DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE

Théologie Spirituelle Catholique
Pour déposer une intention de prière:Agapé
ATTENTION : Les publicités ci-dessous sont indépendantes de notre volonté !
 
AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Nouvelles européennes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Krystyna
Invité



MessageSujet: Nouvelles européennes   Mar 21 Nov 2006, 14:07

UE: Ankara n'a plus que 15 jours pour se plier à ses obligations sur Chypre

La présidence finlandaise a averti lundi la Turquie qu'elle n'avait plus que quinze jours pour ouvrir ses ports aux navires chypriotes grecs, après quoi les 25 décideront s'ils suspendent ou non ses négociations d'adhésion à l'Union européenne.
"La véritable échéance est avant que la Commission (européenne) ne présente ses recommandations" sur une suspension ou non de ces négociations, probablement le 6 décembre, a déclaré le Premier ministre finlandais Matti Vanhanen, dont le pays préside l'UE jusqu'au 1er janvier.
Une fois ces recommandations connues, les 25 devront prendre une décision ferme lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du 11 décembre, a ajouté M. Vanhanen.
En demandant aux ministres des Affaires étrangères de prendre la très délicate décision de suspendre éventuellement les négociations avec ce pays stratégique qu'est la Turquie, l'UE veut éviter de gâcher le sommet européen des 14 et 15 décembre.
"Je veux être clair sur une chose.
La présidence n'a aucune intention de soulever la question turque au Conseil européen", a souligné M. Vanhanen.
"Nous n'avons pas besoin d'un nouveau +sommet turc+ comme en 2004", a renchéri le commissaire à l'Elargissement Olli Rehn.
Lors du sommet de décembre 2004, les 25 et la Turquie avaient arraché un accord sur une date d'ouverture des négociations d'adhésion - le 3 octobre 2005 - après des discussions marathon entrecoupées de coups de théâtre.
D'où la décision finlandaise de fixer le 6 décembre comme date limite pour que les Turcs respectent leurs engagements, c'est-à-dire pour qu'ils ouvrent leurs ports et aéroports aux navires et avions chypriotes grecs.
Pour éviter la crise que causerait une suspension des négociations, Helsinki a présenté fin septembre un plan qui vise à reprendre le commerce direct entre l'UE et la communauté chypriote turque, au nord de l'île divisée, et obtenir de la Turquie, en contrepartie, cette ouverture des ports et aéroports.
Les Turcs ont en effet signé en juillet 2005 le protocole dit d'Ankara qui étend son union douanière avec l'UE aux dix Etats entrés dans le bloc européen en 2004.
Mais ils refusent toujours de l'appliquer aux Chypriotes grecs, exigeant au préalable la levée de l'embargo qui frappe la République turque de Chypre du Nord (RTCN, reconnue uniquement par Ankara).
Les Finlandais gardent le petit espoir d'avancer sur ce dossier les 27 et 28 novembre à Tampere (Finlande), en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE avec leurs homologues du pourtour méditerranéen, dont la Turquie, a indiqué une source diplomatique.
De nombreux spécialistes européens donnent pourtant peu de chances à ce plan.
"Je ne pense pas que quiconque espère encore que la Turquie remplira ses obligations avant la fin de l'année", a ainsi répété lundi un diplomate chypriote grec.
"Malheureusement, le plan finlandais donne tout aux Chypriotes grecs", a estimé pour sa part le dirigeant de la RTCN Mehmet Ali Talat, dénonçant une proposition finlandaise "déséquilibrée".
Si cet échec se confirme, les 25 devront s'entendre sur les sanctions à prendre contre Ankara.
"Sur le principe, chacun est d'accord: il faut être clair, crédible et il faut que ce soit réversible, il faut pouvoir revenir rapidement et facilement aux négociations dès que les conditions seront remplies", a indiqué une source diplomatique.
Mais en pratique, certaines capitales, Londres en tête, soutiennent une suspension très partielle des négociations, limitée à une poignée de chapitres directement liés aux questions d'union douanière, sur les 35 chapitres thématiques qui jalonnent les pourparlers d'adhésion à l'UE.
D'autres, Nicosie en tête, poussent pour une suspension plus large des pourparlers, sans préciser pour l'instant combien de chapitres ils souhaitent suspendre.
Mais aucun Etat membre ne semble favorable à un gel total des pourparlers.

BRUXELLES, (AFP)


Dernière édition par le Dim 26 Nov 2006, 10:29, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Jesus Christ est mon Dieu



Masculin Messages : 5705
Inscription : 25/04/2006

MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mar 21 Nov 2006, 14:37

Chypre,un pays de l'UE qui est occupé par la turquie et dont l'UE ne se soucier guère jusqu'à.....il y a 2-3jours.
Revenir en haut Aller en bas
http://foicatholique.cultureforum.net
Krystyna
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Ven 24 Nov 2006, 14:08

La Slovaquie doit compléter ses préparatifs pour Schengen

La Slovaquie, qui compte rejoindre le Système d'information Schengen (SIS) en automne 2007 avec neuf autres nouveaux membres de l'Union européenne, doit compléter ses préparatifs, a indiqué mercredi le ministre de l'Intérieur, Robert Kalinak.
"Il reste à faire pour les préparatifs de la Slovaquie en vue de l'entrée dans Schengen", a-t-il reconnu au cours d'une conférence de presse.
Le ministre s'est dit confiant que son pays sera prêt à rejoindre l'espace Schengen en automne 2007 tout en soulignant qu'il lui fallait encore prendre des "mesures significatives".
Ainsi, le ministère de l'Intérieur va proposer au gouvernement de créer un poste de délégué spécial pour mieux coordonner le travail et la communication entre les ministères slovaques.
Il est également envisagé de soumettre directement la police étrangère et frontalière au ministre de l'Intérieur.
Les préparatifs, qui incluent l'adaptation des postes frontaliers avec l'Ukraine, seront présentés en mai 2007 à la Commission européenne, a indiqué le ministre.
L'élargissement de l'espace de libre circulation, prévu initialement en octobre 2007, est menacé d'être retardé d'au moins un an du fait de retards techniques dans la création du "Système d'information Schengen deuxième génération" (SIS II), qui doit relier les autorités (police, gendarmerie, douanes, etc.) de tous les Etats participant.

BRATISLAVA, (AFP)

L'Ukraine célèbre le 2e anniversaire de la Révolution orange

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées mercredi sur la place de l'Indépendance, à Kiev, pour célébrer le deuxième anniversaire de la Révolution orange qui avait conduit au pouvoir le pro-occidental Viktor Iouchtchenko.
La foule orange -- couleur de la campagne présidentielle de M. Iouchtchenko devenu symbole de la Révolution ukrainienne -- d'il y a deux ans n'était cependant plus au rendez-vous, de rares manifestants arborant des rubans, foulards ou drapeaux orange.
Réunis en petits groupes, les anciens "soldats" de la Révolution discutaient de la politique et se rappelaient les évènements de fin 2004 sur la place (le Maïdan) où des centaines de milliers de personnes avaient manifesté en soutien à M. Iouchtchenko, alors candidat de l'opposition.
Tous manifestaient contre la "victoire", finalement annulée pour fraudes, de son rival pro-russe Viktor Ianoukovitch.
M. Iouchtchenko, dont la côte de popularité a dégringolé depuis son accession au pouvoir en janvier 2005, et son ancienne alliée orange Ioulia Timochenko ont toutefois tous les deux ignoré le rassemblement, alors qu'ils étaient venus sur le Maïdan pour le premier anniversaire de ce soulèvement populaire.
Mme Timochenko, passée dans l'opposition à M. Iouchtchenko lors de l'éclatement de la coalition issue de la Révolution orange, et qui se trouve en visite à Bruxelles, a évoqué une pure coïncidence des célébrations avec son voyage étranger.
M. Iouchtchenko a quant à lui préféré donner une réception avec des responsables politiques ukrainiens, et devait s'exprimer à la télévision dans la soirée.
A partir du 22 novembre 2004, des centaines de milliers d'Ukrainiens avaient bravé la neige et le froid pour manifester pendant 17 jours.
Mais l'euphorie post-révolutionnaire a vite cédé la place à la déception, l'équipe arrivée au pouvoir ayant éclaté sans avoir réalisé toutes ses promesses électorales.
M. Iouchtchenko a dû accepter la nomination au poste de Premier ministre de son ancien ennemi Viktor Ianoukovitch, dont le parti a enregistré le meilleur score aux législatives de 2006.

KIEV, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
christianc



Masculin Messages : 480
Inscription : 24/04/2006

MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Sam 25 Nov 2006, 23:43

Jesus Christ est mon Dieu a écrit:
Chypre,un pays de l'UE qui est occupé par la turquie et dont l'UE ne se soucier guère jusqu'à.....il y a 2-3jours.

Je pense vraiment que vous avez tort de dire cela , (en dehors de la France qui reste invariablement nombrilocentrique ne prenant qu'elle comme réfèrence) bon nombre d'hommes et de femmes représentants des européens se soucient vraiment de Chypre.

Dans les programmes de développement économique et dans la recherche d'une solution politique.

La division de Chypre est un problème qui concerne : La Grèce, Chypre, l'OTAN, au minimum.
De même - pour l'instant - les deux zones sont "reconnues", y cmpris la zone nord (Occupée par la Turquie donc..) , mais l'entrée dans l'Union de Chypre ne date que de 2004.

C'est un problème extrémement complexe, imaginez qu'à l'époque de la Guerre du Vietnam comment étaient les relations avec l'ONU...

Patrick Devedjian (Un homme politique français) a bien insisté sur le fait qu'il était impossible d'admettre dans l'Union un état qui avait envahi et occupait encore un état souverain de l'union européen.

Source
http://en.wikipedia.org/wiki/Politics_of_Cyprus
Revenir en haut Aller en bas
Krystyna
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Dim 26 Nov 2006, 10:30

Pologne/production industrielle: +0,5% en octobre (+12,5% sur un an)

La production industrielle en Pologne a augmenté de 0,5% en octobre par rapport à septembre, en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé lundi le Bureau national des statistiques.
Sur un an, la production a progressé en octobre de 12,5%, en données corrigées.
En données brutes, la production industrielle a augmenté de 4,1% en octobre par rapport à septembre, et de 14,6% comparé à octobre 2005, contre +11,6% en septembre sur un an.

VARSOVIE, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Lun 27 Nov 2006, 10:57

Chypre pessimiste sur la réunion Turquie/présidence de l'UE en Finlande

Le ministre chypriote des Affaires étrangères, George Lillikas, s'est dit pessimiste dimanche sur la possibilité que la réunion entre la Turquie et la présidence finlandaise de l'Union européenne (UE) en Finlande évite une crise avec Ankara sur Chypre.
"Personne ne peut préjuger du résultat, mais comme je l'ai dit, les informations que nous avons reçues ces derniers jours de différentes sources sont telles qu'elles ne nous autorisent pas à être optimistes", a déclaré M. Lillikas à des journalistes avant de quitter l'île pour la Finlande.
"Nous sommes tout à fait préparés et avec un esprit de bonne volonté (...), notre but est de conclure un accord, s'il y a une volonté du côté turc", a-t-il ajouté.
M. Lillikas s'est envolé pour Tampere (sud de la Finlande) pour assister à une réunion Euromed des ministres des Affaires étrangères de l'UE avec leurs homologues du pourtour méditerranéen.
Dans cette même ville, les ministres turc et finlandais des Affaires étrangères, Abdullah Gül et Erkki Tuomioja, doivent discuter lundi du dossier chypriote, qui empoisonne les relations entre la Turquie et l'UE.
La Finlande a présenté fin septembre un plan visant à reprendre le commerce direct entre l'UE et la communauté chypriote turque, dans le nord de l'île divisée, et à obtenir en échange que la Turquie accepte enfin l'ouverture de ses ports et aéroports aux navires et avions chypriotes grecs.
Les Turcs ont en effet signé en juillet 2005 un protocole qui étend son union douanière avec l'UE aux dix Etats entrés dans le bloc européen en 2004.
Mais ils refusent toujours de l'appliquer aux Chypriotes grecs, exigeant au préalable la levée de l'embargo qui frappe la République turque de Chypre du Nord (RTCN, reconnue uniquement par Ankara).
Les Finlandais ont donné à Ankara jusqu'au 6 décembre pour ouvrir ses ports et aéroports, faute de quoi les 25 devront envisager une suspension, au moins partielle, des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE, commencées en octobre 2005.

LARNACA (Chypre), (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mar 28 Nov 2006, 12:23

UE: un gel partiel des négociations avec la Turquie paraît inévitable

Le gel partiel des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne paraît désormais inévitable après l'échec des pourparlers de la présidence finlandaise de l'UE avec Ankara sur l'ouverture des ports turcs aux navires chypriotes.
Visiblement déçu, le chef de la diplomatie finlandaise Erkki Tuomioja a annoncé la fin de ces discussions à l'issue de deux réunions séparées lundi matin avec ses homologues turc Abdullah Gül et chypriote grec George Lillikas.
"Les conditions ne sont pas réunies pour un accord pendant la présidence finlandaise", qui s'achève le 31 décembre, a déclaré M. Tuomioja à Tampere (sud de la Finlande) en marge d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE avec leurs homologues du pourtour méditerranéen, dont la Turquie.
"Nous sommes déçus de n'avoir par réussi à trouver une solution mais ça ne signifie pas une rupture entre la Turquie et l'UE", a-t-il estimé.
"Il y aura des conséquences" pour le processus d'accession de la Turquie à l'UE lancé en octobre 2005, a-t-il ajouté en refusant de spéculer sur les modalités d'une suspension de ce processus.
"La présidence et la Commission européenne vont immédiatement commencer à préparer l'examen de la poursuite des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE", a précisé M. Tuomioja.
Les ministres des Affaires étrangères des 25 rendront leur décision le 11 décembre sur la base d'une recommandation de la Commission européenne qui devrait être présentée le 6 décembre.
"Les négociations ne seront pas arrêtées ni gelées, mais elles continueront plus lentement", a indiqué la porte-parole du commissaire à l'Elargissement Olli Rehn.
L'UE menace depuis plusieurs mois de suspendre les négociations d'adhésion au motif que la Turquie refuse d'appliquer à la République de Chypre, qu'elle ne reconnaît pas, le protocole dit d'Ankara qui étend son union douanière avec l'UE aux dix Etats entrés dans le bloc européen en 2004.
Les Turcs exigent au préalable la levée de l'embargo qui frappe la République turque de Chypre du Nord (RTCN), proclamée unilatéralement et reconnue uniquement par Ankara.
Pour éviter la crise que causerait une suspension des négociations, la Finlande avait présenté fin septembre un plan pour reprendre le commerce direct entre l'UE et la partie nord (turque) de Chypre.
En échange, la Turquie devait accepter enfin l'ouverture de ses ports et aéroports aux navires et avions chypriotes grecs.
Les Turcs et les Chypriotes grecs se sont rejetés lundi la responsabilité de l'échec de ces discussions.
Nicosie a dénoncé lundi l'attitude "négative" de la Turquie. "Chypre a pris en otage l'UE", a accusé de son côté Abdullah Gül, qui a prévenu que son pays "n'accepterait pas" une suspension de ses négociations d'adhésion, sans préciser s'il faisait référence à une suspension partielle ou totale.
Les 25 sont divisés sur les mesures à prendre à l'encontre de la Turquie.
Dans un contexte de scepticisme croissant en Europe à l'égard des perspectives européennes de la Turquie, certaines capitales, à commencer par Nicosie, sont favorables au gel d'une grande partie des 35 chapitres thématiques qui jalonnent les pourparlers d'adhésion.
Sans aller jusqu'à un gel total.
D'autres, Londres en tête, plaident pour une suspension beaucoup plus limitée qui concernerait que les chapitres directement liés aux questions d'union douanière.
L'Allemagne, qui succèdera à la Finlande à la présidence tournante de l'UE le 1er janvier prochain, a regretté lundi l'échec des pourparlers.
"Nous regrettons que ces efforts n'aient pas abouti", a déclaré le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Jens Plöttner.
La chancelière allemande Angela Merkel a quant à elle rappelé qu'elle était personnellement pour un "partenariat privilégié" avec la Turquie et non pour une adhésion à part entière à l'UE.

TAMPERE (Finlande), (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mar 28 Nov 2006, 12:25

Le futur commissaire roumain défend la création d'un poste "multilinguisme"

Leonard Orban, sélectionné nouveau commissaire européen chargé du multilinguisme, a défendu lundi la création de ce poste parfois présenté comme superflu, arguant de son importance pour maintenir la diversité "fondatrice" de l'UE et le dialogue entre les cultures.
"Je considère que mon portefeuille est très important: au delà des questions organisationnelles, je serais si je suis confirmé responsable de 3.400 personnes, soit plus de 15% des personnels de la Commission", a souligné M. Orban, qui doit devenir le premier commissaire roumain lors de l'entrée de la Roumanie et la Bulgarie dans l'UE au 1er janvier prochain.
Alors que la création d'un 26e commissariat dédié au seul multilinguisme a suscité des critiques à Bruxelles, M. Orban a souligné que ses prérogatives n'étaient pas "une boîte dans laquelle les choses sont clairement définies au départ".
"C'est un portefeuille de dimension horizontale, dont certains aspects seront définis au fur et à mesure", a-t-il ajouté lors d'une audition devant des eurodéputés des commissions chargées de la Culture et des Affaires constitutionnelles.
"Les citoyens européens ont peur d'une Union dont l'élargissement rapide mettrait en péril leur propre identité, leur propre culture.
Lorsqu'on parle d'immigration, de santé, de protection des consommateurs, les gens veulent participer à la prise de décision, ils ne peuvent le faire que si les institutions européennes assurent une transparence totale, dans toutes les langues", a-t-il estimé.
M. Orban, qui négociait depuis 2001 l'entrée de la Roumanie dans l'UE, a aussi été sensibilisé par plusieurs eurodéputés sur l'importance de défendre l'ensemble des vingt langues officielles de l'UE -- 23 au 1er janvier prochain avec l'ajout du bulgare, du roumain et du gaëlique - mais aussi les langues des minorités, notamment la langue rom.
Mais il est resté prudent à ce sujet, soulignant qu'il défendrait "toutes les langues parlées sur le territoire de l'UE", et que "le problème des Roms demandait une attention accrue".
Il a aussi appelé à "un équilibre" entre la volonté de promouvoir toutes les langues et la nécessité de limiter les coûts d'interprétation et de traduction.
Ces coûts sont un des premiers postes de dépenses administratives de l'UE, avec près d'un milliard d'euros annuels ou 2 euros par Européen.
Il s'est ainsi engagé à "maintenir les coûts de traduction et interprétation dans des limites acceptables", tout en reconnaissant que le nombre de langues officielles était susceptible de continuer à croître.
Les deux commissions ayant auditionné M. Orban, qui entendaient dans la foulée Meglena Kouneva, la candidate bulgare au poste de commissaire chargé de la Protection des Consommateurs, doivent rendre un avis positif ou négatif sur leurs auditions mardi au président du Parlement européen Josep Borrell.
Le Parti populaire européen, première force du Parlement, s'est dit d'ores et déjà satisfait de l'audition de M. Orban, l'estimant "compétent et qualifié", dans un communiqué.
Les eurodéputés devront ensuite confirmer par vote la nomination des deux commissaires lors de la session plénière du Parlement européen du 11 au 14 décembre à Strasbourg (France).
Négociateur de la Roumanie avec l'UE depuis 2001, M. Orban, 45 ans, devrait reprendre une partie du portefeuille détenu par le Slovaque Jan Figel, qui cumulait le multilinguisme avec l'Education et la Culture.

BRUXELLES, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mer 29 Nov 2006, 09:48

Avis positif des eurodéputés aux commissaires roumain et bulgare

Leonard Orban et Meglena Kouneva, les candidats roumain et bulgare pour des postes de commissaires européens, ont reçu mardi la bénédiction des eurodéputés qui les ont auditionnés, a indiqué mardi un porte-parole du Parlement européen.
Les eurodéputés des deux commissions du Parlement ayant auditionné lundi les deux candidats ont estimé qu'ils "réunissent les compétences techniques, personnelles, politiques et l'expérience nécessaire pour exercer les fonctions qui leur sont assignées", a indiqué le porte-parole, Jaume Duch.
Cette évaluation positive des commissions reste encore à valider par l'ensemble des eurodéputés, lors d'un vote prévu en session plénière à Strasbourg le 12 décembre, a précisé M. Duch après une réunion avec les présidents des groupes parlementaires et le président du Parlement Josep Borrell sur le résultat de ces auditions.
M. Orban et Mme Kouneva doivent prendre en charge respectivement les questions de multilinguisme et de protection des consommateurs.
Le multilinguisme relevait jusqu'ici du commissaire slovaque à l'Education, à la Formation et à la Culture Jan Figel, tandis que la protection des consommateurs était la compétence du commissaire à la Santé chypriote Markos Kyprianou.
Reflétant une préoccupation soulevée par plusieurs eurodéputés lors de l'audition de M. Orban, M. Borrell a par ailleurs été chargé de demander au président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso de préciser quelles seraient les compétences exactes de M. Orban, notamment en matière de "dialogue interculturel".
L'attribution du seul multilinguisme à M. Orban a été très critiqué à Bruxelles comme un portefeuille particulièrement inconsistant, même si le candidat roumain l'a présenté comme substantiel lundi en raison notamment de l'importance des personnels de traduction et d'interprétation employés par l'UE.
M. Orban a également fait valoir devant les commissions le rôle que pouvaient jouer les questions de multilinguisme sur le dialogue interculturel, que ce soit entre les différentes nationalités de l'UE comme avec la population immigrée ou les pays tiers.
Avec l'entrée en fonction de ces deux nouveaux commissaires au 1er janvier, la Commission comptera 27 membres, soit autant de commissaires que de pays membres de l'UE, chaque pays ayant son représentant à la Commission.

BRUXELLES, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mer 29 Nov 2006, 09:49

L'Espagne et l'Italie pas disposées à envoyer des soldats dans le sud afghan

L'Espagne et l'Italie ont indiqué mardi à Riga, peu avant l'ouverture d'un sommet de l'Otan axé sur l'aggravation de la situation en Afghanistan, qu'elles n'avaient l'intention ni d'augmenter leurs troupes ni de les envoyer combattre dans le sud du pays.
"En cas d'urgence, comme nous l'avons déjà fait dans le passé, pour aider des soldats blessés dans le sud, bien sûr que nous enverrons nos hélicoptères, nos médecins, notre hôpital de campagne pour qu'ils soient soignés", a déclaré le ministre espagnol de la Défense, José Antonio Alonso.
Mais cela n'aurait "aucun sens", a-t-il ajouté, de mobiliser des troupes espagnoles stationnées dans l'ouest du pays pour les envoyer combattre les talibans dans le sud comme l'Espagne, mais aussi l'Italie, la France et l'Allemagne y sont vivement pressées par l'Otan, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.
Le ministre italien des Affaires étrangères Massimo d'Alema, dont les 1.800 soldats sont déployés dans l'ouest de l'Afghanistan et à Kaboul, a abondé dans le même sens.
"Je ne crois pas que l'appel lancé par le secrétaire général de l'Otan concerne l'Italie.
C'est en général pour les pays qui ont une présence quasi symbolique", a ajouté le chef de la diplomatie italienne. Jaap de Hoop Scheffer a qualifié d'"inacceptable" mardi l'absence de renforts pour le sud afghan.
Avant d'arriver à Riga pour le sommet, le président américain George W. Bush et le Premier ministre britannique Tony Blair ont exhorté tous les alliés à faire davantage en Afghanistan.
Ces dernières semaines, le commandement militaire allié a demandé aux pays qui sont déployés dans des régions plus calmes à être prêts à donner un coup de main aux quelque 10.000 soldats britanniques, canadiens, néerlandais, danois et australiens exposés dans le sud aux attaques répétées des talibans.

RIGA, (AFP)

Un train anti-drogue pour sensibiliser les jeunes Tchèques

Un train spécialement aménagé pour offrir aux jeunes un spectacle multimédia sur les dangers de la drogue va sillonner la République tchèque, un des pays européens les plus touchés par ce fléau, ont annoncé mardi les organisateurs de l'opération.
La République tchèque se place en tête des 25 pays de l'UE en ce qui concerne l'usage du cannabis chez les jeunes de 15 et 16 ans (44% concernés dans cette tranche d'âge), selon le rapport 2006 de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) récemment publié à Bruxelles.
"La demande de drogue est aujourd'hui massive chez nous et si cela ne change pas, la police ne pourra pas faire grand chose, nous ne sommes qu'une pierre sur le chemin de la lutte contre la drogue", a déclaré le chef de l'unité nationale anti-drogue de la police, Jiri Komorous, au cours de la conférence de presse de présentation du "Train Revolution".
Le train, qui partira en septembre 2007, doit parcourir 2.500 kilomètres par an avec des escales dans les villes et villages du pays.
Le spectacle qui devrait toucher chaque année environ 100.000 enfants de 12 à 16 ans, va présenter les expériences de toxicomanes mais aussi d'alcooliques, en reconstituant notamment l'atmosphère d'une clinique de désintoxication, d'un hôpital psychiatrique et d'une prison.
Au cours de la conférence de presse, l'auteur du projet, Pavel Tuma a expliqué avoir été "inspiré par l'exemple du prince Charles d'Angleterre qui avait fait visiter à son fils une clinique de désintoxication à la drogue".
D'un coût d'environ 50 millions de couronnes (1,8 million d'euros), le projet doit être financée par le biais de moyens publics et privés.
Pour le chef de l'unité anti-drogue, il est nécessaire de changer l'image de la drogue dans une "société de consommation et de vanité" à la mode chez les jeunes Tchèques où "celui qui consomme est +in+ et celui qui refuse +out+".

PRAGUE, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Three piglets



Messages : 1272
Inscription : 17/11/2006

MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mer 29 Nov 2006, 10:26

Où en sont les négociations Turquie-UE ?
Michel nous avait rapporté hier les déclarations encourageantes d'un ministre finlandais, faisant état de blocages dans les négociations UE-Turquie. Est-ce le début de la fin ? "Pas si vite", répond Jeanne Smits dans Présent de demain.

L'accroc devra maintenant être considéré par la Commission de Bruxelles qui fera sa recommandation en vue de la décision des ministres des Affaires étrangères des 25, prévue pour le 11 décembre. [...]

Quant à Olli Rehn, commissaire à l'Elargissement, elle a fait savoir par son porte-parole que "les négociations ne seront pas arrêtées ni gelées, mais elles continueront plus lentement."

Le premier ministre Erdogan semble avoir tellement peu renoncé à intégrer l'UE qu'il prétend avoir obtenu du Pape un soutien à la candidature turque - peut-être, mais on le croira quand on l'aura entendu de la bouche du Saint Père !

[url]

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2006/11/o_en_sont_les_n.html[/url]


PS : que se passe t-il du côté du Vatican? :thumbdown:
Revenir en haut Aller en bas
Three piglets



Messages : 1272
Inscription : 17/11/2006

MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mer 29 Nov 2006, 16:50

Visiblement la Turquie n'interresse personne... affraid
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mer 29 Nov 2006, 17:30

Il y a plein d'articles sur cette question sur le présent fil.
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mer 29 Nov 2006, 19:52

L'UE suspend momentanément les négociations pour l'entrée de la Turquie en Europe.
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Jeu 30 Nov 2006, 13:48

Bélarus: l'opposant Milinkevitch interpellé à son retour du sommet de l'Otan

Le chef de l'opposition bélarusse Alexandre Milinkevitch a affirmé avoir été retenu pendant trois heures à l'aéroport de Minsk à son retour, mercredi, de Riga où il avait rencontré le président américain George W. Bush en marge d'un sommet de l'Otan.
Selon M. Milinkevitch, une enquête a été ouverte contre lui pour avoir traversé illégalement une frontière, une accusation passible d'une peine maxima de deux mois d'emprisonnement.
Alexandre Milinkevitch a déclaré à l'AFP que des gardes-frontières l'avaient appréhendé et fouillé après avoir remarqué qu'il n'y avait pas sur son passeport de visa de sortie prouvant qu'il avait quitté le Belarus légalement.
Cet opposant au président Alexandre Loukachenko a expliqué que, en quittant Minsk il y a trois jours, il avait par inadvertance donné aux gardes-frontières le passeport de son fils, qui porte le même nom que lui, et que c'est ce passeport qui avait été tamponné au lieu du sien.
"C'était une simple erreur.
Il semble que les autorités en aient assez de mes déplacements, de mes rencontres à l'étranger, comme celle que je viens d'avoir avec (le président américain) Bush à Riga", a déclaré M. Milinkevitch. "Les autorités ont décidé de me punir, en profitant de ma bévue", a-t-il dit.
L'opposant bélarusse a déclaré ne pas savoir s'il serait en mesure d'effectuer, comme prévu, une visite le mois prochain au Parlement européen où doit lui être décerné le prix Sakharov pour la liberté de l'esprit.
M. Milinkevitch revenait de Riga, en Lettonie, où il s'était rendu à l'occasion du sommet de l'Otan et où il a rencontré le président Bush.
Ce dernier a fustigé mardi la "tyrannie" du président bélarusse Loukachenko, s'engageant à soutenir le peuple du Bélarus dans sa "lutte" pour rejoindre l'Europe "libre".
"De l'autre côté de la frontière se trouve le Bélarus, un endroit où des manifestants pacifiques sont battus et des leaders d'opposition sont enlevés par des agents d'un régime cruel", a lancé M. Bush.
Ex-candidat à l'élection présidentielle de mars 2006 face au président Loukachenko, M. Milinkevitch avait été emprisonné pendant quinze jours au printemps pour avoir participé à un rassemblement non autorisé.
Un autre candidat malheureux d'opposition à la présidentielle bélarusse, Alexandre Kozouline, condamné en juillet pour avoir pris la tête d'une manifestation contre la réélection du président Loukachenko, est en grève de la faim depuis le 20 octobre dans une prison bélarusse.

MINSK, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Jeu 30 Nov 2006, 13:49

Slovaquie: découverte d'un atelier sophistiqué de marijuana

La police slovaque a annoncé mercredi avoir découvert mardi un atelier sophistiqué où un ressortissant autrichien cultivait et produisait de la marijuana destinée à l'exportation.
Cet atelier, le plus grand découvert en Slovaquie au cours des dix derniers ans, fonctionnait dans la ville de Nitra (ouest) depuis au moins un an en produisant quelque 40 kilogrammes de marijuana sèche toutes les trois semaines, a indiqué mercredi le président de la police, Jan Packa au cours d'une conférence de presse.
La police a saisi 4.000 pieds de cannabis de bonne qualité, d'un poids total de 473 kg, ainsi que quinze kilos de produit sec, selon la même source.
La police a arrêté au total huit hommes, trois Autrichiens, dont le chef âgé de 39 ans et cinq Hongrois, qui risquent jusqu'à 20 ans de prison ferme.
Roman M., la tête du groupe, était depuis 2005 sous mandat international d'arrêt pour des activités criminelles liées à la production et la distribution des drogues en Autriche, a encore dit M. Packa.
Ses sept complices, âgés de 17 à 56 ans, touchaient 800 euros par semaine pour s'occuper des plantes.

BRATISLAVA, (AFP)

Une adhésion rapide de la Pologne à l'euro "nuisible", selon M. Kaczynski

Le Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski a affirmé mercredi qu'une adhésion rapide à l'euro serait "nuisible" pour la Pologne, membre de l'Union européenne depuis 2004.
"Je suis sceptique en ce qui concerne une adoption rapide de l'euro.
La précipitation peut être très nuisible pour nous", a déclaré M. Kaczynski dans une conférence de presse.
La Pologne risquerait ainsi de "perdre un facteur qui favorise actuellement ses exportations, avec un zloty sous-évalué par rapport à l'euro".
Si le boom des exportations était stoppé, "les Polonais connaîtraient une baisse de leur pouvoir d'achat", selon le Premier ministre conservateur.
"Nous sommes obligés par le traité d'adhésion d'adopter l'euro, mais il n'y a pas de date fixée et nous pourrons le faire quand le niveau de développement économique de la Pologne sera plus proche de celui des autres pays de l'Union", a déclaré M. Kaczynski.
Les ministres européens des Finances réunis mardi à Bruxelles avaient estimé que la Pologne n'avait pas pris les mesures suffisantes pour faire passer son déficit public sous la barre des 3% du PIB pour se conformer au Pacte de stabilité et de croissance.
La Pologne s'était engagée à ramener d'ici à la fin 2007 son déficit public sous le plafond de 3% du PIB autorisé par le Pacte, mais ce délai ne sera pas respecté, selon la Commission européenne et les 25.
M. Kaczynski a affirmé mercredi que le déficit public de la Pologne serait de 3,4% du PIB l'an prochain, "au vu des bonnes performances de l'économie polonaise", pour descendre à 3,1% en 2008 et à 2,9% en 2009.
De son côté, l'exécutif européen prévoit pour la Pologne un déficit public de 4% en 2007.
Varsovie est sous le coup d'une procédure de déficit excessif depuis 2004.
N'étant pas membre de la zone euro, elle ne risque toutefois pas de sanctions financières pour non-respect du pacte, hormis d'éventuelles menaces sur l'attribution d'une partie des fonds de cohésion européens auxquels elle est éligible.

VARSOVIE, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Lun 04 Déc 2006, 14:46

La Biélorussie, dernière "dictature" d'Europe, par Caroline Leguy

Depuis 2004, la situation des droits de l’homme s’est fortement dégradée en Biélorussie, le gouvernement poursuivant sa politique d’ « étouffement » de la société civile et de l’opposition. Considérée comme la dernière « dictature » d’Europe, la Biélorussie est aussi le seul pays européen à n’avoir pu rejoindre le Conseil de l’Europe.

Ce dossier présente de nombreux liens pour la politique intérieure, la politique extérieure, la politique européenne, la démographie, la géographie, mais aussi la chronologie, la bibliographie, et encore une revue de sites, des cartes, des photographies...

Pour en savoir plus...

Pologne: hausse de 5,8% du PIB au 3e trimestre sur un an, après +5,5% au 2T

Le produit intérieur brut (PIB) de la Pologne a progressé de 5,8% au 3ème trimestre de 2006 en glissement annuel, après une hausse de 5,5% au 2ème et de 5,2% au 1er trimestres, a annoncé jeudi le Bureau national des statistiques.
Cette hausse est supérieure aux prévisions d'analystes qui tablaient en moyenne sur une progression de 5,4%.
La loi de finances pour 2006 table sur une croissance annuelle de 4,3%, mais le gouvernement compte d'ores et déjà sur une hausse de 5,4%.
Le PIB polonais avait augmenté de 3,4% en 2005.

VARSOVIE, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mar 05 Déc 2006, 09:28

La Pologne bloque seule un texte sur le transfert de prisonniers dans l'UE

La Pologne a mis lundi son veto à l'adoption d'un texte par les 25 visant à rendre automatique le transfert d'une personne condamnée d'un Etat membre vers son Etat de résidence pour y purger sa peine.
"La Pologne a eu une attitude très décevante", a dénoncé le commissaire européen à la Justice, Franco Frattini, lors de la conférence de presse à l'issue d'une réunion des ministres européens de la Justice à Bruxelles.
Selon ce texte, les Etats membres seraient obligés d'accepter de reprendre les personnes qui résident chez eux (qu'ils soient nationaux ou ressortissants de pays tiers) et qui ont été condamnés dans un autre Etat de l'UE.
L'idée est que les condamnés purgent leur peine dans leur pays de résidence, afin d'améliorer leur réinsertion.
Par rapport à la convention internationale en vigueur, la nouveauté du texte vient que, pour quelque 32 infractions reconnues mutuellement au niveau européen, l'Etat d'exécution de la peine ne pourrait plus s'opposer au transfèrement, ni réduire ou convertir cette peine.
Mais la Pologne s'est opposée "au principe" de l'automaticité du transfèrement, selon le sous-secrétaire d'Etat à la Justice, Andrzej Duda, voulant garder des motifs souverains de refus.
Il a nié que cela ait un lien avec le nombre de Polonais emprisonnés à l'étranger, 1.800 selon lui.
L'impact de la mesure est de toute façon difficile à quantifier dans la mesure où il n'y pas de statistiques de ressortissants de pays tiers résidant dans un Etat membre de l'UE et condamnés dans un autre Etat membre.
Pour M. Frattini, cette décision est en tout cas une nouvelle manifestation que la règle de l'unanimité, qui régit la prise de décisions dans la coopération judiciaire et policière dans l'UE, "n'est plus acceptable".
Mais, lors d'un débat sur le sujet lundi, treize Etats membres (Royaume-Uni, Irlande, Allemagne, République tchèque, etc) ont réaffirmé leur refus d'abandonner leur droit de veto dans ces domaines, après l'avoir pourtant accepté dans le traité constitutionnel rejeté par la France et les Pays-Bas.

BRUXELLES, (AFP)

Première triangulaire Merkel, Chirac et Kaczynski en Sarre

Le premier sommet à trois entre la chancelière Angela Merkel et les présidents français Jacques Chirac et polonais Lech Kaczynski, mardi à Mettlach en Sarre (centre-ouest de l'Allemagne), devrait être largement consacré aux liens de l'Union européenne avec la Russie et la Turquie.
Deux réunions se succéderont: la première sera une rencontre informelle entre le chef de l'Etat français et la chancelière dans le cadre dit de "Blaesheim", qui se tient au rythme de tous les deux mois environ et permet d'éviter les malentendus entre les deux gouvernements amis.
Parmi les nombreux dossiers bilatéraux pourrait figurer l'avenir du groupe aéronautique et de défense européen EADS.
La seconde réunion sera un rattrapage d'un sommet manqué du "Triangle de Weimar" dans cette ville de l'est de l'Allemagne en juillet dernier, le président conservateur polonais ayant alors déclaré forfait en raison d'une indisposition.
Cette annulation de dernière minute avait été ressentie en Allemagne comme une expression de défiance des très conservateurs jumeaux Kaczynski.
Depuis, l'atmosphère s'est plutôt détendue.
Mais du chantier du gazoduc germano-russe à un projet de centre à Berlin sur les expulsés allemands de la Deuxième Guerre mondiale, les contentieux ne sont pas pour autant aplanis.
Au double sommet de Mettlach, l'actualité brûlante au Proche et au Moyen-Orient figurera probablement parmi les dossiers prioritaires, alors que le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, sera tout juste revenu d'une tournée dans la région. A neuf jours du Conseil européen de Bruxelles, Angela Merkel devrait exposer ses priorités pour sa présidence de janvier à juin prochain, alors que de grandes attentes reposent sur l'Allemagne pour sortir l'UE d'une crise à multiples facettes.
Parmi les dossiers délicats figurera la recommandation de la Commission européenne de ralentir les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE.
La chancelière souhaite que l'Union européenne se donne 18 mois supplémentaires avant de décider, au vu des progrès réalisés par Ankara, si l'UE peut reprendre les pourparlers d'adhésion avec la Turquie, a déclaré lundi un porte-parole gouvernemental.
Selon l'entourage du président français, la France et l'Allemagne comptent proposer lors du sommet de Bruxelles d'offrir à Ankara une "clause de rendez-vous pour qu'à un moment donné on puisse regarder si la Turquie a évolué et s'il y a lieu de revenir sur la décision" de la Commission.
Le président polonais ne devrait pas hésiter à mettre sur le tapis les relations tendues entre Moscou et Varsovie.
"Je ne peux pas croire que les responsables politiques allemands ne voient pas de différence entre des pays comme la France, l'Allemagne, la Pologne, d'un côté, et la Russie actuelle, de l'autre", a-t-il déclaré à l'hebdomadaire allemand Focus.
En représailles à un embargo russe sur la viande polonaise en vigueur depuis novembre 2005, qu'elle juge "politique", la Pologne s'oppose au lancement de négociations pour un vaste accord de partenariat euro-russe.
Or, ces négociations sont un des chantiers dont devrait hériter la chancelière à la tête de l'UE. Et la sécurité énergétique -- qui dépend en partie de Moscou -- est un des leitmotiv de la présidence allemande.
Paris et Berlin accordent une grande importance au partenariat avec Moscou.
En même temps, Angela Merkel doit défendre sa réputation d'avocate des intérêts des pays de l'est dans le cénacle européen.
Selon Andrzej Krawczyk, conseiller de M. Kaczynski, "l'Allemagne a déclaré que la politique de voisinage de l'UE sera l'une de ses priorités pendant sa présidence".
Le "Triangle de Weimar" doit son nom à une première rencontre des trois ministres des Affaires étrangères en 1991 dans la ville de Goethe.
Il visait à impliquer la Pologne dans les efforts d'intégration.

BERLIN, (AFP)

Prague proteste contre le blocage de sa frontière par des anti-nucléaires

Le ministère tchèque des Affaires étrangères a protesté lundi auprès de l'ambassadrice d'Autriche à Prague contre le blocage la veille de la frontière entre les deux pays par des manifestants anti-nucléaires autrichiens, a déclaré une porte-parole.
Les militants protestaient contre la décision prise en novembre par Prague d'accorder une nouvelle homologation à la centrale controversée de Temelin.
Le vice-ministre tchèque des Affaires étrangères, Tomas Pojar, a exprimé le mécontentement de Prague à l'ambassadrice d'Autriche, Margot Klestil-Loffler, a déclaré la porte-parole, Zuzana Opletalova. "Nous avons souligné que nous ne mettons pas en question le droit des organisateurs autrichiens de tenir la manifestation, mais que nous demandons des assurances quant à la possibilité de traverser la frontière en sécurité", a dit la porte-parole.
Le poste-frontière de Dolny Dvoriste (Wullowitz du côté autrichien) a été bloqué pendant six heures dimanche par des militants anti-nucléaires autrichiens à l'aide de tracteurs.
Les autorités régionales autrichiennes avaient donné leur feu vert à la manifestation, qui s'est déroulée sous le regard bienveillant de la police autrichienne.
D'autres postes-frontières ont aussi été bloqués.
Située à 60 kilomètres de la frontière, Temelin, la plus importante centrale nucléaire tchèque, a été construite en 1987 selon une technologie soviétique.
Entrée en service en 2000, elle a connu une série de problèmes qui ont nécessité des arrêts d'urgence de ses deux réacteurs.
La République tchèque et l'Autriche ont signé en 2000 dans la ville autrichienne de Melk un accord pour résoudre le différend qui les oppose sur Temelin.
Les militants autrichiens estiment que les conditions de sécurité prévues par cet accord ne sont pas remplies et protestent contre la nouvelle homologation de la centrale.
Les autorités tchèques déclarent pour leur part que la centrale de Temelin est en conformité avec les normes de l'Union européenne, dont les deux pays font partie.

PRAGUE, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mer 06 Déc 2006, 10:59

Début d'une rencontre entre Angela Merkel et Jacques Chirac en Sarre

La chancelière Angela Merkel a accueilli mardi à 09H15 GMT au château de Saareck à Mettlach (ouest de l'Allemagne) le président français Jacques Chirac pour une rencontre informelle aux dominantes européennes, auquel devait se joindre ensuite le président polonais Lech Kaczynski.
Par un temps pluvieux et très doux pour la saison, la chancelière conservatrice et le président français ont serré les mains d'écoliers qui agitaient des drapeaux français, allemands et européens.
Les ministres des Affaires étrangères français et allemand, Philippe Douste-Blazy et Frank-Walter Steinmeier, sont présents à cette rencontre informelle.
Ces rencontres, sans ordre du jour préétabli, ont lieu dans le format dit de "Blaesheim", qui se tient au rythme de tous les deux mois environ et permet d'harmoniser les positions entre les deux gouvernements.
Mme Merkel et M. Chirac devaient accueillir en fin de matinée le président polonais Lech Kaczynski dans le cadre du premier "Triangle de Weimar" entre eux, alors que la Pologne se montre critique vis-à-vis de l'attitude de l'Union européenne et de l'Allemagne à l'égard de Moscou.
Les relations avec la Turquie et la Russie, le Moyen-Orient devraient être au menu des discussions, sans compter, dans le cadre de la rencontre franco-allemande, les nombreux thèmes bilatéraux, tel l'équilibre franco-allemand au sein du premier groupe européen d'aéronautique et de défense EADS, qui traverse une période de turbulences marquée par les difficultés d'Airbus.
Le "Triangle de Weimar" se tient à la Vieille Abbaye de Mettlach.
Quelque 600 agents des forces de l'ordre étaient déployés pour assurer la sécurité dans la petite ville.

METTLACH (Allemagne), (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Ven 08 Déc 2006, 15:57

Balcerowicz s'oppose à la tenue d'une référendum sur l'euro en Pologne

Le président de la Banque centrale polonaise (NBP) Leszek Balcerowicz s'est dit jeudi opposé à la tenue d'un référendum sur l'adoption de l'euro en Pologne.
"La tenue d'un référendum n'est pas nécessaire et cela suscite la consternation de nos partenaires dans l'Union européenne", a déclaré Balcerowicz, qui achève son mandat en janvier.
"La question de l'euro a déjà été décidée par la société dans un référendum d'adhésion", a-t-il déclaré à Varsovie lors d'un séminaire consacré à l'adoption de l'euro par la Slovénie.
Leszek Balcerowicz, qui a été l'architecte des réformes libérales après la chute du communisme en Pologne, estime que la priorité pour le pays n'est pas pour le moment de fixer une date pour l'entrée dans la zone euro.
"Si la date du passage à l'euro ne résulte pas d'un programme crédible, ça n'a pas de sens de l'annoncer.
Il faut surveiller l'inflation et voir si le déficit baisse", a déclaré Balcerowicz.
Les frères jumeaux Kaczynski (le Premier ministre Jaroslaw et le président Lech) ont annoncé dès les élections de l'automne 2005 qu'ils comptaient organiser un référendum sur l'euro, vers la fin du mandat du président qui s'achèvera fin 2010.
En principe, les Polonais n'ont pas besoin de revoter sur l'euro car l'entrée dans l'Union économique et monétaire fait partie intégrante du Traité d'adhésion adopté par une majorité de Polonais en juin 2003.
Mais la Suède a déjà procédé de la même manière en septembre 2003 et n'a finalement pas adopté, pour le moment, la monnaie européenne.

VARSOVIE, (AFP)

Romano Prodi et Angela Merkel discutent de la relance de l'Europe à Milan

Le chef du gouvernement italien Romano Prodi et la chancelière allemande Angela Merkel veulent engager un programme de relance de la construction européenne, ont-ils indiqué jeudi lors d'une conférence de presse conjointe à Milan.
"Nous avons travaillé ensemble sur l'idée d'un programme de relance de l'Europe" a déclaré Romano Prodi. "Un programme s'inspirant fortement des racines de l'Europe", a indiqué pour sa part Angela Merkel, soulignant qu'il fallait "s'engager sur tous les fronts pour défendre la paix aussi en dehors de l'Europe".
"Le prochain semestre de la présidence européenne avec l'Allemagne sera très important", a souligné l'ancien président de la Commission européenne car il doit marquer "la fin d'une période de deuil après les référendums sur le Traité de la Constitution" et "la reprise de l'intégration européenne".
Romano Prodi a aussi salué devant la presse ce qu'il a qualifié d'"ouverture" de la Turquie dans les négociations avec l'Union européenne.
"Ensemble, nous travaillerons avec la présidence finlandaise pour reprendre le dialogue qui s'était interrompu", a-t-il déclaré.
"Nous voulons appuyer la présidence finlandaise par tous les moyens", a ajouté Mme Merkel.
La Turquie est prête à ouvrir un port et un aéroport pendant un an aux Chypriotes grecs pour éviter une suspension de ses négociations d'adhésion avec l'Union européenne, mais attend une résolution de la question chypriote dans ce délai, selon un responsable turc.
Romano Prodi et Angela Merkel se sont ensuite rendus à la Scala de Milan pour assister à l'ouverture de la saison avec l'Aïda de Verdi mis en scène par Franco Zeffirelli.

MILAN, (AFP)

Vilnius presse Varsovie de se joindre à un projet de centrale nucléaire

Le Premier ministre lituanien Gediminas Kirkilas a pressé jeudi la Pologne de se joindre à la construction d'une nouvelle centrale nucléaire en Lituanie, mais les deux autres partenaires du projet, l'Estonie et la Lettonie ont aussitôt objecté.
"Il est très important pour nous que la Pologne se joigne au projet", a déclaré M. Kirkilas à la radio, sans préciser le rôle que la Pologne pourrait y jouer.
"Nous serons en mesure d'en dire plus après la réunion vendredi des chefs de gouvernement", a-t-il déclaré, évoquant une réunion des Premiers ministres baltes prévue à Vilnius, où l'énergie figure en bonne place à l'ordre du jour.
En février, les pays baltes avaient donné leur feu vert à la construction d'une nouvelle centrale pour remplacer le réacteur d'Ignalina, semblable à celui qui a explosé à Tchernobyl (Ukraine) en 1986 et qui doit être fermé fin 2009.
En juillet, Gediminas Kirkilas avait déjà invité la Pologne à participer au projet mais le président polonais Lech Kaczynski s'était alors abstenu de tout engagement.
La Lettonie et l'Estonie ont dit tout haut jeudi qu'elles ne partageaient pas les vues de la Lituanie.
"On pourrait aboutir à une situation dans laquelle les capacités de production de la centrale seraient insuffisantes", a affirmé le Premier ministre estonien Andrus Ansip.
Le but du projet est de couvrir les besoins en électricité des trois pays baltes.
Il a souligné qu'un consensus des trois Etats était nécessaire pour inclure de nouveaux partenaires.
"Nous sommes capables de faire cela tout seuls", a affirmé le ministre letton des Affaires étrangères Artis Pabriks La nouvelle centrale ne sera pas opérationnelle avant 2015, soit six ans après la fermeture complète d'Ignalina.
Durant cette période, les trois pays baltes, et essentiellement la Lituanie, devront s'approvisionner ailleurs. Vendredi, la Pologne et la Lituanie doivent signer un accord de construction d'une liaison destinée à connecter les systèmes électriques des deux pays.

VILNIUS, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Jonas et le signe



Masculin Messages : 12292
Inscription : 13/09/2006

MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Ven 08 Déc 2006, 16:14

Un référendum sur l'Euro, cela se défend; un pays qui abandonne sa monnaie, c'est aussi bcp de sa souveraineté qu'il abandonne; les polonais l'ont payée très cher; c'est la même europe libérale que la France a rejetée, que M. Balcerowicz veut imposer à son pays; mais les banquiers ne voient pas les choses du même oeil... Doit-on permettre aux financiers de tout gouverner? Je ne m'y connais guère en économie mais le fait de lier l'adhésion à l'Union et l'euro me parait excessif; Ce que souhaitent les polonais, c'est s'amarrer solidement à l'Occident, pas abandonner toute souveraineté.
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Lun 11 Déc 2006, 11:49

Pour une grande zone euro, il faudra attendre les années 2010

Contrairement aux espoirs des pères de la monnaie européenne, il faudra attendre les années 2010 pour que la zone euro s'élargisse de manière significative, en raison des gros retards des nouveaux pays de l'UE à l'Est et du manque d'intérêt de pays comme la Grande-Bretagne.
Il y a cinq ans, lorsque les premiers euros ont rempli les poches de quelque 310 millions de citoyens, l'Union européenne espérait étendre assez largement l'emprise de sa monnaie commune avant la fin de la présente décennie.
C'était sans compter avec les pays qui peuvent adopter l'euro mais ne le veulent pas, les pays qui veulent mais ne peuvent pas et ceux qui ne peuvent ni ne veulent.
Finalement, seuls une poignée de petits pays auront rejoint la zone euro avant 2010.
Quatre tout au plus, totalisant seulement 8,5 millions d'habitants.
La Slovénie a déjà reçu le feu vert pour adopter la monnaie commune au 1er janvier 2007.
Les deux îles de Chypre et Malte ont de bonnes chances pour l'année suivante.
Et, malgré la récente arrivée au pouvoir d'un gouvernement populiste, la Slovaquie reste sur les rails pour passer à l'euro au 1er janvier 2009.
Pour les six autres nouveaux pays de l'UE, qui ont adhéré en 2004, la route de l'euro s'avère plus longue que prévu.
C'est le cas par exemple de la Lituanie et de l'Estonie.
Les deux pays baltes voulaient passer à l'euro dès le début 2007.
En principe, rien n'aurait dû être plus facile.
La kroon estonienne et la lita lituanienne ont une parité fixe avec l'euro et l'état de leurs finances publiques peuvent faire pâlir d'envie la France ou l'Allemagne.
Mais ces deux pays ont une croissance très rapide (12% au 2e trimestre pour l'Estonie), et les prix à la consommation y augmentent légèrement plus que dans le reste de l'UE.
Le critère d'inflation fixé par le traité de Maastricht pour entrer dans la zone euro n'a pu être respecté cette année.
La Lituanie a manqué de très peu la qualification.
Son inflation moyenne en mars était de seulement 0,06 point supérieure au plafond autorisé.
La soudaine rigueur des pays membres de la zone euro, qui ont constamment pris des libertés avec les principes de Maastricht, a choqué une grande majorité d'économistes.
Comment rattraper sans inflation plus élevée le niveau des salaires d'Europe de l'Ouest, alors que les parités des monnaies baltes avec l'euro sont fixes? demandent-ils.
Pourtant ardents partisans de la monnaie commune, les Baltes se sont résignés avec amertume à ne pas voir arriver la monnaie commune avant la prochaine décennie.
Mais ils continuent de protester.
"Il ne serait pas bon que des pays performants soient durablement exclus, seulement à cause du critère d'inflation", a expliqué vendredi à l'AFP le ministre des finances estonien Aivar Soerd.
En Europe centrale, l'euro a été le plus souvent relégué plus ou moins volontairement très loin dans l'ordre des priorités.
La Hongrie, plongée dans un déficit public abyssal, a repoussé l'échéance à 2013 tandis que la République Tchèque, paralysée par l'absence d'un vrai gouvernement depuis des mois, envisage un passage à l'horizon 2012.
Gouvernée depuis un an par des conservateurs eurosceptiques, la Pologne ne s'est fixé aucun calendrier.
Et au grand dam de la Commission européenne, les frères jumeaux Kaczynski, président et Premier ministre, envisagent d'organiser un référendum sur l'euro alors qu'ils ont déjà ratifié un traité qui prévoit l'adoption de la monnaie commune.
Ils se prévalent du précédent de la Suède qui en 2003 a rejeté l'euro, alors qu'elle avait ratifié le traité de Maastricht.
La Suède a rejoint la Grande-Bretagne et le Danemark, qui s'étaient négocié une option pour rester à l'écart de la zone euro.
Persuadés, même si rien n'est prouvé, qu'ils doivent leur bonne santé à l'autonomie de leur politique monétaire, ils ne songent nullement à changer de monnaie.
Et en Grande-Bretagne, le prochain départ du Premier ministre Tony Blair n'y changera rien.

VARSOVIE, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Ven 15 Déc 2006, 18:11

Les députés français pour une "pause" dans l'élargissement de l'UE - 12/12/2006

Les députés français ont appelé mardi à une "pause" dans l'élargissement européen, lors d'un débat organisé à l'Assemblée nationale avant les Conseils européens, le prochain sommet devant se tenir les 14 et 15 décembre à Bruxelles.
"Il faut faire une pause sous peine de paralysie totale", a affirmé l'ancien Premier ministre Edouard Balladur, président de la commission des Affaires étrangères, alors que les 25 ont annoncé lundi le ralentissement des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE.
Selon M. Balladur, le "bilan (européen) n'est pas à la hauteur de nos espérances" et la "principale cause de cette crise politique et morale réside dans la manière dont l'élargissement a été conduit".
"La France doit dire non à tout nouvel élargissement (...), on peut trouver cela injuste mais c'est une nécessité vitale", a-t-il ajouté en appelant à "inventer une nouvelle conception de l'Europe".
"Une halte s'impose", a aussi jugé Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée.
"La commission elle-même le reconnait: nos peuples ne suivent plus.
Là où on leur promettait un +modèle coopératif+ fondé sur des principes communs, ils se retrouvent dans une sorte de supermarché à prix cassés", a-t-il poursuivi.
"L'élargissement peut apparaître comme un projet séduisant (...), a de son côté déclaré Alain Bocquet, président du groupe communiste, mais cette perspective est obscurcie et pervertie par la mise en concurrence des populations.
Au lieu d'unir, l'Europe divise (...) et ce supermarché déshumanisé ne fait qu'alimenter partout la montée des nationalismes, du populisme et de la xénophobie", a-t-il jugé.
Gilles Artigues (centre-droit UDF) a réclamé "de nouvelles institutions démocratiques et efficaces" et "le nouveau texte devra être écrit et adopté par tous les Européens le même jour", a-t-il insisté.

PARIS, (AFP)

L'UE devrait confirmer le coup de frein avec la Turquie et les autres - 14/12/2006

Les dirigeants européens se sont retrouvés jeudi soir à Bruxelles pour confirmer le gel partiel des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE et ralentir plus généralement tout le processus d'élargissement, au moins le temps de réformer leurs institutions.
Toutefois, avant d'entériner ce ralentissement, les 25 vont saluer "chaleureusement" l'arrivée parmi eux de la Bulgarie et la Roumanie, qui feront passer l'Europe à 27 le 1er janvier.
Lors de leur dîner, les "25+2", sous la pression d'opinions publiques de plus en plus hostiles à l'élargissement, devraient trouver le "consensus renouvelé" que le président de la Commission José Manuel Durao Barroso a appelé jeudi de ses voeux.
Ils devraient d'abord approuver la décision prise lundi par leurs ministres des Affaires étrangères de suspendre les discussions sur 8 des 35 chapitres qui jalonnent les pourparlers avec les Turcs, en raison du refus persistant d'Ankara d'ouvrir ses ports et aéroports au trafic chypriote grec.
Cet accord surprise a permis de débarrasser les chefs d'Etat et de gouvernement d'un sujet sensible qui risquait de gâcher leur sommet.
Ils devraient ainsi confirmer leur volonté de faire une pause dans le processus général de l'élargissement, de plus en plus décrié par les opinions publiques européennes.
"La question la plus importante est de savoir si nous voulons avancer avec de nouveaux élargissements sans avoir mis en place un nouveau dispositif institutionnel, ou si nous voulons une maison remise en ordre avec l'accord complet de ses habitants", a déclaré le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker à son arrivée au sommet.
Les 25 devraient souligner que l'UE doit "maintenir et approfondir son propre développement tout en poursuivant son programme d'élargissement", selon le projet de déclaration.
Cela implique que, pour continuer à s'élargir, l'UE trouve une solution face à l'impasse institutionnelle provoquée par les "non" français et néerlandais aux référendums sur la Constitution européenne.
Après l'adhésion le 1er janvier de la Roumanie et de la Bulgarie, "une solution institutionnelle devra avoir été trouvée au moment où la Croatie, qui devrait être le prochain Etat membre, pourra remplir ses obligations pour adhérer", a répété jeudi le commissaire à l'Elargissement Olli Rehn.
S'ils approuvent globalement cette idée, les dirigeants européens doivent encore harmoniser leurs vues sur ce qu'est la "capacité d'intégration" de l'UE.
Ce concept renvoie à la capacité de l'UE à intégrer politiquement, économiquement et institutionnellement de nouveaux Etats membres.
De 27, l'UE devrait s'élargir progressivement avec l'entrée prévue de la Croatie autour de 2010, puis, plus tard, de la Macédoine, de l'Albanie, du Monténégro, de la Bosnie-Herzégovine, de la Serbie et peut-être, dans 10 ou 15 ans au plus tôt, de la Turquie.
Les 25 devraient aussi s'attarder jeudi sur la Serbie, dont les négociations de rapprochement avec l'UE sont gelées depuis mai faute de "pleine coopération" avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.
Ils devraient réaffirmer leur désir de voir la Serbie rejoindre un jour l'UE, mais la formulation de cet encouragement reste à trouver, les 25 étant partagés sur la meilleure façon de soutenir les forces démocratiques avant les élections serbes.
Les 25 ne devraient de toute façon réévaluer réellement leur position qu'après les élections du 21 janvier.
En marge du sommet, le président polonais Lech Kaczynski devrait de son côté présenter "un compromis" pour permettre le lancement de négociations d'un vaste accord de coopération UE-Russie.
Varsovie met depuis la mi-novembre son veto au lancement de ces pourparlers, en raison d'un embargo russe sur la viande polonaise.

BRUXELLES, (AFP)

Chypre sur les rails pour entrer dans la zone euro (ministre des Finances) - 14/12/2006

L'économie chypriote est sur les rails pour entrer dans la zone euro comme prévu le 1er janvier 2008, a affirmé le ministre des Finances Michalis Sarris en présentant au Parlement le dernier budget en livres de la République de Chypre.
L'économie chypriote est "solide et fortement dynamique", a dit le ministre qui table sur une croissance d'environ 3,9% en 2007, un chiffre identique à celui de 2006, et sur un taux d'inflation de 2,5%.
Le gouvernement s'est fixé comme objectif de parvenir à un budget en équilibre en 2010 et de réduire la dette publique à 46% du PIB.
Le projet de budget pour 2007 s'élève 4,06 milliards de livres chypriotes (soit 7,06 milliards d'euros), avec des recettes atteignant 3,31 milliards de livres.
Selon le dernier "rapport de convergence" publié par la Commission européenne et la BCE, Chypre est, avec Malte, l'un des pays les mieux placés pour rejoindre l'union économique et monétaire en 2008, même s'ils ne remplissent pas encore tous les critères.
La République de Chypre a rejoint en avril 2005 le mécanisme européen de taux de change, l'anti-chambre de la zone euro.
Pour permettre un changement en douceur, les prix seront libellés en euros quatre mois avant le passage à la monnaie européenne et le resteront pendant les six mois suivant le basculement.

NICOSIE, (AFP)

Le président tchèque irrité par l'état des négociations sur un gouvernement - 14/12/2006


Le président tchèque, Vaclav Klaus, s'est montré irrité jeudi à Prague par l'état actuel des négociations sur la formation d'un nouveau gouvernement de la République tchèque, qui traînent depuis plus de six mois.
"Nous sommes maintenant revenus au point zéro, au 3 juin 2006, 190 jours en arrière", a déploré M. Klaus dans un communiqué diffusé par la présidence.
La République tchèque reste sans gouvernement réel depuis les élections législatives de début juin, que le Parti démocratique civique (ODS, droite) a remportées sans pour autant obtenir une majorité suffisante au Parlement pour gouverner.
Le chef de l'ODS, Mirek Topolanek, mène actuellement une deuxième tentative pour former un gouvernement après que sa première tentative a échoué à obtenir la confiance des députés début octobre.
Jeudi soir, M. Topolanek a annoncé qu'il ne continuerait pas à négocier avec les sociaux-démocrates (CSSD) de l'ex-Premier ministre Jiri Paroubek et qu'il tenterait de "ranimer" une coalition de centre-droit avec les chrétiens-démocrates (KDU-CSL) et les Verts (SZ).
Ces trois partis ne disposent pourtant ensemble que de 100 des 200 sièges au sein de la chambre basse et seraient obligés de compter lors d'un vote de confiance sur les voix d'éventuels députés "transfuges" sociaux-démocrates ou communistes.
"J'ignore les intentions du Premier ministre désigné. S'il était à Prague, j'aurais sollicité un entretien immédiat avec lui", a indiqué le président Klaus, fondateur et président d'honneur de l'ODS.
Plus tôt dans la journée, un porte-parole gouvernemental a indiqué que M. Topolanek allait quitter prématurément le sommet européen qui se tenait à Bruxelles pour regagner Prague dans la nuit de jeudi à vendredi.
La semaine dernière, M. Topolanek avait promis de présenter "avant la fin de cette semaine" la liste des candidats aux postes de membres de son nouveau gouvernement.
"S'il me présente un projet de gouvernement et s'il se soumet à un vote de confiance sans une entente, je le comprendrai comme la voie la plus rapide vers la troisième tentative et les élections anticipées", a déclaré le président Klaus.
La Constitution tchèque prévoit trois tentatives pour former le gouvernement, avant l'organisation d'élections anticipées.
En cas d'échec des deux premières tentatives, initiées par le président, il revient au chef de la chambre basse de désigner le Premier ministre pour l'ultime tentative.
Mais le social-démocrate Miloslav Vlcek, qui occupe à titre intérimaire le poste de chef de la chambre basse, s'est engagé lors de son élection à ne pas user de cette prérogative.

PRAGUE, (AFP)

Parlement slovaque demande au Bélarus de libérer des prisonniers politiques - 14/12/2006

Les députés slovaques ont condamné jeudi la répression de l'opposition par les autorités bélarusses et ont appelé Minsk à libérer immédiatement tous les prisonniers politiques.
"Nous exprimons notre solidarité avec les victimes des répressions et nous appelons les autorités bélarusses à libérer immédiatement tous les prisonniers politiques", indique la résolution adoptée par les députés slovaques dont le pays est devenu membre de l'Union européenne en 2004.
"L'opinion publique démocratique en Slovaquie condamne les poursuites continues des personnes qui expriment publiquement leur désapprobation de la politique de l'actuel régime bélarusse et qui appellent à des changements démocratiques dans le pays", poursuit la résolution.
Les députés slovaques réagissaient ainsi à l'arrêt de la grève de la faim, après sept semaines, de l'opposant bélarusse et candidat malheureux à la présidence bélarusse face à Alexandre Loukachenko (dont George W. Bush a récemment dénoncé la "tyrannie"), Alexandre Kozouline, chef du Parti social-démocrate.
M. Kozouline a été condamné à cinq ans et demi de prison en juillet pour "hooliganisme" et "troubles à l'ordre public" après avoir notamment pris la tête en mars d'une manifestation contre la réélection d'Alexandre Loukachenko, qui avait été violemment dispersée.
M. Loukachenko a été réélu le 19 mars, au cours d'un scrutin reconnu par Moscou, mais critiqué par les pays occidentaux et par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
Plusieurs opposants ont été condamnés à des peines de prison depuis.

BRATISLAVA, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Lun 18 Déc 2006, 16:10

Les nouveaux de l'UE déplorent des règles inadaptées pour adhérer à l'euro

Obligés pour la plupart de repousser l'adoption de l'euro, les nouveaux pays de l'UE déplorent l'inadaptation des critères d'entrée à des économies en plein boom et regrettent parfois de ne pas avoir renégocié les règles avant leur adhésion à l'Union.
Réunis dans un séminaire vendredi à Varsovie, les gouverneurs de banque centrale des nouveaux pays de l'UE ont exposé à quel point l'entrée dans l'euro est devenu pour eux un casse-tête.
Objet de toutes les accusations: le critère d'inflation, l'un des cinq critères requis par le traité de Maastricht (1992) pour entrer dans la zone euro.
C'est à cause de lui que la Lituanie et l'Estonie ne vont pas pouvoir abandonner leurs litas et leurs kroons dès le 1er janvier 2007 comme ils l'espéraient.
Leur inflation au printemps 2006 était supérieure au plafond autorisé.
"Le critère d'inflation pour les nouveaux pays n'a pas l'importance qu'il avait pour les anciens pays de l'UE il y a dix ans", a plaidé Andres Lipstok, le président de la banque centrale d'Estonie.
Appuyées par la Lettonie voisine, l'Estonie et la Lituanie estiment que la stabilité des prix n'est pas en cause chez elles.
Elles disent être simplement victimes d'un rattrapage rapide des prix et des salaires, à la mesure d'une croissance qui approche ou dépasse les 10% annuels dans la région.
"Notre taux d'inflation n'est pas un symptôme d'une mauvaise politique", dit Andres Lipstok.
Comme les trois pays baltes ont déjà depuis des années établi une parité fixe avec l'euro, ils ne peuvent jouer sur les taux de change et n'ont guère d'armes pour faire baisser l'inflation.
L'Estonie, qui est très peu endettée (4,8% du produit intérieur brut en 2005) et dégage des excédents budgétaires, pourrait certes baisser temporairement sa TVA.
Mais ce pays foncièrement protestant s'y refuse.
"Nous n'allons pas utiliser des trucs pour nous faufiler dans la zone euro", a assuré Andres Lipstok, "ce serait en contradiction avec l'esprit du traité de Maastricht qui insiste sur la stabilité budgétaire".
La Lituanie et l'Estonie n'ont pas encore vraiment digéré la rebuffade des douze pays de la zone euro, qui ont décidé d'appliquer pour une fois strictement les critères de Maastricht.
Des pays fondateurs, comme la Belgique ou l'Italie, sont pourtant entrés dans la zone euro avec un endettement très largement supérieur au plafond exigé.
"Nous pensons qu'il faudrait appliquer le critère d'inflation dans son esprit et non à la lettre", a plaidé Andres Lipstok.
Mais pour Ivan Sramko, président de la banque centrale de Slovaquie, il n'y aucun espoir d'infléchir les pays de la zone euro.
"Il y a un consensus pour dire que les règles ne sont pas adaptées aux nouveaux pays membres mais il n'y a pas de possibilité politique de les changer", a-t-il résumé.
Pour lui, l'erreur a été de ne pas revoir les critères d'entrée dans l'euro lors de la négociation du traité d'adhésion. "Maintenant, il est impossible de changer les règles", regrette-t-il.
Contrairement aux pays baltes, la Slovaquie n'a pas fixé la parité de sa monnaie.
Elle contrôle ainsi mieux son inflation.
Mais elle a maintenant un autre problème: l'appréciation rapide de sa monnaie.
Or, selon les règles de Maastricht, la monnaie d'un pays candidat ne peut varier de plus de 15% autour d'un cours pivot face à l'euro, dans les deux années qui précédent le basculement.
"Un pays avec une libre circulation des capitaux ne peut à la fois contrôler son taux de change et son inflation", constate Ivan Sramko.
Malgré toutes les difficultés, les nouveaux pays n'ont pas le choix, car renoncer à l'euro affecterait gravement la confiance des investisseurs.
"Les nouveaux pays membres ne forment pas une zone monétaire idéale avec les pays de l'euro, en raison des importantes différences structurelles qui existent, mais il n'y a pas d'autre solution", a affirmé Ilmars Rimsevics, qui préside la banque centrale de Lettonie.

VARSOVIE, (AFP)

La saga politique tchèque continue, toujours pas de gouvernement viable

Après six mois de rebondissements divers, nul ne peut prédire le dénouement de la saga politique tchèque et des négociations en vue de former un gouvernement viable, le Premier ministre Mirek Topolanek venant à cet égard de subir un nouvel échec.
"Tout est imprévisible", constate le politologue Petr Just, de l'Université Charles de Prague, en commentant le dernier épisode qui a vu la droite libérale abandonner ses discussions avec les sociaux-démocrates pour relancer un projet de coalition tri-partite avec les chrétiens-démocrates et les Verts.
La société de jeux Fortuna partage cette analyse : les paris sur la composition du futur gouvernement ont été suspendus "parce que c'était trop compliqué de suivre ce que les hommes politiques faisaient", comme l'explique Vit Chalupa, un représentant de Fortuna.
Alliance tri-partite de centre-droit ou de centre-gauche, gouvernement de techniciens, coalition à l'allemande, gouvernement minoritaire... depuis les élections législatives de juin qui ont laissé un parlement sans majorité claire, le chef du Parti démocratique civique (ODS) Mirek Topolanek a envisagé toutes les options sans pour l'instant trouver de solution viable.
Nommé Premier ministre début septembre, il a déjà échoué lorsqu'il a voulu obtenir la confiance de la chambre basse du parlement, divisée en deux blocs de force égale.
A nouveau désigné à ce poste début novembre, il discutait depuis avec les sociaux-démocrates (CSSD) et les chrétiens-démocrates (KDU-CSL) et avait promis de présenter la liste des membres de son gouvernement vendredi 14 décembre.
Deux jours avant cette échéance, à la surprise générale, il a soudainement suspendu les négociations avec la gauche pour relancer l'idée d'un gouvernement "réformateur" de centre-droit, option déjà discutée l'été dernier, sans aucun résultat.
Rien ne permet de dire si le nouveau cycle de discussions débouchera sur un compromis, plusieurs points opposant les Verts et les chrétiens-démocrates.
Les Verts se disent notamment soucieux de "la place des Droits de l'Homme dans le nouveau gouvernement", alors que le nouveau chef des chrétiens-démocrates Jiri Cunek s'est fait connaître par sa politique de "nettoyage" des ghettos tziganes de sa ville, Vsetin (est), où il a organisé des déménagements forcés de familles roms.
S'ils parviennent à s'entendre, les trois partis qui ne disposent que de 100 des 200 sièges à la chambre basse du parlement, devront obtenir des voix de "transfuges" au moment du vote de confiance qui requiert la majorité absolue des voix.
La gauche ayant déjà fait connaître son rejet de toute coalition tri-partite de centre-droit, le succès de cette option repose essentiellement sur deux députés sociaux-démocrates qui ont récemment quitté leur groupe parlementaire.
A défaut de défections, "ce sera la fin de la carrière de M. Topolanek', assure le politique Jiri Pehe en soulignant que "deux échecs successifs à un vote de confiance sont forcément fatals", même pour un homme politique qui a cumulé les victoires électorales ces dernières années, aux municipales, aux régionales et aux législatives.
En même temps, les atermoiements des hommes politiques commencent à lasser, "on sent la déception et même le dégoût", selon M. Pehe.
Deux tiers des Tchèques se disent mécontents de la situation actuelle et l'indice de confiance dans les institutions (parlement ou gouvernement) a chuté de moitié depuis juin, selon les sondages les plus récents.
Dans un éditorial publié vendredi, le quotidien Dnes traitait les hommes politiques tchèques de "clowns" en affirmant que "leur comédie, à part eux, n'intéressait plus personne".

PRAGUE, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mar 19 Déc 2006, 19:05

Le "blues" de l'élargissement gagne les Britanniques

Le gouvernement britannique, grand défenseur de l'élargissement de l'UE et d'une adhésion à terme de la Turquie, semble perdre le soutien de ses électeurs à cette politique, selon un sondage Eurobaromètre publié lundi.
Ce sondage, réalisé en septembre-octobre à la demande de la Commission, semble justifier a posteriori la volonté de l'exécutif européen et des 25 de mettre la pédale douce sur les futurs élargissements et de ralentir les négociations avec la Turquie.
Lors d'un sommet la semaine dernière, les dirigeants européens se sont entendus pour être plus stricts envers les pays candidats et assujettir leur entrée à la "capacité d'intégration" de l'UE, et notamment à sa capacité à se réformer malgré l'échec du traité sur la Constitution européenne.
Le sondage publié lundi montre que seuls 36% des Britanniques interrogés sont désormais favorables à une poursuite de l'élargissement, soit une chute de 8 points par rapport au précédent Eurobaromètre, réalisé au printemps 2006.
Le Royaume-Uni se retrouve ainsi en 21e position, juste devant la France --réputée hostile à tout nouvel élargissement-- où 34% des personnes interrogées se disent pour.
La Commission attribue cette perte de soutien à l'arrivée massive au Royaume-Uni d'immigrants des pays d'Europe centrale entrés dans l'UE lors du "big bang" de mai 2004.
"On peut comprendre que les gens aient des angoisses après l'arrivée de tant de gens", a estimé un porte-parole de la Commission, Mikolaj Dowgielewicz.
En octobre, le gouvernement britannique avait indiqué avoir accueilli 427.000 travailleurs venus de ces pays depuis 2004, soit beaucoup plus que prévu.
Il avait reconnu leur "impact" négatif en matière de logement et parfois de scolarisation.
Londres a d'ailleurs décidé d'avoir une politique beaucoup moins ouverte à l'égard des travailleurs venus de Bulgarie et de Roumanie, deux pays qui feront passer l'UE à 27 au 1er janvier 2007, en attendant une Union à 28 en 2009-2010 avec l'arrivée prévue de la Croatie.
L'étude montre que ce "blues" gagne aussi l'Espagne, autre grand partisan de l'élargissement et de la Turquie.
Même si la population espagnole y reste majoritairement favorable, cette majorité est désormais très courte, à 51%, soit une chute de 4 points.
En général, les pays entrés récemment dans l'UE restent malgré tout les plus favorables à l'élargissement: les 10 pays entrés en 2004, plus la Grèce, entrée en 1981, et le Portugal et l'Espagne, arrivés en 1986.
A l'inverse, les pays les plus hostiles sont l'Allemagne (30%), l'Autriche (31%) et le Luxembourg (32%).
Les réticences croissantes envers l'élargissement s'inscrivent dans un contexte de doute envers l'UE, plongée dans une crise existentielle depuis le rejet du traité constitutionnel par la France et les Pays-Bas en 2005.
Les Européens qui jugent positive l'image de l'UE sont désormais minoritaires, à 46%, soit 4 points de moins qu'au printemps.
Et seuls 33% d'entre eux estiment que "les choses vont dans la bonne direction".
Seul encouragement à tirer de cet Eurobaromètre pour les euro-enthousiastes: la Constitution retrouverait des adeptes, notamment en France et aux Pays-Bas, où respectivement 56% (+5 points par rapport au printemps) et 59% (+6 points) des sondés s'y disent maintenant favorables.
Mais cette relative bonne nouvelle reste à confirmer: un sondage réalisé mi-novembre aux Pays-Bas à la veille des législatives néerlandaises indiquait que 64% des électeurs étaient toujours hostiles à la Constitution...

BRUXELLES, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mer 20 Déc 2006, 13:43

Près d'un Croate sur deux sceptique quant aux bénéfices d'une adhésion à l'UE

Près d'un Croate sur deux, soit 46%, ont indiqué ne pas croire aux bénéfices d'une adhésion de leur pays à l'Union européenne alors que Zagreb s'est fixé pour objectif une intégration à la fin de la décennie, selon un sondage Eurobaromètre publié mardi.
En revanche, 42% comptent sur un impact bénéfique d'une intégration de la Croatie au sein de l'UE tandis que 12% affirment ne pas pouvoir se prononcer, selon ce sondage réalisé auprès de 1.000 sujets.
Le nombre de sceptiques est en hausse de quatre points par rapport à un précédent sondage réalisé il y a six mois.
Invités à répondre si l'adhésion représenterait une "bonne chose" pour leur pays, 32% ont donné un avis favorable, soit 2 points de moins par rapport au sondage précédent.
Ils ont été 31% à donner un avis négatif tandis qu'autres 31% ont répondu que devenir membre à part entière de l'UE n'était ni une bonne, ni une mauvaise chose. Les 6% restants n'ont pas donné leur opinion.
La Croatie a ouvert les négociations d'adhésion fin 2005 et souhaite vivement adhérer à l'Union en 2009.
Lors d'un sommet la semaine dernière, les dirigeants européens se sont entendus pour être plus stricts envers les pays candidats et assujettir leur entrée à la "capacité d'intégration" de l'UE, et notamment à sa capacité

ZAGREB, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Jeu 21 Déc 2006, 18:32

Le Kosovo laissé pour compte, par Christophe Châtelot
LE MONDE | 19.12.06

Les essais de missiles nucléaires nord-coréens, la tragédie au Darfour, le programme atomique iranien, le chaos proche-oriental ou l'impasse américaine en Irak... Ces crises majeures ont fait une victime collatérale : le Kosovo, qui "a disparu des écrans radars des diplomates occidentaux, note l'un d'eux, au profit de crises plus brûlantes". En effet, l'agenda - défini il y a quelques mois pour doter le Kosovo d'un nouveau statut et tenter d'apaiser la région, actuellement la plus instable de l'ancien espace yougoslave - glisse sensiblement dans une relative indifférence. Mais combien de temps la communauté internationale peut-elle attendre sans que la région ne replonge dans la violence ?
La résolution 1244 adoptée par l'ONU en juin 1999 a mis fin à la terrible répression orchestrée par le régime de Slobodan Milosevic contre les indépendantistes albanais et la population civile. Elle a placé la province sous l'administration de la Mission des nations unies pour le Kosovo (Minuk) et sous le parapluie des troupes de l'OTAN et d'une police internationale.
Progressivement, ces institutions ont transféré une partie de leurs compétences vers des organes kosovars représentatifs. Aujourd'hui, si de jure, la "1244" n'accorde toujours au Kosovo qu'une "autonomie substantielle" au sein de la Serbie, de facto, cette province de deux millions d'habitants, albanophones pour 90 % d'entre eux, est indépendante de Belgrade. Elle est dirigée par un gouvernement, certes corrompu, mais issu d'un Parlement démocratiquement élu. Les affaires de sécurité et de politique étrangère qui lui échappent pour tout ou partie sont gérées par des fonctionnaires internationaux. Les mafias locales prospèrent dans les coulisses d'une économie moribonde.
En résumé, Belgrade ne contrôle plus rien de ce qui se passe sur ce territoire à peine plus grand que la Corse. Ce qui n'empêche pas la nouvelle Constitution serbe de proclamer le Kosovo "partie inaliénable de la Serbie".
Fin 2005, l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari a été chargé par l'ONU et le groupe de contact (Allemagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Russie) de sortir ce dossier de l'impasse. Les émeutes de mars 2004 avaient auparavant extrait la diplomatie de sa torpeur. Outre des familles serbes attaquées et chassées de chez elles, en plus des églises et des monastères orthodoxes brûlés, des bureaux de la Minuk avaient été, pour la première fois, ciblés par des foules albanaises impatientes. A quand, demandaient-elles, l'indépendance promise par les Etats-Unis notamment ? A quand le départ d'une administration internationale perçue par les Albanais les plus radicaux comme une nouvelle force d'occupation ?
Après une période d'accalmie, l'impatience gronde de nouveau. Le 8 décembre, des hommes cagoulés et armés, soupçonnés d'appartenir à l'Armée nationale albanaise (ANA), patrouillaient dans l'ouest de la province. Le Kosovo n'est pas en état insurrectionnel mais cet événement fut pris suffisamment au sérieux pour que l'administrateur de l'ONU au Kosovo, l'Allemand Joachim Rücker, assure aux Albanais qu'ils disposeront "très rapidement d'un nouveau statut".
Joachim Rücker a fait cette précision car de plus en plus d'Albanais en doutent. L'agenda prend du retard. Martti Ahtisaari a reporté après les élections législatives du 21 janvier 2007 en Serbie la présentation de son rapport devant le Conseil de sécurité, initialement prévue à l'automne 2006. La communauté internationale a cédé aux arguments - au chantage, dit-on à Pristina - des démocrates serbes. Ils affirment que la publication du rapport Ahtisaari profiterait à la campagne des ultranationalistes du Parti radical (SRS), première formation au Parlement.
Pour le SRS, le Kosovo n'est rien moins que la "Jerusalem serbe". Comme ce thème n'est pas impopulaire en Serbie, la discussion devant le conseil de sécurité a été reportée. Rien ne dit pourtant que la popularité des radicaux (30 % dans les sondages), alimentée par leur populisme économique, ira décroissant dans les prochains mois. A Belgrade, ce n'est donc sans doute pas demain qu'un homme politique se lèvera pour reconnaître publiquement que le Kosovo est perdu, même si beaucoup l'admettent en privé.
Au contraire, à ceux qui voudraient lui imposer cette solution, la plupart des responsables serbes agitent le spectre d'une sécession du nord du Kosovo et de nouveaux flots de réfugiés fuyant la province vers la "mère patrie". C'est le cauchemar de la Minuk. Belgrade ne dément pas, non plus, lorsque le représentant serbe à la présidence bosniaque, Milorad Dodik, promet un référendum sur l'indépendance de la Republika srpska qui sonnerait le glas de la Bosnie-Herzégovine imaginée par les Occidentaux en 1995 dans les accords de Dayton.
Du côté albanais, Agim Ceku, premier ministre du Kosovo, s'est résigné au retard imposé par l'ONU. A condition que cela se termine par ce que toute la classe politique albanaise a promis à ses administrés : l'indépendance. Pourtant, le statut proposé par Martti Ahtisaari évitera probablement de citer ce mot et la communauté internationale conservera un droit de regard direct et assez étroit sur les affaires intérieures du pays.
Très en-deçà des aspirations souverainistes des Kosovars, cette solution n'est pas assurée de passer à l'ONU où les Russes soufflent le froid. Le président Vladimir Poutine menace ainsi d'opposer son veto au Conseil de sécurité si la solution proposée n'est pas agréée par Pristina et Belgrade. Or l'échec du dialogue entre les deux parties initié par le groupe de contact a montré la vacuité de cette option.
Moscou laisse en fait entendre que le rapport Ahtisaari n'est que le point de départ d'une négociation au long cours, voire un élément de marchandage parmi d'autres à l'échelle du monde. "(Leur position) n'a rien à voir avec le Kosovo (et) les Russes n'ont rien à fiche des Serbes", affirmait récemment Richard Holbrooke, ancien négociateur américain pour les Balkans. A la différence de l'indépendance, en 1991, des anciennes républiques yougoslaves, celle de l'ex-province autonome du Kosovo briserait le tabou de la modification des frontières internationales pour créer un nouvel Etat en Europe. Pour la Russie, l'indépendance du Kosovo pourrait pourtant être utile. Ce serait un précédent qui ouvrirait un droit similaire aux deux républiques sécessionnistes qu'elle soutient : l'Ossétie du Nord en Géorgie et la Transnistrie en Moldavie.
A court terme, la question du Kosovo risque l'enlisement. Sauf si les Etats-Unis et l'Europe n'opposent un front commun, inexistant à ce jour, pour imposer une solution ou proposer des mesures incitatives à la Serbie (adhésion à l'UE ?) pour l'amener à négocier réellement.
Dans le cas contraire, Pristina pourrait bien ne pas attendre la fin de la partie à l'ONU pour annoncer, unilatéralement, son indépendance en espérant qu'elle soit reconnue ensuite par le plus grand nombre.
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Jeu 28 Déc 2006, 18:50

Roumains et Bulgares n'ont pas attendu l'UE pour se ruer en Espagne

Roumains et Bulgares n'ont pas attendu l'entrée de leurs pays dans l'UE pour chercher par dizaines de milliers une place au soleil dans une Espagne créatrice d'emplois et aux frontières perméables.
A Madrid, transformée en gigantesque chantier de travaux et rénovations, plus personne ne s'étonne de l'accent slave des ouvriers.
Et quand les footballeurs du Steaua Bucarest sont venus défier le célèbre Real Madrid sur sa pelouse en novembre, ils ont joué comme à la maison... acclamés par 15.000 Roumains venus en métro.
Alors qu'ils n'étaient même pas comptabilisés en 1996 dans les statistiques officielles, le nombre de ressortissants bulgares et roumains en Espagne a explosé en une décennie.
Quelque 189.000 roumains y vivent légalement, selon les derniers chiffres de juin, formant la quatrième communauté étrangère, derrière Marocains, Equatoriens et Britanniques.
Les Bulgares disposant d'une carte de résidence sont au nombre de 55.000 selon les données gouvernementales.
Mais en tenant compte des illégaux, les premiers seraient en réalité 550.000 roumains et les seconds environ 100.000. Les raisons de cet exode vers l'Espagne?
D'abord une économie vigoureuse, avec une croissance supérieure depuis des années à celle de la zone euro, tirée par un boom de la construction, gros aspirateur de main d'oeuvre.
Ensuite, une frontière plus perméable que celles de pays comme la France ou l'Allemagne.
Une étude de l'Université de Valence sur l'immigration roumaine en Espagne résume l'équation: "la Roumanie plus que d'autres pays post-communistes, a connu une profonde et durable crise économique", avec à la clé "la perte de 2,5 millions de postes de travail en dix ans à partir de 1990.
Pendant la même période en Espagne, le nombre d'emplois occupés a bondi de 4 millions".
Les Roumains ont particulièrement afflué après janvier 2002, quand l'Espagne a supprimé le visa obligatoire.
C'est le cas de Bilyana Priropova, une Bulgare de 26 ans, venue il y a cinq ans à Madrid "comme touriste après un voyage de trois jours en bus" rejoindre son compagnon: "Il voulait aller en Allemagne, mais comme ici la frontière est plus ouverte et qu'il n'y a pas trop de contrôles de police..." Bilyana était sur le point de décrocher son diplôme en langues slaves quand elle est partie, convaincue qu'il n'y avait "aucun avenir" chez elle. Elle ne le regrette pas.
Serveuse dans une cafétéria du centre de Madrid, elle a obtenu ses papiers l'an dernier, profitant de la régularisation massive de quelque 600.000 travailleurs illégaux.
Bilyana gagne aujourd'hui "800 euros par mois, plus un 13e et un 14e mois de salaire, plus les pourboires", et son copain Gregor 600 euros.
Elle a acheté un appartement de 40.000 euros en Bulgarie "pour investir".
"Avec l'UE, il va y avoir beaucoup d'aide et les prix vont monter", parie dans un parfait espagnol cette immigrante à l'intégration expresse.
Au point, assure-t-elle que certains Bulgares envisagent de rentrer au pays économies en poche, "comme l'ont déjà fait des amis polonais".
L'ambassade de Bulgarie souligne qu'à Sofia - comme à Bucarest - l'heure est à la reprise économique.
Le gros de la vague des immigrants serait passé. Le président de la Fédération des associations de Roumains, Miguel Fonda Stefanescu, juge "inutile" le régime transitoire de deux ans imposé par l'Espagne pour restreindre l'accès au marché du travail aux Roumains et aux Bulgares.
"De toute façon, estime-t-il, l'Espagne aura encore besoin de 2,5 millions de travailleurs dans les prochaines années".
Byliana, elle, veut "rester en Espagne, pour reprendre les études et devenir guide touristique".

MADRID, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Jeu 28 Déc 2006, 18:51

Rép. tchèque: Vaclav Havel soutient Karel Schwarzenberg - 25/12/2006

L'ancien président tchèque Vaclav Havel, a vivement soutenu dimanche la candidature de Karel Schwarzenberg au poste de ministre des Affaires étrangères au sein d'un gouvernement réformateur présenté jeudi à Prague mais rejeté ensuite par l'actuel chef de l'Etat Vaclav Klaus.
"Je connais (M. Schwarzenberg) depuis longtemps, et je le considère comme un homme extraordinairement qualifié.
Il est Européen, patriote et gentleman", a dit M. Havel, qui séjourne actuellement à New York, à l'agence CTK.
"Il a longtemps occupé le poste de président de la Fédération Internationale d'Helsinki pour les Droits de l'Homme, et a beaucoup aidé l'opposition contre le régime communiste dans l'ancienne Tchécoslovaquie", a ajouté M. Havel.
Jeudi, M. Klaus avait émis ses réserves sur la nomination du sénateur Schwarzenberg, issu d'une famille aristocratique exilée en Autriche après la prise du pouvoir des communistes en 1948.
M. Klaus a expliqué son attitude par des "relations fragiles" entre Prague et Vienne.
Connu pour ses positions pro-européennes qui contredisent l'euroscepticisme affiché par le président Klaus, M. Schwarzenberg, qui dispose de la double citoyenneté tchèque et suisse, a regagné Prague après la "révolution de velours" de 1989, pour devenir conseiller de M. Havel, grand rival politique de M. Klaus.
A la suite de l'attitude de refus de M. Klaus, le Premier ministre Mirek Topolanek a évoqué vendredi la possibilité de remanier son gouvernement, tout en maintenant le principe d'une coalition tripartite libéraux/chrétiens-démocrates/Verts.
M. Schwarzenberg a été proposé au poste de chef de la diplomatie par les Verts.
"J'espère que les Verts ne reculeront pas et que Karel Schwarzenberg deviendra ministre", a de son côté souligné M. Havel.
En proie à une profonde crise politique, la République tchèque se trouve sans vrai pouvoir exécutif depuis les élections législatives de juin qui ont été remportées par le Parti démocratique civique (ODS, droite) de M. Topolanek, mais ont laissé un parlement sans majorité.
En novembre, M. Topolanek a déjà essuyé un refus de la chambre basse avec une première formule de gouvernement minoritaire, qui continue toutefois à expédier les affaires courantes

PRAGUE, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Jeu 28 Déc 2006, 18:53

Avion russe à Prague: tentative de détournement, pirate neutralisé

Un Airbus A-321 de la compagnie russe Aeroflot effectuant une liaison entre Moscou et Genève a fait jeudi l'objet d'une tentative de détournement qui a échoué, a déclaré le chef de la police tchèque, Vladislav Husak.
L'appareil a fait un atterrissage forcé à Prague et le pirate de l'air a été neutralisé, a-t-il ajouté.
L'incident, qui pourrait avoir été provoqué par un passager en état d'ivresse, n'a pas fait de victimes, selon des responsables de l'Aeroflot cités par des médias russes.
"Un Airbus de la compagnie aérienne russe a atterri à Prague-Ruzyne à 10H42 (09H42 GMT).
Nous disposons d'une information selon laquelle un détournement a été signalé", a affirmé le chef de la police tchèque, M. Husak, au cours d'une conférence de presse.
Selon lui, il y avait un pirate à bord de l'appareil, qui a fini par être neutralisé par des passagers en collaboration avec la police.
A Moscou, une porte-parole d'Aeroflot, Irina Dannenberg, a déclaré à l'AFP que l'équipage avait été victime d'une "tentative d'attaque".
Lev Kochliakov, vice-directeur général d'Aeroflot, a précisé qu'un des passagers "avait déclaré qu'il avait un engin explosif" à bord du vol 271 Moscou-Genève.
"Il ne se comportait pas correctement.
L'équipage (...) a demandé de faire un atterrissage d'urgence à Prague et a atterri à l'aéroport de Prague.
La police locale a appréhendé le passager.
Il est actuellement détenu et une enquête est en cours", a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision russe Rossia.
"Nous espérons que l'avion va décoller bientôt", a dit M. Kochliakov, qui a précisé qu'il n'y avait aucune victime parmi les passagers.
Selon un autre dirigeant de la compagnie, Viktor Parkhimovitch, cité par l'agence russe Itar-Tass, l'incident a été provoqué par "un passager ivre".
Une cellule de crise s'est aussitôt réunie à l'aéroport de Prague où des équipes de secours et de médecins ont été alertées.
L'appareil de 190 places se trouve à environ 2 km des bâtiments, selon un journaliste de la télévision publique CT sur place.

PRAGUE, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Ven 29 Déc 2006, 22:51

Les Lituaniens opposés à l'adoption de l'euro et à la Turquie dans l'UE

Le nombre de Lituaniens opposés à l'adoption par leur pays de la monnaie unique a dépassé celui des partisans du passage à l'euro, selon un sondage publié vendredi.
39,3% des Lituaniens estiment que la monnaie nationale, le litas, ne devrait pas être remplacée par l'euro, 37,8% d'entre eux y sont favorables et 23% n'ont pas d'opinion, selon ce sondage réalisé en novembre par l'institut Vilmorus auprès de 1.016 personnes.
Le soutien à l'euro a nettement baissé depuis octobre.
Un sondage de l'institut RAIT faisait alors état de 53,8% des Lituaniens favorables à l'entrée de leur pays dans la zone euro.
La Lituanie comptait passer à l'euro dès le début 2007.
Mais en mai, la Commission européenne a décidé que Vilnius n'avait pas rempli tous les critères requis pour l'adoption de la monnaie européenne, son inflation moyenne en mars ayant été de 0,06 point supérieure au plafond autorisé.
Par ailleurs, selon le sondage de l'institut Vilmorus, seulement 19,3% des Lituaniens sont favorables à l'entrée de la Turquie dans l'UE, alors que 46,9% y sont opposés et 33,8% n'ont pas d'opinion sur cette question.

VILNIUS, (AFP)

La gendarmerie mobilisée pour le réveillon "européen" de Bucarest

La gendarmerie roumaine a annoncé vendredi un renfort de plus de 600 hommes pour assurer la sécurité des principales fêtes publiques de la soirée du dimanche 31 décembre à Bucarest, célébrant l'entrée du pays dans l'Union européenne.
Les forces de l'ordre, notamment "la brigade spéciale d'intervention +Vlad Tepes+", du nom du prince sanguinaire ayant inspiré le personnage de Dracula, seront réparties aux abords des places de la Révolution, de la Constitution, ainsi que celle de l'Université, où sont prévus des spectacles en plein air jusque tard dans la nuit, a indiqué un communiqué de la gendarmerie transmis à l'AFP.
Une sécurité renforcée sera également assurée autour d'un grand réveillon spectacle, organisé par une mairie d'arrondissement à la foire exposition de Bucarest, au nord de la ville, où sont attendues plus de 6.000 personnes.
Rappelant que les pétards, fusées éclairantes ou autres, ont été strictement interdits cette fin d'année sur la voie publique, la gendarmerie a en outre précisé que "des patrouilles circuleront toute la nuit" sur les principales artères de la capitale roumaine.
Par ailleurs, la régie des transports en commun de la ville (RATB, métro, bus, trolleys et tramways), a prévu un service, "chaque demi-heure" durant toute cette nuit de nouvel an "européen".

BUCAREST, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Mar 02 Jan 2007, 15:09

La Bulgarie et la Roumanie célèbrent leur premier jour dans l'UE

La Bulgarie et la Roumanie ont fêté lundi leur premier jour dans l'Union européenne, 17 ans après la chute du communisme, alors que la présidence allemande a averti que des réformes difficiles étaient encore nécessaires pour rattraper le retard les séparant des 25 autres membres.
Des dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées dans les rues des deux capitales à minuit pour célébrer l'adhésion avec une "ola de la joie" à Bucarest et un lâcher de ballons "Welcome Europe" à Sofia.
"Avec la Roumanie et la Bulgarie qui nous rejoignent aujourd'hui, nous créons une Union de près d'un demi-milliard de citoyens", s'est réjoui le président de la Commission européenne Jose Manuel Durao Barroso dans un message vidéo diffusé dans les deux capitales.
Ces deux pays apportent ensemble plus de 30 millions de nouveaux citoyens à l'UE mais ne représentent qu'à peine 1% du Produit intérieur brut (PIB) de l'Union.
Alors qu'étaient levées lundi les couleurs européennes devant la tombe du soldat inconnu à Sofia, le président bulgare Gueorgui Parvanov a assuré que la Bulgarie serait "un membre stable, prévisible et conséquent de l'UE".
Sofia a "l'ambition de renforcer l'UE (...) par sa capacité à générer de la sécurité dans une région difficile et complexe comme les Balkans", a-t-il souligné devant un aréopage de personnalités de l'UE.
Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, dont le pays a pris lundi la présidence de l'UE, a toutefois rappelé qu'il restait du chemin à parcourir pour une "intégration complète" des deux pays aux structures de l'Union.
"Nous savons tous qu'ils sont encore sur le chemin d'une intégration complète dans les structures européennes.
De nouveaux progrès exigeront un effort considérable de la part des deux Etats", a-t-il souligné.
Le Premier ministre bulgare Sergueï Stanichev s'est montré lundi conscient de la tâche.
"L'adhésion à l'UE ne signifie pas une solution automatique à tous les problèmes de la société bulgare, mais donne une chance énorme à chaque citoyen pour que nous modernisions notre pays encore davantage", a-t-il déclaré.
Dotées depuis lundi d'un commissaire européen chacune, la Bulgarie et la Roumanie doivent notamment renforcer leur lutte contre la criminalité et la corruption et resteront sous stricte surveillance de la Commission durant trois ans.
Les Roumains et les Bulgares peuvent désormais se rendre dans les autres pays de l'UE avec une simple carte d'identité, mais ont toujours besoin d'un visa pour les séjours de plus de trois mois dans l'espace Schengen.
Ils se voient en outre imposer des restrictions pour travailler dans la plupart des anciens pays membres, comme la Grande-Bretagne, la France, l'Espagne, l'Irlande, la Hongrie, le Danemark et l'Autriche.
La libre circulation des marchandises, cependant, est en vigueur entre les deux pays et avec le reste de l'UE depuis 01h00 heure locale lundi (minuit à Bruxelles, 23h00 GMT), heure officielle de l'adhésion des 26e et 27e Etats membres.
Le président du Conseil italien Romano Prodi a souhaité la bienvenue aux deux nouveaux pays et a appelé à dissiper les craintes de certains citoyens de l'UE devant son élargissement.
"Les gens ont peur, mais c'est un sentiment qu'il faut combattre", a-t-il dit.
Plusieurs dizaines de Roumains, accompagnés d'une fanfare, ont franchi à pied la frontière avec la Hongrie dans la nuit de dimanche à lundi, munis d'une simple carte d'identité, pour être les premiers à profiter de leur nouveau statut de "citoyens de l'UE".
En revanche, au poste-frontière d'Ungheni (est), des ressortissants moldaves ne cachaient pas leur amertume, obligés désormais d'obtenir un visa pour se rendre en Roumanie.
La journée de mardi a été déclarée jour férié en Bulgarie à l'occasion de l'adhésion à l'UE.
La fête n'a pas fait oublier les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien condamnés à mort en Libye, à qui le commissaire à l'Elargissement Olli Rehn et le président du parlement européen Josep Borrell ont rendu hommage.
Les adhésions de la Roumaine et de la Bulgarie sont les dernières prévues à court terme par l'UE, les 25 ayant décidé le 15 décembre une "pause" dans l'élargissement.
Parallèlement, la Slovénie est devenue lundi le premier ancien pays communiste et le 13e Etat à rejoindre la zone euro.

SOFIA, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
Chantecl
Invité



MessageSujet: Re: Nouvelles européennes   Jeu 04 Jan 2007, 18:06

Chaque membre de l'UE n'a pas forcément besoin d'un commissaire

Le vice-président de la Commission européenne Günter Verheugen a estimé mercredi que les petits pays membres de l'Union européenne ne devaient pas nécessairement être représentés par un commissaire, affirmant qu'un poste de vice-commissaire pouvait être tout aussi avantageux.
"Un petit pays membre tire meilleur profit d'un vice-commissaire, dans un domaine important, que d'un commissaire chargé d'un domaine marginal", a déclaré M. Verheugen à la télévision allemande ZDF.
"Nous avons besoin d'une Commission efficace, ramassée et hautement compétente", a ajouté l'Allemand, qui plaide depuis longtemps pour une réforme de l'organe excécutif et plus généralement pour la "débureaucratisation" à Bruxelles.
"J'espère de la présidence allemande (qui a démarré le 1er janvier pour six mois) qu'elle donnera une bonne impulsion à ce projet de débureaucratisation", a-t-il poursuivi.
L'Union européenne s'est agrandie lundi de deux nouveaux membres, la Roumanie et la Bulgarie. Chacun des 27 membres est représenté par un commissaire.
La Bulgare, Meglena Kuneva, a été nommée commissaire à la Protection des consommateurs, le Roumain Leonard Orban au Multilinguisme.

BERLIN, (AFP)

Le nouveau centre géographique de l'Union européenne près de Francfort

Le nouveau centre de l'Union européenne à 27, depuis l'entrée de la Bulgarie et de la Roumanie le 1er janvier, se trouve toujours en Allemagne, au sommet d'une colline du canton de Gelnhausen en Hesse (ouest), a-t-on appris mercredi à Paris auprès de l'Institut géographique national (IGN).
Situé non loin de Francfort, le point exact est par 9° 9' 0" de longitude Est et 50° 10' 21" de latitude Nord.
Il se trouve à l'intérieur d'un quadrilatère délimité par les agglomérations de Niedermittlau, Bernbach, Lützelhausen et Meerholz, à 250 m au NNE du sommet d'une colline appelée Niedermittlauer Heiligenkopf, a précisé l'IGN.
Le centre de l'UE à 25 était la commune allemande de Kleinmaischeid en Rhénanie-Palatinat, à une vingtaine de kilomètres au nord de Coblence et à 5 kilomètres au sud-ouest de la petite ville de Dierdorf.
Ses coordonnées étaient 7° 35' 50" de longitude Est et 50° 31' 31" de latitude Nord.

PARIS, (AFP)

Lituanie: la justice refuse d'interdire un dessin animé sur le pape

Un dessin animé satirique sur le pape, "Popetown", sera projeté à partir de mercredi en Lituanie, après le rejet par la justice d'une plainte de l'Eglise demandant son interdiction, a annoncé la chaîne de télévision MTV, distributeur du film.
"Popetown", une série en 10 épisodes qui se moque du pape et de ses cardinaux, a déjà fait scandale en Grande-Bretagne et en Allemagne.
"L'Episcopat de Lituanie avait demandé l'interdiction de la série, arguant du fait qu'elle tournait en dérision l'Eglise et le clergé, présenté de façon vulgaire.
Il a aussi affirmé qu'une telle manière de présenter l'Eglise constituait une incitation à la haine", a déclaré à l'AFP la porte-parole de MTV Lituanie, Ema Segal.
"Le tribunal a toutefois rejeté cette demande, n'ayant pas trouvé de preuves d'un quelconque préjudice à l'égard de l'Eglise", a-t-elle ajouté.
"Nous sommes heureux que la justice ait confirmé une nouvelle fois que les médias étaient libres en Lituanie", a déclaré Mme Segal.
Quelque 80% des 3,4 millions d'habitants de la Lituanie se déclarent catholiques.
"Popetown" a suscité au printemps 2006 en Allemagne de vives protestations de la conférence épiscopale et d'hommes politiques, mais la chaîne MTV a maintenu sa diffusion.
La série avait été initialement produite pour la chaîne britannique BBC, mais sa diffusion en Grande-Bretagne avait dû être annulée après de nombreuses protestations, et elle avait été produite en DVD.

VILNIUS, (AFP)
Revenir en haut Aller en bas
 
Nouvelles européennes
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» cour de droit et institutions européennes
» Les institutions européennes risquent de perdre toute crédibilité
» Exposition des joyaux des cours européennes
» Sidérant "oubli" des institutions Européennes!!
» les institutions européennes

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE :: Archives :: Archives: Société, Politique-
Sauter vers: