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 Synode des jeunes 2018

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k11
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MessageSujet: Synode des jeunes 2018   4/10/2018, 13:24

Messe inaugurale du Synode: «Oindre les jeunes des dons de prophétie et de vision»

Le Pape François a présidé place Saint-Pierre de Rome la messe inaugurale du Synode des évêques pour les jeunes, mercredi 3 octobre 2018. Une messe sous le signe des dons «de l’espérance, du rêve, de la prophétie et de la vision».
Delphine Allaire - Cité du Vatican

Pour ouvrir solennellement ces trois semaines et demie de Synode des évêques sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, le Pape François a insisté auprès des pères synodaux lors de la messe inaugurale sur leur capacité à rêver et espérer.


La force des rêves et espérances

«Parce que nous savons que nos jeunes seront capables de prophétie et de vision dans la mesure où, désormais adultes ou âgés, nous sommes capables de rêver et ainsi de rendre contagieux et de partager les rêves et les espérances que nous portons dans notre cœur (cf. Jl 3, 1)», leur a-t-il lancé, les invitant ainsi à leur tour à oindre les jeunes des dons «de prophétie et de vision».


Les pères synodaux, mémoire active et vivante

Le Pape François qui a invoqué l’Esprit Saint pour qu’il donne aux 267 pères synodaux du monde entier la grâce d’être «une mémoire active, vivante, efficace, qui de génération en génération ne se laisse pas étouffer ni écraser par des prophètes de calamités et de malheur, ni par nos limites, erreurs et péchés», mais capable «de trouver des espaces pour enflammer le cœur et discerner les chemins de l’Esprit» durant cet événement ecclésial d’ampleur qui se clôturera le 28 octobre prochain.

Le Pape a également souhaité la bienvenue aux deux évêques de Chine continentale conviés dans le prolongement de l’accord provisoire signé entre la Chine et le Saint-Siège le 22 septembre dernier.


L’espérance qui rompt le conformisme

Ainsi cette espérance soulignée fortement par le Saint-Père a trois qualités. Elle nous «déplace et rompt» avec le conformisme du «nous avons toujours fait ainsi», et demande «de regarder directement le visage des jeunes et les situations dans lesquelles ils se trouvent», explique-t-il. «Il s’agit de la même espérance qui nous demande de travailler pour renverser les situations de précarité, d’exclusion et de violence, auxquelles sont exposés nos enfants».


Des jeunes exigeants vis-à-vis de l’Église

Les jeunes catholiques du monde entier et ceux qui les représentent lors du synode au nombre de 36 demandent et exigent «un dévouement créatif, une dynamique intelligente», mais aussi «que nous ne les laissions pas seuls aux mains de tant de marchands de mort qui oppriment leur vie et obscurcissent leur vision», a poursuivi le Souverain pontife attentivement inspiré par l’Instrumentum Laboris, ce riche document de travail qui servira d’appui aux travaux du synode.  


«L’autre est supérieur à soi-même»

Dans cette atmosphère où tous peuvent «rêver ensemble», le Pape François invite à suivre les écrits de Saint Paul: «Que chacun de vous ne soit pas préoccupé de ses propres intérêts; pensez aussi à ceux des autres» (Ph 2, 4).

Plus que cela, «nous devons considérer les autres supérieurs à nous-mêmes», ajoute-t-il, précisant vouloir éviter les logiques «de l’auto-préservation et de l’autoréférentialité».


L’écoute est la clé

Pour atteindre cet état d’esprit, c’est le don de l’écoute qui prime, selon le Pape, afin de prévenir «la tentation de tomber dans une position moralisante ou élitiste, comme aussi de l’attraction pour des idéologies abstraites qui ne correspondent jamais à la réalité de nos gens», estime le successeur de Pierre.


Rêve, enfance et prophétie

Le vœu du Pape en ce Synode est donc qu’à la croisée des rêves et espérances, les jeunes soient «stimulés et accompagnés» pour ne jamais cesser «de prophétiser».
Faisant ensuite allusion à la propre jeunesse des pères synodaux qui, pour beaucoup, eut lieu à la fin du Concile Vatican II au beau milieu des années 1960, le Pape a emprunté ces mots au poète romantique allemand, Friedrich Hölderlin (1770-1843): «que l’homme conserve ce qu’il a promis lorsqu’il était enfant».


Dans les pas du Concile Vatican II

Les Pères conciliaires eux parlaient ainsi, rappelle François en conclusion de son homélie:

«L’Église, quatre années durant, vient de travailler à rajeunir son visage, pour mieux répondre au dessein de son Fondateur, le grand Vivant, le Christ éternellement jeune.

Et au terme de cette imposante “révision de vie”, elle se tourne vers vous.

C’est pour vous, les jeunes, pour vous surtout, qu’elle vient, par son Concile, d’allumer une lumière: lumière qui éclaire l’avenir, votre avenir.

L’Église est soucieuse que cette société que vous allez constituer respecte la dignité, la liberté, le droit des personnes: et ces personnes, c’est vous.

Soyez généreux, purs, respectueux, sincères.
Et construisez dans l’enthousiasme un monde meilleur que celui de vos aînés!»

(Paul VI, Message aux jeunes à la fin du Concile Vatican II, 8 décembre 1965).
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k11
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MessageSujet: Le Pape ouvre le Synode «pour faire ressusciter une aube d’espérance»   4/10/2018, 13:36

Le Pape ouvre le Synode «pour faire ressusciter une aube d’espérance»

Dans un discours fleuve très didactique, le Pape François a livré sa définition du synode, donnant le ton des vingt-cinq jours à venir.
Delphine Allaire - Cité du Vatican

«En entrant dans cette salle pour parler des jeunes, on sent déjà la force de la présence des jeunes qui émet positivité et enthousiasme, capables d’envahir et de réjouir non seulement cette salle, mais toute l’Église et le monde entier», s’est d’emblée exclamé le Souverain pontife, inaugurant les travaux de la XXVème Assemblée générale du synode des évêques, mercredi 3 octobre 2018.

Le Pape qui a pris le temps de remercier le cardinal Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du Synode, les présidents délégués, le cardinal Sergio da Rocha, rapporteur général, ou encore Mgr Fabio Fabene, sous-secrétaire du Secrétariat général ainsi que tous les assistants, pères synodaux, auditeurs, auditrices, experts et consulteurs, aux délégués fraternels, traducteurs, choristes et journalistes.


Le pari de l’Église

Mais les remerciements du Souverain pontife se sont faits particulièrement saillants à l’égard des jeunes, qu’ils soient physiquement présents dans la salle du Synode ou qu’ils aient tout simplement fait entendre leur voix en vue de cet événement ecclésial.

«Je les remercie pour avoir voulu parier que cela vaut la peine de se sentir membres de l’Église ou d’entrer en dialogue avec elle, que cela vaut la peine de faire briller et de transmettre le message indémodable du Christ; que cela vaut la peine de s’agripper à la barque de l’Église qui, même à travers les tempêtes impitoyables du monde, continue à offrir à tous refuge et hospitalité», a-t-il affirmé, très reconnaissant.

«Nager à contrecourant»

«Cela vaut la peine de nager à contrecourant et de s’attacher à des valeurs supérieures : la famille, la fidélité, l’amour, la foi, le sacrifice, le service, la vie éternelle», a poursuivi le successeur de Pierre devant l’assemblée des 267 pères synodaux.

De ce fait, une grande responsabilité s’impose, estime le Pape adoptant la posture toute pascalienne du pari de Dieu: «Nous devons démontrer à ces jeunes qu’ils ont eu raison de parier: vraiment cela vaut la peine, vraiment ce n’est pas du temps perdu !», a-t-il lancé, avant de préciser tout en nuances combien «l’univers des jeunes» était diversifié, et donc qu’il ne pouvait être totalement représenté.


Le Synode, exercice de courage

Le Pape a livré une démonstration en plusieurs temps, assurant que ce Synode serait d’abord un moment de courage et de franchise. «Une critique honnête et transparente est constructive et cela aide, au contraire des bavardages inutiles, des rumeurs, des conjectures et des préjugés».

À ce courage doit correspondre l’humilité de l’écoute, a manifesté le Pape, insistant sur l’importance du dialogue, comme fruit d’une maturation intellectuelle et spirituelle. «Le Synode doit être un exercice de dialogue», a-t-il martelé.  


Le Synode, exercice de discernement

Outre un exercice de courage et de dialogue, le Synode est un exercice ecclésial de discernement, a aussi pointé François.

«Le discernement n’est pas un slogan publicitaire, ni une technique d’organisation, ni même une mode de ce pontificat, mais une attitude intérieure qui s’enracine dans un acte de foi», a-t-il explicité.
Le discernement comme méthode et comme objectif, a pointé le Pape jésuite, ajoutant que cette attention à l’intériorité était «la clef pour réaliser le chemin de la reconnaissance, de l’interprétation et du choix».


Le Synode, exercice d’écoute

En effet, a relevé l’évêque de Rome, «nous sommes signes d’une Église à l’écoute et en chemin», observant le «déficit d’écoute» subit par les jeunes. Et pour cause, selon le Pape, une Église qui n’écoute pas «se montre fermée à la nouveauté ne pourra pas s’avérer crédible pour les jeunes, qui inévitablement s’en éloigneront plutôt que de s’en approcher».


Sortir des préjugés réciproques

Pour ce faire, il s’agit de sortir des préjugés et des stéréotypes, à commencer par les plus classiques: les jeunes tentés de considérer les adultes comme dépassés; les adultes tentés de prendre les jeunes pour inexpérimentés.

La plus grande partie des personnes ici présentes n’appartient pas à la génération des jeunes, a mentionné François, avant de prévenir: «il est donc clair que nous devons surtout faire attention au risque de parler des jeunes à partir de catégories et de schémas mentaux désormais dépassés».

Le but est de former «une alliance entre générations».

Pour François, les jeunes, au contraire, doivent vaincre la tentation de ne pas écouter les adultes et de considérer les personnes âgées comme “des affaires anciennes, passées et ennuyeuses”, conseille-t-il. «Négliger le trésor d’expérience dont toute génération hérite et transmet à l’autre est un acte d’autodestruction».


La lutte contre le cléricalisme

Cette écoute et cette sortie des stéréotypes est aussi un puissant antidote pour vaincre la plaie du cléricalisme, a stipulé le Pape.
«Le cléricalisme naît d’une vision élitiste et exclusive de la vocation qui interprète le ministère reçu comme un pouvoir à exercer plutôt que comme un service gratuit et généreux à offrir», a-t-il précisé, ajoutant fermement que le cléricalisme était une «perversion», à la racine de nombreux maux dans l’Église.


La lutte contre l’autosuffisance

D’une part lutter contre le cléricalisme, mais aussi contre l’autosuffisance et «les conclusions hâtives» fréquentes chez de nombreux jeunes. C’est ce que le Pape a souhaité faire émerger dans son solennel discours d’ouverture.
«Répudier et rejeter tout ce qui a été transmis au cours des siècles conduit uniquement à un dangereux égarement qui, malheureusement, est en train de menacer notre humanité», a-t-il déplorant, liant cela à un état de désenchantement qui a envahi les cœurs de générations entières.


«L’avenir n’est pas à craindre»

Que faire alors? Espérer «que le Synode réveille nos cœurs !», s’est-il réjoui. En effet, le présent, y compris celui de l’Eglise, apparaît chargé d’ennuis, de problèmes, de fardeaux.

«L’avenir n’est pas une menace qu’il faut craindre».

«Nous avons besoin de retrouver les raisons de notre espérance et surtout de les transmettre aux jeunes qui sont assoiffés d’espérance», a-t-il plaidé.


L’intergénérationnel, source d’espérance

Et c’est cette rencontre entre générations qui peut être extrêmement féconde et en mesure de générer l’espérance, selon le Souverain pontife qui s’est plu à citer le prophète Joël: «Vos anciens seront instruits par des songes, et vos jeunes gens par des visions» (3, 1).


Fuir les immédiatetés

Le Pape a alors voulu lancer un appel: «Ne nous laissons donc pas tenter par les “prophéties de malheur”, ne dépensons pas nos énergies à «compter les échecs et ressasser les amertumes», ayons le regard fixé sur le bien qui «souvent ne fait pas de bruit, n’est pas le thème des blogs et ne fait pas la une des journaux», et ne soyons pas effrayés «devant les blessures de la chair du Christ, toujours infligées par le péché et souvent par les enfants de l’Église».


Faire germer des rêves et susciter des prophéties

Dans la lignée de son homélie inaugurale du même jour axée sur la prophétie, la vision et les rêves, le but de ce synode est somme toute, selon François, non pas seulement de faire émerger un document qui sera lu par un tout petit nombre, a-t-il poursuivi, mais surtout de «faire germer des rêves, susciter des prophéties et des visions, faire fleurir des espérances, stimuler la confiance, bander les blessures, tisser des relations, ressusciter une aube d’espérance, apprendre l’un de l’autre, et créer un imaginaire positif qui illumine les esprits, réchauffe les cœurs, redonne des forces et inspire les jeunes».

Vatican news.
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Pierre du québec



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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   4/10/2018, 16:43

Bonjour K11,

Faire germer des rêves et susciter des prophéties

Dans la lignée de son homélie inaugurale du même jour axée sur la prophétie, la vision et les rêves, le but de ce synode est somme toute, selon François, non pas seulement de faire émerger un document qui sera lu par un tout petit nombre, a-t-il poursuivi, mais surtout de «faire germer des rêves, susciter des prophéties et des visions, faire fleurir des espérances, stimuler la confiance, bander les blessures, tisser des relations, ressusciter une aube d’espérance, apprendre l’un de l’autre, et créer un imaginaire positif qui illumine les esprits, réchauffe les cœurs, redonne des forces et inspire les jeunes»

Je crois au Pape François malgré toutes les apparences qui sont contre lui.
Je crois qu'il faut : '' Ressusciter une aube d'espérance'' ….nouvelle??, Serions-nous à l'aube , peut être , d'une humanité nouvelle, avec un profil d'éternité?  


l'espoir est encore permis malgré toutes les apparences ..



Wink
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k11
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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   5/10/2018, 10:26

Synode : l’espoir que l’Église soit la maison des jeunes

Lors de la 3ème congrégation générale de la XVème Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques sur «les jeunes, la foi et le discernement vocationnel», les pères synodaux ont débattu librement après avoir écouté vingt interventions. L’attention s’est focalisée sur la première partie de l’Instrumentum laboris dédiée au thème de l’écoute.
Paolo Ondarza – Cité du Vatican

Il faut que les jeunes ne soient plus seulement l’objet de l’annonce de l’Évangile, mais qu’ils en soient à l’origine. C’était l’espérance ce jeudi après-midi des participants au Synode. L’idée est celle d’un protagonisme missionnaire renouvelé dans l’Église, dans le social et en politique parce que les nouvelles générations sont le levain et la lumière du monde, les artisans de la paix et d’une civilisation de l’amour.


L’Église, maison et Mère des jeunes

Mère et maison, pleine d’empathie et à l’écoute, la voix de ceux qui n’en n’ont pas. L’Église est appelée à devenir tout cela, surtout pour ceux qui rencontrent des situations difficiles, des pierres laissées sur le bas-côté et qui, grâce à l’annonce de la Bonne Nouvelle, peuvent devenir les «pierres d’angle» de la construction d’un monde meilleur.

Les pères synodaux ont évoqué les anciens enfants-soldats, les toxicodépendants, les personnes qui ont vu leur de familles se briser, les chômeurs, les victimes de la traite ou de la corruption ou encore tous les migrants, comme ceux qui après l’obtention de leur diplôme, choisissent de quitter leur pays d’origine à la recherche d’une vie meilleure et qui finissent par perdre leurs racines, par s’éloigner de la foi et à ne pas mettre en valeur les talents qu’ils ont reçu.


Sauver l’enthousiasme des jeunes

Le consumérisme en Occident, ont relevé les pères synodaux, risque d’éteindre l’enthousiasme des jeunes. Ces derniers sont souvent désorientés, sans rêves, sans foi, à cause également des nouvelles idéologies telles que le gender ou le libéralisme exaspéré. Il faut ainsi parler avec courage de la beauté de la proposition chrétienne, notamment sur la sexualité, sans tabou. Il a été convenu en particulier qu’il faut prêter attention à tous ceux qui aujourd’hui n’arrivent pas à être chastes durant le temps de leurs fiançailles.

Certains pères synodaux admettent que la plupart des communautés paroissiales ne sont pas adéquates aux attentes des jeunes et que souvent après la Confirmation ils s’éloignent. Pour cette raison, il est urgent de renouveler une pastorale capable d’écouter et de faire sien le regard plein d’amour du Christ, mais également de parler le langage des jeunes, à commencer par le langage digital.


Pour que les jeunes retrouvent confiance en l’Église

Les jeunes aident les adultes à «se positionner» dans le présent, affirment les évêques, et ils attendent de l’Église un signe prophétique de communion dans ce monde lacéré. Ils sont le cœur missionnaire de l’Église. C’est la raison pour laquelle il a été proposé de créer un conseil pontifical qui leur soit spécifiquement dédié.

Les participants aux travaux du Synode ont également insisté sur la demande d’un renouveau spirituel, un point qui émerge des questionnaires remplis par les jeunes.
Il faut aider les futurs adultes à retrouver confiance en leur prêtre, et en particulier en ce moment, alors que leur crédibilité est mise à rude épreuve à cause des scandales d’abus sexuels. Les pères synodaux ont dit espérer que ce Synode puisse offrir à ce propos des réponses pastorales concrètes.


Relancer la liturgie et la prière sur les traces des saints

Enfin, il a été souligné combien il est important de relancer la catéchèse et la liturgie qui, avec la dévotion populaire, ont sauvé la foi de nombreux chrétiens dans des contextes de persécutions. Pour ne pas céder à la tentation de l’activisme, il est nécessaire de souligner et d’indiquer aux jeunes l’importance de la prière, mais il est également indispensable que l’Église prie pour les jeunes et leur vocation.

Souvent en effet, la dimension du silence et de la contemplation est recherchée, est quand on ne la trouve pas dans l’Église, on la cherche ailleurs.

Selon le Synode, il faut offrir un accompagnement spirituel qui montre les valeurs éternelles qui conduisent à la véritable joie, avec une proposition évangélique qui respecte les temps de maturation de chacun. A ce propos, ils ont mis en évidence que les saints restent des modèles d’une grande actualité.
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Pierre du québec



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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   5/10/2018, 20:57

Merci K11

Les Peres synodaux ont dit:

Les pères synodaux ont évoqué les anciens enfants-soldats, les toxicodépendants, les personnes qui ont vu leur de familles se briser, les chômeurs, les victimes de la traite ou de la corruption ou encore tous les migrants, comme ceux qui après l’obtention de leur diplôme, choisissent de quitter leur pays d’origine à la recherche d’une vie meilleure et qui finissent par perdre leurs racines, par s’éloigner de la foi et à ne pas mettre en valeur les talents qu’ils ont reçu.


Les laissés pour compte: Un voyageur blessé sur le bord de la route, soigné par un Samaritain,
un Larron repentant, un Zaché, un Mathieu, une prostituée, un publicain, une brebis perdue, etc.….Ils et Elles sont
objets de La Miséricorde, et comprennent le sens du pardon et de l'Amour. Leur cœur n'est pas
tourné vers Le Veau d'Or et autres mondanités.

C'est la réponse à mon questionnement. Serait-ce la naissance de cette humanité nouvelle?

Pour vous donner une idée. Le diocèse que j'habite comptait 52 paroisses, il y a encore quelques années. Il en reste 21 , fréquentées , en majorité par des gens âgés.


À suivre….. Wink
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philippe bis

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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   5/10/2018, 20:58

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Pierre du québec



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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   6/10/2018, 01:53

Merci Philippe

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philippe bis

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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   6/10/2018, 10:16

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k11
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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   10/10/2018, 20:44

Synode: accompagner avec empathie, soigner les blessures, indiquer de nobles objectifs

Ce mercredi matin, la 7e congrégation générale s’est à nouveau penchée sur la seconde partie de l’Instrumentum Laboris centrée sur l’accompagnement. Les noms des 3 membres de la commission chargée de la rédaction du document final nommés directement par le Pape ont été rendus publics.
Paolo Ondarza- Cité du Vatican


«Seigneur, que veux-tu que je fasse ?».

La question posée à Jésus par le jeune François d’Assise, alors âgé de 23 ans, résonne encore aujourd’hui dans le cœur des jeunes.
Répondre à la voix du Seigneur conduit en effet à trouver le vrai sens de la vie, fortifie la vigueur physique, la force d’âme et le courage typiques de la jeunesse.


Pour une nouvelle Pentecôte

Les figures du Poverello et de plusieurs autres saints et saintes ont été montrées en exemple par les père synodaux :
des hommes et des femmes qui n’ont pas embrassé une idée, mais qui ont bel et bien rencontré une personne, Jésus.

Ces figures  incitent l’Eglise à sortir de ses vieux schémas pour inaugurer le temps d’une nouvelle Pentecôte.

Connaitre le Christ ressuscité et comme Lui, aller à contre-courant, stimule le témoignage que les jeunes sont appelés à porter au monde.

Cela est particulièrement visible avec les nombreuses personnes qui sont devenues «ambassadeurs de la vie» dans les pays où celle-ci est menacée par des lois qui lui sont contraires, ou encore, ajoutent les évêques, avec ceux qui, dans des contextes de guerre et de tension, continuent à mener à bien la «mission d’être sel, lumière et levain», pour la société.


Pour un accompagnement empathique et non improvisé

L’art de l’accompagnement spirituel et du discernement se révèle donc indispensable, mais ne doit être l’apanage exclusif des prêtres et des consacrés : la salle du synode plaide pour l’implication des jeunes couples, mais met en garde contre l’improvisation.

Si un jeune ne trouve pas d’accueil, s’il est déçu par les scandales et l’indifférence, il risque de s’éloigner et de chercher ailleurs des réponses faussées.

Celui qui accompagne a donc le devoir ministériel d’être un témoin crédible, d’avoir une foi solide ; il est appelé à écouter, à conseiller, et ensuite à se mettre en retrait avec confiance, et à se réjouir de chaque objectif atteint.

L’attitude à avoir est celle de l’empathie, non de la simple sympathie : les formateurs doivent en effet reconnaitre avant tout l’humanité et la faillibilité des jeunes parce que le Christ veut les rencontrer, pour les éloigner de l’erreur.

Il serait bon que les directeurs spirituels se rappellent de leurs propres expériences de chute : la grâce en effet agit dans l’Histoire de façon ordinaire, et transforme progressivement.


Mariage et consécration, deux vocations à valoriser de manière égale

La dimension spirituelle est prioritaire. Le synode demande d’encourager la participation à la messe et à l’adoration eucharistique.
Les «efforts horizontaux» ne suffisent pas, il faut aussi des «efforts verticaux» destinés à élever le regard des jeunes vers le Ciel.
Etre accueillants, indiquer de nobles objectifs, proposer l’exigence de l’Evangile sont les caractéristiques  de l’accompagnement au mariage, mais aussi au célibat consacré.

Les deux vocations, soulignent les évêques, doivent être valorisées de manière égale par l’Eglise car elles participent toutes les deux de cette vocation baptismale propre à chaque chrétien.

Si les ainés n’ont pas de rêves, comment pourront-ils inspirer les jeunes ?
Plusieurs participants ont émis l’idée d’un secrétariat des jeunes pour chaque circonscription ecclésiastique afin de dynamiser l’action pastorale.


Les interventions des auditeurs

La congrégation générale s’est terminée par les interventions de quelques auditeurs, qui ont mis en évidence l’insuffisance d’une proposition ecclésiale centrée sur un théisme éthique face à la profonde soif  spirituelle des jeunes.

Ils ressentent un vrai désir du Christ et l’Eglise a le devoir de Le leur montrer, de ne pas considérer le temps dédié à la pastorale des jeunes comme du «temps perdu».

Au milieu de tant de voix, les jeunes ont besoin de discerner celle qui vient du Seigneur; ils ne souhaitent pas que les adultes prennent les décisions à leur place, mais qu’ils les aident plutôt à ne pas remettre à plus tard les choix importants de leur vie.

Le cœur humain est fait pour la beauté, la bonté et la vérité que seule l’Eglise-mère peut révéler.


3 membres nommés par le Pape pour la commission de rédaction

Après l’élection, mardi, des 5 pères synodaux représentant les 5 continents pour la commission chargée de la rédaction du document final, les noms des 3 autres membres, nommés directement par le Pape, ont été rendus publics en salle du synode ce mercredi matin : il s’agit de l’archevêque majeur de Kiev, primat de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine, du père Alexandre Awi Mello, secrétaire du Dicastère pour le Laïcs, la famille et la vie et du révérend Eduardo Gonzalo redondo, responsable de la pastorale vocationnelle de Cuba.
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Pierre du québec



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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   12/10/2018, 17:18

Merci à vous deux pour ces informations enrichissantes et pleines d'espérance.




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k11
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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   17/10/2018, 19:48

Au Synode, le témoignage des jeunes saints et martyrs de notre temps

Lors de la 13e Congrégation générale du Synode qui s’est tenue mardi 16 octobre après-midi, les discussions sur la troisième partie de l’Instrumentum Laboris ont continué. 251 Pères synodaux étaient présents.
Paolo Ondarza – Cité du Vatican


La sainteté n’est pas seulement un idéal.
Il y a en effet tant de témoignages offerts par des jeunes pour notre temps.
Les Pères synodaux qui sont intervenus durant la 13e Congrégation générale ont évoqué les exemples touchants de ceux qui vivent dans des endroits du monde où les chrétiens sont une minorité, souvent persécutée.

Leurs pensées se sont d’abord tournées vers le Moyen-Orient, où de nombreuses personnes sont tuées en raison de leur foi en Jésus-Christ, puis vers les dalit en Inde, derniers de la société, hommes dépourvus de droits, qui pour conserver leur foi et leur dignité de fils de Dieu, leurs uniques richesses, sont prêts à aller jusqu’au martyr.


Le témoignage chrétien suscite de nouvelles conversions

L’exemple de ces saints de notre temps suscite de nouvelles conversions. Chaque jeune aspire à la sainteté et est exigeant, ont affirmé les Pères synodaux :
il lui faut des témoins authentiques, des points de repères auxquels se référer, il veut rencontrer des pasteurs qui vivent dans l’esprit des Béatitudes, qui prient, qui méditent, et qui ne soient pas de simples employés ou fonctionnaires de l’institution. Une conversion est donc utile.
Les jeunes ne veulent pas seulement de belles paroles et le scandale des abus les offensent.

Les évêques exhortent l’Église à être transparente et à dire avec joie que le célibat et la chasteté sont des options possibles, avec la grâce de Dieu.

L’Église est dans le monde et non pas du monde :
elle doit indiquer la vérité avec Miséricorde

Dans le monde, sans être du monde :
l’Église doit faire moins de discours et être plus accueillante en consacrant aux jeunes du temps et des ressources.

La vérité et la miséricorde sont inséparables, ont affirmé avec force les pères synodaux, et leur centre se trouve dans le Christ.

En ce sens, la figure d’un directeur spirituel bon, qui au lieu de condamner le péché accompagne avec amour, est décisive :
«Dieu nous prend comme nous sommes, mais Il ne nous laisse pas comme nous sommes», a-t-on entendu, Il nous transforme en hommes et en femmes nouvelles.

Une comparaison percutante a été employée : celle de l’Église comme radeau, qui part à la recherche de jeunes perdus et fatigués. Le Christ est quant à Lui l’ancre qui épargne du naufrage.


L’Église ne doit pas renoncer à parler de La Croix

Les évêques ont dénoncé l’actuelle culture matérialiste et hédoniste qui cherche à chasser Dieu du cœur de l’homme, en proposant des fausses idoles comme l’argent, des dépendances (jeu, pornographie, etc.), des plaisirs éphémères, et en refusant des idéaux et des valeurs chrétiennes comme la famille.

Ce sont des défis face auxquels l’Église ne doit renoncer ni à indiquer la force du Christ Ressuscité ni à annoncer le kérygme.

La Croix en effet n’effraie pas les jeunes, qui cherchent une annonce de l’Évangile claire et moins vague. L’appel de Jésus Crucifié doit résonner avec force, pas de façon faible ou anémique. Pour que l’Église soit rajeunie, le Synode propose d’encourager les jeunes à prier le rosaire et à participer aux sacrements de la Confession et de l’Eucharistie.


Le drame du chômage et de l’émigration

C’est aussi le drame du chômage qui a attiré l’attention en Salle du Synode.
L’Église doit être une famille soucieuse d’aider ceux qui n’ont pas de travail : un exemple vertueux est le soutien ecclésial apporté aux projets de microcrédit, fondé sur la conviction qu’une occupation aide à donner un sens à la vie et forme une condition préalable à un avenir serein pour la société.

C’est la raison pour laquelle les pasteurs doivent inciter les institutions à accorder davantage d’attention aux nouvelles générations, surtout à ceux qui sont contraints à émigrer, abandonnant alors famille et racines. Rendre les jeunes partie prenante du développement humain intégral de la société constitue un véritable devoir, ont souligné les évêques.
Dans plusieurs régions du monde en effet, ces derniers font preuve d’une grande responsabilité à l’égard des plus démunis et de l’environnement.


L’Église ne doit pas renoncer à une éducation chrétienne

En Salle du Synode, il a par ailleurs été demandé à l’Église de ne pas renoncer au droit à l’éducation des jeunes dans les écoles et les universités, qui sont des lieux d’ouverture, de dialogue, de formation des consciences et de renforcement des valeurs morales.

La recommandation des évêques consiste à «sauver» les écoles qui existent déjà, avant d’en créer encore de nouvelles. Le prosélytisme a été condamné, mais on a demandé de renforcer les programmes scolaires d’inspiration catholique, car «on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau».
En outre, il ne faut pas oublier les si nombreuses familles pauvres et défavorisées, qui pour des motifs économiques ne peuvent pas offrir une bonne éducation à leurs enfants.


Le témoignage des auditeurs

En clôture de cette 13e Congrégation, quelques auditeurs ont pris la parole. Parmi eux, certains ont partagé leur expérience de conversion, survenue au sein de communautés nouvelles. D’autres ont mis en lumière l’exigence de conférer une responsabilité plus grande aux laïcs, aux femmes et aux familles.

Parmi les propositions ayant émergé, on peut relever l’encouragement à des formes d’habitation communautaire, entre des jeunes suivant une règle de vie commune et engagés dans des initiatives d’évangélisation.
On peut aussi signaler cet appel à renouveler le modèle de formation des séminaires, dans un sens moins théorique et plus empirique, et donc plus proche de la réalité des jeunes.
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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   18/10/2018, 03:04

:sts: Very Happy
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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   26/10/2018, 17:34

Il faut faire un peu confiance au pape François, je trouve qu'on vire à la paranoïa générale avec l'hystérie des réseaux sociaux.
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k11
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MessageSujet: Synode des Jeunes: la synthèse du Document final   27/10/2018, 23:56

Synode des Jeunes: la synthèse du Document final

Trois parties, 12 chapitres, 167 paragraphes, 60 pages : c’est ainsi que se présente le Document final de la XVe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, sur le thème “Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel”. Le texte a été voté dans l’après-midi du 27 octobre, en Salle du Synode, et le Document a été remis au Pape, qui en a aussitôt autorisé la publication.
Paolo Ondarza et Isabella Piro – Cité du Vatican


L’épisode des disciples d’Emmaus, raconté dans l’Évangile de Luc, est le fil conducteur du Document final du Synode des jeunes. Il a été lu devant les pères synodaux, par le rapporteur général, le cardinal Sergio Da Rocha, en alternance avec les secrétaires spéciaux, le père Giacomo Costa et don Rossano Sala, et Mgr Bruno Forte, membre de la Commission pour la Rédaction du texte.

Ce Document est complémentaire de l’Instrumentum Laboris du Synode, dont il reprend la division en trois parties. Accueilli par un applaudissement, le texte, a expliqué le cardinal Da Rocha, «est le résultat d’un vrai travail d’équipe» des pères synodaux avec les autres participants au Synode et «d’une façon particulière avec les jeunes». Le Document rassemble les 364 amendements présentés. «La plupart ont été précis et constructifs», a salué le rapporteur général.

«Il cheminait avec eux»

En premier lieu, le Document final du Synode regarde le contexte dans lequel vivent les jeunes, en mettant en évidence les points de force et les défis. Tout part d’une écoute empathique qui, avec humilité, patience et disponibilité, doit permettre de vraiment dialoguer avec la jeunesse, en évitant des «réponses préconçues et des recettes toutes prêtes».

Les jeunes, en effet, veulent être «écoutés, reconnus, accompagnés» et désirent que leur voix soit considérée comme «intéressante et utile dans le domaine social et ecclésial». L’Église n’a pas toujours eu cette attitude, reconnaît le Synode : souvent, les prêtres et les évêques, pris par de nombreux engagements, ont du mal à trouver du temps pour le service de l’écoute.

Il faut donc former d’un façon adéquate aussi des laïcs, hommes et femmes, qui soient en mesure d’accompagner les jeunes générations. Face à des phénomènes comme la mondialisation et la sécularisation, en outre, les jeunes évoluent vers une redécouverte de Dieu et de la spiritualité, et ceci doit être une stimulation, pour l’Église, à investir le dynamisme de la foi.


L’école et la paroisse

Une autre réponse de l’Église aux questions des jeunes vient du secteur éducatif : les écoles, les universités, les collèges, les aumôneries permettent une formation intégrale des jeunes, en offrant en même temps un témoignage évangélique de promotion humaine.

Dans un monde dans lequel tout est lié - famille, travail, défense de l’embryon et du migrant -, les évêques rappellent le rôle irremplaçable des écoles et des universités où les jeunes passent beaucoup de temps. Les institutions éducatives catholiques, en particulier, sont appelées à affronter le rapport entre la foi et les questions du monde contemporain, les différentes perspectives anthropologiques, les défis scientifiques et techniques, les changements des habitudes sociales et l’engagement pour la justice.

La paroisse a aussi son rôle : «Église dans le territoire», elle doit repenser sa vocation missionnaire, qui souvent semble peu significative et peu dynamique, surtout dans le domaine de la catéchèse.


Les migrants, paradigme de notre temps

Le Document synodal s’arrête ensuite sur le thème des migrants, «paradigme de notre temps» en tant que phénomène structurel, et non pas comme une urgence transitoire. De nombreux migrants sont des jeunes ou des mineurs non accompagnés, qui fuient des guerres, des violences, des persécutions politiques ou religieuses, des catastrophes naturelles, ou la pauvreté, et finissent par devenir victimes de la traite, de la drogue, d’abus psychologiques et physiques.

La préoccupation de l’Église se situe surtout pour eux dans l’optique d’une authentique promotion humaine qui passe à travers l’accueil de réfugiés, et soit un point de référence pour de nombreux jeunes séparés de leurs familles d’origine.

Les migrants sont aussi une opportunité d’enrichissement pour les communautés et les sociétés dans lesquelles ils arrivent et qui peuvent être revitalisées par eux, est-il rappelé dans le Document, où résonnent les verbes synodaux «accueillir, protéger, promouvoir, intégrer», indiqués par le Pape François pour une culture qui puisse surmonter les défiances et les peurs.

Les évêques demandent aussi plus d’engagement pour garantir à celui qui ne voudrait pas migrer le droit effectif à rester dans son propre pays. L’attention du Synode s’est aussi portée sur ces Églises qui sont menacées, dans leur existence, par l’émigration forcée et par les persécutions subies par les fidèles.


Abus : faire la vérité et demander pardon

Le Document développe une large réflexion sur les «différents types d’abus» (de pouvoir, économiques, de conscience, sexuels) commis par certains évêques, prêtres, religieux et laïcs.

Pour les victimes, cela provoque des souffrances qui «peuvent durer toute la vie et pour lesquelles aucun repentir n’apporte de remède».

Le Synode appelle dont à «un ferme engagement pour l’adoption de mesures rigoureuses de prévention qui puissent empêcher la répétition de ces actes, à partir de la sélection et de la formation de ceux à qui seront confiés des devoirs de responsabilité et d’éducation».

Il faudra donc éradiquer ces formes comme la corruption ou le cléricalisme, sur lesquelles se greffent de tels types d’abus, et contrer le manque de responsabilité et de transparence avec lesquels de nombreux cas ont été gérés.

Dans le même temps, le Synode remercie tous ceux qui «ont le courage de dénoncer le mal subi», parce qu’ils aident l’Église «à prendre conscience de ce qui est arrivé et de la nécessité de réagir avec décision».

«La miséricorde, en effet, exige la justice».

Toutefois, le Document n’oublie pas les si nombreux laïcs, prêtres, consacrés et évêques qui se dédient chaque jours avec honnêteté au service du prochain, et qui peuvent offrir «une aide précieuse» pour une «réforme d’une portée historique» dans ce domaine.


La famille «Église domestique»

Des thèmes ultérieurs présents dans le document concernent la famille, le principal point de référence pour les jeunes, la première communauté de foi, une «Église domestique».

Le Synode rappelle en particulier le rôle des grands-parents dans l’éducation religieuse et dans la transmission de la foi, et met en garde contre l’affaiblissement de la figure paternelle et de ces adultes qui adopte un style de vie marqué par une forme de “jeunisme”. Outre la famille, l’amitié compte beaucoup pour les jeunes, parce qu’elle permet le partage de la foi, et l’aide réciproque dans le témoignage.


Promotion de la justice contre «la culture du déchet»

Le Synode s’est arrêté ensuite sur certaines formes de vulnérabilité vécues par les jeunes dans différents secteurs : dans le travail, où le chômage appauvrit les jeunes générations, en minant leur capacité de rêver ; les persécutions jusqu’à la mort ; l’exclusion sociale pour des raisons religieuses, ethniques ou économiques ; le handicap.

Face à cette «culture du déchet», l’Église doit lancer un appel à la conversion et à la solidarité, en devenant une alternative concrète face aux situations de malaise. Mais les domaines dans lesquels l’engagement des jeunes réussit à s’exprimer avec originalité ne manquent pas : par exemple, le volontariat, l’attention aux thèmes écologiques, l’engagement en politique pour la construction du bien commun, la promotion de la justice, pour laquelle les jeunes demandent à l’Église «un engagement décidé et cohérent».


La culture, la musique et le sport sont des «ressources pastorales»

Le monde du sport et de la musique offre aussi aux jeunes la possibilité de s’exprimer le mieux possible.

Dans le premier cas, l’Église invite à ne pas sous-évaluer les potentialités éducatives, de formation et d’inclusion, dans l’activité sportive. La musique peut être une «ressource pastorale» qui interpelle aussi en vue d’un renouvellement liturgique, parce que les jeunes ont le désir d’une «liturgie vivante», authentique et joyeuse, un moment de rencontre avec Dieu et avec la communauté.

Les jeunes apprécient «les célébrations authentiques dans lesquelles la beauté des signes, le soin de la prédication et l’implication communautaire parlent réellement de Dieu». Ils doivent donc être aidés à découvrir la valeur de l’adoration eucharistique et à comprendre que «la liturgie n’est pas une expression de soi-même, mais une action du Christ et de l’Église».

Les jeunes générations, en outre, veulent être protagonistes de la vie ecclésiale, en faisant fructifier leurs propres talents, et en assumant des responsabilités. En tant que sujets actifs de l’action pastorale, ils sont le présent de l’Église, et ils doivent être encouragés à participer à la vie ecclésiale, et non pas bloqués avec autoritarisme.

Dans une Église capable de dialoguer d’une façon moins paternaliste et plus directe, en effet, les jeunes peuvent être très actifs dans l’évangélisation de leurs camarades, en exerçant un véritable apostolat qui doit être soutenu et intégré dans la vie des communautés.

Dieu parle à l’Église et au monde à travers les jeunes, qui sont l’un des «lieux théologiques» dans lesquels le Seigneur se fait présent. Porteuse d’une saine inquiétude qui la rend dynamique, peut-on lire dans la 2e partie du Document, la jeunesse peut être «plus avancée que les pasteurs» et doit donc être écoutée, respectée, accompagnée. Grâce à elle, l’Église peut se renouveler, en abandonnant «pesanteurs et lenteurs».

Le Synode rappelle donc le modèle de «Jésus jeune parmi les jeunes» et invite au témoignage des saints, parmi lesquels de nombreux jeunes, prophètes du changement.


Mission et vocation

Une autre «boussole sûre» pour la jeunesse est la mission, un don de soi qui mène à un bonheur authentique et durable : Jésus, en effet, ne retire pas la liberté, mais la libère, parce que la vraie liberté est possible seulement en relation à la vérité et à la charité.

Le concept de vocation est aussi lié à celui de mission : chaque vie est vocation en rapport à Dieu, elle n’est pas le fruit du hasard ni une bien privé à gérer en propre, et chaque vocation baptismale est un appel à la sainteté.

Chacun doit donc vivre sa propre vocation spécifique dans chaque domaine : la profession, la famille, la vie consacrée, le ministère ordonné et le diaconat permanent, qui représente une «ressource» à développer encore pleinement.


L’accompagnement

Accompagner est une mission pour l’Église à développer au niveau personnel et en groupe : dans un monde «caractérisé par un pluralisme toujours plus évident et par une disponibilité d’options toujours plus grande», rechercher avec les jeunes un parcours destiné à accomplir des choix définitifs est un service nécessaire.
Les destinataires sont tous les jeunes : séminaristes, prêtres ou religieux en formation, fiancés et jeunes époux.
La communauté ecclésiale est un lieu de relations, où dans la célébration eucharistique on est touché, instruit et guéri par Jésus lui-même.

Le Document final met aussi en évidence l’importance du sacrement de la Réconciliation et d’une bonne connaissance de la Doctrine sociale de l’Église, afin d’avoir des repères dans la prise de responsabilité civile, économique, politique dans un contexte de plus en plus multiculturel.


Non au moralisme et à une fausse indulgence, oui à la correction fraternelle

Le Synode promeut un accompagnement intégral centré sur la prière et le travail intérieur, en intégrant à la fois le recours à la transcendance et l’apport de la psychologie et de la psychothérapie.

«Le célibat pour le Royaume» doit être compris comme «un don à reconnaître et à vérifier dans la liberté, la joie, la gratuité et l’humilité», avant de poser tout choix définitif.

Les accompagnateurs doivent être conscients de leurs propres fragilité, et, «sans moralisme et sans fausses indulgences», savoir corriger fraternellement et s’abstenir de toute attitude de manipulation.

«Ce profond respect sera la meilleure garantie contre le risque d’abus en tout genre», est-il écrit dans ce texte.
Le discernement est un lieu de «lutte spirituelle» qui doit aussi prendre en compte la vie fraternelle et le service des pauvres comme des bancs d’épreuve.


La synodalité, un style missionnaire

Dans chaque Église particulière doit se poursuivre ce processus de discernement, cette assemblée synodale n’ayant été qu’une étape. Il faut valoriser les charismes que l’Esprit donne à tous, en évitant à la fois le cléricalisme qui exclut beaucoup de gens des processus décisionnels et la cléricalisation des laïcs qui freine l’élan missionnaire.

L’autorité doit être vécue dans une logique de service, en ayant bien conscience du fait que l’expérience concrète de vie est le meilleur témoignage à donner aux jeunes.

Sur un plan ecclésial, il faut repenser la pastorale des jeunes et mieux définir les structures de discernement vocationnel, au niveau des conférences épiscopales. Le Document mentionne aussi l’importance des JMJ.


Le défi numérique

Le Document rappelle l’importance du monde numérique dans la vie quotidienne des jeunes. Malgré tous les aspects négatifs et les vrais dangers d’internet (solitude, manipulation, exploitation, violence, chantage, pornographie…), ces outils sont appelés à être des outils d’évangélisation.

Le Document mentionne aussi l’idée d’un système de certification des sites catholiques, afin de contrer la diffusion de «fake news» concernant l’Église. La protection des mineurs doit aussi être une priorité sur internet.


Reconnaître et valoriser les femmes dans la société et dans l’Église

Le Document met aussi en évidence le besoin d’une meilleure reconnaissance et d’une valorisation des femmes dans la société et dans l’Église, parce que leur absence appauvrit le débat et le chemin ecclésial : il faut d’urgence un changement d’attitude de la part de tout le monde, à partir d’une réflexion sur la réciprocité entre les sexes.

«Une présence féminine dans les organes ecclésiaux à tous les niveaux, aussi dans des fonctions de responsabilité» et «une participation féminine aux processus décisionnels ecclésiaux, dans le respect du rôle du ministre ordonné» sont souhaités dans ce texte, qui rappelle qu’il s’agit ici d’un «devoir de justice qui trouve son inspiration en Jésus et dans la Bible».


Corps, sexualité et affectivité

Le Document s’arrête sur le thème de la sexualité, en évoquant les interrogations éthiques soulevées par certaines évolutions des techniques médicales et en évoquant les dangers de phénomènes comme le tourisme sexuel et la pornographie en ligne, mais surtout en rappelant que les familles et les communautés chrétiennes doivent faire découvrir aux jeunes que la sexualité est un don.

L’Église est souvent perçue comme «un espace de jugement et de condamnation», alors que les jeunes recherchent «une parole claire, humaine et empathique», et «expriment un désir explicite de débat sur les questions relatives à la différence entre l’identité masculine et féminine, à la réciprocité entre les hommes et les femmes, ou à l’homosexualité».

«Il faut proposer aux jeunes une anthropologie de l’affectivité et de la sexualité capable de donner la juste valeur de la chasteté» pour la croissance de la personne, «dans tous les états de vie».
«Dieu aime chaque personne et l’Église fait de même en renouvelant son engagement contre toute discrimination et violence sur une base sexuelle».

De même, le Synode «réaffirme la portée anthropologique déterminante de la différence et de la réciprocité homme-femme, et considère réducteur de définir les personnes uniquement à partir de leur orientation sexuelle».

Dans le même temps, il est recommandé de «favoriser les parcours d’accompagnement dans la foi, déjà existant dans de nombreuses communautés chrétiennes» à l’égard des personnes homosexuelles, afin de discerner les formes les plus adaptées pour leur participation à la vie de la communauté.

Chaque jeune, sans aucune exclusion, doit être aidé à intégrer toujours plus la dimension sexuelle dans sa propre personnalité, «en grandissant dans la qualité des relations et en cheminant vers le don de lui-même».


L’accompagnement vocationnel

Le Document évoque le besoin d’un accompagnement plus structuré avant et après le mariage, et encourage la constitution d’équipes éducatives, qui puissent inclure des figures féminines et des couples chrétiens, pour la formation de séminaristes et de consacrées aussi afin de surmonter les tendances au cléricalisme.

Un attention spéciale est demandée dans l’accueil des candidats au sacerdoce, qui advient parfois «sans une connaissance adéquate et une relecture approfondie de leur histoire».

«L’instabilité relationnelle et affective, et le manque d’enracinement ecclésial sont des signes dangereux.

Négliger les normes ecclésiales dans ce domaine constitue un comportement irresponsable, qui peut avoir des conséquences très graves pour la communauté chrétienne.»


Appelés à la sainteté

«Les diversités vocationnelles se rassemblent dans l’appel unique et universel à la sainteté. Malheureusement le monde est indigné par les abus de certaines personnes de l’Église plutôt que ravivé par la sainteté de ses membres», est-il écrit dans la conclusion du Document final.

L’Église est donc appelée à «un changement de perspective». À travers la sainteté de nombreux jeunes disposés à renoncer à la vie au milieu des persécutions en se maintenant fidèles à l’Évangile, elle peut renouveler son ardeur spirituelle et sa vigueur apostolique
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saint Zibou

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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   28/10/2018, 06:22

Il n'existe pas une telle chose qu'une personne "homosexuelle", dans l'Église. Il n'y a que des baptisés, dont le baptême est l'engagement viager de lutte contre le péché, quel qu'il soit, afin de ressembler à Jésus-Christ, l'époux de l'Église, dont le mariage est mystique et NON homosexuel (Eph.5/22-32)!

***

Petit Catéchisme/1529

4. Qu'implique le Baptême dans notre vie de chrétiens ?  

Le Baptême implique que le vieil homme, qui est en nous, doit être noyé dans une contrition et une repentance de tous les jours, qu'il doit mourir avec tous ses péchés et ses convoitises, et que, tous les jours aussi, doit renaître en nous un homme nouveau, qui vive à jamais dans la justice et la pureté devant Dieu.  

Où cela est-il écrit ?  

Saint Paul écrit aux Romains, au sixième chapitre: Nous avons été ensevelis avec Christ par le Baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle.» (Rom. 6:4)

_________________
Christus heri, hodie ipse et in aeternam-SEMPER IDEM!(Heb.XIII/viii)
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k11
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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   28/10/2018, 10:00

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Julienne

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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   28/10/2018, 17:06

MERCI, K11 pour toutes ces informations.

_________________
1 Corinthiens 15:12-17
Si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. [..] Car si les morts ne ressuscitent point, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés.
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florence_yvonne

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MessageSujet: Re: Synode des jeunes 2018   28/10/2018, 19:30

k11 a écrit:

Il m'arrive de regarder la messe le dimanche à 11 heures sur France2, quitte à ce que mon mari athée se moque de moi.

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Synode des jeunes 2018
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