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 Le saint du jour

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florence_yvonne

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MessageSujet: Le saint du jour   22/9/2018, 18:44

Si vous me le permettez, tous les jours je parlerais du saint du jour

Saint Maurice :

Saint Maurice est le saint patron du duché de Savoie, du Saint Empire Romain Germanique, des chasseurs alpins, des gardes suisses, des teinturiers et des malades de la goutte, ainsi que de nombreuses unités de l'armée française : il est ainsi le saint patron de l'Infanterie.
Bien entendu, saint patron de Vielverge et de Pontailler sur Saône.

Le 22 septembre 286 vit un spectacle à la fois sublime et épouvantable : une légion romaine entière, général en tête, immolée par un barbare empereur pour n’avoir pas voulu renoncer à Jésus-Christ. Cette légion était la Légion Thébéenne ; ce général, saint Maurice, et ce tyran, Maximien. La Légion Thébéenne portait ce nom parce qu’elle avait été recrutée en Thébaïde. Elle fut du nombre de celles que l’empereur emmena combattre la Gaule en révolte. Après le passage des Alpes, un sacrifice solennel fut ordonné. La légion chrétienne, ne voulant pas y prendre part, et apprenant qu’elle allait être employée pour persécuter des frères chrétiens, se retira près du lieu appelé aujourd’hui Saint-Maurice-d’Agaune (Suisse). L’empereur les enjoignit de se réunir à l’armée pour la fête. Mais Maurice et ses compagnons, se rappelant qu’il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, se virent dans la triste nécessité de désobéir.

Cette désobéissance, n’était pas, pour ces braves soldats, vainqueurs sur vingt champs de bataille, un acte de félonie, mais un acte d’héroïque loyauté. Aussitôt le prince barbare donna l’ordre de décimer la légion. A voir ce bataillon de six mille hommes rangés en ordre de combat, ayant à sa tête Maurice, à cheval, avec ses brillants officiers, Exupère, Maurice et Candide, il semble qu’on eût pu craindre une résistance par la force ; mais non, les disciples de Jésus-Christ ne cherchaient et n’attendaient qu’une victoire pacifique, la victoire sur le monde, et la conquête du Ciel par le martyre. Les noms des soldats sont jetés dans les casques des centurions ; six cents sur six mille vont périr ; les victimes désignées embrassent leurs camarades, qui les encouragent ; bientôt le sacrifice est consommé, et la plaine ruisselle du sang des martyrs.

Les survivants persistent à se déclarer chrétiens, et la boucherie recommence ; six cents nouveaux élus rougissent de leur sang les rives du Rhône. Les autres sauront mourir jusqu’au dernier ; mais ils envoient au tyran un message avec une lettre admirable : "Empereur, nous sommes vos soldats ; nous sommes prêts à combattre les ennemis de l’empire ; mais nous sommes aussi chrétiens, et nous devons fidélité au vrai Dieu. Nous ne sommes pas des révoltés, nous aimons mieux être des victimes que des bourreaux : mieux vaut pour nous mourir innocents que de vivre coupables." Maximien, désespérant d’ébranler leur constance, les fit massacrer tous en masse.

Une basilique fut élevée par Saint Théodore dès le IVème siècle, puis une abbaye y fut créée. Son culte se répandit en Suisse, en Savoie et dans les régions voisines. Dès l’origine de leur dynastie, les comtes et les duc de Savoie ont déclaré Saint Maurice protecteur de leurs Etats. A la fin du IVème siècle, les reliques furent déplacées à Angers, il devint ainsi titulaire de la cathédrale et patron du diocèse.

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mario-F._L.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   23/9/2018, 10:31

Les Maurice célèbres : Maurice Bejart, Maurice Carême, Maurice Chevalier, Maurice Clavel, Maurice Merleau-Ponty, Maurice Ravel, Maurice Pialat, Maurice Thorez.

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florence_yvonne

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   23/9/2018, 17:04

Saint Constant 23 septembre

Sacristain à Ancône, en Italie (5ème s.)

Il était sacristain de l'église Saint Étienne d'Ancône en Italie et avait une foi "à déplacer les montagnes" selon la parole de l'Évangile. Lampe à huile avec Chrisme et couronne de palme. Un jour qu'il n'avait plus d'huile pour ses lampes d'autel, il y mit de l'eau et, à sa prière, les mèches brûlèrent toute la journée comme si c'était de l'huile. C'est le pape saint Grégoire le Grand qui, dans ses "Dialogues" nous révèle l'existence et le comportement de ce serviteur de Dieu qu'il considérait comme un saint.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   23/9/2018, 18:36

florence_yvonne a écrit:
Saint Constant 23 septembre

Sacristain à Ancône, en Italie (5ème s.)

Il était sacristain de l'église Saint Étienne d'Ancône en Italie et avait une foi "à déplacer les montagnes" selon la parole de l'Évangile. Lampe à huile avec Chrisme et couronne de palme. Un jour qu'il n'avait plus d'huile pour ses lampes d'autel, il y mit de l'eau et, à sa prière, les mèches brûlèrent toute la journée comme si c'était de l'huile. C'est le pape saint Grégoire le Grand qui, dans ses "Dialogues" nous révèle l'existence et le comportement de ce serviteur de Dieu qu'il considérait comme un saint.


J'ai connu dans ma paroisse un Constant, qui était -- pur hasard -- sacristain et l'est resté jusqu'à sa mort .

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   24/9/2018, 19:10

Sainte Thècle d'Iconium, vierge et martyre (1er s.) 24 septembre

Sainte Thècle, née à Iconium (capitale de la Lycaonie antique en Asie Mineure, actuelle Konya en Turquie) au Ier siècle, dans une riche famille païenne, est une martyre du temps des Apôtres. Les saints pères l'ont appelée avec enthousiasme la femme apostolique, la fille aînée de saint Paul, la protomartyre parmi les femmes, comme saint Étienne fut le protomartyr parmi les hommes. L'Église orthodoxe la vénère comme égale aux apôtres. Son culte se répandit dès le IVe siècle en Occident. L'Eglise catholique en a supprimé son culte en 1969.

Thècle, très versée dans la philosophie, dans les sciences et dans les belles-lettres, fut convertie par saint Paul, à Iconium.

Elle voulut rester vierge et fut dénoncée comme chrétienne par le jeune homme qui aspirait à sa main. Condamnée au feu, dans l'amphithéâtre, à la demande de sa mère, elle vit Notre-Seigneur lui apparaître sous les traits de saint Paul, puis remonter au ciel comme pour lui en tracer le chemin. Pleine alors d'un courage tout nouveau, elle s'arme du signe de la croix et monte, rayonnante de joie et de beauté, sur le bûcher; bientôt les flammes l'entourent de toutes parts, mais sans la toucher, et la foule étonnée aperçoit la victime pleine de vie et priant Dieu; nouveau miracle: un nuage s'abat sur le bûcher et en éteint les flammes.

Bientôt Thècle put revoir l'apôtre saint Paul et être confirmée par lui dans la foi. L'ayant suivi à Antioche de Syrie, elle s'y livra à la propagation du christianisme. Un des premiers habitants de la ville, nommé Alexandre, conçut pour elle une violente passion. Thècle, au lieu de répondre à ses avances, l'humilia en public. Alexandre la dénonça au gouverneur. Elle fut bientôt accusée de nouveau et condamnée aux bêtes. On lâcha contre elle, une lionne furieuse et affamée; mais celle-ci, loin de dévorer sa victime, vint lui lécher les pieds; ni la rage de la faim, ni les excitations des bourreaux, ni les clameurs du peuple ne purent réveiller son instinct carnassier.  "La lionne, dit S. Ambroise, vénéra sa proie et fut pénétrée d'une compassion dont les hommes s'étaient dépouillés."

Peu de jours après, la jeune martyre fut exposée au même supplice; on lança sur elle des lions et des ours; aussitôt la lionne qui l'avait épargnée une première fois courut vers elle et lui lécha les pieds. Un ours s'avança, mais la lionne le mit en pièces; un lion, voulut aussi se précipiter sur la victime; mais une lutte acharnée se livra entre la lionne et lui, et ils périrent tous les deux. Le préfet la fit alors jeter dans une fosse remplie de serpents. A peine y fut-elle précipitée, qu'un globe de feu consuma tous les reptiles, et la sainte fut délivrée. L'ordre fut donné d'attacher chacun de ses pieds à des taureaux furieux, pour l'écarteler; les bêtes, excitées par des aiguillons rougis au feu, bondirent en mugissant; mais les liens de la vierge se brisèrent, et elle resta sans blessure. Le préfet étonné, lui demanda l'explication de ces prodiges: "Je suis, dit-elle, la servante de Dieu, Maître de l'univers."

Thècle, rendue à la liberté, retourna dans sa patrie à Iconium pour y prêcher la foi.

Plus tard, elle se retira dans la solitude près de Séleucie où elle se serait construit un ermitage, convertissant par la parole et par ses vertus, les femmes qui venaient en foule la visiter. Elle mourut à l'âge de quatre-vingts ans et y serait enterrée.

On l'invoque pour les paralysés et les enfants qui marchent tardivement.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   25/9/2018, 10:19

florence_yvonne a écrit:
Sainte Thècle d'Iconium, vierge et martyre (1er s.) 24 septembre

Sainte Thècle, née à Iconium (capitale de la Lycaonie antique en Asie Mineure, actuelle Konya en Turquie) au Ier siècle, dans une riche famille païenne, est une martyre du temps des Apôtres. ..............................................
....................................................



Eh beh !!! Quelle histoire !!!

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   25/9/2018, 18:26

Saint Hermann le 25 septembre

Prêtre prémontré (✝ 1241)
Né de parents pauvres, il entra chez les Prémontrés de Steinfeld en Rhénanie. Ceux-ci l'envoyèrent d'abord faire des études en Frise. Devenu sacristain, il en profitait pour passer ses journées en prière dans l'église. Ordonné prêtre, il fut l'aumônier de plusieurs couvents de religieuses contemplatives pour lesquelles il composa divers traités de piété et même, à la lumière de ses expériences mystiques, un commentaire du "Cantique des Cantiques". Il sortait peu. Il pensait tellement à Dieu qu'il ignorait ce qui se passait hors de son couvent, mais son cœur était comme un vaste hôpital où venaient se refaire les âmes en difficultés qui y trouvaient un tendre accueil et un refuge assuré.

Hermann naquit à Cologne vers 1150. Il se distingua dès sa tendre enfance par une dévotion à Notre-Dame. C’était une âme privilégiée. Son prieur raconte qu’il entrait quotidiennement à l’église Sainte-Marie du Capitole pour prier. Un jour qu’il tendait une pomme à la Vierge, celle-ci s’inclina afin que l’Enfant-Jésus puisse la prendre. A 12 ans, il entra à l’abbaye de Steinfeld. Il étudia ensuite à l’abbaye prémontrée de Mariëngaarde en Frise où, encore jeune clerc, il s’adonnait à la pratique d’une austère pénitence. De retour à Steinfeld, il fut ordonné prêtre et remplit les fonctions de sacriste et de réfectorier*. Il cultivait une vie intérieure exceptionnelle pendant le travail manuel et reçut des grâces mystiques. On ajouta le nom de Joseph au sien car il avait eu une vision où la Vierge l’avait reconnu comme son fiancé spirituel. Mais ses nombreuses extases furent la cause de l’incompréhension de quelques frères qui le considérèrent comme simple d’esprit. Humble et pauvre en toute occasion, patient et bienveillant pour tous et plus particulièrement envers ceux qui le comprenaient le moins, obéissant à ses supérieurs, prompt à satisfaire ses confrères dans le souci de les rendre bien heureux, Hermann-Joseph représente le modèle achevé du religieux augustinien.
Il composa plusieurs chants à la Vierge, ainsi qu’un commentaire sur le Cantique des Cantiques et des poèmes sur les 'Dix-mille vierges', une dévotion très répandue à Cologne. Autant d’œuvres qui témoignent de sa sensibilité et révèlent ses talents poétiques. Il est un des premiers à mentionner explicitement le Cœur de Jésus. Authentique mystique nourri de la Sainte Écriture, sa «conversation était dans les cieux», mais on vantait aussi sa dextérité dans la fabrication et la réparation des horloges. Chapelain des Cisterciennes, il était un directeur spirituel recherché et entretenait de nombreuses relations avec elles. Au cours d’un Carême, il se rendit chez les Cisterciennes de Hove, à quelques kilomètres de Steinfeld et tomba malade. Il mourut le 4 avril 1241, âgé de 91 ans.
Son corps fut solennellement ramené à Steinfeld où il est conservé dans un tombeau monumental au milieu de l’église. Les témoignages de considération et de vénération se multiplièrent. Son prieur écrivit sa Vita. Le pape Benoît XIII reconnut son culte le 22 janvier/8 mars 1728 et il consacra un autel en son honneur dans le 'Collegio san Norberto' à Rome. Le 11 août 1958, le Pape Pie XII lui attribuait officiellement le titre de «saint». On le vénère en Rhénanie comme patron de la jeunesse et des étudiants.

*(commis aux soins de la sacristie et du réfectoire)

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   25/9/2018, 23:27

Saint Nicolas de Flüe, fêté le 25 septembre en Suisse.

Saint patron de la Suisse et saint patron de la paix mondiale.


Plutôt que de raconter la vie de Nicolas de Flüe, voici un extrait de témoignages sur le grand miracle qu'il fit le 13 mai 1940, pour protèger la Suisse de l'invasion allemande. (Des gens de mon village étaient mobilisés à la frontière et furent eux aussi témoins de l'apparition.)

http://mission-thibet.org/index.php?option=com_content&view=article&id=548:le-grand-saint-bernard-et-notre-protecteur-de-la-suisse&catid=28&Itemid=240



(...) La protection miraculeuse

Une foule de reportages imprimés, radiodiffusés ou télévisés viennent d'évoquer le début de la guerre de 1939-1945. Les médias, officiels ou' autres, n'en ont pas moins occulté l'événement qui, à cette époque, décida du sort de notre pays. Je veux parler de ce qui sera le thème de cet opuscule: «l'intervention» du saint patron de la Suisse, Nicolas de Flüe, auquel nous devons d'avoir évité l'agression des troupes hitlériennes.

Voici le témoignage oculaire d'un de nos soldats:
«1939 et 1940 furent deux années de mobilisation générale; l'armée devait, en effet, parer à l'extrême péril où se trouvaient le pays et le peuple. Mes camarades et moi étions prêts àverser notre sang pour notre patrie et nos familles. Nous l'avions solennellement juré sur le Breitfeld de Gossau (SG), serment de fidélité qui devait, ensuite, nous coûter de si lourds sacrifices!

C'était dans la nuit du 13 au 14 mai 1940. J'étais remplaçant du commandant de garde. Notre troupe de couver¬ture était stationnée à Giessen, sur la Linth, entre Reichenburg et Benken. En cas d'invasion allemande, la plaine de la Linth devait être inondée, de manière à freiner l'avance des chars blindés. Le matin suivant je vis de mes propres yeux comment le canal de Binnen avait été barré. Notre unité devait aussi surveiller le tunnel du Ricken et, au besoin, le détruire à l'explosif pour empêcher le passage des convoirs ennemis.

Hitler veut envahir la Suisse
J'étais seul responsable, cette nuit- là, du service de garde. J' étais dans le bureau. Le téléphone sonna vers 3 heures du matin. Je décrochai. On me donnait directement de Berne l'ordre de mettre en place un état d'alerte maximum. Nos autorités avaient été informées qu'Hitler entendait jeter ses troupes, jusqu'alors invaincues, sur la Suisse qu'il voulait intégrer à son Reich. Un prétexte lui était évidemment nécessaire. Sa propagande éhontée s'efforçait de persuader les Allemands que l'annexion de la Suisse, comme celle de la Pologne, était à la fois légitime et indispensable parce que leurs compatriotes étaient maltraités, voire tués, chez nous!

Une émission de la radio japonaise
prouvait l'imminence d'une invasion de l'armée hitlérienne concentrée dans le Bade. Le P. Max Blôchlinger, des Missionnaires de Bethléem, exerçait son ministère au Japon, qui était l'allié de l'Allemagne. Ecoutant un journal du soir, ce prêtre entendit que les soldats allemands avaient pénétré en Suisse à 2 heures du matin. Il appela aussitôt son confrère qui habitait dans un autre quartier et lui annonça la nouvelle. Suisses tous deux, ils s'en affligèrent. La presse japonaise relata également l'invasion. Douze heures plus tard, la radio japonaise démentit cette information. Elle déclara que l'armée allemande était restée sur ses positions. (Le 13 mai 1989, le P. Max Blôchlinger a signé une attestation confirmant ce fait; il avait été douze ans Supérieur général de son institut; en 1940, il résidait au Japon.)

Pourquoi l'immense armée d'Hitler n'a-t-elle pu entrer en Suisse? Notre frontière était assurément protégée: l'armée se tenait prête; il y avait des fortifications. La «troisième ligne de défense» était en préparation. Avouons toutefois que quelques officiers de haut rang, craignant pour leur peau, invitèrent à plusieurs reprises le général Guisan à capituler. Ce que l'on savait de l'invasion de la Pologne, de la force de frappe et de la puissance de feu de l'armée allemande était inquiétant: aux Stukas (bombardiers d'assaut) succédaient les lance- flammes, puis les blindés, etc. Notre général demeurait inébranlable. Selon des témoins, il disait toujours à ses officiers: Messieurs, nous combattrons! On ne capitulera pas! Ayez confiance en Dieu!

Rien n'est impossible à Dieu
Des officiers mécréants ironisaient sur cette foi en la Providence; ils l'assimilaient à la naïveté des catholiques qui croient à n'importe quoi, même à une naissance virginale... Le général Guisan leur répondait invariablement: Rien n'est impossible à Dieu!

La merveilleuse exactitude de cette réponse s'est vérifiée non seulement dans un lointain passé, mais aussi dans l'année de tous les dangers que fut 1940. Pourquoi Hitler n'a-t-il pu s'emparer de la Suisse? Le film du souvenir de la guerre de 1939-1945 s'achève à peu près ainsi: L'histoire ne peut expliquer pourquoi les Puissances de l'Axe ont épargné la Suisse qu'elles encerclaient. C'est un miracle! L'actuel conseiller fédéral Kaspar Villiger écrivait le 5 septembre 1989: Je ne doute pas que nos seuls efforts n'auraient pas suffi à nous éviter les horreurs de la Deuxième Guer¬re mondiale, sans l'aide de la Provi¬dence divine. Ceux qui ont vécu les événements dont il s'agit sont les seuls à pouvoir dire de quelle façon Elle nous a assistés!

Ecoutons leur témoignage !
Hitler avait ordonné le contournement de la ligne Maginot (ensemble d'ouvrages défensifs français), puis l'invasion de la Suisse à 2 heures du matin, dans la nuit du 13 au 14 mai 1940.

Qu'était-il arrivé chez nous? Werner Durrer, chapelain du Ranft, connaissait les Foyers de l'CEuvre séraphique pour l'enfance (Soleure). Convaincu que la prière des enfants traverse les nuées, il avait demandé aux pensionnaires de ces maisons une neuvaine de prières afin que, par l'intercession de saint Nicolas de Flüe, Dieu daigne écarter du pays les malheurs de la guerre.
Dieu les exauça: saint Nicolas fut notre rempart contre l'invasion.

Sa vie terrestre éclaire son intervention en 1940.
Nicolas de Flüe était paysan; il par¬ticipa, en qualité de capitaine, aux campagnes militaires des Confédérés, 1 siégea dans le Conseil de son canton, renonça à la charge de landammann qui devait lui revenir, avant de tout i quitter avec l'accord de son épouse, non sans avoir pourvu à l'avenir de sa 1 famille de 10 enfants et avoir garanti ses moyens d'existence. Il s'y était résolu après nombre de veilles où il cherchait à savoir si Dieu voulait de lui ce sacrifice. Dieu voulait qu'il en fût ainsi, dit un ancien document. Nicolas de Flüe désirait s'en aller sans ressources, ce qui signifiait alors quitter son pays pour l'étranger. Il voulait se rendre chez les «amis de Dieu» établis en Alsace. Il partit, vêtu d'une grossière tunique d'ermite tissée par sa femme, Dorothée, et parvint dans la vallée de Waldenburg, près de Liestal (Bâle-Campagne). Là, il passa la nuit aux alentours d'une ferme. Un paysan le découvrit et, s'étant enquis de son projet, lui déconseilla fortement l'Al-sace, où les soudards confédérés n'étaient pas les bienvenus. Reconnaissant dans cet avis la volonté de Dieu, Nicolas décida de rentrer. Il s'exposait de la sorte à l'une des épreuves majeures de sa vie: les moqueries que son retour ne manqua pas de susciter.

Une main dans le ciel
Or, c'est dans cette région des environs de Liestal qu'a eu lieu le prodige du 13 mai 1940: l'apparition d'une main dans le ciel nocturne; elle paraissait avoir un geste de protection; beaucoup d'habitants de la vallée ou de soldats cantonnés dans celle-ci l'ont vue.

Quelques personnes informées de l'apparition estimèrent qu'elle se réduisait à une simple irruption de rayons dans le ciel nuageux de ce soir- là. Mais le commandant du bataillon qui surveillait la frontière, le major Deli, protestant et docteur en droit, était fermement persuadé que Dieu nous avait miraculeusement préservés par l'intercession de saint Nicolas.

Un autre fait le prouve.
L'auteur connaît le pilote du bateau qui transportait le général Guisan et son état-major lors des reconnais¬sances opérées les 16, 22, 27 et 30 novembre pour l'établissement d'une troisième ligne de défense. (J'ai pu consulter le vieux livre de bord indi¬quant les dates, les itinéraires de ces transports et leur prix horaire: 3 fr. 50, y compris la rémunération du pilote.) Ce dernier connaissait à Baden un sujet allemand qui lui confia être sûr que l'armée allemande occuperait la Suisse. Ses deux frères, officiers de haut rang, le lui avaient certifié. Un million d'hommes étaient rassemblés à cet effet entre Bâle et Constance. Hitler avait donné l'ordre de marche, mais rien ne s'était passé.

Ses deux frères lui attestèrent avoir vu deux bras lumineux dressés dans le ciel, et tout le commandement avait été bouleversé; l'entreprise avait tourné court. Les Allemands étaient per¬suadés qu'une puissance d'En Haut défendait la Suisse.

Le récit d'une sentinelle
Un petit nuage apparut dans le ciel. Il grandit et prit la forme d'une main, qui finit par devenir lumineuse et si transparente que l'on y apercevait les os. Bénissante, elle se mouvait au-dessus de la campagne. J'avais l'impression que c'était la main de saint Nico¬las de Flüe. A mon retour de la garde, je trouvai mes camarades fort excités. «Les Allemands arrivent», me cria-t- on. Je répondis «Non, ils ne viendront pas» et je racontai ce que j'avais vu. (Déclaration de M. Zappa, photographe, Langendorf/SO).

Autre témoignage
Mlle A.B. (l'auteur connaît son nom et son domicile) travaillait de 1962 à 1969 comme infirmière du professeur Hans Felix Pfenninger, qui était protestant. Celui-ci raconta à son infirmière avoir été témoin, avec d'autres officiers, de l'apparition de cette main dans le ciel et avoir dû, comme eux, le confirmer au général Guisan sous la foi du serment. Le professeur ajoutait une anecdote: le colonel divisionnaire Bircher (ancien médecin-chef à Aarau) ne voulait pas s'agenouiller, car il avait un manteau neuf et la pluie avait mouillé le sol, mais il finit par le faire. Le professeur Pfenninger était persuadé que la main était celle de saint Nicolas de Flüe. Il tenait en grand honneur ce sauveur du pays.

Le récit de Soeur Gertrude
Elle entendit par hasard le sermon d'un prêtre allemand dans la chapelle du Ranft; le prédicateur disait connaître d'anciens soldats qui lui avaient raconté qu'une nuit (d'après nous celle du 13 au 14 mai 1940), le quartier général leur avait ordonné d'attaquer la Suisse. Mais aucun véhicule ne put démarrer: malgré tous les essais, pas un moteur ne réagit. On demanda des instructions au quartier général; Hitler prescrivit de changer partout la benzine. L'ordre fut exécuté sans résultat. Sur quoi l'attaque n'eut pas lieu: les Allemands reçurent l'ordre de se retirer avec l'interdiction de parler de l'affaire, sous le prétexte que l'opération était une attaque simulée... Au retour, les moteurs tournaient sans difficulté; les soldats étaient tous persuadés que la Suisse avait été protégée.

Les mêmes faits ressortent des propos d'un instituteur qui en avait été témoin comme soldat; il racontait à ses élèves que tous les véhicules des troupes d'invasion étaient restés immobiles. Un secret rigoureux avait été exigé.
En sus des habitants de la vallée, 40 soldats qui étaient sur place attestèrent par écrit l'apparition: d'abord un léger nuage, qui devint une main tout à fait reconnaissable et transparente.
Afin de donner raison à des gens qui refusaient purement et simplement de croire, on demanda une expertise universitaire censée prouver que le phénomème était «naturel». Des his¬toriens tentent, aujourd'hui encore, de prouver qu'Hitler n'a jamais songé à nous envahir...

Tout, plutôt que devoir admettra qu'il y a plus grand que nous!

(...)





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MessageSujet: Re: Le saint du jour   26/9/2018, 10:34

Alice-Augusta a écrit:

Afin de donner raison à des gens qui refusaient purement et simplement de croire, on demanda une expertise universitaire censée prouver que le phénomème était «naturel». Des his¬toriens tentent, aujourd'hui encore, de prouver qu'Hitler n'a jamais songé à nous envahir...

Tout, plutôt que devoir admettra qu'il y a plus grand que nous!

(...)


ça, c'est bien vrai !!!!

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   26/9/2018, 16:04

Saint Côme et Saint Damien, martyrs (c. 286). Fête le 26 Septembre.

Au début du IV è siècle, meurent martyrs en Palestine deux médecins, Côme et Damien, connus en Orient comme les saints « anargyres » (sans argent).

Selon la tradition, ils étaient arabes d’origine et exercèrent leur art avec grande charité, près d’Egée, en Cilicie. Côme et Damien se dévouèrent, leur vie durant, au soin des malades, sans demander d’honoraires pour leurs interventions, car ils étaient fermement persuadés qu’il n’était pas permis, pour un disciple du Seigneur, de posséder en propre quelque bien que ce fût.

Chrétiens convaincus, ils s’employèrent dans le même temps à confesser publiquement leur Foi, véritable appui et aliment pour leur activité de thaumaturges.
C’est pourquoi ils finirent victimes, toujours selon la tradition, des persécutions de Dioclétien et furent décapités.

Grâce à l’empereur Justinien, leur culte devint très populaire dans toute la chrétienté, et dans le monde entier les médecins en ont fait leurs patrons.
Côme et Damien ont été les derniers Saints dont les noms furent insérés dans le canon Romain ; la date de ce jour fait mémoire de la dédicace, au VI è siècle, de la Basilique qui leur est consacrée dans le Forum Romain.

Martyrs à Cyr (3ème s.)

Dès le Ve siècle, on trouve, en Orient et à Rome, des Basiliques, des Oratoires, de hôpitaux qui portent leurs noms.
Il est très vraisemblable qu'ils soient morts ensemble pour la Foi dans la ville de Cyr en Syrie.
Peut-être même étaient-ils frères, selon ce que dit la légende.

Venus d'Arabie pour exercer la médecine, ils soignaient les pauvres, délivraient les énergumènes, rendaient l'espoir aux pessimistes et la joie aux mélancoliques.
Le gouverneur Lysias qu'ils avaient soigné, les condamna cependant à d'horribles tortures puis à être décapités. Ils étaient Chrétiens.
Fêtés le 1er juillet ou le 1er novembre en Orient.

L’histoire qui suit, résumé des légendes entourant ces Saints jumeaux, justifie suffisamment qu’au Moyen Age, ils soient devenus les patrons des docteurs ainsi que d’une variété de professions associées à la médecine, comme, à un certain moment, les barbiers.

Côme et Damien sont les principaux et les plus connus de ces Saints vénérés en Orient comme 'anargyroi', les 'sans argent'.
Ils pratiquaient en effet la médecine sans demander de rémunérations à leurs patients. (Diocèse aux Armées françaises)

Le 26 Septembre, le martyrologe romain fait mémoire des Saints Côme et Damien, martyrs.
Leur martyre fit d’eux des frères et les miracles fleurirent sur leur tombe, à Cyr en Syrie du nord, au point qu’ils furent considérés comme des médecins guérissant les malades gratuitement.
Martyrologe romain

Saint Côme et saint Damien étaient deux frères, venus d'Arabie en Cilicie. On croit qu'ils étaient frères jumeaux.

Leur profession de médecin leur fournit l'occasion d'exercer un véritable apostolat ; car à travers les corps ils savaient voir les âmes, les toucher, les convertir.

La Grâce Divine vint relever leur science par le Don des guérisons miraculeuses : de toutes parts, on accourait à eux pour obtenir la délivrance des maux les plus invétérés et les plus incurables.

Le résultat ne trompait jamais leur Foi et leur confiance, et il ne se passait pas de jour sans qu'ils eussent opéré quelque cure souvent désespérée.

Auprès d'eux, les aveugles recouvraient la vue, les boiteux marchaient droit, les sourds entendaient, les estropiés étaient guéris.

Leur puissance s'étendait même au-delà de ce monde visible, et, à leur voix, les démons abandonnaient leurs victimes. Tout cela, ils le faisaient par pure Charité, ne recevant jamais aucune rétribution.

À cette gloire devait se joindre celle du martyre. Un jour on les accusa de séduire le peuple et de faire déserter les temples des dieux. Le préfet leur infligea une si longue et si rude flagellation, que les bourreaux n'en pouvaient plus de fatigue ; les deux martyrs bénissaient le Seigneur.

À la vue d'une foule immense, ils furent précipités du haut d'un rocher dans les flots ; mais un ange plana au-dessus des eaux et transporta les martyrs au rivage.

Les deux martyrs furent jetés dans une fournaise ardente ; mais ils s'y promenèrent comme sur des fleurs.

Après beaucoup d'autres supplices, le préfet leur fit trancher la tête.


Read more at http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/vie-des-saints/septembre/saint-come-et-saint-damien-martyrs-c-286-fete-le-26-septembre.html#gCoI3s2zbWgxmrX4.99

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   29/9/2018, 16:17

Saint Vincent de Paul 27 septembre 1581-1660

Prêtre français, canonisé. Créateur d'Institutions Hospitalières

Vincent de Paul exerça auprès des galériens - dont il était aumônier - auprès des enfants trouvés et des paysans ignorants.

Vincent de PaulVincent de Paul est né à Ranguines, petit hameau de la paroisse de Pouy près de Dax dans les Landes, le 24 avril 1581, dans une famille modeste de paysans. Vincent était le troisième de six enfants, quatre garçons et deux filles. Il participe d'abord à la garde du troupeau familial. Il fait ensuite de bonnes études élémentaires au collège des Cordeliers de Dax, là il logeait chez M. de Comet rue des Fusillés.

En 1597 il rejoint l'Université de Toulouse pour étudier la théologie pendant sept ans et est ordonné prêtre en 1600, à Château-l'Evêque, près de Périgueux.

En 1605, il dut se rendre à Marseille afin d'y recueillir un modeste héritage. Sur la voie du retour, par mer, en direction de Narbonne, il aurait été capturé par des pirates. Vincent fut emmené à Tunis, prisonnier, puis vendu comme esclave. Son dernier maître était un renégat originaire de Nice qui repentit se sauva avec Vincent. Ils abordèrent en juin 1607 à Aigues-Mortes d'où ils se rendirent à Avignon. A cette date, Vincent fut chargé d'une mission secrète auprès d'Henri IV. (cet épisode de sa vie un peu mystérieux est quelquefois mis en doute...)

En 1610 il est aumônier à la cour de la Reine Marguerite de Valois.

Il fut pendant quelques mois curé de la paroisse de Clichy, avant d'entrer en 1613 comme précepteur dans la maison d'Emmanuel de Gondi, général des galères de France. Madame de Gondi le prit pour directeur de conscience et précepteur de ses enfants. Toute cette famille s'adonnait à de nombreuses bonnes œuvres, visitait les malades, et faisait des aumônes. Madame de Gondi a joué un rôle décisif dans l’expansion de la marée caritative que Vincent a déchaînée. Entraînée par la ferveur contagieuse de son aumônier, elle prenait une part active dans les missions de ce dernier, et non seulement par ses aumônes, mais aussi par ses interventions personnelles, que ce soit en visitant et consolant les malades, en pacifiant les discordes, en réglant les querelles, ou par le soutien que, de par son autorité, elle apportait à Vincent et à ses compagnons dans toutes leurs initiatives.


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MessageSujet: Re: Le saint du jour   29/9/2018, 16:21

SAINT VENCESLAS, PATRON DES BRASSEURS 28 septembre

Saint Venceslas est né près de Libusin, en région pragoise vers 907. Son père était le prince Vratislav Ier de Bohème (fondateur de l’église Saint George et troisième régnant de la dynastie des Premyslid) et sa mère Drahomira qui prendra le pouvoir en 921 à la mort de son mari. Sympathique époque, Drahomira fera assassiner par deux guerriers vikings Tunna et Gomon dans la forteresse de Tetin sa belle mère, Ludmila, qui élevait le jeune Venceslas dans le respect de la religion. En effet, elle ne voulait pas que son fils soit trop attaché à l’église…

En 923, le jeune prince devient roi de Bohème et conclut la paix avec le roi Henri Ier de Germanie qui veut envahir le royaume. Chose amusante, il se met d’accord sur la somme annuelle de 129 boeufs et 500 talents d’argent pour éviter la guerre.

Pacifiste, il préfère réformer la religion (sorry mum!) dans le Royaume et lance la construction de la cathédrale Saint Guy (une simple rotonde flanquée d’ailes étroites à l’époque), en tchèque Svaty Vitus, que vous pouvez visiter au chateau de Prague.

Toutefois, son frère Boleslav, beaucoup plus vindicatif et avare de pouvoir, conspire et l’assassine dans sa forteresse (renommée depuis Stara Boleslav) à 30 km au Nord de Prague le 28 septembre 939 (certains disent 935, c’est toujours étonnant que les historiens soient d’accord sur la date mais pas l’année). C’est au cours d’un banquet donné en l’honneur des Saints Cosmas et Damian que les soldats de Boleslav essaient de saouler en vain la suite de Venceslas pour se faciliter la tâche. Ce dernier est certainement au courant de l’attentat qui se prépare et a donné des instructions: “pas de bière ce soir les gars” (“zadny pivo dneska kluci”). Les assassins sont obligés d’attendre la messe du matin pour passer à l’attaque. Venceslas tente de se cacher dans la chapelle mais le prêtre lui en ferme gentiment la porte au nez. Il se fera poignardé (aouch…) et pour éviter les représailles, toute sa suite aussi, enfants inclus. Quand je vous disais que c’était une époque sympatoche…

Boleslav, une fois régnant, se repentira et lorsqu’il obtient un évêché pour Prague, il demande à ce que Venceslas soit canonisé et devienne le patron du diocèse.

Chaque 28 septembre la République Tchèque célèbre la mort de Venceslas et férié.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   29/9/2018, 16:27

Saint Michel archange le 29 septembre


Il est l'Ange qui combatit Lucifer lors de la rébellion des anges déchus et le précipita hors du Ciel par ce même cri de Victoire, qui devint Son Nom. C'est Saint Michel qui dans l'Ancien Testament, conduisit la famille de Noé, puis retint le bras d'Abraham, alors qu'il s'apprêtait à immoler son fils. Il est aussi l'Ange de l'Apocalypse, où Il apparaît à plusieurs reprises.

Saint Michel est aussi l'Ange du Martyr, il a été considéré comme étant l'Ange qui réconforta Jésus, lors de Son Agonie, et qui recueillit le Sang Précieux du Côté du Christ en Croix, pour le porter en offrande au PERE CELESTE, en rémission des péchés des hommes.

Saint Michel Archange est connu pour être le CHEF DES HIERARCHIES ANGELIQUES, le Grand Défenseur de DIEU, de L'EGLISE de JESUS CHRIST et de Son peuple chrétien. Il est l'Ange Protecteur de la Sainte Croix, des Evangiles et Grand Gardien de l'EUCHARISTIE. Saint Michel est sans conteste, l'Ange de Dieu le plus actif auprès de l'humanité, sur laquelle l'on dit qu'Il fut le premier Ange à se pencher et dont l'Eglise n'hésite pas à confesser Ses innombrables bienfaits.

Il est aussi considéré comme l'Ange Tétulaire de la France, pays qu'IL a définitivement conquis par la construction de l'Abbaye du Mont Saint Michel, anciennement nommé « Mont Tombe ». Saint Michel est intervenu dans l'histoire de notre pays, à de multiples reprises, dont l'une des interventions les plus connues Le fera guider Sainte Jeanne d'Arc dans sa mission de libération de la France des anglais. Mais l'Archange fut impliqué dans plus d'en grand événement de notre histoire.

Saint Michel est le SOUFFLE de la Justice de DIEU, c'est par LUI que s'accompliront les prophéties des derniers temps, dont la plus importante est l'Apocalypse de Saint Jean. C'est LUI, qui refoulera dans « l'étang de feu et de soufre, l'antéchrist, où sont la bête et le faux prophète » (Ap. 20.10)


Read more at http://saintespritdeverite.e-monsite.com/pages/saint-michel-archange/qui-est-saint-michel.html#skhkRWJ0lYelFr1M.99

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   30/9/2018, 14:23

florence_yvonne a écrit:

Saint Michel est le SOUFFLE de la Justice de DIEU, c'est par LUI que s'accompliront les prophéties des derniers temps, dont la plus importante est l'Apocalypse de Saint Jean. C'est LUI, qui refoulera dans « l'étang de feu et de soufre, l'antéchrist, où sont la bête et le faux prophète » (Ap. 20.10)

Il vaut mieux pas se trouver dans les parages à ce moment-là.
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MessageSujet: Re: Le saint du jour   30/9/2018, 14:53

Merci beaucoup pour ce fil fort intéressant , chère fy...
Et merci également à ceux qui y participent thumleft
rose rouge
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MessageSujet: Re: Le saint du jour   30/9/2018, 15:11

Saint Jérôme 30 septembre

Père et Docteur de l'Eglise (✝ 420)

Jérôme est un étudiant romain plein d'allant. Il demande le baptême à 19 ans et son tempérament entier ne conçoit d'autre vie que consacrée à Dieu. Mais où et comment? A la recherche de sa vocation, il se met à voyager. Il passe tout d'abord deux années dans le désert de Chalcis en Syrie: un petit stage d'érémitisme ascétique et contemplatif, dans la méditation amoureuse des Écritures, est la meilleure formation pour le service du Seigneur. Mais Jérôme a besoin d'action. Il se rend alors à Antioche, fameuse pour son école exégétique. Il y apprend le grec et l'hébreu et y reçoit le sacerdoce. Passant par Constantinople, il découvre l'exégèse d'Origène et se met sous la direction de saint Grégoire de Nazianze. Mais toujours indécis sur ce qu'il doit devenir, il retourne à Rome. Là sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase. Il a aussi beaucoup de succès auprès des laïcs: un petit cercle de dames chrétiennes, des admiratrices inconditionnelles dont il est le père spirituel, se rassemble autour de lui. A la mort de saint Damase, il doit quitter Rome où son bouillant caractère lui a valu beaucoup d'ennemis. Ses 'dames' le suivent jusqu'à Bethléem où il fonde pour elles un petit monastère. Biblia Sacra - VulgateIl a trouvé le lieu de sa vocation. Il se consacre à l'étude de la Bible qu'il traduit en latin 'la Vulgate' sans négliger de se brouiller avec de nombreuses personnalités et de s'immiscer dans toutes les querelles de l'époque. Il passe, dans l'histoire, pour l'un des plus mauvais caractères de la communion des saints. Mais son affectivité exacerbée le rend très proche de nous. On le plaint d'avoir été irascible et vindicatif. On l'admire pour son amour du Christ et de la Parole de Dieu.
A lire: lors de la catéchèse de Benoît XVI à l'audience générale du 7 novembre 2007 l'évocation de saint Jérôme (né vers 347), qui "mit la Bible au cœur de son existence et en réalisa une traduction latine. Il la commenta dans ses écrits mais surtout s'appliqua à la vivre quotidiennement".
Mémoire de saint Jérôme, prêtre et docteur de l’Église. Né en Dalmatie, il étudia à Rome et y fut baptisé; nourri de toute la culture antique, mais attiré par la vie contemplative, il fit dans le désert de Syrie l’apprentissage de la vie monastique et fut ordonné prêtre. Revenu à Rome, il fut secrétaire du pape saint Damase; de là il se retira à Bethléem pour y mener la vie monastique et se montra un savant remarquable pour traduire en latin et commenter les saintes Écritures. Il prit sa part, d’une manière admirable, de bien des besoins de l’Église et, parvenu à un âge avancé, mourut en paix en 420.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   30/9/2018, 15:12

k11 a écrit:
Merci beaucoup pour ce fil fort intéressant , chère fy...
Et merci également à ceux qui y participent thumleft
rose rouge

C'est gentil I love you

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   30/9/2018, 15:51

florence_yvonne a écrit:
Saint Jérôme 30 septembre

Père et Docteur de l'Eglise (✝ 420)

Jérôme est un étudiant romain plein d'allant. Il demande le baptême à 19 ans et son tempérament entier ne conçoit d'autre vie que consacrée à Dieu. Mais où et comment? A la recherche de sa vocation, il se met à voyager. Il passe tout d'abord deux années dans le désert de Chalcis en Syrie: un petit stage d'érémitisme ascétique et contemplatif, dans la méditation amoureuse des Écritures, est la meilleure formation pour le service du Seigneur. Mais Jérôme a besoin d'action. Il se rend alors à Antioche, fameuse pour son école exégétique. Il y apprend le grec et l'hébreu et y reçoit le sacerdoce. Passant par Constantinople, il découvre l'exégèse d'Origène et se met sous la direction de saint Grégoire de Nazianze. Mais toujours indécis sur ce qu'il doit devenir, il retourne à Rome. Là sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase. Il a aussi beaucoup de succès auprès des laïcs: un petit cercle de dames chrétiennes, des admiratrices inconditionnelles dont il est le père spirituel, se rassemble autour de lui. A la mort de saint Damase, il doit quitter Rome où son bouillant caractère lui a valu beaucoup d'ennemis. Ses 'dames' le suivent jusqu'à Bethléem où il fonde pour elles un petit monastère. Biblia Sacra - VulgateIl a trouvé le lieu de sa vocation. Il se consacre à l'étude de la Bible qu'il traduit en latin 'la Vulgate' sans négliger de se brouiller avec de nombreuses personnalités et de s'immiscer dans toutes les querelles de l'époque. Il passe, dans l'histoire, pour l'un des plus mauvais caractères de la communion des saints. Mais son affectivité exacerbée le rend très proche de nous. On le plaint d'avoir été irascible et vindicatif. On l'admire pour son amour du Christ et de la Parole de Dieu.
A lire: lors de la catéchèse de Benoît XVI à l'audience générale du 7 novembre 2007 l'évocation de saint Jérôme (né vers 347), qui "mit la Bible au cœur de son existence et en réalisa une traduction latine. Il la commenta dans ses écrits mais surtout s'appliqua à la vivre quotidiennement".
Mémoire de saint Jérôme, prêtre et docteur de l’Église. Né en Dalmatie, il étudia à Rome et y fut baptisé; nourri de toute la culture antique, mais attiré par la vie contemplative, il fit dans le désert de Syrie l’apprentissage de la vie monastique et fut ordonné prêtre. Revenu à Rome, il fut secrétaire du pape saint Damase; de là il se retira à Bethléem pour y mener la vie monastique et se montra un savant remarquable pour traduire en latin et commenter les saintes Écritures. Il prit sa part, d’une manière admirable, de bien des besoins de l’Église et, parvenu à un âge avancé, mourut en paix en 420.

La solennité de saint Jérôme devrait nous inciter à lire les saintes Écritures, en sa mémoire. Car, n'a-t-il pas dit: "celui qui ignore les Écritures, ignore le Christ"? Donc, au lieu de se laisser aller à des dévotions dévoyées, vénérons, plutôt, son souvenir, en rendant hommage à son œuvre: la Bible!

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   30/9/2018, 15:55

Faites ceci, plutôt que cela ?
...Faites bien ce que vous voulez st Zibou si vous voulez lui rendre hommage
et laissez également la liberté à d'autres de faire ce qu'ils veulent .. Merki
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MessageSujet: Re: Le saint du jour   30/9/2018, 15:58

Du temps de saint Jérôme, il n'existait ni dogme ni concile, je me trompe ?

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   30/9/2018, 16:03

k11 a écrit:
Faites ceci, plutôt que cela ?
...Faites bien ce que vous voulez st Zibou si vous voulez lui rendre hommage
et laissez également la liberté à d'autres de faire ce qu'ils veulent .. Merki

Je me garderai bien de rien vous commander. Car, jamais je ne vous laisserais communier chez moi, dans l'état d'incohérence doctrinale où vous êtes. Donc, qu'ai-je à faire de vous? Pouffer de rire

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   30/9/2018, 16:06

florence_yvonne a écrit:
Du temps de saint Jérôme, il n'existait ni dogme ni concile, je me trompe ?

Au contraire, les deux premiers conciles œcuméniques avaient déjà eu lieu et on utilisait déjà le Credo de Nicée, au baptême. Le dogme de la Trinité était la pièce essentielle du salut: l'Esprit Saint ramenant le multiple de l'Église à l'unité de l'Alliance du Fils, lequel reliait au bonheur éternel du Père. Or, parce que ces trois sont un seul Dieu, alors la participation à Dieu et le salut sont, donc, possibles. Les deux œuvres de saint Athanase, de l'Incarnation du Verbe et les lettres à Sérapion, étaient très à la mode, à l'époque, alors qu'elles devraient encore l'être de nos jours...

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   1/10/2018, 19:15

Sainte Thérèse de Lisieux 01 octobre

Fêtée le 1er octobre, Thérèse est née en 1873. Elle entre au Carmel à l'âge de 15 ans. Docteur de l'Eglise, patronne des missions, elle a développé une spiritualité fondée sur la confiance éperdue en l'amour d'un Dieu père. Elle attire des millions de croyants et de non-croyants.

Thérèse de Lisieux attire des millions de croyants et de non-croyants du monde entier, ses reliques parcourent les cinq continents, deux mille églises lui sont aujourd'hui dédiées à travers le monde et ses écrits sont parmi les textes les plus traduits. En 1927, elle est proclamée patronne principale de tous les missionnaires et des missions existant dans le monde entier.

Quel est donc le secret de la fécondité spirituelle de cette jeune femme entrée au carmel à l'âge de 15 ans, morte à 24 ans ? Thérèse a su placer une foi et une espérance inébranlables en la force de la prière, osant tout demander à Dieu. Pour elle, nul objet de prière n'est trop grand ni trop petit.

Cette prière incessante, infatigable, cette prière fidèle au monde, Thérèse nous l'a promise au-delà de la mort : "Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre".

La foi de Thérèse de Lisieux n'a été que confiance, audace et simplicité envers Dieu

Elle entre au Carmel le 9 avril 1888

Les premières années seront éprouvantes : la vie quotidienne, les longues heures de prière dans une aridité spirituelle complète, le froid dont elle souffre déjà… Tout cela ne la décourage pas, elle qui est "venue pour sauver les âmes et surtout prier pour les prêtres". Mais cette période sera aussi celle d'intenses lumières mystiques, en particulier la petite voie de l'enfance spirituelle et la découverte de l'amour miséricordieux de Dieu. Devenue maîtresse des novices, c'est-à-dire responsable de la formation des jeunes carmélites, elle tentera de formaliser ce qu'elle a reçu dans la prière.

Thérèse se met à cracher le sang, premier signe d'une tuberculose qui la ravagera. En même temps, elle traverse une redoutable "épreuve de la foi", doutant que le Ciel puisse exister, comprenant les tentations de suicide, se trouvant souvent dans l'incapacité de prier. C'est pourtant au cœur de cette nuit qu'elle écrit ses messages les plus poignants de vérité et continue la rédaction de ses cahiers commencés pendant l'hiver 1894 où elle consigne ses souvenirs par obéissance, à la demande de ses sœurs.

30 septembre 1897, Thérèse est à l'infirmerie depuis deux mois. Ses sœurs se relaient à son chevet. En regardant son crucifix : "Oh ! je l'aime ! Mon Dieu… je vous aime !" elle entre en extase, son visage reprend le teint qui était le sien lorsqu'elle était en pleine santé, ses yeux brillent de paix et de joie. " Je ne meurs pas, j'entre dans la vie" avait-elle écrit quelques mois auparavant….

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   1/10/2018, 19:17

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   1/10/2018, 19:22

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   2/10/2018, 17:44

Saint Léger 02 octobre

Evêque d'Autun (✝ 679)

Issu d'une vieille famille franque de la région de Poitiers, apparenté aux nobles burgondes, bon évêque d'Autun à partir de 663, il est mêlé de très près aux luttes entre la Burgondie (Centre et Est de la France) et la Neustrie (Nord de la France). Contre la tendance centralisatrice de la Neustrie, il défend les usages et l'autonomie de la Bourgogne. Mais Ebroïn, le maître du palais de Neustrie assiègera Autun. Pour épargner la famine à sa ville, saint Léger se livre. Il a les yeux brûlés et la langue coupée. Un synode convoqué par Ebroïn le déclare 'prêtre indigne' et il est interné chez des religieuses. Deux ans après, il sera assassiné, dans une forêt, non loin de Fécamp. Un autre synode le réhabilitera et lui donnera le titre de martyr. 'La complainte de saint Léger', écrite en 970, sera l'un des tout premiers textes littéraires de la langue romane, qui commence à devenir une langue populaire.

Cinq communes portent son nom en Saône-et-Loire et un grand nombre en France... dont Saint-Léger-sur-Dheun 71 510 Saint-Léger-sous-Beuvray 71 990 Saint-Léger-du-Bois 71 360 (Saône-et-Loire) 17800 Saint-Léger (Charente Maritime) Trith-Saint-Léger 59125 dans le Nord...
Voir le site de Saint-Léger-les-Paray et les vitraux du chœur de l'église Saint Léger à Custines (54) classé monument historique... et Paroisse Saint-Léger en Saint-Maixentais - Diocèse de Poitiers

'Son corps est ramené à Saint-Maixent et placé dans une église Saint-Léger, proche de l'abbatiale.'
- Saint Léger, évêque d’Autun - paroisse du val de l'Escaut
- St Léger sous Beuvray - homélie du dimanche 4 octobre 1998

- Un internaute nous signale que saint Léger fut assassiné à Lucheux dans la Somme, à la limite du Pas-de-Calais dans l'actuel bois du Cherchin (Sarcin) où se trouve une chapelle à son nom près d'un puits. C'est pour cette raison que le village voisin s'appelle Sus-Saint-Léger... 'C'est en forêt de Lucheux, tout près de Sus St Léger, qu'il aurait été décapité le 2 octobre 678' (Sus-Saint-Léger 62810)

Né vers 616, mort près de Lucheux vers 679. De noble famille franque, Léger fut élevé à la Cour de Burgondie. Ordonné prêtre, il fut archidiacre de Dido, son oncle, évêque de Poitiers. Vers 663, il devint évêque d'Autun. Il rétablit l'ordre et la paix dans son diocèse. Défenseur des usages et privilèges de Burgondie, il fut en butte à la haine d'Ébroïn, maire du palais de Neustrie. Ce dernier le fit assassiner, après l'avoir fait torturer. Le drame eut lieu un 3 octobre vers 679-680. (source: Saints du Pas de Calais - diocèse d'Arras)

Sur le territoire d’Arras, en 679 ou 680, la passion de saint Léger, évêque d’Autun. Il fut en butte à la haine d’Ébroïn, maire du palais du roi de Neustrie Théodoric, qui le fit assassiner, après lui avoir fait crever les yeux et subir d’autres tortures. Avec lui on vénère la mémoire de son frère saint Gérin, martyr, lapidé deux ans auparavant sur l’ordre du même Ébroïn.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   3/10/2018, 17:29

Saint Gérard 3 octobre

Gérard naquit à Muro, en 1726. Muro est une petite ville au sud de l'Italie. Sa mère, Benedetta, un don du ciel dans sa vie, lui apprit à connaître l'amour surabondant de Dieu. Le bonheur de Gérard était de se sentir tout près de Dieu.
A l'âge de douze ans, il perdit son père et il devint le support de sa famille. Apprenti chez un tailleur, il eut à subir de nombreux sévices de la part du contremaître. Après quatre ans d'apprentissage, au moment même où il pouvait commencer sa carrière de tailleur autonome, il fit part de son intention d'aller travailler comme serviteur auprès de son évêque à Lacedonia. Ses amis tentèrent de l'en dissuader. Malgré les sautes de colère et la hargne incessante qu'avaient à subir les serviteurs qui l'avaient précédé, Gérard n'y vit aucun obstacle. Pendant trois ans, jusqu'au décès de l'évêque, Gérard s'adonna, auprès de ce dernier, à toutes sortes de travaux. Tant qu'il était convaincu de faire la volonté de Dieu, Gérard acceptait tout. Bousculé chez le tailleur, ignoré par son évêque, Gérard souffrait avec patience afin de suivre le Christ. "Monseigneur m'a salué" disait-il. Déjà Gérard passait de longues heures devant le Saint Sacrement, signe de la présence du Seigneur crucifié et ressuscité.

En 1745, âgé de 19 ans, il retourna à Muro. Il y établit une boutique de tailleur à son propre compte. Ses affaires allaient en croissant, mais il ne faisait que peu d'argent. Il donnait pratiquement tout. Il ne gardait que le nécessaire pour suffire aux besoins de sa mère et de ses sœurs. Le reste, il le donnait aux pauvres ou bien il offrait des messes pour les âmes du Purgatoire. Il n'y eut pas de conversion soudaine pour Gérard; seulement une croissance constante dans l'amour de Dieu. Puis, pendant le carême de 1747, il résolut de ressembler le plus possible au Christ. Il commença une série de pénitences rigoureuses; dans la rue, il prétendait la folie et s'en réjouissait quand on le prenait en ridicule.

Il désirait tant être au service exclusif de Dieu qu'il demanda à entrer chez les frères capucins. Il ne fut pas accepté. A 21 ans, il entreprit la vie d'ermite. Son désir intense d'imiter le Christ le poussa à prendre le rôle principal dans le jeu de la passion, un tableau vivant, à la cathédrale de Muro.

Les Rédemptoristes vinrent à Muro en 1749. Ils étaient quinze missionnaires et prirent d'assaut les trois paroisses de la petite ville. Gérard suivit scrupuleusement la mission et en vint à la décision que cette vie était celle qu'il désirait. Il demanda à se joindre à l'équipe missionnaire, mais le Supérieur, le Père Cafaro, refusa de l'accepter à cause de sa faible santé. Il insista tellement auprès des missionnaires qu'à leur départ le Père Cafaro suggéra à sa famille de l'enfermer à clef dans sa chambre.

Gérard prit les draps de son lit, les noua ensemble et, sortant par la fenêtre, suivit les missionnaires. Exploit qui soulève un écho au cœur de plusieurs jeunes! Il dut marcher plus de 19 kilomètres pour rejoindre les missionnaires. Gérard leur dit: "Laissez-moi essayer, donnez-moi une chance et si je ne fais pas l'affaire, vous me renverrez." Devant une telle insistance, le Père Cafaro se résigna à lui offrir une période d'essai. Il l'envoya au monastère d'Iliceto avec une lettre qui disait: "Je vous envoie un autre Frère, mais il sera bien inutile quant au travail... »

Cette étiquette « d'inutile » dont on l'avait caractérisé ne dura pas longtemps. Gérard fut un excellent travailleur. Pendant les années qui suivirent, il fut jardinier, sacristain, tailleur, portier,

cuisinier, menuisier et commis de construction des nouveaux édifices de Caposele. Il apprenait rapidement: ayant visité l'atelier d'un sculpteur, il devint un habile sculpteur de crucifix. Gérard fut un trésor pour sa communauté; et sa seule ambition était de toujours faire en tout, la volonté de Dieu.

Il fit sa première profession le 16 juillet 1752 et, grande consolation pour lui: c'était le jour de la fête du Très Saint Rédempteur et celle de Notre Dame du Mont Carmel.

Assez joli garçon, il se vit accusé par une femme enceinte d'être le père de son enfant. Profondément blessé, il se réfugia, à l'instar du Christ, dans le silence pour ne pas accabler son accusatrice ; plus tard, celle-ci retira ses accusations et blanchit sa réputation, et c'est ainsi qu'il commença à être associé comme patron de tous les aspects de la grossesse.

Il avait la réputation de pouvoir pratiquer la bilocation et de pouvoir lire les consciences. Il laissa son dernier testament sur une petite feuille de notes dans sa cellule : «Ici la volonté de Dieu est faite, comme Dieu le veut, et aussi longtemps que Dieu veut.»

Son directeur spirituel lui demanda, en 1754, de mettre par écrit quel était son plus ardent désir. Il écrivit: "beaucoup aimer Dieu; toujours être uni à lui; toujours agir pour lui plaire; aimer toute chose pour le plaisir de Dieu; souffrir beaucoup pour Dieu. En tout, faire la volonté de Dieu".
A l'exception de quelques visites à Naples et de ses derniers jours qu'il passa à Caposele où il mourut, la vie de Gérard s'est écoulée à la communauté rédemptoriste d'Iliceto. Gérard mourut de tuberculose à l'âge de 29 ans, le 16 octobre 1755 à Caposele. Il a été canonisé par le pape Pie X en1904.

Il est le saint patron des accouchements ; des personnes faussement accusées ; des bonnes confessions ; des frères laïcs ; de la maternité ; des mères ; de la ville de Muro Lucano ; des femmes enceintes; du mouvement pro-vie et des enfants à naître

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   4/10/2018, 17:17

Saint François d'assise 04 octobre

Né en 1181 à Assise, mort en 1226, François a épousé une vie radicalement pauvre mais joyeuse, à l’image de celle de Jésus et a vécu dans la louange de la création. Fondateur de l’ordre des frères mineurs (franciscains) et de la langue italienne il est aussi l’inventeur de la crèche. C’est un des saints plus populaires du christianisme.

La figure du saint italien évoque un art de vivre et une manière d’être chrétien. Le pape Grégoire IX l’a canonisé en 1228. Amoureux de la nature, Jean Paul II l’a fait patron de l’écologie en 1979. Il inspire aussi les non-violents.
Compagnons de Saint François
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François d’Assise est né en 1182. Sa mère voulait l’appeler Jean mais son père, de retour d’un voyage en France lui donna le nom de François. Sa notoriété, de son vivant même, lui fit perdre son nom de famille, « Bernardone ». Il devint François d’Assise, donnant ainsi un renom à la ville de l’Italie centrale qui l’avait vu naître. Aujourd’hui encore son nom évoque un art de vivre et une manière d’être chrétien. Cet homme a favorisé la renaissance de la vie évangélique dans la dure histoire des hommes.

Son père est commerçant, et François découvre la valeur de l’argent. Il sait l’utiliser plus pour ses propres loisirs que pour répondre aux besoins des pauvres qui mendient. Un désir de promotion sociale le travaille, il rêve d’être chevalier. Il s’engage dans l’armée mais son rêve tourne court et connaît avec d’autres la condition de prisonnier.

De retour à Assise, il déprime mais il mûrit. Il découvre alors la bonté de Dieu. Ses yeux s’ouvrent et il voit le monde autrement: la société nouvelle qui se voulait libre et égalitaire a aussi ses exclus: les pauvres, les lépreux, les petits…

Dans sa quête de mieux vivre, il fréquente les chapelles en mauvais état. Dans sa prière, il entend le Christ qui lui parle au cœur: « François va, et répare ma maison, qui, tu le vois, tombe en ruine ! » François se fait maçon et répare des églises dans les environs d’Assise.

Nouvelle étape de conversion, il entend l’Evangile dans son radicalisme, il rompt avec sa famille, prend la route, soigne les lépreux et annonce à qui veut l’entendre que « Dieu est Amour ». Séduit par l’Évangile, il y découvre un sens pour sa vie. Il se laisse habiter par cette Parole, simplement, sans concession. En 1209, il se rend à Rome, rencontrer le pape Innocent III pour lui demander d’approuver son désir de vivre selon l’Evangile. Il devient lui-même entraîneur pour nombre d’hommes et de femmes qui découvrent par lui le bonheur de vivre en Dieu et le bienfait de la fraternité.

Car François vit une relation fraternelle avec tous, respectueux de chacun, il n’exerce aucun pouvoir sur personne et ne fait pas de différence entre le riche et le pauvre, entre le fort et le faible. Il porte la paix à tous.

Il inspire les amoureux de la nature comme les écologistes mais il donne à penser plus loin par son regard pénétrant sur la création. Il la chante non seulement par sensibilité, mais dans la conviction que toute vie trouve son origine en Dieu.

Il peut inspirer l’action des non violents par son sens de la personne humaine, son respect de l’autre et sa foi dans le dialogue.

Sans le savoir, en réparant des églises, François se préparait à restaurer l’Église. Son intuition fondamentale fut de faire confiance à cette institution en ruines. Il crut à son renouveau possible par sa conversion personnelle, dans l’espérance d’une évolution collective. Son rapport à l’Église fut un rapport de dialogue mais aussi de conviction, de créativité sans rupture. Exigeant pour lui-même et pour ses frères, il crée une dynamique qui donne un nouveau visage à une Église engourdie.

François d’Assise a révélé la force de l’Évangile. Il a donné espoir aux pauvres, aux exclus, aux mal aimés par son sens de l’humain et sa passion pour le Christ. Il entre dans l’éternité de Dieu le 3 octobre 1226.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   5/10/2018, 16:20

Sainte Fleur 5 octobre

Avant 1246, un seigneur du Quercy, Guibert de Thémines, et sa femme Aigline, fondèrent un hospice pour les pèlerins, sur la route de Figeac à Rocamadour, dans la paroisse de Saint-Julien d’Issendolus. En 1259, ils le donnèrent aux Hospitaliers de Saint-Jean qui le firent dépendre de leur grand prieuré de Saint-Gilles et en confièrent la direction à des religieuses qui reçurent leur règle en 1298. Ce fut une des rares maisons de femmes que compta l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean ; elle prit le nom d’Hôpital de Madona Ayglina, en souvenir de la fondatrice, et d’Hôpital d’Issendolus, du nom de la paroisse ; pour faire vite, les gens du Quercy l’appelèrent parfois Saint-Dolus. Au début du XIV° siècle, une religieuse, Flore, s’y fit remarquer par ses vertus et, après sa mort, par ses miracles. Son confesseur écrivit sa vie ; le texte latin original a disparu, mais une traduction gasconne dans le troisième quart du XV° siècle nous reste : « Vida e miracles de S. Flor. »

A Maurs (Cantal), vivait le seigneur Pons qui, de sa femme, Melhor, eut dix enfants, trois fils et sept filles dont quatre devinrent religieuses à l’Hôpital d’Issendolus. Dès son enfance, Fleur, élevée dans sa famille parmi un groupe de dix-neuf enfants, frère, sœurs ou cousins, se fit remarquer par sa maturité précoce et par sa piété, soutenue par celle de sa famille. A quatorze ans, elle demanda à entrer au couvent et ses parents acquiescèrent : « Dieu l'attire à lui, nous ne la lui refuserons pas. » Elle entra donc à l’Hôpital d’Issendolus et se laissa docilement former aux observances de la règle. Bientôt, prise de scrupules, elle commença à se lamenter : « Malheureuse ! Tu as désiré quitter 1e monde pour faire pénitence et tu es venue dans un lieu de délices. Que feras-tu si ici tu ne peux plaire au Seigneur ? »

Elle profita du passage d'un religieux en grand renom de sainteté pour lui avouer qu'elle avait peur de se damner si elle restait dans une maison si bien pourvue : le saint homme la rassura en lui disant que cette abondance, nécessaire aux malades qui n'étaient pas encore bien fermes dans l'amour de Dieu, serait pour elle l'occasion de grands mérites, si elle savait refuser de satisfaire à tous ses désirs par amour de Dieu.
Le démon entreprit alors de la tenter directement. Il lui rappela la parole de Dieu : « Croissez et multipliez-vous. » Elle lui répondit : « Méchant démon. Ce que tu dis est permis aux séculiers, mais aux religieux qui ont promis à Dieu chasteté, non seulernent il leur est défendu de le faire, mais c'est une abomination de seulement y songer. Et Dieu sans la permission duquel tu ne peux rien faire te commande de cesser de me tenter. »

Le démon constant vite que ses flatteries ne pouvaient rien contre la fermeté de cette fille, essaya de l'intimider : « Sois certaine que si tu ne consens pas à la délectation de la chair et à perdre la chasteté, je te troublerai tellement et te mettrai si mal avec les autres que la grande douleur que tu en auras te fera désespérer et que tu te damneras pour toujours. I1 te serait plus avantageux de commettre le péché de la chair et de t'en purifier ensuite par un digne repentir, car le désespoir est le plus grand péché ; c'est le péché contre le Saint-Esprit, qui n'est pardonné ni en ce monde ni dans l’autre. » Terrorisée, Flore fit le signe de la croix et s'enfuit en courant dans tout le monastère, les yeux et les mains levés au ciel, priant le Seigneur, la Vierge et les saints de lui obtenir miséricorde ; plus elle était troublée, plus elle s'abandonnait à sa prière, courant dans le cloître en poussant des soupirs et pleurant sans manifester aux autres la cause de ses souffrances. Aussi les sœurs la traitaient de folle et d'insensée et la faisaient réprimander par les religieux de passage : elle ne se récriait pas et répondait à peine, se contentant de toujours pleurer devant Dieu comme la Madeleine.

Le Seigneur, qui seul le pouvait, commença à la consoler. Jésus lui apparut sous la figure de l'ange qui était peint dans le cloître devant le parloir, continuellement pendant trois mois environ, et quand elle le vit tout meurtri, elle comprit ce qu'il avait souffert pour les pécheurs. I1 lui sembla qu'elle portait en elle le Seigneur, avec sa croix qui lui déchirait les entrailles, tandis que son côté souffrait comme s'il eut été transpercé. Elle crachait le sang.
Souvent quand elle s'agenouillait pour réciter le Veni Sancte Spiritus, elle restait comme sourde et muette et se perdait en Dieu. Par humilité elle voulait garder ses extases secrètes ; elle prétextait quelque maladie pour rester au lit et goûter dans le calme les douceurs spirituelles, accompagnées de phénomènes extraordinaires : un ange lui remit un glaive, symbole de sa puissance contre le diable qu'elle pouvait chasser de son cœur et de celui des autres, et en effet nul ne s'approchait d'elle sans se sentir soulagé. Le jour de la Toussaint elle vit le bonheur des élus, et le jour de la fête de sainte Cécile assista au triomphe de la sainte dans le ciel. Fréquemment elle eut la vision du ciel : elle le vit un jour comme un grand arbre couvert de fleurs, au haut duquel se tenait un aigle ; elle assista à la fête donnée dans le ciel pendant qu'un certain Guillaume, pécheur trop fameux, se confessait à son cousin Aymeric Fayzela, moine de Figeac. Son biographe ne craint pas de la comparer à Moïse, car comme à lui il lui fut donné de voir Dieu. Elle vit même la place qu'elle occuperait dans le ciel : loin d'en tirer vanité, elle demanda à un maître en théologie s'il fallait ajouter foi à de telles visions, sans préciser qu'elle les avait eues elle-même ; il le devina et lui répondit qu'elles pouvaient être véritables, surtout si elles étaient confirmées par d'autres ; trois jours plus tard, Fleur vit sa place plus élevée encore à cause de son humilité.

Un jongleur vint lui rendre visite et lui dit : « Je crois que si Notre Seigneur Jésus-Christ avait eu deux mères, vous auriez été l'une d'elles. » Elle ne répondit pas et, quand son confesseur le lui reprocha, elle déclara : « Je savais bien qu'il était venu à moi par dévotion. Si je lui avais répondu durement, cela l'aurait fâché ; si je lui avais répondu doucement, il aurait pu croire que ses louanges me plaisaient, ce qui aurait été nuisible à moi et à lui. J'ai préféré me taire. »
Elle avait une grande influence sur ceux qui l'approchaient et manifesta sa sainteté par des miracles, surtout au moment de la peste. Elle était remarquable en tout et son confesseur pensait qu'elle n'avait jamais péché mortellement. I1 donne sur ses dévotions préférées quelques indications précieuses pour connaître la piété de cette époque. Elle avait un grand amour pour le sacrement de pénitence ; se confessant chaque jour, elle étonnait ses confesseurs par la précision de ses accusations ; elle les honorait tous, les aimait et priait le Seigneur de leur accorder une part de la grâce qu'il lui donnait par leur ministère. Chaque jour elle assistait à la messe, mais suivant la coutume ne communiait qu’aux dimanches et aux fêtes, ce qui ne l'empêchait pas d'entrer chaque jour, au moment de la communion du prêtre, dans une extase qui durait souvent jusqu'à vêpres, et elle se serait fort bien dispensée de manger si elle n'avait eu à céder au désir des sœurs ; un jour, un ange lui apporta le tiers de l'hostie qui servait au sacrifice de la messe dans une église éloignée de trois lieues, au grand étonnement du prêtre qui ne retrouva la paix que lorsqu’elle lui eut raconté le prodige. Nous avons déjà parlé de sa dévotion à la Passion du Christ, qu'elle méditait souvent en récitant l'ordre de la Croix de saint Bonaventure, sans doute l'officium de Passione Domini, et dont elle souffrait dans son propre corps.

Son amour de l'office divin et de la prière lui permit de passer deux ou trois ans sans dormir. Elle contemplait avec prédilection le mystère de l'annonciation. Elle avait une dévotion spéciale à la Vierge Marie, à saint Jean-Baptiste, patron de son ordre, à saint Pierre, premier vicaire du Christ, et à saint François le stigmatisé. Enfin, et c'est ainsi que se termine sa Vie, son grand désir du ciel lui faisait aimer et souhaiter la mort.

Fleur mourut en 1347, probablement le cinq octobre. Son corps fut levé de terre par l’abbé de Figeac le 11 juin 1360 et déjà les miracles étaient nombreux. Ses reliques furent brûlées pendant la Révolution.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   6/10/2018, 16:58

Saint Bruno 6 octobre

Fondateur des Chartreux (✝ 1101)

Il avait tout pour faire une belle carrière d'universitaire ecclésiastique, ce fils d'un riche marchand des bords du Rhin. Originaire de Cologne, il avait étudié dans sa ville natale et puis l'avait quittée, âgé d'une quinzaine d'années pour aller se perfectionner à Reims. A 24 ans, le voilà devenu écolâtre, chargé d'étudiants. Sa réputation est si flatteuse qu'il devient chancelier de l'archevêque de Reims, Manassès de Gournay. Mais l'archevêque est indigne. Il a payé ses électeurs et Bruno le dénonce. On lui offre de lui succéder, Bruno refuse. Et c'est alors la rupture. Cette brillante carrière ne le comble pas, il ressent un vide dans son cœur, une soif le consume. Il n'est pas fait pour les 'combines', il veut être à Dieu seul. A 52 ans, en 1084, il vend tout ce qu'il possède et, avec quelques amis qui partagent ses aspirations, il tente un premier essai de vie érémitique au prieuré de Sèchefontaine*, une dépendance de l'abbaye de Molesme. La forme de vie dont il rêve ne s'y trouve pas. Il lui faut la créer. Saint Hugues, évêque de Grenoble, met à la disposition de Bruno et de ses compagnons une 'solitude' dans le massif alpin de la Grande Chartreuse. Bruno y élabore ce qui deviendra la Règle des Chartreux, faite de solitude en cellule, de liturgies communes et de travail manuel. Le pape Urbain II l'ayant appelé comme conseiller, il quitte à regret la Chartreuse pour Rome. Ne pouvant s'habituer à la vie 'du siècle', il obtient de se retirer en Calabre où il fonde une nouvelle communauté cartusienne à La Torre. C'est là qu'il mourra dans une solitude bienheureuse: "L'air y est doux, les prés verdoyants, nous avons des fleurs et des fruits, nous sommes loin des hommes, écrivait-il à un vieil ami de Reims. Comment dépeindre cette fête perpétuelle où déjà l'on savoure les fruits du ciel?".

*solitude que lui avait indiquée saint Robert, futur fondateur de Cîteaux.

Saint Hugues et Saint Bruno, diocèse de GrenobleSaint Hugues et Saint Bruno:

Le diocèse de Grenoble voit naître ou s'établir de nombreuses communautés et de grandes figures religieuses.

En 1084 saint Bruno s'installe avec l'accord de saint Hugues, évêque de Grenoble, en Chartreuse et fonde l'ordre des Chartreux. Saint Hugues est lui-même connu pour avoir libéré l'Église du pouvoir des laïcs, et considéré comme le véritable fondateur du diocèse car il en fixe le territoire. Il fonde aussi le monastère de Chalais.
- Histoire du diocèse de Grenoble

Mémoire de saint Bruno, prêtre. Né à Cologne, il enseigna la théologie en France, mais désireux d’une vie solitaire, il fonda, avec quelques disciples, dans la vallée déserte de la Chartreuse, dans les Alpes, un Ordre où la solitude des ermites serait tempérée par une certaine forme de cénobitisme. Appelé à Rome par le bienheureux pape Urbain II, pour qu’il lui vienne en aide dans les besoins que connaissait l’Église, il passa cependant les dernières années de sa vie dans un ermitage, près du monastère de La Torre en Calabre, où il mourut en 1101.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   7/10/2018, 18:54

Saint Serge 7 octobre

Martyr en Syrie, avec son compagnon Bacchus (✝ v. 300)
On vénérait leur tombe à Rosafa, 200 kms à l'est d'Alep en Syrie, dès la fin du 3ème ou du début du 4ème siècle. Serge aurait été un officier supérieur romain, commandant avec son collègue Bacchus une troupe d'élite composée de Barbares, appelée la Schola Gentilium. Ils furent tous deux dénoncés comme chrétiens et confessèrent courageusement leur foi. Bacchus meurt sous la flagellation; Serge, après divers tourments dont il sort indemne, est finalement décapité. Il ne reste que quelques ruines de ce qui fut un centre de pèlerinage d'une richesse inouïe. Au 6ème siècle, on bâtit même une muraille de trois mètres d'épaisseur entourant un rectangle de 500 mètres sur 100 mètres pour protéger des voleurs les dons que faisaient les pèlerins.
L'église des Ukrainiens à Rome, place de la Madonna dei Monti, leur est dédiée (Parrocchia Sergio e Bacco degli Ucraini, en italien)

À Rosafa en Euphratésie de Syrie, au IIIe ou IVe siècle, les saints Serge et Bacchus, martyrs.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   8/10/2018, 19:17

Sainte Pélagie 8 octobre

Sainte Pélagie la Pénitente

martyre à Antioche (✝ v. 302)

Nous avons le récit de sa mort grâce à saint Jean Chrysostome. Pelagia penitenteAu début de la persécution de Dioclétien vers 302, les policiers se présentent au domicile de sainte Pélagie qui n'a que 15 ans. Elle est seule et ils viennent l'emmener car elle est chrétienne. Devant leur attitude dont elle sait que cela risque de se terminer par un viol avant d'être menée au tribunal, "Pélagie, écrit saint Jean Chrysostome, imagina une ruse si habile que les soldats n'en sont pas encore revenus. D'un air calme et gai, feignant d'avoir changé d'avis, elle les prie de la laisser se retirer un moment, juste le temps de revêtir la parure qui convient à une nouvelle épousée. Ils n'y voient aucun inconvénient. Quant à elle elle sort posément de la chambre, monte en courant sur le toit de la maison et se précipite dans le vide. C'est ainsi que Pélagie déroba son corps à la souillure, qu'elle délivra son âme pour lui permettre de monter au ciel et qu'elle abandonna sa dépouille mortelle à un ennemi désormais inoffensif."

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   9/10/2018, 15:47

Saint Denis 9 octobre

saint Denis, premier évêque de paris

Saint tutélaire de la basilique-cathédrale de Saint-Denis, Denis demeure un personnage assez peu connu. Envoyé par le Pape pour évangéliser la Gaule, Denis aurait été le premier Évêque de Paris. Il fût probablement décapité au cours du IIe siècle. De nombreux textes en grande partie légendaires évoquent son martyre. Que savons-nous du personnage de Denis ? A-t-il vécu au Ier siècle ou au IIIe siècle de notre ère ?

Denis et ses biographes

L'histoire de saint Denis est connue par de nombreux textes anciens. Le récit de sa vie et de sa Passion (récit du martyre) a été écrit et réécrit tout au long du Moyen Âge par de nombreux biographes successifs, qui ont ainsi transformé peu à peu l'histoire en légende. Les premières versions présentent Denis comme le premier évêque de Paris mais elles ne s'accordent pas sur l'époque à laquelle il a vécu. Ces contradictions susciteront des polémiques pendant des siècles...

Un évêque missionnaire

Selon la Passion la plus ancienne, écrite vers 500, Denis a été envoyé de Rome en Gaule comme évêque missionnaire par le pape saint Clément, successeur de l'apôtre Pierre, qui fut en fonction de 92 à 101. Arrivé à Paris avec deux disciples, Rustique et Éleuthère, Denis y construit la première cathédrale, prêche aux habitants et les convertit au christianisme. En ces temps de persécution des chrétiens, les autorités romaines ne tardent pas à remarquer son action. Soumis à un interrogatoire, Denis et ses compagnons se déclarent chrétiens et sont mis à mort, décapités par le glaive du bourreau. Pour empêcher que leurs dépouilles ne soient jetées dans la Seine, une aristocrate romaine encore païenne, Catulla, décide de s'en emparer par la ruse et de les ensevelir dans un champ de sa propriété. Plus tard, des chrétiens édifient en ce lieu une basilique, dont les fondements se trouvent encore sous le sol de l'actuelle basilique cathédrale de Saint-Denis.

Toutefois, d'après les archéologues, ils ne datent pas du Ier siècle mais de la fin du IVe siècle...

Un culte précoce

Vers 500, le culte de Denis est déjà en plein essor. La basilique sert de lieu de sépulture, comme en témoignent les découvertes archéologiques. Depuis la fin du IVe siècle, de nombreux aristocrates se font enterrer dans l'édifice ou à l'extérieur, dans l'environnement immédiat du lieu de culte, persuadés que l'inhumation ad sanctos, auprès des saints, leur assurera le salut éternel... Vers 520, le biographe de sainte Geneviève de Paris attribue à celle-ci l'initiative de la fondation d'une nouvelle basilique à Saint-Denis. À la fin du VIe siècle, le chroniqueur Grégoire de Tours accorde foi à l'histoire de Denis mais préfère situer les faits deux siècles plus tard, au IIIe siècle, sous l'empereur Dèce (249-251), ce qui paraît plus crédible sur le plan historique. Pourtant, les récits ultérieurs continueront à dater le martyre du Ier siècle sous le règne de l'empereur romain Domitien (81-96). Le lien ainsi établi entre saint Denis et l'apôtre Pierre via saint Clément de Rome permet au siège épiscopal parisien de revendiquer son apostolicité, soit son lien direct avec les apôtres du Christ

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   10/10/2018, 17:09

Saint Ghislain 10 octobre


Saint Ghislain

Abbé près de Mons (✝ v. 680)

Solitaire dans le Hainaut, il vit son petit monastère attirer de nombreux disciples qui défrichèrent la terre en évangélisant la région. Grâce à saint Ablebert, évêque de Cambrai, il put agrandir son domaine pour y accueillir les moines qui venaient de plus en plus nombreux se mettre sous sa direction spirituelle.

Sur son abbaye s'élèvera la ville qui porte son nom.

Saint Ghislain, moine évangélisateur *

De la même époque que le moine ermite saint Dodon, résidant au Moustier, saint Ghislain, moine puis évêque d’Athènes, était d’une famille noble.Saint Ghislain, apôtre du Hainaut, fondateur de la ville de Saint-Ghislain

Il fut appelé pour évangéliser le nord de la Gaule. Il fonde une abbaye au lieu du village actuel de Saint-Ghislain près de Mons. Il eut une grande influence sur des familles nobles.

Dans notre diocèse le village de Flaumont-Waudrechies, village typique de l’avesnois aux alentours d’Avesnes-sur-Helpe, est confié à st Ghislain. Ce sera pour nous une occasion de mieux connaître ce personnage qui a toujours beaucoup aimé les enfants, ce que les familles lui reconnaissent très largement en l’invoquant pour guérir et protéger les petits enfants.

*Extrait du livret «Chemins des Hommes, Chemin de Dieu». (diocèse de Cambrai)

- Illustration, Saint Ghislain, apôtre du Hainaut, fondateur de la ville de Saint-Ghislain, image suggérée par un internaute.

- Saint Ghislain de Mons († 681), ou Saint Ghislain, en latin Gislenus, était moine dans le Hainaut. En Belgique, près de Mons, l'agglomération qui se développa auprès de son abbaye prit le nom de Saint-Ghislain. Saint Ghislain est le saint patron des femmes enceintes et de la petite enfance... (ville de Saint-Ghislain)

En Hannonie, entre 681 et 685, saint Ghislain, qui mena la vie monastique dans un couvent qu’il avait construit.


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MessageSujet: Re: Le saint du jour   11/10/2018, 17:19

Saint Firmin 11 octobre

Premier évêque d'Amiens (4ème s.)

Les historiens voient en lui le premier évêque d'Amiens où il aurait subi le martyre au IVe siècle. La légende du portail nord de la cathédrale d'Amiens se base sur un écrit du IXe siècle. Le sénateur Firmus conduisait son fils, le futur saint Firmin, au temple de Jupiter à Pampelune en Espagne quand il rencontra le prêtre chrétien Honestus qui lui parla de Jésus et lui fit rencontrer une semaine plus tard son maître, saint Saturnin, l'un des soixante-dix disciples de Jésus. Saturnin, à Pampelune, convertit quarante mille personnes en quelques jours dont le jeune Firmin qui, avec l'âge, devint un fidèle prédicateur du Christ. Firmin à vingt-sept ans reçut le sacre épiscopal, évangélisa l'Aquitaine, l'Auvergne, le Beauvaisis et s'en fut à Amiens. C'est là qu'il fut arrêté et discrètement assassiné par le gouverneur païen qui craignait les trop nombreux chrétiens de la région. Saint Firmin, diocèse d'AmiensL'histoire est belle, mais les détails sont peu historiques.
Les diocèses du nord de la France comptent parmi les plus anciens d'Europe. Celui d'Amiens a ainsi été fondé par le sang d'un chrétien d'Espagne, Firmin, qui a été exécuté par les romains de l'époque... Le diocèse d'Amiens est créé vers la fin du IIIe siècle, au temps des premiers missionnaires venus évangéliser le nord de la Gaule. Notons, pour le diocèse, Saint Quentin, les Saints Fuscien, Victoric et Gentien, et un peu plus tard, Saint Firmin. Traditionnellement, c'est ce dernier qui est retenu comme étant le premier évêque d'Amiens... (Histoire du diocèse d'Amiens)

À Amiens, saint Firmin, est vénéré comme évêque et martyr.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   12/10/2018, 17:03

Saint Wilfried 12 octobre

Archevêque d'York (✝ 709)

Depuis les invasions anglo-saxonnes, l'Eglise était divisée comme le pays. D'un côté les Bretons ou celtes de vieille chrétienté qui refusaient l'envahisseur. De l'autre les Angles et les Saxons. L'Eglise celte refusait l'archevêque anglais de Cantorbery et vivait pratiquement autonome. L'Eglise anglo-saxonne fondée par saint Augustin, cent ans auparavant, était soumise au siège romain. Ce fut grâce à saint Wilfrid et à quelques autres que ces chrétientés fusionnèrent au VIIème siècle et que l'unité religieuse régna dans le pays. Mais la vie de Wilfrid fut très mouvementée. Moine de Lindisfarn, le jeune garçon poursuivit ses études à Cantorbery. Un saint moine, Benoît Biscop, le prit alors comme accompagnateur pour aller à Rome. Et ce voyage fut, pour saint Wilfrid, le début de toute une série. Lorsque les voyageurs passèrent par Lyon, l'évêque de ce diocèse, Delphin, le retint auprès de lui une année entière. A Rome, il se familiarisa avec la pratique de la liturgie et, en rentrant en Angleterre, il se fit l'apôtre de la liturgie romaine. Il fonda le monastère de Ripon en Angleterre. Devenu évêque d'York, il fit entrer au couvent la femme du roi Egfrid qui ne le lui pardonna pas et l'empêcha de rester dans son diocèse. Saint Wilfrid connut ainsi l'emprisonnement puis, par deux fois, l'exil dont il profita pour évangéliser le Sussex, la Hollande et même l'Austrasie où il faillit devenir évêque de Strasbourg. Il put enfin retourner dans son pays et y passer à peu près tranquillement les quatre dernières années de sa vie. Un historien anglais écrit de lui: "Il a fait tant de bien qu'on lui pardonne aisément ses imperfections et ses foucades."
Pendant quarante-cinq ans d’épiscopat, il travailla avec ardeur, et non sans peine. Contraint plusieurs fois de céder à d’autres son siège d’York, il se retira soit parmi les moines de Ripon, dont il avait été abbé, soit parmi ceux de Hexham, une de ses fondations. Il mourut à Oundle, une autre de ses fondations, et fut inhumé à Ripon. (24 avril au martyrologe romain)

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   14/10/2018, 16:25

Saint Edouard le Confesseur 13 octobre

Roi d'Angleterre (✝ 1066)

Il fut le dernier roi à régner sur l'Angleterre avant la conquête de ce pays par les Normands de Guillaume le Conquérant. Il avait horreur du sang versé. Son peuple le chérissait. Aussi éminent par sa piété que par sa générosité, il sut se faire l'ami des petites gens et fut vite l'objet d'un culte populaire, mais il n'était pas fait pour être roi.

Saint Edouard, vitrail au cimetière du Père Lachaise, photo JP Monnier Après bien des querelles pour le pouvoir en Angleterre, la situation n'était pas bien claire. Les Danois avec le roi Canut régnaient sur l'est du pays, la Norvège et le Danemark. Edmond "Côte de Fer" prince d'Angleterre avait été assassiné et sa femme s'était réfugiée en Normandie. Edouard, son demi-frère, revint en Angleterre et y rétablit la couronne par sa sagesse, son humilité et sa compétence. Il cherchait toujours l'entente et la réconciliation là où c'était possible. Les expéditions danoises échouèrent. Le royaume connut une période moins troublée. Il épousa une princesse et vécurent toujours l'un et l'autre dans l'union la plus intime et la plus parfaite. Pourtant les guerres continuaient de se succéder entre Gallois et Anglais, entre les partisans d'Harold et ceux de Malcolm en Ecosse, ce qui n'empêcha pas saint Edouard de légiférer pour son royaume afin d'y établir meilleure justice et plus grande attention aux pauvres. Il résidait à Londres et à Westminster où il fit construire sa cathédrale. Il mourut quelque temps après sa dédicace.

Décédé le 5 janvier 1066, il est aussi fêté le 13 octobre, date à laquelle son corps fut transféré dans le tombeau prévu pour lui (1163).

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   14/10/2018, 16:30

Saint Calixte Ier ou Calliste. 14 octobre

Pape (16 ème) de 217 à 222 (✝ 222)

Le pape de l'indulgente bonté. C'était un esclave chrétien. Son maître lui avait donné à gérer une banque. Il la mit en faillite et, pour cette raison, fut condamné aux mines de Sardaigne. La maîtresse de l'empereur Commode, chrétienne de cœur et non pas de conduite, le connaissait et elle obtint sa grâce. Il se retira loin de Rome et reçut des subsides du pape saint Victor, ce qui lui permet de s'adonner à l'étude des Saintes Écritures. Affranchi, Calixte devint l'archidiacre du pape saint Zéphyrin et fonda le cimetière des catacombes qui porte son nom et où furent enterrés tous les papes du IIIe siècle*.Calixte Ier Devenu pape à son tour, il autorisa, à l'encontre de la loi civile, les mariages entre esclaves et personnes libres. Il fit recevoir à la pénitence, malgré les tenants de la rigueur, tous les pécheurs, si grandes soient leurs fautes. Il résista au schisme d'Hippolyte et il assouplit les normes d'entrée au catéchuménat. Celui-ci en deviendra enragé et son rigorisme le conduisit hors de l'Église

Saint Calixte mourut massacré sans qu'on sache pourquoi, lors d'une émeute.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   15/10/2018, 19:10

Sainte Thérèse d'Avila 15 octobre

réformatrice du Carmel et docteur de l'Église (✝ 1582)

Thérèse de Jésus.

Née dans une noble famille d'Avila en Castille, elle entre à 20 ans au Carmel. Elle se rend compte que les pratiques religieuses de cet Ordre se sont dégradées et elle veut le réformer pour le faire revenir à la Règle primitive, malgré bien des résistances. Elle fonde de nombreux couvents en Espagne. Elle vit des expériences mystiques très fortes et rencontre saint Jean de la Croix, lui même mystique. Sainte Thérèse de Jésus .Elle nous a laissé des écrits de haute spiritualité, en particulier «Le château intérieur de l'âme» qui est une extraordinaire méthode de prière et d'oraison qui la range parmi les meilleurs guides de l'oraison contemplative.

Thérèse d'Avila, qui mourut en 1582, fut béatifiée par Paul V en 1614 et canonisée en 1622 par Grégoire XV. Paul VI lui attribua en 1970 le titre de Docteur de l'Église.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   15/10/2018, 20:20

florence_yvonne a écrit:
Sainte Thérèse d'Avila 15 octobre

réformatrice du Carmel et docteur de l'Église (✝ 1582)

Thérèse de Jésus.

Née dans une noble famille d'Avila en Castille, elle entre à 20 ans au Carmel. Elle se rend compte que les pratiques religieuses de cet Ordre se sont dégradées et elle veut le réformer pour le faire revenir à la Règle primitive, malgré bien des résistances. Elle fonde de nombreux couvents en Espagne. Elle vit des expériences mystiques très fortes et rencontre saint Jean de la Croix, lui même mystique. Sainte Thérèse de Jésus .Elle nous a laissé des écrits de haute spiritualité, en particulier «Le château intérieur de l'âme» qui est une extraordinaire méthode de prière et d'oraison qui la range parmi les meilleurs guides de l'oraison contemplative.

Thérèse d'Avila, qui mourut en 1582, fut béatifiée par Paul V en 1614 et canonisée en 1622 par Grégoire XV. Paul VI lui attribua en 1970 le titre de Docteur de l'Église.

Merci de cette fidélité à poster le saint du jour. J' aime beaucoup Thérèse d' Avila.

Nous sommes allés ce matin à la messe de 11 h 15 à Lisieux au Carmel, il y avait une messe en l' honneur de Thérèse d' Avila. On habite à environ 30 km de Lisieux ...

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Si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. [..] Car si les morts ne ressuscitent point, Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés.
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MessageSujet: Re: Le saint du jour   16/10/2018, 16:47

Merci, cela me tient à cœur de tenir ce sujet à jour.

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Dernière édition par florence_yvonne le 16/10/2018, 16:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le saint du jour   16/10/2018, 16:50

Sainte Hedwige 16 octobre (ou Edwige).

Duchesse de Silésie (✝ 1243)

Famille de Sainte Edwige Fille du comte de Bavière, elle épouse, à douze ans, le duc de Silésie, chef de la famille royale polonaise, qui réussit à refaire l'unité de la Pologne. Elle est la belle-soeur du roi de France, Philippe Auguste. Avec son mari, elle encourage la fondation des monastères dans le royaume. Mère de famille attentive auprès de ses sept enfants, elle rejoint, à la mort de son époux, sa fille Gertrude qui était abbesse cistercienne à Trebnitz en Pologne et elle y mène dans l'humilité une vie très simple.

Mémoire de sainte Edwige, religieuse. Née en Bavière, mariée à Henri le Barbu, duc de Silésie et de Pologne, elle se dévoua avec beaucoup d'élan à venir en aide aux pauvres et construisit pour eux des hospices. Après la mort de son mari, elle passa les dernières années de sa vie, activement, au monastère de moniales cisterciennes qu'elle avait fait édifier à Trzebnicz en Silésie, et dont l'abbesse était sa fille Gertrude, et c'est là qu'elle mourut le 15 octobre 1243.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   18/10/2018, 18:44

Saint Ignace d'Antioche 17 octobre

Evêque, martyr, Père et Docteur de l'Église (✝ 115)

Antioche connaissait une communauté chrétienne importante et très dynamique. N'est-ce pas là que, pour la première fois, les disciples de Jésus furent appelés chrétiens? A la fin du 1er siècle, leur évêque s'appelle Ignace. Le gouverneur Pline le Jeune arrête les plus déterminés et saint Ignace est l'un d'eux. Arrêté, il est condamné à être dévoré par les fauves durant les fêtes romaines. Saint Ignace d'Antioche Nous avons les lettres qu'il écrivit aux diverses communautés chrétiennes durant le voyage qui le conduisit à Rome. Elles sont poignantes dans leur confession d'une foi inébranlable, pour la joie qu'elles expriment et pour l'imitation de Jésus-Christ qu'elles proposent à tout chrétien. «ll n'y a plus en moi de feu pour aimer la matière, mais une eau vive qui murmure et dit en moi: 'Viens vers le Père'.»

Mémoire de saint Ignace, évêque et martyr. Disciple de l'Apôtre saint Jean, il dirigea l'Église d'Antioche, le second après saint Pierre et, condamné aux bêtes sous l'empereur Trajan, il fut conduit à Rome en 107. En cours de route, alors qu'il subissait la férocité de ses gardiens, tels des léopards, il écrivit sept lettres, à diverses Églises, pour exhorter les frères à servir Dieu dans l'unité avec leur évêque et à ne pas l'empêcher d'être immolé en victime pour le Christ.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   18/10/2018, 18:47

Saint Luc 18 octobre

Evangéliste (1er s.)

Un médecin grec, adorateur des idoles, soucieux de ses malades dont il connaît la faiblesse et souvent la misère. Jusqu'au jour où il entend saint Paul parler de Jésus, qui vient apporter le salut et la résurrection. Pendant 18 ans, il ne quittera plus désormais l'apôtre des nations et le suivit jusqu'à son martyre à Rome en 67.
Il est l'auteur d'un évangile et du livre des Actes des Apôtres. On y trouve plusieurs termes médicaux pour parler de la maladie de ceux qui s'adressent à Jésus.

Soucieux d'authenticité, il nous dit avoir étudié ses sources, comme le médecin écoute son patient pour mieux dire un diagnostic. Saint Luc, diocèse aux armées

Modeste et compatissant, il retient plus que les autres évangélistes tout ce qui marque la bonté du Sauveur: l'enfant prodigue, le bon Samaritain, la brebis perdue, la prostituée qui s'en va pardonnée, le bon larron. Dante dira de lui «Il est le scribe de la miséricorde du Christ». Heureux lui-même d'avoir trouvé le salut, il est, à sa manière, le chantre de l'amour incarné comme saint Jean le sera de l'amour infini de Dieu Trinité.

C'est lui qui nous a parlé avec tant de délicatesse de la Mère de Dieu, la toute pure et toujours Vierge Marie dont il nous dit: «Elle méditait toutes ces choses en son coeur» ce qui veut dire qu'avec amour Marie relisait dans sa mémoire les faits et gestes du Seigneur, pour en approfondir toute la signification, comme saint Luc l'a fait en écoutant saint Paul et en nous transmettant cet évangile de la bonté de notre Père du ciel.

Homme cultivé, il maniait le grec avec dextérité et avait étudié la médecine. C'est la raison pour laquelle il a été, tôt, choisi comme patron des médecins, de même que les deux frères, saint Côme et saint Damien, morts martyrs en Syrie.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   19/10/2018, 16:48

Saint Isaac Jogues 19 octobre

Missionnaire jésuite au Canada (✝ 1646)

Originaire d'Orléans, il fut missionnaire jésuite et fut envoyé au Canada. En 1642, alors qu'il évangélise les indiens Hurons, il est capturé par les Iroquois qui le mutilent atrocement et en font leur esclave. Libéré par les Hollandais, il rentre en France. Mais il veut revenir sur la terre indienne et c'est là qu'il sera massacré par les indiens Mohawks en pays iroquois, à Ossernenon, actuellement dans l'État de New York.

Isaac JoguesJean de Brébeuf, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, Isaac Jogues, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, ils sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l'Église universelle. Avec nos découvreurs et nos fondateurs, ils sont nos architectes: leurs courses ont tracé nos routes d'eau et de fer; ils ont fixé le site de maintes de nos cités et donné leurs noms à d'innombrables institutions (hôpitaux, universités, collèges, écoles), à des villages, des paroisses, des routes et des rues du Québec. Davantage, c'est jusqu'au coeur même du sol qu'ils ont pénétré par leur sang répandu. (Les saints martyrs canadiens - diocèse d'Edmundston)

La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada et le 19 octobre dans l'Église universelle.

À Ossernenon, alors en territoire canadien, en 1646, la passion de saint Isaac Jogues, prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr. Réduit d'abord en esclavage par des païens, il eut les doigts coupés, puis la tête fracassée d'un coup de hache.


Saint René Goupil 19 octobre

Martyr au Canada (✝ 1642)

Médecin, frère lai (laïc) jésuite et coopérateur de saint Isaac Jogues, il était missionnaire chez les Indiens. Il fut tué par un païen d'un coup de hache, à Ossernenon au Canada (*), le 29 septembre. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.

Il fut canonisé par Pie XI le 29 juin 1930 avec les sept autres martyrs canadiens:

René Goupil (né en Anjou), Isaac Jogues (né à Orléans), Jean de Brébeuf (né à Condé sur Vire) et cinq autres missionnaires jésuites: Antoine Daniel (né à Dieppe), Gabriel Lallement (né à Paris), Charles Garnier (né à Paris), Noël Chabanel (né à Saugues) et Jean de la Lande (né à Dieppe). Tous furent cruellement mis à mort par les Iroquois et les Hurons alors qu'ils leur apportaient la paix et la liberté de l'Évangile. Ils ont été canonisés ensemble en 1930 et déclarés patrons secondaires du Canada.

La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada et le 19 octobre dans l'Église universelle.

À Ossernenon au Canada, en 1642, la passion de saint René Goupil, martyr. Médecin et coopérateur de saint Isaac Jogues, il fut tué par un païen d'un coup de hache.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   20/10/2018, 17:17

Sainte Adeline 20 octobre

Abbesse à Mortain (✝ 1125)

Sainte Adeline, Abbaye BlancheAdeline (ou Aline) fut la première abbesse de l'abbaye des "Dames Blanches" à Mortain dans le département de la Manche en Normandie, au diocèse de Coutances.

"Sœur de saint Vital, abbé de Savigny, elle était comme lui attirée par la vie monastique et fonda un groupe de moniales au Neufbourg près de Mortain. Lorsque Vital fit bâtir un couvent à Mortain, la communauté s'y installa en adoptant la règle et l'habit de Cîteaux. On l'appela " abbaye des Dames Blanches " et plus tard " Abbaye Blanche ". Avec Adeline on fête ce jour les autres saints de Savigny, saint Geoffroy, abbé, et saint Guillaume Niobé, religieux." (diocèse de Coutances et Avranches - calendrier diocésain)

À Savigny en Normandie, vers 1125, sainte Adeline, première abbesse du monastère de Mortain, qu'elle avait construit avec l'aide de son frère saint Vital.

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   21/10/2018, 19:23

Sainte Céline 21 octobre

Mère de saint Remi de Reims (5ème s.)

Elle avait épousé, très jeune, Émile, le comte de Laon. Elle lui portait une grande affection et, par son caractère aimable et modeste, ils vécurent dans une grande union de coeur et de foi chrétienne. Ils prirent grand soin de l'éducation de leurs enfants qui devinrent tous trois prêtres. Le dernier nous est le plus connu, Rémi, né sur le tard, dont ils donnèrent le soin aux clercs de l'église Sainte-Marie de Laon. Il devint saint Rémi, l'archevêque de Reims.

sainte Céline Comme sainte Sylvie, mère du pape saint Grégoire le Grand, et bien d'autres saintes mères, sainte Céline est surtout connue à cause de son fils, le grand saint Rémi, évêque de Reims, qui baptisa le roi Clovis... Céline est née dans le laonnois au Ve siècle... Céline avait eu de son mari Emilieus deux fils, Principius, qui fut un saint évêque de Soissons, et son frère, qui eut un fils, Lupus, lequel succéda à son oncle Principius... Un ermite, Montanus qui habitait au milieu des bois de La Fère, prédit à Céline, après un triple avertissement reçu en songe, qu'elle enfanterait un garçon d'un rare mérite... (diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin)

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   22/10/2018, 18:55

Saintes Elodie et Nunilon 22 octobre

Martyres à Cordoue (✝ 851)

Elodie ou Alodie et sa soeur Nunilo ou Nunilone à Huesca en Espagne.

Elodie et Nunilon Nées d'un père sarrasin et d'une mère chrétienne, ces deux jeunes wisigothes refusèrent la loi qui les obligeait à suivre la foi de leur père. Elles acceptèrent le martyre pour être fidèles au Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Sainte Alodie, très rarement représentée, figure sur un vitrail de l'église saint Jean-Baptiste de Jazeneuil (diocèse de Poitiers): elle doit probablement sa présence à un prénom porté dans la famille de Mauprié, bienfaitrice de l'église.

À Huesca en Aragon, l'an 851, les saintes Nunilon et Alodie, vierges et martyres. Nées d'un père musulman, mais élevées par leur mère dans la foi chrétienne, elles refusèrent d'abandonner la foi du Christ et, après une longue captivité, en vertu d'un édit de l'émir de Cordoue, Abd-ar- Rhaman II, elles furent tuées d'un coup de sabre.


Sainte Salomé la Myrophore 22 octobre

épouse de Zébédée et mère des apôtres Jacques et Jean (1er s.)

Epouse de Zébédée, un des patrons pêcheurs de Bethsaïde, mère des apôtres Jacques et Jean, elle était de celles «qui suivaient Jésus et le servaient». Elle avait mis en avant ses deux fils pour qu'ils soient de chaque côté du Messie (Matthieu 20. 17 à 28) aux meilleures places dans le Royaume.

les Myrophores Au jour de la Passion, elle était au pied de la Croix. Elle fut aussi de celles qui achetèrent des aromates pour embaumer le corps du Christ et qui le dimanche matin de Pâques trouvèrent le tombeau vide.

Elle cherchait peut-être la meilleure place pour ses enfants, quelle mère n'en ferait pas autant? mais elle sut aussi venir à l'aube du matin de Pâques, alors que ses enfants n'y étaient point, et c'était pour Jésus.

Le culte des Saintes Maries Jacobé et Salomé est confirmé, en Provence, entre autres témoignages, par le concours de nombreux fidèles en l'église des Saintes Maries de la Mer, où des grâces abondantes ont été obtenues par leur patronage.

Elles furent parmi les femmes qui accompagnaient Jésus au cours de sa vie apostolique et lui venaient en aide par leurs biens matériels.

Marie Jacobé était mère de Jacques le Mineur, de José et peut-être de Simon le Zélote et de Jude.

Salomé était mère de Jean et de Jacques le Majeur.

Fidèles, avec Marie et Marie-Madeleine, au temps de la Passion, elles vinrent au sépulcre, le matin de Pâques, où un ange leur déclara que Jésus est vivant. Elles furent ainsi les premiers témoins de la Résurrection. (source: Les Saints du diocèse de Nîmes)

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   23/10/2018, 18:55

Saint Jean de Capistran 23 octobre

Frère mineur (✝ 1456)

Originaire de la noble famille d'un condottiere allemand, à Capestrano dans le royaume de Naples, Jean étudie le droit ce qui lui permet de commencer une carrière juridique. Gouverneur et capitaine de Pérouse, il se marie. Mais la mort de sa femme bien-aimée lui casse ses projets alors qu'il a 29 ans. Il se convertit d'une vie qui avait connu quelques scandales. Il parcourt alors Pérouse, monté à rebours sur un âne, coiffé d'une mitre en carton où se lisaient ses plus gros péchés. Il peut alors entrer chez les franciscains de Pérouse. Ses qualités de juriste et son grand souci d'une vie religieuse plus rigoureuse lui valent de rédiger les nouvelles Constitutions de la branche 'observante' de l'Ordre franciscain. Saint Jean de CapistranIl rédige aussi, pour ses frères prêtres, le 'Miroir des clercs' qui aura un grand succès. Formé à la prédication par saint Bernardin de Sienne, il devient un grand prédicateur populaire qui prêche la dévotion au nom de Jésus. Fin diplomate, il est employé par plusieurs papes pour des missions délicates, en particulier pour la conversion des milieux hussites en Bavière, en Saxe, en Silésie et en Pologne. La grande affaire de sa vie sera la prédication de la croisade contre les Turcs qui, par la prise de Constantinople en 1453, ont anéanti l'empire des chrétiens d'Orient sous le regard indifférent des chrétiens d'Occident. Mais voilà qu'ils menacent aussi l'Europe. Jean consacre toute son ardeur à convaincre les Occidentaux de l'urgence des temps. Les Hongrois le suivent. Il accompagne leur armée, dirige la bataille et l'avance turque est stoppée près de Belgrade en 1456. Saint Jean de Capistran mourra de la peste noire sur les bords du Danube quelque temps après.

Le rôle de Jean de Capistran au service de la réconciliation des peuples d'Europe autant que sa prédication pour conseiller les chefs militaires et ranimer l'espérance des chevaliers lui ont valu d'être choisi comme saint patron des aumôniers militaires. (diocèse aux armées françaises)

Mémoire de saint Jean de Capistran, prêtre de l'Ordre des Mineurs, qui travailla à rétablir dans son Ordre la discipline régulière et à affermir la foi et les moeurs catholiques à travers l'Europe. Par la ferveur de ses prédications et de ses prières, il encouragea le peuple des fidèles et contribua à la défense de la liberté des chrétiens. Épuisé de fatigue, il mourut en 1456 au couvent d'Ujlak, sur la rive du Danube, alors dans le royaume de Hongrie.

...de même que le soleil se lève pour le monde dans les hauteurs de Dieu, que la lumière du clerc brille devant les hommes afin qu'en voyant ce que font de bien ces serviteurs de Dieu, les hommes rendent gloire au Père qui est aux cieux...

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florence_yvonne

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MessageSujet: Re: Le saint du jour   24/10/2018, 17:54

Saint Florentin 24 octobre

moine (7ème s.)

Il s'en vint d'Écosse et se fixa à Bonnet dans la Meuse. Il est certain qu'on vénérait ses reliques et qu'un pèlerinage célèbre se rendait chaque année devant elles.

Saint Florentin à Bonnet

"...Après avoir franchi le mur d'enceinte, l'escalier de pierre mène au portail sud, seule entrée subsistant à ce jour. Une suite de peintures murales orne le portail: Florentin gardant les porcs"... (église Saint Florentin à Bonnet, diocèse de Verdun)

Ce fils d'un Roi d'Écosse qui avait traversé les mers on ne sait comment, gardait humblement les porcs tout en multipliant miracles et guérisons. Si bien que dès le Moyen-Âge, Bonnet était devenu un lieu de pèlerinage très fréquenté et recommandé en cas de troubles mentaux: passer sous le gisant de Saint Florentin qui se trouve à l'intérieur de l'Église était et reste encore, parait-il très efficace!

L'ancien village a été abandonné par ses habitants qui l'ont rebâti là où il est actuellement, autour de la sépulture du saint. Il avait souhaité être enterré sur la colline qui dominait son village. Vingt-et-une des peintures murales de l'Église racontent cette vie légendaire."

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