et les autres saints n’ont pas encore reçu tout l’effet des promesses, parce que selon la doctrine de saint Paul dans l’épître aux Hébreux (cf. 11,40), Dieu n’a pas voulu qu’ils reçussent sans nous l’accomplissement de leur félicité, mais ils sont néanmoins dans le royaume des cieux et dans le paradis
.

Sylvie
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le brigand sur la croix   Jeu 30 Nov 2006, 15:16

Chère Clementine,

Ce débat a donc occupé l'Eglise d'Orient et d'Occident pendant 1400 ans, sans trouver sa solution.

Dans l'Eglise orthodoxe dont fait partie Sylvie, l'opinion penche donc pour des LIMBES (le sein d'Abraham), sans la VISION BEATIFIQUE, jusqu'à la résurrection.

Mais l'Eglise catholique, par cette grâce unique qu'est le Magistère des papes, a tranché depuis le Moyen-âge sous la plume de Benoît XII (un pape d'Avignon et de sa constitution dogmatique "Benedictus Deus":

En voici le texte:

Citation :
«Par la présente constitution, qui restera à jamais en vigueur, et de notre autorité apostolique, Nous définissons que, d’après la disposition générale de Dieu, les âmes de tous les saints qui ont quitté ce monde avant la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ: que celles des saints Apôtres, martyrs, confesseurs, vierges et autres fidèles morts après avoir reçu le saint baptême du Christ, en qui il n’y a rien eu à purifier lorsqu’ils sont morts ou en qui il n’y aura rien à purifier lorsqu’ils mourront dans la suite ou encore, s’il y a eu ou qu’il a quelque chose à purifier, lorsque, après leur mort, elles auront achevé de le faire; que, de même, les âmes des enfants régénérés par ce même baptême du Christ ou encore à baptiser, une fois qu’ils l’auront été, s’ils viennent à mourir avant d’user de leur libre-arbitre, (que toutes les âmes de ces enfants), aussitôt après leur mort et la purification dont nous avons parlé pour celles qui en auraient besoin, avant même la résurrection dans leur corps et le Jugement général, et cela depuis l’Ascension du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ au Ciel, ont été, sont et seront au Ciel, au Royaume des cieux et au paradis céleste avec le Christ, admises dans la société des saints anges.

En outre, nous définissons que, selon la disposition générale de Dieu, les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent aussitôt après leur mort en enfer, où elles sont tourmentées de peines infernales.»

Si vous êtes catholique, vous pouvez donc y croire sans aucune hésitation. Les morts entrent dans la vision béatifique aec le Christ.

et voici l'interprétation catholique, par le Magistère, du texte que vous citez:

Citation :
"Je te le dis: Tu seras avec moi aujourd'hui dans la vision béatifique."

Cela veut dire que ce jour là, (le endredi saint) Jésus est descendu dans les Limbes et en a ouvert les portes. Cela s'est sûrement passé au moment précis où son coeur a été ouvert, une ou deux heures après sa mort, et où le rideau du temple s'est déchiré.

Le symbolisme est parlant.

Cela semble vouloir dire que, ce jour là (le vendredi saint) l'âme de Jésus a vu Dieu face à face dans son essence, de même que l'âme d'Adam, d'Eve, d'Abraham et de la foule immense des anciens (ceux qui étaient déjà sortis du purgatoire) et du bon larron.

2° Donc quand Jésus dit à Marie Madeleine:
Citation :
"Ne me touche pas, je ne suis pas encore monté vers mon Père et ton Père",
il signifie l'ASCENSION DE SON CORPS. Autrement dit, son corps réssuscité est resté sur terre en permanance jusqu'à l'ascension. Et je pense que, si l'on suit le dogme, les morts déjà emplis de la vision béatifique, ne sont entrés dans l'autre monde avec lui, dans un immense cortège, que le jour de l'ascension. Entre temps, ils étaient encore entre ce monde et l'autre (= les limbes) MAIS AVEC LA VISION BEATIFIQUE.

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Arnaud
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MessageSujet: Re: Le brigand sur la croix   Jeu 30 Nov 2006, 16:44

Cher Arnaud,

Citation :
Dans l'Eglise orthodoxe dont fait partie Sylvie, l'opinion penche donc pour des LIMBES (le sein d'Abraham), sans la VISION BEATIFIQUE, jusqu'à la résurrection.

S.V.P. Ne melez pas plus les gens qu'ils ne le sont.

S'il n'y a pas de purgatoire dans la foi de l'église orthodoxe, encore moins les limbes. Le purgatoire tout comme les limbes ont été introduits par les catholiques après le schisme. Ces notions sont étrangères aux orthodoxes.

Ce n'est pas ainsi que je comprends le texte des pères de l'Église.

Citation :
THÉOPHYLACTE. Enfin, il est plus vrai de dire encore que le bon larron et les autres saints n’ont pas encore reçu tout l’effet des promesses, parce que selon la doctrine de saint Paul dans l’épître aux Hébreux (cf. 11,40), Dieu n’a pas voulu qu’ils reçussent sans nous l’accomplissement de leur félicité, mais ils sont néanmoins dans le royaume des cieux et dans le paradis.

Toute la félécité sera complète lorsque nous serons ressuscité. Cela ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas avant pour l'âme. Elle sera complète lorsque le corps aussi pourra se réjouir de la vision béatifique.

Lorsque Jésus dit au bon Larron "Aujourd’hui vous serez avec moi dans le paradis" Le paradis est l'équivalent du Royaume des Cieux. Saint Ambroise dit aussi que "car la vie, c'est d'être avec Jésus Christ, et là où est Jésus Christ là aussi est le royaume."

Jésus a parlé a divers endroit dans Sa Parole du Royaume des Cieux. Sa première phrase dite lors de sa prédication était la même que celle de saint Jean le Baptiste. Repentez-vous car le Royaume des Cieux est proche de vous. Ailleurs Il dit que le Royaume des Cieux est en vous. Alors lorsque nous sommes avec Jésus, nous sommes déjà dans le Royaume. Le salut n'est pas seulement après notre mort. Il est déjà en nous, lorsque nous sommes avec Jésus.

Toute notre vie nous luttons pour nous approcher d'avantage de Jésus donc du Royaume des Cieux. Ce cheminement continue après notre mort, est-ce que nous pouvons dire qu'à notre mort nous avons atteint la plénitude de notre âge. La seule créature qui a atteint un âge parfait, une plénitude le l'Esprit Saint, une plénitude donc du Royaume des Cieux, est la Très Sainte Mère de Dieu.

Sylvie
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Arnaud Dumouch
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MessageSujet: Re: Le brigand sur la croix   Jeu 30 Nov 2006, 17:22

Chère Sylvie,

Citation :
Toute la félicité sera complète lorsque nous serons ressuscité. Cela ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas avant pour l'âme. Elle sera complète lorsque le corps aussi pourra se réjouir de la vision béatifique.

Si l'âme des mort a la vision béatifique, alors elle est dans le paradis céleste et non dans le "sein d'Abraham" (= les limbes catholiques).

Si c'est juste le corps qui n'a pas la vision béatifique (expression d'ailleurs contradictoire car on ne voit pas Dieu qui est esprit avec le corps), alors cette opinion orthodoxe est identique à la foi catholique. Car les catholiques croient que les saints voient Dieu FACE A FACE, avec leur esprit, sans avoir encore retrouvé leur corps.

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MessageSujet: Re: Le brigand sur la croix   Jeu 30 Nov 2006, 17:36

Cher Arnaud,

Juste pour terminer. Je pense qu'il y a une différence entre les catholiques et les orthodoxes. C'est moi qui n'a pas suffisament lu sur le sujet. Peut-être que Marcus pourrait le faire.

Je pense que les orthodoxes sommes tellement fixés sur l'espérance dans le Salut donné par Jésus, qu'on n'a pas beaucoup réfléchi sur l'enfer.

Désolée, je dois partir. Je n'ai pas plus de temps pour écrire sur ce forum pour quelques jours.

Sylvie
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